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  <title>MRC - Mouvement Républicain et Citoyen</title>
  <description><![CDATA[Site officiel du MRC. Découvrez les élus, le programme, les positions, l'organisation et l'équipe du Mouvement Républicain et Citoyen. Articles, communiqués, adhésions.]]></description>
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  <language>fr</language>
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   <title>MRC - Mouvement Républicain et Citoyen</title>
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   <title>Chevènement quitte le MRC : nous voulons rester la boussole de la gauche désorientée</title>
   <pubDate>Thu, 18 Jun 2015 17:32:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Tribune de Bastien Faudot, porte-parole du MRC et conseiller départemental du Territoire-de-Belfort, parue sur Le Plus de l'Obs, jeudi 18 juin 2015.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.mrc-france.org/photo/art/default/7924201-12313455.jpg?v=1434642027" alt="Chevènement quitte le MRC : nous voulons rester la boussole de la gauche désorientée" title="Chevènement quitte le MRC : nous voulons rester la boussole de la gauche désorientée" />
     </div>
     <div>
      Le départ de Jean-Pierre Chevènement du Mouvement républicain et citoyen (MRC) déborde très largement de la vie interne d’un parti dont il est fondateur.       <br />
              <br />
       Il traduit en termes politiques un choix éminent sur l’orientation permettant de sortir la France de la crise dans laquelle elle est enfoncée. La décision de l’ancien président d’honneur du MRC de sortir d’une logique &quot;partisane&quot; est motivée par sa volonté de constituer un &quot;mouvement d’idées&quot; qui irait de Mélenchon à Dupont-Aignan, permettant de bâtir une sorte de coalition au dessus de la gauche et de la droite, pour relever la France.       <br />
              <br />
       <b>La dictature des trois B</b>       <br />
              <br />
       Cette volonté de dépassement du clivage repose sur un constat implacable : les citoyens expriment leur vif mécontentement contre le système et l’impuissance du politique à travers le vote FN ou la grève des urnes, pudiquement appelée abstention.       <br />
              <br />
       Ce phénomène est le produit des politiques néolibérales en Europe auxquelles les grands partis de gouvernement, du PS à l’UMP, ont accepté de se soumettre progressivement depuis 1983, et qui culminent aujourd’hui avec les politiques d’austérité imposées par les trois B : Bruxelles, Bercy et la BCE.       <br />
              <br />
       En consentant à se démettre de notre souveraineté monétaire lors du traité de Maastricht en 1992, puis de notre souveraineté budgétaire avec le TSCG en 2012, ces grands partis ont désarmé notre nation des deux leviers principaux de la politique économique et sociale. C’est ainsi que les majorités qui se sont succédées en France depuis trois décennies ont mené des politiques aux contours trop semblables pour que les citoyens croient encore dans le bien-fondé des alternances. Cette indistinction est au principe de la crise politique que nous traversons.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>La gauche, héritière de la Révolution française et du mouvement ouvrier</b>       <br />
              <br />
       Dès lors, nous voyons une contradiction fatale à promouvoir le dépassement du clivage gauche-droite pour sortir d’une crise qui naît de sa disparition.       <br />
              <br />
       Notre tâche politique consiste tout au contraire à lui redonner un contenu qui s’est largement évaporé. Nous avons la conviction que ce clivage n’est pas vain. Notre volonté d’être la boussole d’une gauche à la dérive suppose d’admettre en premier lieu l’existence des points cardinaux de la politique que sont la droite et la gauche.       <br />
              <br />
       Ce ne sont pas ces repères qui sont aujourd’hui en cause, mais l’incapacité des élites politiques à leur donner un sens.       <br />
              <br />
        L’histoire de notre famille politique, du Ceres au MRC, s’inscrit à gauche parce que nous avons toujours articulé la question nationale avec la question sociale. À l’évidence, cette dernière est aujourd’hui le défi majuscule qui se dresse devant nous : chômage structurel massif, près de 15% des Français vivant sous le seuil de pauvreté, baisse des pensions et retraites, pouvoir d’achat en berne, absence de perspectives pour les jeunes générations.       <br />
              <br />
       Si la crise de souveraineté à laquelle nous sommes confrontés peut inciter des rapprochements avec des républicains de l’autre rive, nous ne considérons pas Nicolas Dupont-Aignan comme un interlocuteur fiable et crédible.       <br />
              <br />
       Ses multiples appels du pied au Front national, son soutien à Robert Ménard et ses accords avec la Ligue du Sud aux élections départementales, sa remise en cause du droit du sol, sont autant d'outrages aux principes universels de la République. Nous avons trop combattu la version ethniciste de la nation prônée par la droite pour céder aujourd’hui à cette confusion.       <br />
              <br />
       Au-delà, nous avons la conviction que le chemin n’est pas praticable. Les réponses instantanées de Jean-Luc Mélenchon comme de Nicolas Dupont-Aignan à la proposition de Jean-Pierre Chevènement en attestent.       <br />
              <br />
       <b> La République a de l’avenir</b>       <br />
              <br />
       Nous avons accompagné Jean-Pierre Chevènement et avons partagé les mêmes combats depuis de nombreuses années. Nous gardons en commun l’essentiel. Il reste pour nous une référence, mais aussi un ami. Son courage, sa force de travail, son souci permanent de recherche de la vérité font de lui un homme d’État d’une stature exemplaire et singulière sous la Vème République. En toutes circonstances, il a privilégié les obligations du pouvoir à ses attributs, l’honneur aux honneurs. Son appétit de liberté est aussi le nôtre.        <br />
              <br />
       C’est à l’évidence sans plaisir, mais aussi sans drame, que nous recueillons sa décision. Si nous avons aujourd’hui une différence d’appréciation avec lui, nous sommes convaincus que nos chemins se croiseront à nouveau bientôt pour faire gagner nos idées.       <br />
              <br />
       Pour l’heure, le MRC a fait la démonstration de sa maturité, alors que la plupart des partis sont devenus des appareils dépourvus de débats, des écuries où règnent en maître la docilité et l’effacement devant les ambitions de quelques uns.       <br />
              <br />
       En choisissant de présenter un candidat à l’élection présidentielle de 2017, le MRC a pris ses responsabilités par la voix de ses militants. C’est un choix d’affirmation et  de clarification. Car c’est aux citoyens qu’il nous revient de nous adresser, plutôt que de bricoler des accords d’appareils en coulisses. Il s’agit d’oser parler à l’intelligence des Français en leur proposant un projet audacieux, cohérent et porteur d’avenir pour notre jeunesse.       <br />
              <br />
       -------       <br />
       Source : <a class="link" href="http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1387478-chevenement-quitte-le-mrc-nous-voulons-rester-la-boussole-de-la-gauche-desorientee.html">Le Plus</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>"La République a de l'avenir !"</title>
   <pubDate>Tue, 16 Jun 2015 12:45:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Luc Laurent</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Discours de clôture du Congrès de Paris par Jean-Luc Laurent, réélu Président du MRC, dimanche 14 juin 2015.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/cT5sKq8-jZ8" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Seul le prononcé fait foi</span>       <br />
              <br />
       Je disais hier combien je considérais ce congrès important, combien il constituait une étape dans notre histoire et dans celle de la gauche républicaine. L’annonce de Jean-Pierre Chevènement, par son message hier, m’aura donné raison sur ce point plus que je n’imaginais.        <br />
              <br />
       La décision de Jean-Pierre Chevènement de quitter le Mouvement Républicain et Citoyen, dont il était président d’honneur, afin de « reprendre sa liberté », ne réjouit personne. Je déplore cette décision au regard de tout ce que nous avons fait à ses côtés : je considère que Jean-Pierre a toujours été un homme libre, que le MRC n’a jamais entravé cette liberté. Bien au contraire le MRC a été le moyen pour Jean-Pierre Chevènement comme pour nous tous, d’être libres. Jean-Pierre nous a élevé, par sa hauteur de vue et sa stature d’homme d’Etat. Il est celui pour qui je me suis engagé en politique il y a maintenant 40 ans et je suis sûr qu’il en est ainsi pour beaucoup d’entre vous.        <br />
              <br />
       Je tiens donc à le remercier pour son combat, pour ce qu’il nous a apporté mais également pour ce qu’il a apporté et continuera d’apporter à la gauche et à la France. Les fils tissés tout au long de ces années de militantisme ne vont pas se couper. Car j’ai une trop haute idée de la pertinence de nos analyses, et pour qu’elles soient incarnées et portées par de nouvelles générations.       <br />
              <br />
       Le MRC est un parti politique et comme tout parti politique, il a le devoir d’être toujours en marche, tourné vers l’avenir : 2017 bien sûr, mais au-delà car il faut voir loin. Un parti politique a  le devoir de rester toujours fidèle aux idées qui l’ont fondé et, je vous l’assure, nous le serons. Car avec Jean-Pierre Chevènement, nous sommes d’accord sur l’essentiel et cela a toujours été. Cela n’a pas de raison de cesser, quand bien même les chemins semblent se séparer. Nous nous ne renonçons pas au chevenementisme, magnifique doctrine politique qui a tant à offrir au pays.       <br />
              <br />
       Seulement, oui, nous sommes en désaccord sur la stratégie. En désaccord sur la préparation de l’élection de 2017, à laquelle je considère que nous ne pouvons pas renoncer. En désaccord sur les alliances et le dialogue privilégié avec les « Républicains de l’autre rive » qui, à notre sens, est une voie sans issue. Et quand il y a désaccord, il faut débattre puis décider. Lorsque les désaccords subsistent encore et ne sont pas dépassés, il n’y a pas de drame à les constater et à le dire. Et qui sait ce que la vie nous réserve ? Car la meilleure attitude à avoir avec un ami, c’est de savoir lui dire non quand une erreur ou une bêtise risque d’intervenir.       <br />
              <br />
       Nous devons donc continuer, chers camarades, notre chemin et le rassemblement intervenu avec notre motion d’orientation issue de la commission des résolutions nous offre une base solide pour préparer la suite. Avec cette direction que vous venez d’élire, j’ai confiance dans notre capacité à affronter l’avenir car nous sommes lucides sur nos erreurs d’hier, toujours fidèles à nos valeurs et à notre projet, et plus déterminés que jamais à agir demain.        <br />
              <br />
       ---
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Je ne brosserai pas le tableau de la situation internationale ni de celle de l’Europe. D’abord parce que j’en ai parlé lors de mon intervention d’ouverture du Congrès. Ensuite, parce que je crois que les motions ont très bien traité ces questions et qu’elles font consensus sur ces points. C’est aussi l’avantage du débat interne : nous rassurer sur les analyses qui nous rassemblent. Cependant, il faut regarder avec lucidité la situation et rappeler une évidence : celle-ci n’est pas bonne pour la France. Chômage, défiance verticale et horizontale, absence totale de perspective. Rien n’incite à l’optimisme si ce n’est notre foi inébranlable dans les atouts de notre pays. Et de ce point de vue, quel gâchis que ces 3 premières années de pouvoir pour le PS.        <br />
              <br />
       Quelle est la vérité des trois années écoulées depuis l’élection en mai 2012 avec notre soutien lucide ?        <br />
              <br />
       François Hollande porte d’abord la responsabilité d’un renoncement initial avec la ratification sans renégociation du Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance (TSCG). Ce renoncement est central puisqu’il commande l’essentiel des choix économiques et sociaux du gouvernement. Faire une politique de compétitivité, dans un contexte budgétaire correct et en travaillant sur les véritables facteurs de croissance n’a rien à voir avec une politique qui porte le même nom mais qui est faite avec une politique budgétaire récessive, qui veut faire reculer le coût du travail et déréguler le marché du travail. En s’appuyant sur les préconisations du rapport  de Louis Gallois à l’automne 2012, la majorité aurait pu mener une tout autre politique de compétitivité. Le TSCG c’est le choix capital qui transforme l’or en plomb. C’est cela que nous n'acceptons pas.       <br />
              <br />
       Il y a certes une différence entre Nicolas Sarkozy et François Hollande. Nicolas Sarkozy pratiquait une forme de suivisme européen, dans lequel les concessions allemandes portaient essentiellement sur la mise en scène du directoire franco-allemand en Europe. L’illusion était loin de tromper tout le monde. François Hollande a choisi la stratégie d’effacement aux premiers signes de l’échec –prévisible—de la politique budgétaire récessive. La France a commencé à rechercher le passage entre les gouttes. Le point d’aboutissement étant le silence glacial sur la situation de la Grèce après la victoire de Syriza en janvier dernier. Là où il fallait y trouver l’argument d’une nouvelle donne en Europe, un allié…le gouvernement a alterné le silence et quelques appels à la mise au pas du gouvernement grec. Avec d’autres arguments et avec un autre projet, Thomas Piketty le rappelait il y a quelques jours, l’Europe est une affaire de rapport de forces. Mais voilà, le François Hollande est assez étranger au rapport de forces. La figure de proue est la figure de Pierre Moscovici qui passe insensiblement de Bercy à Bruxelles, qui passe de contrôlé à contrôleur, de sermonné à sermonneur. Placer la France dans le continuum européen, dans l’orthodoxie de Bruxelles, c’est la conduire la France à s’effacer.       <br />
              <br />
       Nous ne pouvons pas suivre François Hollande dans cette exploration du Jardin des Délices du social-libéralisme sous la baguette experte d’Emmanuel Macron.       <br />
              <br />
       Nous ne pouvons pas non plus suivre le Président de la République dans ses velléités de réformes institutionnelles, pour le moment en grande partie platonique. A six mois des régionales, le retour à l’ordre du jour du parlement de la charte des langues régionales conduira le MRC à voter contre ce projet. Il ne s’agit pas d’un petit sujet, la co-officialité n’est pas un petit sujet. La voir portée par l’alliance de quelques régionalistes convaincus, de barons opportunistes et maitres-tacticiens auto-proclamés est un spectacle inquiétant. D’autant plus qu’en trois ans, la décentralisation aura vécu au rythme de la réforme permanente, des ordres et des contre-ordres, des régions élargies et affaiblies par la sécession des métropoles, des départements condamnés, sauvés, en sursis. Là où l’organisation territoriale de la République appellerait une vision claire, des principes u-n-i-f-or-m-e-s, nous avons eu droit à des initiatives sans colonne vertébrale, ballottée au gré des rapports de forces locaux et des résultats électoraux. Non, la France  ne peut pas s’offrir le luxe de la ratification des langues régionales pour raisons électorales.         <br />
              <br />
       Voilà pour le bilan actuel bien terne d’un Président auquel nous avions apporté notre soutien. Certains pariaient en 2011 sur le hollandisme révolutionnaire, nous sommes aujourd’hui face au hollandisme conformiste sur le plan européen, ce qui est l’essentiel. Les résultats sont là et nous devons en tenir compte pour la suite de notre chemin, car il s’agit aussi de notre échec, celui d’une stratégie d’influence qui n’a pas porté ses fruits.       <br />
              <br />
       Dire que nous avons été inaudibles ces 3 dernières années serait faux : nous nous sommes fait entendre quand il le fallait. Dire que nous avons été captifs de nos accords aussi : nous avons fait valoir des désaccords avec la majorité. Nous sommes au clair avec nous même, fidèle à notre charpente idéologique. Mais soyons raisonnables : comment pourrions-nous soutenir François Hollande flanqué d’un tel bilan en 2017 ?                                                                 <br />
              <br />
       ---       <br />
              <br />
       La question de notre présence à l’élection présidentielle de 2017 a suscité beaucoup de débats. N’est-il pas trop tôt ? Est-ce le bon moment pour en discuter ? Je répondrai à cela deux choses :        <br />
              <br />
       - Tout d’abord, la décision de nous présenter ou non à l’élection cardinale appartient aux militants et non à quelques-uns d’entre nous. Et je ne connais pas de meilleur moment pour donner la parole aux adhérents et trancher ensemble qu’un Congrès, dont le rôle est précisément de décider de nos orientations pour les années à venir. Que la question de 2017 soit centrale dans ce 7e congrès du MRC n’est pas simplement normal, c’est une exigence démocratique et de clarté que nous devons à tous nos militants !       <br />
              <br />
       - Ensuite, je ferai un rappel simple : nous sommes en juin 2015, soit 2 ans à peine avant la prochaine élection. Le temps passe vite, surtout en politique et je ne crois pas aux campagnes échafaudées sur un coin de table, ni à celles où l’on attend désespérément un signe pour se lancer dans la course. Nous savons tous comment ces campagnes finissent. Nous savons tous combien elles ébranlent notre crédibilité et meurtrissent tous ceux qui avaient placé des espoirs en nous. Si nous voulons en être digne et véritablement aller au bout de nos capacités à nous présenter à l’élection de 2017, la campagne commence maintenant.       <br />
              <br />
       Alors, non il n’est pas trop tôt pour trancher ces questions et oui, nous avons eu raison d’en débattre. Le texte issu de la commission de résolution des conflits est clair : notre volonté collective est d’y aller, de nous préparer dès aujourd’hui à cette échéance avec nos propres moyens et notre programme.         <br />
              <br />
       Préparons-nous donc à partir en campagne mais préparons-nous également à prendre des coups et préparons-nous à y répondre, droits dans nos bottes, comme toujours.        <br />
              <br />
       Certains vous diront que la montée du Front national menace et que c’est faire son jeu que de contribuer à la division de la gauche : nous connaissons bien cela, jurisprudence 2002 oblige. Mais que ceux qui nous font ce reproche s’interrogent d’abord sur leurs erreurs. Pourquoi la gauche est-elle si faible et divisée aujourd’hui ? Pourquoi le marchandage et la pression sont-ils les seuls arguments pour ramener autour d’une table ceux qui, il y a 30 ans, avaient en commun les valeurs et la volonté de changer le réel ? Que ceux qui nous font le reproche de la division travaille le programme avant les alliances, les fondamentaux plutôt que les questions d’appareils.       <br />
              <br />
       Car le Front national se nourrit des renoncements de la gauche, de ses échecs. Il n’est fort que parce que nous sommes faibles et que nous ne parvenons plus à parler au peuple. Est-ce rendre service à la gauche que de nier cette réalité, que de la masquer par un rassemblement factice qui ne nous épargnera même pas la défaite ? Le MRC répond non ! C’est en allant à la rencontre du peuple français, en lui proposant une véritable alternative, que la gauche sera fidèle à elle-même et qu’elle pourra espérer renouer avec le succès. Si les autres partis politiques n’en sont pas capables : Dont acte, nous y allons. La France a besoin d’une gauche républicaine, sociale et attachée à la souveraineté. Qui mieux que nous pour porter ce discours ? Poser la question, c’est y répondre : personne.       <br />
