<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <channel>
  <title>MRC - Mouvement Républicain et Citoyen</title>
  <description><![CDATA[Site officiel du MRC. Découvrez les élus, le programme, les positions, l'organisation et l'équipe du Mouvement Républicain et Citoyen. Articles, communiqués, adhésions.]]></description>
  <link>https://www.mrc-france.org/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-03-05T09:39:23+01:00</dc:date>
  <image>
   <url>https://www.mrc-france.org/var/style/logo.jpg?v=1358493893</url>
   <link>https://www.mrc-france.org/</link>
   <title>MRC - Mouvement Républicain et Citoyen</title>
  </image>
  <geo:lat>48.8456779</geo:lat>
  <geo:long>2.3813936</geo:long>
  <atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="alternate" href="https://www.mrc-france.org/xml/atom.xml" type="text/xml" />
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.mrc-france.org,2026:rss-8338683</guid>
   <title>L'année du Macron</title>
   <pubDate>Fri, 02 Oct 2015 13:25:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Luc Laurent</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Tribune de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, parue sur le site Huffington Post, vendredi 2 octobre 2015.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.mrc-france.org/photo/art/default/8338683-13063635.jpg?v=1443785480" alt="L'année du Macron" title="L'année du Macron" />
     </div>
     <div>
      L'astrologie chinoise ne retient pas cette dénomination mais en France, l'année du Macron vient de s'achever. Il faut reconnaitre le grand talent dont le ministre, nommé il y a un an en septembre 2014 pour succéder à Arnaud Montebourg, a fait preuve pour se placer au centre de l'action gouvernementale, avec un projet de loi &quot;Macron&quot; qui a occupé le Parlement un semestre, comme au centre du jeu politique par un festival de déclarations fracassantes sur les 35 heures, le droit du travail ou le statut de la fonction publique. Je retiens cinq éléments de cette année du Macron.       <br />
              <br />
       <b>1. Renoncer à la gauche en Europe</b>. Accepter sans discuter le cadre européen c'est renoncer à la croissance. Emmanuel Macron était à l'Elysée de 2012 à 2014, il était donc aux premiers loges de la scène initiale du quinquennat lorsque François Hollande a renoncé à toute renégociation du traité TSCG par la France. A l'été 2012, la France s'est coulée dans la discipline européenne et a ratifié le traité Merkel-Sarkozy. Logiquement, la France a alors entamé une politique d'ajustement budgétaire qui, s'ajoutant aux hausses d'impôts décidées par François Fillon, a littéralement tué la reprise économique qui s'amorçait.       <br />
              <br />
       <b>2. Keynes en autocar</b>. De 2011 à 2013, notre politique budgétaire a mis le pays au bord de la récession et transformé 2% de croissance potentielle en croissance zéro (chiffres de l'OFCE). La purge inspirée par Bercy, Bruxelles et Berlin nous a cassés économiquement et politiquement. Il faut partir de là pour comprendre que désormais, avec la loi Macron, le gouvernement recherche la croissance par le développement des autocars ou l'ouverture des commerces le dimanche. Privé de politique monétaire et de politique budgétaire, la gauche Macron invente le keynésianisme en autocar. Là où le néo-libéralisme orthodoxe, celui qu'on applique à la Grèce depuis 2010 par exemple, réclame des réformes structurelles, la gauche Macron privilégie les réformettes structurelles qui sont autant de coups d'épingles, de preuves de réformisme envoyé à Bruxelles et de victoires idéologiques sur la vieille gauche.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>       <br />
       3. L'Etat spectateur</b>. Depuis les années 1970, la deuxième gauche nous a habitué à critiquer le rôle de l'Etat dans l'économie et miser sur la société. Plus de 30 ans après le tournant de la rigueur et la conversion de la gauche au &quot;réalisme&quot;, il ne reste plus grand-chose de l'Etat dans l'économie. Même l'Etat stratège n'est plus qu'un slogan. Alstom, Alcatel, ces deux grands groupes symbolisent l'absence de toute politique industrielle. Le groupe Areva a vu une démission complète de l'Etat actionnaire qui a laissé prospéré des conflits intestins d'une supposée &quot;équipe de France du nucléaire&quot;. Ce que le nouvel Etat fait en matière de politique d'attractivité et d'innovation est essentiel mais il ne doit pas faire oublier ce que l'Etat ne fait plus: le pilotage stratégique de ces grandes entreprises. Actionnaire passif, stratège verbal... l'Etat conduit une politique industrielle hôtelière.       <br />
              <br />
       <b>4. Le mépris du politique</b>. Au rejet de l'Etat en économie, Emmanuel Macron ajoute le mépris du politique. Un de ces éphémères prédécesseurs, Francis Mer, avait déjà abusé du &quot;Vous, les politiques&quot; alors qu'il était... ministre de l'Economie. Haut-fonctionnaire du Trésor puis banquier d'affaires, Emmanuel Macron a fait le choix de renouer avec l'intérêt général et servir son pays. C'est un choix louable. Malheureusement, il cultive un mépris de la démocratie et de ses contraintes. L'examen de la loi Macron a été un épisode très ambivalent : un long débat de fond et une absence de vote. Homme de conviction et d'argumentation, le ministre a pris le temps du débat parlementaire pour finalement échouer à convaincre et voir le gouvernement avoir recours à la procédure du &quot;49.3&quot;. Cette absence de vote final a totalement floué les parlementaires. Depuis, le traité de Lisbonne adopté en violation du référendum de 2005, nous n'avons plus d'illusion sur la rigueur démocratique des élites européistes. En Italie, on a vu un Mario Monti, &quot;réformer&quot; l'Italie avec un gouvernement de technocrates avant de fuir le suffrage universel. En Grèce, après la victoire de Syriza aux législatives du mois de janvier, les Européens ont traité indifféremment avec le gouvernement et l'opposition. Dans la nouvelle gouvernance européenne, la démocratie n'a plus une place assurée : &quot;On ne gouverne pas contre les traités&quot; (Jean-Claude Juncker).       <br />
              <br />
       <b>5. Trop d'économie</b>. La fonction de Ministre de l'Economie le pousse dans ce sens mais Emmanuel Macron fait preuve d'un économisme constant qui pense que tous les problèmes peuvent se régler à l'aune du marché, de l'offre et de la demande. La crise des réfugiés ? &quot;Une chance pour l'économie&quot;. Les agents de l'Etat ? Des salariés comme les autres. Dans une France qui vient de connaitre deux années de croissance zéro, où les statistiques recensent 3 millions de chômeurs, et où la réalité du sous-emploi est bien plus vaste, on comprend que les problèmes économiques viennent d'abord. Mais la politique ne peut pas se réduire à un ingénierie économique et sociale où l'on ajusterait taux de chômage et produit intérieur. L'école de la République doit former des citoyens éclairés et des individus libres et pas seulement veiller à l'employabilité des futurs salariés. La loi qui protège, la frontière qui distingue, l'Etat qui organise, voilà trois piliers politiques qui échappent la loi du marché, au jeu de l'offre et de la demande et que le Ministre tout à son économisme ne semble pas comprendre.       <br />
              <br />
