La Fédération

par MRC 69 le Jeudi 24 Juillet 2014 à 10:55

Mots-clés : Jaurès Lyon

Le comité du Rhône du Mouvement Républicain et Citoyen prendra part, ce jeudi 24 juillet, à la commémoration du dernier discours de Jean-Jaurès qui aura lieu à Lyon dans le Hall de la mairie du 9e arrondissement à 18h.


   Notre Mouvement sera présent d’abord pour rendre hommage à un grand républicain de gauche, à un patriote pour qui les idées d’égalité, de cohésion nationale, d’ordre républicain et de socialisme avaient encore un sens. Sa pensée doit inspirer aujourd’hui un monde politique en manque de projet pour la France, un monde politique qui navigue à vue.
   Par ailleurs, le sens de notre présence est de garder intacte la mémoire d’un citoyen dont le nom a été trop de fois galvaudé et le message dévoyé. Jaurès n’était pas un européiste fédéraliste, ce que soutiennent aujourd’hui ceux qui veulent récupérer son image au risque de mal interpréter sa pensée. Si dans son dernier discours l’’Europe’ est évoquée, c’est au sens géographique admis à l’époque, puisque les seuls acteurs et recours dans cette Europe en crise sont les ‘gouvernements’ et les ‘citoyens’ des nations.
   Cent ans plus tard, ce message mérite d’être écouté avec authenticité. Le MRC du Rhône viendra s’assurer de cette authenticité, pour la République et pour la France.

La Fédération

par MRC 69 le Mercredi 16 Juillet 2014 à 15:46


Par Thierry Rochefort, délégué national au travail.

La troisième conférence sociale vient de s’achever. Elle a, cette année, été marquée d’une part par le boycott de la CGT, de FO, de Solidaires, puis de la FSU et d’autre part par la surenchère du MEDEF, exigeant un futur agenda social conforme à ses revendications, en particulier le report du compte pénibilité et la simplification du code du travail.

La plupart des commentateurs ont vu dans ces attitudes des postures et des stratégies syndicales guidées par un souci de positionnement et de court terme. Certains en ont conclu, à tort, qu’il fallait en finir avec ces grands messes et laisser les partenaires sociaux définir seuls leur agenda de travail. Pourtant, ce qui se joue est bien plus profond que des positionnements tactiques. Ce qui est en jeu en effet, c’est la capacité du pays à se moderniser et à faire du dialogue social un levier du redressement productif. Notre postulat est clair : le dialogue social ne s’oppose pas à la compétitivité. Il en est une des conditions de réussite, à l’instar de ce que l’Allemagne et les pays nordiques ont réussi à instituer depuis de nombreuses années.

Or, il y a un paradoxe français à éclaircir. Alors que l’ADN du gouvernement est de type sociale-démocrate, les compromis sont de plus en plus difficiles à trouver, hormis sur des sujets relativement consensuels comme l’apprentissage ou les seniors. Le bilan des deux premières conférences n’a pas été tiré et si aujourd’hui les PSE sont mieux négociés grâce à la loi sécurisation de l’emploi, les accords compétitivité-emploi se comptent sur les doigts d’une main. De son côté, la qualité de vie au travail reste trop souvent un angle mort des politiques d’entreprises, au moment même où la DARES publie les résultats d’une enquête qui montre que l’intensification du travail augmente partout, y compris dans la fonction publique, et que 150 000 personnes par an sont déclarés inaptes à leur poste de travail.
 
La social-démocratie classique semble en panne de méthode, de contenu et d’objectifs clairs. Il ne suffit pas chaque année de multiplier les tables rondes et de saturer l’agenda social pour modifier en profondeur la nature des relations sociales dans un pays profondément marqué par la lutte des classes. La profondeur de la crise, l’affaissement du potentiel productif du pays, la montée inexorable du chômage appellent une action tenace, volontariste fondée sur un diagnostic clair des difficultés.

