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I Publié le Mercredi 22 Juillet 2015 par


Par Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, mercredi 22 juillet 2015.


Après avoir adopté de nouvelles règles organisant le droit d’asile, le Parlement examine au milieu de l’été un second texte important qui concerne le droit du séjour et les règles applicables aux étrangers.

L’objectif du gouvernement est de maîtriser l’immigration. L’immigration n’est ni une chance ni une calamité pour la France. Elle constitue une réalité: d’abord une réalité historique qui a façonné la France dans laquelle nous vivons, aussi une réalité contemporaine, plus discutable et moins acceptée dans un pays en stagnation. Comme les biens, les hommes circulent mais il n’est pas interdit de prévoir des règles. Il est même tout à fait légitime de s’interroger sur nos choix et sur les possibilités que nous acceptons d’offrir aux étrangers qui s’installent en France. La France compte 1,8 million d’étrangers ayant une carte de résident (10 ans) et 700 000 étrangers ayant une carte de séjour (1 an). Chaque année, plus de 200 000 personnes bénéficient d’un premier titre de séjour. En matière de règles et de droit, dans le cadre des principes républicains, il ne peut y avoir de débat interdit.

Le projet de loi présenté par le gouvernement créé une carte de séjour pluriannuelle (de 2 à 4 ans). Pour qui a été confronté à la mécanique infernale de la carte de séjour, cette proposition est une vraie avancée. L’Etat comme le demandeur sont gagnants de cet allégement qui repose sur un contrat d’intégration républicaine et une formation civique et linguistique. Cette nouvelle carte ne se substitue pas à la carte de résident valable 10 ans.

Le projet propose également la création d’un titre de séjour pour « les talents ». Je comprends la nécessité de stabiliser les parcours des étudiants, autant je ne pense pas qu’il faille se lancer dans une chasse aux cerveaux, aux talents et aux diplômés dans les pays d’immigration. La mondialisation est une compétition mais il faut garder en tête l’objectif de co-développement, qui ne figure pas dans le projet de loi, et nous interdire d’organiser cet affaiblissement des pays d’origine. L’accueil des « talents » doit être une possibilité, un objectif parfois mais jamais la règle.

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I Publié le Mercredi 15 Juillet 2015 par


Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, mercredi 15 juillet 2015.


L’accord trouvé ce week-end entre l’eurogroupe et le gouvernement Tsipras sera soumis au vote cet après-midi à l’Assemblée nationale après une déclaration du Premier Ministre. Christian Hutin et Jean-Luc Laurent voteront contre.

Les commentaires dithyrambiques entendus en France depuis lundi sont déconnectés de la réalité du texte signé. L’heure ne peut pas être à la satisfaction ni aux congratulations face à la dureté des mesures imposées au peuple grec, quel que soit le rôle joué par la France dans les négociations pour empêcher l’expulsion punitive de la Grèce. A des réformes recessionnistes et d’inspiration libérale qui ne feront qu’aggraver la crise (coupes dans la dépense publique, privatisations, déréglementations) s’ajoute un grave déni de souveraineté : le gouvernement et la Vouli sont mis sous tutelle en se voyant contraints de transmettre aux institutions toute mesure envisagée sur le plan économique.

Preuves du déséquilibre évident du rapport de force entre la Grèce et ses créanciers, la BCE maintient depuis lundi sa pression financière en ne relevant pas le plafond des liquidités d’urgence (ELA), alors que l’économie grecque est au bord de l’effondrement, et aucun engagement n’a même été pris sur le simple reprofilage de la dette grecque. L’exemple par l’humiliation est une bien mauvaise idée. L’Allemagne, plus que n’importe quel autre pays, devrait le savoir.

L’état dramatique de l’économie grecque a contraint Alexis Tsipras à signer un accord auquel il ne croit pas, comme il l’a lui-même concédé à la télévision grecque hier soir. Nous ne sommes pas dans la même situation. Cet accord est la traduction de l’Europe telle que nous la combattons depuis des années, organisant l’austérité et le dépouillement des nations.

