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  <title>MRC - Mouvement Républicain et Citoyen</title>
  <description><![CDATA[Site officiel du MRC. Découvrez les élus, le programme, les positions, l'organisation et l'équipe du Mouvement Républicain et Citoyen. Articles, communiqués, adhésions.]]></description>
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   <title>MRC - Mouvement Républicain et Citoyen</title>
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   <title>Brexit : les vraies conséquences</title>
   <pubDate>Thu, 30 Jun 2016 11:29:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Moschetto</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Tribune de Bruno Moschetto, Secrétaire national aux questions économiques, parue sur LaTribune.fr, jeudi 30 juin 2016.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.mrc-france.org/photo/art/default/9768684-15766474.jpg?v=1467279331" alt="Brexit : les vraies conséquences" title="Brexit : les vraies conséquences" />
     </div>
     <div>
      L'Angleterre, je la veux toute nue, aurait dit le Général de Gaulle, c'est-à-dire, sans attaches. Il craignait qu'à un moment ou à un autre elle prenne « le grand large ». Aussi l'empêcha-t-il d'entrer dans la Communauté Economique Européenne (CEE) en 1962, dès sa première tentative d'adhésion. Il opposa à nouveau un refus cinq ans plus tard, en 1967. Et c'est seulement à la troisième requête, que le Président Pompidou leva la barrière en 1973. La France était à l'époque, le véritable chef d'orchestre de l'Europe. Après plus de quarante cinq ans de cohabitation, le Royaume- Uni vient de décider de larguer les amarres après un vote référendaire a priori sans appel compte tenu du résultat       <br />
              <br />
       Il nous est apparu intéressant de chercher l'explication à ce vote de retrait. A la réflexion, elle est relativement simple. L'Angleterre a absolument voulu adhérer à le CEE car l'Europe était à l'époque un havre de prospérité. Elle la quitte car celle-ci est devenue depuis plus d'une décennie, une économie dominée par l'austérité. Le bateau européen prenant l'eau, et ce vraisemblablement pour longtemps, les Britanniques le quittent. On ne saurait leur reprocher un tel réalisme.       <br />
       <b>       <br />
       Recherche de flexibilité salariale</b>       <br />
              <br />
       Si l'on affine l'analyse, le cœur de l'explication se trouve par la pratique, en Grande-Bretagne, d'une recherche continue de la flexibilité des salaires. Nous savons qu'il n'y existe pas de salaire mensuel minimum, qu'il n'existe pas une durée minimale de temps de travail hebdomadaire, que 2,5 % de la population active est contrainte à la pratique du contrat de travail à zéro heure « zero hour contract » (ZHC). Evidemment, dans ce contexte, le taux de chômage ainsi obtenu est seulement de 5%, alors qu'en Espagne il est de 25%. Il n'est pas étonnant que cela favorise l'immigration intra-européenne en Grande-Bretagne où les salaires sont malgré tout attrayants pour les travailleurs de certains pays membres de l'Union européenne, notamment ceux de Pologne.       <br />
              <br />
       Aussi, cela est vrai, ces travailleurs prennent-ils sans entrave les emplois des Britanniques sur le sol anglais où ils peuvent librement pénétrer. Le résultat de ce referendum devrait mettre un terme à ce manège à la grande satisfaction des travailleurs insulaires. Les dispositions de la loi El Khomri, dont la finalité est justement la recherche de la flexibilité salariale pour parvenir à la compétitivité économique avec des conséquences sociales identiques, devrait nous faire réfléchir à ce parallèlisme et légitime davantage encore notre refus de voter ce projet de loi qui vient de mettre si inopportunément le feu aux poudres.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b> Un vote de réflexe pour la survie</b>       <br />
              <br />
       Par ailleurs, le clivage entre les partisans du « in »  et ceux du « out » révèle l'opposition entre l'Angleterre pauvre et l'Angleterre riche. Rien n'a changé depuis « Sybil et les Deux Nations » de Disraeli publié en 1845 ! A cet égard, il est tout à fait condamnable d'assimiler ce vote d'une population pauvre à un vote populiste. C'est un vote de réflexe qu'une majorité significative de la population a fait pour sa survie. Ce vote doit être absolument respecté. Nous n'avons pas, ni aujourd'hui ni demain, à nous ingérer dans ses affaires intérieures. L'Angleterre est plus que jamais « Prince en son Royaume ».       <br />
