Le Mouvement Républicain et Citoyen

I Publié le Samedi 16 Mars 2019 par Mouvement Républicain et Citoyen


Billet de Jean-Luc Laurent


Algérie : ne pas rester sourd à la jeunesse et aux citoyens en mouvement !
J’adresse ma solidarité aux Algériens qui manifestent pacifiquement leur soif de démocratie et leur demande de partage des richesses et des pouvoirs.

L’histoire entre la France et l’Algérie, les liens qui existent entre nos deux nations indépendantes et amies ne laissent pas indifférents les citoyens algériens vivants en France et les citoyens français qu’ils soient ou pas issus de l’immigration. Respectueux de la souveraineté de l’Algérie et soucieux de la stabilité du bassin méditerranéen, et parce que je suis attaché à ce beau pays que je connais depuis des années, je pense que l’Etat algérien doit entendre le désespoir des manifestants et l’inquiétude de sa jeunesse.

Confronté au chômage de masse et aux difficultés sociales, le pouvoir ne peut rester sourd à l’expression puissante des jeunes et des citoyens en mouvement. L’Algérie doit apporter les solutions pour redonner confiance au peuple et particulièrement à sa jeunesse qui représente près de la moitié de la population et a besoin de perspectives d’avenir.

Le Mouvement Républicain et Citoyen

I Publié le Vendredi 15 Mars 2019 par Mouvement Républicain et Citoyen


Billet de Jean-Luc Laurent


Taxe GAFAM : un impôt symbolique très insuffisant.

L’annonce de la création d’une taxe GAFAM en France par le gouvernement est une bonne nouvelle ... en apparence.

Dans un premier temps le gouvernement a eu la même réponse que ses prédécesseurs à l’égard de la création d’une taxe sur les transactions financières : il ne fallait pas agir seul mais au niveau de l’Europe. Résultat : au lieu de mettre en place une imposition significative en France sans attendre la décision de l’Europe avec la TSF, on en a parlé régulièrement pendant 5 ans durant le précédent quinquennat pour rien. Cette expérience a montré que c’était une stratégie dilatoire qui a renvoyé à plus tard la création de cet impôt.

Face à la pression des citoyens qui portent l’exigence d’égalité devant l’impôt, le gouvernement a fini par annoncer la création d’une taxe sur les GAFAM qui est symbolique en réduisant de la moitié la base des activités qui seront imposées et donc le montant des impôts.

 

L’élargissement de la base imposable de ces entreprises pour leurs activités en France comme le propose Marie-Noëlle Lienemann et la Gauche Républicaine et Socialiste est une nécessité. La mise en place d’une imposition des GAFAM serait une mesure de justice fiscale à l’égard de tous les citoyens mais aussi des entreprises et particulièrement des PME.


Le Mouvement Républicain et Citoyen

I Publié le Vendredi 15 Février 2019 par Mouvement Républicain et Citoyen


Appel à participer aux rassemblements contre l'antisémitisme mardi 19 février dans toute la France
Le MRC et la Gauche Républicaine et Socialiste (GRS) appellent à participer aux manifestations et rassemblement du mardi 19 février qui auront lieu sur l'ensemble du territoire à l'appel des partis politiques.

Pour les franciliens, un rassemblement est prévu mardi à Paris place de la République à 19h. Nous appelons les militants sincères, républicains de conviction à s'y rendre massivement.

Vous trouverez ci-dessous le communiqué publié par la Gauche Républicaine et Socialiste s'associant à l'appel "ça suffit !"

 

Le Mouvement Républicain et Citoyen

I Publié le Vendredi 15 Février 2019 par Mouvement Républicain et Citoyen


Dans une tribune au « Monde », le secrétaire national du MRC, économiste, estime que la crise actuelle doit pousser les pays européens à fixer une cible d’inflation à 5 % et à opérer une « mutation monétaire ».


"Tribune. De la Libération jusqu’en 1958, l’économie française présentait les caractéristiques suivantes : un fort taux de croissance, un quasi plein emploi et une inflation à deux chiffres. La balance commerciale systématiquement déficitaire conduisait à procéder à des dévaluations compétitives.

