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I Publié le Jeudi 3 Mai 2018 par Mouvement Républicain et Citoyen


Conférence de Bruno Moschetto, secrétaire nationale en charge des questions économiques, le 03 mai 2018.


Dans le cadre du tour de France du MRC, Bruno Moschetto était à Limoges le 28 avril 2018 à l'invitation du MRC87
L’occasion pour le secrétaire national du MRC de faire le point sur la question des "Crises financières : 10 ans après - risques et solutions" 
 
Dès l'abord, Bruno MOSCHETTO rappelle que le soubassement des crises et de leurs solutions repose sur la politique économique. A ce propos il n'y a pas une politique économique de gauche et il n'y a pas une politique économique de droite . Il y a depuis trente ans une seule politique économique : c'est la politique de l'offre versus une politique de la demande conduite par les Etats de l' Union européenne sous la tutelle de Bruxelles et de Francfort. D'où la nécessité de dénoncer des mythes, porteurs de risques  et d’y apporter des solutions
 
 
1 – Les mythes à dénoncer 
 
Par la suite, il s'est efforcé de dénoncer deux mythes ou contre vérités portés par une pensée devenue unique. Tout d'abord celui de la possibilité pour un Etat, et tout particulièrement la France,de faire faillite, ainsi que l'avait proclamé urbi et orbi  en 2007 François Fillon, le Premier ministre de l’époque. En fait, une telle situation  est impossible. Certes sous deux réserves.
D'abord si l'Etat dont il s'agit est endetté dans sa propre monnaie. C'est le cas de la France puisque sa  dette de 2 000 milliards d'euros est intégralement libellée dans notre, monnaie: l'euro. Et, deuxième réserve, qu’il dispose d'une administration financière capable de lever l'impôt puisqu'en dernière analyse les contribuables résidents sont garants des dettes de  l'Etat. A cet égard, il faut rappeler que la détention de notre dette, à hauteur de plus de 50% par des non résidents ne change rien quant à sa nature. Si ces non résidents qui ont acheté notre dette parce qu'ils avaient  confiance dans le crédit de la France, décidaient de vendre leurs titres, ceux-ci seraient immédiatement rachetés par les résidents qui développent parallèlement une capacité de financement employée notamment  dans des titres émis par des non résidents.
Donc, la France n'a pas été, n'est pas et ne sera pas en faillite.
 
Deuxième mythe: une crise bancaire ne peut de nouveau éclater au sein de la zone l'euro. Cela est également faux. Et ce pour deux raisons. Tout d'abord les régulations post crises en Europe continentale en sont au  stade des velléités et la directive de séparation des activités bancaires des activités de marché - là où se situe le paratonnerre - voulue par Michel Barnier   n'a pu voir le jour du fait de la résistance des lobbies bancaires français et allemands désireux de  protéger le soi disant  modèle de banque universelle.  A telle enseigne  que le Gouverneur de la Banque de France de l'époque - Christian Noyer - a qualifié dans le Figaro du 30 janvier 2014,  les propositions de Michel Barnier d'irresponsables !
De plus, les moyens réunis par un Fonds unique de résolution  (FUR) des crises et financé par les banques   ne sont  pas à la hauteur des risques potentiels . En effet, on  évoque la constitution progressive  d'un montant  de 55 milliards d'euros à l'horizon 2024 pour ce FUR,  alors que la seule faillite de la Deutsche Bank, qui n'est pas impensable, nécessiterait à elle seule l'utilisation  de la totalité des ressources de ce fonds. Et comme toutes les banques sont interconnectées et par là  interdépendantes, la faillite de la Deutsche Bank en entraînerait de nombreuses autres. D'où l'émergence possible  d'une nouvelle crise systémique au sein de la zone euro. 
 
