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I Publié le Vendredi 31 Mai 2019 par Mouvement Républicain et Citoyen


Tribune de Bastien Faudot, Emmanuel Maurel, Jean-Luc Laurent et Marie-Noëlle Lienemann


Le Président porte une lourde responsabilité dans la casse sociale et technologique en cours à Belfort. Il a désormais le devoir d’agir pour empêcher la poursuite du démantèlement.

L’ultime épisode du sinistre feuilleton « Alstom – General Electric » est désormais connu : en annonçant mardi 28 mai la suppression de 1050 emplois, pour l’essentiel dans l’entité Gaz de GE, la direction du groupe a confirmé ce que l’intersyndicale du site belfortain redoutait depuis des mois. C’est, pour l’un des principaux bassins industriels français, un séisme d’une ampleur sans précédent, car à ce millier d’emplois, s’ajoute en réalité 750 suppressions de postes qui ont déjà cours, en catimini, notamment dans la sous-traitance interne. Si l’on y ajoute l’ensemble des emplois induits*, c’est au bas mot, 7 à 8.000 familles qui subiront les effets de la restructuration de General Electric, qui signifie en fait une délocalisation massive de la production.

Ce carnage au plan social s’ajoute au gâchis technologique et industriel : la suppression d’activité va demain engendrer une perte de savoir-faire et de métiers pour lesquels la puissance publique a investi en formations, en infrastructures, en recherche. Ce sont des centaines et des centaines d’ingénieurs ou d’ouvriers qualifiés qui vont demain être privés d’emplois, qui vont devoir engager une reconversion, ou déménager pour tenter leur chance ailleurs. C’est une perte de richesse incalculable pour la communauté nationale.

L’affaire Alstom-General Electric vient de loin. Car le discours fataliste des libéraux ne doit pas dissimuler une réalité concrète : la désindustrialisation en France n’est pas une catastrophe naturelle. Elle est le produit de priorités politiques, de choix délibérés en haut lieu qui sont la cause première du désastre social que subissent ceux qui n’ont que leur travail pour vivre. De ce point de vue, le cas Alstom-General Electric est un cas d’école : l’abandon par l’Etat de notre fleuron Alstom a rendu possible la liquidation des emplois chez General Electric.

L’Etat, ici, a un nom : Emmanuel Macron. Car depuis le début de l’affaire, tous les fils mènent à l’actuel président de la République qui a agi avec persévérance… contre nos intérêts nationaux.

Printemps 2014 : le jeune secrétaire général adjoint de l’Elysée s’oppose d’une formule lapidaire à la proposition d’Arnaud Montebourg de nationaliser Alstom pour éviter de brader le groupe au géant américain qui a fait une offre : « On n’est quand même pas au Venezuela ! ». C’est la ligne Macron qui l’emporte à l’Elysée. Cette option satisfait en réalité tous les libéraux, jusqu’au maire LR de Belfort qui applaudit des deux mains.

Avant cela, à l’automne 2013, le même Emmanuel Macron commanditait un rapport secret au cabinet américain A.T. Kearney qui détaille le scénario du démantèlement du groupe français et recommande que Bouygues cède les parts qu’il détient dans Alstom à… General Electric. Devant la commission d’enquête parlementaire, M. Macron ose soutenir pourtant que l’Etat a été « mis devant le fait accompli » ! Dans ce dossier, Alstom et Bouygues ont le même banquier, la maison Rothschild, employeur d’Emmanuel Macron jusqu’en 2012.

4 novembre 2014 : arrivé entretemps à Bercy, Emmanuel Macron signe l’accord du gouvernement pour la cession au groupe américain. La logique du circuit court prévaut : celui qui fut le promoteur de l’opération a eu le privilège de la valider…

28 mai 2015 : le ministre de l’économie se rend à Belfort pour rencontrer les salariés d’Alstom Transport et leur déclare : « Votre activité a une importance stratégique pour la France et sera donc défendue ». Cette déclaration n’empêche pas le volte-face deux ans plus tard : fraichement élu président de la République, Emmanuel Macron soutient la vente du groupe français à l’Allemand Siemens en prétendant bâtir un « airbus du rail ». Mais la commission européenne met un terme à ce projet en février 2019 pour éviter une position monopolistique. L’arroseur arrosé.

Juin 2018 : General Electric, qui avait assorti l’acquisition d’Alstom énergie d’une promesse de création de 1000 emplois en France, annonce finalement que cet engagement ne sera pas honoré. Le gouvernement de M. Macron répond qu’il restera « vigilant » !

Printemps 2019 : Prétextant un effondrement du marché des turbines à gaz, le groupe américain décide d’une restructuration et programme les annonces pour le 30 avril, qu’il repoussera à deux reprises, sous la houlette du nouveau directeur général qui vient d’être nommé et qui n’est autre que l’ancien conseiller d’Emmanuel Macron au ministère des finances, Hugh Bailey… Ultime arrogance, la suppression des 1050 emplois intervient tranquillement 48 heures après un scrutin européen décisif pour le parti du président.

