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Publié le Mercredi 20 Février 2013

"L’enjeu, c’est que les politiques remettent à leur place les technocrates"



Marie-Françoise Bechtel, 1ere vice-présidente du MRC et députée de l'Aisne, était l'invitée de "Ça vous regarde" sur LCP, mardi 19 février 2013. Elle débattait avec Olivier Dassault (député UMP de l’Oise), Xavier Timbeau (directeur du Département analyse et prévision de l’OFCE) et Nicolas Bouzou (économiste) sur le thème "Rigueur et croissance : une équation impossible à résoudre ?"


• Je ne suis pas sûre que ce soit à Didier Migaud (Président de la Cour des Comptes) de mettre sur la table le sujet des allocations familiales, bien que ce soit une question intéressante.
• Les prestations familiales sont fondées en France sur l’universalité. Il y a l’idée que la politique familiale s’adresse à tous et cela a d’ailleurs été depuis la Libération un grand succès, à mettre en comparaison avec le plongeon démographique de l’Allemagne.
• Le Président Hollande avait proposé durant la campagne de mettre de la progressivité dans les allocations familiales. On a alors entendu des cris d’orfraie mais, en réalité, cela est comparable à la progressivité de l’impôt, dans le sens inverse.
• Une société moderne doit se poser la question de la progressivité de l’impôt. Son invention au début du XIXe siècle en Angleterre a été une grande conquête. Si on veut aujourd’hui en revenir au XVIIIe siècle, il faut le dire tout de suite mais, de grâce, qu’on ne dise pas que c’est moderne !

Sur les aides aux entreprises : Le nouveau crédit compétitivité emploi est extrêmement important. C’est un véritable choc culturel dans notre pays. La balle est à présent dans le camp des entreprises. Que vont-elles faire pour préserver l’emploi, pour avoir une politique intelligente de filière?
Concernant la place de la Cour des comptes dans le débat public : Lorsque vous donnez le pouvoir à une institution supposée être indépendante, avec la mission de dire à la Nation ou aux pays d’Europe ce qu’ils ont à faire, elle prend toute la place qu’on lui donne. La nature a horreur du vide.
• L’enjeu, c’est que les politiques remettent à leur place les « technocrates ». Cela s’applique aussi bien à la Cour des comptes qu’à la Commission européenne.
• On a fait la révolution il y a plus de 200 ans pour que le Parlement décide du budget et de l’effort fiscal.

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