Question de Christian Hutin, député du Nord et vice-président du MRC, à Myriam El Khomri, ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social, lors de la séance de questions au gouvernement du 27 avril 2016.


Christian Hutin
Ma question s’adresse à Emmanuel Macron. Monsieur le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, je vous propose que nous marchions ensemble sur la route de Madison. Madison est un comté américain, dans le Mississippi. Dans cet état, à Canton, se trouve une usine Nissan qui emploie 5 000 salariés. Contrairement à ce qu’a dit M. Carlos Ghosn lorsqu’il a été auditionné en février par la commission des affaires économiques, en particulier en répondant à Dominique Potier, Eva Sas ou Jean-Luc Laurent, pour ne citer qu’eux, il s’y passe des choses terribles.

Il y a en effet, sur ce site, une politique anti-syndicale on ne peut plus claire et affirmée. Nous avons reçu avec d’autres députés, en particulier Bruno Le Roux, les ouvriers de cette usine : ils sont discriminés, menacés, intimidés. Il y a des blacklists, des vidéos circulent partout pour attaquer le syndicat des travailleurs américains. Or, dans le cadre de l’alliance entre les deux sociétés, il me semble, monsieur le ministre, que Renault détient 43 % de l’actionnariat de Nissan et que l’État possède de son côté, 19,75 % du capital de Renault.

Renault, c’est la France. Historiquement, depuis les chars FT-17 de 1914 jusqu’à la régie, en passant par Flins en 1968 ou les compétitions automobiles, Renault, c’est la France. Et la France est aussi le pays des droits fondamentaux, tels le droit de s’exprimer, de s’associer, de se syndiquer – ou non. Renault, c’est la France, la France, c’est Renault. Dans ce Mississippi marqué par les luttes que l’on sait en faveur des droits civiques, que pouvez-vous faire, monsieur le ministre ? Je précise, à toutes fins utiles, que le directeur de l’usine, qui est l’ancien directeur adjoint du site de Renault de Douai, se nomme Steve « Marsh »…

Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, lundi 25 avril 2016.


Demain, mardi 26 avril 2016, les députés du Mouvement Républicain et Citoyen Christian HUTIN et Jean-Luc LAURENT voteront la réforme du Conseil Supérieur de la Magistrature. La réforme sur laquelle Sénat et Assemblée Nationale convergent après une longue pause se concentre sur l’essentiel : l’avis conforme du CSM pour la nomination des magistrats du parquet et le CSM sera également le conseil de discipline des procureurs.

Le projet initial du gouvernement était plus large et modifiait en profondeur la composition du Conseil Supérieur de la Magistrature. Il n’y a pas d’accord sur ce point qui était déjà en débat lors de la grande révision 2008. Après avoir fait échouer cette réforme en 1998, la droite doit maintenant prendre ses responsabilités. Il serait très révélateur que les députés de droite ne votent pas la rédaction des sénateurs de droite.

La rédaction convergente de l’Assemblée nationale et du Sénat doit être un point de stabilité et non une étape sur le chemin d’une réforme qui nous conduirait, sous influence européenne, vers le gouvernement des juges.

Quand certains très hauts magistrats exigent la création d’un « Procureur Général de la Nation », nous rappelons que les procureurs doivent rester les acteurs d’une politique pénale conduite par le Garde des Sceaux qui dispose de la véritable légitimité démocratique. Le Mouvement Républicain et Citoyen restera extrêmement vigilant à la préservation de ce principe démocratique essentiel.

Actualités

I Publié le Jeudi 21 Avril 2016 par Mouvement Républicain et Citoyen


Dépêche AFP, jeudi 21 avril 2016.


 Faudot (MRC) veut non pas "baisser mais répartir le temps de travail"
Le candidat du MRC à la présidentielle Bastien Faudot veut "non pas baisser mais répartir le temps de travail" sur toute la population en situation de travailler en France via un transfert social et fiscal massif des entreprises sur les ménages.

"L'enjeu n'est pas de baisser mais de répartir le temps de travail. L'idée est que ce soit à salaire égal et sans remise en cause de la compétitivité des entreprises", a dit à l'AFP le jeune candidat du Mouvement républicain et citoyen créé par Jean-Pierre Chevènement - qui l'a quitté depuis.

Pour contrer une augmentation du chômage qu'il qualifie de "structurelle" en période de révolution technologique, il affirme que "le problème n'est pas de travailler plus ou moins individuellement mais de répartir la moyenne de 37 heures par semaine, qui est la moyenne française, sur l'ensemble de la population active et non sur ceux qui sont effectivement au travail".

"La France va travailler davantage mais les gens vont travailler moins", dit le jeune conseiller départemental du Territoire de Belfort qui a annoncé sa candidature début février.

Dans cette perspective, M. Faudot envisage un financement par une "vraie flexi-sécurité", avec des horaires de travail plus souples mais surtout un transfert des cotisations sociales payées par les entreprises (parts patronale et salariale) pour les branches maladie et famille vers les ménages, les entreprises continuant à prendre en charge la maladie professionnelle, les retraites et le chômage.

"Il ne s'agit pas d'opposer les patrons aux salariés mais les pauvres aux riches", déclare le candidat qui entend faire basculer "environ 200 milliards d'euros" de cotisations sociales en impôt sur les ménages.