2 – Les solutions salvatrices
 
Dans une zone euro destinée par ses concepteurs à faire converger les critères économiques et sociaux de l'ensemble des pays membres,  l'échec est évident  en dépit du fait que l'euro en tant que monnaie courante a été au lendemain de son introduction , une grande réussite' technique. Mais comment peut-on  -  dans une zone qui n'est pas optimale –  faire  coexister dans le même espace monde – selon  la formule de Fernand Braudel  des Etats dont les taux de chômage varient de 5% en  Allemagne à 25 %  en Espagne  dans des Etats nations – ceux de l'Union
européenne qui ne sont pas des Etats régions  comme  ceux des Etats Unis d'Amérique . En effet dans les  Etats-régions, la fluidité des facteurs de production – capital et travail – est quasi absolue alors que ce n’est pas le cas dans les Etats nations où subsistent de nombreux éléments d’inertie à cette fluidité.  Il est donc urgent de favoriser l'harmonisation des facteurs de divergence, que ce soit la protection sociale : santé, chômage, retraite et la protection culturelle , langue et droit ? Il nous faudra pour cela non pas un quinquennat mais au moins cinq quinquennats soit un quart de siècle . Ainsi l'Europe fédérale en est pour l'instant au stade le l'utopie.
 
Aussi, pour vivre d'ici là , il est urgent de nationaliser l' euro  qui en vertu de notre  Code monétaire et financier est défini comme la monnaie de la France et il a vocation à le rester.   En revanche, rien n'empêche de le débaptiser en euro franc afin que celui-ci puisse librement fluctuer sur les marchés - sans dévaluation - mais par appréciation ou dépréciation par rapport à ses pareils et ce sans contrôle des changes, afin de corriger progressivement les divergences économiques et sociales., et de rendre la zone euro optimale.  Naturellement un  terme serait mis à l'Union économique et monétaire – UEM – c'est-à-dire que notre banque centrale redeviendrait la Banque de France et que nos réserves publiques de change seraient rapatriées de Francfort à Paris. Le montant  de notre fameuse dette de 2 000 milliards d'euros ne serait pour les résidents en aucune manière augmenté puisqu'elle serait toujours  libellée en euro ,  non plus en euro euro mais en euro franc à parité égale les uns par rapport aux autres. De surcroit, il n'y aurait aucune modification de la valeur des actifs pour les non résidents s'ils ne vendent pas leurs créances bancaires ou financières libellées en   euro francs sur les  marchés , ils conserveraient l'intégralité de leurs créances à pouvoir d'achat inchangé sur notre  marché national .
 
En conclusion, Bruno MOSCHETTO  rappelle que notre souveraineté monétaire, cambiaire et budgétaire -  retrouvée -  nous permettrait d' emprunter  une seule voie ouverte pour relancer l'économie  celle du « deficit spending » selon la formule de Keynes et ainsi de relancer à la fois la demande de consommation, la demande d'investissement et la demande d'exportation. 
Une telle politique de la demande enfin adoptée entraînerait vraisemblablement   le retour de l'inflation, cet implicite effacement des dettes pour tous, laquelle a disparu de notre horizon monétaire,  et qu'appelle désespérément de ses vœux Mario Draghi, réduit au chômage technique par ses prédécesseurs qui ont réussi à stabiliser la monnaie de la zone mais  au prix d’un  ralentissement général de l’activité économique. Aussi en sacrifiant le dogme de la stabilité monétaire tel que le préconise le Fonds monétaire International (FMI)  il serait enfin  possible de retrouver celui de la croissance économique. 
 
 

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I Publié le Mercredi 11 Avril 2018 par Mouvement Républicain et Citoyen


Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC, le 11 avril 2018


Attention danger : un train peut en cacher un autre !

La majorité à l’assemblée nationale a voté la transformation de la SNCF qui est un établissement public de l’Etat en une société anonyme à capitaux publics. L’Etablissement public consacrait le service public ferroviaire. Avec la société anonyme, c’est la consécration de la logique libérale avec la recherche de la rentabilité au détriment de la qualité de service qui sera de rigueur.

Mais surtout la société anonyme, c’est la porte ouverte ensuite à la privatisation. Le MRC s’oppose à cette réforme et s’engage pour le maintien du service public ferroviaire.

