Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, était l'invité de l'émission Politique Matin sur LCP, vendredi 27 mai 2016. Il répondait aux questions de Brigitte Boucher.


  • Il y a chez les casseurs la volonté de rupture, d’en découdre, de s’en prendre aux policiers. Ce n’est pas la solution. Il faut sortir de ce cycle de violence et la condamner.
  • Je suis inquiet car il y a un fossé qui est en train de se creuser dans le pays, il faut en sortir.
  • Il faudrait que François Hollande sorte du rôle de « Super Pépère », qu’il se hisse à hauteur de sa responsabilité et qu’il trouve une solution qui ne soit pas du bricolage.
  • On ne peut pas aller vers une tentative de nouvelle modification qui n’apportera satisfaction ni aux syndicalistes, ni aux citoyens.
  • L’enclenchement du 49.3 est un acte autoritaire qui met sur la touche le Parlement
  • Je suis opposant depuis le début à ce projet de loi Travail car il inverse la hiérarchie des normes : les accords d’entreprise vont primer sur les accords de branche et mettre sur la touche les conventions collectives. Ce n’est pas la façon dont on doit organiser les choses
  • Il y a un conflit de légitimité : le Premier Ministre considère que la rue n’est pas légitime pour faire la loi et l’opinion considère que ce projet ne faisait pas partie des engagements de François Hollande.
  • La loi Travail a été écrite par Bercy pour donner satisfaction à Bruxelles pour obtenir un peu de répit sur les déficits. C’est le principal reproche que je lui fais.
  • Mon initiative prolonge les expressions visant à proposer au Président de la République de recourir au référendum dans le conflit de légitimité qui existe entre le Gouvernement et la rue. C’est considérer que les citoyens sont des adultes. Cette solution peut rassembler les partisans et les opposants pour rendre la parole au peuple. Au bout du bout, c’est lui qui est le plus à même de décider.
  • Un référendum d’initiative présidentielle permettrait de pacifier. Si François Hollande ne veut pas entendre ce message, nous sommes déjà 10 parlementaires, avec mon collègue Christian Hutin, prêts à déposer une proposition de loi référendaire puisque depuis 2008, il y a la possibilité de faire des référendums d’initiative partagée entre parlement et peuple.
  • Le Gouvernement a surement pensé qu’avec le 49.3, les choses s’arrangeraient, comme par miracle. Mais il n’y a pas de miracle. La situation est préoccupante, il y a de la violence. Il faut que nous prenions soin de la République, de la France. Nous devons protéger les policiers car ils nous protègent.
  • Nous sommes à la veille de l’euro, cela pose une vraie difficulté. On ne peut pas rester dans cette situation. Il faut en sortir par le haut.

Actualités

I Publié le Vendredi 27 Mai 2016 par Mouvement Républicain et Citoyen


Dépêche AFP, vendredi 27 mai 2016.


Le MRC veut un référendum sur la loi travail, décidé par Hollande ou d'initiative partagée
Le Mouvement républicain et citoyen (MRC) souhaite l'organisation d'un référendum "en septembre" sur le projet de loi travail, et a écrit en ce sens à François Hollande mais aussi à l'ensemble des parlementaires pour un référendum d'initiative partagée.

"Sans majorité à l'Assemblée nationale, soulevant une opposition sociale déterminée, le projet de loi travail divise profondément le pays. La bataille de légitimité fait rage et aucune sortie de crise ne se dessine", écrivent dans un communiqué les députés MRC Jean-Luc Laurent, président du parti, et Christian Hutin.

Ces derniers "ont écrit au Président de la République pour lui demander d'organiser un référendum législatif au mois de septembre. Les Français sont adultes et le référendum constituerait une sortie de crise par le haut. Pour tout le monde, opposants comme partisans du projet de loi".

Ils ont également "adressé un courrier à l'ensemble des parlementaires demandant de soutenir un référendum" d'initiative populaire. Cette procédure, ouverte par la réforme constitutionnelle de 2008 et possible depuis 2015, requiert le soutien d'un cinquième des parlementaires et d'un dixième du corps électoral, soit environ 4,5 millions de personnes.

"En utilisant cette procédure, les parlementaires ont l'occasion de reprendre la main sans attendre la décision du Président de la République", estiment les deux députés MRC.

Si le nombre de parlementaire nécessaire était atteint, la demande de référendum prendrait la forme d'une proposition de loi. Un référendum ne serait pas organisé si le Parlement se saisissait de la proposition de loi dans un délai de six mois pour la voter, la rejeter ou même tout simplement l'examiner sans y donner de suite.

La période de recueil des soutiens des électeurs - par voie électronique - durerait neuf mois à compter de la validation de la procédure par le Conseil constitutionnel.

Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, jeudi 26 mai 2016.


Sans majorité à l’Assemblée nationale, soulevant une opposition sociale déterminée, le projet de loi travail divise profondément le pays. La bataille de légitimité fait rage et aucune sortie de crise ne se dessine. Les péripéties de la journée d’hier ne sont pas à la hauteur d’une crise qu’on ne peut réduire à un affrontement entre la CGT et le gouvernement.

Jean-Luc Laurent, député (MRC) du Val-de-Marne et Christian Hutin, député (MRC) du Nord, ont écrit au Président de la République pour lui demander d’organiser un référendum législatif au mois de septembre. Les Français sont adultes et le référendum constituerait une sortie de crise par le haut. Pour tout le monde, opposants comme partisans du projet de loi.