       Y-aura-t-il un An 2 pour la gauche Macron ? Difficile à dire à quelques semaines des élections régionales de décembre qui sont la dernière élection intermédiaire du quinquennat et s'annoncent extrêmement difficiles pour l'ensemble de la gauche. Le soutien apparent de l'opinion au personnage Macron sera de bien peu de poids face à la froide réalité électorale de décembre. Comme la loi Macron était minoritaire dans l'hémicycle au mois de février dernier, la gauche Macron est minoritaire dans le pays. Au lendemain des régionales, le choix sera entre l'accélération ou la réorientation. Il faudra trancher le sort de ce réformisme intransitif qui est indifféremment de gauche ou de droite. On imagine facilement Emmanuel Macron en Premier ministre d'Alain Juppé, comme son mentor Jean-Pierre Jouyet l'a été de Nicolas Sarkozy en 2007. Ce réformisme social-libéral conduit la gauche dans l'impasse et condamne le pays au déclin. Si la gauche ne veut pas mourir en 2017, elle doit relever le défi que lui lance Emmanuel Macron ou être condamnée à être une force d'appoint de la droite.       <br />
              <br />
       --------       <br />
       Source : <a class="link" href="http://www.huffingtonpost.fr/jeanluc-laurent/lannee-du-macron_b_8226392.html?utm_hp_ref=france">Huffington Post</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.mrc-france.org/photo/art/imagette/8338683-13063635.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.mrc-france.org/L-annee-du-Macron_a879.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.mrc-france.org,2026:rss-8319863</guid>
   <title>Face à la gauche Macron</title>
   <pubDate>Tue, 29 Sep 2015 09:52:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Luc Laurent</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Discours de clôture de l'Université de rentrée de Clermont par Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, dimanche 27 septembre 2015.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.mrc-france.org/photo/art/default/8319863-13029415.jpg?v=1443513058" alt="Face à la gauche Macron" title="Face à la gauche Macron" />
     </div>
     <div>
      Merci à tous.       <br />
               <br />
       Merci aux organisateurs.       <br />
               <br />
       Merci aux intervenants pour la qualité de leurs interventions et leur éclairage.       <br />
               <br />
       Ces deux jours ont été utiles et fertiles.       <br />
               <br />
       Une université d’été ne doit pas être un barnum de rentrée et je crois que nous sommes fidèles à cette tradition inventée par les jeunes giscardiens à l’été 1975… il y a quarante ans. Ca pourra surprendre mais il y a 40 ans : on pouvait être jeune et giscardien, et même jeune, giscardien et innovant. Je le dis avec beaucoup de respect alors que nous sommes ici à quelques kilomètres de la ville de Chamalières, chère à l’ancien Président de la République, Valéry Giscard d’Estaing.       <br />
               <br />
       Désormais, dans toute université d’été du Mouvement Républicain et Citoyen, il y a un fantôme.        <br />
               <br />
       Non !        <br />
               <br />
       Non, je ne pense pas à Jean-Pierre Chevènement qui nous a quittés de manière un peu théâtrale au mois de juin, beaucoup ici étaient à ce congrès de Paris et ont dû digérer cela.       <br />
               <br />
       Jean-Pierre n’a rien d’un fantôme, il a finalement trouvé qu’un parti politique était encombrant. Il a souhaité reprendre sa liberté et nous savons qu’il en fera bon usage sur le fond, dans le champ des idées, il n’a pas été avare d’interventions depuis juin. Nous lui souhaitons de faire bon usage de sa liberté dans le champ pratique où doivent s’articuler analyse et action.       <br />
               <br />
       Une divergence d’analyse conduit logiquement à des actions différentes.        <br />
              <br />
       Je suis convaincu que la voie difficile que nous avons choisi collectivement semble bien moins chimérique que la grande coalition à laquelle il est facile de rêver mais qu’on a beaucoup plus de mal à penser pratiquement. « Il n’y pas de politique qui vaille en dehors des réalités » disait le Général de Gaulle.       <br />
               <br />
       Désormais dans toute université d’été du Mouvement Républicain et Citoyen, il y a un fantôme.       <br />
               <br />
       Non !       <br />
               <br />
       Non, je ne pense pas à Florian Philippot. Je ne pense pas à lui et je ne m’attarderai pas sur son cas. On connait l’auto-désignation habile du personnage qui ne perd jamais une occasion de se revendiquer « chevènementiste », on connait la gourmandise que certains journalistes ont à nous le mettre dans les pattes. Inutile d’y revenir.       <br />
               <br />
       Désormais dans toute université d’été du Mouvement Républicain et Citoyen, il y a un fantôme.       <br />
               <br />
       Et c’est…Emmanuel Macron. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Toute bonne biographie d’Emmanuel Macron doit mentionner son passage, assez furtif mais réel, à l’université de notre parti en 1998 à Perpignan. Il n’a pas été chevènementiste, il ne se revendique pas comme tel. Il s’est formé au sein de la deuxième gauche, et plus précisément au sein de la gauche anti-totalitaire qu’on peut retrouver autour de la revue Esprit. Il était là à Perpignan par curiosité et par intelligence car Emmanuel Macronest un homme intelligent. Que de chemin parcouru en 17 ans…       <br />
               <br />
       Il y a un an qui connaissait Emmanuel Macron ?       <br />
              <br />
       Les insidersavaient pu repérer le brillant secrétaire général adjoint de l’Elysée. Les entomologistes avaient peut-être vu son nom sur le rapport remis par Jacques Attali au Président de la République…Nicolas Sarkozy…en 2008 ? Les grincheux avaient relevé son lucratif passage dans une fameuse banque d’affaires.       <br />
               <br />
       Pour ceux qui ont vu ces images, difficile d’oublier le sourire de Jean-Pierre Jouyet, secrétaire général de l’Elysée avec François Hollande, précédemment ministre de Nicolas Sarkozy, annonçant la nomination de son protégé au Ministère de l’Economie en remplacement de notre ami Arnaud Montebourg coupable de déviance politique, coupable de crime de lèse-majesté.        <br />
               <br />
       Il y a un an, hors les militants attentifs, quel Français ordinaire connaissait Emmanuel Macron ? Un an plus tard, qui ne connait pas Emmanuel Macron grâce à la loi qui porte son nom et à un débat parlementaire de 6 mois.       <br />
               <br />
       Grâce aussi à ses nombreuses déclarations dont on peine à mesurer la part de maladresse, la part de provocation et l’éventuelle sincérité candide.       <br />
               <br />
       Jusqu’à présent l’année 2015 a été l’année Macron sur l’ensemble des questions économiques et sociales et même parfois au-delà.       <br />
               <br />
       Emmanuel Macron, je peux en parler en connaissance de cause car nous avons passé ensemble quelques dizaines d’heures, peut-être une centaine, lors de l’examen en première lecture du projet de loi nommé Croissance et activité mais plus connu sous le nom de la loi Macron. Un gros texte difficile à appréhender tant il poursuivait d’objectifs différents.       <br />
               <br />
       La droite a lutté pour protéger les professions règlementées, avec souvent de forts arguments, et une petite partie de la gauche a lutté contre tout le reste de ce grand catalogue de libéralisation, déréglementation…pardon &quot;libération des énergies et de la croissance&quot; en langage Bercy…       <br />
               <br />
       J’ai souvent utilisé le terme de réformettes structurelles pour parler de la Loi Macron. Le néo-libéralisme qui domine idéologiquement le monde depuis les années 80 est comme une religion, il a ses écritures saintes qui contiennent une liste de réformes structurelles pour adapter une économie, mais plus que ça puisqu’il s’agira d’adapter un pays à travers son économie, à la mondialisation: lutte contre tous les monopoles, réforme de la gouvernance comme on dit, réforme du marché du travail, offrir un cadre aux investisseurs étrangers… La liste est longue, vous la connaissez tant nous sommes exposés à ce catéchisme.       <br />
