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  <title>MRC - Mouvement Républicain et Citoyen</title>
  <description><![CDATA[Site officiel du MRC. Découvrez les élus, le programme, les positions, l'organisation et l'équipe du Mouvement Républicain et Citoyen. Articles, communiqués, adhésions.]]></description>
  <link>https://www.mrc-france.org/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-12T10:58:19+02:00</dc:date>
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   <title>MRC - Mouvement Républicain et Citoyen</title>
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   <title>La droite libérale, partisane de l’acculturation ?</title>
   <pubDate>Mon, 30 Nov 2015 15:41:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mouvement Républicain et Citoyen</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Par Fabrizio Tribuzio-Bugatti, secrétaire national à la culture et à la francophonie, lundi 30 novembre 2015.     <div>
      Le Sénat à rejeté Samedi 28 Novembre le budget de la culture, sous couvert d’arguments des plus paradoxaux, reprochant une hausse du budget insuffisante visant à compenser pourtant les coupes que la droite opéra elle-même il n’y a pas si longtemps.       <br />
              <br />
       Le budget dédié à la culture est le plus faible en France, malgré ses bienfaits économiques évidents, puisqu’elle rapporte 57 milliards d’euros par an, soit sept fois plus que le secteur automobile. Malgré cela, les politiques culturelles donnent toutes l’impression d’avoir été menée à la petite économie.        <br />
              <br />
       L’image que donne la droite parlementaire en rejetant le budget démontre une nouvelle fois de plus sa vision improbable de la Culture comme gabegie.        <br />
              <br />
       Que nous soyons tourmentés par les évènements actuels ou non, rien ne saurait justifier que l’on mésestime aussi injustement le budget du secteur le plus important pour un pays. La Culture n’a pas qu’une fin utilitariste, elle doit aussi permettre l’élévation intellectuelle et critique des citoyens ; elle est ce qui différencie le consommateur acculturé de l’Humain. Rien ne saurait justifier la volonté de la minorer. Que la hausse soit insuffisante est un fait incontestable, mais la rejeter parce que ne « répondant pas aux attentes », et donc préférer la stagnation, c’est tout simplement se moquer du monde.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/La-droite-liberale-partisane-de-l-acculturation_a908.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.mrc-france.org,2026:rss-7833479</guid>
   <title>"Les Républicains": le MRC fait appel de la décision de justice</title>
   <pubDate>Tue, 26 May 2015 16:41:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mouvement Républicain et Citoyen</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dépêche AFP, mardi 26 mai 2015.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.mrc-france.org/photo/art/default/7833479-12151994.jpg?v=1432651628" alt=""Les Républicains": le MRC fait appel de la décision de justice" title=""Les Républicains": le MRC fait appel de la décision de justice" />
     </div>
     <div>
      Le Mouvement républicain et citoyen (MRC) a annoncé mercredi qu'il faisait appel de la décision du tribunal de grande instance de Paris qui a refusé mardi de se prononcer en urgence sur la demande d'interdiction d'utilisation du nom &quot;Les Républicains&quot;.       <br />
              <br />
          &quot;Le Mouvement Républicain et Citoyen prend acte de la décision du Tribunal de Grande Instance de Paris mais regrette que ses arguments n'aient pas été entendus. Nous n'abandonnons pas notre démarche de salubrité publique et nous avons décidé de faire appel de cette décision&quot;, écrit dans un communiqué Jean-Luc Laurent, le président du MRC.       <br />
              <br />
       &quot;Comme en témoigne le budget de l'Elysée entre 2007 et 2012, M. Nicolas Sarkozy a l'habitude d'acheter, de consommer et lire de nombreux sondages. Je l'invite à prendre connaissance de plusieurs sondages publiés qui indiquent qu'une immense majorité de répondants désapprouvent cette démarche de privatisation de la République&quot;, ajoute-t-il.       <br />
              <br />
       &quot;La France en crise a besoin de clarté; la démarche du président de l'Union pour un Mouvement Populaire crée, au contraire, une confusion dangereuse pour tous ceux qui sont attachés à la République et ne veulent pas son accaparement par un parti&quot;, conclut le président du parti de Jean-Pierre Chevènement.       <br />
                <br />
       L'UMP peut pour l'instant se rebaptiser &quot;Les Républicains&quot;. Le tribunal, saisi en référé (procédure d'urgence) par quatre partis ou associations de gauche et 143 particuliers, a estimé que le &quot;trouble manifestement illicite&quot; et le &quot;dommage imminent&quot; invoqués par les plaignants n'étaient pas démontrés.       <br />
               <br />
       Pour le reste, il a estimé que les motifs des plaignants relevaient d'une procédure sur le fond.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.mrc-france.org/photo/art/imagette/7833479-12151994.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.mrc-france.org/Les-Republicains-le-MRC-fait-appel-de-la-decision-de-justice_a796.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Rejet du recours en référé contre "Les Républicains" : le MRC fait appel</title>
   <pubDate>Tue, 26 May 2015 16:23:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Luc Laurent</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, mardi 26 mai 2015.     <div>
      Le Mouvement Républicain et Citoyen prend acte de la décision du Tribunal de Grande Instance de Paris mais regrette que ses arguments n’aient pas été entendus.       <br />
              <br />
       Nous n’abandonnons pas notre démarche de salubrité publique et nous avons décidé de faire appel de cette décision.       <br />
              <br />
       Comme en témoigne le budget de l’Elysée entre 2007 et 2012, M.Nicolas Sarkozy a l’habitude d’acheter, consommer et lire de nombreux sondages. Je l’invite à prendre connaissance de plusieurs sondages publiés qui indiquent qu’une immense majorité de répondants désapprouvent cette démarche de privatisation de la République. La France en crise a besoin de clarté; la démarche du président de l’Union pour un Mouvement Populaire créée, au contraire, une confusion dangereuse pour tous ceux  qui sont attachés à la République et ne veulent pas son accaparement par un parti.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/Rejet-du-recours-en-refere-contre-Les-Republicains-le-MRC-fait-appel_a795.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>UMP/"Les Républicains": le MRC pour une saisine de la justice</title>
   <pubDate>Thu, 07 May 2015 19:09:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mouvement Républicain et Citoyen</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dépêche AFP, jeudi 7 mai 2015.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.mrc-france.org/photo/art/default/7765076-12026183.jpg?v=1431018641" alt="UMP/"Les Républicains": le MRC pour une saisine de la justice" title="UMP/"Les Républicains": le MRC pour une saisine de la justice" />
     </div>
     <div>
      Le Mouvement républicain et citoyen (MRC) a annoncé jeudi s'associer à la démarche &quot;Nous sommes les Républicains&quot;, initiée par un groupe d'avocats qui veut saisir la justice contre le choix de l'UMP de changer son nom en &quot;Les Républicains&quot;.       <br />
                 <br />
       &quot;En faisant adopter par le Bureau politique de l'UMP le nouveau nom +Les Républicains+, Nicolas Sarkozy a prouvé que l'idée même de ce qu'est la République lui échappait. Comment ce qui constitue notre bien commun pourrait faire l'objet d'une appropriation par un parti politique ?&quot;, dénonce dans un communiqué le MRC de Jean-Pierre Chevènement.       <br />
                 <br />
       &quot;Il existe une différence majeure entre l'attachement et la préemption, entre l'adhésion et la privatisation. Si nous sommes tous attachés à la République, aucun d'entre nous n'en est propriétaire&quot;, ajoute-t-il.       <br />
                 <br />
       Le MRC estime que &quot;par cette entreprise grossière de marketing politique, reléguant les principes et valeurs au rang de marques, Nicolas Sarkozy affaiblit ce que la communauté des citoyens a de plus précieux et ce qui fait l'identité de la France contemporaine&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
             <br />
       &quot;A l'irresponsabilité, il ajoute le ridicule par un mimétisme de la vie politique américaine, cadre de référence de celui qui, en tant que président, a brillé par son atlantisme&quot;, souligne-t-il.       <br />
              <br />
