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I Publié le Mercredi 1 Octobre 2014 par


Par Christian Hutin, Député du Nord et Vice-président du MRC chargé des questions sociales, mercredi 1er octobre 2014.


L'annonce faite par Marisol Touraine, ministre de la santé et des Affaires sociales et Christian Eckert, secrétaire d'Etat chargé du budget, de trancher massivement dans le budget de la Sécurité sociale est tout sauf une surprise. C'est l'application directe de l'adoption du Programme de stabilité 2014-2017, qui prévoit 50 milliards d'économie.

Les députés du MRC avaient à l'époque voté contre dans la continuité de leurs positions prises depuis 2012, ce programme de stabilité n'étant rien d'autre que la mise en application du traité TSCG ainsi que de la loi organique dite de "la règle d'or".

Fort logiquement, l'Etat coupe partout où il le peut, quitte à mettre en danger des politiques qui ont prouvé leur efficacité : le succès de notre politique familiale est salué par tous et fait consensus.

Baisse des aides à la garde d'enfants qui affectera directement les assistantes maternelles, fausse égalité du congé parental, baisse de la prime à la naissance : les mesures annoncées représentent 700 millions d'euros pour la seule branche famille. Le risque est immense de déséquilibrer ce qui constitue une des forces de la France.

Le dynamisme démographique est un enjeu pour notre avenir, notamment sur le plan économique. A l'heure où le nombre de jeunes enfants scolarisés est d'ores et déjà plus élevé en France qu'en Allemagne, ou la population Française sera plus nombreuse chez nous qu'outre Rhin dans vingt ans, de telles mesures, en plus d'inquiéter les Français, obscurcissent l’horizon.

Intervention de Bruno Moschetto, Secrétaire national aux questions économiques, lors de la table-ronde "Europe, mondialisation, libre-échange : lever les tabous" à l'Université de rentrée du MRC, samedi 20 septembre 2014.


L'économie française à la croisée des chemins
Un tel constat résulte des réponses appelées par les deux questions suivantes, Où en sommes nous ? Où devons–nous aller ?

I – Ou en sommes nous ?

A la réflexion , nous sommes entrés dans un cycle du non cycle. Et ce depuis longtemps . En effet celui-ci se divise en deux périodes

Première période : 1955-1985 Les gouvernants, notamment ceux des pays de la Triade (Etats-Unis, Europe de l’Ouest et Japon) ont volontairement mis un terme aux périodes de dépression qui pouvaient suivre celles de prospérité à l’intérieur d’un cycle court - où les années de vaches maigres succédaient aux années de vaches grasses - et ce par la mise en application d’une politique économique nationale à double finalité : d’expansion de l’activité et de stabilisation de l’emploi.

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I Publié le Dimanche 28 Septembre 2014 par


Communiqué de Jean-Luc Laurent, Président du MRC et député du Val-de-Marne, dimanche 28 septembre 2014


La défaite de la gauche aux élections sénatoriales amplifie la déroute du printemps dernier. Les élections sénatoriales constituent un troisième tour des municipales. La gauche ne peut pas ignorer cet évènement, d'autant plus que l'élection de deux sénateurs FN est le symptôme de la crise politique.

S'il y a eu un changement de Premier Ministre, il n'y a pas eu de changement de cap. L'absence prévisible de résultats de la politique choisie par François Hollande condamne la gauche à aller d'échec en échec et risque de transformer ce quinquennat en chemin de croix.

Ce soir, trois années de majorité de gauche au Sénat se terminent. La conquête historique de septembre 2011 n'a apporté que des fruits amers et s'inscrit dans la lignée des occasions manquées pour la gauche. Le Sénat d'opposition a été attentiste, le Sénat majoritaire est vite devenu protestataire. C'est une régression pour la gauche qui, depuis 1981, a su conquérir les différentes institutions de la cinquième République. Après ces trois années perdues, il faudra tirer toutes les leçons de cet échec.

A l'occasion de ces élections sénatoriales, Jean-Pierre Chevènement ne briguait pas un nouveau mandat. En un mandat unique, il a su montrer ce que pouvait faire un sénateur, dans l'opposition puis dans la majorité. Ce mandat s'inscrit dans la lignée de son action politique qui est empreinte de responsabilité et de profondeur d'analyse. Jean-Pierre Chevènement manquera au Sénat mais sa grande voix libre continuera à s'exprimer en citoyen.

Communiqué de Marie-Françoise Bechtel, députée de l'Aisne et 1ere vice-présidente du MRC, mercredi 24 septembre 2014.


La France ne doit pas céder à l’illusion qu’elle serait le fleuron d’une coalition aux avant-postes du combat contre le terrorisme. D’autant plus qu’elle ne participe pas à l’intervention en Syrie, crispée dans une posture qui a fait de Bachar Al Assad la cible principale de l’Occident depuis 2012.

S’il existe une demande irakienne d’aide militaire, aide approuvée par le Conseil de sécurité, la France ne doit pas pour autant chercher à parader au premier plan d’une coalition hétérogène qui d’ailleurs serait plus légitime si elle s’étendait à l’ensemble des puissances du Conseil de sécurité, en premier lieu la Russie.