Un tel scénario relève du thriller hollywoodien. Comment un chef d’Etat a pu couvrir, encourager, justifier, organiser un tel désastre ? A chaque étape, à chaque échelon des chaines de décision, Emmanuel Macron n’a pas seulement laissé faire, il a agi de façon délibérée en bradant des technologies décisives (et l’ensemble des brevets) pour notre indépendance nationale : les turbines Arabelle qui équipent nos centrales nucléaires, le propulseur du porte avion Charles de Gaulle ou encore les turbines de nos quatre sous-marins nucléaires sont désormais sous bannière américaine !

Aujourd’hui, le plan de licenciement dans la division Gas Power de GE est assorti de mensonges éhontés. D’une part, GE a enregistré en 2018 le plus grand nombre de commandes de turbines à gaz. D’autre part, la consommation de gaz dans le monde ne cesse d’augmenter. De surcroit, la complémentarité de ces turbines avec les énergies renouvelables est attestée. Enfin et surtout, les activités produites à Belfort ne sont pas, contrairement à la communication officielle du groupe, supprimées, mais relocalisées pour partie aux Etats-Unis et délocalisées en Inde, au Mexique et en Hongrie.

Dans cette affaire, les intérêts des salariés du site et ceux de la Nation se confondent.

Pour les salariés comme pour la Nation toute entière, le président de la République a aujourd’hui le devoir de mobiliser tous les moyens de l’Etat pour réparer les fautes qui procèdent de sa responsabilité personnelle.

Tribune publiée dans Marianne que vous pouvez retrouver ici.

Le Mouvement Républicain et Citoyen

I Publié le Jeudi 23 Mai 2019 par Mouvement Républicain et Citoyen

Mots-clés : Européennes 2019

Communiqué de Jean-Luc Laurent


Élection européenne du 26 mai 2019 : 10 bonnes raisons de voter pour la liste conduite par Manon Aubry
Le Mouvement Républicain et Citoyen et La Gauche Républicaine et Socialiste font campagne avec la France Insoumise pour la liste de rassemblement menée par Manon Aubry.

Notre soutien est le fruit d’une convergence sur les idées et les orientations. Voici les 10 bonnes raisons de voter pour la liste conduite par Manon Aubry sur laquelle sont présents quatre candidats de la Gauche Républicaine et Socialiste : Emmanuel Maurel , Catherine Coutard , Elisabeth Jutel et Anthony Gratacos.


1 • Les élections européennes doivent être un référendum anti-Macron, car toute victoire d’En Marche serait un blanc-seing donné à la politique libérale et mortifère d’Emmanuel Macron quand elle ne consiste pas purement et simplement dans l’application des « recommandations » de la commission européenne.

2 • La liste menée par Manon Aubry est LA liste de rassemblement qui est à l'image de la France et regroupe des personnalités de la société civile, des communistes, des
écologistes, de socialistes ou chevènementistes unis autour d’un même programme. Il ne suffit pas de parler de façon incantatoire d’Unité pour au bout du compte, multiplier les listes. Le rassemblement ne peut se réussir qu’avec une exigence de présenter à nos concitoyens une vision cohérente et des équipes qui les défendront sans défaillir.

3 • L'Union européenne avec sa politique austéritaire et ultra-libérale, est la véritable responsable de la colère populaire en France qui s’est manifestée dans le mouvement des Gilets Jaunes soutenu par une très forte majorité de citoyens.

4 • Le programme que nous défendons est le seul à avoir comme boussole la souveraineté populaire, l’autre nom de la démocratie. A l’opposé de l’actuel Président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker pour lequel « la démocratie s’arrête là où commencent les traités européens », nous pensons que les choix démocratiques doivent s’imposer aux traités. Ces élections européennes seront l’occasion pour toutes celles et ceux ayant voté NON au référendum de 2005 d'affirmer leur exigence de démocratie.

5 • Nous militons pour une "Europe européenne". Nous nous opposons au projet chimérique et hypocrite d’une Europe de la Défense. Car l'Union européenne qui n'a pas de politique diplomatique commune, ne peut se doter d'une défense commune.
Commençons par construire enfin une Europe européenne et engageons la rupture avec l'accord militaire interventionniste et expansionniste qu'est l'OTAN. La sortie de l’OTAN est la condition de notre indépendance stratégique et militaire. De même, face à l'idée qui se développe en Allemagne de mutualisation avec l'Union européenne du siège de la France à l'ONU, nous affirmons que la France ne doit pas céder son siège de membre permanent ni son droit de veto au conseil de sécurité de l'ONU.

6 • Nous nous opposons aux privatisations en série de notre patrimoine public décidées en application du dogme de la « concurrence libre et non faussée » inscrit dans les traités européens. Nous devons agir au sein de l’Union Européenne pour sauver notre patrimoine commun. Nous récusons la privatisation des barrages hydroélectriques qui produit 12% des énergies renouvelables de notre pays.

7 • Nous nous opposons au retour du TAFTA zombie qui revient désormais, comme un mauvais film d’horreur, hanter les débats européens. Un nouveau traité de libre échange avec les Etats-Unis sera bientôt négocié et il faudra des députés de combat pour dire à nouveau non ! Nous voulons une Europe qui cesse d'accompagner la mondialisation libérale.