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I Publié le Mardi 10 Avril 2018 par Mouvement Républicain et Citoyen


Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC, le 10 avril 2018


Emmanuel Macron a affirmé devant la conférence des évêques de France réunie le 9avril 2018 que «Le lien entre l’Église et l’État s’est abîmé, il nous incombe de le réparer ». Cette déclaration est effarante.
Depuis 1905, il n’y a pas de lien à réparer. La laïcité garantit la liberté de conscience et place le choix religieux dans la sphère privée de chaque individu.

Emmanuel Macron se prend pour le président des évêques et oublie qu’il est le président de la République !

Aux Bernardins, il en a même oublié ce principe de base républicain : la seule communauté que reconnaît la République au delà des appartenances religieuses ou philosophiques qui relèvent du choix individuel, c’est la communauté des citoyens.

Au moment où la laïcité est mise en cause par le président de la République, le MRC réaffirme son attachement à ce principe fondamental et à la loi de 1905 qui ne doit pas être modifiée parce qu’il garantit l’accomplissement de l’article 1er de la constitution : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances ».

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I Publié le Jeudi 29 Mars 2018 par Mouvement Républicain et Citoyen


Communiqué de Paul-Henri Pillet, Secrétaire national du MRC


Retour sur une initiative de la fédération des Hauts-de-Seine.
Lundi 26 Mars, a eu lieu la 1re édition des Rencontres Républicaines. Elle a réuni pas moins de 70 personnes au théâtre de l’Agoreine de Bourg-la-Reine (Hauts-de-Seine, 92). Cette rencontre a été organisée conjointement avec Bastien Gouly, journaliste, et la fédération du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) des Hauts-de-Seine. Elle a convié différents représentants de partis et mouvements politiques pour débattre de « Quelle force républicaine pour une France souveraine ? ».
 
Ont accepté de participer à ce débat :
Djordje Kuzmanovic, de la France Insoumise (FI), conseiller de Jean-Luc Mélenchon
Jean-Pierre Lettron, du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC), conseiller municipal et 1er fédéral du MRC dans les Hauts-de-Seine (92)
Gilles Casanova, secrétaire général adjoint du Front démocrate (FD), ancien conseiller de Jean-Pierre Chevènement
Jérôme Besnard, d’Oser la France, conseiller municipal
François Morvan, secrétaire de l'Unité Nationale Citoyenne (UNC)
Martial Sciolla, président de Notre France (dont le président d'honneur est Henri Guaino)
Thibaud Lonjon, secrétaire général de l'Union Populaire Républicaine (UPR)
Danielle Goussot, du Rassemblement du Peuple Souverain pour une France Indépendante Et une République Sociale (RPS FIERS)
Jean Lévy, du Comité Valmy, blogueur et ancien syndicaliste
 
N’ont pu être présents le jour du débat mais ont envoyé leur contribution et ont soutenu la démarche :
Pierre Ouzoulias, du Parti Communiste Français (PCF), sénateur des Hauts-de-Seine, Vice-président de la commission des Affaires européennes du Sénat
Jacques Nikonoff, fondateur d'Attac et du Parti de la démondialisation (PARDEM)
 
Outre la qualité des échanges lors de ce débat, nous nous réjouissons qu’un tel événement, réunissant des militants de différents horizons, ait pu avoir lieu. Plusieurs participants ont souligné la nécessité de continuer à informer les citoyens sur le sujet de la souveraineté.
 
Nous remercions chaleureusement tous les intervenants d’avoir participé à nos côtés à ce débat. Le MRC est « un parti de gauche, républicain et souverainiste, patriote et social, qui considère qu’il faut renouer avec la transformation sociale, contre le libéralisme triomphant » (Jean-Luc Laurent, président du MRC, dans l’Est Républicain, le 25/03/2018). C’est ce que nous avons tenu à rappeler face aux autres formations politiques.
 
Nous appelons à de nouvelles initiatives semblables à celle-ci pour enfin mettre l’Union Européenne au cœur des débats à venir. Les citoyens sensibles à l’urgence sociale et à la destruction des services publics doivent absolument se saisir de ce sujet.