              <br />
       Les grandes institutions internationales comme l’OCDE, la Banque Mondiale ou le FMI constituent un clergé, qui pour chaque situation, a une réponse toute prête. A chaque pays, sa liste de réformes structurelles impératives, vitales et non-négociables, à mettre en place démocratiquement si possible mais bon si ce n’est pas possible…       <br />
               <br />
       Emmanuel Macron a choisi de mener une offensive sur des projets plus petits, ce que j’appelle des réformettes. Mais il ne faut pas se tromper : ces coups de canifs sur la justice prudhommale, ces coups d’épingles parfois…sont autant de points marqués et autant de victoires idéologiques. Ces réformettes structurelles sont aussi faites pour Bruxelles. Elles ont pour vocation d’attendrir le surveillant général qui a consacré énormément d’énergie pour contraindre la Grèce avec Syriza de rentrer dans le rang et de garder un œil sur l’Espagne, l’Italie mais aussi la France.       <br />
               <br />
       Que signifie cette année Macron, cette gauche Macron qui se dessine et surtout qu’annonce-t-elle si on a en tête l’échéance importante, capitale, qui attend notre pays en 2017, cette échéance qui vient d’être évoqué ce matin et à laquelle le MRC aura son candidat pour porter son projet ?       <br />
               <br />
       En un an, Emmanuel Macron a mené à bon port un énorme projet de loi qui a, il faut être juste, échappé à la censure sauf –heureusement - sur le point scandaleux du plafonnement différencié des indemnités de licenciements.       <br />
               <br />
       Depuis quelques jours, s’exprime ici et là, à gauche et même à droite, une exaspération à l'égard d'Emmanuel Macron qui est assez superficielle : tel grand élu s’estime maltraité par l’Etat, telle héritière énarque en politique lui reproche d’être un énarque en politique… Tout cela est superficiel même si cette année Macron a été un peu systématiquement émaillée de citations malheureuses, mal-comprises, sorties de leur contexte pour alimenter une petite musique social-libérale.       <br />
               <br />
       Le train avance, je devrais dire la flotte d’autocars avance, et on nous annonce pour cet hiver une deuxième loi Macron.       <br />
               <br />
       La prochaine loi Macron changera de braquet et passera paraît-il essentiellement par des ordonnances, le Parlement étant ainsi dépossédé de sa fonction. Pour Macron, nous avions eu un long débat et pas de vote. Pour Macron 2, nous aurons un débat rapide, les ordonnances ne s’y prêtent pas, et un vote…enfin peut-être. On verra.       <br />
               <br />
       Il y a quand même un petit problème démocratique avec cette gauche-là.       <br />
              <br />
       Toute la mécanique européenne créé une tension démocratique inouïe. Nos amis grecs sont bien placés pour le savoir. Les citoyens le découvrent progressivement, et nous le savons bien depuis l’adoption du Traité de Lisbonne en violation du résultat du référendum de 2005.        <br />
               <br />
       Et sur le fond, sur les grands choix macro-économiques, disons-le clairement, Macron c’est la gauche du renoncement. Puisque les outils traditionnels de la politique économique sont…indisponibles. Puisque le budget est enserré dans les règles européennes du TSCG, du 6-pack, du 2-pack. Puisque la politique monétaire est fédéralisée à la BCE. Puisque ces attributs sont tout simplement neutralisés par les traités. Alors il nous reste…les autocars.        <br />
               <br />
       C’est pas complètement idiot les autocars, ça peut se discuter mais je ne pense pas que Keynes y aurait pensé pour sortir de la Grande Dépression.       <br />
               <br />
       On va chercher la croissance avec les autocars quand on a renoncé au reste.       <br />
               <br />
       L’OFCE avait prévenu, l’a même dit très cruellement a posteriori -- et ça a été très peu relevé : mi-2012, la France pouvait atteindre rapidement 2% de croissance. Rien ne nous condamne à la croissance 0.       <br />
               <br />
       Les choix que nous avons faits dans un contexte européen très défavorable, ont mis l’économie française dans le mur.       <br />
              <br />
       Le renoncement initial de François Hollande à toute forme de rapport de force européen, nous a mis dans le mur. Quand on voit le courage de Tsipras et des Grecs pendant six mois, on imagine, et c’est malheureusement cruel, ce qu’aurait pu faire la France en 2012 !       <br />
               <br />
       Dans le cadre contraint du TSCG, l’approche par la fiscalité semblait moins déraisonnable, plus vertueuse et moins néfaste que les coupes sombres dans les dépenses publiques mais au final l’effet conjugué des hausses d’impôts Fillon et Cahuzac ont cassé la reprise qui était là.       <br />
               <br />
       Nous avons eu les impôts et les coupes, sans aucun des résultats attendus par les promoteurs de cette politique. Trois ans plus tard, le Président de la République court encore après les 3 % et le certificat de bonne conduite que lui signera Mme Merkel ou plus sûrement M.Schäuble.        <br />
               <br />
       Le prochain chantier de la gauche Macron, c’est le droit du travail. Il y a eu quelques escarmouches dans la loi qui porte son nom ce printemps avec la réforme de la justice. Cet été, l’opération a été rondement menée pour gauchir une réforme d’essence patronale, on a même réussi à embringuer Robert Badinter dans ce douteux combat.        <br />
               <br />
       Mais à la question fondamentale, cela va-t-il créer des emplois ? On évite, on fuit le débat. On proclame que le droit du travail serait une entrave, les salarié français seraient trop protégés, le Code du Travail serait trop gros…les slogans fleurissent mais les arguments sont pauvres. Le livre MM.Badinter et Lyon-Caen se lit en 5 minutes et argumentent sur le mode de l’évidence et de la sagesse. Tout ça ne parle pas beaucoup à la raison.       <br />
               <br />
       J’ai toujours pensé qu’il fallait se méfier de cette histoire de « dialogue social ». C’était une des grandes réformes constitutionnelles verbales inscrites dans le programme de François Hollande. Qui peut être contre le dialogue social dans une société et une économie où les salariés peinent à s’organiser ?       <br />
               <br />
       Les députés MRC ont même fait voter l’augmentation du nombre d’administrateurs salariés. Le dialogue social ne nous est pas étranger mais là il s’agit d’autre chose. Il s’agit de renverser la hiérarchie des normes, de s’affranchir de la protection de la loi pour permettre des organisations du travail, et d’abord le temps de travail et la rémunération à la carte, et en fonction des rapports de forces locaux.       <br />
               <br />
       Notre nation est politique, notre droit du travail est législatif. Il n’y a jamais eu de présence syndicale forte dans le privé, et encore moins avec la réorganisation des entreprises et du travail. On se propose donc de livrer le droit du travail à la loi du plus fort.       <br />
               <br />
       La victoire de la gauche Macron, c’est d’abord le triomphe de l’économisme. Les questions de politique économique sont centrales, ce n’est pas nous qui allons critiquer l’importance des questions monétaires. Mais l’économie n’épuise pas le réel. La France n’est pas une entreprise ou un site de production. On l’a vu avec la crise des réfugiés.       <br />
               <br />
       Le chaos au Moyen Orient et en Afrique met l’Europe sous pression.La France doit choisir en Syrie une diplomatie réaliste pour permettreune action militaire d’envergure contre Daech. Dans un premier temps, les pays voisins ont absorbé et absorbe encore l’immense foule de réfugiés. Mais la situation dépasse les frontières et depuis deux ans arrivent en Europe un nombre inédit de réfugiés et de migrants venues de régions chaotiques où cette distinction assez claire dans les manuels, n’est pas toujours opérante.       <br />