8 • Nous nous opposons à la règle des 3% de déficit autorisé, carcan budgétaire austéritaire qui empêche toute politique de redistribution et de transformation sociale. Face aux tartuffes, dénoncer les traités européens est une nécessité vitale !

9 • De même face à l’urgence climatique, des investissements colossaux sont impératifs pour engager enfin la transition écologique et l’objectif de 100% d’énergie décarbonnée : fin du monde, fin du mois : même combat !

10 • Nous nous opposons au mirage confortable de l’Europe sociale à 27, il faut le dire, ceux qui prétendent pouvoir « changer » l’Europe sans rompre avec les traités sont des bonimenteurs !

Dimanche 26 mai 2019
- disons stop à la politique d'Emmanuel Macron !
- choisissons une autre Europe !
- votons pour la liste conduite par Manon Aubry.

Le Mouvement Républicain et Citoyen

I Publié le Jeudi 16 Mai 2019 par Mouvement Républicain et Citoyen


Communiqué vidéo de Jean-Luc Laurent



Le Mouvement Républicain et Citoyen

I Publié le Lundi 13 Mai 2019 par Mouvement Républicain et Citoyen

Mots-clés : Européennes 2019

Un plan de licenciement massif est prévu sur le site General Electric (ancien Alstom) de Belfort, retrouvez la réaction de Bastien Faudot au sujet de ce scandale emblématique de l'abandon de notre politique industrielle.


Point Politique et Populaire de Bastien Faudot
Bastien Faudot, conseiller départemental de Belfort et animateur national de la GRS revient pour ce 6e POP, sur le plan de licenciement imminent chez General Electric, en pleine restructuration mondiale, soumise aux aléas du marché de l’énergie et aux exigences exorbitantes de ses actionnaires qui, voulant toujours plus de rendement, s’attaquent à l’outil industriel.
Le site de Belfort se trouve dans l’œil du cyclone de cette restructuration. Le plan de licenciement a été reporté deux fois : nous sommes en pleine campagne pour les élections européennes, et les Français savent qu’Emmanuel Macron est le responsable de l’absorption pure et simple de la branche énergie d’Alstom par General Electric, du temps où il était ministre de l’économie.
 
Un scandale emblématique de l’abandon de l’Etat français de son outil industriel encouragé par la Commission européenne, qui permet de rappeler un point essentiel : les traités européens empêchent les aides d’état. L’Etat ne peut monter au capital d’une entreprise pour la sauver. Les élections européennes sont l’occasion d’envoyer un message politique à Emmanuel Macron : nous avons fait le choix, à la GRS avec la France insoumise, d’obéir à la volonté populaire, même quand celle-ci implique de désobéir aux traités.

Retrouvez la vidéo sur la chaîne youtube de la Gauche Républicaine et Socialiste

Le Mouvement Républicain et Citoyen

I Publié le Dimanche 12 Mai 2019 par Mouvement Républicain et Citoyen

Mots-clés : Européennes 2019

Retrouvez l'appel lancé par la Gauche Républicaine et Socialiste, auquel le MRC s'associe pour soutenir la liste France Insoumise aux élections européennes.


Texte de l'appel

"Les traités européens qui se sont empilés depuis plus de 30 ans fonctionnent exclusivement selon une logique libérale et austéritaire. Cette orientation impacte lourdement nos collectivités et leurs habitants.
 

Le carcan des 3% de déficit a entraîné des baisses drastiques de dotations de l’Etat pour les collectivités (moins 10 milliards entre 2012 et 2017 !), réduisant considérablement leurs budgets au détriment des habitants, des investissements d’avenir et de l’entretien des équipements et infrastructures de proximité.
 

La « concurrence libre et non faussée » a affaibli les services publics et rompu l’égalité républicaine dans de nombreux territoires. Partout la compétition accroît les inégalités, particulièrement dans les banlieues et les territoires ruraux.
Le dumping fiscal et social a favorisé les délocalisations qui privent nos concitoyens de leurs emplois et contribuent à désindustrialiser et dévitaliser notre pays.
 

L’injonction des institutions européennes à la constitution des grandes régions et des métropoles a éloigné les habitants de leurs élus et affaibli leurs capacités à agir dans les territoires ruraux et périurbains.


Alors que nous aurions pu attendre des politiques fortes pour la transition écologique et un nouveau mode de développement, l’Union européenne maintient une politique agricole productiviste et chimique. Elle reste inféodée au capitalisme financier qui mène l’humanité à la catastrophe écologique et sociale.
 

Il est désormais clair que nous ne répondrons pas aux attentes de nos concitoyens sans rompre avec les traités de l’Union Européenne.


Face aux lobbies, aux multinationales et à la technostructure euro-libérale, nous avons besoin d’eurodéputés de combat au Parlement européen, pour défendre l’intérêt général, la souveraineté populaire, le progrès social et la transition écologique.

C’est pourquoi nous, élus locaux, appelons à voter aux élections européennes du 26 mai 2019 pour une Europe enfin au service des peuples !"


Pour signer l'appel, rendez-vous ici

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