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I Publié le Samedi 24 Septembre 2016 par Mouvement Républicain et Citoyen


Paris, 24 sept 2016 (AFP) - Le candidat du Mouvement républicain et citoyen (MRC) à la présidentielle Bastien Faudot a défendu samedi une Ve République "rajeunie" pour contrer l'actuel "rejet de la classe politique", en créant le principe d'un référendum annuel notamment.


[AFP] Candidat chevènementiste, Faudot défend une Ve République "rajeunie"
"Aujourd'hui, le référendum est devenu un tel plébiscite, quel sera le prochain président de la République qui osera utiliser cette arme?", a interrogé le candidat, en meeting à Malakoff (Hauts-de-Seine). Il a défendu, "pour dédramatiser l'usage du référendum", le principe d'un référendum annuel dont les différentes questions seraient posées par le président, le Parlement ou bien les citoyens, via un million de signatures.

"Ça permettra de sortir du drame permanent dans lequel on est sur des sujets comme la loi El Khomri ou la déchéance de nationalité, qui ont excité les passions alors qu'ils auraient pu être réglés en revenant au peuple", a déclaré M. Faudot.

Pour "réactualiser la Ve République", il a également proposé de rétablir le septennat, renouvelable, parce que "sinon, on est en élection permanente".

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I Publié le Vendredi 23 Septembre 2016 par Mouvement Républicain et Citoyen

Mots-clés : école éducation

Par Fatiha Boudjahlat, secrétaire nationale à l'éducation, vendredi 23 septembre 2016.


Mme Vallaud-Belkacem a fait part de sa volonté d’allonger la scolarité obligatoire de trois à 18 ans, contre 6 à 16 ans actuellement. Elle l’a fait dans un tweet. La Ministre 2.0 a préféré 140 signes plutôt que d’en faire part lors de sa conférence de rentrée, au cours de laquelle elle a associé l’école de la IIIe République à la défaite de 1940, pour en montrer les insuffisances. Quel paradoxe que cette ellipse historique pour une Ministre qui refuse d’assumer l’héritage historique que l’on embrasse par les vertus d’une Nation politique et non ethnique. Cette école moquée par la Ministre, c’est celle de Ferry, c’est aussi celle du Front Populaire, c’est l’école laïque, obligatoire et gratuite. Il reste 8 mois de travail à la Ministre, qui préfère déjà se projeter dans la campagne, et surtout dans les promesses de campagne, de celles qui servent de marqueur de gauche à peu de frais, après avoir mené au Ministère de l’Education une politique de droite. La scolarité obligatoire de 3 à 18 ans ? Chiche ! La vraie avancée de gauche aurait été d’exiger que l’école soit obligatoire de 3 à 16 ans, limitant les scolarisations alternatives. La majorité des enfants de 3 ans est scolarisée, ne serait-ce que parce que leurs parents travaillent. Mais ils le sont dans des classes de 32 élèves en moyenne. La Ministre ne parle pas des effectifs par classe, facteur d’échec mais variable coûteuse.

Chiche donc. Mais dans une logique de réduction des coûts, de dépréciation des diplômes qui ne sont plus que des certificats de scolarité, comment concrétiser cette promesse ? La massification à coût constant ne peut permettre aux lycées et aux universités de dispenser une formation de qualité préparant à l’entrée dans le monde du travail. Les formations techniques et professionnelles de qualité sont saturées, on leur préfère les formations tertiaires qui absorbent plus d’élèves et coutent moins chères en équipements. Combien d’étudiants n’ont pu accéder à la filière de leurs choix faute de place ? Une université avait même fait le choix du tirage au sort ! Par le refus d’assumer la sélection par le mérite, qui se traduit par la sélection par le milieu familial qui apporte ce que l’école ne garantit plus, par le mensonge de la « même réussite » pour tous, les ambitions des lycéens, des étudiants et de leurs parents finissent par se fracasser sur la réalité, et les plus de 90 % de réussite au baccalauréat général se transforment vite en près de 50 % d’échec en année de licence. Mais la Ministre veut aussi se saisir de ce chantier pour poursuivre la démagogie de la poursuite d’études sans sélection, quitte à provoquer bien des frustrations quand la réalité rattrape les étudiants.