       Le MRC &quot;s'oppose fermement à cette démarche dangereuse&quot; et a décidé de &quot;s'associer à l'action en justice du collectif +Nous sommes les Républicains+ pour obtenir la nullité de la marque Les Républicains&quot;.       <br />
                 <br />
       Un groupe d'avocats a appelé le gouvernement à &quot;agir contre l'accaparement&quot; du terme Les Républicains par l'UMP, dont le bureau politique a adopté mardi ce nouveau nom, indiquant prévoir sinon des actions en justice.       <br />
                 <br />
       Si le gouvernement n'entreprend aucune mesure d'ici &quot;une quinzaine de jours&quot;, Me Christophe Léguevaques et trois confrères, Mathieu Boissavy, Joseph Breham et Vincent Fillola, ont indiqué prévoir d'&quot;introduire un certain nombre d'actions juridiques&quot; contre le dépôt de la marque Les Républicains à l'institut national de la propriété industrielle en novembre dernier.       <br />
                 <br />
       Une pétition a  été lancée sur le site http://noussommeslesrepublicains.org/  qui indiquait jeudi avoir recueilli 9.496 signatures.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.mrc-france.org/photo/art/imagette/7765076-12026183.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.mrc-france.org/UMP-Les-Republicains-le-MRC-pour-une-saisine-de-la-justice_a783.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Action en justice du MRC contre « Les Républicains »</title>
   <pubDate>Thu, 07 May 2015 18:02:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Luc Laurent</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, jeudi 7 mai 2015.     <div>
      En faisant adopter par le Bureau National de l’UMP le nouveau nom « Les Républicains », Nicolas Sarkozy a prouvé que l’idée même de ce qu’est la République lui échappait. Comment ce qui constitue notre bien commun pourrait faire l’objet d’une appropriation par un parti politique ?       <br />
              <br />
       Il existe une différence majeure entre l’attachement et la préemption, entre l’adhésion et la privatisation. Si nous sommes tous attaché à la République, aucun d’entre nous n’en est propriétaire.       <br />
              <br />
       Par cette entreprise grossière de marketing politique, reléguant les principes et valeurs au rang de marques, Nicolas Sarkozy affaiblit ce que la communauté des citoyens a de plus précieux et ce qui fait l’identité de la France contemporaine. A l’irresponsabilité, il ajoute le ridicule par un mimétisme de la vie politique américaine, cadre de référence de celui qui, en tant que Président, a brillé par son atlantisme.       <br />
              <br />
       Le MRC s’oppose fermement à cette démarche dangereuse et a décidé de s’associer à l’action en justice du collectif « Nous sommes les Républicains » pour obtenir la nullité de la marque Les Républicains.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/Action-en-justice-du-MRC-contre-Les-Republicains_a782.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>"Servir la paix, c'est reconnaître l'Etat de Palestine"</title>
   <pubDate>Fri, 28 Nov 2014 16:17:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Luc Laurent</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, participait à l'émission Politique Matin sur LCP, vendredi 28 novembre 2014. Il débattait avec Roger Karoutchi (sénateur UMP des Hauts-de-Seine)     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.mrc-france.org/v/dafa2c5a6339a47a316c683e1049a287171027b5" width="608" height="372">
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     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Chiffres du chômage</span>       <br />
       <ul class="list"><li> Le problème date d’il y a trop longtemps déjà. Les résultats ne sont pas au rendez-vous, ni pour ce gouvernement, ni pour les précédents. Pourquoi ? Car c’est l’Europe qui est malade. La zone euro est en croissance zéro.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Il y a un impensé aujourd’hui : on ne traite pas de la question de la règle d’or qui nous a été imposée et qui conduit à des politiques dépressives. Le MRC ne l’a pas votée et je regrette que François Hollande ne l’ait pas renégociée.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Plan Juncker</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> Ce plan européen n’est pas sérieux. Les 300 milliards n’y sont pas, il y a en réalité 15 à 20 milliards. On nous a déjà fait le coup des «effets de levier» plusieurs fois.       
       </li></ul><ul class="list"><li> C’est une opération de communication qui sera malheureusement sans lendemain.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Rapport Pisani-Ferry / Enderlein</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> On nous rabâche les idées de flexibilité libérale : «revenons sur le SMIC», «revenons sur les 35 heures».       
       </li></ul><ul class="list"><li> Il nous faut de la flexibilité monétaire et cesser de regarder comme un totem le niveau de la dette publique au détriment de la lutte contre le chômage, la recherche et la croissance.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Le libéralisme éculé ne fonctionne pas, cette Europe-là non plus. Il faut arrêter de regarder la construction européenne avec les yeux du XXe siècle.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Profits des société d’autoroutes</span>       <br />
       <ul class="list"><li> Il y a tellement de profits…Il est temps de remettre du contrôle publique, de la régulation et se poser la question de la renationalisation, qui peut-être partielle.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Élection du président de l'UMP</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> Cela ne me concerne pas, sauf sur un point : la démocratie a besoin d’une opposition. C’est une bonne chose que l’on ne soit pas dans le cycle de la guerre Copé-Fillon. On ne peut pas laisser l’espace au Front National       <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Résolution Palestine</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> Cette Résolution est une très bonne chose et je voterai pour. Il faut constater aujourd’hui que le processus de paix est dans l’impasse. Il faut sortir de cette situation. La paix passe par la reconnaissance de deux Etats.       
       </li></ul><ul class="list"><li> <span style="font-style:italic">A Roger Karoutchi</span> : Osez dire que vous êtes contre la reconnaissance d’un Etat palestinien car en réalité vous ne voulez plus d’un processus de paix. Vous multipliez les conditions et les « si ».       
       </li></ul><ul class="list"><li> Servir la paix, c'est reconnaître et inviter la France à reconnaître l'Etat de Palestine       
       </li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/Servir-la-paix-c-est-reconnaitre-l-Etat-de-Palestine_a704.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Brignoles : le vote FN n’est pas une option</title>
   <pubDate>Fri, 11 Oct 2013 13:17:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Luc Laurent</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Communiqué de presse de Jean-Luc Laurent, Président du Mouvement Républicain et Citoyen, Député du Val-de-Marne, vendredi 11 octobre 2013.     <div>
      Dimanche dernier, l’élection cantonale partielle de Brignoles a vu l’élimination de la gauche dès le premier tour. <br />   <br />  Après plusieurs législatives partielles perdues, cette élection prouve encore une fois la difficulté de la gauche à mobiliser son électorat. <br />   <br />  Cette difficulté touche les partis qui soutiennent le gouvernement comme ceux qui en font la critique systématique. <br />   <br />  La lutte incantatoire contre le Front National n’y suffira pas, la gauche doit offrir au pays une perspective, une dynamique et des repères. <br />   <br />  Dans la crise de longue durée que traverse notre pays, la dépression s’ajoute à la récession et au chômage. Le Front National prospère sur cette situation en parlant haut et en désignant des boucs-émissaires. La gauche n’a évidemment pas le droit à ces facilités ; au gouvernement, elle doit agir et non gérer. <br />   <br />  Aujourd’hui, les citoyens de Brignoles sont contraints de devoir arbitrer entre la candidate de l’UMP et celui du Front National arrivé en tête. Quels que soient les errements de la droite démocratique, le vote Front National ou l’abstention spectatrice du désastre ne sont pas des options. <br />   <br />  Le candidat du Front National doit être battu car ce parti, malgré les artifices rhétoriques qu’il déploie, est profondément étranger aux principes démocratiques et républicains. Aussi le Mouvement Républicain et Citoyen appelle les électeurs du canton de Brignoles à voter pour la candidate de l’UMP. <br />  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/Brignoles-le-vote-FN-n-est-pas-une-option_a529.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Motion de censure: le MRC "totalement opposé" à cet "artifice qui laisse sceptique"</title>