              <br />
       D’autres vous diront qu’une candidature alternative à gauche peut se dégager et qu’il faut s’y tenir prêts, voire l’encourager, plutôt que de se lancer sous nos propres couleurs. Je l’ai déjà dit tout à l’heure : je ne crois pas qu’attendre, bras croisés, la candidature providentielle, comme certains scrutent le ciel en attendant la pluie ou le soleil, soit très efficace. Rien ne nous dit qu’une telle candidature arrivera un jour. Le nom d’Arnaud Montebourg est revenu quelques fois ce week-end, presque aussi souvent que chez nos amis socialistes dimanche dernier après sa tribune dans le Journal du Dimanche. Sa présence dans le débat est utile, elle est même salutaire. Sera-t-il candidat ? Le souhaite-t-il ?       <br />
              <br />
       Mes camarades, il nous faut, comme souvent, compter avant tout sur nos propres forces. Et elles ne sont pas si modestes qu’on veut bien le dire. Ne faisons pas de complexes. Nous avons les idées claires et des analyses solides, nous avons des moyens financiers, humains avec une jeunesse dynamique et des responsables de talent. Alors pourquoi y aller ? Mais tout simplement parce que nous avons toutes les raisons d’y aller !       <br />
              <br />
       Je propose donc de lancer, dès l’installation du nouveau secrétariat national, la conception de notre programme pour 2017 ainsi que la collecte des parrainages avec un responsable désigné au sein de la direction. Ce processus de préparation sera accompagné par la création de comité locaux citoyens pour travailler notre ancrage sur le terrain et renouer, de manière concrète, avec la population.        <br />
       Bien sûr, pas de présidentielle sans candidat derrière qui tout le parti sera uni : c’est pourquoi je propose également que ce soit vous, militants, qui puissiez designer au premier trimestre 2016 celui qui portera nos couleurs.        <br />
       2017 est le cap : nous aurons besoin de tout le monde pour être au rendez-vous et porter cette parole unique au sein de la gauche. L’enjeu de cette campagne dépasse donc de loin nos questions internes : c’est de la reconstruction de la gauche qu’il est question. Nous aurons un rôle à jouer.       <br />
              <br />
       ---       <br />
              <br />
       Catherine Coutard citait hier cette belle image de Didier Motchane lors d’une soirée d’échanges, l’an dernier à Caen : « la petite lumière », et celle de Jean-Yves Autexier : « la bougie qui peut éclairer de grands espaces sombres ». C’est notre rôle d’être les conservateurs des principes républicains et de l’exigence républicaine. Pas des conservateurs de musée, mais des gardiens actifs, de combat, qui luttent, qui convainquent, qui résistent à l’air du temps, aux facilités, aux modes, aux intérêts, aux idéologues du tout marché, des gardiens de la République en vrai qui rénovent, qui réparent…et non des réformateurs qui normalisent aux standard de l’Europe et de la mondialisation.       <br />
              <br />
              <br />
       Je n’ai pas lancé la procédure judiciaire contre l’UMP de gaité de coeur. Nous avons trop conscience que la judiciarisation de la vie sociale, de la vie publique est une plaie pour ne pas avoir quelques réticences à se lancer dans une telle procédure. Mais il fallait bien rappeler des limites, contre-carrer cette opération de captation. Tout le monde est républicain et personne ne l’est, c’est le propre d’une utopie politique. La République est toujours à venir, la République est exigence vis-à-vis de soi-même, émancipation et lutte contre des forces adverses. La République c’est d’abord bien la simple forme républicaine, mais aussi l’ensemble de notre patrimoine républicain : une histoire, des principes, des grandes lois, des institutions. La République, c’est aussi ce programme politique néo-républicain façonné à partir du milieu des années 80 par Jean-Pierre Chevènement pour répondre à la crise de la France et à la crise de la gauche. Une histoire, des idées, un programme, des principes… la République n’est à pas un passé, la République a de l’avenir.        <br />
              <br />
       Voilà pourquoi l’OPA de Nicolas Sarkozy est odieuse, parce qu’elle brouille parce qu’elle corrompt. On l’a vu à l’oeuvre face à la demande d’autorité ou d’énergie. Il a eu le flair de bien identifier ces aspirations, de les chevaucher avant de totalement les dévoyer en conflictualité permanente et en agitation insécurisante. Nous n’avons pas le droit de lui laisser faire la même chose avec la République. Et les enjeux sont encore plus importants et cette procédure difficile et risquée n’est que la petite partie d’un tout qui doit être notre grand combat pour faire vivre la République, pour éviter qu’insensiblement la France, notre pays, notre nation, se mue en une simple démocratie, ordinaire, normalisée, une région démocratique dans la grande gouvernance européenne. Voilà le sens de notre combat, de notre mobilisation, de notre parti. C’est un combat qu'il nous faut mener pour montrer et affirmer que la République a de l’avenir !       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/La-Republique-a-de-l-avenir-_a822.html</link>
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   <title>"Notre pays ne manque pas de religion mais de civisme"</title>
   <pubDate>Sun, 10 May 2015 16:27:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Marie-Françoise Bechtel, députée de l'Aisne et vice-présidente du MRC, était invitée de l'émission Hondelatte Direct sur BFMTV, vendredi 8 mai 2015. Elle débattait avec Marie-Laure Harel, conseillère municipale UMP de Paris.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      <span class="u">Verbatim express</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Au sujet des résultats des élections britanniques</span>       <br />
       <ul class="list"><li>Sur la question du référendum sur l'Europe, David Cameron a un côté arroseur arrosé. On sent qu’il est bien embêté maintenant car il y a au Royaume-Uni un sentiment d’originalité: l’Angleterre est le plus vieil Etat d’Europe. Il y  a cette idée de &quot;Pourquoi on déciderait ailleurs que chez nous ?&quot;. Ils n’emploient pas le terme de souveraineté mais c’est exactement la même chose. Et puis, il y aussi l’idée qu’ils sont capables d’être performants tout seuls. Avec la City, ils ont des services financiers hautement performants dans le monde.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Ce que la France reproche à l’Europe n’est pas la même chose. La France veut défendre un certain modèle où la protection sociale joue son rôle. Ce n’est pas du tout le problème du Royaume-Uni, qui est ultra libéral, alors que c’est plutôt pour cette raison que nous critiquons la dérive de l’UE vers les marchés financiers et surtout les contraintes considérables qui sont imposées par le traité dit d’austérité négocié par Nicolas Sarkozy et ratifié, bien malheureusement, par François Hollande.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Les choses ne sont pas simples. On ne peut pas  comparer avec la situation française. Rappelez-vous que cela va faire 10 ans dans quelques jours que la France a dit non à la constitution européenne. Les deux principaux partis ont ensuite fait voter au Parlement quelque chose qui allait directement à l’encontre de la volonté souveraine du peuple français sur une affaire de traité engageant nos compétences étatiques. C’est une affaire assez grave. Cela ne s’est pas passé en Grande-Bretagne, nous avons déjà cette grande différence.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Si Cameron fait un referendum, il le fera certainement avec une question un peu complexe : « Êtes-vous pour une Europe qui serait réformée de telle ou telle façon ? ». C’est très intéressant, nous pourrions faire la même chose. En réalité nous nous divisons non pas sur l’appartenance à l’Europe mais sur l’Europe telle qu’elle est. Faut-il que tout cela continue ainsi ?</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span style="font-style:italic">       <br />
       A propos du livre d'Emmanuel Todd sur le 11 janvier</span>       <br />
       <ul class="list"><li> Emmanuel Todd a un peu caricaturé sa propre position. C’est un intellectuel extrêmement brillant. Il est très provocateur et n’a pas de responsabilité politique.  Tout cela conduit assez facilement à aller loin.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Sans doute y a-t-il eu une dimension un peu islamophobe, qui n’était pas recherchée mais objectivement a résulté de ce rassemblement. Une musulmane m’a dit « je serais bien allée manifester mais j’ai eu peur qu’avec mon voile, on ne comprenne pas que je sois là ».       
       </li></ul><ul class="list"><li> Là où Todd se trompe c’est que le 11 janvier il y a eu un élan démocratique et républicain, ce qui sont déjà deux choses différentes. La démocratie c’est la liberté d’expression, la République c’est l’élan collectif et le civisme. Il y  avait encore une troisième dimension, qu’il sous-traite complétement : la dimension nationale. Les gens pensaient que c’était la France qui était attaquée. Je crois que c’est cela qui a mobilisé beaucoup de gens.       
       </li></ul><ul class="list"><li>La critique que je ferais est la suivante : au nom de la liberté d’expression, on peut tout dire, selon la formule prêtée à Voltaire : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous puissiez le dire ». Personnellement, je ne suis pas une lectrice très emballée par Charlie Hebdo. Et selon moi, il y a tout de même une forme d’absence de responsabilité par rapport à l’intérêt national.        
       </li></ul><ul class="list"><li>La presse peut dire ce qu’elle veut et pousser la caricature jusqu’au bout, mais notre pays n’est pas dans une situation facile vis-à-vis du terrorisme. Est-ce bien le moment d’attiser les rancœurs, les tensions ? Je n’en suis pas sure. La ligne éditoriale de Charlie Hebdo était tout de même très agressive vis-à-vis de l’islam. Elle l’était aussi vis-à-vis des autres religions mais, disons qu’ils étaient concentrés depuis quelques mois sur cette ligne. La presse anglo-saxonne, par exemple, n’a jamais publié ces caricatures.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sur les propos de Nicolas Sarkozy sur le &quot;manque de religion en France&quot;</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li>Notre pays manque de civisme, il manque de foi dans une République vivante mais je ne crois pas du tout que notre pays manque de religion.       
       </li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/Notre-pays-ne-manque-pas-de-religion-mais-de-civisme_a784.html</link>
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   <title>Loi Macron : le Parlement ne peut consacrer tout le printemps à un projet de loi condamné</title>
   <pubDate>Tue, 17 Feb 2015 18:12:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Luc Laurent</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, mardi 17 février 2015.     <div>
      Le Premier Ministre vient de décider d’avoir recours à l’article 49 de la Constitution qui lui permet de faire adopter le projet de loi « Macron » sans vote. Le recours à cette procédure constitutionnelle marque l’échec d’un projet de loi libéral et anachronique contre lequel nous avions décidé de voter.       <br />
              <br />
       L’usage de la procédure 49-3 ne dissout pas les problèmes d’un coup de baguette magique: le Parlement et Gouvernement ne peuvent consacrer tout le printemps à un projet de loi condamné. Il est bien évident que nous ne voterons pas la motion de censure déposée par l’UMP mais nous invitons le Gouvernement à remiser définitivement ce texte obsolète.       <br />
              <br />
       Depuis l’adoption du traité européen TSCG, le Gouvernement légifère trop souvent pour parler à Bruxelles et prouver son «réformisme structurel». Il oublie trop souvent de travailler avec la majorité issue des élections en 2012.       <br />
              <br />
       En ce début d’année 2015, tout invite au changement de cap. Le recul de l’Etat, le recours au marché, la flexibilité sociale et les politiques budgétaires récessives conduisent la France et la gauche dans une impasse. Nous sommes convaincus que la France ne pourra pas faire face à ses démons (les attentats et les fractures profondes qu’ils ont révélées)  avec des politiques social-libérales du siècle dernier. Le Mouvement Républicain et Citoyen invite les partis de la majorité à débattre de cette nouvelle situation.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/Loi-Macron-le-Parlement-ne-peut-consacrer-tout-le-printemps-a-un-projet-de-loi-condamne_a752.html</link>
  </item>

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   <title>"Le réformisme, c’est ce qui reste quand on a tout oublié"</title>
   <pubDate>Tue, 27 Jan 2015 15:17:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Luc Laurent</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Intervention de Jean-Luc Laurent, Député du Val-de-Marne et Président du Mouvement Républicain et Citoyen, à la tribune de l'Assemblée nationale dans le cadre de la discussion du projet de loi "croissance et activité", lundi 26 janvier 2015.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      Madame la présidente, monsieur le ministre, monsieur le président de la commission spéciale, monsieur le rapporteur général, mesdames et messieurs les rapporteurs thématiques, mes chers collègues, l’examen de ce texte est pris en tenaille entre plusieurs événements de portée historique. On nous annonçait au mois de décembre un débat à haut risque pour ce projet de loi. Nous avions d’ailleurs tous prévu de nous écharper en commission, puis en séance publique, durant ce mois de janvier. Et finalement, ce début d’année nous a plongés dans le deuil, ramenant le débat à sa juste mesure. Nous n’avons plus le cœur à nous lancer dans une bataille de civilisation sur l’ouverture des commerces cinq, sept, dix ou douze dimanches par an. La crise française n’est réductible ni à l’économie ni au social, mais la France ne pourra pas faire face à ses démons, ni aux attaques djihadistes, ni aux gouffres que ces attaques ont révélés ou à la menace, en  retour, du Front national. Elle n’en aura pas les moyens. Il ne faut pas croire que les sujets sont dissociés, que ce ne sont que des dossiers. La France, comme société et comme nation, est un tout.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Et puis, hier, un espoir a surgi en Grèce, avec la mise en échec, dans les urnes, de la pire des politiques d’austérité, accompagnée de son lot de réformes structurelles bien choisies et de privatisations. Cette mise en échec par les urnes n’est que le début du chemin. Voilà pourquoi, plus que jamais, votre projet de loi apparaît décalé, monsieur le ministre – je regrette de le dire, mais il faut le constater. Il a l’âge du rapport Attali, si ce n’est celui du rapport Rueff-Armand.       <br />
              <br />
       Ce réformisme est ce qui reste quand on considère qu’il n’existe plus de politique budgétaire, ou plutôt lorsque qu’on considère qu’une seule politique budgétaire, celle gravée dans le marbre du traité européen sur la stabilité, la coordination et la gouvernance, le TSCG, est possible. Ce traité a été, malgré l’engagement pris de le renégocier, ratifié en rase campagne par le Président de la République.       <br />
              <br />
       Cette politique budgétaire est aussi élaborée dans les couloirs de Bercy, de Bruxelles et de Berlin. Oui, le réformisme est ce qui reste quand on a tout oublié, et lorsqu’on a oublié qu’il était possible de mener une politique monétaire active, qui ne se contente pas de jouer les pompiers, comme le fait Mario Draghi. Il se voit obligé de négocier fermement avec les incendiaires allemands des mesures visant à lutter contre la déflation.       <br />
              <br />
       Monsieur le ministre, le projet de loi que vous nous présentez aujourd’hui, au nom du Gouvernement, relève de ce monde ancien, de ce monde d’avant-hier dans lequel la politique budgétaire était étouffée et la politique monétaire confiée à une instance fédérale. Votre projet est donc un peu décalé.       <br />
              <br />
       Mon propos a effectué un détour européen pour évoquer un autre chemin qui ne doit pas être nié et qui mérite d’être esquissé. Il s’avère utile, car votre projet de loi est révélateur de l’action psychologique du Gouvernement, que l’on peut comprendre.       <br />
               <br />
       Vous aurez ainsi à cœur de lui montrer la capacité de la France à se réformer, à se moderniser et surtout à conduire une réforme structurelle. Une lettre du Premier ministre l’a annoncée à Bruxelles voici quelques semaines. Cette lettre était destinée à tenter d’atténuer les foudres de la Commission qui doit se prononcer, au mois de mars, sur la situation de la France ainsi que sur son budget.       <br />
              <br />
       Monsieur le ministre, les députés MRC, au nom desquels je parle, n’ont pas d’objection de principe à des réformes structurelles mais nous ne les puisons tout simplement pas dans le même livre de recettes que le vôtre.       <br />
              <br />
       Nous ne les puisons en effet pas dans le rapport Attali. Comme je vous l’ai dit en commission spéciale, une véritable réforme bancaire aurait été utile. La réforme fiscale aurait également été une véritable et juste réforme structurelle. Mais nous en sommes loin. Si loin.       <br />
              <br />
       Vous nous proposez une série de petites réformes structurelles, je dirais de réformettes. Nous les examinerons toutes, dans un esprit constructif, mais sans jamais perdre de vue l’enjeu du redressement de la France et son corollaire, la nécessité de la cohésion sociale qui n’appelle pas davantage de concurrence ni de déréglementation.       <br />
              <br />
       Le titre que vous avez donné à votre projet de loi - croissance et activité - place donc la barre très haut. Loin de moi l’idée que ce projet ne rapportera ni croissance ni emplois, même si, malheureusement, personne n’a pu garantir qu’il aurait un impact significatif.       <br />
              <br />
       Faute de grives, on mange des merles. Les avocats du projet de loi en sont réduits à vanter son impact psychologique sur les agents économiques ainsi que sur l’immatérielle confiance. Soyons prudents et économes en matière de prévisions et de pronostics.       <br />
              <br />
       Pour conclure, je nous enjoints de prendre nos responsabilités, de bien les mesurer. Chaque fenêtre entre-ouverte  aujourd’hui, dans les jours qui viennent, au cours de la quinzaine sera une porte défoncée par la droite demain. Mesurons bien cela quand nous voterons ces multiples dispositions, ne nous désarmons pas. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/Le-reformisme-c-est-ce-qui-reste-quand-on-a-tout-oublie_a737.html</link>
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   <title>La France a-t-elle perdu sa souveraineté budgétaire ?</title>
   <pubDate>Thu, 20 Nov 2014 14:39:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Marie-Françoise Bechtel, 1ere vice-présidente du MRC et députée de l'Aisne, était l'invitée du Débat du jour sur RFI, mercredi 19 novembre 2014. Elle débattait avec Jean Arthuis, député européen, sur le thème suivant : "La France a-t-elle perdu sa souveraineté budgétaire ?"     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.mrc-france.org/photo/art/default/7191952-11034845.jpg?v=1416475385" alt="La France a-t-elle perdu sa souveraineté budgétaire ?" title="La France a-t-elle perdu sa souveraineté budgétaire ?" />
     </div>
     <div>
      <span class="u">Verbatim express</span>       <br />
              <br />
       <ul class="list"><li> Tout cela est un panorama nouveau. Le Parlement a adopté le traité de stabilité et de croissance, qui est un traité de police budgétaire donnant à la Commission des pouvoirs de surveillance accrue des budgets nationaux. C’est donc un traité qui va largement à l’encontre de la souveraineté du Parlement sur le budget, souveraineté qui remonte à la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. Ce pouvoir a toujours été considéré comme un standard démocratique.       
