07/02/2019
ActualitésI Publié le Mercredi 3 Octobre 2012 par Jean-Luc Laurent
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Discours de Jean-Luc Laurent, Président du Mouvement Républicain et Citoyen et député du Val-de-Marne, prononcé à l’occasion du débat général précédant l’examen par l’Assemblée Nationale du traité TSCG et de la loi organique dite de « la règle d’or », mardi 2 octobre 2012.
Monsieur le Président de l'Assemblée Nationale,
Monsieur le Premier Ministre, Mes chers collègues, La crise de l'Euro dure et...j'ai une mauvaise nouvelle elle risque de durer encore. Je parle ici au nom des trois députés du Mouvement Républicain et Citoyen, parti politique qui s'est constitué, en 1992 avec le référendum sur le traité de Maastricht qui a décidé la création de la monnaie unique. Je vous prie de bien vouloir excuser notre constance mais derrière les fables qui nous sont servies sur les cigales et les fourmis, les méritants et les indisciplinés, les bons et les mauvais élèves de la Bundesbank, ceux qui ont besoin de coups de règle d'or sur les doigts et ceux qui reçoivent des bons points de la Commission, nous discernons la validité de nos thèses. Dix années de monnaie unique ne les ont pas émoussées et nous sommes convaincus qu'il n'y aura pas de vingtième anniversaire de l'Euro tel qu’il a été conçu. Les défauts constitutifs de la monnaie unique ne sont pas réductibles car c'est le concept même de monnaie unique qui est inadaptée à la diversité humaine, géographique, démographique, économique et politique de l'Europe. Face à l'alternative posée au départ entre monnaie unique et monnaie commune, nous défendons toujours la monnaie commune qui est la monnaie du réel, la monnaie du projet commun et de solidarités construites autour des nations qui sont les briques de base de la démocratie. Mais nous ne sommes pas des incendiaires. Nous ne nous réjouissons pas de l'incendie dans la maison euro. Incendie dont la crise des dettes publiques est la fumée mais dont le foyer réside dans le concept même de la monnaie unique et le creusement des différences de compétitivité. Quand le doigt montre le déficit public et le ratio « dette sur PIB », nous regardons les déséquilibres des balances commerciales et des balances des paiements car là se trouve le foyer de la crise. L'Euro était inadapté. L'extension à l'échelle de l'Europe de la politique de la Bundesbank était particulièrement inadaptée à une Europe hétérogène. Dix années de monnaie unique n'ont fait qu'aggraver le problème avec des stratégies nationales singulières d'adaptation à la contrainte monétaire et le chloroforme de taux d'intérêt faibles ou nuls. Le déclenchement de la crise financière a dit la vérité de ces dix années d'illusoires convergences. Nous ne sommes pas des incendiaires et c'est pourquoi, Monsieur le Premier Ministre, nous sommes à vos côtés dans cette majorité présidentielle pour redresser la France dans la justice et changer l’Europe. Les parlementaires du Mouvement Républicain et Citoyen ne voteront ni le traité ni la loi organique qui instaure la « règle d'or », parce que nous sommes attachés à la souveraineté populaire. Le débat, comme vous l’avez dit M.le Premier Ministre, est utile. Ce débat européen est trop souvent confisqué par les impératifs de ceux qui nous demandent de toujours dire « oui ». Notre pays est trop profondément engagé dans la construction européenne depuis 50 ans pour que le débat européen soit confisqué dans un choix binaire entre un oui et un non. D’autant que la gauche c’est le débat, et ce débat sur la construction européenne, traverse la gauche depuis longtemps. Dans ce débat, notre non est constructif ; notre non est positif car s’il prend acte de l’absence de renégociation, il porte aussi l’exigence de la réorientation européenne. Nous ne voterons pas le traité car comme le dit l'accord signé par le MRC et le Parti Socialiste le 9 mars 2012, le traité est « inacceptable ». Le Président de la République a eu une parole forte, il a dit que le traité serait « renégocié » et « complété ». Renégocié, il ne l'a pas été. Il ne le sera pas. Complété, il a commencé à l'être lors du Sommet européen du 28 juin. Il devra l'être plus fortement pour faire plus que compenser la logique mortifère de l'austérité hérité de l'époque qu’on a qualifié de « Merkozy ». Il faut développer une politique de croissance en Europe par une politique active de la Banque Centrale, par une politique de change qui réduise la surévaluation de l’euro, par de grands investissements mutualisés et par la relance salariale dans les pays qui le peuvent, et