Pendant la première décennie de la Ve République, les grands équilibres économiques étaient maîtrisés et l’inflation avait été réduite sous les présidences de De Gaulle et Pompidou. Mais elle se manifesta de nouveau sous celle de Giscard d’Estaing, pour bondir à 15 % en 1981. Un tel taux érodait la valeur de la monnaie, permettant à un accédant à la propriété immobilière de voir le montant de sa dette inchangé en valeur nominale mais en fait réduite en valeur relative de 50 % au bout de trois ans puisque les revenus des salariés étaient automatiquement indexés sur l’inflation.

Pour mettre un terme à celle-ci, notre pays s’est engagé depuis 1983 dans un cycle ininterrompu de désinflation compétitive, appliquée par tous les ministres de l’économie qui se sont succédé depuis Pierre Bérégovoy jusqu’à Edmond Alphandery. En 1992, la politique de désinflation compétitive avait porté ses fruits : l’inflation était significativement réduite et notre commerce extérieur, redevenu excédentaire du fait de la compétitivité de nos prix, permettait d’initier une politique de l’offre aussi bien au plan externe qu’interne.
Mais le sauvetage de la monnaie ne s’est pas fait sans conséquences. La réduction du taux d’inflation entraine – selon la courbe de Phillips – un accroissement corrélatif du taux de chômage. Ainsi est apparu un premier clivage entre ceux qui ont un emploi et ceux qui n’en n’ont pas.

L’émergence de deux nations

En luttant vigoureusement contre l’inflation, le choix a été fait de protéger les détenteurs d’avoirs monétaires devenus stables et attractifs, au détriment de ceux qui ne bénéficient plus de l’érosion de leur endettement. Ainsi est apparu un deuxième clivage, entre les seniors et les juniors cette fois. « Une inflation à 5 % se traduit aussi par un accroissement en valeur du prix de tous les biens et services, et par là, du montant du PIB de 100 milliards d’euros »

L’addition de ces deux clivages a contribué à la formation de deux nations, ainsi que le stigmatisait déjà Benjamin Disraeli dans son ouvrage Sybil and the Two Nations (1845). En France, à l’heure actuelle coexistent deux nations : au centre, des ménages très riches ; dans les métropoles et à la périphérie rurale, des territoires très pauvres. Comment en sortir ?

En remplaçant la politique de l’offre par une politique de la demande. Une dynamique politique de la demande nécessite de financer celle-ci par le déficit ou l’inflation. Ainsi, Olivier Blanchard, alors chef économiste du FMI, avait conseillé il y a déjà plus de cinq ans à Mario Draghi [président de la banque centrale européenne (BCE)] de porter la cible d’inflation de la BCE de 2 % à 5 %. Un retour à une inflation maîtrisée entraînerait une augmentation de l’ensemble des revenus et une relance de la croissance, certes financée par une augmentation du déficit public ou par la création monétaire.

La France, avec une dette de 2 000 milliards d’euros et un PIB de 2 000 milliards d’euros, connaît un taux d’endettement de 100 %. Avec une inflation de 5 %, sa dette de 2 000 millards serait réduite en valeur relative à 1 900 milliards et le taux d’endettement passerait à 95 %. Mais cette façon statistique et statique de voir les choses doit être complétée par une vision plus dynamique de celles-ci. Une inflation à 5 % se traduit aussi par un accroissement en valeur du prix de tous les biens et services, et par là, du montant du PIB de 100 milliards d’euros.

Cette somme peut servir à financer un déficit de même ampleur, soit une marge de manœuvre équivalente à dix fois celle concédée par le pouvoir pour tenter de calmer les revendications des « gilets jaunes ». La dette réduite en valeur relative à 1 900 milliards et majorée d’un déficit de 100 milliards donne à nouveau un taux d’endettement de 100 %. Mais en « sacrifiant » ainsi la monnaie, on contribue à sauver l’économie…

Rejet des contraintes européennes

Certains objecteront qu’une telle relance de la demande par l’inflation entraînerait corrélativement une augmentation des importations. Une telle hypothèse n’est recevable qu’en partie. Dans des économies avancées telles que la nôtre, la formation du PIB résulte à hauteur de 70 % de la production des services et à hauteur de 30 % des biens. Mais comme les services ne font pratiquement pas l’objet d’échanges extérieurs, seuls les échanges de biens contribuent à la détérioration de la balance commerciale d’une façon limitée.