       </li></ul><ul class="list"><li> J'ai voté contre ce traité négocié par Nicolas Sarkozy et <span style="font-style:italic">in fine</span> accepté par François Hollande.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Un élément de dépossession : le Parlement a voté il y a deux semaines l’article d’équilibre du budget. Dans la foulée, le Gouvernement a dû aller à Bruxelles expliquer que son effort sur le déficit serait finalement plus grand que ce qui apparaissait dans les documents budgétaires. Pour l’instant on n’est d’ailleurs pas encore tout à fait sûrs que la Commission sera satisfaite par ces efforts.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Monsieur Arthuis dit « Si nous n’avions pas l’Union Européenne...». Nous entendons souvent ce message répété en boucle mais la question est de savoir : quelle Union Européenne ? Nous ne sommes pas obligés d’avoir une Union qui donne à la Commission, organe supranational dirigé par des technocrates non élus, un pouvoir de contrôle sur les budgets nationaux. </li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <ul class="list"><li> Quant à l’indépendance de la France par rapport à ses créanciers, celle-ci emprunte à des taux très bas, souvent négatifs. Sans aller jusqu’à parler de <span style="font-style:italic">too big to fail</span>, un État comme la France ne va pas faillir car nous avons un trésor qui est l’épargne privée, contrairement à des pays comme les États-Unis ou le Royaume-Uni. Elle touche 15% du revenu national brut. Cette épargne pourrait parfaitement être mobilisée en bons du trésor et empêcher, comme au Japon, que la dette soit un danger pour le pays. Nous retrouverions des marges de manœuvre plutôt que de comparer le pays à un ménage.       
       </li></ul><ul class="list"><li> J’ai reconnu dans les propos de Jean Arthuis deux idées qui me semblent dépassées dans la situation de stagnation où nous sommes. La première est de dire qu’il nous faut des réformes structurelles et que tant qu’on ne les aura pas faites, nous ne pourrons pas renouer avec la croissance. De nombreux économistes ne sont pas du tout d’accord avec ce point de vue. Ils pensent au contraire que si nous organisons quasiment la déflation à coups de restrictions budgétaires, nous ne renouerons pas avec la prospérité car les caisses de l’État resteront vides et l’impôt ne rentrera pas.       
       </li></ul><ul class="list"><li> L’autre idée est que l’euro serait notre salut. Mais l’euro tel qu’il a été conçu est pour l’instant plutôt notre perte. L’euro a ses croyants mais de moins en moins car l’euro est une monnaie trop chère. Sa surévaluation par rapport au dollar a été mortelle pour l’économie française.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Juridiquement et institutionnellement, la notion de « souveraineté partagée » n’a pas beaucoup de sens. On est souverain ou on ne l’est pas.        <br />
              
       </li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Budget 2015: la France au milieu du gué </title>
   <pubDate>Thu, 16 Oct 2014 10:35:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Luc Laurent</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Intervention de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, à la tribune de l'Assemblée nationale dans le cadre du projet de loi de de finances pour 2015, mercredi 15 octobre 2014.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      Monsieur le président, monsieur le secrétaire d’État, madame la rapporteure générale, mes chers collègues, sommes-nous réellement en train de délibérer du projet de loi de finances pour 2015 ? Que reste-t-il de la souveraineté budgétaire de la France à l’heure du two-pack, du six-pack et surtout du traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance – le TSCG – que notre assemblée a malheureusement ratifié à l’automne 2012 ?       <br />
              <br />
       Lire la presse ramollit et fait croire que la France serait coupable, que nos infortunes seraient le prix de notre manque de vertu. Or le redressement structurel des finances publiques a bien été effectué : nos finances sont assainies. Alors qu’il devait être le facteur positif introduit par le traité, nous débattons encore en 2014 du solde budgétaire courant et nous sommes enferrés dans les procédures infantiles de la gouvernance de la zone euro. Bien des indicateurs témoignent des difficultés de l’Europe et de la zone euro : le chômage, notamment celui des jeunes, les inégalités, la croissance zéro, les divergences structurelles, la quasi-déflation… Mais on ne prend en compte que le déficit public, le plus idiot, le moins significatif des indicateurs, et à son aune toute politique est jugée. L’indicateur a beau être imbécile, cette politique est pensée : c’est celle de la droite allemande, de l’alliance des conservateurs européens et de la technocratie bruxelloise, qui savent si bien mêler idéologie et intérêts de classe.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      C’est ainsi que la mâchoire du triple B – Bercy, Bruxelles, Berlin – se referme sur le débat public, la délibération, le travail parlementaire et, excusez du peu, la souveraineté nationale.       <br />
              <br />
       N’ayant pas voté en 2012 la loi de programmation pluriannuelle, vous comprendrez qu’en conséquence, monsieur le secrétaire d’État, je n’approuverai pas le projet de loi de programmation 2014-2019.       <br />
              <br />
       Face à la situation actuelle, que fait le Gouvernement ? Ce serait mentir de dire qu’il s’y soumet. Il navigue, donne des gages, tente de faire oublier l’enterrement – salutaire ! – du retour aux 3 % en survendant des réformes structurelles. Il lève le pied sur les recettes et serre maladroitement le collier sur les dépenses en présentant un budget de compromis qui tente de ménager les gardiens du triple B et la croissance, les engagements budgétaires et l’explosion du chômage. On ne refera évidemment pas le match en imaginant ce qu’aurait produit une opération volontariste au printemps 2012, conduisant à différer l’ajustement budgétaire et à renégocier le TSCG mais, hier, le ministre des finances et des comptes publics a bien tenu le discours qu’il aurait fallu tenir… en 2012. Cette politique évite le pire, mais elle comporte le risque de rester au milieu du gué et de ne produire aucun des résultats attendus. L’année 2015, mes chers collègues, sera décisive et l’exécution de ce budget demandera du volontarisme pour faire face aux difficultés économiques, sociales et politiques qui s’accumulent dangereusement.       <br />
              <br />
       Concernant la partie recettes, dont nous débattons cette semaine, nous, députés du mouvement républicain et citoyen, avions accueilli favorablement le volet pouvoir d’achat du pacte de confiance. Mais nous savons tous que les baisses de charges salariales sur les bas salaires adoptés en juin ont été censurées par le Conseil constitutionnel, et le dispositif de remplacement est, à mes yeux, beaucoup moins convaincant : affaiblir l’impôt sur le revenu, c’est affaiblir l’impôt civique, un impôt progressif qui devrait être au cœur du pacte républicain. La suppression de la deuxième tranche porte un mauvais coup à ce bel impôt centenaire, et je le regrette d’autant plus que d’autres voies existent : nous avons, par exemple, voté une augmentation de la TVA pour financer en partie le CICE ; des propositions de modernisation de la CSG pour la rendre progressive, voire la fusionner avec l’impôt sur le revenu sont sur la table. Monsieur le secrétaire d’État, il faut ouvrir le débat sur la réforme fiscale, une réforme qui permette davantage de justice fiscale et un meilleur mode de financement de notre État-providence.       <br />
              <br />
       Le budget 2015 est un budget décisif, et ce n’est pas sans une certaine inquiétude que les députés du mouvement républicain et citoyen abordent l’examen de ces deux projets de loi, mais aussi avec le sens des responsabilités.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/Budget-2015-la-France-au-milieu-du-gue_a684.html</link>
  </item>

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   <title>"La seule loyauté qui importe est celle à nos idées"</title>
   <pubDate>Mon, 22 Sep 2014 19:21:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Luc Laurent</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Discours de clôture de l'Université de rentrée de Caen par Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, dimanche 21 septembre 2014.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.mrc-france.org/photo/art/default/7009757-10724150.jpg?v=1411382325" alt=""La seule loyauté qui importe est celle à nos idées"" title=""La seule loyauté qui importe est celle à nos idées"" />
     </div>
     <div>
      Me revient le plaisir de conclure notre productive université de rentrée que nous avons voulue centrer sur la nécessité d’un sursaut républicain.       <br />
              <br />
       Je veux à mon tour remercier tous les intervenants qui ont permis de faire de cette université non seulement une réussite, mais aussi un moment très utile. Utile pour la réflexion et l’action, pour jeter les bases d’un sursaut républicain et donc d’un espoir d’une sortie de crise pour la France.        <br />
              <br />
       Notre université de rentrée est une réussite et il convient d’en remercier Pascal Blanchetier et Serge Lezement et au-delà d’eux, les militants du Calvados et de la région Basse-Normandie, mais aussi la direction nationale et Estéban Piard, notre délégué général. Julien Landfried a présenté la synthèse des débats des ateliers et des tables-rondes.       <br />
              <br />
       Je veux toutefois insister sur la cohérence d’une analyse et d’une réflexion conduite par Jean-Pierre Chevènement depuis des années qui nous donne une longueur d’avance.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      ,La table-ronde pour un programme de salut-public nous permet d’actualiser au nouveau contexte ce que nous avons engagé en 2010 avant la présidentielle.       <br />
              <br />
       Mais, déjà en 2010 nous étions inquiets de l’état de la France. Je vous invite à relire notre « Programme de Salut Public », furieusement actuel.       <br />
              <br />
       Quatre ans plus tard et la gauche au pouvoir, nous n’avons pas pour autant de raisons d’être réjouis.       <br />
              <br />
       La situation parle d’elle-même : une croissance égale à 0, une déflation qui menace, des économies budgétaires revues à la hausse régulièrement, le dogme des 3% de déficit à tenir, tout en reconnaissant qu’on ne peut pas l’atteindre, un saut aveugle dans une austérité maladive dans toute l’Europe qui est le résultat de la construction européenne et de la création de l’euro.       <br />
              <br />
       Je suis allé le dire à La Rochelle, devant les socialistes et dirigeants des partis de gauche : tous les voyants sont au rouge. La production industrielle a baissé de 4% au premier semestre 2014, les exportations se sont contractées de 15 milliards d’euros, l’investissement des entreprises s’est réduit de 0,8% au deuxième trimestre.       <br />
              <br />
       Il ne suffit pas de dire que nous sommes aujourd’hui au milieu d’une crise, il faut en avoir conscience, se battre contre et le faire avec ardeur et détermination. Bref, il faut une volonté. Il faut le courage de décider.       <br />
              <br />
       Le tableau est sombre. Nous savons être lucides. Le tableau est sombre et l’heure est grave.       <br />
              <br />
       Ce n’est pas faute de l’avoir dit et répété depuis des années et plus récemment en 2012, au moment de la candidature pédagogique de Jean-Pierre Chevènement.       <br />
              <br />
       Depuis deux ans, nous le disons à la majorité. En juin 2012 nous avons voté contre le TSCG en exposant point par point nos convictions. Contrairement aux attentes des tenants de cette Europe, les résultats escomptés ne sont pas aux rendez-vous. Nos convictions, elles, sont toujours là deux ans après. C’est notre force.       <br />
              <br />
       Sincères, n’ayant vacillé à aucun moment, nos convictions sont chevillées en nous et elles rencontrent la réalité.       <br />
              <br />
       Elles ont pourtant connu des épreuves depuis le début du quinquennat. Maintes fois nous les avons éprouvées, sollicitées, malmenées parfois car la politique est aussi une question de rapports de force et de discussions.        <br />
              <br />
       Notre engagement dans la majorité - les yeux ouverts - est, évidemment, régulièrement en discussion. Il y a trois semaines, Arnaud Montebourg a été évincé du gouvernement. Nous n’étions pas toujours d’accord mais il avait le mérite de défendre le redressement industriel et productif du pays et de porter le débat sur l’euro trop cher. Le MRC a déploré son éviction.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>I. Le champ de ruine de l’austérité</b></div>
     <div>
      Les politiques d’austérité conduites en Europe mènent la France et toute l’Europe dans le mur. François Hollande et Manuel Valls font leur possible pour atténuer l’extrême dureté des « recommandations » de la Commission européenne et de Madame Merkel que nous a rappelées Bastien Faudot hier. François Hollande vient de plaider pour l’introduction d’une flexibilité dans l’application des traités européens.       <br />
              <br />
       Je veux donc rappeler une évidence : la politique sans chances qui est menée depuis le début du quinquennat, lorsque le traité européen a été ratifié contre le conseil du MRC, est aujourd’hui clairement une politique sans résultats. Il est temps pour la majorité d’ouvrir les yeux. Et le plus tôt sera le mieux. François Hollande a demandé, lors de sa conférence de presse, du temps. Nous savons que sa politique sera jugée sur le quinquennat.       <br />
              <br />
       Le Président enterre enfin les 3% quand il aurait fallu faire ce choix dès 2012, ça c’était un choix. Mais mieux vaut tard que jamais. De même, quand le président de la République affirme sa conviction qu’on ne peut pas faire en même temps le redressement des comptes et le soutien à la croissance. Nous allons donc continuer à l’encourager à privilégier la croissance et l’emploi plutôt que l’équilibre à marche forcée des comptes. Car il n’y aura pas de résultats dans le redressement de la croissance et l’emploi sans cette réorientation radicale de la construction européenne.       <br />
              <br />
       Nous allons continuer à dire ceci : à l’Allemagne, parlons franc ! Il ne faut pas hésiter à créer un rapport de force avec la droite allemande qui ne peut continuer à dicter sa vision de l’Europe alors que celle-ci est un échec et conduit vers l’abîme.       <br />
              <br />
       Nous n’avons pas voté pour la première fois la confiance. Le vote de confiance était d’abord un vote de convenance. L’exécutif a fait une clarification au sein du gouvernement dans les derniers jours d’août. Les ministres ont défilé pour abjurer tout esprit critique. Ca nous parle à nous, et surtout à Jean-Pierre Chevènement… L’exécutif a châtié les fautifs, c’est la logique exécutive même si c’est une erreur de fond.       <br />
              <br />
       Quel besoin y avait-il à faire défiler tous les autres ? Et de renouveler l’opération au Parlement. Le Parlement n’est pas une caserne où les députés devraient abjurer tout écrit séditieux, et jurer fidélité à la pensée unique de la seule politique possible.       <br />
              <br />
       Nous nous sommes abstenus. Aurions-nous dû voter contre ? Manuel Valls était parmi nous l’an dernier, à Coudekerque, nous pensons que, malgré les difficultés, malgré les désaccords de fond, nous devons maintenir le dialogue même si parfois il tient à un fil. Il reste deux ans et demi à la gauche pour réussir. Doit-on se réjouir d’une possible catastrophe historique ? D’une revanche de Sarkozy, ou pire ? Non. Car la droite n’offre pas une solution alternative et aggraverait les choses.       <br />
              <br />
       Il nous faut continuer à travailler au sein de la majorité, au sein de la gauche et nous exprimer en fonction de ce que nous pensons car il en va de l’avenir de la France.       <br />
              <br />
       Dans cette période de débat à gauche, beaucoup s’interrogent sur le cap, sur une politique alternative, sur l’idée de conduire une autre politique. Tous ne sont pas d’accord sur cette autre politique à mener : politique de l’offre, politique de la demande ; politique nationale seulement, politique nationale et européenne…        <br />
