Dimanche 31 Mai 2015

Transports ferroviaires voyageurs en Lorraine




Depuis la création de la SNCF le 1er janvier 1938 jusqu'à Patrick Hatzig nombre de lignes ferroviaires ont été supprimées, remplacées par un service d'autobus tellement lent que les usagers y ont renoncé et que même cette substitution appelée "coordination" a entrainé l'arrêt du service d'autobus sur certaines lignes.
En 2015 on redécouvre le bus pour remplacer le train sur des lignes dites déficitaires. Pourquoi déficitaires? Parce que le service de la SNCF n'est pas assez étoffé et que le matériel utilisé est surdimensionné.
Les Intercités ne sont remplis qu'à 50%? Il suffit de réduire la capacité des trains de 50% et ils seront remplis à 100%! Pourquoi Patrick Hatzig met-il en service des AGC en engins bi-modes et bi-courants très vastes sur des lignes rurales comme Nancy-Contrexéville ou Epinal-Saint-Dié qui ne nécessitent que des X73500 ou similaires (c'est-à-dire le plus petit modèle des autorails)? Dans le but inavoué de montrer que la fréquentation ne suit pas.

De l'ère TGV on passe au siècle de l'autobus. Or Charles Fiterman, ministre des transports sous Mitterrand a parfaitement défini les besoins des citoyens par la LOTI (Loi d'Orientation des Transports Intérieurs). Celle-ci s'avère toujours d'actualité. Mais Jean-Claude Gayssot, ancien ministre des Transports, sorte de Lou ravi voulait que le TGV Est aille jusqu'à Moscou et que la ligne Clermont-Ferrand-Béziers soit pérennisée grâce au fret. On voyait mal une ligne équipée en rails double champignon type Midi voir passer des trans de marchandises lourds. Aujourd'hui cette ligne est menacée de fermeture. Il n'y a qu'un train entre Clermont et Béziers alors que l'autoroute la longe.

De son coté, Patrick Hatzig développait l'axe Nancy-Luxembourg, oubliant les besoins des usagers des lignes irriguant cette ligne. Autre Loup ravi il se satisfait de la fermeture des lignes Verdun-Chalons, Sarreguemines-Niederbronn, Sarre-Union-Sarrebourg, Contrexéville-Chalindrey.
Contrairement à des promesses il n'a pas réouvert Gérardmer-Bruyères-Epinal. Or Epinal-Remiremont a été électrifiée et accueille même le TGV. Remiremont a moins d'habitants que Gérardmer, cherchez l'erreur politique.

La Lorraine a longtemps bénéficié de bonnes dessertes ferroviaires: Metz, sur la ligne Calais-Bâle et Zurich-Amsterdam, sans oublier Paris-Francfort-Berlin; Nancy bénéficiant aussi de train des eaux Metz-Clermont-Ferrand, de l'orient Express vers Bucarest et de liaisons vers Nice et Port-Bou (Espagne) et une liaison directe depuis Lille. Le TGV, en LGV, ne dessert que Paris. Pour ne pas changer à paris il faut prendre l'autobus pour Louvigny.

La nouvelle région ALCA nécessitera peut-être un nouveau schéma des transports avec un nouvel équilibre des dessertes inter-régionales. Les liaisons avec Dijon et Lyon devront être améliorées. De même que celles avec la ligne 4 (correspondances à Chalindrey vers Troyes et Belfort). D'où un effort à porter sur les lignes 14 (Nancy-Merrey) et 15 (Nancy-Chalindrey). Car une menace se précise: la liaison Metz-Dijon sera utilisée par le TGV depuis Metz via Strasbourg et Besançon, d'où un gain de temps mais en évitant Nancy, devenu cul-de-sac.

Le Mouvement Républicain et Citoyen de Lorraine s'est prononcé pour la gare de connexion ferroviaire à Vandières. Le président Masseret a botté en touche. Les dessertes ferroviaires lorraines autres que les principales méritent mieux.


MRC - Union Régionale Lorraine
Email : mrc.lorraine@gmail.com