              <br />
       <b>Mettre un terme à la déflation importée</b>       <br />
              <br />
       L'Angleterre de demain ne sera pas nécessairement la perdante de cette sortie démocratique et volontaire. Détentrice déjà, à la différence des autres membres de l'Union européenne, d'une triple souveraineté cambiaire, monétaire et budgétaire, elle va pouvoir en gérant les flux démographiques extérieurs mettre un terme à une politique de déflation importée. Elle n'aura aucun mal à retrouver la cible inflationniste après laquelle court désespérément Mario Draghi. Il est tout aussi naïf de penser que ce retrait va pénaliser les activités de la City. Ainsi, par exemple, le marché de l'euro, qui concerne les achats et les ventes de cette unité monétaire ainsi que les prêts et les dépôts dans cette même unité monétaire, s'est progressivement installé sur la place de Londres depuis plus de quinze ans, dès l'introduction de l'euro ! Ce marché n'a pas de vocation à se déplacer dans les années à venir. Les marchés ont leurs propres pratiques : ils sont conservateurs et les Anglais sont de grands financiers et de grands commerçants. On ne peut espérer que le Stock Exchange s'installe au Palais de la Bourse de sitôt. !       <br />
              <br />
       <b>Europe: constituer une troika avec l'Italie et l'Espagne</b>       <br />
              <br />
       En toute hypothèse, la France ne doit pas rester inerte après le départ du Royaume Uni - cinquième puissance économique du monde - et qui bénéficie d'une alliance toute particulière avec les Etats-Unis et l'ensemble des pays du Commonwealth. Aussi, dans ce contexte, afin de faire face à l'éloignement d'un partenaire puissant, faut-il concevoir une autre Europe et un autre euro auxquels nous sommes particulièrement attachés.       <br />
              <br />
       Pour ce qui concerne l'Europe, nous avons connu un ménage à trois avec un Royaume Uni à économie libre échangiste et à politique indépendante d'une part, et une Allemagne politiquement fédéraliste et économiquement anti-inflationniste, d'autre part. Maintenant, nous allons nous trouver seuls face à elle et nous savons que  le couple franco-allemand n'est pas équilibré. Aussi, faut-il tendre à constituer, en contrepoids de ce couple, une Troïka avec nos sœurs latines, l'Espagne et l'Italie avec lesquelles nous avons de nombreuses racines communes à commencer par notre langue mère. Ainsi, la France aurait une double appartenance, à la fois membre du couple et de la troïka. La France redeviendrait ainsi le centre de gravité de l'Europe.       <br />
              <br />
       <b>Nationaliser l'euro</b>       <br />
              <br />
       Quant à l'euro, nous rappelle l'article premier du chapitre premier de notre code monétaire et financier : « C'est la monnaie de la France  - Il est divisé en cent centimes ». Il a vocation à le demeurer. Afin de passer cette zone de turbulences et de pouvoir dominer les vents contraires, il nous faut absolument nationaliser l'euro ainsi que le préconise depuis longtemps le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) et désormais son candidat à l'élection présidentielle, Bastien Faudot. Au titre de cette réforme il s'agit tout simplement de débaptiser notre monnaie, l'euro-euro en euro-franc. Rien ne serait changé pour ses détenteurs qu'ils soient résidents ou non. Rien ne serait changé quant à la nature et au volume de notre endettement public vis-à-vis des résidents et des non résidents. Rien n'empêcherait les autres partenaires de la zone euro d'en faire autant en débaptisant l'euro-euro en autant d'euro nationaux. D'après les informations publiées dans la presse, le prix Nobel Joseph Stiglitz envisage de recommander, dans son prochain livre à paraître le 15 septembre, pour que la zone euro soit viable, que ses membres adoptent une telle réforme.       <br />
               <br />
       <b>Une triple souveraineté retrouvée</b>       <br />
              <br />
       Limitée à deux ans - durée minimale qu'il faudra pour négocier la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne -, nous récupérerions immédiatement notre souveraineté en matière de politique de change, monétaire et budgétaire, ce qui nous permettrait d'adopter une politique de relance par la demande et de donner le « la » à nos partenaires européens. Cette triple souveraineté retrouvée nous permettrait peut-être de faire aussi bien que la Grande-Bretagne dans l'avenir dont les citoyens ont fait preuve aujourd'hui de réalisme. A nous d'être euro réalistes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <link>https://www.mrc-france.org/Brexit-les-vraies-consequences_a990.html</link>