              <br />
       Dans cette période de débat à gauche, nous avons besoin de nous parler, favoriser le débat entre tous, à gauche, et au-delà en direction des républicains.       <br />
              <br />
       Ce qu’on vient de faire au travers des invitations diversifiées à cette université de rentrée, nous continuerons à le faire dans les semaines et les mois qui viennent.       <br />
              <br />
       C’est dans l’échange que nous construirons, dans l’échange sans concession.       <br />
              <br />
       Pour penser et définir une autre politique, pour se donner des marges de manoeuvre, faut-il pour autant brader ce qui a été fait en termes d’assainissement des finances publiques entre 2012 et 2014 ? Je ne le crois pas, car chacun mesure qu’un effort est nécessaire pour redresser la situation de la France. Il fallait rééquilibrer le budget en recettes. C’est la stratégie de la droite, partout, tout le temps, de couper les recettes pour pouvoir mettre les dépenses sous pression. L’équilibre des finances publiques est meilleur. Le déficit structurel est meilleur et il aurait fallu retourner cet acquis contre le TSCG. Même ça, la majorité a échoué à le faire. La soumission européenne est une soumission volontaire qui commence à Bercy. Bercy, Bruxelles, Berlin.       <br />
              <br />
       Les exégètes ont beaucoup glosé, on les a vus à longueur de temps sur les plateaux de télé, pour savoir si nous assistions à un tournant ou un virage ; est-il social-démocrate ou social-libéral ? Pour nous, il s’agit d’une même politique que l’on connait depuis l’ouverture de la parenthèse libérale de 1983.       <br />
               <br />
       Au MRC, nous militons pour un demi-tour sans coup de frein qui permette de refermer cette parenthèse et de changer l’Europe.       <br />
              <br />
       Nous devons en effet persévérer dans la proposition. Il n’appartient qu’à nous de hausser le ton pour expliquer nos idées. Nous avons par exemple produit, il y a quelque temps, grâce à Marie-Françoise Bechtel, Patrick Quinqueton et Thierry Rochefort un contre-projet au pacte de responsabilité. Nous ne sommes pas dans l’effet d’annonce mais dans le réel, aux côtés des interrogations et des doutes des Français.       <br />
              <br />
       Ce contre-projet détaille les mesures qui nous paraissent répondre à l’urgence de la situation : changer l’euro-monnaie-unique en monnaie commune qui plombe la France et l’Europe, mener une réflexion globale sur notre politique du travail, développer l’industrie, fer de lance de notre savoir-faire et donc de notre économie. C’est par exemple la nécessité de consolider un fleuron industriel : la filière nucléaire qui préserve aussi des gaz à effet de serre et produit une énergie à bon marché. Vous le savez, cette question fait l’objet d’un projet de loi sur la transition énergétique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>II. La République pour le peuple</b></div>
     <div>
      « Oui, la République a pour programme d’aider les faibles dans leur lutte contre les forts », disait Clemenceau. Nous devons porter la voix du peuple, de ces Français déçus, comme nous, par ces deux années, car, comme nous, ils attendaient autre chose. Nous voulions la traduction en actes du discours du Bourget. Quel écart, quand on le relit en 2014 !       <br />
              <br />
       Ce que nous devons bâtir dans les mois qui viennent, c’est ce lien indispensable avec nos concitoyens.        <br />
              <br />
       L’exercice de la République ne peut se faire sans cet échange permanent. Nous devons aller chercher, un par un, les Français tentés par un vote protestataire ou l’abstention et expliquer, un par un, les travestissements d’une extrême droite qui se camoufle derrière les grandes intentions. Et pour lutter contre l’extrême droite, il nous faut d’autant plus mettre fin au terreau de la crise économique sur lequel elle prospère. C’est cette politique, la seule soit disant possible, qui est conduite depuis 1983 par les gouvernements successifs, qu’il faut changer.       <br />
              <br />
       Pourquoi agite-t-on à outrance le « risque FN » ? Parce que la gauche a échoué à susciter l’envie, l’espoir et l’émerveillement. Parce qu’elle s’est coupée de son électorat le plus important : les classes populaires, les ouvriers, les fonctionnaires et les jeunes. Parce que depuis trente ans on dénigre la nation, creuset de l’universalisme, pour lui substituer une Europe qui tourne le dos aux peuples des différentes nations.       <br />
              <br />
       Les Français ne parviennent plus à cultiver un idéal, fait de progressisme qui change la société et de récit collectif sur lequel on s’appuie pour s’élever. Non pas qu’ils n’en veuillent plus ! Au contraire ! En sautant la tête la première, en 1992, dans l'Europe libérale et la monnaie unique, certains ont malmené cet idéal qui nous est propre.       <br />
              <br />
       Comme vous, je prends le temps d’échanger, chaque semaine, sur le terrain, avec nos concitoyens. Qu’en ressort-il ? D’abord une incompréhension quant à la politique menée qui donne le sentiment qu’on écrase les plus pauvres pour satisfaire le Medef. On ne peut pas blâmer un commerçant qui voit ses impôts augmenter mais pas son salaire. Comment construit-on, dans ces conditions, le consentement à l’impôt qui donne force à l’Etat-nation ?       <br />
              <br />
       Et puis une demande de protection face à l’incertitude du lendemain. Cette incertitude grandissante dans toutes les couches de la population, faite de peur qui conduit trop souvent au repli sur soi et au rejet des autres. J’y vois néanmoins des moments d’espoir, comme disait Didier Motchane, car nous incarnons cette lueur dans l’obscurité. À nous de la renforcer par notre action militante pour faire grandir cet espoir.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>III. Le MRC, patience et construction</b></div>
     <div>
      Je suis convaincu que le Mouvement Républicain et Citoyen, notre mouvement, a de l’avenir et a toute sa place dans ce combat du quotidien.       <br />
              <br />
       Voilà deux jours que nous réfléchissons à un projet de sursaut républicain. Dans ces moments de troubles, la République et ses principes restent intacts, phare dans la tempête. C’est en s’appuyant sur ce socle inébranlable que nous proposerons un projet solide et cohérent pour la France. C’est ainsi que nous répondrons à la crise de la démocratie qui est une crise de la souveraineté et de la parole publique.       <br />
              <br />
       La République, encore la République et toujours la République ; notre programme ne fera qu’amorcer politiquement le sursaut enfoui en chaque Français. Nous tous, citoyens, nous partageons en effet les mêmes valeurs, une culture commune de la raison, de l’ouverture, de la laïcité, de la solidarité, le même attachement à notre Histoire, à notre nation.       <br />
              <br />
       En 2015 auront lieu des élections. Certes, on ne sait pas tout à fait quand, ni quelles formes auront nos collectivités, mais elles auront lieu, sans doute en mars puis à l’hiver 2015. Certes, on ne sait pas si l’action politique de proximité se fera à l’échelle d’un département comme le Territoire-de-Belfort, par exemple, ou d’une région Bourgogne-Franche-Comté.       <br />
              <br />
       Néanmoins, je demande à chacun d’entre vous de porter davantage encore ces valeurs républicaines pour que la frontière entre la politique et les citoyens ne se creuse pas un peu plus à cette occasion.       <br />
              <br />
       Nous avons échangé hier avec nos partenaires sur la crise de la politique. Je n’ai qu’un impératif : donner du sens à notre engagement en ne reniant jamais nos convictions. C’est cet impératif qui guide mon propos aujourd’hui comme il dirige mon engagement et, j’en suis sûr, le vôtre.        <br />
              <br />
       Patience et construction doivent être nos maîtres mots. Au lendemain des élections départementales, nous pourrions tenir notre congrès qui sera l’occasion d’affirmer nos positions, notre projet et de tracer les perspectives de notre action.       <br />
              <br />
       En attendant, je sais pouvoir compter sur chacun d’entre nous, dans nos fédérations respectives, pour être des piliers du mouvement. Nous ne pourrons rien faire sans l’engagement de chacun, notre capacité à peser tient également dans la camaraderie qui nous lie et qui a été forgée dans les combats communs, des combats parfois difficiles qui ont conforté notre solidité collective et notre loyauté au MRC.       <br />
              <br />
       Je pense aussi aux jeunes, ils sont nombreux ce weekend et sont l’avenir de nos idées. Le comité jeunes vit, vous avez découvert leurs affiches ce weekend. Nous devons les encourager car ils apportent un regard neuf et d’autres formes de militantismes qui nous sont précieux.       <br />
              <br />
       Nous le savons, le tableau est sombre mais notre ténacité nous permettra de montrer la voie, de faire grandir la lueur d’espoir. Celle de la République, du sursaut que nous appelons et nous construisons par notre expression, par la force de nos idées pour que…       <br />
              <br />
       Vive la République, et vive la France !       <br />
              <br />
       Et en ce 21 septembre, vive la Nation !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.mrc-france.org/photo/art/imagette/7009757-10724150.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.mrc-france.org/La-seule-loyaute-qui-importe-est-celle-a-nos-idees_a666.html</link>
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  <item>
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   <title>Elections Européennes : face à l’urgence, refaire une Europe au service des peuples et des Nations</title>
   <pubDate>Sun, 25 May 2014 20:56:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Luc Laurent</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Communiqué de Jean-Luc Laurent, Président du MRC et député du Val-de-Marne, dimanche 25 mai 2014.     <div>
      Le niveau d’abstention, qui demeure élevé, est sans équivoque : une majorité de Français ne se sont pas rendus aux urnes, marquant ainsi leur désaffection vis-à-vis d’un Parlement sans légitimité ni pouvoir d’inflexion sur la conduite de l’Europe.        <br />
              <br />
       Au lieu de fustiger les abstentionnistes, il faut rechercher les causes de ce refus de se rendre aux urnes. Le mépris qui a suivi les résultats du référendum de 2005 est toujours vivace, comme le renoncement de François Hollande à renégocier le traité TSCG préparé par Mme Merkel et Nicolas Sarkozy.        <br />
               <br />
       Le MRC avait fait le choix de se tenir à l’écart de cette compétition électorale déconnectée des véritables enjeux, organisée en circonscriptions virtuelles et rythmée par un simulacre d’affrontement entre les candidats à la présidence de la Commission. C’est une indifférence collective légitime qui a dominé.       <br />
               <br />
       La campagne du Parti Socialiste autour de Martin Schulz aura démontré ici l’impasse de la fuite en avant supranationale et de la politisation artificielle à base de slogans et de promesses en très grand décalage avec la politique réelle que la coalition SPD-CDU mène à Berlin et l’austérité que Bruxelles cherche à nous imposer.        <br />
               <br />
       Face à un Parlement croupion et mal élu, le Conseil se retrouve plus que jamais au cœur de l’Union. Une responsabilité historique repose sur les chefs d’Etat, à commencer par François Hollande, pour refaire une Europe au service des peuples et des Nations.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/Elections-Europeennes-face-a-l-urgence-refaire-une-Europe-au-service-des-peuples-et-des-Nations_a619.html</link>
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  <item>
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   <title>"L’Europe telle qu’on la construit depuis 20 ans est morte"</title>
   <pubDate>Tue, 06 May 2014 17:09:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Luc Laurent</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jean-Luc Laurent,  Président du MRC et député du Val-de-Marne, était l'Invité politique de France Bleu 107.1, mardi 6 mai 2014. Il répondait aux questions de Noé Da Silva et Sylvain Tronchet.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.mrc-france.org/photo/art/default/6598541-9953279.jpg?v=1399388000" alt=""L’Europe telle qu’on la construit depuis 20 ans est morte"" title=""L’Europe telle qu’on la construit depuis 20 ans est morte"" />
     </div>
     <div>
      <ul class="list"><li> <span style="font-style:italic">Au sujet du 2e anniversaire de l’élection de François Hollande</span> : L’essentiel, c’est de se concentrer sur les objectifs : le redressement et la réussite de la France. Je souhaite donc à François Hollande pleine réussite, même si je suis critique et réservé sur un certain nombre de moyens pris.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Il faut que François Hollande réussisse. Il en va de l’avenir de la France. Je lui donne un conseil : relire en ce jour anniversaire son discours du Bourget. Ce serait une bonne et saine lecture pour retrouver l’esprit du changement.       
       </li></ul><ul class="list"><li> On donne trop d’importance à la règle des 3%. On ferait mieux de se concentrer sur le taux de croissance et le niveau du chômage pour redresser la France. Cela suppose de réindustrialiser, de mettre le paquet sur la compétitivité. Dans le même temps, il faut réorienter la construction européenne et lutter contre l’euro cher qui plombe notre compétitivité et risque d’anéantir tous les efforts auxquels consent la nation depuis déjà deux années.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Le Président de la République est dans une situation de difficulté. Je lui donnerais un deuxième conseil : puisqu’il vient de nommer un nouveau Premier Ministre, qu’il lui laisse davantage de champ pour prendre les initiatives, notamment au niveau européen. La période que nous vivons est également une belle occasion de donner davantage de poids au Parlement.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Ce que François Hollande a raté : le dialogue avec l’Allemagne, la réorientation de la construction européenne, qui n’est pas au rendez-vous. Ce qu’il a réussi : l’alternance, le changement. Sa pratique institutionnelle n’est pas celle de Nicolas Sarkozy, ce qui est pour moi quelque chose de très positif.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <ul class="list"><li> François Hollande montre depuis deux qu’il a l’étoffe du Président de la République. Il porte et incarne la voix de la France et a su relever les défis du Mali, de la Centrafrique.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Au niveau intérieur, nous avons fait un bon bout de chemin. Mais je suis pour qu’on tienne compte du message qui a été envoyé par les électeurs au moment des élections municipales.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Avec mes deux autres collègues du MRC, nous avons voté contre le Programme de stabilité, qui était présenté la semaine dernière, après avoir voté la déclaration de confiance du Premier Ministre.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Nous faisons confiance à Manuel Valls car nous nous situons dans la majorité. Néanmoins, le MRC est une voix singulière à gauche et garde sa liberté de parole et d’action. N’étant pas favorable au traité TSCG adopté en 2012 à la demande de François Hollande, nous avions voté contre. De la même manière, le programme d’économies de 50 milliards n’est pas le bon chemin car il relève de la logique d’austérité de l’Europe qui nous prive de notre souveraineté budgétaire.       <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li> <span style="font-style:italic">Au sujet du boycott des élections européennes</span> : Cette élection du 25 mai est une élection dérisoire. Il s’agit d’un Parlement fantôme qui n’a pas de pouvoirs et n’est pas en situation de répondre à la question que se posent nos concitoyens de changer l’Europe.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Pour la présidence de la Commission, nous avons le choix entre deux eurocrates interchangeables.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Au niveau européen ce n’est pas le Parlement qui a le pouvoir mais le conseil des chefs d’Etats et de gouvernements.       