je dirais même, dans les pays qui le doivent, car la monnaie unique, puisqu'elle est là, crée des solidarités dans les deux sens: les fourmis doivent des comptes aux cigales. Le Président de la République a pris les choses en main le 28 juin. Nous mesurons la difficulté de l'exercice et nous ne cédons pas à la facilité de l'accabler mais nous voulons au contraire lui donner du temps. Nos partenaires européens sont peu commodes et les interlocuteurs formés dans le moule technocratique et libéral de Bruxelles sont légion. La route sera longue. Les choses changent en Europe. Doucement. Les annonces du président de la Banque Centrale Européenne cet été ont été suivies du lancement, début septembre, du programme O-M-T qui nous a été en partie vendu comme une révolution...et qu'il nous faut regarder pour ce qu'il est : une rustine. Un geste positif qui éloigne un peu plus la BCE de son modèle, la BuBA. Mais un geste limité. Un geste qui conditionne l’aide de la BCE à des plans d’ajustement stricts. Le pacte de croissance obtenu le 28 juin est un bon début. Les annonces doivent être concrétisées par la mobilisation effective des 120 milliards issus des fonds structurels et de la Banque Européenne d'Investissement. La taxe sur les transactions financières dont le principe est arrêté, doit maintenant être créée. Monsieur le Premier Ministre, faites nous crédit de nous regarder non comme des eurosceptiques, des réfractaires ou des traine-savates archaïques. Nous ne sommes pas l'arrière-garde. Monsieur le Premier Ministre, nous sommes à l'avant-garde de l'euroréalisme. Dans la difficulté, beaucoup de voix plaident pour le fédéralisme, le grand saut fédéral...nous craignons que le document dit des « 4 présidents » attendu pour l'automne, pousse dans ce sens. Le Président Barroso a prononcé récemment un discours où il plaide dans ce sens. Tout cela illustre une fois de plus ce que les théoriciens de la construction européenne appellent le spill-over. On crée un outil, la monnaie unique, et il fabrique du fédéralisme. On nous dit que puisque nous avons une monnaie unique, il nous faut nécessairement un Ministre des Finances européen qui fasse et défasse les budgets nationaux au détriment de parlements nationaux souverains et puisque nous avons une monnaie unique, il nous faudrait un président de la Commission élu au suffrage universel direct comme le suggère Angela Merkel. Ce spill-over, ce débordement, n’est jamais que le nom sophistiqué de la fuite en avant. Ceux qui ont fait de la randonnée une fois savent que parfois, il est plus raisonnable de revenir à la bifurcation et de prendre la bonne route que de s’entêter à avancer dans la mauvaise direction. Le Président de la République a commencé à changer la donne en Europe, et d’abord en rompant le tête-à-tête entre la France et l’Allemagne et en tendant la main à l’Espagne et l’Italie. Le Président de la République a compris que la France était un pays du nord et du sud, une passerelle. C'est notre force et cela nous donne une responsabilité spécifique en Europe. Nous avons besoin désormais d’une réorientation de l’Europe qui appelle une nouvelle construction politique. Le référendum de 2005 nous l'a appris, l'Europe meurt de ces bricolages fonctionnels, de la fuite en avant. Les peuples crient, il faut les entendre. Les politiques d'austérité aggravent cette situation et font peser sur l’Union Européenne une menace politique réelle. Je vais faire une faute qu'un jeune parlementaire peut se permettre. Je vais doublement préjuger du résultat. Mardi, le traité sera ratifié. Sans nos voix, sans d'autres voix à gauche, il sera voté. Mais je suis convaincu également qu'il ne sera pas appliqué. Le traité sera voté comme le dernier article d'une période révolue, comme un mauvais héritage. Monsieur le Premier Ministre, nous comptons sur vous pour que la donne change en Europe, pour le retour du réalisme, politique et économique, pour le retour des peuples, ceux qui revendiquent aujourd'hui dans les rues comme ceux qui rentre la tête dans les épaules en espérant que tout va bien se passer. Pour que la donne change en Europe, vous pouvez compter sur nous et nous comptons sur vous. ActualitésI Publié le Mardi 2 Octobre 2012 par MRC
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Dépêche AFP, lundi 1er octobre, 19h30.
Les trois députés du MRC (Mouvement républicain et citoyen), fondé par Jean-Pierre Chevènement, ne voteront pas la ratification du traité budgétaire européen, pas plus que la loi organique sur sa mise en oeuvre, a indiqué lundi le président de ce parti, Jean-Luc Laurent.