   <pubDate>Wed, 20 Mar 2013 15:10:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mouvement Républicain et Citoyen</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dépêche AFP, mercredi 20 mars 2013, 13h41     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.mrc-france.org/photo/art/default/5335950-7962414.jpg?v=1363788794" alt="Motion de censure: le MRC "totalement opposé" à cet "artifice qui laisse sceptique"" title="Motion de censure: le MRC "totalement opposé" à cet "artifice qui laisse sceptique"" />
     </div>
     <div>
      Le MRC de Jean-Pierre Chevènement s'est dit mercredi &quot;totalement opposé&quot; à la motion de censure de l'UMP dans laquelle il voit &quot;un artifice&quot; avec des &quot;enjeux politiques internes&quot;.       <br />
              <br />
       Le MRC est &quot;totalement opposé&quot; à la motion de censure défendue dans l'après-midi par Jean-François Copé, écrit dans un communiqué Jean-Luc Laurent, président du mouvement républicain et citoyen (MRC).       <br />
              <br />
       Cette motion, &quot;dont on peut aisément deviner les enjeux politiques internes, est un artifice qui laisse sceptique&quot;, ajoute-t-il.       <br />
              <br />
       &quot;En qualifiant la politique de la majorité d'+échec total+, après seulement 10 mois de gouvernement, M. Copé et ses cosignataires montrent qu'ils n'ont toujours pas tiré les leçons de la présidence Sarkozy : gesticulations et court-termisme n'ont jamais servi l'intérêt de la France&quot;, estime M. Laurent.       <br />
              <br />
       &quot;Le gouvernement s'est engagé sur la voie nécessairement difficile du redressement de notre pays&quot;, &quot;nous soutenons cette stratégie&quot;, explique-t-il.       <br />
              <br />
       &quot;Nous souhaitons davantage de réorientation de la construction européenne et encourageons le gouvernement à agir pour obtenir un changement des règles de fonctionnement de l'euro&quot;, nuance le dirigeant.       <br />
       Mais &quot;on ne peut corriger en un an les effets de la crise, ni ceux de dix ans de politique de droite&quot;, insiste M. Laurent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.mrc-france.org/photo/art/imagette/5335950-7962414.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.mrc-france.org/Motion-de-censure-le-MRC-totalement-oppose-a-cet-artifice-qui-laisse-sceptique_a437.html</link>
  </item>

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   <title>Censure de l’UMP: une motion sans émotion et sans enjeu</title>
   <pubDate>Wed, 20 Mar 2013 12:59:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Luc Laurent</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Communiqué de presse de Jean-Luc Laurent, Président du Mouvement Républicain et Citoyen, Député du Val-de-Marne, mercredi 20 mars 2013.     <div>
      La motion de censure déposée par Jean-François Copé sera soumise au vote ce mercredi 20 mars. Le MRC y est totalement opposé.       <br />
              <br />
       Cette motion de l’UMP, dont on peut aisément deviner les enjeux politiques internes, est un artifice qui laisse sceptique.       <br />
              <br />
       En qualifiant la politique de la majorité d’ « échec total », après seulement 10 mois de gouvernement, M. Copé et ses cosignataires montrent qu’ils n’ont toujours pas tiré les leçons de la présidence Sarkozy : gesticulations et court-termisme n’ont jamais servi l’intérêt de la France.       <br />
              <br />
       Le gouvernement s’est engagé sur la voie nécessairement difficile du redressement de notre pays par la remise sur pied de notre appareil productif, le retour à une juste répartition de l’effort fiscal, la refondation de l’école et le développement du dialogue social. Nous soutenons cette stratégie.       <br />
              <br />
       Pour réussir le redressement dans la justice, nous souhaitons davantage de réorientation de la construction européenne et encourageons le gouvernement à agir pour obtenir un changement des règles de fonctionnement de l’euro.       <br />
              <br />
       On ne peut corriger en un an les effets de la crise, ni ceux de 10 ans de politique de droite.        <br />
              <br />
       Ce sont les résultats obtenus au terme du quinquennat qui devront être jugés. Les Français l’ont bien compris, contrairement à M. Copé. Les députés MRC seront présents pour le rappeler.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/Censure-de-l-UMP-une-motion-sans-emotion-et-sans-enjeu_a436.html</link>
  </item>

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   <title>"Le MRC partage l’objectif de redressement de la France et entend être la boussole républicaine de la majorité"</title>
   <pubDate>Sat, 15 Dec 2012 11:30:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Luc Laurent</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Entretien de Jean-Luc Laurent, président du Mouvement Républicain et Citoyen, au site Atlantico, samedi 15 décembre 2012. Propos recueillis par Jean-Benoît Raynaud     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.mrc-france.org/photo/art/default/5023973-7501168.jpg?v=1355567913" alt=""Le MRC partage l’objectif de redressement de la France et entend être la boussole républicaine de la majorité"" title=""Le MRC partage l’objectif de redressement de la France et entend être la boussole républicaine de la majorité"" />
     </div>
     <div>
      <b>Atlantico : Ce samedi et dimanche le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) tiendra son congrès. Quels sont les enjeux de ce congrès ?</b>       <br />
       <b>Jean-Luc Laurent </b>: Ce congrès suit l’élection présidentielle où nous avons fait le choix de soutenir François Hollande dès le premier tour et participer à la majorité présidentielle avec nos trois députés et notre sénateur, Jean-Pierre Chevènement. Le MRC partage l’objectif de redressement de la France et il entend être la boussole républicaine de la majorité. On ne peut pas dire que dans l’opposition, la gauche se soit bien préparée à l’exercice du pouvoir et aux responsabilités historiques qu’elle doit prendre à bras le corps pour sortir la France de l’impasse. Dans les débats à venir, nous défendrons nos idées interventionnistes, jacobines et souverainistes.       <br />
              <br />
       <b>On vous sait en désaccord avec le gouvernement sur des sujets de société comme le droit de vote des étrangers et le mariage homosexuel. Allez-vous vous opposer plus ouvertement au gouvernement sur ces sujets-là ?</b>       <br />
       Le droit de vote des étrangers n’est pas à proprement parler une question de société mais une mesure qu'une partie de la gauche a fétichisée pour l’avoir trop longtemps promise. La gauche des centres-villes y voue un attachement irraisonné. Au MRC, nous défendons la citoyenneté de plein exercice : la République doit fabriquer des Français. Le seul vote aux élections locales est une mesure de sous-citoyenneté. Cela pourrait avoir du sens dans un Etat fédéral ou dans un pays où l’accès à la nationalité est difficile. Fort heureusement, la France est un Etat unitaire et l'accès à la citoyenneté repose ici sur le droit du sol. C’est donc une erreur de saucissonner la citoyenneté.       <br />
              <br />
       Quand demain la droite reviendra au pouvoir – le plus tard possible-- nous risquons d'avoir affaibli la machine à fabriquer des Français. Nous aurons également légitimé ce que Claude Guéant a réussi à faire à la toute fin du quinquennat de Nicolas Sarkozy: réduire le nombre de naturalisations. La perspective politique pour un étranger vivant durablement en France doit être la citoyenneté et la nationalité.       <br />
              <br />
       <b>François Hollande n’a pas tenu ses engagements concernant le traité budgétaire européen et n’a pas tenu compte de la proposition de nationalisation d’Arnaud Montebourg, qui correspond à vos convictions. Dans ce contexte, pensez-vous toujours avoir une influence sur le gouvernement ? Le MRC a-t-il toujours vraiment sa place dans la majorité ?</b>       <br />
       Sur Florange, il faut être lucide et conséquent. La nationalisation des seuls hauts-fourneaux était dérisoire. Celle du site complet (hauts-fourneaux et usine) était complexe à mener du point de vue industriel. La seule nationalisation qui avait du sens était celle de toutes les activités d’ArcelorMittal en France. Le gouvernement a fait un choix moins ambitieux mais il n’a été ni passif ni résigné. C’est un mauvais procès qu’on fait à Jean-Marc Ayrault. Désormais, dans les batailles politiques futures, l’idée de nationalisation n’est plus taboue. Nos idées progressent.       <br />
              <br />
