<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <channel>
  <title>MRC - Mouvement Républicain et Citoyen</title>
  <description><![CDATA[Site officiel du MRC. Découvrez les élus, le programme, les positions, l'organisation et l'équipe du Mouvement Républicain et Citoyen. Articles, communiqués, adhésions.]]></description>
  <link>https://www.mrc-france.org/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-07-12T10:32:33+02:00</dc:date>
  <image>
   <url>https://www.mrc-france.org/var/style/logo.jpg?v=1358493893</url>
   <link>https://www.mrc-france.org/</link>
   <title>MRC - Mouvement Républicain et Citoyen</title>
  </image>
  <geo:lat>48.8456779</geo:lat>
  <geo:long>2.3813936</geo:long>
  <atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="alternate" href="https://www.mrc-france.org/xml/atom.xml" type="text/xml" />
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.mrc-france.org,2026:rss-9082786</guid>
   <title>Vous avez dit égalité réelle ?</title>
   <pubDate>Tue, 08 Mar 2016 12:31:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mouvement Républicain et Citoyen</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Par Martine Souvignet, secrétaire nationale à la citoyenneté, à la laïcité et à l'égalité, mardi 8 mars 2016.     <div>
      En cette journée internationale des droits des femmes, le MRC réaffirme sa solidarité et son soutien à toutes les femmes qui luttent pour leur liberté et leurs droits fondamentaux en France et partout dans le monde : droit à disposer de son corps, droit à la contraception, droit à l’IVG, droit à l’éducation, droit au travail rémunéré, à travail égal, salaire égal, droit d’être éligible et d’être élue…       <br />
              <br />
       En France, la laïcité, principe que le MRC a toujours voulu promouvoir en tout temps et en tout lieu, reste un bouclier pour les femmes contre la régression de leurs droits ; c’est un mode d’organisation de la société qui doit permettre aux femmes de prendre leur place dans l’espace public, dans le débat public, quelles que soient leur origine, leur histoire familiale.       <br />
              <br />
       Et pourtant, les inégalités sociales et salariales persistent…L’accès aux responsabilités se heurte toujours au « plafond de verre »…Vous avez dit « égalité réelle » ? Beaucoup de chemin reste à faire en France aussi.       <br />
              <br />
       Une société ne peut être juste que si les femmes y prennent leur juste place, aux côtés des hommes, à tous les niveaux de représentation sociale et démocratique ; en France, dans notre République, c’est la quête d’une représentation paritaire, principe inscrit dans la Constitution mais toujours loin d’être atteint, qui doit être notre objectif .       <br />
              <br />
       La prochaine campagne pour l’élection présidentielle, avec Bastien Faudot, candidat du MRC, devra en être une étape supplémentaire et permettre de faire émerger une nouvelle génération de femmes politiques.        <br />
              <br />
       Le MRC a toujours dénoncé le relativisme culturel qui n’a pas sa place dans une société portant haut les valeurs républicaines. Oui, les femmes sont des citoyennes à part entière, elles ne sont pas « la diversité », elles sont  le genre humain, elles sont l’Universel !       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/Vous-avez-dit-egalite-reelle_a951.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.mrc-france.org,2026:rss-9082932</guid>
   <title>Les femmes qui n'aimaient pas la femme... sans voile</title>
   <pubDate>Tue, 08 Mar 2016 11:52:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mouvement Républicain et Citoyen</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Tribune de Fatiha Boudjahlat, secrétaire nationale du MRC, parue sur le site Huffington Post, mardi 8 mars 2016.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.mrc-france.org/photo/art/default/9082932-14444043.jpg?v=1457438035" alt="Les femmes qui n'aimaient pas la femme... sans voile" title="Les femmes qui n'aimaient pas la femme... sans voile" />
     </div>
     <div>
      En cette journée internationale de la femme (1) , je voudrais parler ici des femmes actrices et transmettrices de la haine et du mépris des femmes. Plutôt que de pleurer sur le sort des femmes présentées trop souvent comme victimes, &quot; je ne veux pas leur dresser un monument, car être victime n'est pas un honneur en soi&quot; (2) . Je vais vous parler de ces femmes ennemies de la femme en général et de la femme occidentale en particulier.       <br />
              <br />
       Par quel vilain tour a-t-on pu voir Clémentine Autain tenir tribune commune avec Tariq Ramadan (3)? Clémentine Autain qui a fait du viol qu'elle a subi l'acte fondateur de son engagement politique et féministe, aux côtés de cet islamiste dont les amis rendent les femmes violées responsables du viol, dédouanent les violeurs, accusent et punissent leurs victimes.       <br />
