Communiqué de Bastien Faudot, Porte-parole du MRC, le 29 septembre 2017


L’annonce de la fusion d’Alstom-Siemens, constitue en réalité une prise de contrôle du fleuron industriel français par le groupe allemand. On ne peut qu’être scandalisés car ce sont en réalité des intérêts exclusivement financiers qui ont conduit à cette transaction.

La situation actuelle du groupe procède d’une histoire au long cours, commencée il y a 30 ans lorsqu’en 1986 le gouvernement de Jacques Chirac décidait la privatisation du groupe. Cette démission de la puissance publique signifiait une chose : Alstom n’était déjà plus dans leur esprit une industrie d’intérêt public et national.

La suite a été aggravée par des décisions stratégiques chaotiques des dirigeants de l’entreprise, de l’acquisition hasardeuse d’ABB conduite par M. Bilger en 1999 jusqu’à la liquidation du secteur de l’énergie par M. Kron en 2014 dans les conditions que l’on sait.

L’histoire d’Alstom est un exemple emblématique du renoncement des élites politiques et financières françaises. Car politiquement, c’est le dogme libéral toute puissant qui a encouragé la démission de la puissance publique en considérant qu’une telle entreprise pouvait voir son sort se jouer sur une partie de Monopoly.

Il reste une porte étroite aujourd’hui pour empêcher un immense gâchis : que l’Etat revienne sur sa décision et acquiert les 20% d’actions pour lesquelles il s’était engagé voici 2 ans. A défaut, le 17 octobre prochain, nous resterons désormais spectateurs d’une filière de haute technologie qui a conçu et inventé le plus beau train du monde, le TGV.

Il existe une autre voie : celle de la constitution d’un vrai champion européen du transport ferroviaire, qui pourrait associer de façon équilibrée Alstom et Siemens, mais aussi les Etats français et allemands, et les autres partenaires européens. Là alors, nous serions fondés à parler d’ « Airbus du ferroviaire ». Pour y parvenir, il faut beaucoup de volonté politique et s’en donner les moyens.


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I Publié le Jeudi 28 Septembre 2017 par Mouvement Républicain et Citoyen


Communiqué de Jean-Luc Laurent, Président du MRC, le 28 septembre 2017


Alstom et notre industrie des transports et du TGV seront absorbés par Siemens. La décision a été annoncée et validée par le gouvernement. Ce n'est pas un mariage entre égaux ni "l'Airbus des transports" comme feignent de nous le faire croire Emmanuel Macron et Bruno Le Maire. Airbus, c'est un accord intergouvernemental à 4 pays et un partenariat équilibré où la France et l'Allemagne détiennent chacune 11% du capital. Rien à voir ici puisque Siemens va détenir 50% des titres et l'Etat qui avait une option sur 20% des actions, se retire. C'est une vente et une prise de contrôle. 

L'abandon des chantiers navals avec la prise de contrôle de STX par l'entreprise Fincantieri, a été annoncé aujourdhui également. Le gouvernement avait pris pourtant la bonne décision avec la nationalisation partielle en juillet. C'était donc un leurre pour se soumettre à la mondialisation et au libéralisme. 

La défense de l'intérêt national a donc vécu. Avec ces deux décisions, le gouvernement renonce à défendre notre industrie et les savoirs faire de ces entreprises et de leurs salariés. Le gouvernement se fait complice de la disparition de l'industrie française et de nouvelles pertes de notre souveraineté.


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I Publié le Mercredi 27 Septembre 2017 par Mouvement Républicain et Citoyen


Communiqué de Jean-Luc Laurent, Président du MRC, le 27 septembre 2017


Félicitations à Sabine Van Heghe nouvelle sénatrice MRC élue dans le Pas-de-Calais. C'est le résultat d'une action constante des militants dans ce département. C'est une bonne nouvelle : son élection aujourd'hui permet le retour de la gauche souverainiste, sociale et républicaine au sein de la Haute Assemblée.
 

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I Publié le Dimanche 17 Septembre 2017 par Mouvement Républicain et Citoyen


Communiqué de Christian Hutin, Vice-président du MRC, le 17 septembre 2017


Il n'est pas de tradition de contester une décision de justice. Mais je tiens à dire ma profonde déception voire ma colère devant la décision que vient de rendre la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris dans son délibéré dans le volet Normed (Dunkerque) et Jussieu du dossier amiante. Il n'y a donc plus à ce jour de responsables pour les 45 000 personnes déjà décédées de l'amiante en France, sans compter les malades et toutes celles et ceux dont nous savons déjà que l'issue sera fatale dont le nombre est estimé à plus de 100 000 personnes. Parce qu'il n'y aurait pas de possibilité de dater le début de l'intoxication et de l'empoisonnement à l'amiante nous dit-on, la procédure est remise en cause et les mises en examen annulées. Je suis aux côtés des victimes depuis des années, je connais leurs souffrances, leurs angoisses, leurs douleurs.
Je connais les familles brisées, les destins saccagés, les enfants orphelins et ce monde du travail toujours sacrifié et auquel la justice ne répond toujours pas. Comment ne pas être abasourdi par une telle décision.

Le combat ne s'arrêtera pas. Je continue de soutenir les victimes dans leur volonté de justice. Car le message envoyé est désastreux. La santé au travail reste une priorité essentielle pour le progrès social. Le pourvoi en cassation s'impose.. Mais encore une fois, c'est du temps de gagné pour ceux qui veulent en gagner et du temps de perdu pour les victimes qui elles, "hommes et femmes de peu" qui n'avaient que leur travail pour vivre, continuent de mourir.


