14/03/2013
Communiqué de presse de Jean-Luc Laurent, Président du Mouvement Républicain et Citoyen, Député du Val-de-Marne, jeudi 16 mai 2013.
Le Président de la République s’est plié à un long exercice démocratique face la presse, détaillant le bilan de la première année de sa présidence et annonçant les priorités de l’an 2.
François Hollande a fixé le cap avec détermination. Je regrette l’absence de prise en compte des conséquences à court terme du «sérieux budgétaire ». Cette politique, malgré un dosage plus juste, a des effets récessifs incontestables après la publication des chiffres de l’INSEE. Son coût s’élève à plus de 2 points en 2012 comme l’OFCE l’a très bien analysé. Le seul chemin pour retrouver la prospérité passe par une vigoureuse réorientation de l’Europe et implique de sortir de l’austérité que nous impose la Commission européenne. Pour réussir, François Hollande doit se dégager de la politique du triple B (Bercy, Bruxelles, Berlin). Olivier Amiel, secrétaire national à la culture du Mouvement Républicain et Citoyen, participait à un entretien croisé d'Atlantico sur le thème de l'exception culturelle française, publié le 13 mai 2013. Était également interrogé Jean-Michel Tobelem, directeur de l’Institut d’étude et de recherche Option Culture.
Atlantico : Pierre Lescure rend ce lundi à Aurélie Filippetti son rapport sur l'exception culturelle française. N'y a-t-il pas un paradoxe entre notre vision économique de coopération (notamment européenne) et notre volonté de protéger notre culture ?
Olivier Amiel : Non, car dans de nombreux secteurs culturels (notamment audiovisuel et cinématographique), le financement public européen est complémentaire entre les aides allouées par les États membres et celles des organismes communautaires. Cela permet de ne pas perdre sa souveraineté dans les grands choix en matière de politique publique culturelle, tout en développant une politique commune dans ce secteur. Il faut également rappeler qu’il n’y a pas de différenciation entre artistes des États membres, les aides nationales doivent respecter le principe de droit européen de « non discrimination ». Enfin, de très importants efforts sont faits par les États et par l’Union européenne en faveur de la coopération culturelle avec les pays tiers, et notamment les pays dits du Sud qui connaissent des difficultés liées à diverses acculturations et n’ont pas toujours les moyens financiers de défendre leur propre exception culturelle. Sans connaître encore le détail des propositions qui y sont faites, il faut au contraire admettre que ce rapport vient à point nommé afin de rappeler à la Commission européenne et à certains de nos partenaires dans l’Union européenne que la France dispose avec la politique culturelle d’un consensus politique assez vaste et assez rare sur le sujet. Ainsi, et notamment dans le cadre des négociations sur le futur accord de libre échange avec les Etats-Unis, nous devons nous opposer à la volonté de se servir de la culture comme monnaie d’échange en faveur de secteurs dans lesquels nous serions plus performants. Nous sommes finalement dans la même situation qu’à l’époque des négociations du GATT et de l’OMC il y a vingt ans, quand la France, isolée au départ, a su convaincre ses partenaires européens de la nécessité de permettre un traitement dérogatoire pour les biens culturels face au système marchand mondial. Il faut répéter l’histoire, et convaincre à nouveau du bien fondé du principe de la diversité culturelle. Communiqué de presse de Jean-Luc Laurent, Président du Mouvement Républicain et Citoyen, Député du Val-de-Marne, mardi 30 avril 2013.
Depuis le début de la crise de l’euro en 2010, le pays a eu peu d’occasions de débattre des politiques d’austérité conduites en Europe au prix de la récession et du chômage .
A peine, le débat sort-il des marges que, de toutes parts, on tonne pour y mettre fin en criant à l’irresponsabilité ou à la germanophobie. Il nous est donc interdit d’interroger la manière dont l’Allemagne domine la scène européenne depuis 2010. On doit même feindre de croire que l’Allemagne domine par ses vertus « réformatrices » transmises de Schröder à Merkel. Il est donc interdit de dire que l’Allemagne mène une politique égoïste dans un jeu, la monnaie unique, dont les règles ont été fixées à son avantage au début des années 90. Le débat qui voit le jour en France n’est ni un faux fuyant ni un jeu politicien. La France assume ses responsabilités et procède à un redressement de ses finances publiques dont elle n’a pas à rougir. Ce n’est pas la rumeur de la rumeur d’un remaniement ou des calculs partisans qui expliquent les prises de position tranchées des dernières semaines. Aujourd’hui, ce débat est tout simplement une nécessité démocratique parce qu’on sait que la politique de rigueur appliquée par tous depuis 2010 est un échec. Les citoyens français devraient se contenter d’un débat en anglais, dans les colonnes du New York Times ou dans les couloirs du FMI. La France n’a pas à s’excuser d’ouvrir ce débat vital. L’Europe n’est pas une religion mais bien une construction politique, faite de dialogue et de rapport de force. Communiqué de Marie-Françoise Bechtel, 1ere-vice présidente du MRC, Députée de l'Aisne, vendredi 26 avril 2013.
Le MRC se félicite du tournant pris par le Parti socialiste dans les textes préparant sa convention sur l’Europe. La question des conditions de retour à la prospérité économique est enfin posée.
Rééquilibrer la parité de l’euro avec le dollar et le yuan est essentiel pour restaurer notre compétitivité. Une intervention accrue de la BCE en soutien de la croissance, un échange commercial plus juste sont des moyens de sortir nos peuples de l’asphyxie. Les gauches européennes ne doivent plus se laisser dicter leur politique par le libéralisme conservateur incarné par Monsieur Cameron et Madame Merkel. Mais ce sursaut ne mènera à rien sans une vraie solution politique. Le combat nécessaire contre la dérégulation et la désindustrialisation se heurte au mirage d’une Europe toujours plus intégrée. Il faut au contraire une concertation active et constructive entre Etats européens. C’est la seule manière d’assurer une Europe à la fois démocratique et ambitieuse. Le MRC souhaite engager un dialogue avec ses partenaires sur cette question fondamentale. Dans le cadre de sa Convention Europe, il fera avant l’été des propositions en ce sens. Communiqué de presse de Jean-Luc Laurent, Président du Mouvement Républicain et Citoyen, Député du Val-de-Marne, mardi 23 avril 2013.
Les 3 députés du MRC (Jean-Luc Laurent, Marie-Françoise Bechtel et Christian Hutin) n’approuveront pas le programme de stabilité et le programme national de réforme débattus à l’Assemblée nationale cet après-midi. Ils s’abstiendront lors du scrutin, dans la continuité de leur vote sur le TSCG (vote contre) et sur la loi de programmation pluriannuelle des finances publiques (abstention).
Le gouvernement s’est libéré du fétichisme des 3%. Cependant, ce programme n’est ni opportun, ni réaliste. Le rythme soutenu auquel le redressement structurel est mené s’avère désastreux, provoquant la récession et la montée du chômage. L’OFCE a évalué la semaine dernière le coût de l’ « assainissement » de nos finances publiques à 1,8 point de PIB en 2013 et 1,4 point en 2014. Le gouvernement doit prendre en compte l’impact réel de la politique qu’il conduit : la croissance nulle et le chômage ne sont plus des conséquences de la crise mais le produit de la rigueur en France et en Europe. La France doit faire entendre sa voix pour faire cesser le concours de politiques récessives et développer une stratégie de relance concertée à l’échelle européenne. François Hollande doit mener la bataille de la réorientation de l’Europe : nouvelle donne budgétaire et politique monétaire offensive. |
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