"Le traité rédigé à la va-vite cet hiver est l'héritage de la période précédente et le fruit d'une négociation entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel. Il n'a pas été renégocié et n'offre comme perspective que la récession généralisée et un corset budgétaire sous le contrôle de la Commission européenne", écrit dans un communiqué M. Laurent, député (apparenté socialiste) du Val-de-Marne. "Il est urgent de réorienter l'Europe. Le président Hollande y travaille depuis son élection. Le conseil européen de juin a permis des premières avancées, il faut qu'elles soient confirmées et amplifiées. C'est maintenant l'Europe concrète de la ré-industrialisation, de l'investissement et de l'emploi qui doit l'emporter sur le mécano institutionnel et la fuite en avant fédéraliste", poursuit-il. Selon lui, "la mutation de l'euro actuel en simple monnaie commune reste la seule perspective d'évolution sérieuse pour sortir de la crise actuelle". Jean-Luc Laurent et les deux autres députés MRC, Marie-Françoise Bechtel (Aisne) et Christian Hutin (Nord) disposent au sein du groupe SRC (socialiste, républicain et citoyen) auquel ils sont apparentés, de la "liberté d'expression et de vote", précise le communiqué. Communiqué de presse de Jean-Luc Laurent, Président du Mouvement Républicain et Citoyen et député du Val-de-Marne, lundi 1er octobre 2012.
Les trois députés du Mouvement Républicain et Citoyen n’approuveront ni la ratification du traité TSCG ni la loi organique dite de « la règle d’or ».
Le traité rédigé à la va-vite cet hiver est l’héritage de la période précédente et le fruit d’une négociation entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel. Il n’a pas été renégocié et n’offre comme perspective que la récession généralisée et un corset budgétaire sous le contrôle de la Commission Européenne. La délibération et la souveraineté sont nécessaires à la démocratie; ce traité illustre une nouvelle étape de cette construction européenne à bout de souffle. Il est urgent de réorienter l’Europe. Le président Hollande y travaille depuis son élection. Le conseil européen de juin a permis des premières avancées, il faut qu’elles soient confirmées et amplifiées. C’est maintenant l’Europe concrète de la ré-industrialisation, de l’investissement et de l’emploi qui doit l’emporter sur le mécano institutionnel et la fuite en avant fédéraliste. Depuis sa création en 1992, le Mouvement Républicain et Citoyen porte un diagnostic constant à l’égard d’une monnaie unique qu’il juge inadaptée aux réalités européennes. La mutation de l’Euro en simple monnaie commune reste la seule perspective d’évolution sérieuse pour sortir de la crise actuelle. ActualitésI Publié le Jeudi 20 Septembre 2012 par Bruno Moschetto
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Intervention de Bruno Moschetto, délégué national du MRC aux questions économiques internationales et professeur d’économie à HEC, lors de la table ronde "Quelle politique industrielle et fiscale pour renouer avec la croissance?" tenue à l'Université d'été de Belfort, samedi 15 septembre 2012.ActualitésI Publié le Lundi 17 Septembre 2012 par Jean-Luc Laurent
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Discours de clôture de Jean-Luc Laurent lors de l'Université d’été du Mouvement Républicain et Citoyen à Belfort, dimanche 16 septembre 2012.
Citoyens, citoyennes,
Il me revient le redoutable honneur de conclure nos travaux, de donner le mot de la fin – fin provisoire – alors même que nos discussions d’hier comme de ce matin, ont souligné la gravité de la crise qui est largement devant nous et l’immensité de la tâche politique que nous avons le devoir d'accomplir pour redresser la France. Ce mot de la fin provisoire, ce propos d’étape sera précédé de deux séries de remerciements. En votre nom à tous : - Merci à Bastien Faudot pour l’organisation de cette université et de la formation des jeunes, merci à Jean-Marc Nicolle, Béatrice Desmartin et Catherine Coutard qui ont organisé la formation des élus ; - Merci à Christian Proust, Maurice Schwartz et René Remy et à travers eux à tous nos camarades belfortains qui ont rendu possible cette étape dans cette ville que nous aimons tant et qui nous permet de nous ressourcer à nouveau. - Ici, nous savons que depuis 40 ans, grâce à l'action de Jean-Pierre Chevènement, cette ville et le Territoire de Belfort ont su par l'articulation de l'action locale et de l'intervention nationale de l'Etat, être au service des citoyens. A l'heure de l'impérieuse nécessité de la réindustrialisation, il est utile de prendre appui sur l'expérience de Belfort et du Techn'hom pour savoir résister et donner un avenir au monde du travail et aux jeunes - Merci à nos invités et à nos intervenants qui nous ont fait part de leurs analyses et de leurs réflexions pour stimuler ce qui doit nourrir notre action - Merci aux représentants des partis de gauche qui nous ont fait l'amitié de leur présence |
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