L’adoption de cette « autre politique » nécessite le rejet des contraintes européennes issues des traités de Maastricht, d’Amsterdam et de Bruxelles. Un tel rejet impliquerait de transformer notre monnaie unique, l’euro, en monnaie commune, l’euro-franc. L’euro serait toujours notre monnaie telle que définie par l’article 1 de notre Code monétaire et financier : « L’euro est la monnaie de la France. » Mais cette mutation monétaire ne se traduirait pas par un accroissement de nos dettes publiques ou privées à l’égard des résidents ou des non-résidents, toujours libellées en euros, et ne nécessiterait pas un contrôle des changes puisque notre monnaie fluctuerait librement par rapport à ses pareilles.

Cette mutation monétaire a été reprise par Joseph Stiglitz dans son ouvrage, L’Euro : comment la monnaie unique menace l’avenir de l’Europe ? (LLL, 2016). Cette mutation monétaire que nous préconisons est une option. Elle devrait être une ardente obligation pour les Etats de la zone euro qui souhaitent mettre un terme à la crise profonde que nous traversons. Au moment où la croissance ralentit partout en Europe mais aussi aux Etats-Unis et surtout en Chine, il faut choisir plus que jamais d’appliquer enfin une politique de la demande en lieu et place d’une politique de l’offre."
 
 

Le Mouvement Républicain et Citoyen

I Publié le Samedi 9 Février 2019 par Mouvement Républicain et Citoyen


Retrouvez la tribune signée par Jean-Luc Laurent avec Jean-Luc Mélenchon , Emmanuel Maurel, Bastien Faudot, Marie-Noëlle Liennemann, Eric Coquerel , Danielle Simonnet, Younous Omarjee , Mathilde Panot et les députés de la France Insoumise.


Tribune : La France doit rester indépendante et s’engager pour une issue diplomatique au Venezuela.

"TRIBUNE - L’heure est grave au Venezuela. Ce pays traverse la crise économique, sociale, politique et démocratique la plus dramatique de son histoire. Il est désormais menacé à très court terme d’une déflagration dont les conséquences seraient incalculables et déstabilisatrices pour l’Amérique latine, région jusque-là épargnée par les guerres.

Pourtant, dans ce contexte, la diplomatie française s’est de fait alignée par Tweet compulsifs d’Emmanuel Macron sur les positions les plus radicalement agressives promues par les Etats-Unis et leurs quelques alliés latino-américains.

Cet alignement aveugle n’est pas admissible tandis que s’installe en Amérique latine un climat de nouvelle guerre froide. Il faut prendre au sérieux les déclarations de Washington. A la question « les Etats-Unis envisagent-ils une intervention militaire ? » au Venezuela, le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, John Bolton, n’a de cesse de répéter : « Toutes les options sont sur la table. » De fait, les ingrédients sont aujourd’hui réunis pour une escalade qui, si elle n’est pas arrêtée au plus vite, conduira au pire, à la violence, à la guerre civile, à la guerre tout court.
 

L’ingérence ne règle pas les crises


Le Venezuela est prisonnier d’un conflit civil qui a polarisé à l’extrême l’ensemble de la société et altéré l’Etat de droit et la démocratie. Il faudrait se positionner par rapport à une alternative faussement abstraite : faut-il soutenir le camp de Nicolas Maduro ou celui de Juan Guaido ? Faut-il soutenir celui du président constitutionnel mais contesté ou celui du président « par intérim » autoproclamé, dont la légitimité ne provient pas du suffrage universel ? En réalité, la question n’est déjà plus celle-ci. Ce dont il est question désormais, c’est de stopper d’urgence les logiques de surenchère et d’ingérence partisanes activées au nom de la « démocratie » et des droits de l’homme pour servir, in fine, une stratégie de « changement de régime ».