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   <title>La France doit demander à la Grande-Bretagne le déclenchement rapide de l’article 50 du Traité de Lisbonne</title>
   <pubDate>Tue, 28 Jun 2016 18:15:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Luc Laurent</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, mardi 28 juin 2016.     <div>
      L’Assemblée nationale a débattu cette après-midi des suites du référendum Britannique et la préparation du Conseil européen.       <br />
       	       <br />
       Si Manuel Valls s’est surtout livré à une condamnation facile et attendue des « populismes », sa déclaration est rassurante sur un point: il a indiqué clairement que la France n’était pas sur la ligne punitive de nombreux responsables européens. Le Premier ministre s’est tenu loin des déclarations délirantes qui occupent le débat depuis quelques jours. Croire que plus douloureuse sera la sortie de la Grande Bretagne de l'Union Européenne, plus dissuasif sera l’exemple pour les autres peuples européens est un réflexe primaire.  Les citoyens britanniques ont fait leur choix, ils ne doivent pas être traités comme des enfants.       <br />
              <br />
       Ce choix doit être doublement respecté.       <br />
              <br />
       D’abord par les institutions européennes. Il ne serait pas étonnant que les discours d’apparence martiale se transforment en une politique de déni. Ensuite par les conservateurs britanniques, dans leurs différentes factions, qui ont choisi une attitude inquiétante depuis l’annonce du résultat.  La tentation de faire trainer les négociations voire de revenir d’une manière ou d’une autre sur le vote de dimanche dernier existe. Elle doit être combattue pour une question de principe. Par ailleurs, une Europe déjà malade de l’austérité, des politiques disciplinaires, de l’effondrement de Schengen et du fédéralisme rampant peut-elle se permettre une telle période de flottement ?       <br />
              <br />
       La France doit appeler la Grande-Bretagne à une activation rapide de la procédure de sortie prévue à l’article 50 du Traité de Lisbonne. Le vote britannique implique toutes les démocraties européennes. Ce vote historique doit être suivi d’effets sauf à remettre en cause gravement le pacte démocratique.       <br />
              <br />
       Enfin, ce vote doit être suivi des bonnes questions pour nous autres, pays membres de l’UE : la crise est profonde et l’Europe telle que nous la connaissions n’a plus d’avenir car elle ne rencontre plus l’adhésion populaire. Pour en sortir, la France doit proposer une Europe de la coopération qui laisse respirer la démocratie et les Etats-nations, plutôt que rêver à « un saut fédéral » dont les conséquences seraient catastrophiques.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <link>https://www.mrc-france.org/La-France-doit-demander-a-la-Grande-Bretagne-le-declenchement-rapide-de-l-article-50-du-Traite-de-Lisbonne_a989.html</link>
  </item>

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   <title>Brexit : une procédure admirable et un choix de liberté</title>
   <pubDate>Fri, 24 Jun 2016 17:24:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Luc Laurent</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, vendredi 24 juin 2016.     <div>
      La Grande-Bretagne a choisi de sortir de l’Union européenne à l’issue d’un débat sérieux. La procédure est admirable et le résultat consacre un choix de liberté qui doit être absolument respecté. Ni l’Union européenne ni les Etats membres ne doivent se mettre en tête de faire payer ou punir la Grande-Bretagne. La construction européenne a beau être fâchée avec la démocratie: la Grande-Bretagne ne revotera pas !       <br />
              <br />
       L’Union européenne, cette machine à avancer perpétuellement, en contournant les obstacles démocratiques si nécessaire, connait un coup d’arrêt majeur. C’est une bonne nouvelle pour la France comme pour l’ensemble des Etats membres.       <br />
              <br />
       La France doit être à l’avant-garde de la négociation avec Londres pour organiser une sortie juste et efficace de l’Union européenne.. La Grande-Bretagne est un pays voisin, ami et allié, une grande nation européenne souvent à l’avant-garde de la liberté et la France doit avoir le souci de préserver la relation franco-britannique et jeter les bases d’un futur partenariat UE-Grande-Bretagne       <br />