               <br />
       Les nations européennes doivent faire face, doivent appliquer les principes qu’elles brandissent, les valeurs que nous chérissons et respecter les engagements que nous avons signés au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.       <br />
               <br />
       Cette solidarité qui doit être effective ne peut pas être absolue. Une autre solidarité doit aussi jouer entre Etats partenaires et voisins, membres de l’Espace Schengen, c’est le sens des mécanismes des quotas. Le défi est immense. Il passe par la stabilisation de la région et il est aussi interne. C’est le sens de la présence de Christian Hutin en Syrie. On peut comprendre la stupéfaction des associations de solidarité face à la capacité de mobilisation de l’Etat qui est resté un temps en sommeil.       <br />
               <br />
       Dans une société fragmentée, ébranlée par des années de néo-libéralisme, par trente ans de chômage de masse, il faut comprendre cette difficulté. Il ne s’agit pas d’opposer les uns aux autres, de prendre aux uns pour donner aux autres, mais de profiter de l’occasion pour remettre sur la table l’effort de solidarité nationale. Car si la nation est une communauté de destin, c’est aussi une communauté de solidarité organisé en France par l’Etat et consacré dans le programme du Conseil National de la Résistance. Le défi va au-delà de la solidarité avec des interrogations politiques, des interrogations culturelles.       <br />
               <br />
       Alors face à la crise des migrants, des réfugiés, j’écoute Emmanuel Macron et que me dit-il ? D’abord que « tout va bien se passer », et ensuite que les migrants sont « une chance pour la France ».  Son « tout va bien se passer » pourrait être le propos publiquement rassurant d’un gouvernant raisonnablement inquiet.       <br />
               <br />
       Mais non, la force d’Emmanuel Macron c’est sa sincérité. Il pense que tout va bien se passer.       <br />
               <br />
       Face aux dérèglements du monde, face au libre-échange, face à la libre-circulation, tout va toujours bien se passer. La France va s’adapter, on l’aidera un peu mais il suffit de se couler dans le mouvement. On nous sort les études économiques qui prouvent que c’est une chance. Tous les arguments sont bons, on ressort même la littérature patronale sur les emplois dont les Européens ne voudraient pas. On convoque les démographes. En France, au pays de Descartes, on essaie de convaincre. En Allemagne, le patronat est plus direct et ouvre des bureaux de recrutement. Voilà comment l’économisme dissout les problèmes. Emmanuel Macron, avec la deuxième gauche a une capacité orwelienne a nous expliquer, toujours d’assez haut, bien en surplomb, qu’une crise est une chance.       <br />
               <br />
       Notre pays crève de cet économisme qui l’empêche de voir comment sa société fonctionne et se fragmente, qui l’empêche de voir les dynamiques politiques à l’œuvre. Et Emmanuel Macron, malgré toute son intelligence, ne semble pas penser la dimension politique de la crise. La crise des réfugiés ne peut être laissée aux socio-libéraux de gauche ou aux dérives d’une partie de l’ex-UMP qui veut trier les réfugiés selon la religion.       <br />
               <br />
        Avec sa récente sortie sur le statut du fonctionnaire, on a même l’impression qu’il a séché les cours : cours sur l’Etat, le sens de l’Etat etle service de l’Etat. Cette question est centrale, capitale en France mais c'est en vérité la réforme de l'Etat dont il s'agit.        <br />
               <br />
       On a tous des griefs contre des fonctionnaires, les citoyens attendent des services publics efficaces, ils sont parfois déçus. Les Français peuvent ne pas comprendre ce qui est ressenti comme des inégalités de destin pendant le temps de l’activité et même à la retraite. En tant qu’employeur public, on a tous à un moment ou à un autre l’envie d’avoir un peu plus les mains libres. Mais le débat sur les fonctionnaires doit être porté au bon niveau et prendre en compte l’ensemble de la question. Le proclamer anachronique comme le fait le Ministre, dans une espèce de propos dont il faut bien dire qu’il a le secret, est une faute politique et une aberration. Au MRC, nous pensons au contraire que l’Etat est indispensable, qu’il fait tenir la France ensemble. N’oublions pas que la France qui est d’une grande richesse, d’une grande diversité, souffre de la décomposition de l’Etat par le deux bouts. Par la fuite en avant européenne. Par le morcellement opéré par une interminable décentralisation sans cap. L’Etat souffre de l’intérieur de l’idéologie managériale et de la « réforme de l’Etat » qui cache bien souvent le recul, le retrait, la banalisation de l’action publique.        <br />
               <br />
       Cette gauche Macron, c’est au final l’évacuation du politique. La deuxième gauche croyait encore un peu à la société. Après 30 ans d’hégémonie néo-libérale, il ne reste plus que des individus et une économie. Cette 2ème gauche est au cœur du grand consensus européen. N’est-ce pas Jean-Pierre Jouyet qui a été Ministre des Affaires Européennes – justement parce que c’était l’Europe disait-il - de Nicolas Sarkozy pendant 2 ans ? Cette interchangeabilité est délétère, sape la confiance des citoyens !  Emmanuel Macron aime dire qu’il n’a pas besoin d’être élu. On a connu dans le passé des Jacques Delors ou des Mario Monti en Italie qui n’avaient « pas besoin » d’être élus. Ces hommes se rêvent parfois en Troïka de l’intérieur, réformateurs d’un pays sclérosé et d’un personnel politique parasite. Jacques Delors a renoncé, Mario Monti a gouverné sans être élu  Mais M.Macron aime convaincre, il sera candidat un jour…dans une circonscription pas trop compliquée quand même si on en croit ce qui circule.        <br />
               <br />
       Depuis un an, Emmanuel Macron incarne aussi bien l’écume et le fond de ce quinquennat qui a rétréci sa base politique. On ne peut laisser la gauche Macron en situation de monopole pour 2017. Car au fond, c’est ce qu’on nous demande matin, midi et soir.       <br />
               <br />
       Les régionales ne sont qu’une répétition de 2017 de ce point de vue. Laisser la gauche Macron en situation de monopole, c’est rendre un très mauvais service à la France et à la gauche !       <br />
               <br />
       Car cette gauche est minoritaire. Elle l’était en février dernier quand le Gouvernement a utilisé le 49-3 pour passer en force. Elle est minoritaire malgré l’hyper-présidentialisation, malgré la discipline et les menaces.        <br />
               <br />
       La France en 2017 a besoin d’une proposition différente à gauche, une proposition qui ne soit pas économiciste et c’est souvent la limite de toutes les stratégies d’ »aile gauche » ou de « à gauche toute ».       <br />
               <br />
       Il faut poser la question politique, la question de la nation. La bonne vieille question de Renan : que voulons-nous faire ensemble ? Car si 2015 a été l’année Macron, elle a été aussi d’une violence inouïe avec un attentat meurtrier tous les deux mois. Nous devrons affronter cette situation, cette insécurité radicale, les défis qu’elle lance à la cohésion nationale et à notre capacité à vivre ensemble. Et ce n’est pas dans l’obsession économique oudans l’ajustement structurel de la France que nous trouverons les réponses ou simplement la force de convaincre pour bâtir une alternative, un espoir.       <br />
               <br />