       </li></ul><ul class="list"><li> L’Europe telle qu’on la construit depuis 20 ans est morte. On le voit notamment par le chômage de masse.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Il faut bâtir une nouvelle Europe qui repose sur la légitimité des nations, sortir de la logique d’austérité, remettre en cause l’indépendance de la BCE, organiser la mutation de l’euro de monnaie unique à une monnaie commune</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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 	<itunes:subtitle><![CDATA[Jean-Luc Laurent, Président du MRC et député du Val-de-Marne, était l'Invité politique de France Bleu 107.1, mardi 6 mai 2014. Il répondait aux questions de Noé Da Silva et Sylvain Tronchet.]]></itunes:subtitle>
 	<itunes:summary><![CDATA[Jean-Luc Laurent, Président du MRC et député du Val-de-Marne, était l'Invité politique de France Bleu 107.1, mardi 6 mai 2014. Il répondait aux questions de Noé Da Silva et Sylvain Tronchet.]]></itunes:summary>
 	<itunes:author>Jean-Luc Laurent</itunes:author>
   <link>https://www.mrc-france.org/L-Europe-telle-qu-on-la-construit-depuis-20-ans-est-morte_a604.html</link>
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   <title>Européennes: le MRC (chevénementiste) ne présentera pas de candidats et appelle au boycott</title>
   <pubDate>Fri, 02 May 2014 16:33:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mouvement Républicain et Citoyen</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dépêche AFP, vendredi 2 mai 2014.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.mrc-france.org/photo/art/default/6585905-9933407.jpg?v=1399041642" alt="Européennes: le MRC (chevénementiste) ne présentera pas de candidats et appelle au boycott" title="Européennes: le MRC (chevénementiste) ne présentera pas de candidats et appelle au boycott" />
     </div>
     <div>
      Le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC, chevènementiste) a annoncé vendredi dans un communiqué qu'il ne présenterait pas de candidats aux élections européennes du 25 mai et appelé les électeurs à boycotter le scrutin.       <br />
       &quot;Cette élection dérisoire se fera sans nous&quot;, titre le communiqué signé de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne.       <br />
              <br />
       &quot;Tous les cinq ans revient ce scrutin dérisoire pour l'élection des députés français au Parlement européen. Tous les cinq ans revient la même campagne de communication pour +vendre+ aux citoyens ce Parlement sans peuple&quot;, raille le MRC.       <br />
              <br />
       &quot;Cette année, ajoute-t-il, c'est le simulacre de débat européen entre les eurocrates interchangeables (Martin) Schulz et (Jean-Claude) Juncker qui doit déplacer les foules&quot;. Martin Schulz est le candidat du Parti Socialiste Européen (PSE, réunissant les PS et partis sociaux-démocrates européens) à la présidence de la Commission européenne et Jean-Claude Juncker, celui du Parti Populaire Européen (PPE, conservateurs).       <br />
              <br />
       &quot;En France, cette élection est devenue totalement incompréhensible depuis la suppression de la circonscription unique nationale en 2004 au profit d'inter-régions ne correspondant à rien&quot;, accuse encore Jean-Luc Laurent. &quot;Notre appel au boycott est un +non+ républicain de résistance&quot;, poursuit-il.       <br />
                 <br />
       &quot;Le MRC a deux convictions: il est impératif de réorienter radicalement la construction européenne mais cela ne se passera pas au Parlement européen. Le passage d'un euro monnaie unique à un euro monnaie commune ne se fera pas au Parlement mais au Conseil&quot;, relève le communiqué, avant de souligner que &quot;c'est la responsabilité du président de la République de comprendre la crise de la construction européenne et de proposer des solutions à la hauteur des enjeux&quot;.       <br />
              <br />
       &quot;Le fédéralisme européen est mort comme idée, il survit malheureusement dans des institutions, coercitive comme la monnaie unique ou dérisoire comme le Parlement européen&quot;, fustige aussi le MRC.       <br />
              <br />
       Le MRC a trois députés à l'Assemblée nationale.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.mrc-france.org/photo/art/imagette/6585905-9933407.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.mrc-france.org/Europeennes-le-MRC-chevenementiste-ne-presentera-pas-de-candidats-et-appelle-au-boycott_a603.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Parlement européen: cette élection dérisoire se fera sans nous</title>
   <pubDate>Fri, 02 May 2014 15:21:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Luc Laurent</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Communiqué de Jean-Luc Laurent, Président du MRC et député du Val-de-Marne, vendredi 2 mai 2014.     <div>
      Le Mouvement Républicain et Citoyen ne présentera pas de candidats aux élections européennes et appelle les citoyens à les boycotter en s’abstenant de voter le 25 mai. Les questions européennes sont fondamentales, comme l’ont montré les deux campagnes référendaires de 1992 et 2005 pour lesquelles nous avons répondu présents et activement participé avec Jean-Pierre Chevènement.  En 2012, les parlementaires du MRC se sont opposés au traité européen  « TSCG » pour signifier leur opposition à cette Europe de la régression, de l’austérité budgétaire et du carcan monétaire que constitue la monnaie unique.       <br />
              <br />
       Tous les cinq ans revient ce scrutin dérisoire pour l’élection des députés français au Parlement Européen. Tous les cinq ans revient la même campagne de communication pour « vendre » aux citoyens ce Parlement sans peuple. Cette année, c’est le simulacre de débat européen entre les eurocrates interchangeables Schulz et  Juncker qui  doit déplacer les foules…       <br />
              <br />
       En France, cette élection est devenue totalement incompréhensible depuis la suppression de la circonscription unique nationale en 2004 au profit d’inter-régions ne correspondant à rien. L’an dernier, les députés du Mouvement Républicain et Citoyen ont proposé d’en finir avec ce mode de scrutin mais les grands partis, qui utilisent ce scrutin comme une opération de ressources humaines, ont refusé ce choix de bon sens.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Notre appel au boycott est un « non » républicain de résistance. Le MRC a deux convictions: il est impératif de réorienter radicalement la construction européenne mais cela ne se passera pas au Parlement européen. Le passage d’un euro monnaie-unique à un euro monnaie commune ne se fera pas au Parlement mais au Conseil. C’est la responsabilité du Président de la République de comprendre la crise de la construction européenne et de proposer des solutions à la hauteur des enjeux.       <br />
               <br />
       Le fédéralisme européen est mort comme idée, il survit malheureusement dans des institutions, coercitive comme la monnaie unique ou dérisoire comme le Parlement européen. Pour les cinq années qui viennent, le Mouvement Républicain et Citoyen a beaucoup d'idées mais pas de candidats, des propositions mais pas de listes. Nous ne serons pas muets au cours des trois prochaines semaines et ferons campagne avec ces propositions.       <br />
              <br />
       Nous appelons tous les citoyens à consacrer ce dimanche 25 mai à leurs proches et aux activités qui leur sont chères.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/Parlement-europeen-cette-election-derisoire-se-fera-sans-nous_a602.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Plan d'économies: les trois chevènementistes voteront contre</title>
   <pubDate>Tue, 29 Apr 2014 12:02:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mouvement Républicain et Citoyen</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dépêche AFP, mardi 29 avril 2014, 11h57.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.mrc-france.org/photo/art/default/6575753-9917816.jpg?v=1398765987" alt="Plan d'économies: les trois chevènementistes voteront contre" title="Plan d'économies: les trois chevènementistes voteront contre" />
     </div>
     <div>
      Les trois députés chevènementistes, qui sont apparentés au groupe PS, ont annoncé qu'ils voteraient contre le programme de stabilité mardi à l'Assemblée nationale.       <br />
              <br />
       &quot;La motivation décisive de ce vote est notre choix de la souveraineté budgétaire contre toutes les procédures disciplinaires européennes&quot;, explique dans un communiqué le président du Mouvement républicain et citoyen (MRC), Jean-Luc Laurent.       <br />
              <br />
       &quot;La règle des 3% et le contrôle opéré par la Commission sur notre budget sont les symboles d'une Europe disciplinaire qui a vécu: il est du devoir du Premier Ministre de s'en affranchir et de faire entendre une autre voix à Bruxelles. En s'engageant dans cette voie, la France, assurément, trouverait des soutiens&quot;, ajoute le député du Val-de-Marne.       <br />
              <br />
       &quot;Le programme de stabilité risque de ruiner les efforts pour rendre à la France sa compétitivité. La priorité doit impérativement être à la croissance et non aux expédients budgétaires visant à améliorer le déficit nominal&quot;, conclut-il.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.mrc-france.org/photo/art/imagette/6575753-9917816.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.mrc-france.org/Plan-d-economies-les-trois-chevenementistes-voteront-contre_a601.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Programme de stabilité 2014-2017 : Les députés du MRC voteront contre</title>
   <pubDate>Tue, 29 Apr 2014 11:36:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Luc Laurent</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Communiqué de Jean-Luc Laurent, Président du MRC et député du Val-de-Marne, mardi 29 avril 2014.     <div>
      Les 3 députés du Mouvement Républicain et Citoyen voteront contre le programme de stabilité 2014-2017 débattu à l’Assemblée ce mardi 29 avril. La motivation décisive de ce vote est notre choix de la souveraineté budgétaire contre toutes les procédures disciplinaires européennes (TSCG, Two-Pack, Six-Pack).       <br />
              <br />
       Ce vote s’inscrit dans la continuité des positions prises par les députés du MRC depuis 2012, le programme de stabilité n'étant rien d'autre que la mise en application du traité TSCG contre lequel nous nous étions alors prononcés.       <br />
              <br />
       La règle des 3% et le contrôle opéré par la Commission sur notre budget sont les symboles d’une Europe disciplinaire qui a vécu : il est du devoir du Premier Ministre de s’en affranchir et de faire entendre une autre voix à Bruxelles. En s'engageant dans cette voie, la France, assurément, trouverait des soutiens.       <br />
               <br />
       Le programme de stabilité risque de ruiner les efforts pour rendre à la France sa compétitivité. La priorité doit impérativement être à la croissance et non aux expédients budgétaires visant à améliorer le déficit nominal.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/Programme-de-stabilite-2014-2017-Les-deputes-du-MRC-voteront-contre_a600.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>#UEMRC 2013: Table ronde n°4 "Relever la France par la voie républicaine"</title>
   <pubDate>Tue, 17 Sep 2013 20:55:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mouvement Républicain et Citoyen</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Table ronde n°4 avec: Jean-Pierre Chevènement, sénateur, président d’honneur du MRC, Marc Dolez, député du Nord, membre du Front de gauche, Jérôme Guedj, député (PS) de l'Essonne, animateur de Maintenant La Gauche et Marie-Françoise Bechtel, députée, vice-présidente du MRC (modératrice)     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
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     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.mrc-france.org/photo/art/imagette/5864992-8742447.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.mrc-france.org/UEMRC-2013-Table-ronde-n-4-Relever-la-France-par-la-voie-republicaine_a517.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>"Nous considérons que l'axe du redressement économique de la France est le bon"</title>
   <pubDate>Sun, 25 Aug 2013 11:19:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Intervention de Marie-Françoise Bechtel, 1ere vice-présidente du MRC et Députée de l'Aisne, à l'Université d'été du Parti socialiste lors de la table-ronde "Un an d'action au Parlement", vendredi 23 août 2013.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
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     </div>
     <div>
      <span class="u">Verbatim express</span>       <br />
              <br />
       <ul class="list"><li>Il est toujours difficile de prendre de la distance et c'est en même temps nécessaire. En reprenant notre souffle, que voyons-nous de cette première année ?       
       </li></ul><ul class="list"><li>D'abord, nous voyons que nous sommes bien dans une République parlementaire, celle à laquelle le Président Mitterrand était très attaché. Ce n'est pas quelque chose de mineur.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Cela a été un peu altéré par les nombreuses procédures d'urgence dans lesquelles nous nous sommes trouvés, par la nécessité pour des parlementaire récents de déposer parfois des amendements « pour avant-hier » et, au sein de la Commission des lois, par des difficultés à entendre les autres.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je déplore pour ma part, et ce n'est pas la faute du Gouvernement, que le Mariage pour tous ait pris tant de temps au moment où nous attendions des textes capitaux comme le CICE (Crédit d’impôt compétitivité emploi), la loi Sapin sur la flexisécurité. Les 7000 amendements déposés par l'opposition ont joué leur rôle dans cette affaire.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Le souffle nouveau que nous avons essayé de donner au pays est clairement dans les mesures prises en matière de redressement économique. Toutes les mesures prises en ce sens forment un axe très fort.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Jean-Pierre Chevènement a dit et répété qu'il fallait laisser du temps à François Hollande. Un quinquennat ne se juge pas sur un an.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Parmi les bonnes lois, je citerai le CICE, la loi Sapin, qui équilibre les droits des travailleurs et les possibilités pour les entreprises de se maintenir dans un contexte difficile, la loi Peillon, la loi Fioraso ainsi que la proposition de la loi sur les sites rentables, dans laquelle tous les partenaires de la majorité se sont impliqués à la demande d'Harlem Desir.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Au MRC, nous avons appliqué loyalement un accord dont vous devinez ce qu'il est. Nous n'avons pas pu voter le TSCG et la loi organique qui le transposait dans le droit interne. Nous pensons d'ailleurs que, dans l'avenir, un assouplissement de la vision du déficit pourrait donner à notre économie une bouffée d'air.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Nous considérons que l'axe du redressement économique de la France est le bon et nous espérons sincèrement qu'il sera confirmé avec énergie et détermination dans la nouvelle session qui va s'ouvrir.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/Nous-considerons-que-l-axe-du-redressement-economique-de-la-France-est-le-bon_a501.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Les députés du MRC: un an d'action au sein de la majorité</title>
   <pubDate>Wed, 12 Jun 2013 19:38:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>MRC</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Les 3 députés du Mouvement Républicain et Citoyen tenaient mercredi 12 juin à l'Assemblée nationale une conférence de presse de bilan de leur première année dans la majorité. En voici le support.     <div>
      <p  style=" margin: 12px auto 6px auto; font-family: Helvetica,Arial,Sans-serif; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 14px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; -x-system-font: none; display: block;">   <a title="View Députés MRC - un an d&#x27;action au sein de la majorité on Scribd" href="http://fr.scribd.com/doc/147376517/Deputes-MRC-un-an-d-action-au-sein-de-la-majorite"  style="text-decoration: underline;" >Députés MRC - un an d&#x27;action au sein de la majorité</a> by <a title="View MRC_France's profile on Scribd" href="http://fr.scribd.com/MRC_France"  style="text-decoration: underline;" >MRC_France</a></p><iframe class="scribd_iframe_embed" src="http://www.scribd.com/embeds/147376517/content?start_page=1&view_mode=scroll&access_key=key-zdh3otabi0x8ed1wzfb&show_recommendations=true" data-auto-height="false" data-aspect-ratio="0.708006279434851" scrolling="no" id="doc_9477" width="100%" height="600" frameborder="0"></iframe>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Le MRC, une boussole républicaine pour la gauche et pour la France</title>
   <pubDate>Mon, 17 Dec 2012 18:14:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>MRC</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Voici la motion adoptée à l’unanimité lors du Congrès de Paris du Mouvement Républicain et Citoyen, dimanche 16 décembre 2012.     <div>
      La France, avec son modèle républicain né de la Révolution de 1789, traverse une crise nationale de longue durée, amplifiée par le déferlement de la crise financière qui a commencé voici cinq ans aux Etats-Unis. La République et son corollaire, la souveraineté du peuple, font face à une rude adversité. Depuis la fin des années 70, la finance mondialisée a peu à peu ruiné les bases du contrat social.        <br />
              <br />
       En Europe, la déréglementation mise en œuvre à partir de l'Acte unique en 1985 et particulièrement la libéralisation des mouvements de capitaux depuis 1990, le traité de Maastricht en 1992, un libre-échangisme érigé en dogme par l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) instituée en 1994, ont précarisé le travail et favorisé les délocalisations et l'érosion industrielles. Un chômage de masse (10% de la population active), frappant particulièrement la jeunesse, s'est installé durablement. Les vieilles nations, et avec elles, la démocratie, ont été mises en congé au profit d'une Europe technocratique, à la fois libérale par son esprit et tracassière par ses méthodes. Le lien qui unissait hier les citoyens et l’Etat républicain s’est peu à peu défait, au point de mettre en péril le système de représentation politique des démocraties européennes. Les mouvements populaires qui battent le pavé à Athènes ou à Madrid en sont les signes les plus manifestes, mais le délitement de l'esprit public est le plus préoccupant. À mesure que des décisions visant à satisfaire aux exigences du capitalisme financier, au détriment du pouvoir d'achat des salariés, de la protection sociale et des services publics, sont prises par les dirigeants européens, le fossé se creuse avec les citoyens dont ils ont reçu mandat.       <br />
              <br />