              <br />
       Par quel vilain tour des féministes, défendant le droit des Femen de se présenter seins nus dans une église, gardent le silence sur les coups reçus à l'occasion d'un pareil happening au salon islamiste de Pontoise, et pis, défendent pour les autres le droit à l'ensevelissement sous une burqa? J'affirme que ces femmes enfermées dehors n'aiment pas la femme, mais ces féministes à géométrie variable non plus.       <br />
              <br />
       Leur argument? Celui de la liberté. Le voile islamique, la burqa sont acceptables parce que des femmes ont fait le choix de le porter. Une sorte d'argument d'autorité. Il ne s'agit pas d'un choix. Le libre-arbitre consiste à se déterminer &quot;sans qu'aucune force extérieure nous y contraigne&quot; selon Descartes. Il ne peut y avoir de choix sans éducation au choix, et surtout sans équivalence morale entre les différentes possibilités offertes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Face au voile, ce n'est pas un choix qui est proposé, c'est l'alternative entre le vice et la vertu, c'est un conflit de loyautés qui est orchestré entre l'Occident et donc une horrible acculturation, et l'Orient et donc la fidélité aux siens et à ce soi stéréotypé. Il s'agit d'autant moins d'un choix que par l'effet cliquet d'habituation, dans certains quartiers et certaines familles, le voile est désormais la norme et le non-port du voile une anomalie, un isolement face à une communauté. Ainsi, dans un ouvrage d'une rare médiocrité, F.Durpaire et B.Mabilon-Bonfils (4) lient le voile aux &quot;questions d'ethnicité&quot;.       <br />
              <br />
       Car le voile n'est pas l'expression d'un choix de piété, c'est d'abord un signe extérieur de vertu mais aussi un gilet jaune, une signalétique d'appartenance communautaire. Et ces drôles de féministes cautionnent une sorte de retour à l'état de nature, au vrai soi identitaire. Le voile est aussi un gilet pare-balles, une façon commode de se protéger des assauts des hommes dans l'espace public en général et dans les quartiers en particulier. Sans voile, vous êtes une pute. Tant que cette sentence sera partagée à la fois par les hommes qui n'aiment pas les femmes mais veulent les dominer et les baiser, et par les femmes voilées elles-mêmes, on ne pourra jamais parler de choix libre et éclairé.       <br />
              <br />
       Dans sa conférence Laïcité et religion dans la France d'aujourd'hui (5), Abdennour Bidar a parlé de &quot;subjectivités aliénées&quot; à propos &quot;des femmes qui prétendent exercer leur libre-arbitre et leur liberté en portant ce voile&quot;. L'aliénation peut être volontaire, elle n'en pas moins aliénation. Vauvenargues avait évoqué la &quot;servitude volontaire&quot;, cette servitude qui &quot;avilit (...) au point de s'en faire aimer&quot;. Il en est du voile islamique comme des femmes battues qui restent loyales à l'homme les opprimant.       <br />
              <br />
       Quand elles portent le voile islamique en France, ces femmes mettent en danger toutes les femmes qui ne le portent pas. Elles valident la pensée islamique externalisant la vertu. Selon eux, ce n'est pas aux hommes d'être dans la maîtrise de soi, c'est aux femmes de ne pas les tenter. Ces féministes se sont dites choquées par les résultats du récent sondage réalisé pour francetvinfo.fr, dans lequel on apprenait que 27% des français pensaient que l'auteur d'un viol est moins responsable si la victime portait une tenue sexy.       <br />
              <br />
       Mais avec ce voile qui se généralise, c'est la tête nue des femmes qui les rendent sexy et donc coupables d'incitation à la débauche. La charge de la preuve et de la vertu est inversée. Ces féministes sont choquées ici, et étrangement complaisante ailleurs. Ce n'est pas un manque de cohérence, c'est l'acceptation que la tradition, si elle vient d'Orient et prend les atours de la victime coloniale, est supérieure au Droit. L'égalité dans l'entre-soi occidental, l'inégalité dans l'ailleurs.       <br />
              <br />
       Ces féministes se sont perdues dans le relativisme culturel. Elles défendent pour l'autre, l'orientale, ce qu'elles rejettent pour elles-mêmes. Le mode de vie occidental leur paraît être un instrument de domination masculine à l'encontre des femmes orientales. Ce faisant, elles jouent les idiotes utiles des radicaux. Et se retrouvent à fustiger la laïcité, que les gauchistes-culturalistes comme F.Durpaire, R.Liogier présentent comme un instrument de domination des blancs, tandis qu'elles en font un instrument de domination de l'homme blanc. Quant aux femmes voilées éduquées, à qui Libération a offert récemment une tribune, je ne peux que leur exprimer mon plus profond mépris.       <br />
