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I Publié le Mercredi 20 Septembre 2023 par Mouvement Républicain et Citoyen

Mots-clés : intersyndicale

Le MRC soutient et appelle à se mobiliser à l'appel de l'intersyndicale le 13 octobre 2023 plutôt que de participer à la marche du 23 septembre.


Le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) ne participera pas à la marche du 23 septembre 2023 et affirme son engagement ferme contre le racisme et les violences policières.

La marche du 23 septembre est, sous couvert de bonnes intentions, animée par une volonté politique de s’opposer frontalement à la police et de véhiculer l’idée d’un prétendu racisme d’Etat contraire à l’esprit républicain. Cette manifestation va à l’encontre de la fidélité du MRC aux valeurs républicaines, à l'unité et au rassemblement.

Le MRC est pleinement engagé dans la lutte contre les discriminations et les violences sociales. C'est pourquoi il rejoint et soutient la mobilisation à l'appel de l'intersyndicale le 13 octobre 2023.

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I Publié le Lundi 28 Août 2023 par

Mots-clés : abaya laïcité

L’annonce du ministre de l’éducation nationale d’interdiction du port de l'abaya à l'école était une nécessité.

Les chefs d’établissements et les professeurs ne pouvaient pas rester seuls face au développement constaté du port de ces tenues qui constituent l’affirmation d’une appartenance religieuse.

L’Ecole de la République ne peut pas être le lieu d’expression des distinctions religieuses. Elle doit être plus que jamais mobilisée pour la transmission des savoirs pour préparer les futurs citoyens.

Cette interdiction nationale permet aussi de sortir de l’ambiguïté actuelle qui laissait la décision aux chefs d’établissements scolaires, établissement par établissement, ce qui créait une règle à géométrie variable et donc de l’inégalité. Cette nouvelle règle nationale, qui n’a que trop tardé à être prise, découle de la loi de 2004 qui indique que « dans les écoles, les collèges et les lycées publics, le port de signes ou tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse est interdit ».

C’est une bonne nouvelle pour renforcer la laïcité et l’égalité dans tous les établissements scolaires.

Jean-Luc LAURENT
Président du MRC
Le 8 juin 2023 est devenu un point majeur de fixation de l’actualité démocratique et sociale car il offre l’opportunité à tous ceux qui s’opposent à la contre-réforme des retraites de reprendre l’initiative sur le plan parlementaire et en terme de mobilisation sociale.

Le 8 juin sera en effet débattu à l'Assemblée nationale un texte du groupe parlementaire Libertés, indépendants, outre-mer et territoires (Liot) dont l’objectif est de rétablir l'âge légal de départ à la retraite à 62 ans.

L’intersyndicale a, en ce qui la concerne, choisi de placer la 14e journée de mobilisation unitaire le 6 juin, deux jours avant la discussion parlementaire, sans occulter les initiatives syndicales pour des rassemblements le 8 juin.

Confronté à ces enjeux, et au risque d’être en difficulté à l’Assemblée en plus d’être toujours contesté par la mobilisation populaire, le gouvernement a cherché à brouiller les cartes et les responsabilités.

Élisabeth Borne s’autorise à considérer la proposition de loi rétablissant l’âge légal à 62 ans comme "inconstitutionnelle" ; il ne revient pourtant pas à la Première ministre de juger de la constitutionnalité d'une proposition de loi parlementaire : c’est le Conseil constitutionnel qui exerce le contrôle de constitutionnalité des lois.

Tandis que le groupe Liot veut, par son initiative législative, "offrir une porte de sortie à cette crise démocratique", la Première ministre considère aussi cette proposition comme "un manque de respect vis-à-vis des Français" : de tels propos, totalement décalés, apparaissent comme une vaine tentative de reporter sur d’autres la propre image que porte le gouvernement à cause de sa manière de faire. Pour rappel, après un débat contraint, le report de l’âge légal de la retraite à 64 ans n'a pas été voté en séance plénière à l'Assemblée nationale, le gouvernement est passé en force par le 49.3, les syndicats unanimes dans leur opposition n'ont pas eu l'occasion de voir débattre des propositions qu'ils ont mises sur la table.

