Discours de Jean-Luc Laurent, Secrétaire national à l’organisation du MRC, Université d’été de Belfort, 6 septembre 2008.


Jean-Luc Laurent
Jean-Luc Laurent
En guise d’introduction, je souhaite, naturellement, remercier Etienne Butzbach, Maurice Schwartz et toute l’équipe du MRC du Territoire de Belfort pour la qualité de l’accueil et de l’organisation dont ils nous gratifient pour ce week-end de réflexion collective.

D’entrée, je souhaite vous confesser une chose : pour le militant chevènementiste que je suis– c’est une appellation d’origine contrôlée ! – venir à Belfort produit toujours des sensations particulières et nous procure à tous, un réel plaisir. Pour ma part, je puis témoigner, avec une objectivité qu’aucun d’entre vous ici ne saurait contester, que cette ville a évolué de manière remarquable, de manière exemplaire, sous l’impulsion de Jean-Pierre Chevènement. En déambulant aujourd’hui le long des quais colorés de la Savoureuse, nous n’imaginons plus le chemin qui nous sépare de la ville de garnison austère d’autrefois. Pourtant ce destin n’était en rien acquis. Belfort a connu la crise industrielle et une mutation économique et sociale qui aurait pu s’avérer fatale.

Accueillant ce week-end l’université d’été du MRC, Belfort atteste aujourd’hui encore qu’elle n’a rien perdu de son caractère d’insoumission et de résistance ! Disons-le sans abuser d’immodestie, notre mouvement demeure, à bien des égards, le Vauban de la gauche. Un rempart contre la bien-pensance qui imagine pouvoir s’affranchir de la plus noble des conquêtes politiques : la République.

Nous ne saurions pourtant nous satisfaire de nos capacités défensives. Le thème que nous avons choisi d’explorer ensemble pour les deux jours à venir nous invite à passer à l’offensive : « L’état de la gauche et les perspectives de sa refondation » : voilà un programme ambitieux dans le contexte de disette doctrinale dans lequel la gauche se trouve enlisée.

Convenons-en, le thème de nos réflexions se trouve singulièrement en phase avec l’actualité. Quand on voit ce qu’on voit et qu’on entend ce qu’on entend, je me dis qu’on a raison de penser ce qu’on pense. Face aux petites phrases, aux oppositions pavloviennes, aux intrigues de coulisses, aux coalitions improbables, le peuple se trouve orphelin d’une gauche solide, sérieuse, proposant une alternative. il faut calmer les esprits, gagner en sérénité, prendre de la hauteur. Pour mémoire, un sacre, fut-il célébré à Reims, n’offre aucune garantie à long terme… Pour Charles X, le règne ne dura pas longtemps avant que ne surviennent les Trois Glorieuses.

Lorsque la gauche aura enfin pris conscience qu’il est désormais urgent d’articuler la pensée et l’action, nous aurons fait un grand pas vers la refondation de la gauche. Nous ne pouvons plus faire l’impasse sur une analyse globale de la réalité économique, sociale, géopolitique qui nous entoure. Les calculs de boutique permettent parfois d’assurer l’alternance et de faire illusion, mais c’est la pensée qui prépare de manière opérante le changement et le rend possible !

Nous aurons l’occasion de le constater encore ce week-end, à l’Ouest – il ne vous a pas échappé que j’évoquais Royan – rien de nouveau ! La confusion et l’inconséquence se disputent les premiers rôles. Au-delà des péripéties parfois grotesques, souvent préoccupantes, qui caractérisent la pratique du pouvoir du Président Sarkozy, l’orientation politique qu’il prescrit pour notre pays est alarmante. Au moment précis où s’effondrent un à un les dogmes libéraux qui ont précipité le monde dans la crise que nous connaissons aujourd’hui, le locataire de l’Elysée a multiplié les décisions contradictoires et les annonces incompatibles : l’Atlantisme triomphal de son début de mandat vient de se détourner sur le chemin de Damas, la diplomatie des Droits de l’Homme reçoit en grande pompe le leader libyen, le Président du pouvoir d’achat est devenu celui de la vie chère, le logiciel prétendument républicain du candidat entérine la reconnaissance dans langues régionales dans la Constitution, l’europhile intrépide croise régulièrement l’Europe du commissaire Mandelson, le libéral décomplexé nomme désormais les directeurs des radios et de la télévision publique. A chaque fois, le Président, armé de son verbe péremptoire, vient de rencontrer la réalité. Dans ce théâtre d’ombres, Ubu roi a trouvé son successeur.