              <br />
       Elles ont le voile sympathique, mais, en raison de conditions socio-économiques privilégiées, elles ne s'exposent pas à subir le reste de la panoplie: mariage arrangé, domination, restriction de circulation. Je me doute que les riches saoudiennes souffrent moins de leurs vêtements religieux couvrant des produits de luxe, que la femme afghane. Le voile marque l'infériorité en droit des femmes, il faut le dire et le reconnaître.       <br />
              <br />
       Autre cas de femmes qui n'aimaient pas la femme : J'entends souvent posée cette question: comment ces femmes qui ont souffert se retrouvent-t-elle à transmettre le même mode de fonctionnement à leurs enfants? Un proverbe américain dit que la main qui berce l'enfant gouverne le monde. Et en effet, la femme devenue mère est en charge de la transmission des traditions. C'est pourquoi alphabétiser et éduquer une femme est plus efficace que rendre le même service à un homme. La femme pourra éduquer ses enfants. Mais dans les pays d'Afrique et d'Orient, les femmes, dans leur majorité, sont les vecteurs de transmission et de perpétuation de leur aliénation.       <br />
              <br />
       Le seul statut confortable et reconnu pour la femme en Orient est celui de mère. Un hadith, parole attribuée au Prophète de l'Islam Mohamed, dit que le paradis se trouve aux pieds de la mère. La déférence envers la mère est totale, à l'inverse du traitement réservé à l'épouse, à la sœur, à la fille. Et il y a comme une vengeance dans la transmission aux fils de ce droit à dominer les femmes et dans la transmission aux filles de ce destin d'être dominées. Letty Cottin Pogrebin disait que &quot;quand les hommes sont opprimés, c'est une tragédie. Quand les femmes sont opprimées, c'est la tradition&quot;.       <br />
              <br />
       Ces féministes du dimanche ne cessent de réclamer la parité dans la sémantique et dans les titres, demandent à ce que les réunions savantes ne soient plus appelées séminaires, terme trop masculin, mais ovarium. Par contre, elles ne trouvent rien à redire quand des petites filles portent le foulard islamique. L'ennemi est l'homme blanc dominateur, dont l'homme oriental dominateur est lui aussi une victime, comme les femmes. Elles en sont donc solidaires, d'où leur silence et leur comportement étrange lors des agressions sexuelles de masse de Cologne.       <br />
              <br />
       Ce différentialisme ethnique et culturel n'est que mépris et la condescendance. Ces femmes n'aiment pas plus la femme que les islamistes que j'évoquais mardi dernier.       <br />
              <br />
       Fin de la trilogie mardi prochain avec ces accommodants de la gauche relativiste qui n'aimaient qu'eux-mêmes.       <br />
              <br />
       ------       <br />
       1 L'histoire de cette journée. On aurait d'ailleurs aimé une phrase plus longue: la journée mondiale des droits des femmes qui sont équivalents en tout point à ceux des hommes, et ce partout dans le monde, mais bon, ça prend de la place...       <br />
       2 Jean AMERY, Par-delà le crime et le châtiment       <br />
       3 Meeting de Saint-Denis le 11 Décembre 2015.       <br />
       4 Fatima moins bien notée que Marianne, dont je ne ferai pas la publicité en donnant d'autres indications, et dont j'ai fait un compte rendu précis que je tiens à votre disposition.       <br />
       5 Tenue dans le cadre des Rencontres de la Laïcité organisées annuellement par le Conseil Départemental de la Haute-Garonne, le mardi 10 Novembre 2015.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.mrc-france.org/photo/art/imagette/9082932-14444043.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.mrc-france.org/Les-femmes-qui-n-aimaient-pas-la-femme-sans-voile_a952.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.mrc-france.org,2026:rss-8267457</guid>
   <title>La république laïque, garante de la liberté de toutes les femmes en France</title>
   <pubDate>Tue, 15 Sep 2015 16:17:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mouvement Républicain et Citoyen</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Par Martine Souvignet, secrétaire nationale à la citoyenneté, à la laïcité et à l'égalité, mardi 15 septembre 2015.     <div>
      Un salon de « la femme musulmane » s’est tenu à Pontoise le 13 septembre dans le cadre d’une réunion ouverte au public.       <br />
              <br />
       Des imams fondamentalistes y ont tenu des propos contraires à nos droits fondamentaux sur la protection physique des personnes et donc sur les femmes victimes de violence.       <br />
              <br />
       Des militantes du mouvement « Femen » ont été battues en public suite à leur démonstration.       <br />
              <br />
