Intervention de Christian Hutin, député du Nord et vice-président du MRC, à la tribune de l'Assemblée nationale dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2015, mardi 21 octobre 2014.


Madame la présidente, madame la secrétaire d’État, madame la rapporteure, mes chers collègues, cela fait maintenant sept ans que j’ai l’habitude d’intervenir sur un article particulier des PLFSS : l’article 58. Il me concerne particulièrement, en tant que président du groupe d’études sur l’amiante, mais aussi parce que je vis dans un bassin durement touché par ce problème dramatique.

Je n’ai pas rédigé mon intervention. Pour une fois, je m’en féliciterai, car j’éviterai les redondances avec ce qu’a déjà dit Denis Jacquat tout à l’heure. J’apporterai peut-être quelques précisions.

Pour ma part, je voterai le PLFSS.

L’article 58 évoque la surface financière dédiée à deux dispositifs essentiels dont le Parlement peut s’honorer : le fonds d’indemnisation des victimes de l’amiante, le FIVA, et le fonds de cessation anticipée d’activité des travailleurs de l’amiante, le FCAATA.

Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, mardi 21 octobre 2014.


Les trois députés du Mouvement Républicain voteront le budget présenté par le gouvernement.

Députés républicains, nous considérons que le vote global du budget est un acte politique d’appartenance à la majorité, indépendamment du jugement et des critiques que nous portons sur ce projet de loi de finances.

Affaiblissement de l’impôt sur le revenu, baisse de la dotation des collectivités locales…, sur le volet recettes de ce projet de loi de finances nos critiques sont d’ailleurs nombreuses. Le gouvernement s’est légèrement affranchi du dogme des 3% et aborde l’année 2015 avec un budget de compromis. Alors que la déflation rode et que l’étau du Triple B (Bercy, Bruxelles, Berlin) se resserre sur l’exécutif, la réalité de l’exécution budgétaire sera décisive pour retrouver le chemin de la croissance et de l’emploi.

Dans la majorité, nous n’en sommes pas moins libres de nos votes comme lors d’un récent vote négatif sur le projet de loi transition énergétique. Si nous avons voté la confiance au gouvernement Valls ce printemps, nous avons refusé, début septembre, de cautionner l’opération interne que constituait le second vote de confiance qui a suivi le rétrécissement politique du gouvernement Valls 2.

Les promesses de la campagne de 2012 semblent loin. Mais le Mouvement Républicain et Citoyen pense qu’il est encore possible de sauver ce quinquennat.

L’échec du gouvernement serait l’échec de la France. Pour ne pas rester au milieu du gué, l’exécutif doit changer de politique européenne. C’est la raison pour laquelle, les trois députés s’abstiendront sur le programme des finances publiques pour les années 2014-2019.

Actualités

I Publié le Vendredi 17 Octobre 2014 par Mouvement Républicain et Citoyen

Mots-clés : enseignement superieur

Communiqué d'Estelle Folest, Secrétaire nationale du MRC à l'éducation, vendredi 17 octobre 2014.


En suspendant la circulaire supprimant les bourses au mérite, le Conseil d’Etat a souligné la situation scandaleuse dans laquelle se sont trouvés brutalement des étudiants qui avaient fait le choix d’études ou de cycles sur la foi du mérite qui leur avait été reconnu.

C’est une bonne nouvelle pour nos étudiants méritants. Lorsqu’un système fonctionne mal, ce qui avait été mis en avant par la ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche pour justifier de la fin des bourses au mérite, le rôle du politique n’est pas de jeter le bébé avec l’eau du bain mais de réformer le système pour le rendre plus efficace. Il est donc urgent de trouver un moyen de concilier mérite et critères sociaux et de redonner du sens à l’exigence républicaine.

Intervention de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, à la tribune de l'Assemblée nationale dans le cadre du projet de loi de de finances pour 2015, mercredi 15 octobre 2014.


Monsieur le président, monsieur le secrétaire d’État, madame la rapporteure générale, mes chers collègues, sommes-nous réellement en train de délibérer du projet de loi de finances pour 2015 ? Que reste-t-il de la souveraineté budgétaire de la France à l’heure du two-pack, du six-pack et surtout du traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance – le TSCG – que notre assemblée a malheureusement ratifié à l’automne 2012 ?

