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  <title>MRC - Mouvement Républicain et Citoyen</title>
  <description><![CDATA[Site officiel du MRC. Découvrez les élus, le programme, les positions, l'organisation et l'équipe du Mouvement Républicain et Citoyen. Articles, communiqués, adhésions.]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-06-08T13:16:15+02:00</dc:date>
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   <title>MRC - Mouvement Républicain et Citoyen</title>
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   <title>Latécoère : le double discours gouvernemental sur la réindustrialisation</title>
   <pubDate>Thu, 01 Jun 2023 11:54:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mouvement Républicain et Citoyen</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      <div style="text-align: justify;">Nous avions évoqué le cas de cette entreprise en février dernier comme un exemple concret de la réelle volonté de réindustrialiser notre pays par le gouvernement d'Emmanuel Macron. <br />   <br />  <strong>Il est urgent de structurer une filière aérostructure</strong> en Europe ou à tout le moins en France afin de donner <br />  non seulement une visibilité industrielle de ce secteur, mais également de préserver emploi et compétences comme axe stratégique de la nécessaire réindustrialisation. <br />   <br />  Latécoère était donc un exercice pratique de convergence entre discours politique et actions opérationnelles à mener. <br />   <br />  <strong>En lieu et place de défendre notre industrie, le gouvernement a choisi d'apporter un soutien aux propriétaires de Latécoère, le fonds d'investissement Searchlight Capital Partners immatriculée aux îles Caïmans.</strong> <br />   <br />  Qu'a donc annoncé le Comité Interministériel de Restructuration Industrielle (CIRI) ? <br />  • L’effacement de 60 % des prêts garantis par l'État (PGE) soit 128 M€, <br />  • L’effacement de l’intégralité des 55 M€ d'emprunts contractés par la BEI, <br />  • Le remboursement des 90 M€ de PGE restants repoussés à 2027, <br />  • Le maintien du plan industriel proposé par LATECOERE en février dernier soit la suppression en France de 150 emplois dans l’aérostructure. <br />   <br />  On peut comprendre qu’une politique volontariste en matière industrielle puisse passer par des aménagements financiers favorables à l’entreprise mais <em>a minima</em> ces aménagements ont l’obligation de s’effectuer dans le cadre d’une politique stratégique industrielle claire et en vue d’améliorer emploi et activité économique de l’entité aidée. <br />   <br />  En ce qui concerne Latécoère, sous actionnariat du fonds d’investissement, les résultats et les intentions auraient dû alerter le gouvernement : <br />  • Effectif France de Latécoère passant de 2360 salariés en 2016 à 1385 en 2022 sans compter les 150 emplois prévus en 2023. <br />  • Vente du site historique pour réaliser une opération immobilière de plus de 25 M€, achat avec aides publiques pour le site de Montredon (Toulouse) pour construire « l’Usine du Futur », mais revendre ensuite à un pool bancaire pour 21 M€, <br />  • En parallèle d’avoir récupéré une large trésorerie par la vente des actifs immobiliers et surtout l’octroi de 208 millions d’€ de PGE, Latécoère achète dans le même temps pour 180 M€ des entreprises américaines et canadiennes. <br />   <br />  <strong>Perte d’emplois, financement public de soutien à cette entreprise pour racheter des entreprises étrangères et délocaliser l’emploi vers ces dernières, ce scandale montre l’incapacité du gouvernement à mettre en place une politique industrielle de long terme et de jouer son rôle d’État stratège dans un des secteurs essentiels de notre économie. <br />   <br />  Télécharger le communiqué du MRC Haute-Garonne, février 2023 :</strong></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/Latecoere-le-double-discours-gouvernemental-sur-la-reindustrialisation_a1256.html</link>
  </item>

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   <title>Alstom: après le dégoût, la réaction</title>
   <pubDate>Thu, 08 Sep 2016 18:17:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Luc Laurent</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, jeudi 8 septembre 2016.     <div>
      De bout en bout du quinquennat, le dossier Alstom aura été synonyme d’abandon et de mensonges.       <br />
              <br />
       Lorsque Patrick Kron, l’ancien PDG, a décidé de mutiler Alstom au profit de General Electric, il utilisait un argument: le futur Alstom, recentré sur le transport, conforté financièrement par la vente de ses activités énergie serait un champion industriel.       <br />
              <br />
       Avec l’annonce de la fermeture de l’usine de production de Belfort, les masques tombent une fois de plus.       <br />
              <br />
       Pour ceux qui pensaient qu’il y avait autre chose que la seule rapacité de l’ancien PDG et des cadres dirigeants derrière l’opération General Electric, il n’y a plus aucun doute. Pour ceux qui pensaient que le départ de M.Kron, sauveur en 2004 devenu fossoyeur en 2014, marquerait un nouveau départ pour l’entreprise, la déception est immense.       <br />
              <br />
       La nouvelle équipe dirigeante d’Alstom démontre qu’elle ne comprend pas son entreprise, son histoire, sa richesse et surtout la logique industrielle territoriale construite pendant des décennies. Une entreprise n'est pas hors-sol !       <br />
              <br />
        L'annonce de la fermeture de Belfort est d’autant plus sidérante qu’elle suit plusieurs bonnes nouvelles: le contrat américain (même si on sait que le protectionnisme intelligent des Etats-Unis oblige à le construire sur place), le partenariat avec la SNCF sur le TGV du futur. ..       <br />
              <br />
       L’accord de juin 2014 prévoit que l’Etat monte au capital d’Alstom en rachetant les actions de Bouygues (plus de 20% d'Alstom). Aujourd’hui, l’Etat n’est malheureusement qu’un actionnaire virtuel puisque Bouygues lui prête simplement ses actions et ses droits de vote. Il est urgent que l'Etat devienne comme prévu en 2014 l'actionnaire principal d'Alstom et remette un peu d’intérêt général et de vision sociale dans cette entreprise industrielle.       <br />
              <br />
       En février 2016, Michel Sapin et Emmanuel Macron écrivaient dans un communiqué commun: grâce au prêt des actions de Bouygues l'Etat accompagnera le nouvel Alstom dans la &quot;conduite de son projet industriel&quot;.       <br />
              <br />
       Il va falloir passer de la parole aux actes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/Alstom-apres-le-degout-la-reaction_a998.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Climat/COP21 : "Le nucléaire est un atout pour la France"</title>
   <pubDate>Sat, 29 Aug 2015 12:25:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Luc Laurent</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Intervention de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, à l'Université d'été du Parti Socialiste de La Rochelle, lors de la plénière "COP21 : les partis s'engagent", vendredi 28 août 2015.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      Chers camarades, nous sommes d'accord sur un point : le changement climatique est une réalité. Et à  partir du moment où il y a une responsabilité humain, le politique doit s’en emparer et se poser la question des moyens d’agir. Quelle action conduire ?       <br />
              <br />
       Faire des choix de société, investir, encourager les comportements vertueux, parfois même en contraignant ou en taxant - sans tomber dans ce qui a été qualifié d’écologie punitive : voilà le rôle du politique et il est donc important que nous ayons à gauche ces débats.       <br />
              <br />
       Du point de vue du MRC, nous considérons tout d'abord qu’il est fondamental de ne pas opposer l'environnement et le développement. Nous devons articuler la lutte contre le réchauffement climatique et la croissance, le progrès d’un côté et la préservation de l’environnement de l’autre. Il faut à la fois répondre aux besoins de notre économie et de notre modèle social, aux besoins des Français tout en affrontant les enjeux climatiques mais également de santé publique. C’est tout cet ensemble qu’il faut avoir à l’esprit. La responsabilité de la politique est de “tenir tous les bouts” et donc de fixer des objectifs atteignables, loin des simples effets d’annonce. Les questions sociales et économiques, la question nationale et la question environnementale  sont liées. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Ensuite, le MRC estime qu’un des objectifs centraux de nos décisions et de nos positions doit être d'assurer notre indépendance et de maintenir notre souveraineté énergétique ainsi que la sécurité de notre approvisionnement. C’est un enjeu d'intérêt national. Car, s’il y a la COP21 et des négociations internationales, la France a aussi des responsabilités particulières        <br />
              <br />
       Pour le MRC, le traitement politique du changement climatique passe par la production d’énergie avant tout. C’est la question structurante et c’est dans ce domaine que l’Etat doit garder la main et rester l’acteur stratégique. De ce point de vue, je me félicite par exemple du rapprochement entre AREVA et EDF intervenu il y a quelques mois et qui permet non seulement de sauvegarder la filière industrielle nucléaire, mais également de préserver les positions de la France et la présence publique dans le secteur de l’énergie.       <br />
              <br />
       La question qui se pose donc à nous est : comment produire une énergie de faible intensité en carbone et peu émettrice de gaz à effet de serre tout en répondant aux besoins importants de notre pays ?       <br />
              <br />
       Tout d’abord, évidemment il faut tourner à terme la page du combustible fossile et, en attendant, améliorer le captable et stockage du carbone pour les centrales électrique ayant recours à ces combustibles.       <br />
              <br />
       Ensuite, les énergies renouvelables ont évidemment toute leur place dans un mix énergétique équilibré et diversifié mais ni les énergies renouvelables stables (hydraulique, géothermie), ni les énergies renouvelables intermédiaires (éoliennes, photovoltaïque) ne sont totalement au point à ce jour. Il faut poursuivre l’investissement et la recherche dans ce domaine pour monter en charge. Nous savons que cela sera progressif, que cela demande du temps.        <br />
              <br />
       La clé est donc le nucléaire, même si l’idée ne plait pas à tout le monde. Je fais partie des quelques députés à l’Assemblée qui étaient en désaccord sur le volet nucléaire de la loi de transition énergétique, tant sur le plafonnement de la production que sur la réduction, trop rapide à mon sens, de la part du nucléaire dans notre production énergétique. Le nucléaire est un atout de la France, un rare fleuron de l’industrie française, un pilier de notre économie à préserver. Mais surtout : c’est un mode de production électrique qui émet peu de gaz à effet de serre et surtout un coût raisonnable pour les ménages et les entreprises !        <br />
              <br />
       J’entends bien les objections que l’on peut faire sur le coût à long terme, sur la sécurité et la gestion des déchets mais nous aurions tort de jeter le bébé avec l’eau du bain, surtout lorsqu’il constitue un atout dans la lutte contre le réchauffement climatique. Ne faisons pas les mêmes erreurs que l’Allemagne, contrainte aujourd’hui à revenir à la combustion de fossiles pour sortir du nucléaire.       <br />
              <br />
       Au-delà, de la production énergétique se posent évidemment d’autres questions sur lesquelles nous devons agir, en France :       <br />
              <br />
       Je pense au logement : il faut encourager plus vivement les travaux d'isolation;       <br />
              <br />
       Je pense aussi aux transports, pour lesquels il faut favoriser le passage de la route au rail pour les échanges commerciaux et le déploiement de transports collectifs pour les déplacements des personnes. Je regrette donc le développement des transports en car décidé par la loi Macron. Il faut également soutenir le développement et l’achat de véhicules individuels propres : voitures mais aussi vélos électriques.       <br />
              <br />
       Au niveau de l’industrie, je pense qu'il faut augmenter sensiblement le prix du carbone sur le marché européen (ETS) qui évolue aujourd’hui entre 5 et 10 euros. C’est beaucoup trop peu pour peser sur les comportements des entreprises.       <br />
              <br />
       Enfin, pour l’agriculture : favoriser les circuits courts et donc le made in France même si une grande part de l’émission de gaz à effet de serre provient de la production agricole plutôt que du transport.        <br />
              <br />
       Voilà quelques pistes concrètes. Comme citoyen français et comme responsable politique, je souhaite que ne soient pas opposés développement de notre économie et environnement car question sociale, question économique, question de souveraineté et question environnementale sont liées. Nous devons parvenir à établir cette bonne articulation dans le cadre de l’action publique. C’est comme cela que nous pourrons contribuer utilement à la lutte contre le réchauffement climatique, à apporter une réponse aux besoins de nos concitoyens et en ayant conscience de notre responsabilité à l'égard de l'humanité et des générations futures.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/Climat-COP21-Le-nucleaire-est-un-atout-pour-la-France_a856.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>AREVA : ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain</title>
   <pubDate>Wed, 04 Mar 2015 12:11:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Luc Laurent</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, mercredi 4 mars 2015.     <div>
      AREVA a rendu publiques aujourd’hui des pertes colossales pour l’exercice 2014. Cette opération-vérité  doit marquer un nouveau départ pour ce grand groupe industriel français.       <br />
              <br />
       Des mauvais choix, des stratégies conflictuelles, des avanies industrielles et les conséquences de l’accident nucléaire de Fukushima expliquent la situation difficile de l’entreprise.        <br />
              <br />
       Dans la crise, il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain par la casse sociale ou par celle de l’outil industriel. L’Etat, actionnaire à 87%, doit maintenant prendre ses responsabilités pour soutenir ce maillon essentiel de l’industrie nucléaire française et faciliter le rapprochement avec EDF.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/AREVA-ne-pas-jeter-le-bebe-avec-l-eau-du-bain_a756.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Alstom: préserver l’indépendance de la filière énergétique</title>