       En France, la séquence électorale du printemps dernier offre elle aussi des enseignements qu’il convient  de ne pas minimiser. Après cinq années d’outrances au plus haut niveau de l’État, et malgré le désir évident de changement, la moitié des citoyens ont apporté leurs suffrages aux extrêmes ou se sont abstenus. Si elle permet d’offrir des perspectives nouvelles, la victoire de François Hollande, à laquelle le MRC a apporté les yeux ouverts son soutien et sa contribution, a été célébrée dans la sobriété et la &quot;normalité&quot; à laquelle le candidat avait lui-même appelé. Le temps est à la retenue, dans un contexte de crise majeure  et d’incertitudes tenaces. François Hollande a été élu président de la République et a obtenu une majorité parlementaire aux législatives. Pour autant l’enjeu politique est identifié : le 6 mai une majorité s’est constituée sans que la gauche soit majoritaire dans les urnes. La victoire place la gauche devant d’immenses responsabilités pour réussir à redresser la France et réorienter la construction européenne. Dans un mandat de cinq ans, les décisions essentielles doivent intervenir maintenant. Le pays veut des choix courageux. C’est l’État stratège et protecteur que réclame aujourd’hui le peuple français.       <br />
              <br />
       Dans le système international, la zone euro est devenue le maillon faible. Non seulement les décisions prises jusqu’ici par les dirigeants européens ne sont pas à la hauteur, mais elles aggravent souvent le mal qu'elles prétendent combattre. L'ensemble de la zone euro, en dehors de l'Allemagne, est entré en récession. La situation au sud devient particulièrement critique : une grande partie de la jeunesse grecque et espagnole est au chômage, les politiques d’austérité – qui enracinent leur justification dans la prétendue « crise de la dette » – aggravent la récession. La crise financière, devenue économique et sociale, menace de se muer en une crise politique mettant en cause la démocratie elle-même, si les décisions nécessaires ne sont pas prises pour sortir l’Europe de l’impasse dans laquelle elle s’est égarée notamment depuis la création d'une monnaie unique, dont les règles, transposées du mark allemand, ne peuvent convenir à dix-sept économies fortement hétérogènes.        <br />
              <br />
       Mais l'Europe n'est pas seulement fragilisée par ses propres faiblesses, notamment du fait de la surévaluation de l’euro. D'une part, le centre de gravité de l'économie mondiale s'est peu à peu déplacé vers l'Océan Pacifique avec l'installation d'une bipolarité Etats-Unis - Chine qui fonctionne sur une entente tacite. La Chine finance une grande part de l'endettement américain, grâce auquel elle écoule une part croissante de sa production. D'autre part, l'évolution du monde arabo-musulman, aux portes du continent européen, est facteur de déstabilisation. Avec l'incertitude des &quot;révolutions arabes&quot; et la montée objective de l'intégrisme (notamment à travers l'affrontement d'un intégrisme sunnite et d'un intégrisme chiite au Moyen-Orient), une ère de troubles s'annonce à l'horizon. A cet égard, toute tentation d’ingérence et d’intervention dans la guerre civile qui sévit aujourd’hui en Syrie, comme en Irak et en Libye hier, serait facteur d’aggravation de la situation. L’autodétermination des peuples à laquelle le MRC est attaché est incompatible avec la logique interventionniste qui consiste à agir en dehors de tout mandat des Nations Unies pour un changement de régime dans une nation souveraine.       <br />
              <br />
       <b>Notre projet politique vient de loin</b>       <br />
              <br />
       Le Mouvement Républicain et Citoyen est un mouvement politique enraciné à gauche mais indépendant. Il est le vecteur d'un projet politique : celui de la construction et de l'affirmation d'une force républicaine, pour relever la France avec la gauche dans la justice sociale, par l'affirmation de l’indépendance nationale et de la souveraineté populaire sans lesquelles il n’y a pas de démocratie.       <br />
              <br />
       Il se situe dans la lignée d'une expérience constamment mise à jour dans des contextes politiques différents. Le CERES est né dans le contexte des années 60, à la fin des &quot;trente glorieuses&quot;. Il a tenté, à l'intérieur du PS, de réunir les conditions d'une transformation sociale de grande ampleur, par l'union de toutes les forces de la gauche à travers un programme commun de gouvernement, dans le contexte de la fin de la guerre froide. C'était la tâche des années 70, par ailleurs marquées par la fin du système de Bretton Woods et par la crise économique qui, née d'un double choc pétrolier, s'est révélée être une véritable mutation d’un capitalisme managérial en un capitalisme financier mondialisé. Advint le règne d'un capitalisme dit &quot;patrimonial&quot; : tout le pouvoir aux actionnaires !       <br />
              <br />
       Quand la gauche est arrivée au pouvoir en 1981, la transformation dont elle était porteuse a été entamée dans un contexte hostile, celui de la montée du néolibéralisme, et sans véritable volonté politique. Elle a été très vite interrompue par une &quot;pause&quot; dans les réformes, puis par une politique de rigueur avec l'ouverture de la &quot;parenthèse libérale&quot; jamais refermée . Les défis du capitalisme financier et les renoncements de la gauche au gouvernement dès 1982-1983 conduisent à la création en 1986 de &quot;Socialisme et République&quot;, courant du Parti socialiste, qui se fixe toujours l'objectif de changer la gauche pour relever la France, mais en prenant appui sur le paradigme républicain.        <br />
              <br />
       Mais la participation de la France à la guerre du Golfe et la négociation du traité de Maastricht en 1991-92 montrent les limites de l’action interne face à la dérive sociale-libérale et atlantiste : après les désaccords de 1983 sur la politique économique dite « parenthèse de la rigueur », viennent la démission de Jean-Pierre Chevènement , ministre de la défense, lors de l'engagement de la France dans la guerre du golfe en 1991, et le non à la ratification du traité de Maastricht en 1992. C'est la création du MDC (Mouvement des citoyens) en 1992-1993. L’expérience de la &quot;gauche plurielle&quot; née avec la surprise de la victoire de 1997 suite à la dissolution ratée, montre les  apports et les limites d'une participation gouvernementale fondée sur l'équilibre implicite entre des forces politiques centrifuges et sans projet commun. L'appui d'une partie importante de la gauche aux thèses communautaristes, les oppositions sur l'immigration comme sur l'affaire du statut de la Corse et les dérives libérale et européiste conduisent les républicains à reprendre leur liberté pour faire entendre leur voix et rééquilibrer la gauche.       <br />
              <br />
       La campagne électorale de 2002 est l'occasion, autour de Jean-Pierre Chevènement, de tenter à travers sa candidature une expérience politique visant au rassemblement des républicains « des deux rives » et au rééquilibrage de la gauche sur une base républicaine. La stratégie du « Pôle républicain » est une réponse difficile à une bonne question : celle de la pertinence des clivages politiques actuels par rapport à une Europe néolibérale. Les partis de gouvernement étant d'accord sur l'essentiel, qui est l'acceptation de la construction européenne dans sa forme libérale actuelle, taire cette question, cela aurait été renoncer sans le dire à la souveraineté populaire et à la démocratie sur l’air de la rengaine « c'est l'Europe, nous n'avons pas le choix ».        <br />
              <br />
       L'effondrement du candidat de la gauche, qui est due au détachement du vote populaire vis-à-vis de la gauche de gouvernement et la présence du Front national au second tour se traduit non pas par une remise en cause de clivages périmés et par une rénovation de la gauche, mais par une glaciation européiste. Pour avoir brisé de nombreux tabous et secoué l’équilibre politique traditionnel, le courant républicain que nous incarnons à gauche a payé le prix fort. Né au lendemain de 2002, le Mouvement Républicain et Citoyen a subi les représailles d’une gauche sociale libérale vaincue par elle-même et qui cherchait ailleurs les causes de sa déroute. Cette stratégie de diversion sur un bouc émissaire avait pour but essentiel de préserver la ligne social-libérale et européiste. Seule notre ténacité a permis de franchir les nombreux obstacles qui entravaient notre chemin.       <br />
              <br />
       Le vote non au référendum de 2005 sur le projet de constitution européenne, dans lequel le MRC a pris toute sa part, a montré une résistance populaire qu’un déni de démocratie (la ratification du Traité de Lisbonne par la voie parlementaire) a privée de débouché politique.        <br />
              <br />
       En 2007, après le retrait de la pré-candidature de Jean-Pierre Chevènement, le MRC passe avec le PS un accord politique dont la contrepartie est le soutien à la candidature de Ségolène Royal à l’élection présidentielle. La candidate prend des distances vis-à-vis de certaines positions classiques du PS, même si l’évolution en matière européenne et sur le statut de la BCE contenue dans notre accord est remise en cause au congrès du PSE de Porto en janvier 2007.       <br />
              <br />
       L’accord entre le MRC et le PS de 2012, qui se traduit par un soutien « les yeux ouverts » à la candidature de François Hollande, est le prolongement de la « candidature pédagogique » de Jean-Pierre Chevènement annoncée le 5 novembre. Il s’agit d’une stratégie d’influence lucide : le MRC se situe dans une perspective responsable, et jamais dans une opposition protestataire. L’accord passé avec le PS identifie des convergences, mais aussi des points de désaccord assumés, notamment sur l’analyse et sur l’issue probable de la crise de l’euro et le refus de la fuite en avant post-nationale. Le MRC rappelle aussi l’importance de l’industrie – y compris nucléaire – pour la sauvegarde de nos emplois qui passe notamment par l’indépendance énergétique. L'accord pose enfin le refus de tout ce qui est de nature à remettre en cause l’unité de la République.       <br />
               <br />
       Cet accord politique qui engage le PS et le MRC, constitue un curseur pour le MRC qui a pris la mesure de ses responsabilités en décidant de prendre toute sa part dans la majorité présidentielle, tout en conservant son autonomie politique : nos trois députés élus en juin 2012 jouissent de la liberté d’expression et de vote au sein du groupe Socialiste, Républicain et Citoyen (SRC) auquel ils sont rattachés. Le MRC est une composante non alignée de la majorité présidentielle. Nous sommes alliés, pas ralliés. Si nous avons voté le budget qui comporte une réforme fiscale inspirée par le souci de faire partager plus justement l'effort nécessaire et deux priorités que nous approuvons - l’éducation et la sécurité-, nous avons dit non au TSCG.       <br />
              <br />
       <b>       <br />
       Notre logiciel politique républicain garde toute sa pertinence dans la situation actuelle</b>       <br />
              <br />
       Le logiciel politique du Mouvement Républicain et Citoyen repose sur quelques fondamentaux, qu’il est nécessaire de rappeler. Ce logiciel, ces fondamentaux, doivent être les outils de notre influence, qui n’est pas séparable de l’affirmation claire et publique de nos positions.       <br />
              <br />
       <b>1 – L’Europe ne peut se construire qu’en s’appuyant sur des peuples souverains.</b>       <br />
              <br />
       Cette question est plus actuelle que jamais. En tant qu'entités historiquement constituées, les nations sont le cadre essentiel de la démocratie et de la solidarité. Bien entendu, nous défendons la conception républicaine de la Nation, communauté de citoyens, et nous condamnons la conception ethnique. Nous ne confondons pas la nation et le nationalisme qui en est une maladie. Nous sommes des patriotes car le patriotisme est l'amour des siens, tandis que le nationalisme est la haine des autres. On ne peut rien faire dans l'ordre international si on ne s'appuie pas sur les nations, briques de base de toute organisation supranationale. Le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN est une faute.       <br />
              <br />
       On ne gagne rien à occulter le rôle et la spécificité de chaque Nation, comme l'a fait le système de la monnaie unique. Celle-ci se révèle être une impasse. La situation de nombreux pays montre combien la création de l’euro, monnaie unique rassemblant des pays radicalement hétérogènes sur le plan économique et social, est une erreur profonde. Dans la tempête, l’orientation monétariste héritée de Maastricht (et sa seule obsession de lutte contre l’inflation) a été le principal facteur de divergence des nations européennes dont les économies demeurent structurellement différentes. Les intérêts propres de l’Allemagne ne sont pas les mêmes que ceux de la France et encore moins de la Grèce. Il faut nous rendre à l’évidence : il est peu probable que l’Allemagne accepte que la BCE vienne en appui du MES (mécanisme européen de stabilité), et accepte une politique de création monétaire à l’image de celle de la Réserve fédérale américaine, bref devienne une banque centrale comme les autres. Dans ces conditions, il nous appartient de rendre crédible la mutation de la monnaie unique en une monnaie commune qui permette de rétablir une compétitivité adéquate pour chaque économie nationale. Pour les membres de la zone euro, le maintien contre vents et marées de la monnaie unique n'est pas viable en l'état car la crise de l’euro n’est pas une crise de la dette mais d’abord une crise de divergence de compétitivité entre les différentes économies. Une politique monétaire tournée vers la croissance dans l’UE et dans chacun des États membres est l’une des clés d’une politique de progrès. Au-delà, il nous faut redresser et réorienter la politique européenne : le libre-échange intégral doit céder la place à une protection raisonnée des industries européennes. Les coopérations renforcées doivent progressivement remplacer le processus bureaucratique de l’unification juridique. La politique commune de commerce extérieur doit être sérieusement réorientée pour avoir comme unique objectif la défense de l’industrie et de l’agriculture européenne.       <br />
              <br />
       <b>       <br />
       2 – Le peuple français peut se rassembler autour de l’intérêt général.</b>       <br />
              <br />
       La République française est fondée sur la citoyenneté. Celle-ci est le corollaire de la souveraineté nationale. Chaque citoyen est une parcelle du souverain. La République ne va donc pas sans civisme, valeur aujourd'hui décriée, voire ignorée. République de citoyens, la République française se veut aussi une République sociale. Or, qu'en restera-t-il dans l'océan de la mondialisation libérale ? Ancienne base sociale de la gauche, les couches populaires l’ont largement rejetée ou abandonnée. La tentation est grande de chercher dans des réformes sociétales une diversion aux difficultés sociales. Mais dans une société en perte de repères, la structuration de la famille, la citoyenneté, la fermeté par rapport à la drogue ne peuvent être exclues de nos débats, ni dévoyées. Ainsi le MRC se prononce contre la libéralisation du cannabis. Il est essentiel de ne pas déstabiliser encore plus des couches populaires inquiètes pour leur avenir et de leur fournir les sûrs repères de la République et de la citoyenneté. Celles-ci sont en recherche de sécurité devant l’incertitude de l’avenir. Elles sont de plus en plus  installées dans les zones périurbaines et rurales sans l'avoir forcément choisi : c'est la France des personnes modestes, des oubliés, des invisibles. Il ne suffit pas de constater que la classe ouvrière vote en partie à l’extrême-droite, encore faut-il mener une politique qui supprime le terreau sur lequel prospèrent les thèses du Front National et tenir un discours qui réponde au besoin de sécurité de ces couches populaires sans céder à la logique tendant à faire de l'immigré le bouc émissaire de la crise. Cette vision qui ethnicise les problèmes sociaux,  est une impasse, non seulement parce qu’elle divise, mais parce qu’elle tourne le dos aux valeurs républicaines. Le droit de vote des étrangers aux élections locales déconnecterait le lien entre droit de vote et citoyenneté auquel le MRC est particulièrement attaché. Nous y sommes donc opposés mais favorable à un accès élargi à la naturalisation dans le respect des valeurs de la République.        <br />
              <br />
       Comment rendre le peuple acteur de son propre devenir ? Pour agir dans l’intérêt général, il nous faut retrouver des marges de manœuvre au niveau national comme au niveau européen. Nous proposons de relocaliser la dette publique par un grand emprunt, qui serait ouvert aux ménages afin d’assurer notre indépendance par rapport aux marchés financiers. Nous sommes favorables à une dette responsable pour assurer une politique de relance fondée sur la croissance et les investissements d’avenir. Si chacun peut admettre qu’elle ne peut être sans limite, la dette française se doit d’être relativisée. En effet, le montant de la dette nationale est en mettre en perspective (deux années de recettes).       <br />
       L’impôt est un des fondements de la solidarité nationale, c’est un acte fort d’appartenance à la nation. Nous devons revoir l’assiette de l’impôt pour assurer une plus juste égalité entre le capital et le travail. Nous défendons un impôt progressif, assumé par tous en fonction des capacités contributives de chacun.       <br />
              <br />
        Mais il faut aussi mesurer que l’éclatement des cadres collectifs et le délitement de l'esprit républicain amènent les individus à s’identifier à des communautés aussi diverses que variées : le communautarisme est répandu à gauche comme à droite. La situation de victime est un des moteurs de l’action individuelle, fût-ce pour des causes parfaitement défendables, mais elle conduit aux recours juridictionnels plus qu’à l’action. Il est nécessaire de contrer par la laïcité et par le civisme républicain les communautarismes de toutes sortes, qui sont aujourd’hui flattés par la gauche et par la droite &quot;branchées&quot;. Cela exclut toute inscription du concordat en Alsace-Moselle dans la Constitution. Pour lutter contre l'hyper individualisme libéral et les diverses formes de communautarismes qui l'accompagnent, il y a un remède : relever les valeurs républicaines, et particulièrement la laïcité.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>3 - L'Etat républicain est le garant de l'égalité des citoyens</b>       <br />
              <br />
       La République décentralisée n’est pas une juxtaposition de territoires &quot;féodaux&quot; ; elle reste une et indivisible. Le rôle de l’État républicain porteur de l’intérêt général doit être rappelé dans un contexte d’effritement de la notion de territoire national. Il appartient à l’État d’exercer pleinement ses fonctions régaliennes.  Il assure l’aménagement du territoire. La sécurité doit être garantie à tous par l’État. En France, l’État républicain doit être en mesure de garantir la cohésion institutionnelle et sociale à chaque niveau d’administration du territoire, plus particulièrement en période de crise. Il convient de stopper le démantèlement des services de l’État dont les compétences et les capacités se sont réduites considérablement ces cinq dernières années avec l'application de la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques). La mise en oeuvre de politiques publiques comme l’emploi ou l’aménagement du territoire, si elles doivent être coordonnées au niveau régional, comme au niveau national, s’inscrivent aussi dans le cadre de « bassins de vie » souvent infra-départementaux.  Nous devons asseoir et défendre des services publics efficaces qui s’adaptent aux enjeux et aux nouveaux modes de vie de nos concitoyens, dans le respect des valeurs d’égalité républicaine et de non-marchandisation des services. C’est par la modernisation de notre administration et de nos services que nous pourrons aussi à la réduction des inégalités et assurer la continuité territoriale, jusque dans les espaces ruraux aujourd'hui abandonnés (notamment victimes de la désertification médicale). La commune doit être réaffirmée comme cellule de base de l’organisation républicaine du pays et nous affirmons notre attachement à l’existence des départements.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>4 – L’industrie est la base de notre richesse collective.</b>       <br />
