Vendredi 25 Janvier 2013

La passivité de l'Europe dans le guerre des monnaies




Le Japon, par l'intermédiaire de son nouveau premier ministre Shinzo Abe, s'est engagé officiellement à rendre le yen moins cher afin de relancer son activité. Cette politique monétaire amenait donc à s'interroger sur la réaction de l'Union européenne et des Etats-Unis. La réponse de Mario Draghi, président de le Banque centrale europénne, fut lapidaire: la zone euro ne réagira pas. Celui-ci rappelant au passage que la seule politique de la BCE était la stabilité des prix...

Cette situation est révélatrice de l'absence totale de politique de change de cette institution, enfermée dans sa religion de lutte contre l'inflation et pose à nouveau la question de l'indépendance de la BCE. Des anomalies dénoncées depuis de nombreuses années par Jean-Pierre Chevènement. L'Euro trop cher ayant entraîné une perte de compétitivité considérable pour notre pays et  accéléré notre désindustrialisation

Face à cette dévaluation du Yen, les Etats-Unis et la Chine réagiront par un ajustement monétaire. L'Union européenne risque donc d'en faire les frais et apparait, une nouvelle fois, comme "l'idiote du village planétaire".

Dans ce contexte, les aveux d'impuissance ne suffiront pas à retrouver la voie du salut et à sortir notre pays de l'ornière. C'est pour cela que nous défendons une sortie du système de la monnaie unique dont les règles, transposées du mark allemand, ne peuvent convenir à dix-sept économies fortement hétérogènes, et une évolution vers une monnaie commune.

Mehdi Yalaoui
Président des Jeunes du MRC