       Le MRC dénonce cette violence faite à des femmes quelle que soit l’appréciation que l’on porte sur leurs modes d’expression militante.       <br />
              <br />
       Dans le contexte politique que nous connaissons, il est plus que jamais nécessaire de prévenir ces troubles à l’ordre public générés par des déclarations intégristes qui portent atteinte à nos principes républicains et apportent de l’eau au moulin de ceux qui doutent des capacités d’intégration de nos concitoyens de confession musulmane.       <br />
              <br />
       La république laïque, son gouvernement, ses représentants doivent s’exprimer pour dénoncer ces attaques du modèle républicain et réaffirmer sa capacité d’intégration de tous les citoyens quelles que soient leurs croyance, leur origine, pour peu qu’ils choisissent d’affirmer leur adhésion à ce modèle.       <br />
              <br />
       L’Etat républicain doit s’élever contre des propos que l’on pourrait qualifier parfois de délictuels, à l’encontre des femmes vivant en France qui doivent trouver appui et secours dans les services de police et de justice pour s’extirper de toute situation violente et mettre en œuvre au quotidien leur liberté de circulation et d’expression dans l’espace public comme dans l’espace privé.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/La-republique-laique-garante-de-la-liberte-de-toutes-les-femmes-en-France_a866.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.mrc-france.org,2026:rss-7212608</guid>
   <title>"L’écologie est une question beaucoup trop sérieuse pour être laissée à un parti politique"</title>
   <pubDate>Wed, 26 Nov 2014 20:43:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Marie-Françoise Bechtel, députée de l'Aisne et vice-présidente du MRC, était invitée de l'émission Parlement'air sur LCP mercredi 26 novembre 2014. Elle débattait avec Damien Abad, député UMP de l'Ain.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.mrc-france.org/v/bffe67dfa7ec566434ff5383ff44d71d1ded238e" width="608" height="372">
<param name="movie" value="https://www.mrc-france.org/v/bffe67dfa7ec566434ff5383ff44d71d1ded238e">
<param name="quality" value="high" />
</object >
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Au sujet des 40 ans de la loi IVG : </span>       <br />
       <ul class="list"><li> La loi IVG est très emblématique. En 1974, c’est au fond une loi de liberté, de libéralisme politique, de même que l’abaissement de l’âge de la majorité ou le divorce. En 1981 la gauche arrivée au pouvoir en fait une réforme sociale avec le remboursement intégral de l’IVG, gauche sans laquelle cette réforme ne serait d’ailleurs jamais passée en 1974.       
       </li></ul><ul class="list"><li>La Charte européenne des droits fondamentaux, qui est intégrée au Traité de Lisbonne, permet encore à des pays tels que l’Irlande de ne pas légaliser le droit à l’avortement.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je ne crois pas que ce type d’acquis puisse être remis en question véritablement. Mais je constate avec regret que la Charte, en réalité, n’aide pas.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">A propos du mariage pour tous:</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je me suis abstenu sur cette réforme mais je pense qu’il faut maintenant arrêter avec ce débat et que les passions sourdes qui remontent de la droite - forte, populaire ou extrême – ne sont pas à l’honneur de notre pays.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span style="font-style:italic">       <br />
       Au sujet de Sivens</span>       <br />
       <ul class="list"><li>Je trouve extrêmement curieux le comportement de la Commission européenne. Celle-ci finance un projet, comme des centaines d’autres en Europe. En principe tout se passe bien. Le projet donne lieu à enquête publique, les juridictions administratives saisies rejettent les requêtes. Et maintenant la Commission vient dire, après tout un débat tumultueux, qu’elle va vérifier si le projet est bien conforme aux règles européennes. Monsieur Juncker ferait mieux de s’occuper de problèmes plus importants comme la croissance qui a du plomb dans l’aile en Europe.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Il y a une forme de terrorisme vert. L’écologie est une question beaucoup trop sérieuse pour être laissée à un parti politique.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je pense que l’expérience Sivens a été très dure pour le Ministre de l’Intérieur, qui a rappelé qu’il avait vécu le terrible attentat de Cherbourg lorsqu’il était maire.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Bernard Cazeneuve est un ministre républicain, j’en suis certaine. Je pense qu’il a été douloureusement frappé par des polémiques qui ne devraient pas prospérer sur ce type d’évènements tragiques.        
