Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, mercredi 10 février 2016.


Je viens d’être désigné membre de la commission d’enquête sur « les moyens mis en œuvre pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015 » qui sera présidée par le député du Rhône, Georges Fenech (ex-UMP) et dont le rapporteur sera le député des Hauts de Seine, Sébastien Pietrasanta (PS).

J’ai demandé et obtenu de faire partie des 30 membres de cette commission d’enquête parce que je n’accepte pas qu’on tourne la page des terribles attentats de 2015 sans regarder en face notre politique de lutte anti-terrorisme. Il n’y a pas de risque zéro mais il n’y a pas non plus de fatalité. Le pays fait face à une menace inédite et l’exécutif qui est première ligne a tout mon soutien mais il ne doit pas céder à l’autisme. La représentation nationale et, à travers elle, les Français ont le droit de savoir, sans exposer la sécurité du pays. Regarder notre action en face ne consiste à pointer du doigt tel ou tel et ce n’est pas non plus s’affaiblir face à Daech et Al-Qaïda.

J’ai une confiance totale dans nos forces de sécurité et je souhaite que la commission puisse éclairer nos choix collectifs, nos choix budgétaires, la doctrine d’emploi. Il n’y a pas de responsabilité politique et administrative sans contrôle. Cet examen nous le devons aux victimes et à tous les Français pour lesquels l’Etat a la mission d’assurer cette sécurité essentielle: vivre et vivre libre.

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I Publié le Mardi 9 Février 2016 par Mouvement Républicain et Citoyen


Vidéos du meeting d'investiture de Bastien Faudot pour la présidentielle de 2017, dimanche 7 février 2016 au Cabaret Sauvage (Paris). Interventions introductives de Jean-Luc Laurent (président du MRC et député du Val-de-Marne), Christian Hutin (vice-président du MRC et député du Nord) et Catherine Coutard (vice-présidente du MRC)



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I Publié le Mardi 9 Février 2016 par Mouvement Républicain et Citoyen


Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, mardi 8 février 2016.


Dès le mois de décembre, le Mouvement Républicain et Citoyen a pris une position très claire sur le projet de révision constitutionnelle : accord sur la constitutionnalisation de l’état d’urgence mais opposition ferme à l’extension de la déchéance de nationalité. Jean-Luc Laurent a voté pour l’article premier, votera contre l’article second et contre le projet de loi.

Après plus de deux mois d’un débat très vif, il est évident que l’extension de la déchéance ne répond à aucun objectif concret et qu’elle est symboliquement désastreuse. Neuf cents parlementaires courent après la parole du Président de la République, qui s’est piégé en faisant une déclaration solennelle à chaud devant le Congrès. La France n’a rien à gagner à se défausser sur des pays amis et voisins de personnes condamnées pour terrorisme, elle ne se grandirait pas en fabriquant des apatrides pour beaucoup inexpulsables. Le choix de confier cette décision au juge judiciaire rend encore plus hypothétique l’application de cette peine.

L’exécutif a refusé les mains tendues et les nombreuses propositions alternatives proposant de punir tous les auteurs d’indignité nationale. Les députés du Mouvement Républicain et Citoyen ont d’ailleurs déposé une proposition de loi instituant une peine de déchéance civique.

Christian Hutin a fait savoir qu’il ferait valoir sa liberté de vote et approuvera le projet de loi.

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I Publié le Vendredi 5 Février 2016 par Mouvement Républicain et Citoyen


Dépêche AFP, vendredi 5 février 2016.


Bastien Faudot, 1er candidat à la présidentielle investi par un parti, le MRC
Bastien Faudot, 37 ans, conseiller départemental du Territoire de Belfort va être investi dimanche candidat à l'élection présidentielle de 2017 par le Mouvement républicain et citoyen (MRC) qui n'avait pas présenté de candidat depuis 2002 avec Jean-Pierre Chevènement, a-t-il annoncé à l'AFP.

"Le MRC a décidé que nous aurions une candidature en 2017 pour défendre un projet original et singulier à gauche qui consiste à porter la question nationale pour organiser la reconquête de la souveraineté du peuple français", a expliqué M. Faudot vendredi à l'AFP.

Selon lui, "aujourd'hui le débat est verrouillé (...) sous l'effet de plusieurs chantages, le chantage au Front national, le chantage à la dette, et le chantage à la guerre depuis que nous avons été victimes d'attentats terroristes".