Ne voit-on pas le risque qu’il y a, là, droit devant nous ? Lorsque le plus habile des faiseurs, le plus inconséquent des illusionnistes, en aura terminé avec son narcissisme, que restera-t-il, dans l’imaginaire du peuple, de la dignité de la fonction d’élu ? Que restera-t-il de la puissance symbolique d’une République que le premier d’entre nous aura pipolisé, et au final, profondément déshonoré ?

A gauche, il nous revient de reprendre la barre, d’étudier la carte et de définir un cap. Nous ne pouvons pas nous satisfaire de réagir au coup par coup et de naviguer à vue au fil de l’eau. Le scandale de la privatisation de la Poste par exemple doit nous inviter à comprendre la genèse d’une telle capitulation. Comment, et pourquoi en sommes-nous arrivés là ? L’abandon des services publics procède de choix politiques dont la gauche ne peut raisonnablement se désolidariser pour la simple et bonne raison qu’elle y participa plus qu’à son tour. Du « ni… ni… » des années 80 aux directives européennes sur les services publics, ne voit-on pas les liens par lesquels la gauche établie s’est assujettie ? C’est de cette servitude intellectuelle dont nous devons nous défaire.

Un autre exemple, lui aussi révélateur, lui aussi criant d’actualité. Je veux parler du Revenu de Solidarité Active (ou RSA pour les plus familiers). Le Parti Socialiste et le Parti Communiste ont choisi de condamner bruyamment cette mesure annoncée la semaine dernière par Nicolas Sarkozy. C’est omettre lourdement que ce dispositif était inscrit dans le projet de la candidate socialiste il y a à peine plus d’un an… . Est-ce véritablement le choix politique qui se trouve contesté ou bien sa provenance ?

Pour construire le projet de demain, nous devons collectivement aider la gauche à se concentrer sur l’essentiel : bâtir une réflexion, une idéologie sérieuse qui soit en phase avec ses principes originels aujourd’hui désertés, et en phase avec les problématiques de notre temps.

Pour ce qui nous concerne, le Mouvement Républicain et Citoyen a engagé un cycle nouveau depuis le Congrès du Kremlin-Bicêtre. Depuis, beaucoup de choses se sont déjà passées : la nouvelle direction est au travail. En témoignent le nouveau site internet, la refonte du journal Citoyen militant, les textes élaborés par le Secrétariat National et bien entendu, le nouveau siège national près de la gare de Lyon dans lequel nous pourrons nous installer dans quelques semaines. Nous sommes au travail. nous ne sommes pas en capacité de nous satisfaire d’avoir, je le crois, défini le corpus idéologique le plus complet, le plus juste, le plus pertinent. Au-delà, nous sommes contraints de constater que notre discours n’est pas entendu, écouté, identifié avec force. Soyons lucides et humbles : le réel nous a donné raison, mais nous sommes souvent les seuls à le savoir ! Nous devons apprendre à nous faire connaître et à diffuser nos idées. Le peuple a besoin de nous.

Je veux porter ici un message d’espoir. Nous ne sommes pas seuls. Réjouissons-nous, puisque la mode semble être revenue aux apprentissages fondamentaux à l’école. Le temps est donc venu pour la gauche de retrouver sa grammaire, ses fondamentaux ! Jules Michelet écrivait en 1847 : « L’esprit de la Révolution, […] en lui seulement la France eut conscience d’elle-même. Dans tout moment de défaillance où nous semblons nous oublier, c’est là que nous devons nous chercher, nous ressaisir. »