Cette promesse de promesse de campagne est encore un effet d’annonce d’une gauche qui n’est que dans l’apparence et la communication, les préférant au réel.

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I Publié le Jeudi 22 Septembre 2016 par


Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne,mercredi 14 septembre 2016.


En 2014, lors de l’examen de la loi ferroviaire, j’ai fait partie des parlementaires de gauche qui se sont battus pour mettre la question de la dette ferroviaire sur la table. Comme souvent dans cette situation, le gouvernement nous a concédé à l’article 11 de la loi un rapport.

Deux ans plus tard, le rapport vient d’être déposé devant les commissions parlementaires de l’Assemblée nationale et du Sénat.

Malheureusement, Bercy déploie son argumentation: on ne veut rien faire, on ne peut rien faire, si jamais on pouvait faire quelque chose ça ne servirait rien…

Circulez, il n’y a rien à voir.

Les difficultés sont réelles mais encore une fois on repousse la poussière sous le tapis et on laisse la SNCF avec une guillotine financière. Il ne s’agit pas de valider une fuite en avant dans les déficits mais bien de faire une opération-vérité sur ce qui dans l’immense dette de la SNCF incombe réellement à l’entreprise. Par pragmatisme, la mutualisation de la dette donnerait une chance à la SNCF en la libérant d’une contrainte financière démesurée.

La dette historique de la SNCF aurait dû être cantonnée dès la fin des années 90. La loi ferroviaire a justement pour objet en réunifiant SNCF et RFF de réparer les erreurs commises pendant la libéralisation. Avec ce rapport, le gouvernement refuse d’aller au bout et de vraiment remettre la SNCF d’aplomb.

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I Publié le Jeudi 15 Septembre 2016 par

Mots-clés : énergie europe nucléaire

Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, jeudi 15 septembre 2016.


Le gouvernement anglais vient de donner son feu vert au projet d’EPR à Hinkley Point. J’ai beaucoup de réserves sur la compatibilité entre cet investissement lourd et la situation actuelle d’EDF mais maintenant que la décision est prise entre les trois parties françaises, anglaises et chinoises, il faut s’assurer de la réussite de ce projet important qui concrétise une relance du nucléaire civil en Europe. Le gouvernement français devra surtout s’assurer qu’EDF évolue dans un environnement favorable en France.

Après Taishan et Flammanville, Hinkley Point sera le troisième projet EPR construit par EDF et je ne doute pas de la capacité technique des équipes d’EDF à le mener à bien. J’ai visité le chantier de Flammanville au mois de juin et j’ai vu à l’œuvre le savoir-faire français, trop longtemps laissé en jachère. Il est par contre essentiel que le gouvernement français soit intransigeant sur le prix garanti d’achat de l’électricité produite à Hinkley Point qui assure l’équilibre d’un investissement de 23 milliards d’euros. Ce prix ne devra être ni révisé ni rogné par des dispositions fiscales.

La véritable difficulté d’Hinkley Point, c’est l’environnement dans lequel évolue EDF.

La loi de transition énergétique a mis l’accent sur la montée des renouvelables et la diversification du mix électrique français mais ces politiques n’ont de sens que si la base est assurée. La base, c’est l’électricité nucléaire produite en grande quantité, en haute tension et sans intermittence par nos centrales. Nous devons cesser d’avoir le nucléaire honteux, surtout que le nucléaire est la première énergie sans carbone. Aujourd’hui, le marché européen de l’électricité ne fonctionne pas: on survalorise les renouvelables très bien subventionnés, la faiblesse des prix de gros favorise les énergies carbone. La fermeture idéologique de Fessenheim va handicaper EDF et un gouvernement conséquent devrait y renoncer. La libéralisation des barrages hydroélectriques, différée mais jamais enterrée par le gouvernement sous la pression de Bruxelles, fragiliserait l’entreprise.