              <br />
       Pour sortir de la crise et du chômage de masse, il est illusoire de penser que c’est par le seul développement des services et sans aucune base productive qu’on y parviendra. Notre pays ne renouera avec la prospérité et l’emploi  que par une politique économique et industrielle cohérente visant à la réindustrialisation du &quot;site de production France&quot;. Il n’y a aucune raison pour que l’Allemagne excelle et que la France périclite. Notre balance commerciale se détériore régulièrement depuis la fin des années 90 alors que celle de l’Allemagne s’améliore. La productivité des salariés français est plus performante que celle de nos voisins, mais les productions allemandes sont encore peu confrontées à la concurrence des pays émergents.  Un pays sans industrie est un pays qui s’appauvrit et cesse de peser. Le discours environnementaliste se satisfait parfois d’un recul de l’activité industrielle, certains allant jusqu’à théoriser la décroissance. A l’inverse, nous plaidons pour une politique qui recherche les voies de la compétitivité de notre industrie pour créer des emplois. Cette compétitivité dépend de la base de financement de la protection sociale, des structures des entreprises, de l’organisation de la sous-traitance, de la recherche et de l’innovation, de la formation et la qualification des salariés, de l’indépendance, du bas coût de l'énergie, et enfin de la participation des représentants des salariés à la stratégie des entreprises. Si l’État Républicain se doit d’agir en ce sens, il doit aussi être un État stratège pour soutenir et développer les filières industrielles prioritaires. Il doit se donner la possibilité d’introduire un contrôle public pouvant aller jusqu’à la nationalisation vis-à-vis d’entreprises qui mettent en péril nos capacités productives, l’emploi salarié et l’intérêt national. Cela doit nous conduire à élargir la base des prélèvements sociaux pour qu’ils pèsent moins sur le travail et davantage sur les revenus financiers et cela doit nous conduire à faire baisser le taux de la monnaie, aujourd'hui surévaluée. La relance industrielle doit s’accompagner d’une politique de relance de l’emploi par le biais de grands travaux. Il convient de prendre des dispositions pour protéger l’économie de production à l’échelle de l’Europe par une préférence communautaire assumée vis-à-vis des pays à bas coût de main d’œuvre.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>5– Notre pays a besoin de recherche, c’est-à-dire de science et de rationalité.</b>       <br />
              <br />
       La rationalité exige un effort de recherche qui s’inscrit dans le long terme. Nous ne sommes pas des partisans du principe de précaution, qui n’est pas un principe scientifique. Les questions relatives au développement énergétique, à la nutrition ou à la nécessaire protection de l’environnement ne doivent pas être traitées frileusement. Ces questions doivent être passées au crible du doute méthodique. C’est par la recherche et l’innovation que les déséquilibres nés des excès de l’économie mondialisée et financiarisée seront contenus et pourront être dépassés.       <br />
              <br />
       Si l’on veut avoir une vision à long terme pour la recherche, il ne faut pas oublier ses fondements qui reposent sur l’amélioration de la connaissance, du savoir, du bien-être de l’humanité. C’est ce pourquoi la recherche fondamentale doit rester indépendante des lobbys financiers. L’innovation est la partie appliquée issue de la recherche fondamentale qui, valorisée, permet de générer des richesses. De nouvelles dynamiques de notre système de recherche doivent être trouvées en renforçant l’interdisciplinarité.       <br />
               <br />
       Enjeu majeur du XXIème siècle, la question de l'énergie doit satisfaire aux exigences d'indépendance, d'efficacité et d'accès pour tous. A ce titre, l'énergie nucléaire reste pour la France un atout majeur non seulement parce qu'elle favorise la réduction des émissions de gaz à effet de serre, mais aussi parce qu'elle permet de fournir une électricité à bon marché (aujourd'hui l'une des moins chère d'Europe). Nous sommes favorables à la recherche publique sur les gaz de schiste en même temps qu’une recherche sur la captation du CO2.       <br />
              <br />
       <b>6 – L’école de la République est le socle de la France de demain.</b>       <br />
              <br />
       C’est l’instruction, la transmission de savoirs, qui est la mission fondamentale de l’école. L’école ne doit pas se construire sur l’idée d’un enfant construisant lui-même ses savoirs, mais autour de l’acquisition méthodique par l’élève, sous l’autorité de maîtres compétents, des principaux savoirs de base. La République a besoin de citoyens éclairés : l’École est le lieu par excellence de la formation du citoyen. Elle est une institution de la République. Il revient à la Nation de définir les programmes et les objectifs qu’elle lui assigne. L’école élémentaire constitue une étape déterminante du parcours scolaire. Le socle des savoirs fondamentaux (lire, écrire, compter) doit être acquis à la fin de l’école élémentaire et la priorité doit être mise sur la maîtrise de la langue française, condition vitale de l’exercice d’une pleine citoyenneté. Pour les élèves en difficulté d’apprentissage, l’école doit veiller également à rester son propre recours, au travers de la prise en compte des besoins éducatifs de chacun :  il convient de s’opposer fermement à toute marchandisation de l’accès au savoir.       <br />
              <br />
       ***       <br />
              <br />
       Bien entendu, le projet du MRC ne se limite pas à ces piliers porteurs. Il est rappelé que le MRC a en 2010 adopté un programme de salut public qui est encore d’actualité. Les 40 propositions de ce programme constituent le support du projet du MRC pour sortir la France et l’Europe de l’impasse. Il est de notre responsabilité d’être davantage présents dans les débats économiques et sociaux. Il nous faut être à la fois offensifs et efficaces dans l’affirmation de nos propositions et de nos refus lorsque l’essentiel est en jeu.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>La gauche a besoin d’une refondation républicaine</b>       <br />
              <br />
       Plus que jamais face à une droite décomplexée et à un centre européiste, l’idéal républicain ne peut être porté que par une gauche responsable. Nous devons mesurer la portée et les limites de l’actuelle équation politique. L’élection de François Hollande peut permettre des avancées décisives. Nous nous situons dans une perspective qui est la seule qui doit nous déterminer : faire réussir la France. C’est à cette aune-là que nous devons mesurer nos soutiens et le cas échéant, nos critiques, mais toujours avec l’objectif de servir le pays.       <br />
              <br />
       Il y a des républicains et des libéraux (ou des différentialistes) dans toutes les familles de la gauche : c’est aussi le cas au PS bien sûr, mais également au Front de gauche. Notre tâche est de nouer des liens avec tous les républicains et de faire mûrir les prises de conscience.       <br />
              <br />
       La gauche n’a plus de ligne directrice. Les mythes de la gauche – communiste et social-démocrate – se sont effondrés de pair. Les organisations demeurent avec des militants et des responsables sincères mais souvent déboussolés. La gauche doit se mettre au niveau. C’est le sens de la conversion républicaine que nous lui proposons (par opposition à la conversion libérale).       <br />
              <br />
       La social-démocratie se débat difficilement dans une situation historique où il n’y a plus rien à distribuer, parce que les marchés financiers dictent leur loi aux États et que la croissance a disparu. Or, si elle a réfléchi à la distribution, la social-démocratie a insuffisamment pensé les conditions de la production et la lutte contre le capitalisme financier. Partout en Europe, elle régresse durablement. Les difficultés actuelles de la social-démocratie allemande en sont le signe. Cela ne lui interdit pas quelques victoires ponctuelles. Le parti socialiste français est par ailleurs traversé de courants divers, que l’exercice du pouvoir devrait permettre de dépasser en une nouvelle synthèse républicaine.       <br />
              <br />
       L’idéologie communiste s’est dissoute avec la chute du mur de Berlin et l’effondrement de l’URSS. Le discours du PCF, en l'absence de débouché politique clair, est devenu largement incantatoire, se limitant à la défense, souvent louable mais essentiellement protestataire, des intérêts des &quot;gens&quot;, qu’il oublie parfois de présenter comme des travailleurs. Il décline de plus en plus un discours sur les droits de l’homme oubliant ceux du citoyen, faute d’assumer aussi sa propre histoire. L’effondrement de sa base électorale est préoccupant. Son insertion en France dans le Front de gauche et son alliance municipale de fait avec le PS entrent en contradiction. Nous devons cependant maintenir un dialogue ouvert, à condition bien entendu que le parti communiste ne se dérobe pas devant le débat de fond, en cherchant à jeter l’anathème sur le discours républicain.       <br />
              <br />
       L’écologie politique est devenue un des modes d’expression des couches moyennes supérieures qui ont une activité tertiaire. Cette idéologie souvent a-républicaine et opportuniste a connu des succès relatifs aux élections régionales et européennes (scrutins peu clivants, où le taux d'abstention est de plus en plus élevé), mais ne s’est jamais vraiment affirmée comme une force politique nationale dotée de positions politiques claires, sauf dans le refus viscéral de l’électricité d’origine nucléaire et, parfois de toute forme d’aménagement structuré du territoire qui dépasserait la seule conservation de la Nature idolâtrée (tandis que le génie créateur de l’Homme est systématiquement dévalorisé).       <br />
              <br />
       Le trotskisme, qui s’est construit contre le communisme d’État et qui a connu quelques poussées électorales éphémères, est malade d’une vision exclusivement protestataire de l’action politique qui n’échappe pas toujours au communautarisme et ne se pose plus la question de la prise du pouvoir.       <br />
              <br />
       La crise politique qui s’est déclenchée à droite après la défaite de Nicolas Sarkozy est révélatrice d’un système politique obsolète qui a vu progressivement les grands partis muter en des appareils dont l’activité consiste essentiellement à gérer des ambitions et distribuer les postes, l’œil rivé sur les courbes de sondage pour coller à l’ &quot;opinion publique&quot;. Le dessein d’un grand mouvement hégémonique à droite et l’approche d’un bipartisme à l’américaine ont échoué.        <br />
              <br />
       C’est donc à un vide idéologique que doit faire face la gauche française, alors même que la droite semble avoir définitivement rompu les amarres avec le gaullisme et que l’extrême droite essaie – hélas avec succès actuellement– de s’inscrire dans le paysage politique en profitant de la crise sur les décombres de la classe ouvrière. C’est aussi l’envers de la trahison de la plupart de ses élites politiques, médiatiques et économiques, qui ont perdu le sens de la patrie. Nous continuons de penser, avec Jaurès, que la République sociale que nous appelons de nos voeux, suppose d'organiser &quot;les noces de la classe ouvrière et de la Nation&quot;.       <br />
              <br />
       La question républicaine est elle aussi revenue en force, parce que la question sociale est brûlante d’actualité. Or, la République en France est le système, la perspective, le moyen qui met en œuvre la question sociale comme question politique et démocratique. La question de l’égalité est au cœur de la République. Or, il est plus facile de parler de diversité que d’égalité, car on touche à des intérêts moins puissants en occultant le rapport entre le travail et le capital et les rapports de domination qui en découlent.       <br />
              <br />
       Pour réussir, la gauche doit d’abord se ressourcer dans sa meilleure tradition, qui est en France l’exigence républicaine. Nous le rappelions récemment lors de l’Université d’été de Belfort en septembre 2012 : « Cette exigence est particulièrement actuelle dans une époque dominée par l’Argent roi, celle du capitalisme financier à son apogée, où les marchés financiers rançonnent les États et où le Capital met les territoires en concurrence, en n’hésitant pas à coup de plans sociaux, à délocaliser la production au nom d’intérêts purement financiers. Actuelle est la République, face au déchaînement des intérêts particuliers et des corporatismes, à l’explosion de l’individualisme et des inégalités, et à la fragmentation de l’espace public au profit de revendications identitaires et communautaristes qui obscurcissent  l’idée même d’un intérêt commun à tous les citoyens. »       <br />
              <br />
       Nous devons faire un bon usage de l’accord PS-MRC de 2012, qui préserve entièrement notre identité politique. Son contenu, qui identifie nos convergences, mais aussi quelques divergences importantes, doit nous conduire à une utilisation intelligente des termes de cet accord. Nous ne devons pas nous situer dans une opposition de gauche systématique qui chercherait à affaiblir le gouvernement. Mais il est utile de saisir toutes les occasions de mettre en évidence nos priorités politiques, en soutenant clairement les décisions gouvernementales qui vont dans le bon sens et en faisant entendre notre différence chaque fois que cela s’avère nécessaire.       <br />
              <br />
       A cet égard, le vote de nos quatre parlementaires contre la ratification du TSCG et la loi organique qui inscrit ce traité dans notre droit national, s’inscrit clairement dans ce qui est présenté comme une des positions communes de cet accord : « Le prochain traité européen est inacceptable, il provoquerait une austérité et une récession généralisée, et doit être renégocié : rachat des dettes publiques par la BCE qui doit soutenir la croissance, grand plan d’investissement financé par un emprunt européen, relance salariale, politique de change assurant un euro compétitif ». Mais il peut aussi se référer à l’un des points de désaccords reconnus par l’accord : « Le MRC rappelle son opposition au traité de Maastricht, propose la révision des statuts de la BCE afin que l’objectif de croissance soit intégré dans ses missions et qu’il soit mis fin à la politique de l’euro cher. De plus, la souveraineté budgétaire ne saurait en aucun cas être soustraite au contrôle des Parlements nationaux, et la monnaie devra être conforme à nos intérêts ». Il nous revient de faire un usage politique de cet accord qui permette de faire les choix que nous jugerons opportuns. La tâche du MRC est d’être la boussole républicaine de la majorité que nous voulons aider à réussir. Là est notre objectif central.       <br />
              <br />
       La forme politique que prendra la refondation républicaine de la gauche ne peut pas encore à ce stade être précisée. Mais si nous observons des limites sérieuses à court terme, il existe des possibilités à moyen terme, dès lors que le débat politique sera conduit sérieusement, sans opposition facile et sans approbation mécanique.        <br />
              <br />
       C’est par notre présence dans le débat politique à gauche que nous pourrons aider le plus efficacement la gauche de gouvernement à faire face aux difficultés de l’heure. La gauche comme force de gouvernement rencontre les limites de cette seule perspective, même si elle est nécessaire : faire de la politique, c’est agir sur le réel. Nous avons choisi, en soutenant « les yeux ouverts » François Hollande, d’être dans la majorité et d’en être l’aiguillon républicain. Cela signifie que, « les yeux ouverts », nous travaillons dans la majorité présidentielle, à sa réussite. Car il s’agit de la réussite et de l’avenir de la France. Nous savons que la réussite ou non du quinquennat passera par des changements que nous devons faire émerger en pesant dans le débat public.       <br />
              <br />
       &quot;Donner du temps à François Hollande&quot;, comme nous l'affirmions à notre Université d'été, ne signifie pas que nous ne sommes pas conscients des choix politiques décisifs auxquels le gouvernement devra procéder rapidement si les mots d'ordre de la campagne doivent avoir un sens. A titre d'exemple, il convient que nous appuyions  la proposition formulée par le candidat François Hollande consistant à organiser la séparation des activités bancaires. Face à la montée du risque systémique, la déconnexion des banques de dépôt et des banques d'affaires est une étape essentielle pour assainir la finance mondialisée. La responsabilité monétaire, élément fondamental de l'ordre public, doit être dissociée des responsabilités économiques, et en particulier des activités de marché. A contrario, le projet de supervision bancaire unifiée par la BCE, elle-même soustraite à tout contrôle démocratique, ne permettra pas d'encadrer les activités spéculatives.       <br />
              <br />
       Notre solidité politique consiste à être conséquents avec nous-mêmes en portant l'accord politique que nous avons passé. Dans l'immédiat, le MRC doit prendre la mesure de ses responsabilités pour aider la gauche à réussir, au service de la France. Comme le général De Gaulle avait su s'adapter hier face à l'évolution du problème algérien, François Hollande est confronté à des résistances aussi puissantes, parce qu'elles s'enracinent dans des croyances anciennes, sur la question européenne notamment. Mais les événements ne manqueront pas selon nous de fragiliser les certitudes des plus européistes. Le MRC doit avoir suffisamment confiance dans ses propres analyses pour exercer son influence et peser. La mobilisation de nouvelles générations de républicains sera la condition essentielle pour assurer la continuité de ce combat.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Le MRC, pour quoi faire ?</b>       <br />
              <br />
       Nous devons apprécier précisément les possibilités et les limites d’un mouvement comme le nôtre. Il nous appartient de concevoir et de mettre en œuvre comme souvent en politique, une « action du faible au fort ». Cela passe simultanément par une stratégie d’influence – en nous en donnant les moyens – et par une stratégie d’affirmation – en faisant un bon usage de la force de nos idées. La poursuite et l’aggravation de la crise,  la dégradation de la situation politique et la volonté de gagner en 2017, peuvent permettre les révisions et les réorientations nécessaires.       <br />
              <br />
       Une réalité doit retenir notre attention : créé il y a 20 ans, notre parti doit continuer à inscrire sa stratégie dans la durée. Il nous appartient de développer le MRC en prenant une part plus active dans ce développement.       <br />
              <br />
       <b>1 – Participer au mouvement des idées : quels moyens pour les faire connaître ?</b>       <br />
              <br />