Maintenant, puisque la proposition Liot – suite aux débats en commission des Affaires sociales où ont agi ceux qui voulaient dépouiller le texte de sa portée – serait à ce stade présentée sans l'article qui abrogeait le recul de l'âge à 64 ans, des députés vont être de ce fait conduits à devoir porter des amendements pour réintroduire en séance l’âge légal à 62 ans.

Le gouvernement et ses soutiens s’enferrent dans une posture de pompiers-pyromanes dont les conséquences plongent les Français dans une situation de défiance rarement connue. Pourtant, nos concitoyens s’affirment avec constance très majoritairement opposés à cette réforme des retraites, et après des mois de mobilisation, continuent à s’engager. Dans ce contexte, se mobiliser pour défendre et rétablir un meilleur fonctionnement démocratique est une nécessité qui s’ajoute à celles de la mobilisation sociale.

Le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) a toujours soutenu l’intersyndicale ainsi que les différentes mobilisations depuis le début du mouvement et appelle ses militants, ses sympathisants, les Français attachés à la République sociale, à participer à la mobilisation et aux cortèges à l’initiative de l’intersyndicale en France, le 6 juin prochain.

Paul RÜMLER, Secrétaire national à la Communication
Serge MAUPOUET, Secrétaire national aux Solidarités, en concertation avec le Groupe de Travail du MRC aux Solidarités

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I Publié le Vendredi 2 Juin 2023 par Mouvement Républicain et Citoyen

Mots-clés : sncf transports

Sous le coup d’une enquête de la Commission européenne, après annulation d’une partie de sa dette en 2019, la filiale privée de la SNCF va devoir céder 30 % de ses activités à ses concurrents.


La SNCF, l’un des principaux acteurs du transport ferroviaire en France, a donc annoncé récemment la liquidation de sa branche fret. Sans même attendre les conclusions de l’enquête, le gouvernement a renoncé à défendre le service public du fret en actant la liquidation. Cette décision a provoqué des réactions très vives et suscité des inquiétudes chez les syndicats quant à l’avenir du transport ferroviaire de marchandises dans le pays.

Quelles sont les raisons de cette liquidation, ses conséquences potentielles et les défis auxquels le secteur du fret ferroviaire est confronté ?

Cette liquidation aura des conséquences significatives sur le transport ferroviaire de marchandises en France : la suppression de nombreux emplois dans le secteur avec un impact sur les travailleurs et leurs familles (500 emplois supprimés), mais aussi la forte réduction de la part du rail dans le transport de marchandises, augmentant ainsi la dépendance à l’égard des autres modes de transport moins durables sur le plan environnemental et donc sur un report modal vers la route avec d‘avantage d’émission de gaz à effet de serre, à rebours du nouveau plan présenté dernièrement par la président de la République.

Une politique ferroviaire de marchandise est indispensable pour répondre aux enjeux climatiques et de réduction des gaz à effet de serre. Or, depuis une vingtaine d'années, démantelant toute volonté de développer une politique ambitieuse de transport ferroviaire de marchandises, la France ne dispose pas d'infrastructures et d'ingénierie capables de proposer une alternative au transport routier de marchandises. Au contraire, la part de fret ferroviaire n'a cessé de baisser pour ne représenter que 13 %. Les multiples volte-face de l'État sur la ligne des primeurs de Perpignan à Rungis en sont une triste illustration…

La liquidation du fret SNCF est un événement marquant pour le transport ferroviaire de marchandises en France et met en évidence les défis auxquels est confronté le secteur du fret ferroviaire en général. Cela souligne les difficultés et l’appel à une réflexion approfondie sur les mesures à prendre pour revitaliser l’activité. Pour rester compétitif, il est essentiel de développer des infrastructure modernes et efficaces, d’améliorer la connectivité avec les autres modes de transport, de réduire les coûts de fonctionnement et de renforcer la productivité.