Six attitudes menacent le dialogue social en France :
  • Le poujadisme patronal qui voit dans chaque syndicaliste un empêcheur de tourner en rond et un obstacle à la bonne marche de l’entreprise
  • Une certaine forme d’action syndicale qui confond syndicalisme et politique et voit dans tout conflit social le prélude à la grève générale
  • L’absence de perspectives de progrès qui oblige les syndicats à négocier dos au mur des reculs sociaux, ce qui à pour effet d’affaiblir leur légitimité
  • La volonté depuis Maastricht de tenir les représentants de la nation hors du champ social, alors que le nécessaire rééquilibrage des forces entre capital et travail des forces suppose une présence active de l’Etat définissant avec les acteurs sociaux des priorités, une hiérarchie des objectifs et des moyens réalistes pour les atteindre
  • La remise en cause de l’ordre social et de la hiérarchie des normes qui ne permet plus aux acteurs de négocier sur un terrain juridique solide
  • Le développement anarchique d’une bureaucratie administrative qui transforme l’or en plomb et qui fait d’une bonne idée- la prise en compte de la pénibilité- un épouvantail pour tout responsable de PME
Le dialogue social, bien sûr, n’est pas une fin en soi. C’est un moyen au service d’un objectif, inscrit dans un contexte social et économique particulier. Or, l’heure n’est pas à la redistribution comme en période de croissance. La priorité du quinquennat de François Hollande est de remuscler l’appareil productif, d’investir, d’innover pour sauvegarder notre indépendance économique et tirer parti de nos atouts. Pour cela nous avons besoin d’un Etat stratège, d’organisations syndicales fortes, de salariés écoutés et respectés, d’entreprises créatrices de richesses, notamment sur le sol français. Nous appelons à une alliance des productifs à la fois contre la finance et les tenants de la décroissance. Nous ne sommes donc pas défavorables au MRC à une politique de l’offre, mais la nôtre ne se limite pas à la baisse du coût du travail. Elle repose sur le triptyque qualification-innovation-montée en gamme des produits et des services pour repositionner la France dans la mondialisation. Cela ne pourra se faire que si, parallèlement à la baisse du coût du travail, les conditions de travail au sens large s’améliorent, seul élément susceptible d’enclencher un cercle vertueux ou la mobilisation et l’engagement des salariés, y compris des cadres. Or l’actualité la plus récente conduit plutôt au constat inverse. Le burn-out explose et 1 à 3 millions de personnes sont susceptibles d’être touchées. Cette immense question n’a pas été abordée à la conférence sociale et personne n’a voulu l’inscrire à l’agenda. D’ores et déjà, ce sujet pèse sur la compétitivité des entreprises via la montée des coûts liés à l’absentéisme.

Nous devons tenir tous les bouts : le social et l’économique, le court et le long terme, la performance des entreprises et donc l’engagement et la santé des salariés.

Pour cela, nous formulons un certain nombre de propositions qui ont leur cohérence.

- Il faut en finir avec le capitalisme de connivence et de réseaux. De ce point de vue, il faut résolument ouvrir le conseil d’administration ou de surveillance aux représentants des salariés comme le suggérait le rapport Gallois et comme le défend avec vigueur l’ancien patron de Saint Gobain, Jean-Louis Beffa. Il ne s’agit pas ici d’un simple principe démocratique mais d’un souci d’efficacité. Les administrateurs externes qui trustent tous les sièges connaissent mal les entreprises et le seul langage commun qu’ils utilisent est celui du capitalisme financiarisé qui dévitalise les entreprises. Les entreprises françaises ont ainsi appliqué de manière moutonnière les règles de recentrage sur le métier là ou les Chinois et les Allemands continuaient de croire aux vertus du conglomérat. Alstom a failli mourir avec ce type de stratégie. En outre, la présence d’administrateurs salariés assurera de manière efficace le contrôle des aides publiques bien plus que tous les comités ou observatoires mis sur pied par la conférence sociale. Nous proposons que dans les entreprises de plus de 800 salariés, deux administrateurs salariés puissent siéger avec voie délibérative. Nous exigeons en outre la suspension de toutes les aides pour les entreprises qui d’ores et déjà ne respectent pas la loi sur le sujet notamment dans la Grande Distribution

- Il est nécessaire de répondre à la demande légitime des Directions d’entreprises autour de la simplification de certaines procédures sans se tromper de cible ni d’objectifs. Il est hors de question d’accéder aux demandes de réduction des seuils sociaux comme l’envisage le Ministre du Travail. En revanche il est nécessaire de regrouper certaines obligations de négocier. Nous proposons une obligation triennale de négociation, regroupant sous le vocable conditions de travail et populations au travail les négociations sur les RPS, l’égalité professionnelle, les séniors, le handicap, la qualité de vie au travail permettant notamment de réduire l’absentéisme et le nombre de maladies professionnelles. L’ANACT et l’INRS, agences d’Etat, fournissant pour l’occasion une aide méthodologique significative à la négociation.

