Le Mouvement Républicain et Citoyen

I Publié le Dimanche 28 Juillet 2019 par Mouvement Républicain et Citoyen


Le billet de Jean-Luc Laurent, président du MRC, le 28 juillet 2019


L'Université de Rentrée que nous tiendrons avec la Gauche Républicaine et Socialiste et Nos Causes Communes les 7 et 8 septembre sera un rendez-vous politique important auquel je vous appelle à participer. Nous avons choisi de bâtir ces rencontres autour de notre objectif : Pour un nouveau Front Populaire. 

En effet, les résultats des élections européennes reproduisent globalement ceux de l'élection présidentielle avec le duel entre Emmanuel Macron et l'extrême droite. La gauche est à nouveau au plus bas et la droite exsangue. Pour autant, la stratégie macronienne du "en même temps"et du "et de Gauche et de droite" a vécu. Sa politique apparaît clairement comme néolibérale et son parti LREM est un nouveau parti conservateur. 

L'analyse que le MRC a faite de la situation créée par l'élection présidentielle à l'automne 2017 en appelant à la reconstruction de la gauche, est plus que jamais d'actualité. Notre congrès en décembre dernier à confirmé cet objectif et engagé la construction d'une force politique nouvelle pour bâtir la maison de la Gauche républicaine avec la création de la Gauche Républicaine et Socialiste. Notre dernier Conseil national, réuni au mois de juin, a conforté cette orientation. Notre tâche politique consiste maintenant à construire dans les départements et les Communes la GRS pour assurer un maillage territorial dans la perspective des élections municipales puis des élections départementales et régionales. 
Nous savons que le clivage droite/gauche ne s'est pas évaporé. Nous savons aussi que la gauche ne peut se définir comme étant contre la droite. La reconstruction de la gauche nécessite la construction d'un programme avec des analyses et des orientations communes. C'est ainsi qu'on retrouvera la confiance des citoyens. C'est ce travail que nous voulons engager avec notre Université de Rentrée à laquelle je vous encourage à participer.

Retrouvez le programme ici.

Actualités

I Publié le Vendredi 31 Mai 2019 par Mouvement Républicain et Citoyen


Tribune de Bastien Faudot, Emmanuel Maurel, Jean-Luc Laurent et Marie-Noëlle Lienemann


Le Président porte une lourde responsabilité dans la casse sociale et technologique en cours à Belfort. Il a désormais le devoir d’agir pour empêcher la poursuite du démantèlement.

L’ultime épisode du sinistre feuilleton « Alstom – General Electric » est désormais connu : en annonçant mardi 28 mai la suppression de 1050 emplois, pour l’essentiel dans l’entité Gaz de GE, la direction du groupe a confirmé ce que l’intersyndicale du site belfortain redoutait depuis des mois. C’est, pour l’un des principaux bassins industriels français, un séisme d’une ampleur sans précédent, car à ce millier d’emplois, s’ajoute en réalité 750 suppressions de postes qui ont déjà cours, en catimini, notamment dans la sous-traitance interne. Si l’on y ajoute l’ensemble des emplois induits*, c’est au bas mot, 7 à 8.000 familles qui subiront les effets de la restructuration de General Electric, qui signifie en fait une délocalisation massive de la production.

Ce carnage au plan social s’ajoute au gâchis technologique et industriel : la suppression d’activité va demain engendrer une perte de savoir-faire et de métiers pour lesquels la puissance publique a investi en formations, en infrastructures, en recherche. Ce sont des centaines et des centaines d’ingénieurs ou d’ouvriers qualifiés qui vont demain être privés d’emplois, qui vont devoir engager une reconversion, ou déménager pour tenter leur chance ailleurs. C’est une perte de richesse incalculable pour la communauté nationale.

L’affaire Alstom-General Electric vient de loin. Car le discours fataliste des libéraux ne doit pas dissimuler une réalité concrète : la désindustrialisation en France n’est pas une catastrophe naturelle. Elle est le produit de priorités politiques, de choix délibérés en haut lieu qui sont la cause première du désastre social que subissent ceux qui n’ont que leur travail pour vivre. De ce point de vue, le cas Alstom-General Electric est un cas d’école : l’abandon par l’Etat de notre fleuron Alstom a rendu possible la liquidation des emplois chez General Electric.

L’Etat, ici, a un nom : Emmanuel Macron. Car depuis le début de l’affaire, tous les fils mènent à l’actuel président de la République qui a agi avec persévérance… contre nos intérêts nationaux.