Pour cela plusieurs solutions :
  • Promouvoir la coopération entre les acteurs du secteur, y compris les compagnies ferroviaires, les opérateurs logistiques et les autorités publiques ;
  • Développer des partenariats avec d’autres pays européens afin de faciliter les échanges transfrontaliers ;
  • Investir dans les infrastructures et les technologies innovantes pour contribuer à rendre le fret ferroviaire plus compétitif et durable.
Nous ne pouvons que, comme nous l'avions craint et dénoncé depuis plusieurs années, constater le désastre de cette logique qui déporte les responsabilités des acteurs publics élus entre les mains d'une Union européenne dogmatique, soumise à la seule logique du marché.

L'union européenne, fer de lance de la mondialisation des services par le démantèlement des services publics, démontre une fois de plus son incapacité à répondre aux véritable enjeux environnementaux et d'aménagement du territoire.

Aujourd'hui, l'État, incapable de porter cette ambition, se couche de nouveau devant les exigences de Bruxelles et s'apprête à accentuer le démantèlement de Fret SNCF.

Le Mouvement Républicain et Citoyen se bat pour une véritable politique publique ferroviaire, tant de voyageurs que de marchandises, et apporte son totale soutien aux syndicats unis de la SNCF Fret contre les projets du gouvernement dictés par Bruxelles.

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I Publié le Jeudi 1 Juin 2023 par Mouvement Républicain et Citoyen

Mots-clés : industrie latecoere

Nous avions évoqué le cas de cette entreprise en février dernier comme un exemple concret de la réelle volonté de réindustrialiser notre pays par le gouvernement d'Emmanuel Macron.

Il est urgent de structurer une filière aérostructure en Europe ou à tout le moins en France afin de donner
non seulement une visibilité industrielle de ce secteur, mais également de préserver emploi et compétences comme axe stratégique de la nécessaire réindustrialisation.

Latécoère était donc un exercice pratique de convergence entre discours politique et actions opérationnelles à mener.

En lieu et place de défendre notre industrie, le gouvernement a choisi d'apporter un soutien aux propriétaires de Latécoère, le fonds d'investissement Searchlight Capital Partners immatriculée aux îles Caïmans.

Qu'a donc annoncé le Comité Interministériel de Restructuration Industrielle (CIRI) ?
• L’effacement de 60 % des prêts garantis par l'État (PGE) soit 128 M€,
• L’effacement de l’intégralité des 55 M€ d'emprunts contractés par la BEI,
• Le remboursement des 90 M€ de PGE restants repoussés à 2027,
• Le maintien du plan industriel proposé par LATECOERE en février dernier soit la suppression en France de 150 emplois dans l’aérostructure.

On peut comprendre qu’une politique volontariste en matière industrielle puisse passer par des aménagements financiers favorables à l’entreprise mais a minima ces aménagements ont l’obligation de s’effectuer dans le cadre d’une politique stratégique industrielle claire et en vue d’améliorer emploi et activité économique de l’entité aidée.

En ce qui concerne Latécoère, sous actionnariat du fonds d’investissement, les résultats et les intentions auraient dû alerter le gouvernement :
• Effectif France de Latécoère passant de 2360 salariés en 2016 à 1385 en 2022 sans compter les 150 emplois prévus en 2023.
• Vente du site historique pour réaliser une opération immobilière de plus de 25 M€, achat avec aides publiques pour le site de Montredon (Toulouse) pour construire « l’Usine du Futur », mais revendre ensuite à un pool bancaire pour 21 M€,
• En parallèle d’avoir récupéré une large trésorerie par la vente des actifs immobiliers et surtout l’octroi de 208 millions d’€ de PGE, Latécoère achète dans le même temps pour 180 M€ des entreprises américaines et canadiennes.

Perte d’emplois, financement public de soutien à cette entreprise pour racheter des entreprises étrangères et délocaliser l’emploi vers ces dernières, ce scandale montre l’incapacité du gouvernement à mettre en place une politique industrielle de long terme et de jouer son rôle d’État stratège dans un des secteurs essentiels de notre économie.

Télécharger le communiqué du MRC Haute-Garonne, février 2023 :


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Président du MRC
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