- L’appareil productif français ne doit pas être tiré par une logique de baisse des salaires mais par la progressive remontée en gamme des produits et des services fondés sur une plus grande valeur ajoutée. Si par exemple l’entreprise Caddy est aujourd’hui au bord de la faillite, la question n’est pas celle du coût du travail, mais d’une insuffisante capacité d’innovation et de diversification des produits. L’initiative de l’UIMM de développer des cadres à temps partagé pour les PME devrait également être encouragée. Depuis longtemps nous plaidons aussi pour que les PME ouvertes à l’export puisse embaucher un ingénieur qualité, un designer un responsable process avec une exonération totale des charges.

Les républicains ne sont pas des étatistes. Dés la loi Waldeck-Rousseau, ils ont compris l’intérêt de reconstituer les corps intermédiaires pour réguler les compromis sociaux issus de la révolution industrielle. Inspirons nous de leurs pensées. A défaut de quoi nous aurons la guerre sociale et le déclin du pays.

La Fédération

par MRC 69 le Jeudi 5 Juin 2014 à 13:57


Si l’on peut acquiescer aux objectifs gouvernementaux avoués de la réforme, à savoir : économies budgétaires (qui restent à démontrer), simplification institutionnelle et relance de la croissance, il faut bien constater que les choses sont mal engagées.
De tous bords, la critique du projet de loi paralyse d’ores et déjà sa réalisation Les associations d’élu(e)s sont unanimes dans la critique : des maires ruraux à l’ADF, dont le président Claudy Lebreton dans une interview cinglante à « Acteurs publics » dénonce un projet de loi « sans projet politique » et dont la mise en vigueur ne peut porter ses fruits en termes budgétaires que dans quatre à cinq ans sans participer en rien à la relance de la croissance.
 
Alors pourquoi cette hâte ?  faut-il supprimer les conseils généraux alors que le scrutin des élections départementales a été modifié il y a juste un an et que la mise en œuvre des premières métropoles ne sera effective qu’à partir de 2015/2016 ?
Une réforme territoriale dans le contexte de crise que nous vivons doit principalement être utile à la relance de la croissance et refléter, dans le temps, une adaptation concertée du territoire national aux vraies évolutions économiques et sociales vécues par nos concitoyens.
Il ne convient pas d’affaiblir l’Etat-nation et la politique sociale qui est mise en œuvre via les départements par un lego technocratique précipité, susceptible bien sûr de montrer à la commission européenne la bonne volonté budgétaire du gouvernement de la France.
Bien au contraire, il faut mobiliser les élus départementaux, intercommunaux ruraux et urbains dans la relance du développement économique « à tous les étages »…
Ce n’est pas la suppression des indemnités de 6000 conseillers départementaux (argument démagogique et fallacieux) qui représentera un gain financier conséquent alors même que 360 000 fonctionnaires sont et resteront utiles à la répartition du RSA , de l’APA ou de l’ASE ou bien à la gestion des routes…
 
Le MRC a formulé un certain nombre de critiques sur la loi relative aux métropoles tout en reconnaissant la nécessaire adéquation de l’organisation du territoire au phénomène d’urbanisation ; la loi a été votée, préparons sa mise en œuvre et de proche en proche, posons la question de ces 10 ou 12 départements-reliquats qui vont transférer leurs compétences sociales aux métropoles dans 1an pour le Rhône et dans deux ans pour Aix-Marseille ; supprimons les redondances et chiffrons les économies possibles à l’échéance de trois à quatre années. Soyons inventifs face au malaise des territoires péri-urbains délaissés : comment freiner leur relégation ? Préparons la fusion de ces morceaux de départements vers les départements voisins sur la base des documents d’étude des flux économiques et de population élaborés par l’Etat et les Régions.
Parallèlement, laissons les départements existants garder leurs compétences spécifiques et leur personnalité juridique au sein, pourquoi pas de grandes régions, aux compétences renforcées, dont il convient qu’elles se construisent sur des bases objectives, de projets de collaboration nécessaires à la croissance économique de la France et non pas seulement au maintien de fiefs électoraux des uns et des autres.
La construction de ces grandes régions ne peut se faire en un conseil des ministres avec quelques consultations présidentielles, au nez et à la barbe de citoyens sidérés devant leur écran de télévision par la disparition de leur région  sur la carte de l’Hexagone…Ce n’est pas ainsi que l’on va motiver les Français à voter et à s’engager pour le bien commun.
 