Se ressaisir, se ressourcer, voilà l’enjeu aujourd’hui. Pour cela, nous devons mobiliser notre énergie pour comprendre le monde et proposer aux citoyens Français le projet dont nous avons besoin. Si j’évoque à dessein cette référence à la Révolution Française, c’est parce que, pour tout Républicain, elle demeure le phare qui permet de se retrouver au milieu de la tempête. Oui, Michelet a raison, nous devons aujourd’hui encore, puiser et nous inspirer de nos aînés. Non pas pour transposer en bloc des solutions d’hier, mais pour prendre la mesure de l’état d’urgence dans laquelle notre République se trouve aujourd’hui. Il suffit de lire et de relire les discours des grands orateurs et parlementaires de la phase révolutionnaire pour être saisi d’une chose : l’urgence pour eux ne se réduisait pas à des affaires d’appareil ou de casting. L’urgence, c’était la pensée, le débat fécond, la polémique utile. La gauche doit apprendre à parler et à penser en philosophe, en philosophe du peuple. Puisse cette Université d’Eté contribuer à la réflexion, c’est ainsi que nous serons utiles à la gauche et à la France !
Le projet de loi relatif au Grenelle de l’environnement rappelle les engagements des chefs d’Etat de l’Union Européenne en matière de lutte contre le changement climatique : le 3 fois 20 :
-20% de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
-20% d’augmentation de l’efficacité énergétique.
-20% d’augmentation des énergies renouvelables.

Réduire de 20% les émissions de gaz à effet de serre est le seul des trois engagements qui a un véritable impact écologique. L’augmentation inéluctable des prix du gaz et du pétrole aura une incidence qui devrait permettre d’être plus exigeant vis-à-vis de cet engagement, car il représentera une véritable taxe carbone. Mais imposer 20% d’énergie renouvelable, en France, n’est pas un objectif écologiquement intéressant contrairement à d’autres pays. Toujours en France, l’utilisation des énergies renouvelables pour la production d’électricité, n’est intéressante ni pour le climat, ni pour l’indépendance énergétique. Ce n’est pas le cas pour les pays qui utilisent les ressources fossiles pour cette production. Dans ces pays, chaque kWh produit par de l’énergie renouvelable réduit automatiquement les émissions de CO2. L’Union devrait se donner un seul objectif, celui de diminuer ses rejets de gaz à effet de serre, et laisser la liberté aux pays membres d’améliorer l’efficacité énergétique ou de recourir aux énergies renouvelables pour atteindre cet objectif. Pourquoi demander à tous les pays le même pourcentage de réduction ? Il est plus équitable et plus efficace de moduler ce pourcentage en fonction des rejets actuels par habitant de chaque pays, afin d’arriver, à terme, à un rejet uniforme pour chaque Européen.

L’Union devrait avoir une politique d’approvisionnement énergétique en développant avec les pays producteurs des contrats à longs termes, basés sur des collaborations durables. Une telle politique serait profitable à l’ensemble des pays qui la compose.

Il est clair que le souci de protéger le climat sera promoteur du vecteur électricité, à condition que le mode de production ne fasse pas appel aux énergies fossiles carbonées. Le nucléaire doit jouer un rôle important dans la réduction des gaz à effet de serre. Il faudra à terme passer à la génération IV pour obtenir la durabilité de ce type de production. L’effort de recherche et développement doit se poursuivre.

Le transport collectif doit être développé, mais les Français sont attachés à leur voiture. Pour accompagner ce changement, il faut promouvoir les transports collectifs comme alternative à la voiture et prévoir un moyen de transport individuel propre et durable. La voiture hybride est donc intéressante pour les déplacements urbains et périurbains. Elle doit être développée et améliorée ; la voiture hybride rechargeable ou la voiture tout électrique, dans un pays où l’électricité est produite sans gaz à effet de serre, est le moyen de déplacement individuel le plus économique et le plus écologique.

Pour le chauffage des habitations et des bureaux, il faut étudier la possibilité de développer des réseaux de chaleur où la source ne produirait pas de gaz à effet de serre. Là, les énergies renouvelables (solaire thermique…) d’une part, et l’énergie nucléaire (pompe à chaleur…) d’autre part, peuvent apporter chacune des solutions complémentaires.

Enfin l’État, en termes d’aménagement du territoire, doit dans ses directives prendre en compte les problèmes énergétiques et en particulier s’efforcer de rapprocher les lieux de vie des lieux de travail.
En conclusion, au moins trois choix énergétiques sont possibles, ayant des conséquences différentes. Le premier est de continuer à consommer les énergies fossiles, c’est un choix de développement non durable. Le deuxième consiste à n’utiliser que des énergies renouvelables, c’est un choix de « non développement », mais durable. Le troisième est de ne rien négliger : ni les énergies renouvelables, ni la gestion raisonnable de l’énergie afin d’en réduire la consommation, ni l’indispensable développement de l’énergie nucléaire.