Printemps 2014 : le jeune secrétaire général adjoint de l’Elysée s’oppose d’une formule lapidaire à la proposition d’Arnaud Montebourg de nationaliser Alstom pour éviter de brader le groupe au géant américain qui a fait une offre : « On n’est quand même pas au Venezuela ! ». C’est la ligne Macron qui l’emporte à l’Elysée. Cette option satisfait en réalité tous les libéraux, jusqu’au maire LR de Belfort qui applaudit des deux mains.

Avant cela, à l’automne 2013, le même Emmanuel Macron commanditait un rapport secret au cabinet américain A.T. Kearney qui détaille le scénario du démantèlement du groupe français et recommande que Bouygues cède les parts qu’il détient dans Alstom à… General Electric. Devant la commission d’enquête parlementaire, M. Macron ose soutenir pourtant que l’Etat a été « mis devant le fait accompli » ! Dans ce dossier, Alstom et Bouygues ont le même banquier, la maison Rothschild, employeur d’Emmanuel Macron jusqu’en 2012.

4 novembre 2014 : arrivé entretemps à Bercy, Emmanuel Macron signe l’accord du gouvernement pour la cession au groupe américain. La logique du circuit court prévaut : celui qui fut le promoteur de l’opération a eu le privilège de la valider…

28 mai 2015 : le ministre de l’économie se rend à Belfort pour rencontrer les salariés d’Alstom Transport et leur déclare : « Votre activité a une importance stratégique pour la France et sera donc défendue ». Cette déclaration n’empêche pas le volte-face deux ans plus tard : fraichement élu président de la République, Emmanuel Macron soutient la vente du groupe français à l’Allemand Siemens en prétendant bâtir un « airbus du rail ». Mais la commission européenne met un terme à ce projet en février 2019 pour éviter une position monopolistique. L’arroseur arrosé.

Juin 2018 : General Electric, qui avait assorti l’acquisition d’Alstom énergie d’une promesse de création de 1000 emplois en France, annonce finalement que cet engagement ne sera pas honoré. Le gouvernement de M. Macron répond qu’il restera « vigilant » !

Printemps 2019 : Prétextant un effondrement du marché des turbines à gaz, le groupe américain décide d’une restructuration et programme les annonces pour le 30 avril, qu’il repoussera à deux reprises, sous la houlette du nouveau directeur général qui vient d’être nommé et qui n’est autre que l’ancien conseiller d’Emmanuel Macron au ministère des finances, Hugh Bailey… Ultime arrogance, la suppression des 1050 emplois intervient tranquillement 48 heures après un scrutin européen décisif pour le parti du président.

Un tel scénario relève du thriller hollywoodien. Comment un chef d’Etat a pu couvrir, encourager, justifier, organiser un tel désastre ? A chaque étape, à chaque échelon des chaines de décision, Emmanuel Macron n’a pas seulement laissé faire, il a agi de façon délibérée en bradant des technologies décisives (et l’ensemble des brevets) pour notre indépendance nationale : les turbines Arabelle qui équipent nos centrales nucléaires, le propulseur du porte avion Charles de Gaulle ou encore les turbines de nos quatre sous-marins nucléaires sont désormais sous bannière américaine !

Aujourd’hui, le plan de licenciement dans la division Gas Power de GE est assorti de mensonges éhontés. D’une part, GE a enregistré en 2018 le plus grand nombre de commandes de turbines à gaz. D’autre part, la consommation de gaz dans le monde ne cesse d’augmenter. De surcroit, la complémentarité de ces turbines avec les énergies renouvelables est attestée. Enfin et surtout, les activités produites à Belfort ne sont pas, contrairement à la communication officielle du groupe, supprimées, mais relocalisées pour partie aux Etats-Unis et délocalisées en Inde, au Mexique et en Hongrie.

Dans cette affaire, les intérêts des salariés du site et ceux de la Nation se confondent.

Pour les salariés comme pour la Nation toute entière, le président de la République a aujourd’hui le devoir de mobiliser tous les moyens de l’Etat pour réparer les fautes qui procèdent de sa responsabilité personnelle.

Tribune publiée dans Marianne que vous pouvez retrouver ici.

Le Mouvement Républicain et Citoyen

I Publié le Lundi 13 Mai 2019 par Mouvement Républicain et Citoyen

Mots-clés : Européennes 2019

Un plan de licenciement massif est prévu sur le site General Electric (ancien Alstom) de Belfort, retrouvez la réaction de Bastien Faudot au sujet de ce scandale emblématique de l'abandon de notre politique industrielle.