   <pubDate>Thu, 05 Feb 2015 10:39:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Luc Laurent</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Question de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, à Emmanuel Macron, ministre de l'économie, de l'industrie et du numérique, lors de la séance de questions aux gouvernement du 4 février 2015.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      Monsieur le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, au printemps dernier, j’avais salué la réaction du Gouvernement qui s’était trouvé confronté à la vente à la sauvette des activités d’Alstom dans le domaine de l’énergie au conglomérat américain General Electric. L’action énergique du Gouvernement avait fait émerger une contre-offre émanant de Siemens qui s’était révélée un levier important pour négocier un accord qui préserve l’intérêt national.       <br />
              <br />
       Sans être totalement satisfaisant, cet accord était équilibré du point de vue de l’avenir et l’indépendance de la filière nucléaire française. À l’initiative du président François Brottes, la commission des affaires économiques avait suivi de près ces négociations. La seconde offre de General Electric prévoyait la création de trois co-entreprises, détenues à 50 % par Alstom et General Electric.       <br />
              <br />
       Après l’assemblée générale d’Alstom à la fin de l’année dernière, la presse s’est fait l’écho d’une rupture de cet accord, en particulier dans la co-entreprise chargée du nucléaire, dont General Electric posséderait finalement 80 % du capital ainsi que la majorité des droits de vote. Le nucléaire français passerait donc sous pavillon américain.       <br />
              <br />
       L’engagement d’Alstom dans ces trois co-entreprises semble des plus précaires, et on peut craindre un désengagement rapide. En 2015, l’État entrera dans le capital en rachetant les actions détenues par Bouygues. Pouvez-vous nous indiquer la stratégie défendue par l’État actionnaire ? Le protocole d’accord de juin 2014 est-il toujours d’actualité ?       <br />
              <br />
       Nous le savons, le PDG d’Alstom, Patrick Kron, et la France n’ont manifestement pas les mêmes intérêts. On trouve la logique financière et la fuite d’un côté, l’excellence industrielle et l’indépendance de la filière énergétique de l’autre. Monsieur le ministre, pouvez-vous nous indiquer la position du Gouvernement dans cet important dossier ?       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Emmanuel Macron, ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique</b>       <br />
       Monsieur le député, vous avez raison d’aborder ce sujet important. En juin dernier, en effet, un accord, qui a conduit à un ensemble d’engagements, a été trouvé avec General Electric. Ces engagements ont été vérifiés au mois de novembre dernier, ce qui nous a conduits à donner notre aval à l’opération telle que convenue au mois de juin avec General Electric.       <br />
              <br />
       Je veux ici en rappeler les grandes lignes avant de répondre précisément à votre question sur le nucléaire. Trois co-entreprises ont d’abord été créées, dans le domaine des énergies renouvelables, des réseaux électriques et enfin des turbines à vapeur pour le nucléaire. Cet accord prévoit aussi la recapitalisation de la partie transports, qui reste en propre à Alstom, ainsi que l’engagement de General Electric de créer 1 000 emplois sur le territoire français. General Electric a confirmé cet engagement et mis un terme aux licenciements en cours dans sa branche santé.       <br />
              <br />
       Pour ce qui est de l’énergie nucléaire, quelles garanties avons-nous obtenues ? S’agissant de la co-entreprise, vous avez raison de dire que, sur le plan économique, la répartition est de 80/20. Mais sur le plan des droits de vote, c’est une répartition à 50/50 qui a été obtenue, conformément à l’accord du mois de juin, puisque c’était bien un accord de droits de vote qui était défendu. Cet accord est équilibré.       <br />
              <br />
       En outre, l’État a obtenu des droits spécifiques, que je veux ici rappeler précisément : l’action de préférence, assortie de droits spécifiques sur les nominations clé, la représentation au conseil d’administration, dont la moitié des sièges reviendra à l’État, et les droits de veto sur les décisions structurantes.       <br />
              <br />
       Qui plus est, nous avons obtenu, en sus des accords de juin, que le bénéfice exclusif des activités de l’ensemble du groupe General Electric dans le domaine nucléaire soit garanti côté français. Des contrats de pérennité ont été conclus entre cette co-entreprise et EDF-Areva. L’ensemble de la propriété intellectuelle d’Alstom relative en particulier aux turbines Arabelle sera licencié à une société intégralement détenue par l’État.       <br />
              <br />
       Voilà la clé de notre indépendance, qui sera préservée. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/Alstom-preserver-l-independance-de-la-filiere-energetique_a743.html</link>
  </item>

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   <title>"La seule loyauté qui importe est celle à nos idées"</title>
   <pubDate>Mon, 22 Sep 2014 19:21:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Luc Laurent</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Discours de clôture de l'Université de rentrée de Caen par Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, dimanche 21 septembre 2014.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.mrc-france.org/photo/art/default/7009757-10724150.jpg?v=1411382325" alt=""La seule loyauté qui importe est celle à nos idées"" title=""La seule loyauté qui importe est celle à nos idées"" />
     </div>
     <div>
      Me revient le plaisir de conclure notre productive université de rentrée que nous avons voulue centrer sur la nécessité d’un sursaut républicain.       <br />
              <br />
       Je veux à mon tour remercier tous les intervenants qui ont permis de faire de cette université non seulement une réussite, mais aussi un moment très utile. Utile pour la réflexion et l’action, pour jeter les bases d’un sursaut républicain et donc d’un espoir d’une sortie de crise pour la France.        <br />
              <br />
       Notre université de rentrée est une réussite et il convient d’en remercier Pascal Blanchetier et Serge Lezement et au-delà d’eux, les militants du Calvados et de la région Basse-Normandie, mais aussi la direction nationale et Estéban Piard, notre délégué général. Julien Landfried a présenté la synthèse des débats des ateliers et des tables-rondes.       <br />
              <br />
       Je veux toutefois insister sur la cohérence d’une analyse et d’une réflexion conduite par Jean-Pierre Chevènement depuis des années qui nous donne une longueur d’avance.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      ,La table-ronde pour un programme de salut-public nous permet d’actualiser au nouveau contexte ce que nous avons engagé en 2010 avant la présidentielle.       <br />
              <br />
       Mais, déjà en 2010 nous étions inquiets de l’état de la France. Je vous invite à relire notre « Programme de Salut Public », furieusement actuel.       <br />
              <br />
       Quatre ans plus tard et la gauche au pouvoir, nous n’avons pas pour autant de raisons d’être réjouis.       <br />
              <br />
       La situation parle d’elle-même : une croissance égale à 0, une déflation qui menace, des économies budgétaires revues à la hausse régulièrement, le dogme des 3% de déficit à tenir, tout en reconnaissant qu’on ne peut pas l’atteindre, un saut aveugle dans une austérité maladive dans toute l’Europe qui est le résultat de la construction européenne et de la création de l’euro.       <br />
              <br />
       Je suis allé le dire à La Rochelle, devant les socialistes et dirigeants des partis de gauche : tous les voyants sont au rouge. La production industrielle a baissé de 4% au premier semestre 2014, les exportations se sont contractées de 15 milliards d’euros, l’investissement des entreprises s’est réduit de 0,8% au deuxième trimestre.       <br />
              <br />
       Il ne suffit pas de dire que nous sommes aujourd’hui au milieu d’une crise, il faut en avoir conscience, se battre contre et le faire avec ardeur et détermination. Bref, il faut une volonté. Il faut le courage de décider.       <br />
              <br />
       Le tableau est sombre. Nous savons être lucides. Le tableau est sombre et l’heure est grave.       <br />
              <br />
       Ce n’est pas faute de l’avoir dit et répété depuis des années et plus récemment en 2012, au moment de la candidature pédagogique de Jean-Pierre Chevènement.       <br />
              <br />
       Depuis deux ans, nous le disons à la majorité. En juin 2012 nous avons voté contre le TSCG en exposant point par point nos convictions. Contrairement aux attentes des tenants de cette Europe, les résultats escomptés ne sont pas aux rendez-vous. Nos convictions, elles, sont toujours là deux ans après. C’est notre force.       <br />
              <br />
       Sincères, n’ayant vacillé à aucun moment, nos convictions sont chevillées en nous et elles rencontrent la réalité.       <br />
              <br />
       Elles ont pourtant connu des épreuves depuis le début du quinquennat. Maintes fois nous les avons éprouvées, sollicitées, malmenées parfois car la politique est aussi une question de rapports de force et de discussions.        <br />
              <br />
       Notre engagement dans la majorité - les yeux ouverts - est, évidemment, régulièrement en discussion. Il y a trois semaines, Arnaud Montebourg a été évincé du gouvernement. Nous n’étions pas toujours d’accord mais il avait le mérite de défendre le redressement industriel et productif du pays et de porter le débat sur l’euro trop cher. Le MRC a déploré son éviction.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>I. Le champ de ruine de l’austérité</b></div>
     <div>
      Les politiques d’austérité conduites en Europe mènent la France et toute l’Europe dans le mur. François Hollande et Manuel Valls font leur possible pour atténuer l’extrême dureté des « recommandations » de la Commission européenne et de Madame Merkel que nous a rappelées Bastien Faudot hier. François Hollande vient de plaider pour l’introduction d’une flexibilité dans l’application des traités européens.       <br />
              <br />
       Je veux donc rappeler une évidence : la politique sans chances qui est menée depuis le début du quinquennat, lorsque le traité européen a été ratifié contre le conseil du MRC, est aujourd’hui clairement une politique sans résultats. Il est temps pour la majorité d’ouvrir les yeux. Et le plus tôt sera le mieux. François Hollande a demandé, lors de sa conférence de presse, du temps. Nous savons que sa politique sera jugée sur le quinquennat.       <br />
              <br />
       Le Président enterre enfin les 3% quand il aurait fallu faire ce choix dès 2012, ça c’était un choix. Mais mieux vaut tard que jamais. De même, quand le président de la République affirme sa conviction qu’on ne peut pas faire en même temps le redressement des comptes et le soutien à la croissance. Nous allons donc continuer à l’encourager à privilégier la croissance et l’emploi plutôt que l’équilibre à marche forcée des comptes. Car il n’y aura pas de résultats dans le redressement de la croissance et l’emploi sans cette réorientation radicale de la construction européenne.       <br />
              <br />
       Nous allons continuer à dire ceci : à l’Allemagne, parlons franc ! Il ne faut pas hésiter à créer un rapport de force avec la droite allemande qui ne peut continuer à dicter sa vision de l’Europe alors que celle-ci est un échec et conduit vers l’abîme.       <br />
              <br />
       Nous n’avons pas voté pour la première fois la confiance. Le vote de confiance était d’abord un vote de convenance. L’exécutif a fait une clarification au sein du gouvernement dans les derniers jours d’août. Les ministres ont défilé pour abjurer tout esprit critique. Ca nous parle à nous, et surtout à Jean-Pierre Chevènement… L’exécutif a châtié les fautifs, c’est la logique exécutive même si c’est une erreur de fond.       <br />
              <br />
       Quel besoin y avait-il à faire défiler tous les autres ? Et de renouveler l’opération au Parlement. Le Parlement n’est pas une caserne où les députés devraient abjurer tout écrit séditieux, et jurer fidélité à la pensée unique de la seule politique possible.       <br />
              <br />
       Nous nous sommes abstenus. Aurions-nous dû voter contre ? Manuel Valls était parmi nous l’an dernier, à Coudekerque, nous pensons que, malgré les difficultés, malgré les désaccords de fond, nous devons maintenir le dialogue même si parfois il tient à un fil. Il reste deux ans et demi à la gauche pour réussir. Doit-on se réjouir d’une possible catastrophe historique ? D’une revanche de Sarkozy, ou pire ? Non. Car la droite n’offre pas une solution alternative et aggraverait les choses.       <br />
              <br />
       Il nous faut continuer à travailler au sein de la majorité, au sein de la gauche et nous exprimer en fonction de ce que nous pensons car il en va de l’avenir de la France.       <br />
              <br />
       Dans cette période de débat à gauche, beaucoup s’interrogent sur le cap, sur une politique alternative, sur l’idée de conduire une autre politique. Tous ne sont pas d’accord sur cette autre politique à mener : politique de l’offre, politique de la demande ; politique nationale seulement, politique nationale et européenne…        <br />
              <br />
       Dans cette période de débat à gauche, nous avons besoin de nous parler, favoriser le débat entre tous, à gauche, et au-delà en direction des républicains.       <br />
              <br />
       Ce qu’on vient de faire au travers des invitations diversifiées à cette université de rentrée, nous continuerons à le faire dans les semaines et les mois qui viennent.       <br />
              <br />
       C’est dans l’échange que nous construirons, dans l’échange sans concession.       <br />
              <br />
       Pour penser et définir une autre politique, pour se donner des marges de manoeuvre, faut-il pour autant brader ce qui a été fait en termes d’assainissement des finances publiques entre 2012 et 2014 ? Je ne le crois pas, car chacun mesure qu’un effort est nécessaire pour redresser la situation de la France. Il fallait rééquilibrer le budget en recettes. C’est la stratégie de la droite, partout, tout le temps, de couper les recettes pour pouvoir mettre les dépenses sous pression. L’équilibre des finances publiques est meilleur. Le déficit structurel est meilleur et il aurait fallu retourner cet acquis contre le TSCG. Même ça, la majorité a échoué à le faire. La soumission européenne est une soumission volontaire qui commence à Bercy. Bercy, Bruxelles, Berlin.       <br />
              <br />