L’Etat doit achever la restructuration de la filière nucléaire pour permettre à la France d’assurer le grand carénage, de planifier le renouvellement du parc et aussi de se relancer à l’export. EDF s’est d’autant plus accroché au lancement rapide d'Hinkley Point que c’était son seul projet export…alors que le marché du nucléaire civil a un avenir et la filière française doit prendre sa part.

Pour EDF, l’Etat doit être un actionnaire soucieux du long terme et pas simplement de ses dividendes. L’Etat demande beaucoup à EDF mais l’Etat a aussi la responsabilité de créer un environnement économique et règlementaire qui assure l’indépendance énergétique, la sécurité d’approvisionnement, la compétitivité et le développement durable.

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I Publié le Jeudi 8 Septembre 2016 par

Mots-clés : industrie

Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, jeudi 8 septembre 2016.


De bout en bout du quinquennat, le dossier Alstom aura été synonyme d’abandon et de mensonges.

Lorsque Patrick Kron, l’ancien PDG, a décidé de mutiler Alstom au profit de General Electric, il utilisait un argument: le futur Alstom, recentré sur le transport, conforté financièrement par la vente de ses activités énergie serait un champion industriel.

Avec l’annonce de la fermeture de l’usine de production de Belfort, les masques tombent une fois de plus.

Pour ceux qui pensaient qu’il y avait autre chose que la seule rapacité de l’ancien PDG et des cadres dirigeants derrière l’opération General Electric, il n’y a plus aucun doute. Pour ceux qui pensaient que le départ de M.Kron, sauveur en 2004 devenu fossoyeur en 2014, marquerait un nouveau départ pour l’entreprise, la déception est immense.

La nouvelle équipe dirigeante d’Alstom démontre qu’elle ne comprend pas son entreprise, son histoire, sa richesse et surtout la logique industrielle territoriale construite pendant des décennies. Une entreprise n'est pas hors-sol !

L'annonce de la fermeture de Belfort est d’autant plus sidérante qu’elle suit plusieurs bonnes nouvelles: le contrat américain (même si on sait que le protectionnisme intelligent des Etats-Unis oblige à le construire sur place), le partenariat avec la SNCF sur le TGV du futur. ..

L’accord de juin 2014 prévoit que l’Etat monte au capital d’Alstom en rachetant les actions de Bouygues (plus de 20% d'Alstom). Aujourd’hui, l’Etat n’est malheureusement qu’un actionnaire virtuel puisque Bouygues lui prête simplement ses actions et ses droits de vote. Il est urgent que l'Etat devienne comme prévu en 2014 l'actionnaire principal d'Alstom et remette un peu d’intérêt général et de vision sociale dans cette entreprise industrielle.

En février 2016, Michel Sapin et Emmanuel Macron écrivaient dans un communiqué commun: grâce au prêt des actions de Bouygues l'Etat accompagnera le nouvel Alstom dans la "conduite de son projet industriel".

Il va falloir passer de la parole aux actes.

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I Publié le Mardi 30 Août 2016 par Mouvement Républicain et Citoyen

Mots-clés : tafta

FIGAROVOX/TRIBUNE - Le secrétaire d'Etat au Commerce extérieur a annoncé la fin des négociations sur le traité transtlantique. Pour Paul Zurkinden, le TAFTA est enterré pour des raisons économiques. Son caractère anti-démocratique n'a pas motivé cette fin.


Mort du TAFTA : une victoire démocratique qui doit peu aux gouvernants
Le traité transatlantique semble enterré: successivement, le ministre allemand de l'Economie, Sigmar Gabriel, a constaté l'échec des négociations et Matthias Fekl, le secrétaire d'État français en charge du Commerce extérieur a demandé la fin de celles-ci.

Si l'échec de ce traité constitue une victoire pour tous ceux qui considéraient que cet accord commercial ne servait ni l'Europe ni la France, qu'il marquait une régression de la délibération démocratique sans précédent, tant au niveau des modalités prévues dans ce traité que par son mode de négociation opaque, il convient toutefois de tirer les enseignements de ce que fut durant trois ans, une nouvelle tentative de mise sous tutelle de la souveraineté nationale.
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