Depuis la révision constitutionnelle de 2008 et l’adoption de la loi organique d’application en 2013, la Constitution rend possible un référendum d’initiative partagée entre les parlementaires (1/5 des 925 parlementaires sont nécessaires) soutenus par des citoyens (1/10ème du corps électoral). En utilisant cette procédure, les parlementaires ont l’occasion de reprendre la main sans attendre la décision du Président de la République. MM.Laurent et Hutin ont donc adressé un courrier à l’ensemble des parlementaires demandant de soutenir un référendum dans le cadre du nouvel article 11.

Jean-Luc Laurent précise: « L’article 49 al. 3 fait partie du problème, l’article 11 al. 3 fait partie de la solution. Majorité, opposition, convaincus ou adversaires, nous allons prendre contact avec l’ensemble des groupes de l’Assemblée nationale et du Sénat pour leur présenter notre démarche et les convaincre de la soutenir. »

c250516pr.pdf Courrier au Président de la République  (1.88 Mo)
c250516parlementaires.pdf Courrier aux parlementaires  (1.25 Mo)


Actualités

I Publié le Jeudi 26 Mai 2016 par Mouvement Républicain et Citoyen


Par Fatiha Boudjahlat, secrétaire nationale à l'éducation, mercredi 25 mai 2016.


La tribune des 7 Prix Nobel et d’un récipiendaire de la Médaille Fields parue dans le Monde alerte sur « le désastre scientifique et industriel » qui vient. Le gouvernement ne doit pas se comporter en petit boutiquier mesquin, avec des décisions qui portent gravement atteinte à la Recherche française. La Ministre Vallaud-Belkacem s’est engagée ce matin à ne pas effectuer ces coupes sombres. Il en va ainsi avec la mandature actuelle : c’est aux acteurs de la société civile de veiller au grain et de défendre des intérêts qui se confondent ici avec ceux de la France.

Encore une fois, sous des prétextes de moins en moins convaincants, c’est l’austérité économique dictée par l’UE qui tient lieu de boussole. Pour une économie de 256 millions, économie de bouts de chandelle dans le budget de la Nation,mais trou béant et dynamitage d’un secteur essentiel pour l’économie et le prestige de la France, un secteur essentiel et stratégique de la France est menacé. C’est bien l’austérité et la volonté d’économie qui décident des dernières réformes du Ministère de l’Education Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. La réforme du collège, c’est potentiellement 2 milliards d’économie ( 1,6 milliard avec la suppression des redoublements, plus de 400 millions d’euros avec la suppression des options).

La France ne prépare plus son avenir mais compromet même son présent. Il faut augmenter massivement le budget alloué à la Recherche, l’un des plus faibles des économies de l’OCDE, puis le sanctuariser : C’est un investissement pour l’avenir de notre pays. L’Etat doit offrir enfin des conditions de travail dignes aux chercheurs, qui n’ont d’autre choix que de quitter la France, par manque de moyens et par manque de place dans les laboratoires et le monde universitaire. Le MRC place la Recherche comme une priorité dans son programme présidentiel.

Par Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, lundi 23 mai 2016.


Depuis quelques semaines, de nombreux locaux, appartenant à des partis politiques ou à des députés, sont vandalisés, dégradés voire saccagés. La cible est en général le Parti Socialiste, le motif avoué : souvent l’opposition à la loi travail.

Opposé au projet de loi de travail, privé de mon vote de parlementaire et privé même de l’examen du texte, je condamne ces agissements inacceptables en démocratie.

Tous les désaccords sont possibles, mais ni la violence physique, ni les dégradations ne sont acceptables. La facilité qui consiste à prendre pour cibles les partis politiques et les élus relève de la démagogie. Cette politique de la casse ne précipitera l’avènement ni d’une « vraie » gauche ni d’une « vraie » démocratie que certains espèrent.

La France est en crise profonde mais ni le militantisme ni les convictions ne justifient la violence. Celle-ci disqualifie ses auteurs et leurs luttes.

Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, vendredi 20 mai 2016.


La conférence sur le Proche-Orient aura finalement bien lieu à Paris le 3 juin. C’est une bonne nouvelle qu’il faut saluer.

Prévue initialement le 30 mai, l’annonce d’un changement avait fait craindre un échec prématuré de cette initiative importante de la France. Le vote du représentant de la France à l’UNESCO en faveur d’une résolution mettant en cause l’action d’Israël dans la Vieille Ville de Jérusalem n’a pas simplifié la tâche du gouvernement français.

Le Proche-Orient apporte rarement des bonnes nouvelles et il est difficile d’être optimiste. Pour autant,il ne faut pas renoncer et laisser pourrir un processus de paix mort en 2000. Plus de quinze années de fausse médiation américaine, entrecoupée d’épisodes guerriers, ont fait reculer comme jamais l’espoir de la paix.

La France ne se propose pas de remplacer le médiateur américain mais propose de revenir à une approche multilatérale de ce conflit. En 2014, une première initiative française était mort-née en quelques semaines, mais cela ne doit pas décourager notre diplomatie de faire entendre une voix indépendante, une voix de paix qui accompagne les deux camps sur le chemin de la sécurité et de la justice.
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