Intervention de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, à l'Université d'été du Parti Socialiste de La Rochelle, lors de la plénière "COP21 : les partis s'engagent", vendredi 28 août 2015.


Chers camarades, nous sommes d'accord sur un point : le changement climatique est une réalité. Et à partir du moment où il y a une responsabilité humain, le politique doit s’en emparer et se poser la question des moyens d’agir. Quelle action conduire ?

Faire des choix de société, investir, encourager les comportements vertueux, parfois même en contraignant ou en taxant - sans tomber dans ce qui a été qualifié d’écologie punitive : voilà le rôle du politique et il est donc important que nous ayons à gauche ces débats.

Du point de vue du MRC, nous considérons tout d'abord qu’il est fondamental de ne pas opposer l'environnement et le développement. Nous devons articuler la lutte contre le réchauffement climatique et la croissance, le progrès d’un côté et la préservation de l’environnement de l’autre. Il faut à la fois répondre aux besoins de notre économie et de notre modèle social, aux besoins des Français tout en affrontant les enjeux climatiques mais également de santé publique. C’est tout cet ensemble qu’il faut avoir à l’esprit. La responsabilité de la politique est de “tenir tous les bouts” et donc de fixer des objectifs atteignables, loin des simples effets d’annonce. Les questions sociales et économiques, la question nationale et la question environnementale sont liées.

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I Publié le Lundi 24 Août 2015 par


Une délégation du MRC était présente à la Fête de la Rose de Frangy-en-Bresse organisée par Arnaud Montebourg et dont l'invité d'honneur était Yanis Varoufakis, dimanche 23 août 2015. Compte-rendu par Catherine Coutard, Vice-présidente chargée des relations extérieures.


Euro : rien n'est réglé, bien au contraire !
Rien n'est réglé, bien au contraire ! C’est la conclusion que l’on peut tirer du témoignage de l‘ancien ministre de l’économie grec, Yànis Varoufàkis, à Frangy ce 23 août. Son récit des semaines de la « never ending negociation » montre des dirigeants européens acculant le gouvernement grec à une capitulation complète par l’asphyxie financière, des « responsables » indifférents aux compromis raisonnables proposés comme à la recherche d’une véritable solution économique, étirant sans fin de fausses discussions, méprisant la démocratie, voulant faire un « exemple » du cas grec, un avertissement sans équivoque aux nations refusant les politiques d’austérité… « Ils ont écrasé le printemps grec non pas avec des tanks mais avec des banques ! Après la Grèce viendra le tour de l’Italie, de l’Espagne et de la France !» Désolante mécanique qui attise le désespoir des peuples. Coupable obstination qui fera sombrer tout projet européen si l’on ne redresse pas la barre.

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I Publié le Jeudi 13 Août 2015 par Mouvement Républicain et Citoyen


Tribune de Paul Zurkinden, secrétaire national du MRC chargé de la mondialisation et du TAFTA, parue sur le FigaroVox, jeudi 13 août 2015.


Traité transatlantique : quand les politiques organisent leur propre impuissance
Disons-le d'emblée, ce traité signe la fin des chimères de «l'Europe qui protège les peuples» et du vieux rêve fédéraliste qui leur est naturellement associé. Car quel serait le sens d'éventuels Etats-Unis d'Europe, sinon de conduire des politiques économiques sur leur territoire - bref, de défendre une souveraineté européenne? Avec la signature du traité transatlantique, l'idée fédérale perd sa substance même: un traité décidera à la place des dirigeants de la politique des taux de change, des normes applicables en matière environnementale, sanitaire, agroalimentaire. Que serait donc ce pouvoir introuvable qui ne pourrait qu'agir sur le marginal, le mineur, le négligeable?

Ainsi, les promoteurs du fédéralisme se trouvent face à la contradiction de vouloir à tel point diluer les normes sociales, environnementales, sanitaires, au profit du marché qu'ils vident par avance leur entité supranationale de tout contenu. Mais, puisque marché unique nous voulons, celui-ci doit être de taille mondiale, et puisque toute souveraineté nationale entrave le marché, celle de l'Europe doit également passer à la trappe.

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I Publié le Samedi 8 Août 2015 par Mouvement Républicain et Citoyen


Téléchargez le dernier numéro en ligne de "Citoyens Militants" (août 2015). L'inscription à l'université de rentrée de Clermont (25, 26 et 27 septembre), ouverte aux adhérents et sympathisants, est d'ores et déjà possible grâce au bulletin présent en page 6 du journal.


citoyenmilitant_27.pdf Citoyens Militants août 2015  (6.73 Mo)


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I Publié le Mercredi 22 Juillet 2015 par


Par Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, mercredi 22 juillet 2015.


