Par Ladislas Polski, secrétaire national aux relations internationales et européennes, jeudi 2 juillet 2015.


Après l'annonce, il y a un peu plus de six mois, d'un dégel des relations entre Cuba et les États-Unis, le rétablissement officiel de relations diplomatiques entre ces deux pays est une bonne nouvelle dans le concert des Nations, qui détonne dans la morosité de l'actualité internationale.

C'est désormais la levée de l'embargo que l'on doit attendre, comme le Président Obama l'a lui-même demandée au Congrès américain. Cette décision fait honneur au Président des États-Unis, alors même que sur d'autres sujets, on peut dresser un bilan assez critique de sa politique internationale.

La levée définitive de l'embargo ne sera que justice pour le peuple cubain qui souffre depuis plus de cinquante ans de cette mesure inique. Il s’agit là d’un anachronisme persistant, d'une mesure unilatérale ne trouvant plus aucune justification depuis longtemps, tout particulièrement depuis la fin de la Guerre froide.

Malgré cette terrible contrainte, la nation cubaine aura su montrer un courage et une volonté qui lui ont permis, notamment, de trouver la force de mettre en œuvre des politiques de santé et d'éducation qui ne peuvent que forcer l'admiration, même si on doit porter un regard lucide et sans complaisance sur les atteintes aux libertés individuelles à Cuba.

En attendant la levée de l'embargo, le MRC se félicite de cette nouvelle étape franchie dans la relation entre Cuba et les Etats-Unis qui ouvre la perspective d’une coopération et d’échanges qui sont dans l’intérêt de tous.

Par Christian Hutin, député du Nord et vice-président du MRC, jeudi 2 juillet 2015.


La semaine dernière à l’Assemblée nationale, mon collègue Jean-Luc Laurent et moi-même nous sommes associés au dépôt d’une proposition de loi en faveur de l’intégration des supporters dans les instances de football. En mai dernier déjà, nous avions signé l’appel en ce sens lancé dans le quotidien l’Equipe par 22 parlementaires de diverses sensibilités. Ancien médecin du sport, et comptant dans ma circonscription un club de football en pleine expansion, je suis particulièrement sensible à cette question.

Le sujet du supporterisme est trop souvent traité sous un angle exclusivement sécuritaire, laissant à penser que les supporters ne seraient que des hooligans en devenir ou accomplis. La réalité est toute autre : ils constituent des acteurs majeurs de la vie du club et des interlocuteurs nécessaires pour les dirigeants.

Contribuant à la stabilité économique des clubs, ils sont aussi les meilleurs garants de leur identité, à l’heure ou l’instabilité liée à la mobilité des joueurs et des capitaux n’a jamais été aussi grande. Ils incarnent le football populaire et durable, connecté aux réalités économiques et sociales des territoires plutôt que le football hors-sol, perverti par la recherche effrénée de profit et de visibilité.

Enfin, les supporters de clubs, en tant que public fréquentant les travées des stades, sont, certes, les premiers concernés par les questions de violence mais doivent constituer, à cet égard, des interlocuteurs en vue d’une médiation et d’un meilleur encadrement plutôt que des suspects que l’on fiche et filtre. Aucune réponse répressive à l’égard de ceux qui prennent le football en otage par des actes de violence inadmissibles ne saurait produire d’effet sans dialogue avec les représentants de supporters.

La proposition de loi déposée, avec le soutien du Conseil National des Supporters de Football, par des députés de sensibilités diverses a pour but de rendre la parole aux supporters et de donner un cadre juridique à leur expression en leur permettant d’être représenté dans les instances nationales, dans les clubs et en leur ouvrant la possibilité de participer au capital des clubs. Il s’agit de leur ouvrir en grand la porte des institutions du football, dont ils n’auraient jamais dû être absents.

Actualités

I Publié le Mardi 30 Juin 2015 par

Mots-clés : euro europe grèce

Tribune de Bastien Faudot, porte-parole du MRC et conseiller départemental du Territoire-de-Belfort, parue sur le site Huffington Post, mardi 30 juin 2015.


Tsipras, Acte II
La Grèce antique a inventé la démocratie, c'est-à-dire la souveraineté du peuple, et le théâtre qui désigne l'exposition publique d'un drame qui se noue et se dénoue. Le choix d'Alexis Tsipras de recourir au référendum pour que les citoyens se prononcent sur les propositions des créanciers constitue en un sens la synthèse parfaite de ces deux piliers de la civilisation grecque.

Depuis des semaines et des mois, les discussions décisives ont succédé aux négociations « de la dernière chance » avec, en point d'orgue, la date fatidique du 30 juin au-delà de laquelle l'Etat grec risque le défaut de paiement si un accord n'intervient pas avec ses créanciers. Jusqu'ici, la comédie se jouait pour l'essentiel en coulisses. Alexis Tsipras a choisi la catharsis politique en donnant à voir en plein jour le dilemme qui fait le drame que traverse son pays. Quelle que soit l'issue de cette opération, il provoque un moment de vérité: personne désormais ne pourra se dérober, ni les citoyens grecs, ni les autorités européennes.

