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I Publié le Mercredi 6 Juillet 2016 par


Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, mercredi 6 juillet 2016.


Sans vote, sans débat, l’Assemblée Nationale vient d’adopter une deuxième fois le projet de loi « travail ».

Le Premier ministre a la Constitution pour lui mais qui peut se satisfaire d’un tel déni de démocratie. Le Premier ministre a fait l’éloge de la majorité relative. Les Français lors des législatives de 2012 avait pourtant donné au Président de la République une confortable majorité absolue.

L’opposition de gauche au projet de loi n’a pas réussi de réunir les 58 députés nécessaires au dépôt d’une motion de censure. Comme en première lecture, avec Christian Hutin, nous faisons partie des 56 députés signataires du projet de motion de censure de gauche.

A l’Assemblée nationale, la droite a décidé de se retirer. La droite sénatoriale se contentera d’une motion de renvoi qui ouvrira la voie à une adoption définitive avant la fin de la session extraordinaire de juillet. Aucune main tendue n’a été saisie par l’exécutif. Le référendum que nous proposions aurait eu le mérite d’une sortie honorable et décente pour les partisans comme les opposants de la loi en donnant la parole au peuple.

La soi-disant démonstration de force n’est qu’une démonstration d’obstination. Quel gâchis !

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I Publié le Mercredi 6 Juillet 2016 par Mouvement Républicain et Citoyen

Mots-clés : école éducation

Par Fatiha Boudjahlat, secrétaire nationale à l'éducation, mercredi 6 juillet 2016.


Les lycéens lauréats sont légitimement fiers et heureux d’avoir obtenu le baccalauréat, qu’il soit technologique, professionnel ou général ; leurs parents aussi. Nous les félicitons.

Sur les 617 900 lycéens, le taux de réussite est de 87,8 %, soit une proportion de 77,2% de bacheliers dans une génération. Relevons le taux inédit de 91,5% de réussite au baccalauréat général.

Dans ce que l’UE qualifiait d’ « économie de la connaissance », la hausse générale du niveau d’instruction d’une classe d’âge est une vraie réussite et un vrai motif de satisfaction. Mais cette démocratisation de l’accès au savoir n’est pas corrélée à la réussite artificialisée du baccalauréat.

Les facteurs de cette réussite toujours plus importante ? Plus de documents à exploiter, moins d’apprentissage et de savoirs à mémoriser. Des injonctions faites aux correcteurs de faire preuve de la plus grande clémence, un objectif en termes de pourcentage d’admission fixé avant la correction. La question est posée : que vaut encore le baccalauréat ? Surtout lorsque l’on relève que le taux d’échec en première année d’université est de 44 %. Un indice de la dépréciation de ce diplôme ? L’université de Genève exige une moyenne de 12/20 pour admettre un bachelier français en son sein. Le bac seul ne suffit pas. La démocratisation scolaire ne doit pas se résumer à des scores dont le niveau est déterminé par les modalités de correction. La démocratisation scolaire est ce que la République doit à chaque élève : le plus haut niveau d’instruction pour chacun en fonction de ses capacités, et pas des objectifs politiques démagogiques. Parce que la sélection est différée et la frustration n’en sera que plus grande.

Le baccalauréat doit redevenir un diplôme sélectif et exigeant et les consignes de correction doivent être abandonnées, le MRC fait confiance aux enseignants pour évaluer de manière la plus juste. L’échec à un examen n’est pas un drame et encore moins une injustice sociale insupportable. Un examen est la sanction d’un niveau de maîtrise de connaissances et de capacités qui permettent de poursuivre sa formation, pas le quitus prouvant que ce qui compte, c’est de participer. La démocratisation scolaire ne doit plus être ce que la démagogie pédagogiste en a fait : une distribution de diplômes qui trompe les élèves sur leur niveau réel et les met en échec à l’université. La sélection voulue par les pédagogistes existe toujours, dissimulée et reportée, elle ne profite qu’à une catégorie sociale et renforce la reproduction sociale. C’est là une injustice sociale qui trahit le pacte républicain.

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I Publié le Mardi 5 Juillet 2016 par


Par Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, mardi 5 juillet 2016.


Membre actif de la commission d’enquête parlementaire sur les attentats de 2015, j’ai voté ce matin l’adoption du rapport présenté par mes collègues Fenech et Pietrasanta. Lors de l’ultime réunion de la commission et au vu des 40 propositions du rapport dont je demande au gouvernement de se saisir, j’ai toutefois exprimé trois réserves :

- Le Pacte de sécurité de François Hollande doit se traduire par un effort budgétaire très significatif en faveur de la police et de la justice, en particulier pour la Police de l’Air et des Frontières et les Douanes. La sécurité privée a un rôle à jouer mais elle ne peut pas devenir le sous-traitant de la sécurité nationale.

- La sortie de Sentinelle doit être immédiate. Cette opération sans doctrine consomme nos forces armées sur des missions de police en pesant lourdement sur l’entrainement et le moral des troupes,

- Pour les forces d’intervention comme pour le renseignement, les regroupements doivent être plus importants pour mettre fin à la concurrence entre services.

Contraint par le formalisme de la commission d’enquête parlementaire, notre commission n’a jamais été un vecteur de mobilisation du pays comme aurait pu le faire une grande commission nationale. Dans un objectif de résilience et de résistance nationales, il faut que les travaux de la commission d’enquête soient largement diffusés et contribuent à développer une culture de l’antiterrorisme chez tous les Français. Les citoyens et les responsables publiques doivent apprendre à vivre avec un risque terroriste élevé et durable, sans se perdre, ni fuir les responsabilités.

Propositions de la Commission d'enquête Terrorisme by MRC_France

Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, mardi 5 juillet 2016.