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I Publié le Vendredi 15 Septembre 2017 par Mouvement Républicain et Citoyen


Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC, le 15 septembre 2017


Pour atteindre l'engagement des 3% de déficit public en 2018 selon les critères de la doxa libérale européenne, le gouvernement fait les poches des autres.

Après avoir annoncé cet été que les collectivités locales devaient réduire de 13 milliards leurs dépenses durant la durée du quinquennat, le gouvernement veut opérer un racket de 2 milliards sur les organismes HLM en diminuant les APL. Les étudiants et les locataires modestes vont déjà subir une ponction annuelle de 60 eur
os sur l'APL. Maintenant le gouvernement veut baisser de 50 euros par mois les APL versés aux bailleurs HLM et leur demande de diminuer les loyers du même montant pour ne pas pénaliser les locataires. Des familles modestes encore pénalisées et des bailleurs sociaux qui auront des moyens financiers en moins pour entretenir et rénover les logements et en construire des nouveaux, c'est clairement une politique à courte vue et d'injustice sociale. D'autant qu'il est prévu de réduire l'impôt sur la fortune aux seuls revenus du patrimoine. Le président de la République a annoncé dans le même temps une réforme du logement pour développer la construction mais qui consiste à déréglementer les normes.
Pourtant la construction de logements est en forte hausse (+10% en un an). Les normes actuelles ne créent donc pas de frein à la construction. Et surtout, il ne faut pas oublier que les normes environnementales et urbaines sont nécessaires pour avoir des logements de qualité qui permettent de diminuer les charges pour les propriétaires occupants et les locataires, et d'avoir des quartiers plus agréables à vivre.

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I Publié le Samedi 9 Septembre 2017 par Mouvement Républicain et Citoyen


Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC, le 09 septembre 2017


Après la loi travail que le Mouvement Républicain et Citoyen a combattue, les ordonnances vont encore plus loin dans la réduction des protections des salariés et ouvrent en grand les portes à la flexibilité et à la libéralisation du droit du travail. Les gouvernements se suivent et chacun en rajoute pour être le bon élève de l'Union européenne qui a invité le 14 juillet 2015 la France a "réformer le droit du travail". Et avec l'Union européenne, on sait que la réforme signifie la régression sociale.
 
Le MRC est aux côtés des salariés et des citoyens qui s'opposent aux ordonnances. Tenant compte de la diversité syndicale de ses adhérents, le MRC laisse ses militants libres de choisir la forme et les modalités de leur expression dans les initiatives prises par les syndicats.
 
Pour cacher la réalité de son projet, le gouvernement cherche à convaincre les citoyens que les ordonnances vont permettre la création d'emplois puisqu'elles sont destinées aux petites entreprises. C'est un leurre : les petites entreprises n'ont pas les moyens de négocier les accords d'entreprises. En réalité les ordonnances sont faites pour les grandes entreprises qui auront la possibilité de déroger à la loi par l'accord d'entreprise. Celles-ci vont pouvoir faire fonctionner à plein régime la flexibilité, la simplification du droit du licenciement et la diminution de son contrôle. Elles vont bénéficier de l'extension des accords d'entreprises au delà de ce qui avait déjà été engagé par la loi El Khomri. Les ordonnances qui amplifient la remise en cause de la hiérarchie des normes avec la diminution du socle des droits et des protections au niveau de la loi, la réduction de la négociation au niveau des branches professionnelles et l'accroissement des compétences au niveau des entreprises, sont, comme hier avec la loi Travail, inacceptables. D'autant qu'un déséquilibre entre ce qui procède de la loi et ce qui est le résultat de la négociation entre patrons et représentants syndicaux est aussi complètement rompu.
 
La fin de la prise en compte du périmètre monde pour une multinationale est une régression majeure qui supprime une protection face à la mondialisation libérale. Une multinationale pourra ainsi avoir de bons résultats au niveau du groupe et licencier librement dans sa filiale en France puisque c'est au niveau national seulement que sera désormais apprécié le sérieux des difficultés d'une entreprise. Dans ces entreprises multinationales, les salariés seront livrés aux risques de délocalisations et aux licenciements boursiers. Et plus besoin de proposer aux salariés des offres d'emplois, une liste de propositions suffira désormais !
 
Le retrait de la compétence aux branches professionnelles sur les éléments de rémunérations qui pourront être fixées par un accord d'entreprise, va augmenter les inégalités entre salariés. Cela va aussi favoriser une concurrence exacerbée entre les entreprises et un dumping social des grosses entreprises sur les petites d'autant que beaucoup d'entre elles sont leurs sous-traitantes.
 
Les ordonnances affaiblissent les représentants des salariés: le progrès aurait consisté à les faire entrer dans les conseils d'administration des entreprises pour qu'ils soient informés sur la vie des entreprises et parties prenante de leur avenir. Ici aussi, les petites entreprises et leurs salariés seront les perdants.
 
Ce n'est pas avec cette politique sociale que la France connaîtra la prospérité et du travail pour tous. Avec les ordonnances travail, le Président de la République ne fait pas entrer la France dans le 21ème siècle. C'est marche arrière vers le 19ème siècle.

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