Fédération MRC du Nord

Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC, le 15 septembre 2017


Le gouvernement veut retirer deux milliards de recette aux HLM : une politique à courte vue.

Pour atteindre l'engagement des 3% de déficit public en 2018 selon les critères de la doxa libérale européenne, le gouvernement fait les poches des autres.

Après avoir annoncé cet été que les collectivités locales devaient réduire de 13 milliards leurs dépenses durant la durée du quinquennat, le gouvernement veut opérer un racket de 2 milliards sur les organismes HLM en diminuant les APL. Les étudiants et les locataires modestes vont déjà subir une ponction annuelle de 60 euros sur l'APL. Maintenant le gouvernement veut baisser de 50 euros par mois les APL versés aux bailleurs HLM et leur demande de diminuer les loyers du même montant pour ne pas pénaliser les locataires. Des familles modestes encore pénalisées et des bailleurs sociaux qui auront des moyens financiers en moins pour entretenir et rénover les logements et en construire des nouveaux, c'est clairement une politique à courte vue et d'injustice sociale. D'autant qu'il est prévu de réduire l'impôt sur la fortune aux seuls revenus du patrimoine. Le président de la République a annoncé dans le même temps une réforme du logement pour développer la construction mais qui consiste à déréglementer les normes.

Pourtant la construction de logements est en forte hausse (+10% en un an). Les normes actuelles ne créent donc pas de frein à la construction. Et surtout, il ne faut pas oublier que les normes environnementales et urbaines sont nécessaires pour avoir des logements de qualité qui permettent de diminuer les charges pour les propriétaires occupants et les locataires, et d'avoir des quartiers plus agréables à vivre.

Communiqué de Hugo Prod'homme, secrétaire national du MRC, secrétaire du comité MRC Métropole lilloise, le 07 septembre 2017


Appel aux bailleurs à baisser les loyers : l’Etat en est-il réduit à mendier ?

En juillet dernier, le gouvernement annonçait baisser, à compter du 1er octobre, les Aides Personnalisées au Logement (APL) de cinq euros par mois. La mesure, qui touchera exclusivement les classes populaires, a logiquement été critiquée.

Pour la justifier, le gouvernement s’appuie sur les études des économistes qui ont montré de manière convaincante que l’augmentation des aides individuelles au logement ont largement bénéficié aux bailleurs. Ce fut effectivement le cas lors de la généralisation des APL dans les années 1980 et 1990. Depuis, il n’y a plus aucun lien entre l’évolution des prestations et celle des loyers [[1]].

De plus, il n’existe aucune certitude qu’une baisse des allocations puisse résulter en une baisse du prix des loyers, spécialement dans un marché aussi tendu que le marché du logement ! Aussi, l’appel d’Emmanuel Macron aux propriétaires et bailleurs à baisser les loyers de cinq euros laisse pantois.

Vouloir que les classes populaires aient accès à des logements dignes et abordables est une excellente chose. Toutefois, si l’Etat, incarné par le Président de la République, n’a comme solution que de mendier aux propriétaires et aux bailleurs une baisse des loyers pour faire oublier sa faute sur l’APL, nous courons au désastre !

Si le président de la République souhaite, comme nous, fournir aux français un logement moins cher, réduire le nombre de sans-logis et de mal logés, nous avons des propositions à lui faire ! Il peut tout de suite mettre en place l’encadrement des loyers afin d’en baisser le prix, la disposition est votée.

Il devra bien sûr agir sur l’offre de logements, ce qui inclue les 3 000 000 de logements vacants (en augmentation continue depuis dix ans), mais aussi en rénovant le parc de logements existants. Pourquoi alors a-t-il réduit les crédits de construction de logements sociaux et de la rénovation urbaine (annonce du 20 juillet dernier) ?

Il lui faudra également agir sur la demande de logements. Nous devons en finir avec le culte de la concentration de l’emploi et de l’activité. Les nouvelles technologies de l’information et de la communication, les infrastructures de transports françaises nous permettent aujourd’hui de refonder notre politique d’aménagement du territoire. Les emplois et les logements doivent être mieux répartis sur le territoire national ! L’État devrait non seulement montrer l’exemple, mais également accompagner, par des politiques publiques ciblées, la déconcentration de l’emploi parisien et des grandes métropoles.