Il souhaite dans ce but créer un "impôt universel sur le revenu" qui fusionnera l'impôt sur le revenu et la CSG.

Selon lui, le temps de travail individuel baissera et, sans les cotisations, les salaires augmenteront mécaniquement. Il compte également sur le retour à l'emploi de nombre de chômeurs.

M. Faudot a en outre assuré disposer déjà de près de la moitié des 500 signatures nécessaires à sa candidature en 2017.

Actualités

I Publié le Vendredi 15 Avril 2016 par

Mots-clés : edf énergie nucléaire

Jean-Luc Laurent a publié une tribune concernant le projet d’EDF à Hinkley. Sur la base des éléments, de l’audition du Ministre puis du PDG d’EDF et après avoir rencontré les syndicats de l’entreprise, Jean-Luc Laurent appelle à faire la différence entre un pari et un projet.


Certains vous croient nucléariste acharné et on découvre que vous êtes opposé au projet de construction d’un EPR à Hinkley Point (Grande-Bretagne). Auriez-vous été récemment converti aux énergies renouvelables ?
Mon engagement aux côtés d’EDF a toujours été total et à ce titre je demeure un partisan raisonné de l’électricité nucléaire. Comme nos concitoyens, je considère également qu’EDF fait partie du patrimoine industriel français. Comme les 67 000 salariés du groupe, je suis aujourd’hui très inquiet lorsque je vois l’entreprise embourbée dans une ornière financière et industrielle dont on voit difficilement comment elle pourrait sortir seule.

EDF a accompagné les « Trente glorieuses », a été l’architecte du programme nucléaire français et continue aujourd’hui d’assurer notre indépendance énergétique. Et il ne faut pas non plus oublier que notre électricité d’origine nucléaire est décarbonée.

Sur injonction de Bruxelles, EDF a été forcée de se transformer en société anonyme afin de s’adapter à un marché de l’énergie libéralisé, entraînant des déséquilibres dans l’entreprise. EDF reste l’un des grands énergéticiens mondiaux mais EDF est mortelle.

Les signaux d’alerte se sont multipliés ces derniers mois : en décembre dernier les syndicats exerçaient leur droit d’alerte, quelques jours plus tard EDF sortait du CAC40 et pour finir, début janvier, le directeur financier quittait l’entreprise sur un désaccord de fond. La situation est préoccupante, il faut ramener à la raison les partisans d’une décision aujourd’hui hasardeuse et qui pourrait se révéler demain suicidaire.

Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, mercredi 13 avril 2016.


Pour paraphraser Boris Souvarine qui dénonçait derrière le nom de l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques « autant de mensonges que de mots », la Belle alliance populaire lancée aujourd’hui par Jean-Christophe Cambadélis, c’est trois mots et trois mensonges.

Belle ? Le rabibochage politicien à un an de la présidentielle autour d’un manifeste qui juxtapose des éléments de langage. Dans une France en crise, l’initiative d’Emmanuel Macron est même plus originale que cette proposition de cartel électoral très étriqué.

Alliance ? Jean-Christophe Cambadélis, artisan valeureux de la gauche plurielle tente une version parodique avec cette alliance sans projet politique. La gauche ne se résumera pas à des valeurs ou des grands mots creux. Sans un projet politique, sans des principes d’action, il n’y a pas de gauche.

Populaire ? La gauche ne retrouvera par la confiance des Français, et en particulier des catégories populaires, en serrant les rangs derrière un exécutif plongé dans un abime d’impopularité.

Oui, la gauche est en danger de mort. La soumission lente, progressive mais finalement totale à l’ordre néo-libéral européen met la gauche en danger de mort. Le MRC a choisi de ne pas participer à cette initiative. L’année qui vient doit être celle du dialogue avec les Français, nous y participerons avec la candidature à l’élection présidentielle de Bastien Faudot.

Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, mardi 5 avril 2016.


Comme au mois de décembre, les deux députés du Mouvement Républicain et Citoyen voteront contre les deux propositions de loi relatives aux règles de la présidentielle. Ne pouvant assumer un relèvement du plafond à 1000 signatures, le gouvernement et les grands partis s’entendent pour compliquer la vie des perturbateurs : collecte des 500 parrainages plus difficile, recul de l’égalité de temps de parole…

Contrairement à décembre, où ces deux textes avaient été votés en catimini, cette tentative de verrouillage est aujourd’hui sous les feux des projecteurs avec une mobilisation de nombreux citoyens pour la dénoncer et la contester. C’est une excellente nouvelle. A l’approche d’une présidentielle, que nous promet-on ? Soit une répétition de 2012 (Hollande contre Sarkozy sous l’arbitrage de Le Pen) soit un escamotage du débat (avec une entente centre gauche-centre droite qui piloterait la soumission totale de la France à Bruxelles-Berlin). Comme le disent d’autres manifestants, on vaut mieux que ça.

Le vote d’aujourd’hui est fondamental puisque pour adopter définitivement la proposition de loi organique il faut une majorité absolue des députés. Chaque voix va compter. Nous invitons chaque citoyen à contacter son député pour empêcher ce hold-up démocratique.

Le candidat du MRC à l’élection présidentielle, Bastien Faudot, a placé la dérive post-démocratique au cœur de sa campagne. Avec cette manœuvre in extremis, les grands partis démontrent la justesse de cette analyse.
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