Au-delà, il faut rompre avec le va-t-en-guerrisme sans lendemain qui n’était pas la tradition de la France au sein du camp occidental avant Nicolas Sarkozy et Alain Juppé.

Nous devons ainsi tirer les leçons des erreurs de la catastrophique opération libyenne qui a voulu l’explosion du régime au prix de l’éclatement du pays en factions, permettant l’armement des terroristes jusqu’en Afrique et en Syrie.

La France serait mieux inspirée de faire entendre la voix de la raison : il faut impérativement viser à la reconstruction des Etats dont l’éclatement est d’ailleurs dû aux ingérences incontrôlées des puissances occidentales. Il faut donc regarder au-delà de l’opération militaire vers une solution politique.

Garantir un cadre national dans lequel ils peuvent vivre en sécurité aux peuples irakien et syrien est un devoir historique absolu pour les puissances qui auront tant contribué, à travers des opérations d’ingérence répétées, à l’éclatement des Etats aux bénéfices de communautés devenues la proie des extrêmes.

La France doit être le pays qui rappelle cette nécessité, elle doit insister sur l’importance du débouché politique. Elle a su le faire par le passé, y compris en s’opposant à la « guerre des civilisations». Il lui reste à retrouver vraiment la voix qui fut la sienne.

Communiqué de Jean-Luc Laurent, Président du MRC et député du Val-de-Marne, mardi 23 septembre 2014.


Manuel Valls a achevé aujourd’hui son premier voyage officiel en Allemagne. Sa rencontre avec Angela Merkel, annoncée comme un sommet, a accouché d’une souris, comme les députés du MRC l’avaient anticipé en n’accordant pas la confiance au Gouvernement mardi dernier.

Lors de son discours de politique générale, le Premier Ministre avait promis d’amener l'Allemagne à prendre ses responsabilités. Il n’a obtenu qu’un laissez-passer pour le report de l’objectif des 3% de déficit public à 2017.

Le président Hollande a inscrit ses pas dans ceux du Président Sarkozy. Pour réussir à sortir de l’ornière, Manuel Valls doit changer de stratégie et mettre fin à cette politique européenne de soumission volontaire.

Que la chancelière se dise « impressionnée » par le programme de réformes dites structurelles présenté par M.Valls, ne trompe personne : comme prévu Angela Merkel est inflexible. En refusant d’apporter son soutien aux autres économies européennes par une relance de sa demande, l’Allemagne condamne la zone euro à l’enlisement. Elle se défausse tout en rappelant ses partenaires à des obligations budgétaires absurdes et contre-productives

L’intérêt de l’Allemagne n’est pas de triompher sur les décombres de l’Europe. Sa propre économie commence d’ailleurs à pâtir de l’addition des politiques d’austérité qu’elle impose à ses voisins.

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I Publié le Mardi 23 Septembre 2014 par Mouvement Républicain et Citoyen

Mots-clés : école éducation

Par Estelle Folest, Secrétaire nationale du MRC à l'éducation, mardi 23 septembre 2014.


Un sondage IFOP/SOSEDUCATION de ce jour attire très justement l’attention des pouvoirs publics sur l’état de notre éducation primaire et lance un cri d’alerte sur la maîtrise de la langue chez les écoliers en France.

Le Mouvement Républicain et citoyen considère que ce cri d’alerte est parfaitement justifié et touche à un sujet grave pour notre avenir.

Nous avons voté en 2013 une loi sur l’école qui mettait justement l’accent sur le socle des connaissances indispensables : le système scolaire du 21° siècle doit d’abord assurer les fondamentaux en apprenant à lire, à écrire et à compter. Sur ce point tous s’accordent. Mais la situation appelle des mesures drastiques pour y parvenir faute de quoi il est tout à fait inutile de vouloir restaurer l’égalité des chances.

Ne pas éparpiller les objectifs, centrer les missions des enseignants sur ces impératifs premiers, tout cela doit permettre de redresser la situation. Il s’agit de l’égalité que la ministre veut au cœur de sa démarche.

Nous le demandons avec force : toutes les innovations, tous les efforts spécifiques notamment dans les zones d’éducation prioritaires doivent faire de cet impératif un devoir premier et impérieux. Il ne s’agit pas seulement de ne pas gaspiller les moyens précieux, dans un contexte budgétaire tendu, qui sont alloués à l’Education nationale. Il s’agit de faire entendre à tous nos enseignants un message fort, simple et clair. L’Ecole doit se recentrer sur ses missions premières, le faire avec toute son énergie, en y appliquant les trésors de motivation, d’innovation et de réflexion qu’elle recèle.

L’Education nationale et ses responsables doivent intégrer véritablement cet objectif. Ils sont comptables d’un système scolaire recentré sur ses missions premières et pour cela doté d’enseignants bien formés, maîtrisant un savoir solide qui est le vrai fondement de leur autorité.

C’est à ce prix et à ce prix seulement que l’Ecole sera reconnue comme un vrai lieu pour tous, celle d’une égalité qui n’est pas seulement théorique. Pas de pensée libre, pas d’appétit pour la recherche et pour la science, mais aussi pas de métier et pas de formation qualifiante sans une école donnant à chacune et chacune la maîtrise des outils universels que sont les bases du savoir.
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