       Depuis longtemps maintenant, nous essayons de convaincre de la nécessité d’une refondation républicaine. Personne n’a jamais bien compris ce qu’était la refondation et tout le monde parle de la République. Nous avons tous été agacés par ces marchands de République qui n’ont pas un échantillon sur eux ou qui n’arrivent pas à dépasser l’incantation républicaine.       <br />
               <br />
       2017 pour nous, c’est d’abord un défi. Définir un projet républicain qui ne soit ni un verbalisme ni une nostalgie grincheuse. Trouver les mots, parler aux raisons, toucher les cœurs. C’est la décision que nous avons prise en juin en ayant un candidat et qui nous engage. C'est ainsi que nous serons utiles pour que vivent la République et la France.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.mrc-france.org/photo/art/imagette/8319863-13029415.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.mrc-france.org/Face-a-la-gauche-Macron_a873.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.mrc-france.org,2026:rss-8010047</guid>
   <title>Loi Macron : le gouvernement et la droite d’accord à 71%</title>
   <pubDate>Fri, 10 Jul 2015 15:29:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Luc Laurent</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, vendredi 10 juillet 2015.     <div>
      En l’absence de dépôt d’une motion de censure, le projet de loi « Macron » est maintenant réputé adopté. Définitivement. Sans aucun vote.        <br />
              <br />
       Après avoir feint par deux fois de s’y opposer en déposant une motion de censure, la droite a renoncé et tombe le masque.       <br />
              <br />
       Peut-on lui en vouloir quand  le rapporteur général nous apprend que la version votée par le Sénat (à majorité de droite) et celle votée par l’Assemblée nationale sont identiques à 71% ? Au final, 223 des 312 articles de cette loi-fleuve font l’objet d’un accord gauche-droite. Parmi les évolutions apportées par l’Assemblée Nationale, 81% sont approuvées par le Sénat. Ces chiffres figurent dans le rapport  déposé le 8 juillet. Pour un texte économique, c’est sans doute une première depuis 1981.       <br />
              <br />
       L’opposition de la droite sur ce texte est factice. Si la loi est minoritaire aujourd’hui, c’est à gauche.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/Loi-Macron-le-gouvernement-et-la-droite-d-accord-a-71_a848.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.mrc-france.org,2026:rss-8005753</guid>
   <title>Loi Macron : une loi pour Bruxelles, une loi minoritaire</title>
   <pubDate>Thu, 09 Jul 2015 16:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Luc Laurent</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, jeudi 9 juillet 2015.     <div>
      Pour la troisième fois, le gouvernement a recours au 49.3 pour faire adopter la loi Macron. S’il s’agissait d’écourter les débats ou de ne pas favoriser les divisions du groupe majoritaire, le gouvernement avait d’autres outils comme le vote bloqué pour achever l’examen du texte.       <br />
              <br />
       Le recours au 49.3 ne sert pas à accélérer l’adoption de la loi mais masque l’absence de majorité pour une loi ordinaire. Loi catalogue, loi fleuve, loi pour Bruxelles, la loi Macron est surtout une loi minoritaire.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/Loi-Macron-une-loi-pour-Bruxelles-une-loi-minoritaire_a846.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.mrc-france.org,2026:rss-7936057</guid>
   <title>"La Grèce donne une belle leçon de courage en politique, de défense de la souveraineté et de la démocratie"</title>
   <pubDate>Mon, 22 Jun 2015 14:26:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Luc Laurent</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, participait à l'émission Politique Matin sur LCP, lundi 22 juin 2015. Il débattait avec Thierry Solère (député UMP des Hauts-de-Seine).     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.mrc-france.org/v/60c6e05e35e4ae185a92be3c42147baa088c70c4" width="608" height="372">
<param name="movie" value="https://www.mrc-france.org/v/60c6e05e35e4ae185a92be3c42147baa088c70c4">
<param name="quality" value="high" />
</object >
     </div>
     <div>
      <span class="u">Verbatim express</span>       <br />
              <br />
       <ul class="list"><li> <span style="font-style:italic">Au sujet de l’appel à soutenir le peuple grec paru dans Libération</span> : Nous pensons, avec les autres signataires qui sont en ce moment même reçus par le Président de la République, que la place de la France est aux côtés du peuple grec. Elle aurait dû, d’ailleurs, y être depuis le début de la crise que connaît la Grèce.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Depuis l’élection d’une nouvelle majorité, la Grèce donne une belle leçon de courage en politique, de défense de la souveraineté et de la démocratie puisqu’Alexis Tsipras se bat depuis 6 mois et fait en sorte qu’il y ait un compromis qui permette au peuple grec d’aller de l’avant et à son économie de redémarrer.         
       </li></ul><ul class="list"><li>  La Grèce a besoin de temps et de croissance, comme tous les pays qui ont des réformes à engager. Or ce que l’Union européenne demande aujourd’hui à la Grèce ce sont des mesures de réduction du pouvoir d’achat, de remise en cause des retraites. Évidemment, il y a des reformes à faire : le cadastre, le paiement de l’impôt sur le revenu. Mais il faut du temps. Il ne faut pas expulser la Grèce de la zone euro mais il ne faut pas non plus condamner la Grèce à l’austérité à perpétuité. </li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <ul class="list"><li>  La Grèce a des atouts. On ne pointe que les difficultés. La dette de la Grèce est publique, elle est en euro. Il faut que les pays de la zone et le FMI acceptent un compromis qui passe par un allongement voire un effacement de la dette. Au-delà, il faut revoir les règles de fonctionnement de la zone euro avec une politique qui ne peut pas confiner à l’austérité.       
       </li></ul><ul class="list"><li>  Il faut donner du temps à la Grèce. C’est une grosse somme d’argent mais pas au regard de la capacité financière de la BCE, du MES (mécanisme européen de stabilité). Arrêtons de charger la barque pour 7 milliards d’euros. On peut trouver des arrangements sans condamner le peuple grec.       <br />
               <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li>  Le changement de nom de l’UMP m’a plus que troublé plus que j’ai engagé une action en justice. Le fait que l’UMP décide de s’appeler Les Républicains contribue à exclure ceux qui veulent témoigner, comme le MRC, d’un attachement à la République. Les Républicains font donc une mauvaise œuvre et desservent la cause républicaine qui mérite d’être partagée par le plus grand nombre.       <br />
               <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li> <span style="font-style:italic">Au sujet du départ de Jean-Pierre Chevènement</span> : J’ai 40 ans de combat politique aux côtés de Jean-Pierre Chevènement, à l’intérieur du Parti Socialiste puis avec le Mouvement Républicain et Citoyen qui incarne une gauche républicaine qui ne se confond pas avec le cours des choses suivi notamment sur la construction européenne. C’est le cœur du désaccord que nous pouvons avoir avec la droite et avec la gauche.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Jean-Pierre Chevènement a proposé, à notre congrès, d’engager un dialogue de Jean-Luc Melenchon à Nicolas Dupont-Aignan. Jean-Luc Melenchon a répondu négativement. Reste Nicolas Dupont-Aignan. Le MRC n’ayant pas suivi Jean-Pierre Chevènement, son fondateur a décidé de le quitter. Je le regrette mais la vie continue.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Nous allons préparer l’élection présidentielle avec l’objectif d’avoir un candidat et d’aller au peuple car nous avons un projet à porter pour repenser l’Europe, notamment.       