              <br />
       La France est marginalisée sur la scène européenne. Après les années d’agitation suiviste de Nicolas Sarkozy, François Hollande est sur la défensive depuis son refus de renégocier le traité d’austérité TSCG en 2012 et sa soumission au carcan budgétaire et monétaire imposé par Bruxelles et Berlin, relayé par Bercy.       <br />
              <br />
       L’Europe du « surveiller et punir » produit la récession, le chômage et le recul des coopérations et des solidarités. La crise explose à la périphérie mais elle est brûlante dans tous les Etats membres.       <br />
              <br />
       Il serait bon que le Conseil européen ne perde pas trop de temps en essayant d’habiller en « relance » ce qui constitue une crise majeure.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/Brexit-une-procedure-admirable-et-un-choix-de-liberte_a988.html</link>
  </item>

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   <title>Brexit : un vote sans appel</title>
   <pubDate>Fri, 24 Jun 2016 10:10:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Ladislas Polski</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Communiqué de Ladislas Polski, secrétaire national aux relations européennes et internationales, vendredi 24 juin 2016.     <div>
      Le vote, qui semble sans appel, du peuple britannique en faveur de la sortie de son pays de l'Union européenne, est une nouvelle secousse après laquelle il ne faut pas continuer de faire comme si de rien n'était.       <br />
              <br />
       Bien sûr, la Grande-Bretagne a toujours occupé une place à part au sein de l'Union européenne. Mais la sortie de l'Union d'une nation de cette envergure continue de révéler une crise européenne qui oblige à un changement de cap.       <br />
              <br />
       La question européenne doit être au centre du débat public à l'occasion de l'élection présidentielle.       <br />
              <br />
       C'est le non respect par le président Hollande de son engagement numéro 1 en 2012, celui de renégocier les traités européens, qui est la tâche originelle de son quinquennat, à la source de tous les renoncements et de toutes les décisions destinées à satisfaire aux exigences de la commission européenne et de l'Allemagne, au premier rang desquelles l'obsession de rigueur budgétaire entièrement dévouée à la stabilité monétaire mais délétère pour l'investissement public.       <br />
              <br />
       Il est temps de revoir la construction européenne et de lui donner une géométrie variable où chaque nation puisse trouver sa place en fonction des intérêts de ses peuples.       <br />
              <br />
       Le Mouvement Républicain et Citoyen fera entendre pour l'élection présidentielle la voix spécifique qu'il porte depuis de nombreuses années pour une réorientation de la construction européenne vers une Europe des nations.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/Brexit-un-vote-sans-appel_a987.html</link>
  </item>

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   <title>"Une renégociation des accords du Touquet est indispensable"</title>
   <pubDate>Wed, 17 Feb 2016 11:38:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Question de Christian Hutin, député du Nord et vice-président du MRC, à Bernard Cazeneuve, ministre de l'interieur, lors de la séance de questions au gouvernement du 16 février 2016.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      Je pensais, monsieur le ministre de l’intérieur, que depuis 1880 et le rattachement à la France de Nice et de la Savoie, les frontières nationales n’avaient pas été modifiées. Or aujourd’hui et depuis six ou sept ans, les accords de Schengen n’ayant pas été signés par la Grande-Bretagne, la frontière britannique s’est déplacée de fait de ce côté-ci de la Manche. Désormais, à Calais, à Grande Synthe, à Dunkerque, c’est nous qui assumons la garde de cette frontière, c’est nous qui assumons la police, la justice, de belle manière d’ailleurs et courageusement, c’est nous qui assumons l’humanitaire.       <br />
              <br />