       Sur le traité européen, le président de la République s’emploie à réorienter la construction européenne et il a notre soutien. Toutefois il n’a pas pu obtenir de l’Allemagne la renégociation du traité TSCG et nous avons logiquement voté contre la ratification. L’année 2013 sera capitale : la logique d’austérité imposée par Merkel et Sarkozy va plonger l’Europe dans la récession et plusieurs élections importantes vont redistribuer les cartes politiques. Dans cette conjoncture difficile, nous voulons que François Hollande se montre plus &quot;révolutionnaire&quot; pour reprendre un mot d’Emmanuel Todd.       <br />
              <br />
       <b>Le MRC a toujours défendu une ligne idéologique d'indépendance, notamment à travers la figure emblématique qu’est Jean-Pierre Chevènement.  Systématiquement, le parti se rallie à la gauche à chaque élection présidentielle. Très souvent, cette dernière finit par trahir les engagements et les accords pris avec vous. Finalement, ne regrettez-vous pas votre stratégie d’alliance ?</b>       <br />
       Notre camp, c’est la gauche. En 2002, nous avons considéré qu’il fallait construire une candidature de rassemblement qui, sur certains grands sujets, dépasse le clivage traditionnel gauche-droite parce que sur la question européenne en particulier, la droite et la gauche menaient alors la même politique libérale. Jean-Pierre Chevènement a fait alors une campagne sur une base claire. Nous ne regrettons rien car sur bien des sujets, comme la monnaie unique, nous avons eu raison trop tôt. Mais on échappe difficilement au clivage gauche-droite. Même quand les Français se disent très sceptiques...une fois dans l’isoloir ils y reviennent.       <br />
              <br />
       Depuis 20 ans, le Mouvement Républicain et Citoyen s’inscrit naturellement à gauche . Nous dialoguons donc avec l’ensemble de la gauche : socialistes, communistes, radicaux et même, ça n’est pas le plus facile, avec les écologistes. Après avoir soutenu les yeux ouverts François Hollande, nous voulons l’aider à réussir car il s’agit de redresser la France.       <br />
              <br />
       <b>La tendance souverainiste, défendue par le MRC, est aujourd’hui défendue par d’autres partis comme le Front national ou Debout la république et des courants représentés par des personnalités comme Arnaud Montebourg au PS, Henri Guaino à l’UMP. Pourquoi n’envisagez-vous pas une alliance souverainiste plus large, sous la bannière d’un candidat unique ?</b>       <br />
       Le Front national est l’adversaire de tous les démocrates et de tous les républicains.  Le Front national de Marine Le Pen n’est pas l’héritier intellectuel et politique du souverainisme des années 1990. C’est une imposture. Car le Front national ne cherche pas à sortir la France de la crise ; cette crise étant le terreau sur lequel il prospère.          <br />
              <br />
       Henri Guaino a noué une alliance personnelle avec Nicolas Sarkozy dont il a été le parolier. C’est une personne sincère et entière mais il s’est complètement fourvoyé auprès d’un mauvais maître qui a totalement aligné la France sur l’Allemagne au niveau européen, gouverné le nez sur le triple A et abîmé la fonction présidentielle. Drôle de souverainisme...       <br />
              <br />
       Arnaud Montebourg a conduit une campagne courageuse et intéressante pendant la primaire socialiste. Il a su donner un contenu à ce ministère de l’Industrie new look (et je ne pense pas seulement à la marinière). Il a un rôle important à jouer pour l’avenir de la gauche...le Mouvement Républicain et Citoyen également. Les alliances ne nous obsèdent pas, ce qui compte ce sont les idées. Nous entendons bien faire cavalier seul aux élections européennes pour porter notre conception d’une Europe indépendante reposant sur les nations qui demeurent le cadre vivant de la démocratie. Et si lundi, Arnaud Montebourg souhaite adhérer au MRC, nous l’accueillerons chaleureusement : il est le bienvenu ! Il serait une très bonne tête de liste MRC pour l'élection européenne de 2014.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Propos recueillis par Jean-Benoît Raynaud</span>       <br />
              <br />
       Source : <a class="link" href="http://www.atlantico.fr/decryptage/congres-mouvement-republicain-et-citoyen-que-reste-t-idees-jean-pierre-chevenement-jean-luc-laurent-578356.html?page=0,0">Atlantico</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/Le-MRC-partage-l-objectif-de-redressement-de-la-France-et-entend-etre-la-boussole-republicaine-de-la-majorite_a386.html</link>
  </item>

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   <title>Projet de l’UMP pour la culture : trop de mots, pas assez d’idées…</title>
   <pubDate>Thu, 13 Oct 2011 09:24:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Tribune d'Olivier Amiel, délégué national du Mouvement Républicain et Citoyen à la culture, parue sur le site du quotidien Les Echos, le 12 octobre 2011     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.mrc-france.org/photo/art/default/3348953-4808164.jpg?v=1318491110" alt="Projet de l’UMP pour la culture : trop de mots, pas assez d’idées…" title="Projet de l’UMP pour la culture : trop de mots, pas assez d’idées…" />
     </div>
     <div>
      Le projet de l’UMP &quot;La culture : au cœur de la cohésion nationale&quot; avance 52 propositions qui se répètent très souvent avec de trop faibles nuances. Cette débauche argumentaire permet seulement un étalage d’idées inconséquent. Une rationalisation formelle du programme aurait déjà été plus judicieuse et moins prétentieuse.       <br />
              <br />
       Dans le fond, le programme de l’UMP a la grande faiblesse de surestimer le bilan de Nicolas Sarkozy et surtout de ne proposer que des mesures déjà présentes dans la lettre de mission adressée à la ministre de la Culture en 2007… soit un aveu d’inaction pour le quinquennat du Président de la République !       <br />
              <br />
       Une des contre-vérités les plus flagrantes de son bilan vient de la prétendue &quot;réforme sans précédent&quot; des enseignements artistiques. De bonnes intentions dès 2007 qui sont largement contredites par le triste record de suppressions de postes d’enseignants… Un constat que confirme le nombre important de &quot;nouvelles&quot; propositions répétitives sur ce même sujet.       <br />
              <br />
       L’UMP considère également la démocratisation culturelle comme un succès du mandat de Nicolas Sarkozy donnant à plusieurs reprises le chiffre de 4,5 millions d’entrées supplémentaires dans les musées depuis la mise en place de mesures de gratuité, notamment pour les jeunes. Cette affirmation masque la réalité sociologique bien connue de la reproduction sociale avec l’effet pervers d’une gratuité qui profite toujours aux mêmes classes. Ces 4,5 millions d’entrées supplémentaires ne sont pas un indicateur suffisant d’un meilleur accès à la culture si elles profitent toujours aux mêmes publics.       <br />
              <br />
       L’injustice des &quot;héritiers&quot; disposant du patrimoine culturel doit cesser par l’initiation et le goût dans le plus haut lieu de l’égalité républicaine : l’école. La farce du rapport devient grotesque quand l’UMP propose pour 2012 afin de &quot;faire venir à la culture des publics qui en sont éloignés&quot; de créer un &quot;Pass Culture&quot; : une mesure que Nicolas Sarkozy présentait déjà et sous ce même nom dans la lettre de mission du 1er août 2007…       <br />
              <br />
       Si on peut partager l’argument selon lequel il n’est pas sain d’avoir une surenchère budgétaire en matière culturelle, les rédacteurs du projet de l’UMP ne manquent pas d’aplomb de soutenir l’absence d’un désengagement de l’État dans certains domaines comme le spectacle vivant : la stagnation d’un budget équivaut au fil des ans à une baisse effective de celui-ci.       <br />
              <br />
       Le projet n’oublie pas le marqueur habituel à droite du développement de l’initiative privée avec quelques bonnes idées comme l’extension à l’ensemble des commerces culturels indépendants de l’exonération de la contribution économique territoriale. Les nouvelles technologies y ont également une place très importante avec la taxation des industriels du secteur qui semble difficile, voire impossible à mettre en place, et une longue et peu justifiée apologie d’HADOPI.       <br />
              <br />
       Cependant, il passe très rapidement sur l’importante question de l’intermittence du spectacle, se satisfaisant de la simple prorogation des règles actuelles jusqu’au 31 décembre 2013. Avouons pour ce point qu’il ne s’agissait malheureusement déjà pas d’une priorité de Nicolas Sarkozy en 2007. Pourtant, en ne décidant rien sur ce secteur en crise depuis maintenant dix ans, la droite laisse s’empirer la situation avec le risque d’une remise en cause globale du système de l’intermittence qui permet pourtant à la France d’avoir un milieu artistique dynamique.       <br />
              <br />