       Les exégètes ont beaucoup glosé, on les a vus à longueur de temps sur les plateaux de télé, pour savoir si nous assistions à un tournant ou un virage ; est-il social-démocrate ou social-libéral ? Pour nous, il s’agit d’une même politique que l’on connait depuis l’ouverture de la parenthèse libérale de 1983.       <br />
               <br />
       Au MRC, nous militons pour un demi-tour sans coup de frein qui permette de refermer cette parenthèse et de changer l’Europe.       <br />
              <br />
       Nous devons en effet persévérer dans la proposition. Il n’appartient qu’à nous de hausser le ton pour expliquer nos idées. Nous avons par exemple produit, il y a quelque temps, grâce à Marie-Françoise Bechtel, Patrick Quinqueton et Thierry Rochefort un contre-projet au pacte de responsabilité. Nous ne sommes pas dans l’effet d’annonce mais dans le réel, aux côtés des interrogations et des doutes des Français.       <br />
              <br />
       Ce contre-projet détaille les mesures qui nous paraissent répondre à l’urgence de la situation : changer l’euro-monnaie-unique en monnaie commune qui plombe la France et l’Europe, mener une réflexion globale sur notre politique du travail, développer l’industrie, fer de lance de notre savoir-faire et donc de notre économie. C’est par exemple la nécessité de consolider un fleuron industriel : la filière nucléaire qui préserve aussi des gaz à effet de serre et produit une énergie à bon marché. Vous le savez, cette question fait l’objet d’un projet de loi sur la transition énergétique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>II. La République pour le peuple</b></div>
     <div>
      « Oui, la République a pour programme d’aider les faibles dans leur lutte contre les forts », disait Clemenceau. Nous devons porter la voix du peuple, de ces Français déçus, comme nous, par ces deux années, car, comme nous, ils attendaient autre chose. Nous voulions la traduction en actes du discours du Bourget. Quel écart, quand on le relit en 2014 !       <br />
              <br />
       Ce que nous devons bâtir dans les mois qui viennent, c’est ce lien indispensable avec nos concitoyens.        <br />
              <br />
       L’exercice de la République ne peut se faire sans cet échange permanent. Nous devons aller chercher, un par un, les Français tentés par un vote protestataire ou l’abstention et expliquer, un par un, les travestissements d’une extrême droite qui se camoufle derrière les grandes intentions. Et pour lutter contre l’extrême droite, il nous faut d’autant plus mettre fin au terreau de la crise économique sur lequel elle prospère. C’est cette politique, la seule soit disant possible, qui est conduite depuis 1983 par les gouvernements successifs, qu’il faut changer.       <br />
              <br />
       Pourquoi agite-t-on à outrance le « risque FN » ? Parce que la gauche a échoué à susciter l’envie, l’espoir et l’émerveillement. Parce qu’elle s’est coupée de son électorat le plus important : les classes populaires, les ouvriers, les fonctionnaires et les jeunes. Parce que depuis trente ans on dénigre la nation, creuset de l’universalisme, pour lui substituer une Europe qui tourne le dos aux peuples des différentes nations.       <br />
              <br />
       Les Français ne parviennent plus à cultiver un idéal, fait de progressisme qui change la société et de récit collectif sur lequel on s’appuie pour s’élever. Non pas qu’ils n’en veuillent plus ! Au contraire ! En sautant la tête la première, en 1992, dans l'Europe libérale et la monnaie unique, certains ont malmené cet idéal qui nous est propre.       <br />
              <br />
       Comme vous, je prends le temps d’échanger, chaque semaine, sur le terrain, avec nos concitoyens. Qu’en ressort-il ? D’abord une incompréhension quant à la politique menée qui donne le sentiment qu’on écrase les plus pauvres pour satisfaire le Medef. On ne peut pas blâmer un commerçant qui voit ses impôts augmenter mais pas son salaire. Comment construit-on, dans ces conditions, le consentement à l’impôt qui donne force à l’Etat-nation ?       <br />
              <br />
       Et puis une demande de protection face à l’incertitude du lendemain. Cette incertitude grandissante dans toutes les couches de la population, faite de peur qui conduit trop souvent au repli sur soi et au rejet des autres. J’y vois néanmoins des moments d’espoir, comme disait Didier Motchane, car nous incarnons cette lueur dans l’obscurité. À nous de la renforcer par notre action militante pour faire grandir cet espoir.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>III. Le MRC, patience et construction</b></div>
     <div>
      Je suis convaincu que le Mouvement Républicain et Citoyen, notre mouvement, a de l’avenir et a toute sa place dans ce combat du quotidien.       <br />
              <br />
       Voilà deux jours que nous réfléchissons à un projet de sursaut républicain. Dans ces moments de troubles, la République et ses principes restent intacts, phare dans la tempête. C’est en s’appuyant sur ce socle inébranlable que nous proposerons un projet solide et cohérent pour la France. C’est ainsi que nous répondrons à la crise de la démocratie qui est une crise de la souveraineté et de la parole publique.       <br />
              <br />
       La République, encore la République et toujours la République ; notre programme ne fera qu’amorcer politiquement le sursaut enfoui en chaque Français. Nous tous, citoyens, nous partageons en effet les mêmes valeurs, une culture commune de la raison, de l’ouverture, de la laïcité, de la solidarité, le même attachement à notre Histoire, à notre nation.       <br />
              <br />
       En 2015 auront lieu des élections. Certes, on ne sait pas tout à fait quand, ni quelles formes auront nos collectivités, mais elles auront lieu, sans doute en mars puis à l’hiver 2015. Certes, on ne sait pas si l’action politique de proximité se fera à l’échelle d’un département comme le Territoire-de-Belfort, par exemple, ou d’une région Bourgogne-Franche-Comté.       <br />
              <br />
       Néanmoins, je demande à chacun d’entre vous de porter davantage encore ces valeurs républicaines pour que la frontière entre la politique et les citoyens ne se creuse pas un peu plus à cette occasion.       <br />
              <br />
       Nous avons échangé hier avec nos partenaires sur la crise de la politique. Je n’ai qu’un impératif : donner du sens à notre engagement en ne reniant jamais nos convictions. C’est cet impératif qui guide mon propos aujourd’hui comme il dirige mon engagement et, j’en suis sûr, le vôtre.        <br />
              <br />
       Patience et construction doivent être nos maîtres mots. Au lendemain des élections départementales, nous pourrions tenir notre congrès qui sera l’occasion d’affirmer nos positions, notre projet et de tracer les perspectives de notre action.       <br />
              <br />
       En attendant, je sais pouvoir compter sur chacun d’entre nous, dans nos fédérations respectives, pour être des piliers du mouvement. Nous ne pourrons rien faire sans l’engagement de chacun, notre capacité à peser tient également dans la camaraderie qui nous lie et qui a été forgée dans les combats communs, des combats parfois difficiles qui ont conforté notre solidité collective et notre loyauté au MRC.       <br />
              <br />
       Je pense aussi aux jeunes, ils sont nombreux ce weekend et sont l’avenir de nos idées. Le comité jeunes vit, vous avez découvert leurs affiches ce weekend. Nous devons les encourager car ils apportent un regard neuf et d’autres formes de militantismes qui nous sont précieux.       <br />
              <br />
       Nous le savons, le tableau est sombre mais notre ténacité nous permettra de montrer la voie, de faire grandir la lueur d’espoir. Celle de la République, du sursaut que nous appelons et nous construisons par notre expression, par la force de nos idées pour que…       <br />
              <br />
       Vive la République, et vive la France !       <br />
              <br />
       Et en ce 21 septembre, vive la Nation !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.mrc-france.org/La-seule-loyaute-qui-importe-est-celle-a-nos-idees_a666.html</link>
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   <title>Programme "Grand carénage" d'EDF : 53 milliards pour la croissance, les emplois et notre industrie</title>
   <pubDate>Wed, 02 Jul 2014 10:08:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Question au Gouvernement de Christian Hutin, député du Nord, au sujet du programme "Grand carénage" d'EDF, lors de séance du 1er juillet 2014.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      <b>Christian Hutin</b>       <br />
       Ma question va, je le pense, intéresser l’ensemble des parlementaires, car elle porte sur le chantier probablement le plus important qui ait été mis en œuvre depuis la Libération dans notre pays. Je vais m’efforcer d’aborder ce sujet de manière atavique, en Dunkerquois que je suis, en fils de pêcheur d’Islande, en homme de vigie ou, comme on le dirait aujourd’hui, en donneur d’alerte.        <br />
              <br />
        Ce grand chantier est quelque chose de très sérieux, mes chers collègues, car il se traduira par des investissements dont le montant pourrait avoisiner 53 milliards d’euros. Pour ceux qui ne le connaissent pas, il s’agit du programme « Grand carénage » d’EDF, qui prévoit la prolongation d’un certain nombre de nos centrales nucléaires et leur adaptation, justifiée au regard des événements de Fukushima.       <br />
              <br />
       Ces 53 milliards, ce n’est pas rien pour la croissance, les emplois et notre industrie. Si je veux être donneur d’alerte aujourd’hui, c’est pour dire que l’homme de vigie de Dunkerque a vu ce qui se passait dans le terminal méthanier, à savoir l’attribution d’un certain nombre de marchés, probablement dans le plus grand respect des règles d’égalité, à quelques employeurs étrangers et travailleurs détachés. Dans un bassin d’emploi en difficulté, je peux vous dire – et il n’y a aucune xénophobie dans mes propos, je dis bien : aucune – qu’il est très difficile pour nos concitoyens sans emploi de constater que ces personnes se voient accorder du travail.       <br />
              <br />
       Je sais qu’un certain nombre de préfets travaillent déjà sur le sujet, sur ces 53 milliards, qui représentent quelque chose d’exceptionnel. C’est un sujet essentiel.       <br />
              <br />
       Pour revenir à mon propos initial, je pense que nous devons sauvegarder notre territoire de chasse ou de pêche
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Ségolène Royal, ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie</b>       <br />
       Monsieur le député, vous avez souhaité connaître l’avis du Gouvernement sur le programme d’investissement d’EDF appelé « Grand carénage » et sur le potentiel qu’il représente en termes de développement d’activités et d’emplois.       <br />
              <br />
       Je veux rappeler que le grand carénage vise deux objectifs, que vous avez d’ailleurs soulignés.       <br />
              <br />
       Premier objectif : élever le niveau de sûreté du parc français au plus niveau, pour le rendre comparable à celui des réacteurs de troisième génération, par un ensemble d’actions et de travaux intégrant notamment ceux prescrits par l’Autorité de sûreté nucléaire à la suite de l’incident de Fukushima.       <br />
              <br />
       Deuxième objectif : préparer les réacteurs qui approchent les quarante ans d’exploitation à un éventuel prolongement, sous réserve, bien évidemment, d’une stratégie énergétique dont votre assemblée aura à débattre très prochainement dans le cadre du plafonnement de la capacité de production d’énergie nucléaire. Un arbitrage devra notamment être rendu entre le coût de la prolongation des réacteurs anciens et la construction de nouveaux réacteurs. Il devra également être statué sur l’investissement d’EDF dans la diversification vers les énergies renouvelables, comme c’est déjà le cas avec le photovoltaïque et l’éolien.       <br />
              <br />
       Il faudra aussi de la visibilité sur les coûts de production, donc, sur les factures payées par les Français. L’État, qui détient, je vous le rappelle, 85 % du capital d’EDF, jouera, par l’intermédiaire de ses représentants, tout son rôle au sein du conseil d’administration.       <br />
              <br />
       J’attends également beaucoup du débat qui se tiendra à l’Assemblée nationale, dans le cadre du prochain projet de loi de programmation sur la transition énergétique, afin que nous puissions être éclairés sur les meilleurs choix à faire pour l’avenir énergétique des Français
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/Programme-Grand-carenage-d-EDF-53-milliards-pour-la-croissance-les-emplois-et-notre-industrie_a634.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.mrc-france.org,2026:rss-6716284</guid>
   <title>Pacte de responsabilité: contre-projet des députés chevènementistes</title>
   <pubDate>Wed, 11 Jun 2014 14:16:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mouvement Républicain et Citoyen</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dépêche AFP, mercredi 11 juin 2014.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.mrc-france.org/photo/art/default/6716284-10265352.jpg?v=1402489242" alt="Pacte de responsabilité: contre-projet des députés chevènementistes" title="Pacte de responsabilité: contre-projet des députés chevènementistes" />
     </div>
     <div>
      Les trois députés chevènementistes du MRC ont défendu mercredi un &quot;contre-projet&quot; au pacte de responsabilité pour résoudre la question de la compétitivité sans se limiter au coût du travail et pour ne pas créer &quot;un choc&quot; de réduction drastique des déficits.       <br />
              <br />
       Ces élus du Mouvement républicain et citoyen, apparentés au groupe socialiste - Jean-Luc Laurent, Marie-Françoise Bechtel, Christian Hutin - entendent déposer des amendements au projet de budget rectificatif 2014 sur la base de ces propositions.       <br />
              <br />
       Pour eux, le pacte de responsabilité de François Hollande pose &quot;une bonne question&quot; mais souffre d'&quot;un vice de conception&quot; car &quot;il se limite au seul coût du travail&quot;; il relève en outre d'&quot;une erreur de timing&quot; car en choisissant à la fois &quot;un choc de 50 milliards&quot; d'euros d'économies sur trois ans et un respect des critères européens de réduction des déficits, &quot;la France se retrouve étranglée&quot;.       <br />
              <br />
       Pour restaurer la compétitivité française, ces élus proposent une révision de &quot;la contrainte de l'euro&quot; et du rôle de la Banque centrale européenne.       <br />
                <br />
       Leur contre-projet suggère aussi de financer la baisse du coût du travail par une fiscalité plus cohérente plutôt que par une révision drastique de la dépense publique, notamment en révisant le CICE (Crédit impôt pour la compétitivité et l'emploi) et en ajoutant à la hausse, &quot;inévitable&quot;, de la TVA une révision de la CSG &quot;devenue progressive&quot;.         <br />