       Pourrions-nous, monsieur le ministre, dans le cadre d’une renégociation des accords du Touquet qui me semble absolument indispensable tant la situation devient intenable, rappeler à nos amis anglais que Calais, si elle a été la dernière place forte britannique sur le territoire français aujourd’hui ne l’est plus, que ma petite-fille, qui est née il y a deux jours à la maternité de Calais n’est pas binationale, que Louis XIV – excusez du peu – a racheté Dunkerque en 1652 et que la frontière anglaise ne passe ni à Calais ni a Dunkerque.       <br />
              <br />
       La situation est aujourd’hui intenable pour la population et pour le secteur économique. Je remercie l’Angleterre de l’obole qu’elle nous verse pour dresser des barrières autour de nos ports, mais l’activité du port de Calais, comme de celui de Dunkerque, n’en souffre pas moins.       <br />
              <br />
       Merci Majesté, mais cela ne suffit pas. Je pense qu’il est temps de mettre les Britanniques devant leurs responsabilités et je sais que je peux compter sur vous et votre ténacité pour le faire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Bernard Cazeneuve, ministre de l’intérieur</b>       <br />
       Monsieur le député, le sujet que vous évoquez est un sujet extrêmement sérieux et difficile qui appelle une approche pragmatique et tout aussi sérieuse.       <br />
              <br />
       Les accords du Touquet ont été signés au début des années 2000. Ils reposent sur l’idée que si l’on veut éviter de laisser des migrants entre les mains des passeurs sur la façade septentrionale française et de les mettre dans une situation humanitaire intenable, il faut éviter d’ouvrir cette frontière.       <br />
              <br />
       Si demain, dans le cadre d’une renégociation des accords du Touquet, nous ouvrions la frontière, ce ne sont pas quelques milliers de migrants qui seraient à Calais, ce serait des dizaines de milliers compte tenu de la situation migratoire en Europe. Et tous ceux qui aujourd’hui demandent la renégociation des accords du Touquet et l’ouverture de la frontière appelleraient le Gouvernement à sa responsabilité en s’interrogeant sur les raisons pour lesquelles nous aurions fait ce choix.       <br />
              <br />
       Nous avons donc pris la décision de rendre étanche cette frontière parce que nous devons démanteler les filières de passeurs. Ce sont 25 % de filières supplémentaires que nous avons démantelées, et, vous le savez, à Grande-Synthe ce matin ce sont dix-sept passeurs, dix-sept acteurs de la traite des êtres humains qui ont été mis hors d’état de nuire.       <br />
              <br />
       Ensuite, nous voulons offrir une solution humanitaire à ceux qui sont à Calais et Grande-Synthe. Nous avons ouvert 98 centres d’accueil et d’orientation qui ont permis de relocaliser et d’orienter vers la demande d’asile 2 500 personnes qui étaient à Calais, et nous avons continué à expulser ceux qui ne relèvent pas de l’asile en France et qui doivent être reconduits dans leur pays d’origine si nous voulons assurer l’asile dans de bonnes conditions.       <br />
              <br />
       Quant au résultat de cette politique, vous ne l’avez pas souligné dans votre question. Grande-Synthe, où il y avait 3 000 migrants au mois de décembre, n’en compte plus que 1 500 ; Calais, où il y en avait 6 000 à la même époque, n’en compte plus aujourd’hui que 3 800. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>https://www.mrc-france.org/Une-renegociation-des-accords-du-Touquet-est-indispensable_a946.html</link>
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   <title>"Notre pays ne manque pas de religion mais de civisme"</title>
   <pubDate>Sun, 10 May 2015 16:27:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Marie-Françoise Bechtel, députée de l'Aisne et vice-présidente du MRC, était invitée de l'émission Hondelatte Direct sur BFMTV, vendredi 8 mai 2015. Elle débattait avec Marie-Laure Harel, conseillère municipale UMP de Paris.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      <span class="u">Verbatim express</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Au sujet des résultats des élections britanniques</span>       <br />