Le gouvernement se satisfait de légiférer sans majorité avec un second 49.3 sur le projet de loi travail lors de la nouvelle lecture à l’Assemblée nationale.

Cette détermination pourrait être bien mieux employée...Cette mise en scène est faite pour Bruxelles comme une démonstration de parfait réformisme libéral.

Sans majorité parlementaire, contesté par une mobilisation sociale puissante, l'exécutif se serait grandi en faisant trancher cette bataille de légitimité par le peuple en organisant un référendum en septembre comme nous le proposons avec Christian Hutin.

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I Publié le Jeudi 30 Juin 2016 par

Mots-clés : brexit europe royaume-uni

Tribune de Bruno Moschetto, Secrétaire national aux questions économiques, parue sur LaTribune.fr, jeudi 30 juin 2016.


Brexit : les vraies conséquences
L'Angleterre, je la veux toute nue, aurait dit le Général de Gaulle, c'est-à-dire, sans attaches. Il craignait qu'à un moment ou à un autre elle prenne « le grand large ». Aussi l'empêcha-t-il d'entrer dans la Communauté Economique Européenne (CEE) en 1962, dès sa première tentative d'adhésion. Il opposa à nouveau un refus cinq ans plus tard, en 1967. Et c'est seulement à la troisième requête, que le Président Pompidou leva la barrière en 1973. La France était à l'époque, le véritable chef d'orchestre de l'Europe. Après plus de quarante cinq ans de cohabitation, le Royaume- Uni vient de décider de larguer les amarres après un vote référendaire a priori sans appel compte tenu du résultat

Il nous est apparu intéressant de chercher l'explication à ce vote de retrait. A la réflexion, elle est relativement simple. L'Angleterre a absolument voulu adhérer à le CEE car l'Europe était à l'époque un havre de prospérité. Elle la quitte car celle-ci est devenue depuis plus d'une décennie, une économie dominée par l'austérité. Le bateau européen prenant l'eau, et ce vraisemblablement pour longtemps, les Britanniques le quittent. On ne saurait leur reprocher un tel réalisme.

Recherche de flexibilité salariale


Si l'on affine l'analyse, le cœur de l'explication se trouve par la pratique, en Grande-Bretagne, d'une recherche continue de la flexibilité des salaires. Nous savons qu'il n'y existe pas de salaire mensuel minimum, qu'il n'existe pas une durée minimale de temps de travail hebdomadaire, que 2,5 % de la population active est contrainte à la pratique du contrat de travail à zéro heure « zero hour contract » (ZHC). Evidemment, dans ce contexte, le taux de chômage ainsi obtenu est seulement de 5%, alors qu'en Espagne il est de 25%. Il n'est pas étonnant que cela favorise l'immigration intra-européenne en Grande-Bretagne où les salaires sont malgré tout attrayants pour les travailleurs de certains pays membres de l'Union européenne, notamment ceux de Pologne.

Aussi, cela est vrai, ces travailleurs prennent-ils sans entrave les emplois des Britanniques sur le sol anglais où ils peuvent librement pénétrer. Le résultat de ce referendum devrait mettre un terme à ce manège à la grande satisfaction des travailleurs insulaires. Les dispositions de la loi El Khomri, dont la finalité est justement la recherche de la flexibilité salariale pour parvenir à la compétitivité économique avec des conséquences sociales identiques, devrait nous faire réfléchir à ce parallèlisme et légitime davantage encore notre refus de voter ce projet de loi qui vient de mettre si inopportunément le feu aux poudres.

Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, mardi 28 juin 2016.


L’Assemblée nationale a débattu cette après-midi des suites du référendum Britannique et la préparation du Conseil européen.

Si Manuel Valls s’est surtout livré à une condamnation facile et attendue des « populismes », sa déclaration est rassurante sur un point: il a indiqué clairement que la France n’était pas sur la ligne punitive de nombreux responsables européens. Le Premier ministre s’est tenu loin des déclarations délirantes qui occupent le débat depuis quelques jours. Croire que plus douloureuse sera la sortie de la Grande Bretagne de l'Union Européenne, plus dissuasif sera l’exemple pour les autres peuples européens est un réflexe primaire. Les citoyens britanniques ont fait leur choix, ils ne doivent pas être traités comme des enfants.

Ce choix doit être doublement respecté.

D’abord par les institutions européennes. Il ne serait pas étonnant que les discours d’apparence martiale se transforment en une politique de déni. Ensuite par les conservateurs britanniques, dans leurs différentes factions, qui ont choisi une attitude inquiétante depuis l’annonce du résultat. La tentation de faire trainer les négociations voire de revenir d’une manière ou d’une autre sur le vote de dimanche dernier existe. Elle doit être combattue pour une question de principe. Par ailleurs, une Europe déjà malade de l’austérité, des politiques disciplinaires, de l’effondrement de Schengen et du fédéralisme rampant peut-elle se permettre une telle période de flottement ?

La France doit appeler la Grande-Bretagne à une activation rapide de la procédure de sortie prévue à l’article 50 du Traité de Lisbonne. Le vote britannique implique toutes les démocraties européennes. Ce vote historique doit être suivi d’effets sauf à remettre en cause gravement le pacte démocratique.

Enfin, ce vote doit être suivi des bonnes questions pour nous autres, pays membres de l’UE : la crise est profonde et l’Europe telle que nous la connaissions n’a plus d’avenir car elle ne rencontre plus l’adhésion populaire. Pour en sortir, la France doit proposer une Europe de la coopération qui laisse respirer la démocratie et les Etats-nations, plutôt que rêver à « un saut fédéral » dont les conséquences seraient catastrophiques.
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