       Le régime est bon s’il ne profite qu’aux artistes qui en ont réellement besoin. Une réforme est donc nécessaire afin de sauver un aspect primordial de l’exception culturelle française. Finalement, si on ne peut qu’approuver le fait que la démocratisation réelle de l’accès à la culture doit être le chantier principal pour l’après 2012, force est de constater que tout reste encore à faire dans ce domaine, comme bien d’autres, suite à cinq ans d’immobilisme.       <br />
              <br />
       --------       <br />
       Source : <a class="link" href="http://lecercle.lesechos.fr/economie-societe/societe/autres/221138674/projet-ump-culture-trop-mots-assez-idees">Les Echos</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.mrc-france.org/photo/art/imagette/3348953-4808164.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.mrc-france.org/Projet-de-l-UMP-pour-la-culture-trop-de-mots-pas-assez-d-idees_a280.html</link>
  </item>

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   <title>La France à la reconquête de son destin</title>
   <pubDate>Sun, 27 Jun 2010 13:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Chevènement</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Discours de clôture de Jean-Pierre Chevènement au Congrès du Mouvement Républicain et Citoyen, Paris, dimanche 27 juin 2010.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.mrc-france.org/photo/art/default/2191524-3055143.jpg?v=1289529572" alt="La France à la reconquête de son destin" title="La France à la reconquête de son destin" />
     </div>
     <div>
      Dans moins de deux ans d’ici, l’élection présidentielle qui est, dans le système politique français, l’élection primordiale, « la mère des batailles » en quelque sorte, nous donnera, si nous le voulons, l’occasion de peser pour redonner à notre pays, non pas un futur comme aujourd’hui, mais un avenir.       <br />
              <br />
       Le MRC est avant tout une ligne politique, indissociablement au service du monde du travail et au service de la France, continue dans la durée, à la fois cohérente et exigeante, ambitieuse enfin pour la République et pour la nation. Je vous parlerai de la crise qui est devant nous, des perspectives qu’elle offre à notre projet et enfin des moyens que nous avons de peser d’ici 2012 et après.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>I – La crise</b>       <br />
              <br />
       Elle est fondamentalement celle du capitalisme financier dont nous avons combattu la mise en place en France et en Europe, dès 1983. Elle est aussi la crise de la monnaie unique, celle de l’euro que nous avions prévue depuis la création de celui-ci en 1992 par le traité de Maastricht. Il n’y avait pas besoin d’être grand clerc pour deviner que l’abandon de la souveraineté monétaire à une Banque Centrale européenne indépendante, copiée sur le modèle allemand de la Bundesbank, conduirait à des tensions insupportables dans une Europe faite de nations diverses, aux structures économiques et aux cultures différentes, et aux politiques économiques souvent divergentes.       <br />
              <br />
       A ce pari fou sur une convergence économique improbable des nations dans la zone euro, nous avons dès le départ manifesté une opposition solidement argumentée, non pas contre l’Europe mais pour une Europe des peuples avec leurs nations et non pas sans elles, voire contre elles. L’heure des comptes est arrivée. L’arrogance de nos élites bien-pensantes perd déjà de sa superbe.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(La vidéo intégrale du discours)</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      https://www.mrc-france.org/video/<object type="application/x-shockwave-flash" id="104896" data="http://www.chevenement.fr/v/34b1bb00f2c040992badafe7acaf022216d74942" width="432" height="243"><param name="movie" value="http://www.chevenement.fr/v/34b1bb00f2c040992badafe7acaf022216d74942"><param name="allowscriptaccess" value="always"><param name="allowfullscreen" value="true"><param name="quality" value="high" /></object>     </div>
     <div>
      1.	La crise du capitalisme financier est inséparable de la déréglementation néolibérale mise en oeuvre dans le monde anglo-saxon d’abord par Mme Thatcher et M. Reagan, en Europe ensuite en vertu des traités européens et particulièrement de l’Acte Unique de 1987. Au nom de la « concurrence », trois cents directives européennes ont interdit les politiques industrielles et cassé les services publics. La seule régulation admise était celle du capital dont la liberté de mouvement, y compris vis-à-vis des pays tiers, a été consacrée le 1er janvier 1990. Tout le pouvoir aux actionnaires !        <br />
              <br />
       Leurs exigences de rentabilité ont fini par commander tous les choix économiques. Les délocalisations industrielles s’ensuivirent. L’épargne française s’est envolée à l’étranger, les capitaux investis à l’extérieur passant de 80 milliards d’euros en 1982 à 880 milliards en 2006, soit onze fois plus. Les effectifs employés dans l’industrie française ont fondu dans le même temps de 6 millions à 3,5 millions. Une quasi stagnation industrielle a marqué les deux dernières décennies, installant notre pays dans un chômage de masse (10 %), frappant particulièrement les jeunes (20 %).       <br />
              <br />
       Le capitalisme financier à l’anglo-saxonne est entré, depuis 2007, dans une crise de longue durée. Il a vu son principe se retourner contre lui avec la crise des subprimes. L’Hyperpuissance américaine, qui soutient le capitalisme financier comme la clé de voûte la cathédrale, s’est enlisée militairement et financièrement. Obama solde les comptes de G.W .Bush.       <br />
              <br />
       Dès le 4 septembre 2001, <a class="link" href="http://www.chevenement.fr/Discours-de-Vincennes_a30.html">je vous avais dit à Vincennes</a> « Les marchés financiers ne sont pas l’horizon de l’Humanité. Ce sont les nations et les peuples qui font la permanence de l’Histoire ». Nous y sommes. Notre motion d’orientation fait une large place à l’analyse de cette crise que nous avions vu venir depuis longtemps, et en particulier à la situation de l’Europe prise en étau dans les tenailles du G2, ou si vous préférez de la « Chinamérique », je veux dire l’alliance objective des Etats-Unis, dont la monnaie - le dollar - est aussi la monnaie mondiale, et de la Chine qui a bâti sa croissance, tirée par l’exportation, sur l’exploitation par les multinationales d’une immense armée de réserve industrielle dont la qualité est d’ailleurs indéniable.        <br />
              <br />
       Le centre de gravité du monde a glissé vers le Pacifique. L’Europe est devenue un continent périphérique. Le traité de Lisbonne a achevé de la réduire à l’impuissance, à travers un mécanisme décisionnel opaque et inopérant. Quel échec  tous égards pour les prophètes de Maastricht !       <br />
              <br />
              <br />
       2.	La crise de l’euro manifeste la fragilité pour ne pas dire l’absurdité d’une construction européenne fondée sur la négation des nations et de leur irréductible diversité. Les marchés financiers s’en prennent au maillon faible, c’est-à-dire aux Etats de la zone euro, à commencer par ceux qui sont les plus endettés. Il est loin le temps où le général de Gaulle déclarait « la politique de la France ne se fait pas à la corbeille ».       <br />
              <br />
       Invité à une émission de télévision, en février 2009, le Président de la République déclarait : « J’observe tous les jours l’évolution de ce qu’on appelle les « spreads », les primes de risque sur un certain nombre de pays. » Monnaie unique ou pas, la pression des marchés financiers recrée, non plus entre les monnaies mais entre les Etats, les tensions que reflétaient autrefois – avant 1999-, les parités monétaires affrontées à la spéculation. Quel désaveu pour cette monnaie unique, dès le départ mal pensée !       <br />
              <br />
       L’erreur initiale de la monnaie unique conçue à Maastricht et même avant, dès 1989, a été de faire comme si les nations n’existaient pas. La souveraineté monétaire de chaque pays a été transférée à une instance déconnectée du suffrage universel, la Banque Centrale Européenne indépendante, sans qu’ait été mis en place un gouvernement économique de la zone euro dont le rôle eût été de ne pas laisser se creuser les écarts de compétitivité entre les différents pays et d’ouvrir à tous un sentier de croissance partagé. Le mot « gouvernement économique » semble aujourd’hui accepté, y compris par Mme Merkel mais les interprétations divergent du tout au tout quant à son contenu.       <br />
              <br />
       Le Fonds européen de stabilisation financière, mis en place le 9 mai dernier, n’est pas un remède suffisant à la crise de l’euro. J’observe en effet que contre l’avis initial de la France, l’Allemagne a obtenu que chaque pays ne garantisse les futures levées d’argent qu’à hauteur de sa contribution au Fonds.       <br />