Bien sûr, le MRC n’est pas dupe de ce schéma de grandes régions à l’aune des velléités de certains eurocrates pour l’organisation d’une Europe fédérale d’euros-régions dominantes où les Etats-nations n’interviendraient plus que dans quelques domaines régaliens d’ordre public et de sécurité civile !
 
Cette réforme est précipitée et mal engagée ; elle peut nous conduire à une fédéralisation de la République,( réforme constitutionnelle nécessaire mais  non avouable,) organisée autour de grandes régions qui pourraient acquérir une compétence règlementaire, à laquelle le MRC s’opposera définitivement.
 Cette réforme, si elle parvient à son terme, négligera des pans entiers des territoires ruraux, non identifiés parce que victime du « cercle des départements disparus » et de l’affaiblissement de l’Etat territorial.
 
Martine SOUVIGNET
Secrétaire nationale à l’Etat et aux collectivités territoriales.
 

La Fédération

par MRC 69 le Lundi 2 Juin 2014 à 12:30


Citoyennes, citoyens, camarades militants, amis du Mouvement Républicain et Citoyen,

Nous nous retrouverons pour une rencontre régionale le samedi 21 juin près de Grenoble, à Pont de Claix (lieu à préciser). Sera présente Catherine Coutard, vice-présidente du MRC en charge des relations extérieures.
Cette rencontre politique se déroulera de 9h30 à 12h30. Elle sera suivie d’un repas de 12h30 à 14h.

Deux ans après l'élection de François Hollande, alors que l'Europe, sous la baguette non contestée d'Angela Merkel, s'enfonce dans la stagnation économique et l’abdication sociale, alors qu'une crise existentielle secoue notre vieille nation politique, nous pouvons avoir parfois l'impression d'être sur le Titanic de la Gauche.
Cependant les analyses du Mouvement Républicain et Citoyen sont de plus en plus partagées, même si ceux qui y viennent ne le savent pas.
Alors est ce le moment de baisser les bras ? Ou de s'agiter en cherchant une issue de façon erratique ?
Est ce le moment de sauter par dessus bord en espérant être sauvé par un autre navire ?
La difficulté est grande pour penser juste et plus encore pour se faire entendre: raison de plus pour en parler ensemble. Nous reviendrons sur les dernières élections municipales et européennes, et nous chercherons surtout à savoir comment avancer ensemble.

Merci de confirmer votre présence à l’adresse mrc.69.rhone@gmail.com  !

La Fédération

par MRC 69 le Mercredi 26 Mars 2014 à 10:25


Suite au 1er tour des élections municipales, le MRC du Rhône ne soutiendra pas la liste menée par Gérard Collomb sur Lyon. Le choix d'une liste "société civile" apolitique à Lyon, excluant de fait la représentation de patriotes républicains a vu ses limites lors du 1er tour et a permis l'émergence du Front national dans la capitale de la Résistance.

Le sénateur-maire, en faisant sienne la politique des villes à vocation européennes a fait un choix dangereux de délitement de la République. Le choix d'une métropole gouvernée par la technocratie suscite d'ores et déjà la méfiance et le refus d'un nombre croissant d'électeurs dans toute l'agglomération.

Le combat courageux entrepris par les listes Lyon citoyenne et solidaire pour le renouveau de la démocratie locale devra à l'avenir être amplifié et élargi.

En revanche, le MRC apporte tout son soutien à la liste conduite par Michèle Picard à Vénissieux qui mène avec le MRC local un combat courageux pour la démocratie locale et le développement industriel. A Grigny, le MRC soutient la liste Collectif Grigny 2014, liste citoyenne de gauche et appelle à faire battre le maire sortant René Balme.

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Email : mrc.69.rhone@gmail.com
Tel : 04 78 81 42 30



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