       Nous ne devons pas seulement avoir une stratégie de communication, mais surtout une stratégie de diffusion de nos idées et d’échange sur nos propositions. Qui visons-nous, sur quels sujets, et donc comment atteindre les publics que nous recherchons à convaincre ou à faire réagir à nos propositions politiques : c’est à ces questions que nous devons répondre, puis mettre en œuvre ces réponses.       <br />
              <br />
       <b>2 – Etre présents dans la vie économique et sociale : quels réseaux, quelles priorités choisir ?</b>       <br />
              <br />
       La question fondamentale est celle de l’euro. Après le rapport Gallois, il y aura lieu de rendre effectives les orientations qui devront toucher aussi bien la monnaie que la politique industrielle, les politiques du travail et de l’emploi comme l’aménagement du territoire ou les services publics. L’exigence de compétitivité de nos entreprises à l’exportation implique la mobilisation des partenaires sociaux sur la sortie de la crise. Cela rend nécessaire un dialogue étroit avec les forces organisées représentatives sur le terrain industriel et sur le terrain social.       <br />
              <br />
       <b>3 – Avoir une audience internationale : quels axes prioritaires à notre portée retenir ?       <br />
       </b>       <br />
       Nous sommes des défenseurs de la charte de l’ONU, qui est fondée sur la souveraineté des États. Nous sommes donc en principe contre les interventions militaires fondées sur le pseudo droit  d’ingérence. Une action de politique étrangère est à mettre en place, qui couvre les relations internationales dans leurs dimensions politique et économique, ainsi que la défense nationale. Pour ce faire, il nous faut bâtir des relations sérieuses et suivies avec des forces politiques, notamment en Europe.       <br />
              <br />
       <b>4 – Etre actifs au Parlement : comment le rendre visible pour le plus grand nombre ?</b>       <br />
              <br />
       L’activité de nos parlementaires ne peut pas être connue indépendamment de notre propre notoriété. C’est à une articulation entre l’activité du mouvement et celle de ses élus que nous devons travailler.       <br />
              <br />
       <b>5 – Elargir le champ de nos interventions : dans quelles directions le faire ?</b>       <br />
              <br />
       Si nous avons travaillé sur des sujets comme la santé et la protection sociale, nous devons en faire un champ d’intervention plus important. Il ne fait cependant pas partie de nos identifiants actuels. Nous pourrions en faire un champ d’intervention important. Il est d’autant plus d’actualité que des changements auront nécessairement lieu dans ce domaine (cotisations/contributions, dépenses de maladie, avenir des retraites, etc.) et que la protection sociale n’est pas sans rapport avec la compétitivité des économies et donc les échanges.       <br />
       La défense et la protection de l’environnement doivent être inscrites dans le logiciel du MRC et donc fondées en Raison. Par ailleurs, nous avons des propositions intéressantes à formuler sur les questions de logement qui préoccupent particulièrement nos concitoyens.       <br />
       <b>       <br />
       6 – Promouvoir et former de nouvelles générations de militants : y mettre davantage de moyens ?</b>       <br />
              <br />
       Cet effort a déjà été entrepris : il nous faut le démultiplier. Un mouvement politique exige des militants formés, qui ne récitent pas un programme inchangé, mais qui sont capables de penser par eux-mêmes et collectivement la politique.  Un parti politique doit aussi assurer le renouvellement et la promotion de nouvelles générations de militants. La création du comité des jeunes et le rayonnement qu’il exerce seront poursuivis et soutenus. Dans cette perspective, les jeunes du MRC ont vocation à s’impliquer davantage dans le parti.       <br />
              <br />
       <b>7 – Faire connaître nos idées dans les partis de gauche : quelle stratégie adopter ?</b>       <br />
              <br />
       Il nous appartient de faire levier pour que nos idées et nos propositions ne restent pas seulement les nôtres, mais soient discutées et partagées par d’autres dans le champ politique. Nous avons à nous organiser en ce sens.       <br />
              <br />
       <b>8 – Préparer les échéances électorales à venir</b>       <br />
              <br />
       Le MRC devra se mettre en ordre de bataille pour préparer les échéances futures. Elections municipales, européennes, cantonales, régionales et sénatoriales auront lieu en 2014 et 2015. Il convient d'ici là de mobiliser les militants et d'anticiper notre préparation pour être en mesure de décider librement, le moment venu, des modalités de notre participation à ces scrutins. Le travail que nous serons collectivement capables de réaliser pour préparer ces échéances est la seule condition  essentielle du plein exercice de notre liberté.       <br />
              <br />
       ***       <br />
              <br />
       Le Mouvement Républicain et Citoyen est engagé dans un objectif de longue haleine, dans un contexte tourmenté : il s’agit de rechercher les voies du redressement de notre pays. Cela exige de notre part de la rigueur, de l’échange et une capacité à comprendre les événements pour les orienter et les infléchir.       <br />
       Notre boussole est la République. Notre rôle ne consiste pas à réciter un bréviaire républicain mais à faire avancer par la pertinence de nos analyses la conscience de la gauche et du pays tout entier. Tâche exigeante. Mais c’est seulement si nous nous en montrons capables que nous pourrons être nous-mêmes la « boussole républicaine » de la gauche et de la France.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/Le-MRC-une-boussole-republicaine-pour-la-gauche-et-pour-la-France_a391.html</link>
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   <title>"Le MRC partage l’objectif de redressement de la France et entend être la boussole républicaine de la majorité"</title>
   <pubDate>Sat, 15 Dec 2012 11:30:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Luc Laurent</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   Entretien de Jean-Luc Laurent, président du Mouvement Républicain et Citoyen, au site Atlantico, samedi 15 décembre 2012. Propos recueillis par Jean-Benoît Raynaud     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.mrc-france.org/photo/art/default/5023973-7501168.jpg?v=1355567913" alt=""Le MRC partage l’objectif de redressement de la France et entend être la boussole républicaine de la majorité"" title=""Le MRC partage l’objectif de redressement de la France et entend être la boussole républicaine de la majorité"" />
     </div>
     <div>
      <b>Atlantico : Ce samedi et dimanche le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) tiendra son congrès. Quels sont les enjeux de ce congrès ?</b>       <br />
       <b>Jean-Luc Laurent </b>: Ce congrès suit l’élection présidentielle où nous avons fait le choix de soutenir François Hollande dès le premier tour et participer à la majorité présidentielle avec nos trois députés et notre sénateur, Jean-Pierre Chevènement. Le MRC partage l’objectif de redressement de la France et il entend être la boussole républicaine de la majorité. On ne peut pas dire que dans l’opposition, la gauche se soit bien préparée à l’exercice du pouvoir et aux responsabilités historiques qu’elle doit prendre à bras le corps pour sortir la France de l’impasse. Dans les débats à venir, nous défendrons nos idées interventionnistes, jacobines et souverainistes.       <br />
              <br />
       <b>On vous sait en désaccord avec le gouvernement sur des sujets de société comme le droit de vote des étrangers et le mariage homosexuel. Allez-vous vous opposer plus ouvertement au gouvernement sur ces sujets-là ?</b>       <br />
       Le droit de vote des étrangers n’est pas à proprement parler une question de société mais une mesure qu'une partie de la gauche a fétichisée pour l’avoir trop longtemps promise. La gauche des centres-villes y voue un attachement irraisonné. Au MRC, nous défendons la citoyenneté de plein exercice : la République doit fabriquer des Français. Le seul vote aux élections locales est une mesure de sous-citoyenneté. Cela pourrait avoir du sens dans un Etat fédéral ou dans un pays où l’accès à la nationalité est difficile. Fort heureusement, la France est un Etat unitaire et l'accès à la citoyenneté repose ici sur le droit du sol. C’est donc une erreur de saucissonner la citoyenneté.       <br />
              <br />
       Quand demain la droite reviendra au pouvoir – le plus tard possible-- nous risquons d'avoir affaibli la machine à fabriquer des Français. Nous aurons également légitimé ce que Claude Guéant a réussi à faire à la toute fin du quinquennat de Nicolas Sarkozy: réduire le nombre de naturalisations. La perspective politique pour un étranger vivant durablement en France doit être la citoyenneté et la nationalité.       <br />
              <br />
       <b>François Hollande n’a pas tenu ses engagements concernant le traité budgétaire européen et n’a pas tenu compte de la proposition de nationalisation d’Arnaud Montebourg, qui correspond à vos convictions. Dans ce contexte, pensez-vous toujours avoir une influence sur le gouvernement ? Le MRC a-t-il toujours vraiment sa place dans la majorité ?</b>       <br />
       Sur Florange, il faut être lucide et conséquent. La nationalisation des seuls hauts-fourneaux était dérisoire. Celle du site complet (hauts-fourneaux et usine) était complexe à mener du point de vue industriel. La seule nationalisation qui avait du sens était celle de toutes les activités d’ArcelorMittal en France. Le gouvernement a fait un choix moins ambitieux mais il n’a été ni passif ni résigné. C’est un mauvais procès qu’on fait à Jean-Marc Ayrault. Désormais, dans les batailles politiques futures, l’idée de nationalisation n’est plus taboue. Nos idées progressent.       <br />
              <br />
       Sur le traité européen, le président de la République s’emploie à réorienter la construction européenne et il a notre soutien. Toutefois il n’a pas pu obtenir de l’Allemagne la renégociation du traité TSCG et nous avons logiquement voté contre la ratification. L’année 2013 sera capitale : la logique d’austérité imposée par Merkel et Sarkozy va plonger l’Europe dans la récession et plusieurs élections importantes vont redistribuer les cartes politiques. Dans cette conjoncture difficile, nous voulons que François Hollande se montre plus &quot;révolutionnaire&quot; pour reprendre un mot d’Emmanuel Todd.       <br />
              <br />
       <b>Le MRC a toujours défendu une ligne idéologique d'indépendance, notamment à travers la figure emblématique qu’est Jean-Pierre Chevènement.  Systématiquement, le parti se rallie à la gauche à chaque élection présidentielle. Très souvent, cette dernière finit par trahir les engagements et les accords pris avec vous. Finalement, ne regrettez-vous pas votre stratégie d’alliance ?</b>       <br />
       Notre camp, c’est la gauche. En 2002, nous avons considéré qu’il fallait construire une candidature de rassemblement qui, sur certains grands sujets, dépasse le clivage traditionnel gauche-droite parce que sur la question européenne en particulier, la droite et la gauche menaient alors la même politique libérale. Jean-Pierre Chevènement a fait alors une campagne sur une base claire. Nous ne regrettons rien car sur bien des sujets, comme la monnaie unique, nous avons eu raison trop tôt. Mais on échappe difficilement au clivage gauche-droite. Même quand les Français se disent très sceptiques...une fois dans l’isoloir ils y reviennent.       <br />
              <br />
       Depuis 20 ans, le Mouvement Républicain et Citoyen s’inscrit naturellement à gauche . Nous dialoguons donc avec l’ensemble de la gauche : socialistes, communistes, radicaux et même, ça n’est pas le plus facile, avec les écologistes. Après avoir soutenu les yeux ouverts François Hollande, nous voulons l’aider à réussir car il s’agit de redresser la France.       <br />
              <br />
       <b>La tendance souverainiste, défendue par le MRC, est aujourd’hui défendue par d’autres partis comme le Front national ou Debout la république et des courants représentés par des personnalités comme Arnaud Montebourg au PS, Henri Guaino à l’UMP. Pourquoi n’envisagez-vous pas une alliance souverainiste plus large, sous la bannière d’un candidat unique ?</b>       <br />
       Le Front national est l’adversaire de tous les démocrates et de tous les républicains.  Le Front national de Marine Le Pen n’est pas l’héritier intellectuel et politique du souverainisme des années 1990. C’est une imposture. Car le Front national ne cherche pas à sortir la France de la crise ; cette crise étant le terreau sur lequel il prospère.          <br />
              <br />
       Henri Guaino a noué une alliance personnelle avec Nicolas Sarkozy dont il a été le parolier. C’est une personne sincère et entière mais il s’est complètement fourvoyé auprès d’un mauvais maître qui a totalement aligné la France sur l’Allemagne au niveau européen, gouverné le nez sur le triple A et abîmé la fonction présidentielle. Drôle de souverainisme...       <br />
              <br />
       Arnaud Montebourg a conduit une campagne courageuse et intéressante pendant la primaire socialiste. Il a su donner un contenu à ce ministère de l’Industrie new look (et je ne pense pas seulement à la marinière). Il a un rôle important à jouer pour l’avenir de la gauche...le Mouvement Républicain et Citoyen également. Les alliances ne nous obsèdent pas, ce qui compte ce sont les idées. Nous entendons bien faire cavalier seul aux élections européennes pour porter notre conception d’une Europe indépendante reposant sur les nations qui demeurent le cadre vivant de la démocratie. Et si lundi, Arnaud Montebourg souhaite adhérer au MRC, nous l’accueillerons chaleureusement : il est le bienvenu ! Il serait une très bonne tête de liste MRC pour l'élection européenne de 2014.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Propos recueillis par Jean-Benoît Raynaud</span>       <br />
              <br />
       Source : <a class="link" href="http://www.atlantico.fr/decryptage/congres-mouvement-republicain-et-citoyen-que-reste-t-idees-jean-pierre-chevenement-jean-luc-laurent-578356.html?page=0,0">Atlantico</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <link>https://www.mrc-france.org/Le-MRC-partage-l-objectif-de-redressement-de-la-France-et-entend-etre-la-boussole-republicaine-de-la-majorite_a386.html</link>
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   <title>Budget, finances publiques: une appréciation responsable et lucide</title>
   <pubDate>Wed, 24 Oct 2012 21:26:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
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   <![CDATA[
   Le 23 octobre, les députés du MRC ont voté le budget (partie « recettes ») mais se sont abstenus sur la loi de programmation des finances publiques. Voici le résumé de l'intervention de Marie-Françoise Bechtel, 1ère Vice-présidente du MRC, députée de l'Aisne, lors du débat à l'Assemblée nationale le 17 octobre     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.mrc-france.org/photo/art/default/4845103-7243490.jpg?v=1351107567" alt="Budget, finances publiques: une appréciation responsable et lucide" title="Budget, finances publiques: une appréciation responsable et lucide" />
     </div>
     <div>
      La loi de programmation des finances publiques (LpF) détermine l’évolution des finances publiques et donc le budget de l’Etat sur 5 ans, quand la loi de finances (LF) définit le budget annuel. C’est donc l’action publique dans son ensemble et l’avenir des Français à court et moyen terme qui sont ici en jeu.       <br />
              <br />
       <span class="u">Pourquoi avons-nous voté le budget annuel (LF partie « recettes ») ?</span>       <br />
              <br />
       Nous nous félicitons que ce texte traduise avec fidélité les engagements du Président de la République. Nous avons approuvé ces engagements, même s’ils étaient à nos yeux conditionnés à une négociation sur le retour d’une croissance plus effective. Nous ne sommes d’ailleurs pas de ceux qui croient que l’objectif des 3% de déficit pourra être atteint.       <br />
              <br />
       Les raisons qui nous conduisent à voter ce texte tiennent à ses trois aspects majeurs :       <br />
              <br />
       <ul class="list"><li>D’abord le rééquilibrage de la partie « recettes » en faveur de la justice fiscale. Ce rééquilibrage ne pouvait plus attendre après tant de cadeaux inutiles faits par la majorité précédente aux plus aisés et tout particulièrement à l’économie de la rente, instituant à son profit un véritable assistanat, celui même que le camp conservateur est si prompt à reprocher aux mesures sociales.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Ensuite, nous soutenons les priorités retenues, qui sont bien celles qui ressortent de longue date des aspirations des Français :        <br />
       -l’éducation, sujet majeur bien négligé depuis de longues années et à quels risques pour l’avenir de notre pays !        <br />
       -la sécurité et la justice, dont les budgets prennent aussi des couleurs.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Nous sommes enfin particulièrement sensibles à la volonté de bâtir une stratégie de politique industrielle nationale et de remettre sur pied l’activité des entreprises, notamment des entreprises industrielles et de recherche. Nous avons d’ailleurs proposé des amendements en ce sens.        <br />
              <br />
       <span class="u">Pourquoi avons-nous décidé de nous abstenir sur la loi de programmation des finances publiques (LpF) ?       <br />
       </span>       <br />
       Ce texte est ambigu et ne permet pas de garantir la souveraineté du Parlement :       <br />
              <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li>Il intègre les engagements nés du Traité budgétaire européen (TSCG), sur lesquels nous avons été invités à nous prononcer librement. Mais le TSCG est une chose, autre chose est le « six-pack », ensemble de règles extrêmement rigides et contraignantes pour nos finances publiques qui émane de Bruxelles et a été adopté par l'UE en 2011. Or le « six-pack », qui reste extérieur à la loi de programmation des finances et au TSCG, n’a pas été discuté par la représentation nationale. Nous ne savons donc rien de l'articulation entre le TSCG et le « six-pack ».       
       </li></ul><ul class="list"><li>Résultat : allons-nous additionner des procédures mal compatibles ? Laquelle prévaudrait en cas de contrariété ? Quelles en seraient les conséquences pour le Parlement ? Sera-t-il appelé à repousser encore les limites qu'il a consenties par le TSCG à l'exercice de sa souveraineté ? Aura-t-il le dernier mot en matière de finances publiques, ou les textes de l'UE l’emporteront-ils ?       <br />
              <br />
       Ces ambiguïtés sont préoccupantes et jettent sur la loi de programmation des finances une véritable obscurité. C’est pourquoi nous avons décidé de nous abstenir de la voter.       <br />
              <br />
              <br />
       Lire l'intervention complète et voir la vidéo sur<a class="link" href="http://www.bechtelpourlaisne.fr/2012/10/23/le-23-octobre-j-ai-vot%C3%A9-le-budget-partie-recettes-mais-je-me-suis-abstenue-sur-la-loi-de-programmation-des-finances-publiques/"> le site de Marie-Françoise Bechtel       <br />
       </a></li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/Budget-finances-publiques-une-appreciation-responsable-et-lucide_a364.html</link>
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