Déplorant que François Hollande ait "choisi de ne pas tenir sa promesse" de campagne de renégocier le traité budgétaire européen, il a estimé que le texte avait permis de "constitutionnaliser des contenus de politique économique".

Or, "au nom de la dette, au nom de cet impératif-là, on refuse de voir comment, par quelle autre solution qu'une simple logique comptable, nous pourrions redresser ce pays, organiser comme projet le plein emploi, retrouver la croissance", a argumenté M. Faudot.

Il a ainsi plaidé pour une "nationalisation de l'euro", c'est-à-dire que le peuple français puisse reconquérir "des outils de souveraineté" parmi lesquels, la monnaie.

Le candidat s'est en outre inscrit en faux quant au risque de dispersion des voix au premier tour de la présidentielle, comme en 2002 où le score obtenu par Jean-Pierre Chevènement - qui a depuis quitté le MRC - avait été accusé d'avoir empêché Lionel Jospin d'accéder au second tour. "La réalité du 21 avril 2002, c'est que Jospin n'a fait que 16% alors que le total de la gauche était de 43%", a-t-il expliqué, en citant Christiane Taubira, Robert Hue et Noël Mamère.

Interrogé sur son éventuelle participation à une primaire de la gauche et des écologistes, il a expliqué attendre que "le périmètre en soit sérieusement défini" et de savoir si François Hollande et Jean-Luc Mélenchon y participeront.

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I Publié le Jeudi 4 Février 2016 par Mouvement Républicain et Citoyen


Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, jeudi 4 février 2016.


Le débat sur l’extension de la déchéance de nationalité n’a que trop duré. Par son entêtement dérisoire, l’exécutif est seul responsable de ce bourbier constitutionnel.

Maladroite, formulée à chaud, la proposition du Président de la République avait un fond de rationalité et de légitimité : ostraciser les terroristes de la communauté nationale et du territoire français. Au final, la lecture de l’avant-projet de loi d’application nous apprend même que la déchéance de nationalité pourrait être relevée au bout de 10 ans…tout ça, pour ça.

Il est vraiment temps d’en sortir.

Une solution praticable serait de créer une peine de déchéance de citoyenneté, qui aurait plus à voir avec l’atimie grecque qui consistait en une privation de citoyenneté sans bannissement. Avec mon collègue, le député Christian Hutin, nous avons déposé une proposition de loi dans ce sens.

Cette proposition serait une porte de sortie honorable pour l’exécutif dans un débat devenu irrationnel et déconnecté de toute réalité. La Constitution n’a pas vocation à accueillir une mesure d’exorcisme, aussi je voterai contre l’article 2 et contre le projet de loi constitutionnelle.

Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, jeudi 28 janvier 2016.


A la suite de l’intervention du Premier Ministre devant la Commission des lois, il faut prendre acte du caractère cosmétique de la nouvelle proposition. Les mots qui fâchent ont disparu, la chose est toujours là : l’exécutif considère encore que l’extension de la déchéance de nationalité est une réponse efficace et légitime.

Ainsi, l’article 2 du projet de loi constitutionnelle ne visera plus expressément les binationaux et une loi ordinaire, toujours susceptible d’être censurée par le Conseil Constitutionnel, étendra la procédure de déchéance aux personnes binationales nées françaises. Mon désaccord reste entier.

Le Premier Ministre a également annoncé la ratification de la Convention des Nations Unies de 1961 visant à réduire l’apatridie. C’est une bonne initiative car ainsi il ferme la porte à une « déchéance pour tous » qui ne serait pas digne d’un grand pays comme la France.

Le Premier Ministre a compris que la nécessité d’établir une sanction pénale, frappant tous les auteurs quelle que soit leur carte d’identité, était indispensable. Je partage cette approche et j’ai d’ailleurs préparé une proposition de loi établissant une véritable déchéance civique.

Certains se félicitent ou s’indignent que la nouvelle rédaction de l’article 2 intègre les « délits constituant une atteinte grave à la vie de la Nation ». Ce débat me semble artificiel car ces délits terroristes sont déjà visé déjà l’article 25 du Code Civil. Il aurait été étonnant de constitutionnaliser à la baisse en ne visant que les crimes terroristes. Toutefois, il faut prendre garde à ce que la procédure de déchéance de nationalité soit réservée à des faits extrêmement graves , qu’elle reste une exception et non une solution démagogique comme le proposent certains à droite et à l’extrême droite.


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