07/02/2019
ActualitésI Publié le Mercredi 29 Mai 2013Communiqué de Marie-Françoise Bechtel, 1ere-vice présidente du MRC, Députée de l'Aisne, mercredi 29 mai 2013.
Le Premier ministre a présenté aujourd’hui devant l’Assemblée nationale le Livre blanc de la défense. C’est un effort significatif qui est consenti dans un contexte budgétaire difficile. Le poids de notre budget de la défense est à la fois considérable et nécessaire pour maintenir notre rang dans le monde, comme le montrent les opérations au Mali. Il convient de ne pas sacrifier l’outil nucléaire, et de ce point de vue les propositions du Livre blanc sont équilibrées.
Toutefois, à l’heure où le Premier ministre en appelle à une « synergie européenne », on ne peut que s’interroger sur sa faisabilité à court terme, au moment où la solidarité européenne en matière de défense fait largement défaut. Les opérations au Mali le montrent. Dans l’attente de cet horizon plus ou moins réaliste, le vrai problème est ailleurs. La France consent à un effort de défense bien supérieur à celui des autres Etats membres soumis comme elle à la règle du déficit des 3%. Il serait donc équitable de retirer du calcul européen du déficit cet effort sans commune mesure qui contribue à la sécurité des autres peuples d’Europe. Une telle rectification des calculs européens serait en harmonie avec la proposition faite par les membres du PSE au Parlement européen, qui vont encore plus loin puisqu’ils souhaitent retirer tous les investissements productifs du calcul des déficits. Question d'actualité de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, à Pierre Moscovici, mardi 28 mai 2013.
Ma question s’adresse à M. le ministre de l’économie et des finances.
Le projet de création d’une taxe sur les transactions financières – la « taxe Tobin européenne » – a connu une avancée majeure. Malgré les oppositions importantes de certains États membres, Grande-Bretagne en tête, et la virulence des lobbies de la finance, l’Union européenne, ayant constaté l’impossibilité d’avancer ensemble à vingt-sept, a pu ouvrir la voie – sans que les oppositions soient suffisantes pour bloquer le projet – à une coopération renforcée à onze. En effet, la Commission européenne a déposé un projet de directive qui prévoit la taxation des actions, des obligations et des produits dérivés tout en s’assurant de son effectivité, face au risque de délocalisation, par le double principe d’émission et de résidence. La taxe Tobin, mes chers collègues, on en parlait beaucoup depuis des années ; on a même fait mine, à une époque, de la créer. À présent, on la fait. ActualitésI Publié le Dimanche 26 Mai 2013Marie-Françoise Bechtel, députée de l'Aisne, première vice-présidente du MRC, participait à l'émission Du grain à moudre sur France Culture sur le thème suivant : "Gouvernement économique européen: chiche ?", mercredi 22 mai 2013. Le podcast est disponible ci-dessous.
Thème : "Gouvernement économique européen: chiche ?"
Invités :
ActualitésI Publié le Samedi 25 Mai 2013Note de lecture de "Porte à porte, reconquérir la démocratie sur le terrain" de Guillaume Liegey, Arthur Muller et Vincent Pons (Calmann-Lévy, avril 2013), par Julien Landfried, secrétaire national du Mouvement Républicain et Citoyen, parue sur le Huffington Post, le 23 mai 2013.
Il pourrait paraître anachronique voire cynique d'aborder les questions de stratégies électorales alors que la France sort à peine de l'élection présidentielle de 2012 et que le pays vit une situation économique particulièrement difficile.
Pourtant, il faut lire l'essai de Guillaume Liegey, Arthur Muller et Vincent Pons intitulé "Porte à porte, reconquérir la démocratie sur le terrain" (Calmann-Lévy, avril 2013) qui est l'un des premiers ouvrages de vulgarisation à se pencher sur le sujet en France. Les trois auteurs ont suivi de près la campagne de Barack Obama en 2008 et ont été les organisateurs de la campagne massive de porte-à-porte de François Hollande au printemps de l'année dernière, où cinq millions de portes ont été frappées. Nourris des derniers développements des sciences sociales et politiques américaines, ils tordent le cou à un certain nombre d'idées reçues qui circulent chez les commentateurs de la vie politique française. Non, une élection ne se gagne pas toujours "au centre" auprès des indécis ou des électeurs de l'autre camp. Non, l'abstention n'est pas une fatalité, elle peut être réduite par toute une série d'actions que le gouvernement ou les partis peuvent mettre en œuvre. Oui, il existe encore de vraies marges de progression dans l'exercice concret de la démocratie. ActualitésI Publié le Vendredi 24 Mai 2013Marie-Françoise Bechtel, Députée de l'Aisne, s'exprimait à la tribune de l'Assemblée nationale dans le cadre de la discussion générale du projet de loi "Enseignement supérieur et recherche", mercredi 22 mai 2013. Voici la vidéo ainsi que le texte de son intervention.
Monsieur le président,
Madame la ministre, Monsieur le président de la commission, Monsieur le rapporteur, l’Université française souffre d’un paradoxe historique : héritière d’une tradition ancienne et brillante, celle dont la Sorbonne porte encore haut et fort dans le monde entier la renommée, elle peut avoir, depuis quelques décennies au moins, le sentiment d’être en déclin. Six ans après la loi LRU, le malaise persiste. L’Université garde le sentiment d’être la mal aimée d’un système d’enseignement supérieur qui l’oblige à accueillir massivement là où les grandes écoles, renforcées par la montée de la professionnalisation et le besoin de sécurité des débouchés, filtrent et sélectionnent leurs étudiants. Que faire pour que ce paradoxe cesse d’être une maladie chronique ? Faut-il en croire les regards portés sur notre université tels celui de l’OCDE – mais on peut aussi penser au désormais fameux, quoique boiteux, « classement de Shanghai » ? Ils ont contribué à acclimater un diagnostic ambigu : c’est l’idée que les États doivent viser une qualité de niveau international pour leurs systèmes éducatifs afin d’assurer une croissance économique à long terme. Cette idée, juste en elle-même, s’est dévoyée dans un effet de mode qui décrète un peu rapidement que la formation pour la formation serait le gage, le nec plus ultra du retour à la prospérité. Nous devrions pourtant savoir aujourd’hui que cette idée néolibérale fait bon marché d’une contrainte essentielle, celle de la tension sur le marché de l’emploi : pas de formation utile sans débouchés et pas de débouchés sans la condition nécessaire d’une formation adaptée. |
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