       </li></ul><ul class="list"><li>Ce qui est préoccupant, c’est que des manifestations, et je pense ici notamment à l’aéroport de Notre-Dame des Landes, soient la porte ouverte à des débordements très violents. D’une manière vraiment ou faussement naïve, les Verts ouvrent la porte à des débordements de violence d’une jeunesse sans repères.        <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">A propos du plan Juncker</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je suis très sceptique à ce sujet. Je pense que la croissance en Europe est un sujet qui aurait dû être négocié beaucoup plus tôt, au minimum il y a 2 ans lorsque nous avons ratifié ce funeste traité TSCG.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Le plan de M.Juncker vient tard, il cherche à s’acheter une vertu. Pendant les 7 années durant lesquelles il a été Premier Ministre du Luxembourg, il a freiné des 4 fers contre toute tentative de lutter pour la transparence fiscale. </li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.mrc-france.org/photo/art/imagette/7212608-11070562.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.mrc-france.org/L-ecologie-est-une-question-beaucoup-trop-serieuse-pour-etre-laissee-a-un-parti-politique_a702.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.mrc-france.org,2026:rss-6247751</guid>
   <title>Malgré des insuffisances, une loi qui renforce l’égalité femmes-hommes</title>
   <pubDate>Mon, 20 Jan 2014 19:57:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Luc Laurent</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Communiqué de Jean-Luc Laurent, Président du MRC et député du Val-de-Marne, lundi 20 janvier 2014.     <div>
      Alors que débute à l’Assemblée nationale l’examen du projet de loi « cadre » sur l’égalité femmes-hommes, le Mouvement Républicain et Citoyen tient à marquer son soutien à ce texte important du quinquennat.       <br />
              <br />
       En intégrant toutes les dimensions des droits de femmes, le Gouvernement a fait le choix judicieux de la transversalité : égalité professionnelle, lutte contre les violences, lutte contre la précarité et égal accès des femmes et hommes aux responsabilités sont les piliers d’une même politique.       <br />
              <br />
       Grâce aux mesures concrètes introduites par le projet de loi, celle-ci ne se limite pas au symbole, ni à l’incantation qui ont longtemps prévalu sur le sujet : renforcement de l’accompagnement professionnel après une longue interruption d’activité, interdiction de soumissionner aux marchés publics pour les entreprises condamnées pour non-respect des dispositions en matière d’égalité professionnelle, garanties contre les impayés de pensions alimentaires, accélération de la procédure des ordonnances de protection sont des avancées à saluer.       <br />
              <br />
       Les députés du MRC constatent cependant le chemin qui reste à parcourir en matière d’égalité professionnelle et regrettent ainsi que la question du temps partiel ne soit pas abordée. C’est pourtant cette inégalité face à la précarité de l’emploi qui touche le plus durement les femmes. S’il est compréhensible de donner à la loi de sécurisation de l’emploi, adoptée en 2013, le temps de produire des effets sur le travail à temps partiel, légiférer sur cette question est nécessaire.       <br />
              <br />
       Le MRC fait également part de son désaccord et de ses réserves sur la réforme du congé parental dont les premiers résultats devront être suivis avec attention. L’objectif d’un meilleur partage des responsabilités au sein des foyers est louable mais ne doit pas conduire <span style="font-style:italic">in fine</span> à faire perdre le bénéfice de 6 mois de « prestation partagée d’éducation de l’enfant » à un grand nombre de familles et particulièrement aux familles populaires et aux revenus modestes.       <br />
              <br />
       Enfin, les députés du MRC voteront bien évidemment les dispositions relatives à l’IVG. L’opposition qui s’est manifestée ce dimanche dans les rues de Paris est le fait d’une minorité ultraconservatrice  aux revendications d’un autre temps.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/Malgre-des-insuffisances-une-loi-qui-renforce-l-egalite-femmes-hommes_a568.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.mrc-france.org,2026:rss-1634878</guid>
   <title>Téléchargez et distribuez le tract : "France de 2009 : constats sur la situation des femmes"</title>
   <pubDate>Sat, 10 Oct 2009 19:21:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>MRC</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Tracts]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le Mouvement Républicain et Citoyen sera présent à la manifestation pour les droits des femmes, qui aura lieu le samedi 17 octobre à Paris. Le cortège partira à 14h30 de Bastille vers Opéra. Le tract est disponible en bas de page au format PDF. Il est à votre disposition pour vos tractages, vos réunions publiques, vos permanences, etc.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.mrc-france.org/photo/art/default/1634878-2199841.jpg?v=1289529563" alt="Téléchargez et distribuez le tract : "France de 2009 : constats sur la situation des femmes"" title="Téléchargez et distribuez le tract : "France de 2009 : constats sur la situation des femmes"" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.mrc-france.org/photo/art/default/1634878-2199843.jpg?v=1289529564" alt="Téléchargez et distribuez le tract : "France de 2009 : constats sur la situation des femmes"" title="Téléchargez et distribuez le tract : "France de 2009 : constats sur la situation des femmes"" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.mrc-france.org/photo/art/imagette/1634878-2199841.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.mrc-france.org/Telechargez-et-distribuez-le-tract-France-de-2009-constats-sur-la-situation-des-femmes_a122.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.mrc-france.org,2026:rss-1071545</guid>