[[1]] Voir le blog du Professeur émérite d’économie Didier Cornuel http://www.economieimmobiliere.com/baisse-des-apl-qui-est-le-plus-impacte/


Agenda

par MRC NORD le Mardi 26 Septembre 2017 à 14:48


Les Amis du Monde diplomatique nous invitent à leur conférence-débat de rentrée doublée d’un spectacle EUROPIUM présenté le même soir à 19 heures


Conférence-débat et spectacle « La Grèce, l’Euro, l’Europe et nous »

Jeudi 28 septembre à 20 h 30, Scène nationale de la Rose des Vents, Bd Van Gogh à Villeneuve d’Ascq, (métro Hôtel de ville, Villeneuve d’Ascq) sur le thème



« La Grèce, l’Euro, l’Europe et nous »



En lien avec le spectacle EUROPIUM présenté le même soir à 19 heures

avec Eric Toussaint, porte parole du réseau international du Comité pour l’Abolition des Dettes Illégitimes, membre du Conseil scientifique d’ATTAC France, a coordonné les travaux de la Commission pour la Vérité sur la dette publique de la Grèce.

Depuis 2010, le peuple grec subit au nom du remboursement de la dette une politique d’austérité brutale accompagnée de démantèlement des services publics et du bradage du patrimoine. En juillet 2015 le gouvernement grec, bien qu’élu pour changer de politique doit à son tour se plier aux décisions des institutions de l’UE. Depuis nous assistons à un divorce croissant entre les européens et leurs institutions (Brexit,...)

C’est l’occasion de réfléchir sur ce qui a été aussi au cœur de l’élection présidentielle française : la question de l’euro et plus généralement de l’Union Européenne. On a vu que de nombreux citoyen-ne-s ne sont pas satisfaits de la politique économique européenne, mais inversement d’autres mettent au-dessus de tout le fait de « rester dans l’Europe », de « ne pas abandonner l’euro ».

Comment aller au-delà des certitudes immédiates et des pétitions de principes, des slogans et des tabous, et essayer de penser de manière précise, argumentée et non-passionnelle ce problème crucial de la sortie de l’engrenage de la dette et de l’austérité en Europe ?

Cette conférence fait suite au spectacle EUROPIUM présenté scène nationale de la Rose des Vent, par la compagnie Rootlessroot (Grèce) avec Linda Kapetanea & Jozef Frucek. Durée : 1 h 20

« Une chorégraphie explosive et envoûtante, pleine d’images symboliques de notre Europe fragile et menacée. »

Jeudi 28 septembre à 19 heures et vendredi 29 septembre à 20 heures.
(+d’infos www.larose.fr)


Actualités

par MRC NORD le Dimanche 17 Septembre 2017 à 18:24


Communiqué de Christian Hutin, député du Nord, le 17 septembre 2017


Amiante : Les victimes meurent, la justice détourne le regard et refuse un procès pénal.

Il n'est pas de tradition de contester une décision de justice. Mais je tiens à dire ma profonde déception voire ma colère devant la décision que vient de rendre la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris dans son délibéré dans le volet Normed (Dunkerque) et Jussieu du dossier amiante. Il n'y a donc plus à ce jour de responsables pour les 45 000 personnes déjà décédées de l'amiante en France, sans compter les malades et toutes celles et ceux dont nous savons déjà que l'issue sera fatale dont le nombre est estimé à plus de 100 000 personnes. Parce qu'il n'y aurait pas de possibilité de dater le début de l'intoxication et de l'empoisonnement à l'amiante nous dit-on, la procédure est remise en cause et les mises en examen annulées. Je suis aux côtés des victimes depuis des années, je connais leurs souffrances, leurs angoisses, leurs douleurs.

Je connais les familles brisées, les destins saccagés, les enfants orphelins et ce monde du travail toujours sacrifié et auquel la justice ne répond toujours pas. Comment ne pas être abasourdi par une telle décision.