              <br />
       Autre préconisation: favoriser davantage la montée en gamme de l'industrie française, notamment pour les PME, et soutenir l'innovation.       <br />
                <br />
       Le MRC prône une mobilisation de l'épargne française vers le financement de l'industrie et la stabilisation du capital des PME, une &quot;véritable réforme bancaire&quot; dissuadant la spéculation et favorisant l'investissement; il demande de garantir une énergie à bas coût sans réduire la part du nucléaire mais en cherchant de nouvelles ressources, gaz de schiste compris.       <br />
                <br />
       &quot;L'ensemble de ces mesures, pas toutes en contradiction avec le programme gouvernemental, pourraient rendre une perspective à l'effort collectif demandé aux Français&quot;, jugent les députés MRC, selon lesquels un &quot;débat sur la revalorisation des salaires devra inévitablement prendre place dans le contexte européen&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.mrc-france.org/Pacte-de-responsabilite-contre-projet-des-deputes-chevenementistes_a624.html</link>
  </item>

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   <title>Pacte de responsabilité : le contre-projet du MRC</title>
   <pubDate>Wed, 11 Jun 2014 12:36:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mouvement Républicain et Citoyen</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div>
      Le pacte décidé par le Président de la République et traduit dans la Loi de finances rectificative présentée au Conseil des Ministres ce mercredi 11 juin est une réponse inadaptée à une bonne question : celle de notre compétitivité. Le MRC propose un contre-projet, rédigé sous la direction de Marie-Françoise Bechtel, qui prenne en compte l’ensemble des facteurs susceptibles de restaurer la compétitivité française : monnaie, investissement, énergie, montée en gamme. Dans le cadre de la discussion du projet de loi de finances rectificative, les députés du MRC déposeront plusieurs amendements, propositions de résolution et de groupes de travail allant dans ce sens.        <br />
              <br />
       <p  style=" margin: 12px auto 6px auto; font-family: Helvetica,Arial,Sans-serif; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 14px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; -x-system-font: none; display: block;">   <a title="View Pacte de responsabilité : le Contre-projet du MRC on Scribd" href="http://fr.scribd.com/doc/224512548/Pacte-de-responsabilite-le-Contre-projet-du-MRC"  style="text-decoration: underline;" >Pacte de responsabilité : le Contre-projet du MRC</a> by <a title="View MRC_France's profile on Scribd" href="http://www.scribd.com/MRC_France"  style="text-decoration: underline;" >MRC_France</a></p><iframe class="scribd_iframe_embed" src="//www.scribd.com/embeds/224512548/content?start_page=1&view_mode=scroll&access_key=key-MRCW9jvQ4spnhlhYMfC4&show_recommendations=true" data-auto-height="false" data-aspect-ratio="0.7044566067240031" scrolling="no" id="doc_23272" width="600" height="800" frameborder="0"></iframe>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/Pacte-de-responsabilite-le-contre-projet-du-MRC_a610.html</link>
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   <title>"Le Parlement français doit contrôler la négociation du traité transatlantique"</title>
   <pubDate>Thu, 22 May 2014 15:46:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Luc Laurent</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Intervention de Jean-Luc Laurent, Député du Val-de-Marne et Président du Mouvement Républicain et Citoyen, à la tribune de l'Assemblée nationale dans le cadre de la discussion de la proposition de résolution déposée par le groupe GDR (Gauche démocrate et républicaine) et portant sur le traité transatlantique, jeudi 22 mai 2014.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
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     </div>
     <div>
      Madame la présidente, madame la secrétaire d’État, mes chers collègues, pour paraphraser l’un de nos glorieux aïeux, nous sommes ici par la volonté du peuple, mais peut-être aussi par celle de Barack Obama et José Manuel Barroso, et nous n’en sortirons que bien après la fin de leurs mandats respectifs – pour l’un dans quelques semaines, pour l’autre en janvier 2017.       <br />
              <br />
       Le grand marché transatlantique est une vieille idée, pour ne pas dire une vieille lune. Faut-il rappeler le bien nommé NTM – New transatlantic market – agité par la Commission européenne à la fin du siècle dernier ? L’Atlantique, est depuis des siècles, un axe de commerce et, depuis la Seconde guerre mondiale, une aire de prospérité que ne viennent contester ni l’Asie-Pacifique émergée ni les BRICS des différents continents.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      La question du commerce transatlantique n’est donc pas une question de principe. Les arguments d’ouverture au monde et de frilosité ne tiennent pas. Il s’agit d’examiner les modalités et l’opportunité, puisque ce serpent de mer est guidé par les principes constants, et parfois léonins, des Américains, ainsi que par l’obsession du libre-échange inscrite dans le programme libéral européen. Ainsi, très tôt, Jean Monnet avait engagé la mise en place d’une sorte de pont au-dessus de l’Atlantique. C’est un fait, mes chers collègues, l’euro-atlantisme n’est vraiment pas une idée neuve en Europe !       <br />
              <br />
       Vaccinés depuis longtemps, les députés MRC sont habitués à ne pas se laisser berner par les annonces mirobolantes, chiffrées en millions d’emplois et en points de croissance. On l’a entendu pour le marché unique et la monnaie unique, on l’entend dans ce débat sur le marché transatlantique. Les promoteurs d’un tel accord doivent avoir en tête que l’Europe est largement excédentaire sur les États-Unis grâce, il faut le dire, à l’Allemagne.       <br />
              <br />
       Si pour les États-Unis, la priorité va à l’Asie et à la Chine avec le partenariat transpacifique, l’oubli de l’Europe n’est pas à l’ordre du jour. Le traité transatlantique qui pourrait être le frère jumeau de la nouvelle OTAN née après la Guerre froide pose des questions géopolitiques. Il interpelle d’abord les parités monétaires entre une Allemagne, dont les firmes plus que les salariés se satisfont d’un euro trop cher, et les États-Unis qui, depuis 1973, pilotent habilement leur dollar sur les ruines du système monétaire international.       <br />
              <br />
       En ces temps de petits espoirs et de grandes promesses européennes, l’euro est sous les feux de la rampe. Mais pour être conséquent, il faut aller au-delà de la question de la seule parité des monnaies et sortir de notre indifférence au désordre monétaire international post Bretton Woods. Pour le dollar et l’euro, monnaie unique ou plutôt, comme je le souhaite avec les députés du groupe MRC, monnaie commune, mais aussi pour un yuan de plus en plus internationalisé et les monnaies des pays émergents, nous avons besoin d’un ordre monétaire international. C’est une grande tâche à laquelle les États-Unis et l’Union européenne devraient s’atteler avant même d’avancer dans la discussion des barrières tarifaires et non-tarifaires.       <br />
              <br />
       Je le dis tout net, je suis souverainiste et je crois à la définition souveraine et démocratique de nos préférences collectives économiques, sociales ou environnementales. Le juridisme du libre-échange doit s’incliner devant cette souveraineté. Tout comme les prétentions des investisseurs doivent passer derrière l’intérêt général et ne pas avoir le droit de poursuivre les États devant un tribunal arbitral illégitime.       <br />
       La discussion politique ne peut être une négociation de marchands de tapis et les gouvernements, mais aussi les parlements, et à travers eux le peuple, doivent avoir leur mot à dire.       <br />
              <br />
       La politique de redressement productif, le renouveau d’une base industrielle française qui doit s’inspirer autant du modèle allemand que des initiatives américaines, ne doit pas faire les frais de cette négociation. Ce qui est vrai pour notre industrie l’est aussi pour l’agriculture française. C’est pourquoi le Parlement, le Parlement français – je n’en connais pas d’autres – doit contrôler étroitement la négociation. C’était le sens de la résolution adoptée à l’initiative de notre collègue Seybah Dagoma, c’est le sens de la résolution proposée par les députés du groupe GDR. Je les en remercie et m’en fécilite. Le MRC votera la résolution qui sera proposée en espérant que certains amendements en débat soient retenus.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <title>Politique industrielle : le décret Montebourg est une très bonne nouvelle</title>
   <pubDate>Thu, 15 May 2014 18:12:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Luc Laurent</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Communiqué de Jean-Luc Laurent, Président du MRC et député du Val-de-Marne, jeudi 15 mai 2014.     <div>
      Arnaud Montebourg a annoncé aujourd’hui la signature d’un décret soumettant certains investissements étrangers à autorisation du Gouvernement. C’est la preuve que « l’État peut », que le volontarisme du ministre se traduit en acte.        <br />
               <br />
       Alors que le dossier Alstom illustre à nouveau les divergences entre les intérêts des grands groupes internationaux et ceux du pays, donner à l’Etat les moyens d’agir et de faire prévaloir l’intérêt général relève du bon sens. Pour être conquérante, l’économie française doit commencer par protéger ses intérêts, notamment industriels, sur son propre territoire.       <br />
              <br />
       Les commentaires de la Commission européenne, mettant en garde par la voix de Michel Barnier contre une « dérive protectionniste », prêtent à sourire : le langage de la volonté politique semble être devenu étranger à la Commission. Ce décret n’est pourtant pas contraire au droit européen.  C’est bien parce que l’Europe est aujourd’hui dramatiquement faible face aux dérives du libre-échange, annihilée par la naïveté des uns et le fatalisme des autres, que l’État doit être fort.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/Politique-industrielle-le-decret-Montebourg-est-une-tres-bonne-nouvelle_a609.html</link>
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   <title>"L’Europe telle qu’on la construit depuis 20 ans est morte"</title>
   <pubDate>Tue, 06 May 2014 17:09:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Luc Laurent</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jean-Luc Laurent,  Président du MRC et député du Val-de-Marne, était l'Invité politique de France Bleu 107.1, mardi 6 mai 2014. Il répondait aux questions de Noé Da Silva et Sylvain Tronchet.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.mrc-france.org/photo/art/default/6598541-9953279.jpg?v=1399388000" alt=""L’Europe telle qu’on la construit depuis 20 ans est morte"" title=""L’Europe telle qu’on la construit depuis 20 ans est morte"" />
     </div>
     <div>
      <ul class="list"><li> <span style="font-style:italic">Au sujet du 2e anniversaire de l’élection de François Hollande</span> : L’essentiel, c’est de se concentrer sur les objectifs : le redressement et la réussite de la France. Je souhaite donc à François Hollande pleine réussite, même si je suis critique et réservé sur un certain nombre de moyens pris.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Il faut que François Hollande réussisse. Il en va de l’avenir de la France. Je lui donne un conseil : relire en ce jour anniversaire son discours du Bourget. Ce serait une bonne et saine lecture pour retrouver l’esprit du changement.       
       </li></ul><ul class="list"><li> On donne trop d’importance à la règle des 3%. On ferait mieux de se concentrer sur le taux de croissance et le niveau du chômage pour redresser la France. Cela suppose de réindustrialiser, de mettre le paquet sur la compétitivité. Dans le même temps, il faut réorienter la construction européenne et lutter contre l’euro cher qui plombe notre compétitivité et risque d’anéantir tous les efforts auxquels consent la nation depuis déjà deux années.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Le Président de la République est dans une situation de difficulté. Je lui donnerais un deuxième conseil : puisqu’il vient de nommer un nouveau Premier Ministre, qu’il lui laisse davantage de champ pour prendre les initiatives, notamment au niveau européen. La période que nous vivons est également une belle occasion de donner davantage de poids au Parlement.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Ce que François Hollande a raté : le dialogue avec l’Allemagne, la réorientation de la construction européenne, qui n’est pas au rendez-vous. Ce qu’il a réussi : l’alternance, le changement. Sa pratique institutionnelle n’est pas celle de Nicolas Sarkozy, ce qui est pour moi quelque chose de très positif.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <ul class="list"><li> François Hollande montre depuis deux qu’il a l’étoffe du Président de la République. Il porte et incarne la voix de la France et a su relever les défis du Mali, de la Centrafrique.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Au niveau intérieur, nous avons fait un bon bout de chemin. Mais je suis pour qu’on tienne compte du message qui a été envoyé par les électeurs au moment des élections municipales.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Avec mes deux autres collègues du MRC, nous avons voté contre le Programme de stabilité, qui était présenté la semaine dernière, après avoir voté la déclaration de confiance du Premier Ministre.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Nous faisons confiance à Manuel Valls car nous nous situons dans la majorité. Néanmoins, le MRC est une voix singulière à gauche et garde sa liberté de parole et d’action. N’étant pas favorable au traité TSCG adopté en 2012 à la demande de François Hollande, nous avions voté contre. De la même manière, le programme d’économies de 50 milliards n’est pas le bon chemin car il relève de la logique d’austérité de l’Europe qui nous prive de notre souveraineté budgétaire.       <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li> <span style="font-style:italic">Au sujet du boycott des élections européennes</span> : Cette élection du 25 mai est une élection dérisoire. Il s’agit d’un Parlement fantôme qui n’a pas de pouvoirs et n’est pas en situation de répondre à la question que se posent nos concitoyens de changer l’Europe.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Pour la présidence de la Commission, nous avons le choix entre deux eurocrates interchangeables.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Au niveau européen ce n’est pas le Parlement qui a le pouvoir mais le conseil des chefs d’Etats et de gouvernements.       