Lire la presse ramollit et fait croire que la France serait coupable, que nos infortunes seraient le prix de notre manque de vertu. Or le redressement structurel des finances publiques a bien été effectué : nos finances sont assainies. Alors qu’il devait être le facteur positif introduit par le traité, nous débattons encore en 2014 du solde budgétaire courant et nous sommes enferrés dans les procédures infantiles de la gouvernance de la zone euro. Bien des indicateurs témoignent des difficultés de l’Europe et de la zone euro : le chômage, notamment celui des jeunes, les inégalités, la croissance zéro, les divergences structurelles, la quasi-déflation… Mais on ne prend en compte que le déficit public, le plus idiot, le moins significatif des indicateurs, et à son aune toute politique est jugée. L’indicateur a beau être imbécile, cette politique est pensée : c’est celle de la droite allemande, de l’alliance des conservateurs européens et de la technocratie bruxelloise, qui savent si bien mêler idéologie et intérêts de classe.

Dépêche AFP, mardi 14 octobre 2014.


Transition énergétique: les députés chevènementistes pro-nucléaire votent contre
Les trois députés chevènementistes, apparentés au groupe PS, voteront mardi contre le projet de loi de transition énergétique, en raison du plafonnement immédiat qu'elle impose à la capacité du parc nucléaire.

"La majorité de ces 65 articles sont positifs et contribueront à une politique énergétique favorisant la sobriété et la réduction des émissions de gaz à effet de serre", estime dans un communiqué le député du Val-de-Marne et président du Mouvement républicain et citoyen, Jean-Luc Laurent.

Mais, poursuit-il, "malheureusement, le plafond de capacité de production électronucléaire (63,2 gigawatts dès 2015) rend impossible un vote positif des députés MRC".

Ce plafond "purement idéologique" va selon lui "mettre en danger l'ensemble du réseau électrique". "Alors que la France dispose d'une filière nucléaire forte, la loi va (la) brider artificiellement sans être capable de mettre en face les capacités de production alternatives", ajoute M. Laurent.

D'après lui, "son adoption provoquera la fermeture de plusieurs réacteurs et l'inquiétude monte déjà dans les territoires concernés".

Impliqué tout au long des débats la semaine dernière dans l'hémicycle, cet élu a défendu "une vision jacobine de la politique énergétique ayant pour objectif la souveraineté énergétique et la sécurité d'approvisionnement, le contrôle public et la recherche du meilleur coût pour les ménages et les entreprises françaises".

Communiqué de Jean-Luc Laurent, Président du MRC et député du Val-de-Marne, mardi 14 octobre 2014.


Les députés du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) voteront contre le projet de loi sur la transition énergétique et la croissance verte.

Les 65 articles du projet de loi pouvaient sembler assez inoffensifs. Beaucoup d’observateurs ont encore du mal à déchiffrer un texte qui choisit de ne pas choisir ou qui évite méthodiquement les sujets difficiles qui ne manqueront pas de jalonner la route d’une indéfinie «transition» énergétique. La majorité de ces 65 articles sont positifs et contribueront à une politique énergétique favorisant la sobriété et la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

L’engagement n°41 du Président de la République (« 50% d’électricité nucléaire») est désormais inscrit à l’article 2 du projet de loi et permet au gouvernement d'afficher un point d’équilibre à l’horizon 2025. Malheureusement, le plafond de capacité de production électronucléaire (63,2 gigawatts dès 2015) prévu à l’article 55 rend impossible un vote positif des députés MRC.

Contrairement à l’objectif présidentiel, le plafond va s’appliquer immédiatement et mettre en danger l’ensemble du réseau électrique. Alors que la France dispose d’une filière nucléaire forte, la loi va brider artificiellement sans être capable de mettre en face les capacités de production alternatives. Ce plafond n’a aucune justification de coût ou de sécurité, il est purement idéologique. Son adoption provoquera la fermeture de plusieurs réacteurs et l’inquiétude monte déjà dans les territoires concernés.

Dans le prolongement de l'accord MRC-PS du 9 mars 2012, j’ai rappelé la position constante et distincte du MRC sur l’énergie. Tout au long du texte, j’ai défendu une vision jacobine de la politique énergétique ayant pour objectif la souveraineté énergétique et la sécurité d’approvisionnement, le contrôle public et la recherche du meilleur coût pour les ménages et les entreprises françaises.

Ce coup porté à une filière énergétique et industrielle d’excellence est incompatible avec l’objectif de redressement productif affiché par le gouvernement.
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