Le combat ne s'arrêtera pas. Je continue de soutenir les victimes dans leur volonté de justice. Car le message envoyé est désastreux. La santé au travail reste une priorité essentielle pour le progrès social. Le pourvoi en cassation s'impose.. Mais encore une fois, c'est du temps de gagné pour ceux qui veulent en gagner et du temps de perdu pour les victimes qui elles, "hommes et femmes de peu" qui n'avaient que leur travail pour vivre, continuent de mourir.


La Fédération

par MRC NORD le Vendredi 8 Septembre 2017 à 13:34


Communiqué de Christian Hutin, député du Nord, le 08 septembre 2017


Le code du travail et les salariés ne sont pas responsables du chômage !

Je ne peux accepter que l'on fasse porter la responsabilité du chômage, non seulement sur le code du travail mais en fait sur les salariés eux-mêmes.

Les annonces faites par le Premier ministre du contenu des ordonnances visant à réformer notre code du Travail vont profondément déstabiliser la nature des relations sociales dans notre pays. Je tiens tout d'abord à m'insurger contre le fait qu'elles furent en premier lieu, présentées au vice-chancelier et ministre des Affaire étrangères d'Allemagne, monsieur Sigmar Gabriel au conseil des Ministres, avant même que les organisations syndicales et donc l'ensemble des Français puissent en avoir connaissance. Nous savons également que dans ces ordonnances, de nombreuses recommandations de la commission européenne ont été reprises quasiment mot pour mot dans les textes présentés. Le Président de la République à beau jeu de dénoncer la trahison de "l'esprit européen" par les pays de l'Est au sujet du travail détaché ( à juste titre), quand "en même temps" il applique avec zèle les orientations bruxelloises qui organise le démantèlement de notre contrat social. Il faudra sortir de ces contradictions qui ne peuvent qu'aboutir à de fortes déconvenues.

Je m'étais opposé à la loi El Khomri, je me suis opposé à la possibilité donnée au Gouvernement de réformer par ordonnances, je m'oppose aujourd'hui à cette atteinte grave et à ce recul de la situation des salariés de ce pays. Je suis très inquiet sur l'idée de fusion des instances représentatives, sur la mise en place de référendum dans les entreprises, les planchers et plafonds pour les indemnités devant les Prud'hommes ne seront pas compensées par les 25% d'augmentations des montants versés. Je suis scandalisé par l'exonération qui sera faite aux grands groupes de pouvoir licencier encore plus facilement même en cas de profits sur l'ensemble de leurs activités. Le rapport de force en faveur de l'entreprise est désormais une évidence et porte un coup à l'idée même de démocratie et de dialogue social. C'est une erreur politique, économique, sociale et stratégique évidente. C'est un recul sur 150 ans de conquêtes sociales.

Ce n'est pas le code du travail qui fait ou défait les emplois, c'est le carnet de commande et la bonne santé économique du pays. Je ne peux accepter que l'on fasse porter la responsabilité du chômage, non seulement sur le code du travail mais en fait sur les salariés eux-mêmes. Les causes du chômage de masse sont bien plus profondes. Il faut interroger l'euro et sont fonctionnement qui favorise la rente plutôt que l'investissement, qui contribue à creuser irrémédiablement notre déficit commercial. Il faut interroger l'organisation fiscale, budgétaire et fiancière de l'Union européenne qui favorise et met en place de profondes divergences au sein même de l'Europe et fait reposer sur le monde du travail et sur les salariés les efforts de compétitivité par le phénomène bien connu des économistes de déflation compétitive. Il faut interroger ce qui se passe au niveau international avec la poursuite de la guerre des monnaies et un dollar dont Donald Trump organise très discrètement la dévaluation (que nous ne pouvons plus effectuer monnaie unique oblige). C'est donc encore et toujours par la baisse sur les salaires qu'on cherche à faire baisser les coûts. Politique à courte vue.

Ce n'est pas en ce soumettant aux conditions de Bruxelles et de Berlin que la France retrouvera les moyens de sortir du piège dans lequel le chômage de masse l'a plongé depuis maintenant plus de trente ans.

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