Au Venezuela comme ailleurs, les résultats de cette approche sont connus d’avance. Les crises de cette ampleur, complexes et bloquées, ne se règlent jamais par la force, l’ingérence, l’interventionnisme direct ou indirect. L’histoire de ce premier quart de siècle entamé, de l’Irak à la Libye en passant par la Syrie, ne nous a que trop édifiés quant à cette question. Partout, toujours plus de chaos, de violence, de désordres, et toujours moins de démocratie, de paix et de prospérité.

Dans les circonstances inflammables du Venezuela, reconnaître Juan Guaido comme président « par intérim », comme l’ont précipitamment fait les Etats-Unis et les pays du groupe de Lima [14 pays américains œuvrant pour une sortie pacifique de la crise vénézuélienne], ne peut pas être une solution. Cet adoubement aggrave les problèmes et promeut l’installation d’un système de double légitimité politique insoutenable. Il constitue une négation majeure des principes de base de l’ordre public international. En adoptant cette démarche, la France souscrit à un processus dangereux qui menace en réalité l’intégrité et la souveraineté du Venezuela, ainsi que la stabilité de l’Amérique du Sud. On le connaît notre gouvernement, moins exigeant devant l’Arabie saoudite ou l’Egypte du maréchal Sissi, pour ne citer qu’eux !
 

Nous appelons le gouvernement à changer de voie


Cette option partisane a déjà coupé la France du rôle de médiation pour lequel elle pouvait être attendue et utile. Ainsi la foucade du président de la République a ôté en réalité à notre pays toute possibilité de jouer un rôle réellement indépendant dans la résolution de ce conflit. Pourtant, ni le conseil des affaires étrangères de l’Union européenne, regroupant les ministres des Etats membres, ni le Conseil de sécurité de l’ONU n’ont accepté d’entrer dans cette escalade.

Une représentation de notre gouvernement était annoncée à Montevideo (Uruguay) jeudi 7 février pour la première réunion du groupe de contact international sur le Venezuela, conjointement organisée par l’Uruguay et l’Union européenne, en présence d’une dizaine de pays latino-américains et européens aux positions diverses sur le sujet.

Nous appelons le gouvernement à changer de voie et à y soutenir toutes les positions qui s’exprimeront en faveur d’une solution politique et pacifique au Venezuela strictement respectueuse de la charte des Nations unies. C’est le rôle que devrait avoir, ici comme ailleurs, ladite communauté internationale, qui ne saurait se réduire à la politique du fait accompli imposée par les Etats-Unis et leurs alliés suivistes au rang desquels il faut hélas aujourd’hui compter la France. S’engager pour une issue diplomatique n’est pas une utopie, mais une condition de la paix durable au Venezuela et en Amérique latine.

L’heure est venue de donner toute sa chance à cet agenda. Les divergences d’appréciation sur la politique gouvernementale au Venezuela sont connues. Elles ne peuvent justifier le refus des solutions pacifiques et démocratiques. Que les adversaires de Nicolas Maduro qui se disent amis de la démocratie montrent qu’ils peuvent être solidaires d’un ennemi au nom des principes pour lesquels ils le combattent. La brutalité et la guerre sont toujours les pires options. Il y a toujours le choix. Montrons la voie. Il en va de la crédibilité, de la responsabilité et de l’indépendance de la France sur la scène internationale. Et c’est là notre plus grande force devant les peuples du monde."


Signataires :

Eric Coquerel,
co-coordinateur du Parti de gauche ; Bastien Faudot, animateur national de la Gauche républicaine et socialiste (GRS), conseiller départemental de Belfort ; Jean-Luc Laurent, coordinateur GRS, ancien député, élu du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne) ; Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice (GRS) de Paris ; Emmanuel Maurel, député européen, animateur national de la Gauche républicaine et socialiste ; Jean-Luc Mélenchon, président du groupe La France insoumise à l’Assemblée nationale ; Danielle Simonnet, co-coordinatrice du Parti de gauche ; Younous Omarjee, député européen (L’Union pour les Outremer).

 

Et les députés LFI Ugo Bernalicis, Alexis Corbière, Caroline Fiat, Bastien Lachaud, Michel Larive, Danièle Obono, Mathilde Panot, Loïc Prud’homme, Adrien Quatennens, Jean-Hugues Ratenon, Sabine Rubin, Bénédicte Taurine."

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