              <br />
       Le refus de la solidarité financière des Etats pour la mise en œuvre de plans de sauvetage éventuels est une grave faute. Un tel dispositif, en cas de crise grave, favorisera le creusement d’écarts de taux entre les différents pays. Bref, il aggravera la crise ! L’Europe navigue sur un volcan ! Ces Etats peuvent être acculés à la faillite par la pression des marchés. La responsabilité de tous ceux qui ont soutenu le traité de Maastricht et encore hier approuvé le traité de Lisbonne est engagée. « l’autocritique doit être partagée » entre le PS et l’UMP. Pour autant je ne pense pas qu’il faille faire la politique du pire en prenant par avance son parti du défaut possible de tel ou tel pays et de l’éclatement de la zone euro. La monnaie unique est devenue réalité. Elle a coûté beaucoup de sacrifices. Mais elle a eu aussi beaucoup d’inconvénients : un euro trop fort pénalise nos exportations et favorise les délocalisations industrielles. Certes, là où la BCE avait échoué : obtenir une parité un peu plus réaliste, la crise actuelle a provisoirement réussi mais la méthode n’est pas satisfaisante ! Elle est même franchement insuffisante. Nous sommes partisan de défendre la zone euro dans son intégrité mais en changeant les règles du jeu, en introduisant par exemple la croissance et l’emploi parmi les objectifs de la BCE. Le modèle américain, quoi ! Or, un concours de plans de rigueur s’organise dans toute la zone euro sous la pression des marchés financiers et à l’initiative de Mme Merkel. Il est sans doute nécessaire de responsabiliser les Etats. Solidarité de l’Europe et responsabilité des Etats sont deux principes qui doivent aller de pair.       <br />
              <br />
       Mais on ne peut raisonnablement demander à la Grèce de réduire son déficit de 13,6 % de son PIB en 2009 à 3 % d’ici à 2013. L’Irlande a de même un déficit de 13,4 %, le Portugal de 9,4 %, l’Espagne de 11,2 %. La purge imposée à ces pays, blocage voire diminution des salaires et des retraites à la clé, n’a aucune chance de réussir en si peu de temps.       <br />
              <br />
       En France, les engagements pris – réduire de 100 milliards notre déficit budgétaire d’ici 2013 - risquent de casser la reprise. Il eût fallu distinguer la bonne dette et la mauvaise : la bonne qui prépare l’avenir à travers l’investissement, et la mauvaise qui couvre les frais de fonctionnement et qu’il faut effectivement supprimer. Mais tout cela ne peut se faire sur le dos du monde du travail. Une réforme fiscale de grande ampleur s’impose. On ne peut pas non plus, pour équilibrer nos régimes de retraites mais aussi pour calmer les marchés financiers, remettre en cause la conquête essentielle qu’a été pour la classe ouvrière la retraite à soixante ans. L’espérance de vie pour les ouvriers est de sept ans inférieure à la moyenne. Nous demandons que pour les ouvriers de l’industrie, l’âge de départ à la retraite soit maintenu à soixante ans. Ce sera une bonne manière de revaloriser à la fois le travail et l’industrie.       <br />
              <br />
       Joseph Stiglitz l’a dit clairement « Si l’Union européenne continue dans la voie d’un plan coordonné d’austérité, elle court au désastre. Nous savons, depuis la Grande Dépression des années trente, que ce n’est pas ce qu’il faut faire ! ». Le pronostic de Joseph Stiglitz pour la monnaie unique est pessimiste. Je le cite « Pour Athènes, Madrid ou Lisbonne se posera sérieusement la question de savoir s’ils ont intérêt à poursuivre le plan d’austérité imposé par le FMI et par Bruxelles, ou au contraire, à redevenir maîtres de leur politique monétaire. » Le Président de la BCE a déclaré qu’il n’avait pas de plan B. Est-ce prudent ? Je ne le crois pas. Il faut préparer un plan B. Il n’est pas nécessaire de le dire. Mais il faut le faire.       <br />
              <br />
       Nicolas Sarkozy a fait malheureusement à Mme Merkel deux concessions majeures en acceptant :       <br />
              <br />
       -	que le droit de vote d’un pays au sein du Conseil européen puisse être suspendu pour laxisme, en contravention avec les traités existants ;        <br />
       -	que la coordination économique et budgétaire s’opère au niveau de l’Union à vingt-sept, et pas au niveau des seize pays qui ont adopté la monnaie unique où se pose justement ce problème, les onze autres pays qui ont gardé leur monnaie pouvant procéder à des ajustements monétaires.       <br />
              <br />
       Même suivisme pour constitutionnaliser l’interdiction du déficit budgétaire. Cette reculade est inquiétante. M. Trichet a proposé un « fédéralisme budgétaire » qui priverait les Parlements nationaux de leur prérogative essentielle : le vote du budget de la nation. Ce n’est pas ainsi qu’on remédiera au déficit démocratique des institutions européennes.       <br />
              <br />
       Nous ne saurions accepter l’idée d’un visa préalable de la Commission européenne sur les budgets nationaux. C’est le Parlement qui vote le budget et personne d’autre. Monsieur Trichet sort de son rôle quand il parle de « fédéralisme budgétaire ». Ce discours ne peut avoir qu’un sens : soustraire à la délibération des Parlements l’élaboration des budgets. C’est une remise en cause fondamentale de la démocratie. Parler de fédéralisme relève de l’intoxication.        <br />
              <br />
       Celui-ci est impraticable : le budget européen dépasse à peine 1 % du PIB européen. Le taux moyen des prélèvements obligatoires en Europe est d’environ 40 %. Le mot « fédéralisme » dissimule en réalité la volonté de priver les peuples de toute possibilité d’expression et d’influence politique.       <br />
              <br />
       Ce qui serait raisonnable ce serait un processus itératif : le Conseil européen approuverait un cadre général de prévisions macroéconomiques, éventuellement ventilé par pays. Il reviendrait aux Parlements nationaux de délibérer et d’établir une programmation, d’ailleurs révisable, des recettes et des dépenses. En cas de désaccord, le Conseil européen chercherait à dégager un compromis, à charge par le gouvernement concerné de le faire ratifier par son Parlement. Il s’agirait donc d’un document de programmation concernant l’évolution de l’économie dans son ensemble aussi bien que celle des Finances publiques. Les parlements continueraient, dans ce cadre, à voter le budget.       <br />
              <br />
       Le gouvernement allemand devrait être incité à infléchir sa politique en relâchant la pression qu’il exerce notamment sur l’évolution des normes salariales. Sans doute est-ce là d’abord l’affaire du patronat et des syndicats. Mais dans le passé le gouvernement allemand n’a-t-il pas impulsé des plans comme l’Agenda 2010 ou les différents plans Harz, du nom du conseiller économique de M. Schröder ?       <br />
              <br />
       De même, la BCE devrait-elle être encouragée à ouvrir davantage le robinet monétaire, en prenant en pension, en cas de besoin manifeste et comme elle l’a déjà fait occasionnellement pour les titres de l’Etat grec, les titres d’emprunt d’Etat de façon à stopper la spéculation. Il y a là un vrai mécanisme de solidarité européenne défensive. Sur ce sujet, il est important qu’un accord intervienne entre la France et l’Allemagne avant le remplacement de M. Trichet à la tête de la BCE. M. Axel Weber, président de la Bundesbank, s’il est nommé à la place, doit l’être sur la base d’un contrat. La cohésion franco-allemande est sans doute nécessaire, mais elle ne saurait se confondre avec l’alignement !       <br />
              <br />
       On ne peut que regretter rétrospectivement le projet de monnaie commune soutenu en 1990 par la Grande-Bretagne, dit encore « hard écu », la monnaie commune ayant cours vers l’extérieur et laissant subsister, à l’intérieur, des monnaies nationales inconvertibles autrement qu’à travers un accord politique fixant leur parité par rapport à la monnaie commune. Ce système simple permettait, sous un « toit européen » commun, les ajustements monétaires rendus nécessaires par les évolutions divergentes que le pacte de stabilité de 1997, rudimentaire et arbitraire, n’a pas permis d’empêcher et qu’on ne pourra jamais empêcher, car ils sont enracinés dans les comportements nationaux façonnés par des siècles d’Histoire.       <br />
              <br />
              <br />
       La situation st aujourd’hui gravissime. Après la Grèce, ce peut être le tour d’un grand pays comme l’Espagne et ensuite le détricotage de toute la zone euro. Nous devons nous préparer à toutes les hypothèses en nous efforçant d’approfondir le dialogue avec l’Allemagne et d’élaborer des positions communes, y compris des scénarios alternatifs.        <br />
              <br />