       </li></ul><ul class="list"><li> La gauche et la droite se fragilisent par elles-mêmes dès lors qu’elles ne présentent pas leurs options de façon claire et qu’ensuite, une fois élues, elles ne respectent pas leurs engagements.       <br />
               <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li>  Au global, l’essentiel de la loi Macron - indemnités de licenciement abusif, extension du travail le dimanche sans plafond de majoration salariale - me déplait. Mais ce qui me déplait le plus, c’est que cette loi a été faite pour répondre à la demande de l’Union européenne de réformes structurelles qui font pourtant tant de dégâts. Il faut repenser l’Europe, changer l’euro pour qu’il ne débouche pas sur la déflation salariale. Ce sont des sujets importants même s’ils sont compliqués.       <br />
              
       </li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/La-Grece-donne-une-belle-lecon-de-courage-en-politique-de-defense-de-la-souverainete-et-de-la-democratie_a826.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.mrc-france.org,2026:rss-7913646</guid>
   <title>"La République a de l'avenir !"</title>
   <pubDate>Tue, 16 Jun 2015 12:45:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Luc Laurent</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Discours de clôture du Congrès de Paris par Jean-Luc Laurent, réélu Président du MRC, dimanche 14 juin 2015.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/cT5sKq8-jZ8" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Seul le prononcé fait foi</span>       <br />
              <br />
       Je disais hier combien je considérais ce congrès important, combien il constituait une étape dans notre histoire et dans celle de la gauche républicaine. L’annonce de Jean-Pierre Chevènement, par son message hier, m’aura donné raison sur ce point plus que je n’imaginais.        <br />
              <br />
       La décision de Jean-Pierre Chevènement de quitter le Mouvement Républicain et Citoyen, dont il était président d’honneur, afin de « reprendre sa liberté », ne réjouit personne. Je déplore cette décision au regard de tout ce que nous avons fait à ses côtés : je considère que Jean-Pierre a toujours été un homme libre, que le MRC n’a jamais entravé cette liberté. Bien au contraire le MRC a été le moyen pour Jean-Pierre Chevènement comme pour nous tous, d’être libres. Jean-Pierre nous a élevé, par sa hauteur de vue et sa stature d’homme d’Etat. Il est celui pour qui je me suis engagé en politique il y a maintenant 40 ans et je suis sûr qu’il en est ainsi pour beaucoup d’entre vous.        <br />
              <br />
       Je tiens donc à le remercier pour son combat, pour ce qu’il nous a apporté mais également pour ce qu’il a apporté et continuera d’apporter à la gauche et à la France. Les fils tissés tout au long de ces années de militantisme ne vont pas se couper. Car j’ai une trop haute idée de la pertinence de nos analyses, et pour qu’elles soient incarnées et portées par de nouvelles générations.       <br />
              <br />
       Le MRC est un parti politique et comme tout parti politique, il a le devoir d’être toujours en marche, tourné vers l’avenir : 2017 bien sûr, mais au-delà car il faut voir loin. Un parti politique a  le devoir de rester toujours fidèle aux idées qui l’ont fondé et, je vous l’assure, nous le serons. Car avec Jean-Pierre Chevènement, nous sommes d’accord sur l’essentiel et cela a toujours été. Cela n’a pas de raison de cesser, quand bien même les chemins semblent se séparer. Nous nous ne renonçons pas au chevenementisme, magnifique doctrine politique qui a tant à offrir au pays.       <br />
              <br />
       Seulement, oui, nous sommes en désaccord sur la stratégie. En désaccord sur la préparation de l’élection de 2017, à laquelle je considère que nous ne pouvons pas renoncer. En désaccord sur les alliances et le dialogue privilégié avec les « Républicains de l’autre rive » qui, à notre sens, est une voie sans issue. Et quand il y a désaccord, il faut débattre puis décider. Lorsque les désaccords subsistent encore et ne sont pas dépassés, il n’y a pas de drame à les constater et à le dire. Et qui sait ce que la vie nous réserve ? Car la meilleure attitude à avoir avec un ami, c’est de savoir lui dire non quand une erreur ou une bêtise risque d’intervenir.       <br />
              <br />
       Nous devons donc continuer, chers camarades, notre chemin et le rassemblement intervenu avec notre motion d’orientation issue de la commission des résolutions nous offre une base solide pour préparer la suite. Avec cette direction que vous venez d’élire, j’ai confiance dans notre capacité à affronter l’avenir car nous sommes lucides sur nos erreurs d’hier, toujours fidèles à nos valeurs et à notre projet, et plus déterminés que jamais à agir demain.        <br />
              <br />
       ---
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Je ne brosserai pas le tableau de la situation internationale ni de celle de l’Europe. D’abord parce que j’en ai parlé lors de mon intervention d’ouverture du Congrès. Ensuite, parce que je crois que les motions ont très bien traité ces questions et qu’elles font consensus sur ces points. C’est aussi l’avantage du débat interne : nous rassurer sur les analyses qui nous rassemblent. Cependant, il faut regarder avec lucidité la situation et rappeler une évidence : celle-ci n’est pas bonne pour la France. Chômage, défiance verticale et horizontale, absence totale de perspective. Rien n’incite à l’optimisme si ce n’est notre foi inébranlable dans les atouts de notre pays. Et de ce point de vue, quel gâchis que ces 3 premières années de pouvoir pour le PS.        <br />
              <br />
       Quelle est la vérité des trois années écoulées depuis l’élection en mai 2012 avec notre soutien lucide ?        <br />
              <br />
       François Hollande porte d’abord la responsabilité d’un renoncement initial avec la ratification sans renégociation du Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance (TSCG). Ce renoncement est central puisqu’il commande l’essentiel des choix économiques et sociaux du gouvernement. Faire une politique de compétitivité, dans un contexte budgétaire correct et en travaillant sur les véritables facteurs de croissance n’a rien à voir avec une politique qui porte le même nom mais qui est faite avec une politique budgétaire récessive, qui veut faire reculer le coût du travail et déréguler le marché du travail. En s’appuyant sur les préconisations du rapport  de Louis Gallois à l’automne 2012, la majorité aurait pu mener une tout autre politique de compétitivité. Le TSCG c’est le choix capital qui transforme l’or en plomb. C’est cela que nous n'acceptons pas.       <br />
              <br />
       Il y a certes une différence entre Nicolas Sarkozy et François Hollande. Nicolas Sarkozy pratiquait une forme de suivisme européen, dans lequel les concessions allemandes portaient essentiellement sur la mise en scène du directoire franco-allemand en Europe. L’illusion était loin de tromper tout le monde. François Hollande a choisi la stratégie d’effacement aux premiers signes de l’échec –prévisible—de la politique budgétaire récessive. La France a commencé à rechercher le passage entre les gouttes. Le point d’aboutissement étant le silence glacial sur la situation de la Grèce après la victoire de Syriza en janvier dernier. Là où il fallait y trouver l’argument d’une nouvelle donne en Europe, un allié…le gouvernement a alterné le silence et quelques appels à la mise au pas du gouvernement grec. Avec d’autres arguments et avec un autre projet, Thomas Piketty le rappelait il y a quelques jours, l’Europe est une affaire de rapport de forces. Mais voilà, le François Hollande est assez étranger au rapport de forces. La figure de proue est la figure de Pierre Moscovici qui passe insensiblement de Bercy à Bruxelles, qui passe de contrôlé à contrôleur, de sermonné à sermonneur. Placer la France dans le continuum européen, dans l’orthodoxie de Bruxelles, c’est la conduire la France à s’effacer.       <br />
              <br />
       Nous ne pouvons pas suivre François Hollande dans cette exploration du Jardin des Délices du social-libéralisme sous la baguette experte d’Emmanuel Macron.       <br />
              <br />