       </li></ul><ul class="list"><li> L’Europe telle qu’on la construit depuis 20 ans est morte. On le voit notamment par le chômage de masse.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Il faut bâtir une nouvelle Europe qui repose sur la légitimité des nations, sortir de la logique d’austérité, remettre en cause l’indépendance de la BCE, organiser la mutation de l’euro de monnaie unique à une monnaie commune</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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 	<itunes:subtitle><![CDATA[Jean-Luc Laurent, Président du MRC et député du Val-de-Marne, était l'Invité politique de France Bleu 107.1, mardi 6 mai 2014. Il répondait aux questions de Noé Da Silva et Sylvain Tronchet.]]></itunes:subtitle>
 	<itunes:summary><![CDATA[Jean-Luc Laurent, Président du MRC et député du Val-de-Marne, était l'Invité politique de France Bleu 107.1, mardi 6 mai 2014. Il répondait aux questions de Noé Da Silva et Sylvain Tronchet.]]></itunes:summary>
 	<itunes:author>Jean-Luc Laurent</itunes:author>
   <link>https://www.mrc-france.org/L-Europe-telle-qu-on-la-construit-depuis-20-ans-est-morte_a604.html</link>
  </item>

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   <title>Alstom: ni General Electric ni Siemens, il faut faire émerger une alternative indépendante</title>
   <pubDate>Mon, 28 Apr 2014 18:12:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Luc Laurent</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Communiqué de Jean-Luc Laurent, Président du MRC et député du Val-de-Marne, lundi 28 avril 2014.     <div>
      Alstom est en bonne santé, même si le groupe rencontre des difficultés stratégiques et que son principal marché, l’Europe de l’austérité, stagne.       <br />
               <br />
       L’intégration d’Alstom au sein de General Electric comme le mariage brusqué avec Siemens porteraient un coup fatal à un pan entier de notre industrie qui assure, entre autres, l’indépendance de la filière électronucléaire. Ces deux mauvaises solutions n’ont pour but que de soulager quelques actionnaires pressés et dégager le management du groupe de ses responsabilités.       <br />
              <br />
       Dans le secteur stratégique de l’énergie, cette affaire teste notre capacité à traduire en actes le volontarisme économique et éviter le départ des centres de décision du groupe.       <br />
              <br />
       La fuite en avant négociée par M.Kron doit être mise en échec par le gouvernement et, à court terme, une participation de l’Etat pourrait remplacer les actionnaires défaillants. Le Ministère de l’Economie a la responsabilité de faire émerger une solution alternative indépendante autour de groupes français comme Areva ou Safran.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/Alstom-ni-General-Electric-ni-Siemens-il-faut-faire-emerger-une-alternative-independante_a599.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Alstom : la France fera t-elle le choix de ne plus être maître de son destin industriel ?</title>
   <pubDate>Mon, 28 Apr 2014 15:19:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Par Gérard Pierre, Secrétaire national à l'énergie, lundi 28 avril 2014.     <div>
      Quand en 1999 General Electric a repris à Alstom, la branche « turbine à gaz », opération autorisée par le gouvernement de l’époque, cette opération a conduit à une diminution de l’activité industrielle à Belfort et à une relocalisation actuelle aux Etats-Unis.        <br />
              <br />
       L’activité de la branche énergie d’Alstom est indispensable à l’indépendance de la filière électronucléaire. Les turbines à vapeur et les transformateurs de puissance sont des éléments indispensables à cette filière. Il faut maintenir en France les centres de décisions des groupes industriels sinon les conséquences seront les mêmes que pour les filières sidérurgiques (Usinor-Sacilor, Arcelor-Mittal),  de l’aluminium (Péchiney, Alcan), ou du ciment (Lafarge, Holcim)…       <br />
              <br />
       L’avenir des emplois pérennes en France passe par le développement industriel. Le gouvernement de la France doit privilégier ce développement. Une politique de court terme nous priverait de la possibilité d’être maître de notre avenir.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      La filière énergétique française est encore un fleuron industriel et doit être maintenue. Celle-ci doit être restructurée autour de ses champions : EDF, AREVA, CEA, ALSTOM… et contrôlée par l’État pour en assurer la cohérence.       <br />
              <br />
       La solution General Electric, avec le transfert du centre de décision en dehors du territoire national, ne serait qu’une anticipation du traité transatlantique, chère aux ultralibéraux. La solution Siemens qui sera présenté comme la création d’un champion européen ne sera qu’un leurre qui n’aura pas d’autres effets que de réduire l’activité. Ces deux solutions conduiront à rendre le gouvernement impuissant dans le domaine de la politique industrielle et à mettre en cause notre indépendance énergétique et nucléaire.        <br />
              <br />
       Dans l’état actuel du dossier, seule une participation de l’Etat peut remplacer les actionnaires défaillants.  L’absence de décisions courageuses du gouvernement aura les mêmes effets, comme pour Arcelor à l’époque de la gauche plurielle, de priver la France d’un outil industriel qu’on prétend vouloir reconstituer.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/Alstom-la-France-fera-t-elle-le-choix-de-ne-plus-etre-maitre-de-son-destin-industriel_a598.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Censure de la proposition de loi Florange : le droit a bon dos...</title>
   <pubDate>Thu, 27 Mar 2014 18:44:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Communiqué de Marie-Françoise Bechtel, députée de l'Aisne et 1ere vice-présidente du MRC, jeudi 27 mars 2014.     <div>
      Le Mouvement Républicain et Citoyen déplore la censure par le Conseil Constitutionnel des dispositions constituant le socle de la proposition de loi Florange, notamment l’obligation pour les entreprises réalisant des bénéfices d’accepter une offre de reprise lorsqu’elle est sérieuse et infligeant des pénalités en l’absence de motif légitime de refus.       <br />
              <br />
       Alors que le Parlement avait veillé à l’équilibre entre la liberté d’entreprendre, le droit de propriété et le droit à l’emploi, le Conseil a choisi de faire usage du pouvoir de plus en plus large qu’il se reconnait pour substituer son appréciation à celle du législateur. Or si le droit est prévisible et avait en l’espèce été pris en compte, l’appréciation de la réalité économique est pour le moins variable.        <br />
              <br />
       On ne s’étonnera pas que les juges de la rue de Montpensier usent et abusent d’une conception unilatérale de l’intérêt de l’entreprise qui, pour eux, se confond avec celui de l’actionnaire au mépris de toute protection juridique de l’emploi industriel. On peut simplement se demander si tout cela est vraiment fait au nom du droit.       <br />
              <br />
       Il est de coutume, lorsqu’une loi sensible est censurée par le Conseil constitutionnel, de crier à la censure politique, de dénoncer le poids de l’idéologie dans les décisions de cet organe dont l’indépendance n’est pas assurée. Le MRC préfère appeler de ses voeux une réforme qui remettrait l’intérêt général au centre du jeu en ne laissant pas le dernier mot à une justice constitutionnelle qui ne représente pas le peuple souverain.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/Censure-de-la-proposition-de-loi-Florange-le-droit-a-bon-dos_a588.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>"Un euro trop cher annulera les efforts consentis par la nation"</title>
   <pubDate>Fri, 28 Feb 2014 15:01:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Luc Laurent</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, participait à l'émission Politique Matin sur LCP, vendredi 28 février 2014. Il débattait avec Thierry Solère (député UMP des Hauts-de-Seine).     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      <span class="u">Verbatim express</span>       <br />
              <br />
       <ul class="list"><li>François Hollande travaille. L’opposition peut toujours contester mais une chose importante après l’annonce du Président de la République de ce pacte de responsabilité, de cette proposition d’abaisser les charges pour donner plus de compétitivité aux entreprises est que tout se passe à partir d’une négociation entre les syndicats et le MEDEF.        
       </li></ul><ul class="list"><li>Il faut qu’il y ait dans la négociation qui s’ouvre aujourd’hui des contreparties à cet effort auquel consentirait la nation. Pour autant, cette politique de l’offre ne peut pas s’arrêter à l’allégement des charges sociales. Il doit y avoir d’autres mesures : la compétitivité c’est aussi la qualité.        
       </li></ul><ul class="list"><li>On ne perd pas de temps avec la démocratie social et le dialogue. La preuve : le Parlement a adopté dans des délais très rapides, que majorité et opposition ont salués, une nouvelle loi sur la formation professionnelle issue du dialogue social. Cela faisait depuis 1971 qu’il n’y avait pas de réelle amélioration dans ce domaine.       
       </li></ul><ul class="list"><li>8000 chômeurs de plus par mois, c’est trop ! Ma critique est que le pacte de responsabilité n’est pas suffisant s’il ne prend pas en compte la valeur de la monnaie, la politique monétaire. Un euro trop cher annulera les efforts consentis par la nation. Nous avons la capacité d’agir là-dessus au niveau européen.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Tout ce qui peut permettre de valoriser notre potentiel productif en France, dans le domaine de l’industrie agroalimentaire notamment, est bienvenu. Arnaud Montebourg a totalement raison, tout comme sur la création d’une société nationale des mines. Ce sera un élément important en termes de souveraineté nationale.       
       </li></ul><ul class="list"><li><span style="font-style:italic">A propos des Ministres écologistes</span> : je rappelle ce que Jean-Pierre Chevènement avait dit : « un Ministre, ça ferme sa gueule ou sa démissionne »       
       </li></ul><ul class="list"><li><span style="font-style:italic">A propos de l’affaire Copé</span> : cette affaire est lamentable et à l’évidence liée à la désignation du candidat UMP pour 2017. Cela fait partie des « boules puantes ». La démocratie en souffre.  Chaque partie doit mesurer qu’on doit agir pour réconcilier la politique et les citoyens. Il faut en revenir au débat sur des projets de fond.       
       </li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.mrc-france.org/Un-euro-trop-cher-annulera-les-efforts-consentis-par-la-nation_a584.html</link>
  </item>

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   <title>Proposition de loi visant à reconquérir l’économie réelle: le redressement productif au cœur de l’action de la majorité</title>
   <pubDate>Wed, 18 Sep 2013 15:10:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Communiqué de Marie-Françoise Bechtel, Vice-présidente du MRC et Députée de l'Aisne, mercredi 18 septembre 2013.     <div>
      Le Mouvement Républicain et Citoyen se félicite de l’inscription dès la rentrée d’un texte résultant d’une initiative prise conjointement par les partenaires de la majorité : PS, PRG, MRC, EELV et MUP. Ce texte s’attaque enfin aux fermetures de sites abusives, contraires à l’intérêt des salariés et qui fragilisent encore un peu plus notre tissu industriel.       <br />
              <br />
       En prévoyant – dans les limites que nous impose la Constitution – des sanctions pouvant être infligées à l’employeur qui n’a pas sincèrement cherché un repreneur ou a refusé une reprise, cette proposition va beaucoup plus loin que notre dispositif légal actuel.        <br />
              <br />
       Elle prolonge la loi Sapin du 14 juin 2013 relative à la sécurisation de l’emploi en renforçant le dialogue social et en impliquant les salariés le plus tôt possible dès que le projet de fermeture d’un site est envisagé.       <br />
              <br />
       Pour le MRC, ce texte est une chance pour l’avenir de nos entreprises : il permet le maintien d’entreprises viables et prévoit de réinjecter dans le bassin d’emploi les sanctions infligées à l’employeur qui ne jouerait pas le jeu.        <br />
              <br />
       Ce dispositif innovant répond à la situation vécue par nombre de travailleurs confrontés aux fermetures d’entreprises. C’est aussi un véritable pas en avant dans le sens du redressement productif du pays qui est pour le MRC le cœur de l’action gouvernementale.       <br />
              <br />
              <br />
       ----------       <br />
       Marie-Françoise Bechtel et Jean-Luc Laurent figurent parmi les premiers signataires de la proposition de loi <a class="link" href="http://www.assemblee-nationale.fr/14/dossiers/redonner_perspectives_emploi_industriel.asp">&quot;visant à reconquérir l'économie réelle&quot;</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/Proposition-de-loi-visant-a-reconquerir-l-economie-reelle-le-redressement-productif-au-coeur-de-l-action-de-la-majorite_a521.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>#UEMRC 2013: Discours de clôture de Jean-Luc Laurent</title>
   <pubDate>Tue, 17 Sep 2013 21:02:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Luc Laurent</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Discours de clôture de Jean-Luc Laurent, Président du MRC, à l'Université d'été de Coudekerque-Branche.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      https://www.mrc-france.org/video/<iframe width="620" height="465" src="//www.youtube.com/embed/BOxmLp4IL9c?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>     </div>
     <div>
      Chers camarades,       <br />
               <br />
       Il me revient l’honneur de conclure cette université d’été et de tracer les perspectives de travail et d'action du MRC pour l'année à venir.        <br />
               <br />
       Je souhaite d’abord remercier les militants du Nord, conduits par Claude Nicolet, qui ont organisé avec application ces deux journées de débats et d’échanges. Je tiens à remercier particulièrement David Bailleul, maire de Coudekerque-Branche, qui nous a amicalement accueillis ; Christian Hutin qui nous permet de nous retrouver dans sa circonscription 10 ans après le congrès constitutif du MRC; Manuel Valls, dont la présence montre notre implication dans la majorité présidentielle avec notre singularité et notre volonté d’être l’aiguillon républicain; Marc Dolez (député Front de Gauche), Jérôme Guedj (député PS et animateur du courant Maintenant La Gauche), Christian Bataille ( député PS) ; les nombreux intervenants extérieurs qui nous ont éclairés de leurs analyses durant ces deux jours ; Julien Landfried qui a conçu un programme dont la richesse permet à notre réflexion commune de s’affiner. Merci également à vous tous d’avoir répondu si nombreux à cette université d’été.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      En cette rentrée politique mouvementée, l'impératif du MRC que nous avons choisi comme thème de cette université d’été sonne comme un repère indispensable.       <br />