       Nous savons ce que nous ne voulons pas : il ne serait pas réaliste et même franchement contraire à l’intérêt national de vouloir redécouper la zone euro pour en exclure les pays autrefois désignés comme « pays du club Med ». La France ne pourrait pas accepter une union monétaire à cinq ou six avec l’Allemagne et le Benelux. Ce qui reste de notre industrie n’y résisterait pas. Ce serait inacceptable pour l’idée que nous nous faisons de l’Europe. Nous devrons le faire savoir à nos amis allemands. La zone euro doit être défendue dans ses limites actuelles. Il serait inacceptable de revenir à la conception d’un noyau dur à cinq (Allemagne-Benelux-France) tel que proposé en 1994.        <br />
              <br />
       Pouvons-nous faire confiance aux milieux dirigeants français, toutes tendances confondues, pour manifester une telle volonté ? Non, nous ne le pouvons pas ! Ils ont trop investi sur l’Europe de Maastricht et sur la monnaie unique. Leur orgueil nourrit leur aveuglement. Nos élites, comme dans les années trente, manquent de confiance en la France. Voilà pourquoi nous devons peser. Ici et maintenant !        <br />
              <br />
              <br />
       <b>II – Notre projet</b>       <br />
              <br />
       Notre projet est clairement de refaire de la France un grand pays industriel et technologique. Pour cela nous n’avons aucune confiance dans ceux qui nous ont fourvoyés.  Combien d’emplois ont créés en France depuis dix ans les entreprises du CAC40 ? A ma connaissance, aucun. Elles se développent à l’étranger. Nos dirigeants manifestent tous les jours à quel point ils ne croient pas en l’avenir de la France. Et nous, nous voulons rendre confiance à la France et à sa jeunesse. Nous voulons rendre à la France une éthique républicaine exigeante, et avec elle sa fierté et son ambition.       <br />
              <br />
       C’est possible ! Nos atouts restent immenses et d’abord dans la formation, la recherche, l’innovation, et ensuite dans notre épargne, l’une des plus élevées du monde ! Ce qui manque c’est la volonté de créer un cadre propice à la valorisation des atouts de la France. Notre mot d’ordre est le même qu’en 1981 : d’abord l’emploi !       <br />
              <br />
       Nous disons non à la dictature de l’Argent ! Non à « l’acquisition de la valeur par l’actionnaire », comme disent nos financiers. Nous voulons faire la Révolution. Au sens étymologique du terme : remettre les choses à l’endroit. Faire passer le souci de l’Homme avant celui de la Finance.        <br />
              <br />
       Ce n’est pas si difficile que cela :       <br />
              <br />
       -	Il nous faut d’abord une monnaie qui n’écrase pas notre compétitivité.       <br />
       -	Et nous devons imaginer et mettre en œuvre un contrôle public du crédit, afin de soustraire le développement de nos entreprises à la dictature du court terme et à la myopie de nos élites financières.       <br />
              <br />
       Voilà le projet de salut public qui éclaire nos quarante propositions.       <br />
              <br />
       Nous voulons une autre Europe, fondée sur la démocratie qui vit dans les nations. Nous voulons une ligue de peuples étendue jusqu’à la Russie. Nous devons organiser la « résilience » de l’Europe. Certes, les temps où l’Europe dominait le monde sont définitivement derrière nous. Nous nous réjouissons du développement légitime de grands pays milliardaires en hommes. Mais pas au prix de la destruction de notre industrie, de notre modèle social et de notre avenir !       <br />
              <br />
       Je suis persuadé qu’un projet commun peut réunir Paris et Berlin vers la Russie d’une part, vers la Méditerranée et l’Afrique d’autre part. Et ce projet européen peut associer Rome, Madrid, Varsovie, et d’ailleurs toutes les autres capitales européennes. C’est de la « résilience » de l’Europe qu’il s’agit, bref de la survie d’un ensemble de nations libres, démocratiques et que nous voulons maintenir prospères. Oui le moment approche où il faudra repenser ce que le mot « Europe » veut dire !       <br />
              <br />
       Il faut faire bouger les lignes. Que le vrai débat s’ouvre. Nos élites ne comprennent qu’un langage : celui des rapports de forces. Nous sommes seuls ? Mais ouvrons les yeux : en Europe, les peuples n’acceptent pas la purge. Les Etats-Unis d’Obama non plus, qui ont besoin d’une locomotive européenne pour les aider à combler leurs déficits.        <br />
              <br />
       Regardons le calendrier : après 2012 en France, il y a en Allemagne 2013, l’échéance des élections générales ! Or, la gauche allemande reprend du poil de la bête, même si ses divisions entre le SPD, die Linke et les Verts constituent pour elle un handicap historique. Une France progressiste pourrait l’aider à surmonter ce handicap. Parions que de toute façon les évènements feront bouger les mentalités chez notre grand voisin. À condition que la France se tienne et qu’elle joue son rôle, celui de la nation forte qu’elle a été et qu’elle doit redevenir !       <br />
              <br />
       Je ne m’étends pas davantage sur notre projet : Il est de rendre la France exemplaire !       <br />
              <br />
              <br />
       <b>III – Comment peser ?</b>       <br />
              <br />
       1. Comment d'abord mettre la France à la hauteur des formidables défis qui sont devant nous ?        <br />
              <br />
       Je ne dirai que peu de mots de Nicolas Sarkozy. Sa fonction n’est pas en cause. Il a été élu démocratiquement Président de la République. Mais c’est son projet, libéral, européiste et atlantiste que nous combattons. Il ne met pas la France sur la bonne pente. Nicolas Sarkozy peut être battu, mais il n’y a pas aujourd’hui d’alternative politiquement et intellectuellement construite : Le Parti socialiste reste prisonnier d’une vision libérale et européiste dépassée. Comme hier avec les Verts, au sein de la « gauche plurielle », l’alliance avec Europe Ecologie pose problème. Certes, sur divers sujets de société ou même de politique extérieure, et sur les questions environnementales, nous pouvons trouver des convergences ou des compromis avec cette formation, mais sa thématique (décroissance, sortie du nucléaire, rejet de la philosophie des Lumières, au nom de la contestation du « progrès »), tourne trop souvent le dos aux orientations d’une politique de salut public.       <br />
              <br />
       Comment, dans ces conditions, substituer une régulation politique à la dictature des marchés financiers, sinon en se tournant vers le peuple lui-même ? C’est tout simplement notre devoir, car il faut que notre peuple soit à nouveau rendu maître de son avenir.       <br />
              <br />
       2. Nous devons donc remédier à l’insuffisance de l’offre politique.        <br />
              <br />
       Non que les hommes ou les femmes qui prétendent à concourir soient médiocres.        <br />
              <br />
       Nicolas Sarkozy a des défauts, mais il a aussi d’incontestables qualités, d’habileté et de pragmatisme. Cela ne suffit pas. Dominique de Villepin a beaucoup de qualités, mais il a aussi quelques défauts, par exemple d’avoir gardé sa carte à l’UMP.       <br />
              <br />
       Pouvons-nous nous tourner en confiance vers le PS ? Martine Aubry est une femme énergique. Elle donne le sentiment de savoir où elle va mais si son projet rencontrait le nôtre, elle ne nous marcherait pas sur les pieds tous les jours.        <br />
              <br />
       Je ne reviendrai pas sur les régionales où neuf de nos candidats, placés en position éligible et inamovible, aux termes mêmes de l’accord dûment paraphé par Martine et par moi-même, ont été purement et simplement éjectés entre les deux tours.        <br />
              <br />
       Je ne dirai rien sur les élections européennes où les conversations engagées ont tourné court, du fait du PS.        <br />
              <br />
       Je ne dirai rien sur les municipales où quand nous sommes en position forte, comme à Belfort, nous devons affronter une liste socialiste au premier tour. Encore, avec 13 % se désiste-t-elle au second tour pour la liste conduite par Etienne Butzbach qui l’avait nettement devancée au premier avec 33 % des voix.       <br />
              <br />
       Rien de tel aux sénatoriales, où le Président du Conseil général socialiste se maintient contre moi au deuxième tour bien que je l’aie devancé au premier. Cela ne m’a d’ailleurs pas empêché d’être élu contre le candidat de l’UMP, ce qui est normal, et contre celui du PS, ce qui ne l’est pas du tout.        <br />
              <br />
       Bref, le Parti socialiste ne nous tolère que lorsque cela lui est utile ou qu’il y est contraint. Autrement, il nous écrase. Il ne reconnaît pas la légitimité du débat qui nous oppose à lui sur maints sujets. Il est incapable d’une autocritique sérieuse, sur Maastricht par exemple ou sur 2002 où il nous transforme en bouc émissaire commode pour ne pas avoir à remettre en cause la ligne politique qui l’a conduit à la défaite. Il délaisse le social pour le sociétal et au point où il est parvenu, il transformerait volontiers la gauche en organisation caritative.       <br />