Point Politique et Populaire de Bastien Faudot
Bastien Faudot, conseiller départemental de Belfort et animateur national de la GRS revient pour ce 6e POP, sur le plan de licenciement imminent chez General Electric, en pleine restructuration mondiale, soumise aux aléas du marché de l’énergie et aux exigences exorbitantes de ses actionnaires qui, voulant toujours plus de rendement, s’attaquent à l’outil industriel.
Le site de Belfort se trouve dans l’œil du cyclone de cette restructuration. Le plan de licenciement a été reporté deux fois : nous sommes en pleine campagne pour les élections européennes, et les Français savent qu’Emmanuel Macron est le responsable de l’absorption pure et simple de la branche énergie d’Alstom par General Electric, du temps où il était ministre de l’économie.
 
Un scandale emblématique de l’abandon de l’Etat français de son outil industriel encouragé par la Commission européenne, qui permet de rappeler un point essentiel : les traités européens empêchent les aides d’état. L’Etat ne peut monter au capital d’une entreprise pour la sauver. Les élections européennes sont l’occasion d’envoyer un message politique à Emmanuel Macron : nous avons fait le choix, à la GRS avec la France insoumise, d’obéir à la volonté populaire, même quand celle-ci implique de désobéir aux traités.

Retrouvez la vidéo sur la chaîne youtube de la Gauche Républicaine et Socialiste

Le Mouvement Républicain et Citoyen

I Publié le Mardi 30 Avril 2019 par Mouvement Républicain et Citoyen

Mots-clés : Européennes 2019

Suite aux annonces d'Emmanuel Macron, retrouvez le Point Politique et Populaire de Jean-Luc Laurent, coordinateur national de la GRS et Président du mouvement Républicain et Citoyen


Point Politique et Populaire de Jean-Luc Laurent


Jean-Luc Laurent revient sur les déclarations d’Emmanuel Macron, lors de la conférence de presse d’hier soir : maintien de la suppression de l’ISF, pas d’augmentation du SMIC, pas de prise en compte du vote blanc, retraite par points, allongement de la durée du travail… le Président refuse d’écouter la voix du peuple.

Emmanuel Macron s’obstine à maintenir un cap et nous mène tout droit vers une République privatisée, inégalitaire et antisociale. A l’issue de cette conférence de presse, le pouvoir semble toujours plus vertical et solitaire.

Face à ces déclarations inquiétantes, Jean-Luc Laurent veut redonner un espoir au camp du peuple. Celui de la « fédération populaire » annoncée par Jean-Luc Mélenchon.

En résumé, une mauvaise et une bonne nouvelle. C’est le quatrième épisode de POP.

Retrouvez la vidéo sur la chaîne youtube de la Gauche Républicaine et Socialiste


Le Mouvement Républicain et Citoyen

I Publié le Vendredi 26 Avril 2019 par Mouvement Républicain et Citoyen


Billet de Jean-Luc Laurent, Président du MRC


Personnels en grève, hôpitaux publics en danger !
Je suis solidaire des personnels des hôpitaux. Je tire le signal d’alarme depuis des années sur l’hôpital public qui est victime d’une politique d’austérité et d’une vision comptable qui est imposée par les gouvernements au nom de la réduction des déficits publics et d’une politique de recettes fondée sur la T2A (tarification à l’activité) totalement inadaptée.

Lors de l’examen du budget 2019 qui imposait de nouvelles « mesures d’économies» à l’APHP et aux Hôpitaux Universitaires Paris Sud qui regroupent nos trois hôpitaux (Bicêtre, Antoine Béclère et Paul Brousse) avec une baisse des effectifs et des moyens alors que le recours aux urgences et à l’hôpital public augmente chaque année, la commission de surveillance que je présidais à l’époque, avait voté un texte d’alerte à destination des instances supérieures de l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris.

Il faut donner à l’hôpital public les moyens d’assurer l’accès de tous les citoyens au droit à la santé. Il faut aussi prendre la mesure que la désertification médicale concerne aussi les villes. J’ai proposé en 2010 qu’une maison de la santé soit ouverte en partenariat entre la ville, l’hôpital et les médecins de ville. La concertation a été engagée par mes soins à l’époque puis s’est poursuivie avec l’équipe municipale actuelle. Je regrette que ce projet n’ait pas été réalisé faute d’accord entre la ville et les professionnels de santé pour des raisons financières selon l’annonce au conseil municipal en décembre dernier par le maire du Kremlin-Bicêtre.

Le gouvernement a lancé une nouvelle loi santé qui est en cours d’examen au parlement. Mais en dehors de l’assouplissement du numerus clausus pour les études de médecine, aucune mesure sérieuse pour lutter contre la désertification médicale ni les difficultés financières d’accès aux soins ne sont envisagées.
Le raz-le-bol et la grève des personnels hospitaliers nous rappellent qu’il y a urgence !
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Président du MRC
Ancien député du Val-de-Marne, maire du Kremlin-Bicêtre
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