Communiqué de l’Union Régionale du Mouvement Républicain et Citoyen de Lorraine


Enfin, pourrait-on dire ! Fini les décennies de cafouillages, inaugurés par le tracé très controversé de l’autoroute A4 ? Finis les compromis boiteux, mais coûteux, du genre de la gare « provisoire » de Louvigny, joignable par la route seulement ? La Lorraine pourrait maintenant en finir avec ces gabegies et rattraper le temps perdu grâce à un investissement connectant, durablement, réseau ferroviaire territorial lorrain et lignes nationales et européennes à grande vitesse.
 

Enfin et surtout, les lorrains pourraient ainsi accorder d’avantage de confiance en leurs élus, une denrée devenue rare. Hélas ! Réunie à Metz le 6 décembre, l’Union Régionale MRC de Lorraine a dû constater que des élus « de Gauche » (peut-être pas tous encore ?..), avaient décidé de se défausser sur « une consultation publique » (JP Masseret)… « notre volonté est de vous laisser la parole. C’est vous qui déciderez (sic), précise J. Vaillant).
 

Un choix du PS lorrain ? Pour faire bonne figure avec l’air de temps ? Ou dans l’espoir inavoué d’un rejet « démocratique » d’un projet effectivement onéreux ? Spéculer sur la frilosité ambiante, largement favorisée par la désespérance politique montante ?
 

Le MRC prendra plusieurs initiatives, notamment auprès des Maires, à commencer par ceux de Metz, Pont-à-Mousson et Nancy. Il s’agit maintenant et d’abord de lever l’hypothèque que certains élus font peser sur un investissement décisif pour l’avenir de la Lorraine.

Crise ukrainienne, relations franco-russes, OTAN : une autre politique n’est pas un choix, c’est une nécessité !
Les jeunes militants du Mouvement Républicain et Citoyen ont grandi et développé leur citoyenneté dans un monde, celui du XXIème siècle, connaissant une mutation majeure : le passage de la domination sans partage de l’hyperpuissance états-unienne (années 1990) à une humanité multipolaire (premières décennies du XXIème siècle).

Cette tectonique géopolitique, où les pôles de puissance s’entrechoquent et collaborent à la fois dans le cadre d’une globalisation peu ou pas maîtrisée, semble cependant difficile à appréhender pour certains éditorialistes, politiciens ou prétendus experts en France.

Ainsi, ces fameuses « élites mondialisées », qu’identifiait si justement Jean-Pierre Chevènement il y a déjà plusieurs années, éprouvent semble-t-il quelque difficulté à comprendre la recomposition du monde depuis la chute du Mur de Berlin et l’effondrement du bloc soviétique.

La crise ukrainienne, qui a débuté il y a désormais plus d’un an, jette une lumière crue sur la manière dont ces « porte-paroles » de la voix de l’Occident ignorent souvent les simples faits pour mieux relayer leur idéologie.

Il y aurait, à écouter ceux-ci, un nouveau Staline tyrannique et sanguinaire ayant de terribles visées impérialistes et menaçant la paix dans le monde (presque sic). Vladimir Poutine, et la Russie de manière générale, sont ainsi systématiquement pilonnés et caricaturés dans les tribunes fournies par des médias complices. Il convient de rappeler que ce n’est pas la Russie qui a provoqué ce conflit mais bel et bien l’Union européenne, qui, en voulant à marche forcée faire signer un accord politique et économique au Président ukrainien Viktor Ianoukovytch a attisé les tensions entre l’ouest et l’est du pays et bousculé les équilibres géopolitiques hérités de l’URSS. Peu importe les faits, la Pravda occidentale et atlantiste continue d’affirmer jusqu’à plus soif que « l’Europe, c’est la Paix » (complètement sic).

Il suffit de relire ou réécouter les propos tenus par Jean-Michel Apathie, Daniel Cohn-Bendit, de nombreux éditos du Monde et de Libération et plus ou moins tous les journaux télévisés qui, depuis un an, ne s’embarrassent plus franchement de retenue quand il s’agit de contribuer à la propagande otaniste. Même Caroline Fourest, qu’on a connue mieux inspirée, semble avoir renoncé à l’analyse nuancée d’une situation dont personne, en France et dans les pays occidentaux, ne peut prétendre détenir toutes les clefs de compréhension.