               <br />
       Redresser la France en réorientant la construction européenne sont les deux objectifs que nous nous sommes fixés, notamment en soutenant François Hollande dès le premier tour de la présidentielle. Aujourd’hui, le MRC travaille activement comme en témoignent ces deux journées de débats mais aussi le texte « pour une autre Europe » de Marie-Françoise Bechtel, qui vont alimenter et plus encore se conjuguer, avec notre action au quotidien dans les mois qui viennent.       <br />
               <br />
       En ces terres historiquement ouvrières, touchées de plein fouet par la crise et bien plus qu’ailleurs, il est judicieux de tenir notre université d'été dans ce département et d'y faire entendre notre voix différente à gauche.       <br />
               <br />
       Redresser la France, c’est avant tout faire confiance au peuple, c’est s’adresser aux classes populaires, c’est faire de la réindustrialisation et du retour à la croissance, la priorité..       <br />
               <br />
       Le MRC est connu pour la force de ses analyses : notre double non, en 1992 à la monnaie unique puis en 2005 à la constitution européenne, a été ratifié par les faits.       <br />
               <br />
       Que voyons-nous aujourd’hui ? L’austérité, le chômage, les délocalisations ; une crise dont l’Europe, notamment au Sud, peinera à sortir — si elle en sort.       <br />
               <br />
       Nous, nous avons tracé notre voie pour lutter efficacement et contribuer à faire sortir la France de l'impasse comme l'a si bien analysé Jean-Pierre Chevènement. C’est par la République que nous pourrons redresser la France et réorienter l’Europe.       <br />
               <br />
       Non, il n’est pas présomptueux pour le MRC de se vouloir la boussole républicaine pour la gauche et pour la France. Bien au contraire, nous entendons faire entendre au peuple et à la gauche nos analyses, qui sont confirmées par trente années de dérégulation capitaliste. Non, il n’est pas archaïque de dire que l’Union Européenne ne peut plus fonctionner comme elle le fait. La Commission Europénne ne peut continuer à condamner les peuples d’Europe à l’austérité perpétuelle. Redresser la France suppose de réorienter la construction européenne : c’est donc à nous, armés de nos convictions solides, d’être actif dans le débat public.       <br />
               <br />
               <br />
       <b>I. Redresser la France</b>       <br />
               <br />
       Le redressement de la France a été notre fil conducteur pendant un an dans la majorité car il en va de l’avenir de la France.       <br />
               <br />
       Derrière les mots de « plans sociaux », ce sont des emplois qu’on sacrifie, des familles touchées par le chômage et la peur du lendemain. Les pouvoirs publics ont le devoir d’agir. Là réside notre ambition : affirmer l’impératif de sauvegarde de nos emplois et de nos bassins industriels là où la finance égoïste ne voit pas plus loin que son chiffre d’affaires trimestriel.       <br />
               <br />
       Nous avons soutenu la démarche de Louis Gallois, son rapport, l’action qu’il mène comme Commissaire général à l’investissement. Son rapport a jeté les bases du Pacte National pour la Croissance, la Compétitivité et l’Emploi.       <br />
               <br />
       C’est un moment-clef, inaugural, du quinquennat : le moment où la gauche au pouvoir dit que le redressement productif ne sera pas qu’un slogan. Jeudi dernier, vous avez tous vu le président de la République avec le robot Nao dans ses bras. Je vais exceptionnellement vous parler de moi. Et bien, il y a trois ans lors de l’Exposition Universelle de Shanghai, j’ai dansé avec le robot fabriqué par la société Aldebaran. Je suis content que le président de la République m’ait rejoint. Dans ces moments-là, malgré les avanies, malgré les difficultés, on se dit qu’Hollande était le bon choix.        <br />
               <br />
       Nous croyons en ce redressement productif qui prend forme à travers des propositions concrètes, comme les 34 plans d'action, auxquelles les républicains que nous sommes, sont fortement attachés. C’est avec ambition, et lucidité sur ses défauts, que nous avons voté, par exemple, le Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi. Il permettra, à court terme, une relance non négligeable pour les entreprises.       <br />
               <br />
       Le Gouvernement a fait le choix du redressement industriel de la France, il sait qu’il peut compter sur le MRC dans cette voie : banque publique d’investissement, création de filières d’avenir, relocalisations d’activités, les avancées sont nombreuses et doivent être saluées.       <br />
               <br />
       Ces choix tranchent avec la doctrine passée du PS qui fondait son projet sur le développement des aides à la personne et le tourisme. C'était court, c'était oublier l'industrie.       <br />
               <br />
       Voilà pourquoi nous soutiendrons une politique industrielle concrète : notre ambition est de mettre en actes le terme de redressement. La France doit être gouvernée par l’exigence républicaine et le service de l’intérêt national. Là-dessus, nous sommes intransigeants.       <br />
               <br />
       L’emploi est la question prioritaire. Le redressement de la France ne pourra se faire sans la pleine participation des salariés. Nous avons participé aux discussions parlementaires sur le projet de loi de sécurisation de l’emploi qui marque une avancée non négligeable : c’est le dialogue qui prime. Les salariés des entreprises de plus de 5000 personnes seront enfin représentés dans les conseils d’administration. L’homologation par l’État des plans de sauvegarde de l’emploi participe de l’indispensable triptyque État/industrie/emploi. Celui-ci constitue un fondement solide sur lequel on peut s’appuyer pour construire une politique industrielle volontariste où l’État doit jouer un rôle essentiel.         <br />
               <br />
       D’autres sujets sont encore à aborder : la formation professionnelle, notamment celle des chômeurs ; l’amélioration des conditions de travail ; la réforme des retraites qui doit être améliorée sur la pénibilité, la situation des femmes et les petites retraites. Nous nous exprimerons en ce sens au parlement pour assurer la justice et la confiance dans notre système de retraite.        <br />
               <br />
               <br />
       <b>II. Réorienter la construction européenne pour mettre fin à l’austérité généralisée</b>       <br />
               <br />
       On ne peut penser le redressement de la France sans l’inscrire à une échelle plus large qui est celle de l’Union européenne. L’Europe, un sujet que nous connaissons bien au MRC et sur lequel nous comptons faire entendre nos propositions, plus que jamais en 2014.       <br />
               <br />
       Au parlement, nous nous sommes battus contre le TSCG avec vigueur ; notre non est une opposition positive car alimentée par la réflexion que nous avons menée ces vingt dernières années. Nous ne sommes pas des Prométhée en puissance qui prétendent détenir la lumière et l’apporter à des partis politiques aveugles. Nous sommes un parti politique qui réfléchit et construit sa doctrine en l’appuyant sur des faits tangibles. Et les faits donnent aujourd’hui raison à notre diagnostic et à nos analyses que nous voulons faire partager par la gauche.       <br />
               <br />
       L’Europe du Sud est en crise profonde, la récession frappe de plus en plus de pays ; l’Allemagne ne peut rester sourde aux dégâts des politiques d'austérité que Bruxelles impose aux nations et qui rejaillissent sur tous. L'Allemagne ne s'en sortira pas seule.        <br />
               <br />
       L’Europe s’effrite et la crise de l'euro n'est pas réglée. Certains se demandant s’ils ne faudrait pas construire deux zones distinctes et ainsi larguer les pays du Sud sans bouée de sauvetage ; les plans de relance se multiplient ; la Grèce est au bord du gouffre, si elle n’y a pas déjà plongé tête la première.       <br />
               <br />
       Et la France ? La France doit résister aux politiques libérales. La France peine à sauver son « exception culturelle » d’un projet de globalisation atlantique. Et la France est taxée de « réactionnaire » par le président de la Commission européenne parce qu’elle entend défendre ses intérêts nationaux. Comme si l’Allemagne ne défendait pas ses intérêts nationaux…mais avant d’incriminer Bruxelles ou Berlin, regardons Paris et la difficulté que nous avons à définir nos intérêts nationaux, à penser et à agir comme nation dans un ensemble coopératif. Regardons les ravages de l’esprit de  « Bercy ». La construction européenne est un projet français mais la créature nous est hors de contrôle depuis trop longtemps.       <br />
               <br />
       La mondialisation qu'on nous vantait comme eldorado s’est muée en oppression, silencieuse mais réelle. François Hollande voulait lutter contre la finance qui n’a pas de visage. Elle en a aujourd’hui plusieurs, et ils font peur : austérité ; fédéralisme ; libéralisme sans limites sont autant de facettes d’une Union européenne hors de contrôle. Le Président Sarkozy était omnubilé par la défense du Triple A. Maintenant qu'il est perdu, il ne faut pas le remplacer par un triple B, Bercy, Bruxelles, Berlin. Au triple B, il convient d’opposer un ferme triple non. La gauche ne peut se satisfaire d’un politique libre-échangiste qui oublie le peuple au profit, c’est le cas de le dire, d’un accroissement des inégalités. L’entêtement de nos dirigeants est farouche : quand l’Europe ne fonctionne pas, il nous faut plus d’Europe. Nous sommes dans un cercle vicieux que seule une réorientation profonde pourra inverser.       <br />
               <br />
       2014 est l’année des élections européennes, ce sera l’occasion pour nous de mettre en avant notre projet pour l’Europe et d'abord :       <br />
               <br />
       - le passage de la monnaie unique à une monnaie commune qui préserve la souveraineté des États.       <br />
       - renforcer les coopérations entre nations dans des domainescomme l’indépendance énergétique, l’e-économie, les transports ;       <br />
       - refuser le libre-échange qui ne conduit qu’à la précarité et à la mise en cause de notre pacte social et républicain ;       <br />
               <br />
       Je suis convaincu que les Français qui constatent chaque jours les dégâts de l’Union européenne et de la monnaie unique  y sont d’ores et déjà prêts et favorables malgré le terrorisme intellectuel et moral. La table-ronde d’hier matin a esquissé des pistes intéressantes, à nous de savoir les porter politiquement.       <br />
               <br />
       Au MRC, nous savons bien que la République est une exigence. C'est aussi une protection. C’est l’injustice qui a conduit à la Révolution française ; c’est l'exigence républicaine qui a guidé notre construction politique ; c’est notre souveraineté nationale qui nous a dicté des choix historiques. Ne l’oublions pas et soyons à la hauteur des débats de demain.       <br />
               <br />
       Ne cédons cependant pas au repli farouche. Les nations d’Europe ont intérêt à bâtir une Europe des peuples qui coopèrent et non des marchés. Je ne me lancerai pas dans un Éloge des frontières, que Régis Debray a très bien fait, mais je dirai que se protéger, c’est pouvoir également, et surtout, s’ouvrir. Pour cela, la France doit faire entendre sa voix de puissance mondiale et veiller à faire respecter le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. C’est notre responsabilité de membre permanent du conseil de sécurité de l’ONU. On ne peut donc accepter que notre politique diplomatique se règle sur le bon vouloir des Etats-Unis.        <br />
               <br />
       Le MRC a été clair quant à la question de l’intervention en Syrie : il est hors de question de sortir du cadre légal international. Sur la Syrie, je suis triste de voir l'isolement de la France.        <br />
               <br />
       Ce n'est pas l'ingérence qui doit guider la politique de la France, c'est le droit international.       <br />
               <br />
               <br />
       <b>III. Préparer les prochaines échéances électorales : le MRC au travail</b>       <br />
               <br />
       2014 est une année d’élections. Elles auront valeur de test pour la majorité gouvernementale. Nous entendons participer pleinement aux deux scrutins : les municipales et les européennes.       <br />
               <br />
       Nous avons exprimé notre volonté de voir toute la gauche rassemblée lors du scrutin municipal. Les élections législatives partielles ont montré la difficulté à rassembler les partis de la majorité. Les écologistes  se distancient du PS avec fracas et Jean-Luc Mélenchon préfère pérorer dans son coin. Le MRC est favorable à des listes d’union et entend mettre en avant ses candidats partout où il le pourra. Nous voulons voir la majorité présidentielle réussir mais nous n’hésiterons cependant pas à faire valoir nos positions comme à Belfort ou ici, à Coudekerque-Branche. La diversité de la gauche doit être respectée par toute la gauche, PS compris. Je le rappelle devant les responsables des partis de gauche présents à notre université d’été : le rassemblement de tous suppose la considération de chacun.       <br />
               <br />
       Quant aux européennes, nous sommes entrés dans une phase de préparation active. Les 8 coordinateurs régionaux ont été désignés et nous lançons aujourd’hui des réunions publiques qui préparent notre Convention nationale du 30 novembre à Paris. Je serai moi-même à Bordeaux le 3 octobre et d’autres rendez-vous sont également prévus : Montbéliard, Lille, Marseille, Toulouse, Troyes, Lyon, Clermont-Ferrand, Nantes... Dans chaque circonscription, nous souhaitons ouvrir le débat sur l’Europe avec nos concitoyens. Le texte établi par Marie-Françoise Bechtel, adopté par le Conseil National, constitue un véritable projet pour une autre Europe.       <br />
               <br />
       Nous serons présents à cette élection. Les enjeux sont importants, nous participerons à cette campagne. Nos idées seront portées et représentées par nos candidats. Je sais que je peux compter sur chacun d’entre vous pour s’impliquer pleinement.       <br />
               <br />
       Porter une réorientation de la construction européenne est une exigence. Nous devons montrer qu’un autre chemin est possible, qu’une politique alternative existe pour sortir des politiques d’austérité qu’on cherche à nous imposer, pour remettre l’Union Européenne à sa place, traiter les erreurs de conception de la monnaie unique et agir pour la souveraineté de la France.       <br />
               <br />
              <br />
       <b>IV.Lutter contre le Front national</b>       <br />
               <br />
       Tous les partis politiques pensent aux élections, c’est dans leur nature et leur mission consiste à sélectionner des candidats pour porter leur projet. Encore faut-il avoir un projet. Le nôtre a une petite particularité, il pense beaucoup à la France. Il n’est pas le seul, nous ne prétendons pas au monopole. Mais nous pensons toujours à la France.       <br />
               <br />