Sur le fond, aucune leçon ne semble avoir été tirée de cette crise : en évacuant la perspective d’un grexit hostile, l’Europe pense s’être sauvée. Il n’en est rien. Ce sont les règles de l’euro qui sont à repenser, sans quoi nous n’aurons fait qu’acheter un peu de temps supplémentaire

Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, lundi 13 juillet 2015.


Au terme d’un week-end d’intenses négociations, un accord a été trouvé, ce lundi 13 juillet, pour un troisième plan d’aide à la Grèce. S’il permet à court terme d’entrevoir une sortie de crise au niveau européen, il n’épargne pas au peuple grec une nouvelle cure d’austérité sous contrôle renforcé de la Troika. Il prouve également que l'Europe n'a rien appris de la crise qui la traverse depuis des années.

Le pire est, bien sûr, évité : l’expulsion punitive de la Grèce de la zone euro voulue par l’Allemagne n’aura pas lieu. Une sortie de l’euro ne peut être ni amicale, ni temporaire. L’économie grecque, asphyxiée par la crise et la pression financière de la BCE, n’avait pas les moyens d’une telle aventure.

Pour autant, les conditions des créanciers, imposées par la force, sont dangereuses sur le plan économique comme politique.

Aux mesures qui devront être adoptées par le Parlement grec d’ici mercredi concernant la TVA, les retraites et l'application de dispositions du TSCG s’ajoutent de lourdes réformes de moyen terme : privatisations, réforme du marché du travail, déréglementations multiples, réduction forcenée des dépenses publiques. Le gouvernement grec devra également consulter les institutions avant de soumettre toute réforme à consultation publique ou vote au parlement, au mépris du principe de souveraineté.

En contrepartie, la possibilité de restructuration de la dette est évoquée, sans garantie. Le plan d’aide pourrait, lui, s’élever à 82 milliards d’euros, les besoins de financement de l’économie grecque ayant été aggravés par le blocage de ces dernières semaines.

Le peuple grec, par la voix de son parlement, doit à présent se prononcer sur les conditions dures qui lui sont proposées. Il est à espérer qu’elles ne mettent pas à mal le courage et l’esprit unité dont il a fait preuve, derrière le gouvernement Tsipras.

Je veux féliciter le Président François Hollande pour avoir tenu tête à l’Allemagne. L’intransigeance et l’égoïsme de cette dernière lors des négociations doivent être vus comme ce qu’ils sont: un message adressé par Angela Merkel et son Ministre des Finances à l’Europe pour signifier qu’aucune autre politique que l’ordo-libéralisme n’est possible. La Grèce aura montré pendant six mois une volonté de desserrer l’étau des règles disciplinaires et d’austérité de cette Europe libérale.

Ceux qui pensent que l'Europe s'est sauvée cette nuit se trompent. Rien n'est réglé sur le fond. La crise grecque est d'abord une crise de l'euro. Sans remise à plat de ses règles de fonctionnement l'Europe est, tôt ou tard, condamnée.

Le MRC réaffirme la nécessité de transformer de façon négociée l'euro de monnaie unique en monnaie commune pour tenir compte de la diversité des situations économiques et sociales entre les pays.

A court terme, nous souhaitons que François Hollande fasse tout pour que cet accord s'accompagne a minima d'une levée du blocus de la BCE, d'un plan d'investissement européen à destination de la Grèce, et d'une renégociation de la dette grecque.

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I Publié le Vendredi 10 Juillet 2015 par

Mots-clés : euro europe grèce

Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, vendredi 10 juillet 2015.


Le Parlement grec discute actuellement des propositions que son gouvernement a adressées à l’Union européenne à la veille des réunions décisives de l’Eurogroupe et du Conseil européen.