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I Publié le Jeudi 8 Mars 2018 par Mouvement Républicain et Citoyen


Lettre ouverte au Président de la République de Christian Hutin, député MRC du Nord, pour les victimes de l'amiante. Le 08 mars 2018


Lors de son passage au Salon de l'Agriculture, le président de la République a fait une comparaison entre le glyphosate et l'amiante lors d'un échange avec un agriculteur; "dans le passé, on a dit que l'amiante n'était pas dangereux. Et les dirigeants, qui ont laissé passer, ils ont eu à répondre." Cette phrase de monsieur Macron est importante, pour ce qu'elle dit et ce qu'elle ne dit pas. Mais peut-être plus encore pour ce qu'elle laisse entrevoir.
Ce qu'elle dit est tout d'abord inexacte. Aucun dirigeant n'a pour le moment eu à répondre devant la Justice des décisions qu'il a pris ou plutôt qu'il n'a pas pris, alors que la dangerosité du produit était connue depuis bien longtemps. Voilà plus de vingt ans que les premières plaintes ont été déposées. Aujourd'hui, s'il y a eu d'incontestables progrès sur la prise en charge et l'indemnisation des victimes (comme la création du FIVA), on sent nettement aujourd'hui que la question de l'amiante et des victimes dérangent de plus en plus, tout comme le combat des associations qui perturbent tant d'intérêts établis. Toutes celles et ceux qui s'intéressent à cette douloureuse question de santé publique, à ce scandale sanitaire ne peuvent s'empêcher d'entendre derrière chaque appel à la patience : "prenez votre argent, taisez vous et mourrez en silence!"

Jamais autant qu'aujourd'hui les victimes de l'amiante ne se sont senties abandonnées par les autorités de leurs pays. Président du groupe d'études "Amiante" de l'Assemblée nationale, député de Dunkerque (un territoire fortement touché par ce fléau), médecin, je suis particulièrement bien placé pour mesurer ce phénomène. Les victimes, très majoritairement issues des milieux ouvriers et populaires se sentent seules voire méprisées. Ce sentiment est aujourd'hui profond. Comment pourrait-il en être autrement après plus de 22 ans de procédure, alors qu'on annonce plus de 100 000 morts et que les autorités étaient parfaitement informées des risques sanitaires que l'amiante incarne ?

Ce que la phrase du président ne dit pas mais qu'elle contient, c'est le sens de la responsabilité. Je ne peux que m'en féliciter. C'est indispensable pour que nous puissions progresser et comprendre l'ensemble des tenants et des aboutissants de cette situation qui ne peut satisfaire la conscience publique. Disant cela, je me mets à croire à la mise en dynamique de la volonté présidentielle dans la recherche de la vérité et de justice vis à vis des victimes.
Ce que cette phrase laisse entrevoir. La conscience qu'il est indispensable que toute la lumière soit faite sur cette tragédie sanitaire. La conscience également qu'on ne peut éternellement mettre sur le compte du hasard le fait que 10 d'entre-nous (en moyenne) meurent chaque jour des conséquences de l'exposition à l'amiante. Qui pourrait se contenter pour seule excuse, pour seule réponse: "c'est la faute à pas de chance?"
Pour un procès pénal, enfin
En effet monsieur le président, les "dirigeants", tous les dirigeants doivent répondre de leurs actes. Ce principe de responsabilité est d'ailleurs l'un des piliers de la démocratie. C'est nécessaire afin de comprendre la chaîne de décision et de commandement, pour comprendre l'imbrication des intérêts qui ont rendu possible cette catastrophe et enfin et surtout pour rendre justice à ces dizaines de milliers de morts, partis dans des souffrances terribles alors qu'ils ne demandaient qu'à travailler dignement et faire vivre leurs familles. Les victimes, pour bien les connaître et avoir soignées beaucoup d'entre-elles, ne réclament pas la vengeance mais la justice. Elles ne réclament pas des têtes, mais la vérité. Elles ne réclament pas d'argent mais veulent être reconnues et retrouver leur dignité.

Alors monsieur le Président, n'est-il pas temps de faire le nécessaire et que le procès pénal de l'amiante puisse voir le jour? Que la Justice passe, sans haine mais sans faiblesse.


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Voiture rouge à un feu
Thierry Cotelle
Président du MRC
Conseiller régional d'Occitanie