Toutefois, au-delà de ce triste portrait du monde politico-médiatique français, toujours aussi imprégné par l’idéologie néo-libérale, atlantiste et européiste, un évènement « impromptu » est venu nous interpeller, samedi 6 décembre 2014 : la rencontre entre le Président de la République François Hollande et le Président russe Vladimir Poutine.

Gageons que le dialogue sincère et la compréhension mutuelle sont la seule porte de sortie de cette guerre civile qui détruit l’est de l’Ukraine à petit feu. Le Président Hollande parviendra-t-il à s’affranchir de la tutelle des anglo-saxons pour réamorcer un dialogue fécond avec la Russie ?

Les Jeunes du Mouvement Républicain et Citoyen saluent d’ores et déjà l’initiative de cet échange avec le Président russe, qui ne peut-être que le commencement d’une réorientation de notre politique étrangère, et attendent de la part de François Hollande que jamais la voix de la France, ni ne s’éteigne, ni ne se soumette à qui que ce soit.

La parole de la France doit être celle de la Paix et de la sécurité mondiale, du dialogue entre États souverains et de la promotion du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, comme elle le proclama en 1789. La soumission aux dogmes de l’OTAN, alliance ethno-centrée et va-t’en guerre prétendant jouer le gendarme du monde sous la coupe américaine, est une impasse pour la France et ne permettra pas un apaisement durable dans l’est de l’Ukraine.

Les Peuples russes et français doivent retrouver la voie de l’amitié, du respect et de la compréhension mutuelle, qui est de longue tradition entre nos deux nations. La France doit également nouer un dialogue avec l’Ukraine sans lui faire miroiter une adhésion rapide à l’Union européenne et à l’OTAN, ce qui reviendrait à souffler sur les braises.

L’occidentalisme est une impasse, seule une politique étrangère indépendante et ambitieuse permettra à la France de retrouver sa place dans le concert des nations.

Actualités

par MRC LORRAINE le Mercredi 24 Septembre 2014 à 15:00


Billet de notre camarade d'Alsace - Fabrizio Tribuzio-Bugatti


Objet : Demande d’un déféré contre les délibérations des Conseils Régional et Généraux
 
Monsieur le Préfet,
 
Comme vous le savez, les Conseils Régional et Généraux d’Alsace ont voté aujourd’hui en faveur de la Collectivité Territoriale d’Alsace, qui l'année dernière avait fait l'objet d'un référendum.
En tant que mouvement citoyen, nous nous permettons de vous envoyer cette lettre pour vous demander de procéder à un déféré devant la juridiction administrative compétente contre ces délibérations, ainsi que vous l’autorise votre fonction de représentant de l’État.
 
En effet, le référendum de l’an dernier ayant rejeté avec fermeté ce projet (nommé tantôt Conseil Unique, tantôt Collectivité Territoriale), à la fois par l'abstention massive et la majorité de non dans le Haut-Rhin, il apparaît que ces délibérations sont inconciliables avec l’article 3 de notre Constitution qui dispose que : « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum ».
 
En l'espèce, la voie du référendum prime sur tout mode de scrutin, qui plus est sur des délibérations aux allures de motion. Celles-ci nous paraissent donc empreintes d'illégalité, et peut-être motivées par des intérêts autres que ceux présentés par les délibérants. La critique d'une réforme en cours ne saurait être utilisée pour contourner les résultats d'un référendum qui n'ont jamais été contestés.
 
C'est pour respecter notre État de droit, notre Constitution, et l'avis des citoyens sur ce sujet que nous soumettons les remarques qui précèdent à votre appréciation, en espérant que vous ne serez pas insensible à nos arguments.
 
En espérant vous lire,
 
Veuillez agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de mes salutations les plus distinguées,
 
Fabrizio Tribuzio-Bugatti
Délégué départemental du MRC
 
Lettre ouverte au Préfet

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par MRC LORRAINE le Mercredi 24 Septembre 2014 à 14:57


Un sondage IFOP/SOSEDUCATION de ce jour attire très justement l’attention des pouvoirs publics sur l’état de notre éducation primaire et lance un cri d’alerte sur la maîtrise de la langue chez les écoliers en France.