       La France va mal, peut-être sort-elle doucement de la récession, la récession économique celle imposée par le Triple B, mais pour ce qui est de la dépression politique, nous ne sommes pas tirés d’affaire.  Nous en parlions hier, il faut sortir de la dépression.         <br />
               <br />
       Que voit-on ? Les inégalités économiques se doublent d’une peur du lendemain. Les classes populaires se tournent vers l’extrême-droite.Nous devons les écouter et bâtir une réponse républicaine crédible. La République n’est ni un verbalisme, ni une gesticulation.       <br />
               <br />
       Depuis 30 ans, la dépression nationale a un nom, une marque, Le Pen. Aujourd'hui « Le Pen, fille et nièce ». 2014 sera une année électorale mais 2014 sera très probablement l’année du défi lancé par le Front National à la République.       <br />
               <br />
       Ne pas affronter la question du Front National serait une double faute d’une part parce que Marine Le Pen attire des électeurs qui se sentent éloignés des préoccupations politiques et d’autre part parce que nous refuserions de voir la réalité en face. Il nous faut travailler sur le FN pour démonter, point par point, son programme d'incohérences. Nous avons un devoir de vérité quand Marine Le Pen ment. Personne n’est dupe ! La préférence nationale, la fin du droit du sol, la sortie sans diagnostique de l’Union européenne sont autant de propositions que nous devons combattre avec force parce qu’elles s’opposent à la citoyenneté et à notre vision républicaine de la France. Derrière l’habileté des discours, derrière les masques, il ne faut jamais oublier à qui on a à faire, à une force politique d’extrême-droite, dont le Panthéon compte peu de démocrates et qui nourrit une culture radicale de l’inégalité.  L’ancien Front National a longtemps eu un programme ultra-libéral…écrit comme une blague par Gérard Longuet. Le nouveau Front National a travaillé un peu, pillé beaucoup mais le nouveau Front National n’a en rien muté.       <br />
               <br />
       Pour lutter contre le Front National, il faut commencer par ne pas laisser Marine Le Pen kidnapper verbalement la nation, la laïcité...voire la République et la Citoyenneté. Pour lutter contre le Front National, il faut assécher le terreau de la crise sur lequel prospère l'extrême-droite et il faut donner de l'espoir, montrer que la France n'est pas finie.       <br />
               <br />
       Redresser la France suppose aussi de faire retour à la République. N’ayons pas peur d’affirmer notre attachement à ses principes ! N’ayons pas peur de dire que nous n’acceptons pas un découpage de la citoyenneté ! Notre position est cohérente : la République, partout et à chaque instant. La République pour tous avec sa rectitude faite de droits et de devoirs.        <br />
               <br />
       Il est vrai que le cap est difficile à tenir. Voyez Francois Fillon qui perd le nord et joue avec le feu en ouvrant la possibilité pour des électeurs de l'UMP de voter pour le FN. N'est ce pas lamentable ? Evidemment choquant. Et comment faire quand les plus riches décident de fuir la patrie pour ne pas contribuer à l’effort national ? Quand les communautarismes s’affirment ? Quand les haines d’extrême droite sont exacerbées ? Notre réponse, c’est la République et la citoyenneté. Loin d’être une formule vide, elle est au contraire ce qui donne sens à l’individu, qui le sort de son quant-à-soi. Par ses exigences, par son autorité, elle est un repère crucial en ces temps d’incertitudes.       <br />
               <br />
       Le MRC est une voix unique à gauche, notre discours est solide. Il est temps d’affirmer haut et fort les principes républicains . Je me permets d'ajouter, en ce dimanche, et en violation flagrante de la laïcité : urbi et orbi.       <br />
               <br />
       C’est une tâche difficile que nous nous sommes fixée : le chemin est long mais notre volonté est à toutes épreuves. Il en va de l’avenir de la France et je suis convaincu que nous tous ici sommes déjà engagés pour faire réussir la nation demain.       <br />
               <br />
       Mes chers camarades, nous pouvons être fiers de ce que nous avons accompli au sein de la majorité depuis un an maintenant, mais que de travail nous reste-il ! Et toujours en utilisant notre liberté d'expression et de vote.        <br />
               <br />
       Plus que jamais le MRC a besoin de chacun de vous pour s’affirmer, peser, faire entendre ses analyses, détailler ses propositions. 2014 est une année cruciale.       <br />
               <br />
       Cette année encore, notre université d’été est une réussite et augure d’un futur militant pour le MRC.       <br />
               <br />
       Vive la République, et vive la France.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.mrc-france.org/UEMRC-2013-Discours-de-cloture-de-Jean-Luc-Laurent_a518.html</link>
  </item>

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   <title>#UEMRC 2013: Synthèse de la première journée par Julien Landfried</title>
   <pubDate>Tue, 17 Sep 2013 20:52:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Synthèse des débats du samedi par Julien Landfried, secrétaire national en charge de la communication et de l'université d'été.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      https://www.mrc-france.org/video/<iframe width="620" height="465" src="//www.youtube.com/embed/c0ianpEISAs?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>     </div>
     <div>
      Chers amis, chers camarades,       <br />
              <br />
       M’a été confiée la lourde tâche de résumer les travaux de la première journée de notre université d’été. Tâche difficile qui ne peut viser à l’exhaustivité, d’autant que je dois être bref.       <br />
              <br />
       D’abord l’euro. Nos trois invités de la première table ronde <a class="link" href="http://www.mrc-france.org/UEMRC-2013-Table-ronde-n-1-Transformer-l-euro-pour-sortir-de-la-nasse-economique_a512.html">« Transformer l’euro pour sortir de la nasse économique »</a> ont dressé un tableau convergent sur la monnaie unique. Monnaie mal conçue, inadaptée à l’hétérogénéité des systèmes économiques des pays qui composent la zone euro, la monnaie unique était, par sa construction même, un système d’aggravation des divergences. Ce qui est présenté comme une crise de la dette publique est plus profondément, nous a dit Jean-Luc Gréau, une crise de la compétitivité de l’Europe du Sud et de la France par rapport à l’Allemagne. L’euro ne nous a pas protégé de la crise américaine de 2008 et, au contraire, l’ampleur de la récession a été très forte dans la zone, allant jusqu’à une dépression économique en Grèce et au Portugal. Philippe Murer a critiqué vertement les politiques d’austérité, qui loin de soigner le mal supposé - la dette - ne font que l’aggraver en cassant les ressorts de la croissance. Un cercle vicieux est ainsi mis en place où la destruction de l’Etat social en Europe du Sud se révèle vaine si ce n’est contreproductive sur le plan du redressement économique. Et encore, Murer nous a-t-il prévenu que l’Europe était en quasi récession au moment où le reste du monde connaissait encore une certaine croissance économique. Qu’adviendra-t-il à la fin du cycle économique mondial quand la croissance se retournera ? Pour paraphraser Jean-Pierre Chevènement, il est à craindre que nous <span style="font-style:italic">« sauterons dans le noir »</span>. Murer a détaillé les résultats de son étude sur les <a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/etude-euro">« scenarii de dissolution de l’euro »</a> co-produite avec Jacques Sapir. En résumé : la dissolution de l’euro profitera massivement à l’Europe du Sud et à la France, particulièrement dans le cas d’une dissolution contrôlée de l’euro. Le retour d’une certaine inflation en Europe du Sud nécessiterait de la part des gouvernements nationaux un pilotage macro-économique fin. Yves Le Hénaff a confirmé la justesse des grandes lignes de l’étude en évoquant le choc de compétitivité que procurerait une dévaluation pour la France et l’Europe du Sud. Il a également noté la dynamique fondamentale de l’euro qui est d’aggraver les inégalités sociales et les inégalités entre nations, notant avec brio que la hausse des rémunérations outre-Rhin depuis quelques mois était en elle-même un exemple de cette divergence : les Allemands, déjà les mieux payés, le seraient davantage tandis que les pays d’Europe du Sud sont entrés dans un mécanisme de déflation salariale. Une première table ronde qui était certes très technique, mais qui a cherché à aller jusqu’au fond du problème, du moins autant qu’il est possible de le faire en une heure et demie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      La seconde table ronde <a class="link" href="http://www.mrc-france.org/UEMRC-2013-Table-ronde-n-1-Transformer-l-euro-pour-sortir-de-la-nasse-economique_a512.html">« L’alliance des productifs pour redresser l’industrie française »</a> a vu s’exprimer des points de vue plus divers. Jean-Michel Quatrepoint a d’abord appelé à rassembler les Français autour d’un grand objectif de redressement économique, comme de Gaulle avait pu le faire au début des années 60. Fiscalité, innovation, prise du risque, priorité au travail et  à l’industrie : telles sont quelques une des idées de Quatrepoint qui a également encouragé la France à rentrer de plein pied dans ce qu’il appelle l’iconomie. Guillaume Duval est revenu de son côté sur les raisons de la réussite économique allemande, dont il a relativisé en partie l’ampleur et dont il a surtout contesté les origines. En substance : ce ne sont pas les réformes de déréglementation du marché du travail impulsées par Shröder (les lois Hartz) qui sont l’explication de la robustesse économique de l’industrie allemande, mais d’abord la spécialisation industrielle de l’Allemagne sur les machines-outils qui en fait le fournisseur privilégié des pays émergents, et la co-détermination patronat-syndicat qui « moralise » dans une certaine mesure le capitalisme allemand. Christian Hutin a ensuite évoqué sur son expérience parlementaire avec la mission d’enquête sur l’avenir de la sidérurgie, revenant sur l’erreur de la vente de Pechiney et notant la grande convergence de vues des parlementaires sur la question. Une anecdote de Christian semble résumer correctement le fonctionnement de l’Union européenne : une industrie électro-intensive, hésitant entre plusieurs localisations pour ses investissements, se serait ainsi vue proposer par les autorités locales canadiennes la construction d’un barrage, et en France ... un rendez-vous à Bruxelles ! Bref, il y a encore loin de la coupe aux lèvres.       <br />
              <br />
       La troisième table ronde <a class="link" href="http://www.mrc-france.org/UEMRC-2013-Table-ronde-n-3-Sortir-la-France-de-la-depression_a515.html">« Sortir la France de la dépression »</a> a été marquée par un consensus des participants sur le diagnostic. Pour Eric Dupin, la France est plongée depuis longtemps dans une <span style="font-style:italic">« dépression nationale »</span>. Une <span style="font-style:italic">« souffrance sociale polymorphe »</span> s’exprime spontanément chez les Français pour peu qu’on les écoute. Dupin parle d’une <span style="font-style:italic">« insécurité psychique, mentale des Français face à la modernité »</span>, et une <span style="font-style:italic">« déliaison sociale ».</span> Et il note que le Front national, avec son cocktail d’anti-libéralisme économique et d’anti-libéralisme culturel se retrouve de facto seul à proposer une telle offre politique à des Français en proie au doute par rapport au Progrès et à toutes ses déclinaisons économiques ou médiatiques. Jérôme Sainte-Marie a noté de son côté que la défiance verticale entre le peuple et les élites se double d’une défiance horizontale, entre <span style="font-style:italic">« semblables »</span>. La thématique du déclin progresse fortement à droite. Gaël Brustier a, de son côté, pointé également cette domination de l’idée de déclin dans le débat politique. Il a mis en garde contre les conséquences électorales de l’importante mobilisation contre le « mariage pour tous ». Pour Sami Naïr enfin, depuis le référendum sur le traité de Maastricht, c’est l’abandon de l’Etat et de la Nation qui serait explicatif de cette situation de déprime nationale.       <br />
              <br />
       Enfin les quatre ateliers sur l’éducation, les retraites, la réforme territoriale et l’énergie ont été l’occasion de débats entre militants dont je n’ai pas le temps ici de faire état en détails.       <br />
              <br />
       Ce matin, après la brillante <a class="link" href="http://www.mrc-france.org/UEMRC-2013-Intervention-de-Manuel-Valls_a514.html">intervention de Manuel Valls</a> hier, place au débat politique où s’exprimera une certaine diversité de point de vues. Jérôme Guedj d’abord, député PS et animateur du courant &quot;Maintenant la gauche&quot; au PS, Marc Dolez, député du Nord et membre du Front de gauche et enfin Jean-Pierre Chevènement, notre président d’honneur, sénateur du Territoire de Belfort.       <br />
              <br />
       Le débat s’intitule <a class="link" href="http://www.mrc-france.org/UEMRC-2013-Table-ronde-n-4-Relever-la-France-par-la-voie-republicaine_a517.html">« Relever la France par la voie républicaine »</a> et sera animé par la député Marie-Françoise Bechtel. Ce sera, je n’en doute pas l’occasion pour Jean-Pierre Chevènement d’exposer les grandes lignes de son nouveau livre <span style="font-style:italic">1914-2014 : l’Europe sortie de l’histoire ?</span>, qui sortira en octobre et dont je peux d’ores et déjà vous annoncer qu’il fera l’événement.       <br />
              <br />
       J’appelle donc à la tribune Marie-Françoise Bechtel, Jérôme Guedj, Marc Dolez et Jean-Pierre Chevènement.       <br />
       Merci.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.mrc-france.org/photo/art/imagette/5865131-8742674.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.mrc-france.org/UEMRC-2013-Synthese-de-la-premiere-journee-par-Julien-Landfried_a520.html</link>
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   <title>#UEMRC 2013: Table ronde n°2 "L'alliance des productifs pour redresser l'industrie française"</title>
   <pubDate>Tue, 17 Sep 2013 20:38:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mouvement Républicain et Citoyen</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Table ronde n°2 avec: Jean-Michel Quatrepoint, journaliste économique, Christian Hutin, député du Nord, vice-président du MRC, membre de la commission d’enquête sur l’avenir de la sidérurgie, Guillaume Duval, rédacteur en chef d’Alternatives Economiques et Patrick Quinqueton, secrétaire national du MRC au projet (animateur)     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      https://www.mrc-france.org/video/<iframe width="620" height="465" src="//www.youtube.com/embed/HOCqxh1C0k4?rel=0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>     </div>
     <div>
      <span class="u">Texte de l'intervention de Jean-Michel Quatrepoint :</span>       <br />
       Cette table ronde  a pour titre  l’alliance des productifs pour redresser l’industrie française.       <br />
              <br />