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I Publié le Jeudi 4 Septembre 2008 par MRC

Mots-clés : éducation

Aujourd’hui, l’Ecole publique ne tient plus pleinement son rôle d’institution majeure de l’Etat républicain, dont la mission est de donner à chaque élève, futur citoyen, les clés de sa liberté, grâce à une solide maîtrise du savoir. Pour la redresser et la refonder, il faudrait faire le pari de la qualité, et mettre l’accent tout à la fois sur le travail, l’exigence et l’implication forte de l’Etat.


Les tropismes libéraux de la droite ruinent les quelques velléités de redressement. La gauche, attachée historiquement à l’Ecole, doit refuser les dérives inspirées par une idéologie libérale-libertaire, à l’œuvre depuis plus de trente ans dans le domaine pédagogique, comme sur des structures marquées de plus en plus par la concurrence et le marché.

Avec cette rentrée 2008, la politique Sarkozy-Darcos avance masquée : au delà des mots qui rappellent les grands principes et peuvent être marqués par le bon sens, c’est globalement un grave affaiblissement de l’école républicaine qui est engagé.

Quel jugement porter sur les principales mesures mises en œuvre ou annoncées ?


1- Pour l’école primaire
Le MRC est depuis longtemps partisan de programmes simples, structurés, rigoureux, qui redonnent toute leur place à une solide progressivité des apprentissages.
Les nouveaux programmes, qui mettent l’accent sur les apprentissages fondamentaux (l’orthographe, la grammaire, la rédaction, le calcul opératoire, …) et le recours à des exercices plus systématiques et à la mémoire, comportent des éléments positifs. Des bases solides ne sont en rien contradictoires avec le développement de la compréhension et de l’esprit critique des élèves.
En revanche, quand Darcos, poussé par la volonté de Sarkozy de réduire le nombre de fonctionnaires, décide de supprimer deux heures hebdomadaires pour les élèves en fermant les écoles le samedi matin, c’est une faute grave contre l’école primaire. Ce n’est pas en travaillant moins que les élèves amélioreront leurs résultats.
L’aide personnalisée instituée pour les élèves en difficulté, qui justifie cette réduction selon le ministre, est bienvenue, mais elle aurait dû être financée tout en maintenant pour tous les élèves l'horaire ancien.
C’est, sur ce point, une véritable régression scolaire qui va entrainer l'amenuisement de l’enseignement dans de nombreuses disciplines.


2- Dans l’enseignement secondaire
Nous sommes partisans d’accroître le rôle des dispositifs de soutien. La généralisation de « l’accompagnement éducatif » pour les élèves volontaires, dans les collèges, et les stages de soutien initiés dans les lycées vont dans le bon sens.
En revanche, le projet de réforme du lycée vise à réduire, là aussi, le nombre d’heures de cours donnés aux élèves par des professeurs qualifiés, pour faire des économies massives de postes.
Et cela, au prix d’un mensonge pour le primaire, comme pour le secondaire : la France n’est pas le pays où les horaires annuels des élèves sont les plus élevés d’Europe. Elle est simplement dans une bonne moyenne. Notre école va donc régresser.
Le ministre Darcos veut faire le « lycée light » qu’Allègre avait tenté d’imposer. Allègement des connaissances acquises, allègement de l’encadrement professoral, seront le résultat de cette réforme si elle aboutit.

3- Au niveau des personnels
Les conditions d’enseignement vont souvent être rendues plus difficiles, du fait des 11 200 suppressions de postes en septembre 2008 et des 13 500 prévues pour 2009. Le ministère s’oriente aussi vers une utilisation accrue des heures supplémentaires et plus gravement, vers l’appel à des vacataires de droit privé. Ainsi, le noyau dur des professeurs fonctionnaires, au statut protecteur, pourra progressivement être déstabilisé (la Poste a connu sur plusieurs années une telle évolution).
L’annonce brusque et succincte, par Nicolas Sarkozy, d’une réforme de la formation des enseignants, fait craindre le pire.
Certes, le contenu de la formation dans les IUFM nécessite de profonds changements. Le MRC est critique sur toute forme de « pensée unique » sur le plan pédagogique, orientation qui est loin d’ailleurs d’avoir montré son efficacité. Toutes les conceptions et méthodes doivent être enseignées aux futurs professeurs afin qu'ils puissent exercer leur liberté pédagogique.
Mais le projet vise, là aussi pour réaliser des économies importantes de postes, à liquider toute formation professionnelle sérieuse, derrière l’affichage trompeur d’un recrutement au niveau du Master.