Le Mouvement Républicain et citoyen considère que ce cri d’alerte est parfaitement justifié et touche à un sujet grave pour notre avenir.

Nous avons voté en 2013 une loi sur l’école qui mettait justement l’accent sur le socle des connaissances indispensables : le système scolaire du 21° siècle doit d’abord assurer les fondamentaux en apprenant à lire, à écrire et à compter. Sur ce point tous s’accordent. Mais la situation appelle des mesures drastiques pour y parvenir faute de quoi il est tout à fait inutile de vouloir restaurer l’égalité des chances.

Ne pas éparpiller les objectifs, centrer les missions des enseignants sur ces impératifs premiers, tout cela doit permettre de redresser la situation. Il s’agit de l’égalité que la ministre veut au cœur de sa démarche.

Nous le demandons avec force : toutes les innovations, tous les efforts spécifiques notamment dans les zones d’éducation prioritaires doivent faire de cet impératif un devoir premier et impérieux. Il ne s’agit pas seulement de ne pas gaspiller les moyens précieux, dans un contexte budgétaire tendu, qui sont alloués à l’Education nationale. Il s’agit de faire entendre à tous nos enseignants un message fort, simple et clair. L’Ecole doit se recentrer sur ses missions premières, le faire avec toute son énergie, en y appliquant les trésors de motivation, d’innovation et de réflexion qu’elle recèle.

L’Education nationale et ses responsables doivent intégrer véritablement cet objectif. Ils sont comptables d’un système scolaire recentré sur ses missions premières et pour cela doté d’enseignants bien formés, maîtrisant un savoir solide qui est le vrai fondement de leur autorité.

C’est à ce prix et à ce prix seulement que l’Ecole sera reconnue comme un vrai lieu pour tous, celle d’une égalité qui n’est pas seulement théorique. Pas de pensée libre, pas d’appétit pour la recherche et pour la science, mais aussi pas de métier et pas de formation qualifiante sans une école donnant à chacune et chacune la maîtrise des outils universels que sont les bases du savoir.

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par MRC LORRAINE le Lundi 28 Juillet 2014 à 11:10


L'idée avancée l'an dernier de suppression de la bourse au mérite refait surface en pleines vacances scolaires. Le gouvernement se retranche derrière la maigre revalorisation des bourses sur critères sociaux pour mettre fin à cette aide de 1800€ annuels bénéficiant à des étudiants issus de milieux modestes et brillants par leur travail personnel.
Cette bourse leur est indispensable pour prétendre poursuivre leurs études dans le supérieur dans des conditions décentes.
L'institution Éducation nationale a le devoir de permettre à chaque élève de France de s'élever aussi haut qu'il le peut en essayant de corriger les inégalités sociales, terreaux des inégalités scolaires. C'est le rôle de l'École de la République que de permettre à chacun une émancipation socio-culturelle et de encourager le mérite personnel, qui ne doit pas être tabou à gauche, et la sélection des meilleurs par la promotion de tous.
Alors que de nombreuses études soulignent les difficultés que rencontrent les classes populaires à accéder aux études supérieures les plus longues et la précarité d'une grande majorité d'étudiants, il est plus que nécessaire de retrouver un fonctionnement meritocratique à l'École. Chacun doit pouvoir recevoir d'elle une chance, qu'elle que soit sa condition sociale, parce que l'École a pour mission de « rendre la raison populaire », comme le disait Condorcet.
Les jeunes du MRC, autant attachés aux valeurs d'effort et de mérite qu'à la démocratisation massive de l'enseignement, notamment supérieur, affirment la nécessité de revenir sur la suppression en catimini de la bourse au mérite ; dans un quinquennat qui a fait de la jeunesse une de ses priorités, l'École ne peut priver des étudiants d'étudier l'esprit libéré de toute contrainte socio-économique en les contraignant au mieux à se salarier dans des conditions précaires et au pire à renoncer à tout apprentissage long.
Il en va de l'avenir de la France et de la République de ne pas tolérer que se reproduisent, au sein de son École, les déterminismes extérieurs.

Signer la pétition pour le maintien de la bourse au mérite.
#MaBourseJeLaMérite
Bourse au mérite : le renoncement de la République enseignante
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MRC - Union Régionale Lorraine
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