       Nous ne pouvons pas non plus suivre le Président de la République dans ses velléités de réformes institutionnelles, pour le moment en grande partie platonique. A six mois des régionales, le retour à l’ordre du jour du parlement de la charte des langues régionales conduira le MRC à voter contre ce projet. Il ne s’agit pas d’un petit sujet, la co-officialité n’est pas un petit sujet. La voir portée par l’alliance de quelques régionalistes convaincus, de barons opportunistes et maitres-tacticiens auto-proclamés est un spectacle inquiétant. D’autant plus qu’en trois ans, la décentralisation aura vécu au rythme de la réforme permanente, des ordres et des contre-ordres, des régions élargies et affaiblies par la sécession des métropoles, des départements condamnés, sauvés, en sursis. Là où l’organisation territoriale de la République appellerait une vision claire, des principes u-n-i-f-or-m-e-s, nous avons eu droit à des initiatives sans colonne vertébrale, ballottée au gré des rapports de forces locaux et des résultats électoraux. Non, la France  ne peut pas s’offrir le luxe de la ratification des langues régionales pour raisons électorales.         <br />
              <br />
       Voilà pour le bilan actuel bien terne d’un Président auquel nous avions apporté notre soutien. Certains pariaient en 2011 sur le hollandisme révolutionnaire, nous sommes aujourd’hui face au hollandisme conformiste sur le plan européen, ce qui est l’essentiel. Les résultats sont là et nous devons en tenir compte pour la suite de notre chemin, car il s’agit aussi de notre échec, celui d’une stratégie d’influence qui n’a pas porté ses fruits.       <br />
              <br />
       Dire que nous avons été inaudibles ces 3 dernières années serait faux : nous nous sommes fait entendre quand il le fallait. Dire que nous avons été captifs de nos accords aussi : nous avons fait valoir des désaccords avec la majorité. Nous sommes au clair avec nous même, fidèle à notre charpente idéologique. Mais soyons raisonnables : comment pourrions-nous soutenir François Hollande flanqué d’un tel bilan en 2017 ?                                                                 <br />
              <br />
       ---       <br />
              <br />
       La question de notre présence à l’élection présidentielle de 2017 a suscité beaucoup de débats. N’est-il pas trop tôt ? Est-ce le bon moment pour en discuter ? Je répondrai à cela deux choses :        <br />
              <br />
       - Tout d’abord, la décision de nous présenter ou non à l’élection cardinale appartient aux militants et non à quelques-uns d’entre nous. Et je ne connais pas de meilleur moment pour donner la parole aux adhérents et trancher ensemble qu’un Congrès, dont le rôle est précisément de décider de nos orientations pour les années à venir. Que la question de 2017 soit centrale dans ce 7e congrès du MRC n’est pas simplement normal, c’est une exigence démocratique et de clarté que nous devons à tous nos militants !       <br />
              <br />
       - Ensuite, je ferai un rappel simple : nous sommes en juin 2015, soit 2 ans à peine avant la prochaine élection. Le temps passe vite, surtout en politique et je ne crois pas aux campagnes échafaudées sur un coin de table, ni à celles où l’on attend désespérément un signe pour se lancer dans la course. Nous savons tous comment ces campagnes finissent. Nous savons tous combien elles ébranlent notre crédibilité et meurtrissent tous ceux qui avaient placé des espoirs en nous. Si nous voulons en être digne et véritablement aller au bout de nos capacités à nous présenter à l’élection de 2017, la campagne commence maintenant.       <br />
              <br />
       Alors, non il n’est pas trop tôt pour trancher ces questions et oui, nous avons eu raison d’en débattre. Le texte issu de la commission de résolution des conflits est clair : notre volonté collective est d’y aller, de nous préparer dès aujourd’hui à cette échéance avec nos propres moyens et notre programme.         <br />
              <br />
       Préparons-nous donc à partir en campagne mais préparons-nous également à prendre des coups et préparons-nous à y répondre, droits dans nos bottes, comme toujours.        <br />
              <br />
       Certains vous diront que la montée du Front national menace et que c’est faire son jeu que de contribuer à la division de la gauche : nous connaissons bien cela, jurisprudence 2002 oblige. Mais que ceux qui nous font ce reproche s’interrogent d’abord sur leurs erreurs. Pourquoi la gauche est-elle si faible et divisée aujourd’hui ? Pourquoi le marchandage et la pression sont-ils les seuls arguments pour ramener autour d’une table ceux qui, il y a 30 ans, avaient en commun les valeurs et la volonté de changer le réel ? Que ceux qui nous font le reproche de la division travaille le programme avant les alliances, les fondamentaux plutôt que les questions d’appareils.       <br />
              <br />
       Car le Front national se nourrit des renoncements de la gauche, de ses échecs. Il n’est fort que parce que nous sommes faibles et que nous ne parvenons plus à parler au peuple. Est-ce rendre service à la gauche que de nier cette réalité, que de la masquer par un rassemblement factice qui ne nous épargnera même pas la défaite ? Le MRC répond non ! C’est en allant à la rencontre du peuple français, en lui proposant une véritable alternative, que la gauche sera fidèle à elle-même et qu’elle pourra espérer renouer avec le succès. Si les autres partis politiques n’en sont pas capables : Dont acte, nous y allons. La France a besoin d’une gauche républicaine, sociale et attachée à la souveraineté. Qui mieux que nous pour porter ce discours ? Poser la question, c’est y répondre : personne.       <br />
              <br />
       D’autres vous diront qu’une candidature alternative à gauche peut se dégager et qu’il faut s’y tenir prêts, voire l’encourager, plutôt que de se lancer sous nos propres couleurs. Je l’ai déjà dit tout à l’heure : je ne crois pas qu’attendre, bras croisés, la candidature providentielle, comme certains scrutent le ciel en attendant la pluie ou le soleil, soit très efficace. Rien ne nous dit qu’une telle candidature arrivera un jour. Le nom d’Arnaud Montebourg est revenu quelques fois ce week-end, presque aussi souvent que chez nos amis socialistes dimanche dernier après sa tribune dans le Journal du Dimanche. Sa présence dans le débat est utile, elle est même salutaire. Sera-t-il candidat ? Le souhaite-t-il ?       <br />
              <br />
       Mes camarades, il nous faut, comme souvent, compter avant tout sur nos propres forces. Et elles ne sont pas si modestes qu’on veut bien le dire. Ne faisons pas de complexes. Nous avons les idées claires et des analyses solides, nous avons des moyens financiers, humains avec une jeunesse dynamique et des responsables de talent. Alors pourquoi y aller ? Mais tout simplement parce que nous avons toutes les raisons d’y aller !       <br />
              <br />
       Je propose donc de lancer, dès l’installation du nouveau secrétariat national, la conception de notre programme pour 2017 ainsi que la collecte des parrainages avec un responsable désigné au sein de la direction. Ce processus de préparation sera accompagné par la création de comité locaux citoyens pour travailler notre ancrage sur le terrain et renouer, de manière concrète, avec la population.        <br />
       Bien sûr, pas de présidentielle sans candidat derrière qui tout le parti sera uni : c’est pourquoi je propose également que ce soit vous, militants, qui puissiez designer au premier trimestre 2016 celui qui portera nos couleurs.        <br />
       2017 est le cap : nous aurons besoin de tout le monde pour être au rendez-vous et porter cette parole unique au sein de la gauche. L’enjeu de cette campagne dépasse donc de loin nos questions internes : c’est de la reconstruction de la gauche qu’il est question. Nous aurons un rôle à jouer.       <br />
              <br />
       ---       <br />
              <br />
       Catherine Coutard citait hier cette belle image de Didier Motchane lors d’une soirée d’échanges, l’an dernier à Caen : « la petite lumière », et celle de Jean-Yves Autexier : « la bougie qui peut éclairer de grands espaces sombres ». C’est notre rôle d’être les conservateurs des principes républicains et de l’exigence républicaine. Pas des conservateurs de musée, mais des gardiens actifs, de combat, qui luttent, qui convainquent, qui résistent à l’air du temps, aux facilités, aux modes, aux intérêts, aux idéologues du tout marché, des gardiens de la République en vrai qui rénovent, qui réparent…et non des réformateurs qui normalisent aux standard de l’Europe et de la mondialisation.       <br />
              <br />
              <br />