Avec ces propositions rendues publiques hier, Alexis Tsipras a fait plusieurs pas en direction des créanciers alors que les banques grecques sont dans une situation extrêmement difficile en raison du blocus de la Banque Centrale Européenne.

Ces propositions, qui pour la plupart sont sur la table depuis le mois de janvier, donnent satisfaction aux créanciers et traduisent un refus de la politique du pire.

Elles ne constituent ni une capitulation dans la négociation ni un reniement du référendum de dimanche car elles forcent les autres membres de l’Union à abandonner leur costume de créancier pour se mettre à la hauteur d’une négociation historique.

Ces propositions budgétaires et fiscales, coûteuses d’un point de vue économique et social, n’ont de sens que si les autres membres de l’Union répondent par un moratoire sur la dette grecque et un vrai plan de relance européen en faveur de la croissance.

La crise grecque est une crise de l’euro qui prouve que les Etats et les peuples ne sont pas prêts à assumer les interdépendances d’une monnaie unique. Il faut sortir de cette impasse en réinitialisant l’euro pour en faire une monnaie commune, plus souple et plus adaptée à la diversité des économies européennes

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I Publié le Vendredi 10 Juillet 2015 par


Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, vendredi 10 juillet 2015.


En l’absence de dépôt d’une motion de censure, le projet de loi « Macron » est maintenant réputé adopté. Définitivement. Sans aucun vote.

Après avoir feint par deux fois de s’y opposer en déposant une motion de censure, la droite a renoncé et tombe le masque.

Peut-on lui en vouloir quand le rapporteur général nous apprend que la version votée par le Sénat (à majorité de droite) et celle votée par l’Assemblée nationale sont identiques à 71% ? Au final, 223 des 312 articles de cette loi-fleuve font l’objet d’un accord gauche-droite. Parmi les évolutions apportées par l’Assemblée Nationale, 81% sont approuvées par le Sénat. Ces chiffres figurent dans le rapport déposé le 8 juillet. Pour un texte économique, c’est sans doute une première depuis 1981.

L’opposition de la droite sur ce texte est factice. Si la loi est minoritaire aujourd’hui, c’est à gauche.

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I Publié le Vendredi 10 Juillet 2015 par

Mots-clés : euro europe grèce

Bastien Faudot, porte-parole du MRC, était l'invité du 19/20 de France 3 Franche-Comté, jeudi 9 juillet 2015.


Verbatim express

  • Nous avons pu constater sur place l’état désastreux dans lequel se trouve le pays : la Grèce a perdu 25% de son PIB en quelques années. C’est tout à fait significatif et visible.
  • Les conséquences au quotidien ce sont des problèmes pour se loger, des problèmes d’emploi : près de 60% des jeunes sont aujourd’hui au chômage. C’est un pays qui connaît un déclin certain et à une vitesse particulièrement préoccupante. C’est une explication de l’élection d’Alexis Tsipras et de Syriza en janvier dernier.
  • L’Europe est dans l’impasse depuis la création de la monnaie unique. Ce que nous voyons aujourd’hui en Grèce, et que nous appelons trop rapidement « crise de la dette grecque », est d’abord une crise de la monnaie unique, de sa configuration qui ne peut pas convenir à autant de pays qui ont des structures économiques et sociales différentes.
  • A très court terme, la solution est d’apporter la solidarité et l’aide que les Grecs demandent.
  • Il y a eu une forme d’inversion des enjeux depuis le départ de cette crise grecque : ceux-là même qui, pendant des années, ont chanté les louanges de la construction européenne, aujourd’hui veulent laisser tomber la Grèce.
  • La Grèce n’est pas en capacité de rembourser sa dette aujourd’hui. Dans l’histoire, la France, l’Allemagne ont été dans des situations comparables. A plusieurs reprises il y a eu des rééchelonnements de dette et des « haircuts ». Aujourd’hui, c’est la solidarité européenne qui doit parler.
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