4- Enfin, le principe de « concurrence » va davantage s’appliquer dans l’enseignement :
L’autonomie renforcée des établissements que souhaite Nicolas Sarkozy, alliée à la marche accélérée en cette rentrée 2008 vers la suppression totale de la carte scolaire, vont encore accroître la concurrence et les inégalités entre les établissements scolaires puisque le gouvernement n'a pas pris les mesures permettant d'améliorer la qualité des établissements en difficulté et d'accroitre résolument le brassage social.
Déjà, un rapport de l’Inspection générale, montre que les mesures prises à la rentrée 2007 ont contribué à faire régresser la mixité sociale. Les plus pauvres, les plus démunis culturellement et financièrement seront assignés à leur territoire-ghetto et se retrouveront entre eux, avec très peu d’espoir de réussite et d’élévation sociale.
La détérioration de la situation de certains établissements publics, notamment dans les quartiers difficiles, favorise auprès des familles la concurrence des établissements privés de plus en plus attractifs, et de fait, favorisés par la politique du gouvernement qui porte atteinte à l’école publique.

Au total, les mesures mises en œuvre ou annoncées en cette rentrée de septembre 2008, demandent explications et convictions, pour montrer les contradictions et les enjeux. Derrière des mots rassurants, malgré quelques mesures acceptables, l’essentiel est inspiré par une conception libérale de l’Ecole, une dérive accentuée à l’anglo-saxonne, avec des écoles à plusieurs vitesses.

Le combat pour une école républicaine est plus que jamais d’actualité.

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I Publié le Mercredi 3 Septembre 2008 par MRC


Dépêche AFP, mercredi 3 septembre 2008, 13h37.


Pétition commune PS, PCF, MRC, PRG contre la privatisation de la Poste
Les leaders des partis de la gauche François Hollande (PS), Marie-George Buffet (PCF), Jean-Pierre Chevènement (MRC) et Jean-Michel Baylet (PRG) ont décidé mercredi de lancer une pétition commune contre la privatisation de la Poste.

La rencontre a eu lieu au siège du PS, dans le cadre du "Comité de liaison de la gauche", en l'absence des Verts qui préféraient un "débat de fond".

François Hollande, premier secrétaire du PS, veut néanmoins "que les Verts soient pleinement associés aux décisions".

"Nous avons décidé trois choses, a-t-il résumé : réunion chaque mois à rythme régulier, avec réunion préparatoire; préparation d'un Forum, en octobre, avec pour thème "l'alternative politique dans la nouvelle phase de la mondialisation" et un sur le "progrès". Par ailleurs, sortira en fin de semaine "une pétition commune contre la privatisation de la Poste, sur le projet de loi tel qu'il nous est présenté", en liaison avec les syndicats et collectifs.

"Il faut qu'on lève des millions de signatures par rapport à un mauvais projet qui aboutirait à retirer la présence des services publics sur le territoire", assure le député de Corrèze.

Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF, s'est en outre réjouie que "beaucoup de responsables de gauche vont se retrouver à la Fête de L'Humanité la semaine prochaine".

Pour Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de Gauche (PRG) qui avait voté en juillet la réforme de la Constitution, à la différence de la gauche, "nous sommes des partis différents" mais "les uns, les autres respectueux des positions de chacun". "La question est de montrer que nous sommes tous réunis pour une véritable alternative au pouvoir actuel", a-t-il dit.

Pour Jean-Pierre Chevènement, cette réunion a été "cordiale et constructive", notamment sur la "dangereuse privatisation" de la Poste.

Sur le RSA, également abordé, "nous sommes avec les radicaux de gauche relativement ouverts, plutôt pour un vote positif, pour une mesure qui va quand même dans le bon sens. Le PS a une position réservée", a observé M. Chevènement.

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I Publié le Lundi 1 Septembre 2008 par MRC


Voici le programme final de l'université d'été du Mouvement Républicain et Citoyen qui se tient les 6 et 7 septembre à Belfort sur le thème : l'état de la gauche et les perspectives de sa refondation.


Université d'été : le programme final
Le programme est téléchargeable ci-dessous au format PDF.
mrc_ue_prog.pdf mrc-ue-prog.pdf  (196.91 Ko)
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