   <title>La réussite scolaire des filles : à quand la traduction dans le monde du travail ?</title>
   <pubDate>Wed, 15 Oct 2008 22:51:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>MRC</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   En 1900, l’université comptait 642 étudiantes ; en 2005, elles étaient de 719 000, soit 182 000 de plus que les étudiants. La percée des filles au sein de l’institution scolaire est indéniable, elle ne s’est jamais démentie au cours du siècle et se poursuit aujourd’hui. Elle mérite que l’on s’y intéresse d’autant plus, que cette réussite sans précédent ne trouve pas sa traduction dans le monde du travail.     <div>
      <b>Egalité républicaine et responsabilités du politique</b>       <br />
       L’école laïque qui intègre, avec les mêmes droits et les mêmes devoirs les filles et les garçons, démontre de la plus belle manière la force et la pertinence des valeurs universelles dont elle est porteuse. Quasi exclues de l’éducation donnée aux garçons, il y a, à peine plus d’un siècle, les filles font aujourd’hui jeu égal avec eux. C’est une joie et une fierté pour ceux qui ont toujours défendu cette institution, outil fondamental de l’égalité républicaine et de la promotion par le mérite !       <br />
              <br />
       Il reste à transformer l’essai, notamment en donnant aux femmes des possibilités de carrières professionnelles identiques à celle des hommes. La société tout entière sera gagnante à réserver aux femmes la place qui leur revient. Il serait en effet contre-productif de former les femmes et de les cantonner ensuite dans des rôles subalternes ou même de brider leur progression. Voici donc quelques axes de réflexion :       <br />
              <br />
       <b>Au sein de l’institution scolaire</b>       <br />
       -	Mener des campagnes d’information auprès des élèves et de leurs parents pour que l’orientation, à l’issue de la classe de seconde, soit véritablement basée sur les savoirs des élèves, non sur une sous (ou sur) estimation d’eux-mêmes, non sur une anticipation des charges futures. En effet, c’est lors de l’orientation à l’issue de la classe de seconde que les filles choisissent massivement des filières moins prestigieuses que les garçons.       <br />
       -	Ouvrir les filières scientifiques et techniques ; ce qui suppose, par ailleurs, une politique industrielle audacieuse.       <br />
       -	Etablir des passerelles entre les filières littéraires et les filières techniques ou professionnelles qui favoriseraient la mixité tout en diversifiant les savoirs.       <br />
       -	Sensibiliser les responsables d’éducation sur l’aide à apporter aux garçons afin qu’ils intègrent mieux les règles de l’apprentissage scolaire.       <br />
              <br />
       <b>Dans l’univers économique</b>       <br />
       L’écart salarial entre les sexes trahit un manque de réactivité des entreprises face à l’évolution de la société. Alors que l’école, même au travers d’une mixité inachevée, donne aux filles les mêmes chances que les garçons, l’entreprise peine à se défaire de modes de fonctionnement traditionnels où les cadres sont libérés d’une bonne part des contraintes familiales. Il ne faudrait pourtant pas jeter la pierre aux seuls entrepreneurs. En effet, l’entreprise, tenue qu’elle est par la concurrence et l’obsession de la meilleure rentabilité à court terme, hésite souvent à investir dans le capital humain. On peut le déplorer mais c’est ainsi ! Il est donc du rôle de l’Etat, entre incitations et contraintes, d’aider à une évolution des entreprises. Il faut :       <br />
       -	Une politique familiale audacieuse et innovante avec évidemment les équipements sociaux pour la petite enfance et pour la jeunesse mais aussi des lois permettant aux hommes de jouer leur rôle de parent au même titre que les femmes. Aujourd’hui les congés d’éducation sont en théorie proposés aux deux parents mais face aux inégalités professionnelles, les couples optent très majoritairement pour un congé maternel. Choix qui alimente les inégalités ! La mise en place d’un congé rémunéré du père en alternance avec celui de la mère devrait être étudiée.       <br />
       -	La loi du 9 mai 2001, dite loi Génisson, exige que le rapport annuel de situation comparée présenté au comité d’entreprise dresse un bilan de la situation respective des femmes et des hommes. Mais sans pouvoirs autres que consultatifs que peuvent faire les syndicalistes une fois les inégalités constatées et déplorées ? La question se pose du pouvoir réel des forces sociales au sein de l’entreprise.       <br />