Face à l'impasse, le premier ministre grec a démontré une évidente maîtrise du scénario en choisissant de prendre appui sur la souveraineté populaire. Ce choix est bien entendu très habile politiquement car il force le destin et expose les contradictions profondes qui opposent aujourd'hui les élites et les peuples en Europe. La réaction du président de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem en dit long: "je suis très négativement surpris". Comment mieux signifier le mépris dans lequel les institutions européennes placent la démocratie en Europe?

Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, samedi 27 juin 2015


Alexis Tsipras a annoncé hier soir l'organisation d'un référendum pour soumettre au peuple grec les propositions de la troïka. Alors que la date butoir du 30 juin approche, le message est clair : le Grèce ne cédera pas au chantage.

Face à une Union européenne qui a horreur des référendums, Alexis Tsipras nous donne nouvelle leçon de courage politique en refusant d’abdiquer. Le gouvernement grec n’a cessé de faire des concessions (retraites, fiscalité...) mais il ne peut accepter l’inacceptable pour quelques milliards d’ « argent frais » qui ne lui serviraient qu’à acheter du temps. L'irréalisme et l'idéologie sont du côté des créanciers et de la droite allemande.

Cette décision d’Alexis Tsipras est également une belle leçon de souveraineté. « Au peuple de parler, sans pression ni chantage » a déclaré le Premier Ministre grec. Ces pressions ne devraient pourtant pas manquer, à commencer par un chantage aux liquidités d’urgence de la BCE.

La Grèce est courageuse mais elle trop seule et la France encore manque à son devoir, alors que notre diplomatie apparait plus soucieuse de son rôle confortable d’intermédiaire que de soutien fidèle et déterminé.

Le gouvernement d’Alexis Tsipras est en train d’abattre sa dernière carte. L’Histoire sera sévère avec la France si, une fois encore – la fois de trop -, nous restons spectateurs de la dérive de l’Europe.

Actualités

I Publié le Vendredi 26 Juin 2015 par

Mots-clés : sécurité terrorisme

Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, vendredi 26 juin 2015.


La France a connu aujourd'hui une nouvelle attaque terroriste. Le Mouvement Républicain et Citoyen adresse ses condoléances à la famille de la victime de l’attentat de l'usine iséroise d'Air Products. Nous saluons le courage et la rapidité de l’intervention des pompiers sans laquelle le bilan aurait été plus lourd.

Le terrorisme djihadiste continue de frapper en France et à l’étranger. La menace est connue, de grande ampleur et permanente. Les pouvoirs publics échouent à la contenir. Dans ces circonstances, notre pays a d'abord besoin de sang-froid et de discernement. Certaines réactions politiques trop rapides sont dangereuses. C'est dans l'unité que la France vaincra ses ennemis.

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I Publié le Jeudi 25 Juin 2015 par Mouvement Républicain et Citoyen

Mots-clés : culture europe

Par Fabrizio Tribuzio-Bugatti, secrétaire national à la culture et à la francophonie, jeudi 25 juin 2015.


Le rapport Reda, du nom de l’eurodéputée Julia Reda, fut commissionné par le Parlement Européen dans le but de trouver une solution quant à l’harmonisation des droits de la propriété littéraire et artistique en Europe, notamment les fameux droits d’auteurs. Ce rapport a de quoi soulever nombre d’inquiétudes suite aux déclarations de Jean-Claude Juncker en automne dernier, appelant à « briser les barrières nationales en matière de réglementation du droit d’auteur et de la protection des données » (Marianne du 6 Octobre 2014).

Ces évolutions ont un écho particulier en France, où les droits d’auteurs sont assimilés à la personnalité même de l’auteur. Et pourtant, sans aller très loin dans la lecture, nous comprenons toute la vacuité du rapport dès l’entame, où son autrice dénonce le système du « copyright » sans le citer, tout en aspirant à l’instauration d’un « copyright européen » !

La lettre du rapport nous rappelle en effet à la lourde chape de plomb européenne, qui tend à démanteler les régimes protecteurs. Il est toujours sidérant de constater à quel point les technocrates de Bruxelles ne voient les choses qu’à travers une logique de marché, sinon de consumérisme. L’eurodéputée use des termes « électeurs » et « consommateurs » pour traiter la question de la propriété intellectuelle, comme si l’on était en présence d’une simple marchandise. Quant aux auteurs, il n’en est en fait que très peu question. Sollicitée naturellement par les lobbyistes, Julia Reda a octroyé la majeure partie de son temps aux fournisseurs d’accès et aux internautes ; les auteurs n’en constituent qu’une tranche infime ! Nous trouvons ainsi, entre autres, la proposition inconstitutionnelle de permettre à l’auteur de renoncer à ses droits sur son œuvre, ou encore celle d’ôter toute protection aux œuvres tombées dans le domaine public, sans la moindre interrogation sur les dérives éventuelles d’un tel système (copies, dogme de la libre-circulation au mépris de la notion de territorialité, etc.).
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