       <ul class="list"><li>Sur la question du référendum sur l'Europe, David Cameron a un côté arroseur arrosé. On sent qu’il est bien embêté maintenant car il y a au Royaume-Uni un sentiment d’originalité: l’Angleterre est le plus vieil Etat d’Europe. Il y  a cette idée de &quot;Pourquoi on déciderait ailleurs que chez nous ?&quot;. Ils n’emploient pas le terme de souveraineté mais c’est exactement la même chose. Et puis, il y aussi l’idée qu’ils sont capables d’être performants tout seuls. Avec la City, ils ont des services financiers hautement performants dans le monde.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Ce que la France reproche à l’Europe n’est pas la même chose. La France veut défendre un certain modèle où la protection sociale joue son rôle. Ce n’est pas du tout le problème du Royaume-Uni, qui est ultra libéral, alors que c’est plutôt pour cette raison que nous critiquons la dérive de l’UE vers les marchés financiers et surtout les contraintes considérables qui sont imposées par le traité dit d’austérité négocié par Nicolas Sarkozy et ratifié, bien malheureusement, par François Hollande.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Les choses ne sont pas simples. On ne peut pas  comparer avec la situation française. Rappelez-vous que cela va faire 10 ans dans quelques jours que la France a dit non à la constitution européenne. Les deux principaux partis ont ensuite fait voter au Parlement quelque chose qui allait directement à l’encontre de la volonté souveraine du peuple français sur une affaire de traité engageant nos compétences étatiques. C’est une affaire assez grave. Cela ne s’est pas passé en Grande-Bretagne, nous avons déjà cette grande différence.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Si Cameron fait un referendum, il le fera certainement avec une question un peu complexe : « Êtes-vous pour une Europe qui serait réformée de telle ou telle façon ? ». C’est très intéressant, nous pourrions faire la même chose. En réalité nous nous divisons non pas sur l’appartenance à l’Europe mais sur l’Europe telle qu’elle est. Faut-il que tout cela continue ainsi ?</li></ul>
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      <span style="font-style:italic">       <br />
       A propos du livre d'Emmanuel Todd sur le 11 janvier</span>       <br />
       <ul class="list"><li> Emmanuel Todd a un peu caricaturé sa propre position. C’est un intellectuel extrêmement brillant. Il est très provocateur et n’a pas de responsabilité politique.  Tout cela conduit assez facilement à aller loin.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Sans doute y a-t-il eu une dimension un peu islamophobe, qui n’était pas recherchée mais objectivement a résulté de ce rassemblement. Une musulmane m’a dit « je serais bien allée manifester mais j’ai eu peur qu’avec mon voile, on ne comprenne pas que je sois là ».       
       </li></ul><ul class="list"><li> Là où Todd se trompe c’est que le 11 janvier il y a eu un élan démocratique et républicain, ce qui sont déjà deux choses différentes. La démocratie c’est la liberté d’expression, la République c’est l’élan collectif et le civisme. Il y  avait encore une troisième dimension, qu’il sous-traite complétement : la dimension nationale. Les gens pensaient que c’était la France qui était attaquée. Je crois que c’est cela qui a mobilisé beaucoup de gens.       
       </li></ul><ul class="list"><li>La critique que je ferais est la suivante : au nom de la liberté d’expression, on peut tout dire, selon la formule prêtée à Voltaire : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous puissiez le dire ». Personnellement, je ne suis pas une lectrice très emballée par Charlie Hebdo. Et selon moi, il y a tout de même une forme d’absence de responsabilité par rapport à l’intérêt national.        
       </li></ul><ul class="list"><li>La presse peut dire ce qu’elle veut et pousser la caricature jusqu’au bout, mais notre pays n’est pas dans une situation facile vis-à-vis du terrorisme. Est-ce bien le moment d’attiser les rancœurs, les tensions ? Je n’en suis pas sure. La ligne éditoriale de Charlie Hebdo était tout de même très agressive vis-à-vis de l’islam. Elle l’était aussi vis-à-vis des autres religions mais, disons qu’ils étaient concentrés depuis quelques mois sur cette ligne. La presse anglo-saxonne, par exemple, n’a jamais publié ces caricatures.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sur les propos de Nicolas Sarkozy sur le &quot;manque de religion en France&quot;</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li>Notre pays manque de civisme, il manque de foi dans une République vivante mais je ne crois pas du tout que notre pays manque de religion.       
       </li></ul>
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   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/Notre-pays-ne-manque-pas-de-religion-mais-de-civisme_a784.html</link>
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