Après avoir adopté de nouvelles règles organisant le droit d’asile, le Parlement examine au milieu de l’été un second texte important qui concerne le droit du séjour et les règles applicables aux étrangers.

L’objectif du gouvernement est de maîtriser l’immigration. L’immigration n’est ni une chance ni une calamité pour la France. Elle constitue une réalité: d’abord une réalité historique qui a façonné la France dans laquelle nous vivons, aussi une réalité contemporaine, plus discutable et moins acceptée dans un pays en stagnation. Comme les biens, les hommes circulent mais il n’est pas interdit de prévoir des règles. Il est même tout à fait légitime de s’interroger sur nos choix et sur les possibilités que nous acceptons d’offrir aux étrangers qui s’installent en France. La France compte 1,8 million d’étrangers ayant une carte de résident (10 ans) et 700 000 étrangers ayant une carte de séjour (1 an). Chaque année, plus de 200 000 personnes bénéficient d’un premier titre de séjour. En matière de règles et de droit, dans le cadre des principes républicains, il ne peut y avoir de débat interdit.

Le projet de loi présenté par le gouvernement créé une carte de séjour pluriannuelle (de 2 à 4 ans). Pour qui a été confronté à la mécanique infernale de la carte de séjour, cette proposition est une vraie avancée. L’Etat comme le demandeur sont gagnants de cet allégement qui repose sur un contrat d’intégration républicaine et une formation civique et linguistique. Cette nouvelle carte ne se substitue pas à la carte de résident valable 10 ans.

Le projet propose également la création d’un titre de séjour pour « les talents ». Je comprends la nécessité de stabiliser les parcours des étudiants, autant je ne pense pas qu’il faille se lancer dans une chasse aux cerveaux, aux talents et aux diplômés dans les pays d’immigration. La mondialisation est une compétition mais il faut garder en tête l’objectif de co-développement, qui ne figure pas dans le projet de loi, et nous interdire d’organiser cet affaiblissement des pays d’origine. L’accueil des « talents » doit être une possibilité, un objectif parfois mais jamais la règle.

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I Publié le Mercredi 15 Juillet 2015 par


Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, mercredi 15 juillet 2015.


L’accord trouvé ce week-end entre l’eurogroupe et le gouvernement Tsipras sera soumis au vote cet après-midi à l’Assemblée nationale après une déclaration du Premier Ministre. Christian Hutin et Jean-Luc Laurent voteront contre.

Les commentaires dithyrambiques entendus en France depuis lundi sont déconnectés de la réalité du texte signé. L’heure ne peut pas être à la satisfaction ni aux congratulations face à la dureté des mesures imposées au peuple grec, quel que soit le rôle joué par la France dans les négociations pour empêcher l’expulsion punitive de la Grèce. A des réformes recessionnistes et d’inspiration libérale qui ne feront qu’aggraver la crise (coupes dans la dépense publique, privatisations, déréglementations) s’ajoute un grave déni de souveraineté : le gouvernement et la Vouli sont mis sous tutelle en se voyant contraints de transmettre aux institutions toute mesure envisagée sur le plan économique.

Preuves du déséquilibre évident du rapport de force entre la Grèce et ses créanciers, la BCE maintient depuis lundi sa pression financière en ne relevant pas le plafond des liquidités d’urgence (ELA), alors que l’économie grecque est au bord de l’effondrement, et aucun engagement n’a même été pris sur le simple reprofilage de la dette grecque. L’exemple par l’humiliation est une bien mauvaise idée. L’Allemagne, plus que n’importe quel autre pays, devrait le savoir.

L’état dramatique de l’économie grecque a contraint Alexis Tsipras à signer un accord auquel il ne croit pas, comme il l’a lui-même concédé à la télévision grecque hier soir. Nous ne sommes pas dans la même situation. Cet accord est la traduction de l’Europe telle que nous la combattons depuis des années, organisant l’austérité et le dépouillement des nations.

Sur le fond, aucune leçon ne semble avoir été tirée de cette crise : en évacuant la perspective d’un grexit hostile, l’Europe pense s’être sauvée. Il n’en est rien. Ce sont les règles de l’euro qui sont à repenser, sans quoi nous n’aurons fait qu’acheter un peu de temps supplémentaire
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