       Vaste programme aurait dit le général. Car il faut parler des productifs de demain et non de ceux d’hier ni même d’aujourd’hui.        <br />
       Je ne suis pas sur que tout le monde ait bien compris ce qui est à l’œuvre depuis quelques décennies et qui s’accélère depuis quelques années sous l’effet de la crise.        <br />
              <br />
       Nous vivons une troisième révolution industrielle.       <br />
              <br />
       La première je vous le rappelle a commencé vers1780. Elle a pour base la machine à vapeur, la mécanique, la mécanisation.  Elle s’appuie sur le charbon et la chimie naissante. Avant cette première révolution, la seule source d’énergie est le muscle de l’homme. Dans l’agriculture comme dans l’artisanat. Avec la mécanisation on démultiplie cette puissance musculaire. La seconde révolution industrielle survient un siècle plus tard avec l’électricité, le pétrole, le moteur a explosion puis le téléphone.       <br />
       Alors que la première s’était développée à partir des PME, la seconde va prospérer avec les grandes entreprises, la concentration de la main d’oeuvre dans de grandes usines, la taylorisation des tâches.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      La troisième révolution a commencé il ya une trentaine d’années, toujours les années 80, avec l’émergence d’un nouveau système technique de production. La vapeur a été le moteur de la première révolution ; l’électricité, ce qu’avait bien compris Lénine, est le moteur de la seconde. Le logiciel connecté au réseau est le moteur de la troisième C’est ce que nous avons appelé avec quelques amis réunis au sein de l’Institut Xerfi, l’iconomie.       <br />
              <br />
       L’Iconomie, ce n’est  pas seulement l’informatisation, la robotisation et l’automatisation des tâches répétitives.       <br />
       Ce n’est  pas seulement le numérique, l’utilisation d’Internet.       <br />
       L’Iconomie, c’est l’intelligence partagée en réseau, autrement dit une reconception d’ensemble des process de production, de l’organisation même des entreprises, des organisations, des administrations. Cette mutation concerne aussi bien la production matérielle que les services ; la consommation que la transformation des usages des biens et services.        <br />
              <br />
       Comme ce fut le cas des deux précédentes, cette troisième révolution industrielle modifie profondément le rapport de l’homme avec son environnement naturel. Elle modifie la nature elle-même. C’est tout le système productif qui en est transformé. Les produits, la manière de les inventer, de les fabriquer, de les commercialiser.        <br />
              <br />
       Comme Monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir, des entreprises sont entrées de plain-pied dans l’Iconomie sans le savoir. En France, mais aussi hors de France. On pense, bien sûr, aux Allemands, à cette industrie automobile, qui a su automatiser, robotiser sa production, gérer ses sous-traitants, mais aussi utiliser les réseaux Internet, pour faire presque du sur mesure pour le client.        <br />
              <br />
       On pense à un groupe espagnol comme Zara, dont la réussite, au milieu d’une économie espagnole sinistrée, est largement due à l’adaptation de la production aux besoins, ô combien changeant, du consommateur. C’est aussi, ce sera de plus en plus, le rapprochement des centres de production en fonction des zones de consommation. Car l’Iconomie doit aussi permettre de tourner la page de ces délocalisations sauvages, en Chine ou ailleurs, qui n’avaient pour but que de réduire drastiquement le coût du travail.        <br />
              <br />
       Cette troisième révolution industrielle, les Américains y entrent de plain-pied. Avec leur volontarisme. Avec leur puissance intellectuelle et financière, malgré leur surendettement. De tous les hommes politiques, Barack Obama est sans doute celui qui à le mieux compris ce qui était en jeu. Son discours sur l’état de l’Union en février dernier était un hymne à l’investissement : dans la science en général, les nouvelles technologies, l’énergie, prônant la multiplication des Instituts sur l’innovation manufacturière. Demandant au ministère de la Défense et de l’Energie de se mobiliser, avec les entreprises privées, pour reconstruire l’Amérique sur ces bases. Car c’est ainsi que l’on pourra à nouveau créer des emplois dans le secteur manufacturier. Des emplois qualifiés.        <br />
              <br />
       Dans l’Iconomie, le cerveau d’œuvre remplace la main d’œuvre comme principal facteur de production. Les taches répétitives sont réalisées par les robots. La structure des emplois va changer de fond en comble. Ce que nous appelons encore industrie va connaître la même transformation que l’agriculture avec la mécanisation. Il y a deux siècles elle employait les deux tiers de la population active et aujourd’hui 3%.       <br />
              <br />
       Ne nous leurrons pas l’ajustement sera douloureux, Il le sera d’autant plus que notre système éducatif n’est absolument pas preparé à cette société de l’iconomie. Et qu’il n y prépare pas les jeunes.        <br />
              <br />
       L’emploi d’aujourd’hui encore plus celui de demain va se trouver en amont dans la recherche l’innovation, la conception et surtout l’adaptation permanente du produit aux évolutions des besoins et de la demande du consommateur du client. Il se retrouve aussi dans l’aval, dans les services qui sont précisément au contact du consommateur pour assurer le suivi, la maintenance et le dépannage. Le produit devient en fait un assemblage de biens et de services qui y sont attachés. C’est une des grande force de l’industrie allemande. C’est une des faiblesses de la Chine qui a bien compris que ses propres consommateurs exigeaient des produits de qualité. Comme on le voit dans les scandales des aliments pour bébé, ou dans l’agro alimentaire. Les groupes chinois sont contraints de racheter, ou de s’allier avec des entreprises étrangères, pour aller chercher en Occident le savoir faire, la qualité des produits qu’exigent désormais le consommateur chinois.        <br />
              <br />
       Avec l’iconomie le client  et la qualité du produit vont reprendre droit de cité. Ce nouveau système productif ce sont les entreprises, principales créatrices de richesse, qui en sont à la base. Elles ne sont pas, bien sûr, les seuls acteurs, mais c’est par elles que tout commence. Car l’Iconomie bouleverse les hiérarchies, les responsabilités, la relation avec les clients, les fournisseurs et les partenaires. La mise en réseau du monde implique l’innovation permanente. C’est peu dire que l’Iconomie remet en cause nos codes de valeur, nos modes de pensée, nos organisations.       <br />
              <br />
       Les périodes de transition – et nous en vivons une – sont toujours douloureuses. Le modèle ancien s’effondre et le modèle nouveau ne produit pas encore tous ses effets bénéfiques. Plus la transition est longue, plus les sacrifices pour les populations sont importants. Raison de plus pour ne pas attendre, pour prendre les problèmes à bras le corps. Et reconstruire la France, sur ces nouvelles bases.       <br />
              <br />
       Dans son analyse des révolutions industrielles, Christian Saint Etienne  explique qu’elle ont connu à chaque fois deux périodes : cinquante ans d’innovations et de rupture pour que le nouveau système de production s’implante, puis cinquante ans de consolidation.       <br />
              <br />
       Ces révolutions industrielles sont l’occasion de rebattre les cartes à l’échelle mondiale. La Chine était sortie du jeu au début du 19ème siècle pour ne pas avoir pris le virage de la première révolution. Les pays qui ne sauront pas s’adapter à cette troisième révolution sortiront eux aussi du jeu. C’est tout l’enjeu pour la France.        <br />
              <br />
       Mais vous me direz ce gouvernement a compris les enjeux. Le plan que Montebourg vient de présenter, les 3,7 milliards  d’investissements et  les 34 projets d’avenir, c’est de l’Iconomie.       <br />
              <br />
       Oui. Mais c’est d’abord de l’habile communication. Car, la plupart de ces projets avaient déjà été initiés dans le cadre de l’emprunt Sarkozy et du commissariat général à l ‘Investissement. Ils avaient été repris par Jean Marc Ayrault et rebaptisés «  projets d’avenir «. On les représente une nouvelle fois, à l’Elysée.  Les 3, 7 milliards apportés par l’Etat vont d’ailleurs être pris sur le reliquat de l’emprunt de 35 milliards. Reste que cette mobilisation est dérisoire par rapport à ce qu’il  faudrait faire. 34 projets ne font pas un plan d’ensemble. Ce ne sont pas 3,7 milliards étalés sur 5 ans qu’il faudrait, mais repenser toute notre politique  économique. Or cette politique est décidée… à Bercy. Au sein du ministère de l’Economie et des Finances et pas au sein du ministère de l’industrie.       <br />
              <br />
       Pour Bercy, l’Iconomie c’est au mieux un coût financier, au pire une idée fumeuse. Et c’est quelque chose que nos hiérarques, nos énarques, ne maitrisent pas. Ils ne sont pas à la manœuvre. Pire l’Iconomie remettrait en cause leur manière de  travailler, de penser, leur pouvoir, voire leurs emplois. Car l’Iconomie ne sera pas imposée par le haut, par l’État ou quelque sauveur suprême, elle se fera par les acteurs, les citoyens, contribuables, consommateurs, producteurs que nous sommes tous. Elle se fera aussi et j’ajouterai même surtout, par les entrepreneurs, qu’ils soient individuels, patrons de petites ou moyennes entreprises ou managers de grands groupes. Elle se fera aussi avec ceux qui accepteront d’apporter leur argent, de prendre des risques pour financer l’innovation et ces entrepreneurs.       <br />
              <br />
       L’Etat peut faciliter, accompagner mais il n’a pas, il n’a plus, les moyens d’être le pilote unique. D’autant qu’il n’a plus, à la différence de l’époque  des Trente Glorieuses, les compétences en son sein.        <br />
              <br />
       En revanche, ce que pourrait faire l’Etat, c’est de ne pas réduire drastiquement le budget de la Défense et de développer au contraire les recherches sur la cyber guerre et les nouvelles armes. Ce que pourrait faire l’Etat c’est de faciliter les recherches sur les méthodes d’explorations des gaz de schiste et sur le nucléaire du futur. Ce que pourrait faire l’Etat  c’est avec les collectivités locales de lancer un plan pour doter chaque élève – ils sont 12 millions – d’une tablette pour remplacer peu a peu les livres de classe. Des tablettes fabriquées en France ( Apple, Samsung et la société française Arcos). Un projet qui encouragerait du même coup la créativité des élèves et des professeurs et déboucherait sur de multiples innovations dans les logiciels. Ce que pourrait faire l’Etat c’est de faciliter la création d’une plate forme culturelle pour rendre accessible dans le monde entier, et surtout dans la francophonie, notre patrimoine culturel aujourd’hui réparti dans 220 plateformes. Le projet existe. Il est porté par une société française Technicolor. Il a même trouvé un mécène canadien francophone. Mais Madame Filippetti n’a toujours pas trouvé le temps de se pencher sur ce dossier et de recevoir les initiateurs du projet. Peut être préfère t-on laisser à Google le soin de diffuser demain le patrimoine culturel français ? Ce que pourrait faire l’Etat, en l’occurrence la représentation nationale, ce serait de retoquer le projet de Mme Dufflot sur le logement. Il faut construire et pas réglementer. Il faut construire massivement des nouveaux logements pas chers, modernes, intégrant toutes les nouvelles technologies,  la domotique. Construire à Paris en hauteur pour faire baisser les prix et favoriser la créativité de nos architectes. Ne pas laisser à Londres et à Berlin le monopole de la nouveauté architecturale. Il ne faut pas bâtir une nouvelle usine à gaz réglementaire et fiscale qui ne va qu’aggraver la crise du logement.       <br />
              <br />
       Ce qu’aurait pu faire l’Etat c’est de prendre à bras le corps le dossier de l’optimisation fiscale des multinationales et non de laisser l’initiative aux anglo-saxons. On aurait pu proposer à ces multinationales un deal en instaurant une taxe forfaitaire sur leur chiffre d’affaires en France. à valoir sur l’Impôt sur les sociétés. Un moyen de les inciter à payer de l’IS en France et du même coup on aurait pu baisser le taux de l’IS notamment pour les PME. Au lieu de cela Bercy a inventé un nouvel impôt de 1,15%, sur l’excédent brut d’exploitation. Les multinationales se débrouilleront toujours, avec les prix de transferts,  pour ne pas avoir d’excédents. Et ce sont les PME qui auront ainsi un impôt supplémentaire.        <br />
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       Alors s’il y avait un message à faire passer c’est bien celui-ci : l’alliance des nouvelles forces productives passe par un préalable : que l’on arrête d’opposer les uns aux autres, les juniors aux seniors, les actifs aux inactifs, les salariés aux retraités : que l’on cesse de vouloir remplacer la lutte des classes par la lutte générationnelle, que l’on cesse de stigmatiser les prétendus riches, les entrepreneurs, les auto entrepreneurs, les petits propriétaires bailleurs. Car on a besoin de tous les acteurs économiques pour opérer cette transition vers l’iconomie.       <br />
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       Ce qu’il faut en revanche c’est s’attaquer à un phénomène  qui n’a cessé de se renforcer au fil des décennies : je veux parler de l’endogamie néfaste entre une haute fonction publique et même une moyenne, les médias, pas tous bien sur et la majorité d’une classe politique, prisonnière d’un système qui a fait de la politique un métier. Une endogamie dominée par cette énarchie dont Jean-Pierre Chevènement avait déjà décrit les travers il y a plus de 40 ans.       <br />
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       Cette caste, ces élites  ont cru il y a vingt ans que l’on basculait dans un monde post travail, post industriel, post national. C’est tout le contraire qui s’est produit. La troisième révolution est industrielle même s’il s’agit d’une autre industrie qui nait sous nos yeux. Elle mobilise plus que jamais le travail. Le travail qualifié, à tous les niveaux. Elle redonne tout son sens à la valeur travail au gout du travail bien fait.  Elle a besoin aussi de capital. Enfin, cette troisième révolution est nationale en ce sens que tous les pays raisonnent d’abord en fonction de leurs intérêts nationaux : des Etats Unis à la Chine, de la Russie à l’Allemagne en passant par l’Angleterre.        <br />
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       Ce n’est pas faire du populisme que de dire qu’il est temps pour notre pays et ses citoyens de reprendre en mains leur destin. Ce n’est pas en sautant comme un cabri sur son fauteuil en criant droits de l’homme, droits de l’homme que l’on s’occupe des hommes. Et que l’on définit une stratégie audacieuse et réaliste pour la France. Ce n’est pas en multipliant taxes, règlements, interdictions, punitions que l’on mobilisera les forces productives de ce pays, ou ce qu’il en reste, pour le faire entrer dans la société de l’Iconomie.
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