              <br />
       Dominique Strauss-Kahn, a de remarquables facilités intellectuelles. Comme Martine Aubry, je le connais bien. Nous avons eu longtemps des relations sympathiques. Sauf sur la politique industrielle, sur l’Europe dont, dans un rapport remis à Romano Prodi en 2004, il voulait faire une nation, thèse peu sérieuse pour un candidat potentiel à la Présidence de la République française, sauf enfin sur les plans de rigueur qu’il administre à la tête du FMI. Au sein de celui-ci, les Etats-Unis disposent d’une minorité de blocage. Etait-il si prudent de les introduire dans la bergerie européenne ? Et de mettre d’éventuels plans de sauvetage de l’euro sous tutelle américaine ?        <br />
              <br />
       Ségolène Royal est courageuse. Sa personnalité est charismatique. Elle n’a malheureusement pas respecté jusqu’au bout l’accord politique qui la liait à nous.        <br />
              <br />
       François Hollande est talentueux. C’est le meilleur orateur chez les socialistes. J’ajoute, à titre personnel, qu’il est très sympathique. Mais sur l’essentiel, ces quatre-là pensent la même chose. Ce sont des sociaux-libéraux. Ils ne voient rien, au-delà de l’horizon des marchés financiers. C’est embêtant.        <br />
              <br />
       Je ne dirai rien du Parti communiste et du Parti de gauche. Il faut d’abord qu’ils s’entendent sur la procédure.       <br />
              <br />
       3. Nous avions un moment envisagé, avec circonspection mais esprit d’ouverture, des primaires de toute la gauche. Elles n’auraient été possibles que sur la base d’un dessein à peu près partagé. Sinon le désistement n’aurait eu que le sens d’un ralliement. En sommes-nous là aujourd’hui ? Certainement pas. Il faut donc faire bouger les lignes !       <br />
              <br />
       Par ailleurs, il faudrait bien sûr un accord sur l’organisation de ces primaires. Mais les dirigeants du PS n’ont-ils pas commencé à vider eux-mêmes ces « primaires » de leur substance en passant par avance des pactes de désistement ? Pacte de Marrakech entre Dominique Strauss Kahn et Martine Aubry … Pacte du Boulevard Raspail où se sont rencontrées Ségolène Royal et Martine Aubry … François Hollande lui-même exprime sa crainte de passer pour un « diviseur » s’il se présente à ces primaires ! Bonjour l’ambiance !       <br />
              <br />
       Bref, les choses de ce côté là ne sont pas mûres … Il faudrait que sur tous les sujets de fond s’engage un débat fracassant !  Sinon ces primaires risquent de se résumer à une campagne médiatique arbitrée par les sondages.       <br />
              <br />
       Pouvons-nous changer la donne ?       <br />
              <br />
       4. Devant tant d’incertitudes, nous devons prendre nos résolutions.  Pour faire bouger les lignes et engager un débat sur le fond, le MRC doit se préparer à présenter un candidat républicain – je cite notre motion d’orientation. C’est la seule manière de faire que 2012 soit le début de la reconquête par la France de son destin.       <br />
              <br />
       La tâche est infiniment rude car la gravité de la situation financière va très vite mettre le salut public à l’ordre du jour. Ce n’est pas seulement une candidature républicaine qui fera bouger les lignes. Ce seront les évènements eux-mêmes. Pour préparer l’avenir d’une Europe des peuples, avec en son cœur une compréhension franco-allemande renforcée, il faut une France forte et une France capable de raisonner mondial. La crise du capitalisme financier mondialisé implique en effet une réponse mondiale. Notre meilleur allié aujourd’hui s’appelle Obama. Car le Président américain doit résorber les énormes déficits de la balance commerciale (700 milliards de dollars) et du budget général américain (12 % du PIB !).       <br />
              <br />
       Il ne le peut qu’à travers une croissance forte, non seulement aux Etats-Unis mais dans le reste du monde. Il doit pouvoir compter sur une France  capable de jouer son rôle de contrepoids en Europe, dans l’intérêt de l’Europe et de l’Allemagne elle-même. Car celle-ci réalise 60 % de son excédent commercial sur la zone euro. L’Allemagne aussi a ses problèmes. Elle connaît notamment une précarité grandissante. Une relance de la demande intérieure, y compris par la voie salariale, peut ranimer la croissance allemande. Bref un compromis européen est nécessaire à tous égards, y compris pour aider les Etats-Unis à surmonter leur crise.       <br />
              <br />
       Voilà le discours que devrait tenir un candidat républicain, animé d’une vision qui réponde à l’intérêt national mais plus largement encore à l’intérêt de l’Humanité tout entière dans cette période historique dangereuse où la guerre peut, comme dans toutes les périodes de crise, à tout moment, surgir à l’horizon.       <br />
              <br />
       5. Qui peut nous inspirer confiance dans ces circonstances difficiles ? Objectivement, il n’y a pas beaucoup d’hommes d’Etat à l’horizon. Certes on ne naît pas homme d’Etat. On le devient. Je suggère que nous ne prenions pas aujourd’hui de décision précipitée sur la personne du candidat républicain dont la France a besoin et que nous soutiendrons. Un candidat à la Présidence de la République peut être soutenu par un parti. Mais il ne peut être le candidat d’un parti. Pour ma part, vous le savez, je n’ai jamais été tenaillé depuis l’adolescence par l’envie rentrée de devenir Président de la République. Je n’ai pas calibré ma carrière en conséquence.       <br />
              <br />
       Je me suis borné à une fonction d’instituteur républicain, en quelque sorte, au sens étymologique du terme. Si je me suis résolu à être candidat en 2002, c’est pour témoigner d’une vision républicaine qui n’était portée par aucun autre. Je ne retire rien des vues que j’ai exprimées qui n’avaient en général que le défaut d’être prémonitoires. Sur l’Europe par exemple.       <br />
              <br />
       Je récuse évidemment le procès imbécile qui m’a été fait d’avoir fait perdre le candidat socialiste. Si 11 % des ouvriers seulement ont voté pour lui, ce n’est quand même pas la faute de Chevènement. Trêve donc de balivernes ! En démocratie il est légitime de porter le débat devant l’électeur.       <br />
              <br />
       Aujourd’hui, je ne veux rien exclure. Certes, je ne suis plus jeune. Mais l’expérience est irremplaçable. Depuis quarante ans, depuis le Congrès d’Epinay, j’ai vu qui était qui, qui faisait quoi. J’ai compris beaucoup de choses. Et je ne suis animé que par le souci de servir mon pays. J’observe qu’en 1917, Clemenceau avait soixante-dix-sept ans. Quelle leçon d’énergie il a laissée ! Celle-ci serait aujourd’hui bien nécessaire !       <br />
              <br />
       6. Quel profil d’ailleurs doit avoir un Président de la République par les temps qui courent ?       <br />
              <br />
       La hauteur de vues, c’est le principal.       <br />
       La volonté ensuite de rétablir dans l’Etat une stricte déontologie républicaine.        <br />
       Le souci enfin d’aller à l’essentiel, en laissant le Premier ministre gouverner et recevoir, par exemple, Thierry Henry.       <br />
              <br />
       Bref, du grand classique ! En outre, le souci de rassembler largement, sans sectarisme  et sans démagogie, car le Président de la République doit être « l’Homme de la Nation » et pas celui d’un parti. C’est ce qui est embêtant aujourd’hui : les institutions de la Vème République n’étaient pas faites pour être ainsi confisquées par deux partis. Il faudrait donner un peu d’air à tout cela ! Voilà pour le profil du candidat.       <br />
              <br />
       7. Le moment est-il venu de décider ? Chacun comprendra qu’il faut créer d’abord un espace politique. C’est là votre mission. Pour ma part, je porterai dans le pays le message de la République à chaque occasion       <br />
              <br />
       Comment créer cet espace politique ? Je ne vois qu’un moyen : convaincre nos concitoyens que ceux qui les ont fourvoyés depuis Maastricht, et même avant et jusqu’à Lisbonne en 2008, ne sont pas les mieux placés pour solliciter leur confiance. Faites donc entendre le langage de la vérité ! Vous le connaissez ! Faites connaître nos analyses et notre projet. Sachez que pour ma part, je suis disponible !  Alors, vous verrez, d'ici un an, vous ferez bouger les lignes. C’est ainsi que vous ferez revivre la République, que vous aiderez au grand retour de la France et que vous ouvrirez non pas un misérable futur, mais un bel avenir à notre jeunesse. 
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