              <br />
       Emblème républicain par excellence, l’école a transmis aux filles, peut-être à leur insu, le goût de l’insoumission à l’égard des rôles dans lesquels la société traditionnelle les cantonnait. Le diplôme, arme des plus démunis, est devenu pour elles (comme d’ailleurs pour les enfants d’ouvriers) l’outil de leur émancipation. Mais l’aventure n’est pas totalement écrite, il reste à la société tout entière, pour son plus grand profit, à se saisir de cet immense progrès.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Pour une information plus complète sur le sujet lire l’annexe ci-dessous.</span>       <br />
               <br />
       <span class="u">ANNEXE :</span>       <br />
              <br />
       <b>Premiers constats au sein de l’institution scolaire</b>       <br />
       La performance scolaire des filles est le résultat d’un long et constant travail.       <br />
       -	A l’école primaire, le redoublement des filles est moins fréquent que celui des garçons.       <br />
       -	Au collège, elles font, moins souvent que les garçons, l’objet d’une orientation vers des filières courtes : un garçon sur trois n’atteint pas la classe de quatrième alors que ce n’est le cas que d’une fille sur cinq.       <br />
       -	Elles arrivent plus nombreuses au lycée et obtiennent, au baccalauréat, des résultats d’ensemble légèrement supérieurs.       <br />
              <br />
       <b>Les progrès scolaires des filles s’observent dans toutes les classes sociales sans pour autant les bousculer.</b>       <br />
       Les tests d’évaluation mis en place par l’Education nationale dès la rentrée 1989 ont démontré que : <span style="font-style:italic">« les élèves à l’heure, filles et garçons, réussissent mieux que les élèves en retard, filles et garçons ; les enfants de cadres, filles et garçons, obtiennent à ces épreuves des scores supérieurs à ceux des enfants d’ouvriers, filles et garçons. »</span> (1)       <br />
              <br />
       Incidemment, on peut souligner ici que les mesures prises par le Ministre de l’Education nationale, Monsieur Xavier Darcos, et dont l’objet est de réduire le nombre d’heures d’enseignement dispensées aux élèves, ne vont certainement pas améliorer cet état de fait.       <br />
              <br />
       <b>La supériorité scolaire des filles atténue, davantage que chez les garçons les effets de l’origine sociale sur le cursus scolaire.</b>       <br />
       Elles sont plus souvent bachelières que les garçons : depuis 1980, tout type de baccalauréat confondu, le pourcentage de réussite est supérieur chez les filles. En 2007, il se répartissait de la manière suivante : bac général, 86,5 % pour les garçons, 88,6 % pour les filles ; bac technologique, 79,1 % pour les garçons, 79,5 % pour les filles ; bac professionnel, 77,7 % pour les garçons, 79,6 % pour les filles. En 2007, tous bacs confondus, il y a eu 82,1 % de bacheliers contre 84,6 % de bachelières. (2)       <br />
              <br />
       <b>Cependant, les chiffres globaux masquent une disparité en défaveur des filles.</b>       <br />
       Pour le seul cursus de licence, les femmes sont 73,2 % en « Lettres, sciences du langage, arts » et 74,7 % en « Langues » mais seulement 29,1 % en « Sciences fondamentales et applications » (3). Malgré de meilleurs résultats scolaires, au moment de choisir une spécialisation, les filles ont tendance à délaisser la voie scientifique, prometteuse d’un travail mieux rémunéré, pour les filières littéraires jugées moins exigeantes. Il nous appartient d’analyser ce paradoxe pour ébaucher des solutions correctives.       <br />
              <br />
       <b>Comprendre les tensions sociologiques à l’œuvre</b>       <br />
       Les sociologues Christian Baudelot et Roger Establet, notamment, ont étudié ce phénomène. Voici quelques éclaircissements apportés par leurs travaux.       <br />
              <br />
       <b>En minorité dans les filières scientifiques du supérieur, les filles font approximativement jeu égal avec les garçons aux tests de mathématiques en CE2 puis en sixième</b>. Et si l’écart se creuse un peu en troisième, il faut tenir compte du fait que les garçons les plus faibles ont été exclus de la filière générale dès la fin de la cinquième ce qui n’est le cas que d’une proportion plus faible de filles. Le déséquilibre des orientations ultérieures n’est donc pas le fait d’un moindre goût des filles pour les matières scientifiques.       <br />
              <br />
       Les enquêtes sociologiques menées auprès des collégiens et des lycéens ont en revanche démontré que, majoritairement, <b>l’éducation donnée aux filles</b> (intériorisation des règles établies, attention portée aux autres) <b>les prépare mieux à l’apprentissage scolaire que celle dispensée aux garçons davantage tournée vers la compétition et la confrontation avec autrui</b>. Pour illustrer ce propos, dans le domaine du sport, on pourrait dire : aux filles l’entraînement individuel (gymnastique, danse…), aux garçons les compétitions de foot. Il s’agit de tendances majoritaires évidemment qui peuvent être aisément contredites par des exemples individuels !       <br />