       Je n’ai pas lancé la procédure judiciaire contre l’UMP de gaité de coeur. Nous avons trop conscience que la judiciarisation de la vie sociale, de la vie publique est une plaie pour ne pas avoir quelques réticences à se lancer dans une telle procédure. Mais il fallait bien rappeler des limites, contre-carrer cette opération de captation. Tout le monde est républicain et personne ne l’est, c’est le propre d’une utopie politique. La République est toujours à venir, la République est exigence vis-à-vis de soi-même, émancipation et lutte contre des forces adverses. La République c’est d’abord bien la simple forme républicaine, mais aussi l’ensemble de notre patrimoine républicain : une histoire, des principes, des grandes lois, des institutions. La République, c’est aussi ce programme politique néo-républicain façonné à partir du milieu des années 80 par Jean-Pierre Chevènement pour répondre à la crise de la France et à la crise de la gauche. Une histoire, des idées, un programme, des principes… la République n’est à pas un passé, la République a de l’avenir.        <br />
              <br />
       Voilà pourquoi l’OPA de Nicolas Sarkozy est odieuse, parce qu’elle brouille parce qu’elle corrompt. On l’a vu à l’oeuvre face à la demande d’autorité ou d’énergie. Il a eu le flair de bien identifier ces aspirations, de les chevaucher avant de totalement les dévoyer en conflictualité permanente et en agitation insécurisante. Nous n’avons pas le droit de lui laisser faire la même chose avec la République. Et les enjeux sont encore plus importants et cette procédure difficile et risquée n’est que la petite partie d’un tout qui doit être notre grand combat pour faire vivre la République, pour éviter qu’insensiblement la France, notre pays, notre nation, se mue en une simple démocratie, ordinaire, normalisée, une région démocratique dans la grande gouvernance européenne. Voilà le sens de notre combat, de notre mobilisation, de notre parti. C’est un combat qu'il nous faut mener pour montrer et affirmer que la République a de l’avenir !       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/La-Republique-a-de-l-avenir-_a822.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.mrc-france.org,2026:rss-7395613</guid>
   <title>"Le réformisme, c’est ce qui reste quand on a tout oublié"</title>
   <pubDate>Tue, 27 Jan 2015 15:17:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Luc Laurent</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Intervention de Jean-Luc Laurent, Député du Val-de-Marne et Président du Mouvement Républicain et Citoyen, à la tribune de l'Assemblée nationale dans le cadre de la discussion du projet de loi "croissance et activité", lundi 26 janvier 2015.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.mrc-france.org/v/a6b314e44ccc36caf13d1481ebeb73515fbab016" width="608" height="372">
<param name="movie" value="https://www.mrc-france.org/v/a6b314e44ccc36caf13d1481ebeb73515fbab016">
<param name="quality" value="high" />
</object >
     </div>
     <div>
      Madame la présidente, monsieur le ministre, monsieur le président de la commission spéciale, monsieur le rapporteur général, mesdames et messieurs les rapporteurs thématiques, mes chers collègues, l’examen de ce texte est pris en tenaille entre plusieurs événements de portée historique. On nous annonçait au mois de décembre un débat à haut risque pour ce projet de loi. Nous avions d’ailleurs tous prévu de nous écharper en commission, puis en séance publique, durant ce mois de janvier. Et finalement, ce début d’année nous a plongés dans le deuil, ramenant le débat à sa juste mesure. Nous n’avons plus le cœur à nous lancer dans une bataille de civilisation sur l’ouverture des commerces cinq, sept, dix ou douze dimanches par an. La crise française n’est réductible ni à l’économie ni au social, mais la France ne pourra pas faire face à ses démons, ni aux attaques djihadistes, ni aux gouffres que ces attaques ont révélés ou à la menace, en  retour, du Front national. Elle n’en aura pas les moyens. Il ne faut pas croire que les sujets sont dissociés, que ce ne sont que des dossiers. La France, comme société et comme nation, est un tout.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Et puis, hier, un espoir a surgi en Grèce, avec la mise en échec, dans les urnes, de la pire des politiques d’austérité, accompagnée de son lot de réformes structurelles bien choisies et de privatisations. Cette mise en échec par les urnes n’est que le début du chemin. Voilà pourquoi, plus que jamais, votre projet de loi apparaît décalé, monsieur le ministre – je regrette de le dire, mais il faut le constater. Il a l’âge du rapport Attali, si ce n’est celui du rapport Rueff-Armand.       <br />
              <br />
       Ce réformisme est ce qui reste quand on considère qu’il n’existe plus de politique budgétaire, ou plutôt lorsque qu’on considère qu’une seule politique budgétaire, celle gravée dans le marbre du traité européen sur la stabilité, la coordination et la gouvernance, le TSCG, est possible. Ce traité a été, malgré l’engagement pris de le renégocier, ratifié en rase campagne par le Président de la République.       <br />
              <br />
       Cette politique budgétaire est aussi élaborée dans les couloirs de Bercy, de Bruxelles et de Berlin. Oui, le réformisme est ce qui reste quand on a tout oublié, et lorsqu’on a oublié qu’il était possible de mener une politique monétaire active, qui ne se contente pas de jouer les pompiers, comme le fait Mario Draghi. Il se voit obligé de négocier fermement avec les incendiaires allemands des mesures visant à lutter contre la déflation.       <br />
              <br />
       Monsieur le ministre, le projet de loi que vous nous présentez aujourd’hui, au nom du Gouvernement, relève de ce monde ancien, de ce monde d’avant-hier dans lequel la politique budgétaire était étouffée et la politique monétaire confiée à une instance fédérale. Votre projet est donc un peu décalé.       <br />
              <br />
       Mon propos a effectué un détour européen pour évoquer un autre chemin qui ne doit pas être nié et qui mérite d’être esquissé. Il s’avère utile, car votre projet de loi est révélateur de l’action psychologique du Gouvernement, que l’on peut comprendre.       <br />
               <br />
       Vous aurez ainsi à cœur de lui montrer la capacité de la France à se réformer, à se moderniser et surtout à conduire une réforme structurelle. Une lettre du Premier ministre l’a annoncée à Bruxelles voici quelques semaines. Cette lettre était destinée à tenter d’atténuer les foudres de la Commission qui doit se prononcer, au mois de mars, sur la situation de la France ainsi que sur son budget.       <br />
              <br />
       Monsieur le ministre, les députés MRC, au nom desquels je parle, n’ont pas d’objection de principe à des réformes structurelles mais nous ne les puisons tout simplement pas dans le même livre de recettes que le vôtre.       <br />
              <br />
       Nous ne les puisons en effet pas dans le rapport Attali. Comme je vous l’ai dit en commission spéciale, une véritable réforme bancaire aurait été utile. La réforme fiscale aurait également été une véritable et juste réforme structurelle. Mais nous en sommes loin. Si loin.       <br />
              <br />
       Vous nous proposez une série de petites réformes structurelles, je dirais de réformettes. Nous les examinerons toutes, dans un esprit constructif, mais sans jamais perdre de vue l’enjeu du redressement de la France et son corollaire, la nécessité de la cohésion sociale qui n’appelle pas davantage de concurrence ni de déréglementation.       <br />
              <br />
       Le titre que vous avez donné à votre projet de loi - croissance et activité - place donc la barre très haut. Loin de moi l’idée que ce projet ne rapportera ni croissance ni emplois, même si, malheureusement, personne n’a pu garantir qu’il aurait un impact significatif.       <br />
              <br />
       Faute de grives, on mange des merles. Les avocats du projet de loi en sont réduits à vanter son impact psychologique sur les agents économiques ainsi que sur l’immatérielle confiance. Soyons prudents et économes en matière de prévisions et de pronostics.       <br />
              <br />
       Pour conclure, je nous enjoints de prendre nos responsabilités, de bien les mesurer. Chaque fenêtre entre-ouverte  aujourd’hui, dans les jours qui viennent, au cours de la quinzaine sera une porte défoncée par la droite demain. Mesurons bien cela quand nous voterons ces multiples dispositions, ne nous désarmons pas. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/Le-reformisme-c-est-ce-qui-reste-quand-on-a-tout-oublie_a737.html</link>
  </item>

 </channel>
</rss>