              <br />
       <b>Dans l’enseignement général, le clivage s’effectue en seconde au moment des choix de filière</b>, les filles anticipant les futures charges familiales hésitent à s’engager dans une carrière scientifique dont elles surestiment certainement les exigences. A ce moment précis du choix de filière, les garçons sont, en revanche mieux armés que les filles, entraînés qu’ils sont à la compétition et à l’affrontement avec autrui. Pour eux aussi, l’anticipation des responsabilités futures (assurer la charge financière d’une famille) semble déterminante puisque 63 % des lycéens (contre 49 % des lycéennes), se déclarent, en premier lieu, préoccupés par l’argent que rapportera leur futur métier.       <br />
              <br />
       <b>Dans l’enseignement professionnel, la séparation, pour ne pas dire la ségrégation, se fait dans le choix des filières, perpétuant à l’envi les schémas traditionnels</b>. Habillement, textiles, hôtellerie et collectivité, soins aux personnes, secrétariat… sont des secteurs quasi exclusivement féminins. En revanche, le bâtiment, l’électricité, la mécanique générale, le travail du bois, l’électronique… restent la chasse gardée des hommes.       <br />
       Ces choix scolaires réalisés par les filles et les garçons sont une première donnée (elle n’est pas la seule) pour expliquer d’une part des salaires féminins inférieurs aux salaires masculins et d’autre part une absence quasi-totale des femmes dans les lieux de pouvoir. Cependant, d’autres facteurs contribuent au retard salarial des femmes…       <br />
              <br />
       <b>La famille et l’entreprise sont en retard sur l’école</b>       <br />
       <span style="font-style:italic">« La création de concours mixtes aux différentes agrégations en 1976 a créé une situation quasi expérimentale : en 1976, la mixité a aggravé les handicaps des filles dans la plupart des disciplines. Dix ans plus tard, les femmes avaient nettement réduit les écarts en lettres et dans l’ensemble des disciplines scientifiques et techniques. Le seul cas de retard notable (2,5 % d’écart) concerne les langues vivantes. Les normes de la compétition agrégative ont donc été intégrées par les candidates ! »</span> (4)       <br />
              <br />
       Il est évident que les femmes, ayant gagné dans l’institution scolaire, une reconnaissance qui leur assure désormais une place dans la vie économique, vont continuer de bousculer les modes d’organisation traditionnels tant dans la famille que dans le monde du travail. Il reste à cerner où persistent encore des facteurs de blocages.       <br />
              <br />
       <b>Au sein de la famille, les femmes accomplissent encore l’essentiel des tâches ménagères et d’éducation des enfants.</b>       <br />
       Cependant des signes encourageants sont à relever : plus le niveau culturel est élevé et plus le partage des tâches est important, qu’il s’agisse des tâches matérielles ou d’éducation. Les pères accordent un intérêt croissant à l’éducation de leurs enfants. La famille traditionnelle, celle où l’on naissait et mourrait à la maison, celle qui s’organisait autour d’un moyen de production, transmis au fil des générations et assurant la survie de chacun des membres, celle où chacun avait un rôle bien défini ; cette famille là, cède le pas à la famille moderne où le premier legs à ses enfants est culturel. Ainsi, quand les deux parents sont instruits, leurs responsabilités à l’égard des enfants sont plus indifférenciées.       <br />
              <br />
       <b>Au sein de l’entreprise, la première préoccupation – la meilleure rentabilité à court terme – laisse peu de place à la réflexion pour des organisations innovantes prenant en compte l’arrivée massive des femmes dans le monde du travail.</b>       <br />
              <br />
       Nous avons déjà souligné que les femmes s’orientent majoritairement vers des secteurs moins rémunérés, explication à des salaires féminins globalement inférieurs. Cependant, les statistiques prouvent que pour un même niveau social, les femmes demeurent moins bien payées que les hommes. Une étude réalisée en 2004 par <span style="font-style:italic">Alternatives économiques</span>, d’après des données de l’INSEE sur l’année 2001, indique un écart du salaire horaire net toujours en défaveur des femmes : chefs d’entreprise 54,7 % ; cadres supérieurs 27,9 % ; professions intermédiaires 13 % ; employés 7,2 % ; ouvriers 18,2 % (5). On le voit, l’écart le plus important se situe dans les strates supérieures de la hiérarchie des emplois, là où les femmes sont le moins nombreuses.        <br />
              <br />
       Au-delà de la constatation, les raisons de la persistance de l’écart de rémunération entre les hommes et les femmes sont une affaire complexe. La stagnation généralisée des salaires en est une première explication. De plus, certaines politiques ont eu des effets pervers sur l’emploi des femmes. Ainsi en 1994, la réforme de l’Allocation parentale d’éducation (APE) a-t-elle eu pour conséquence de faire sortir du système économique nombre de femmes parmi les moins qualifiées, creusant un écart plus grand entre les femmes elles-mêmes. Dans un article paru en 2006, Dominique Meurs et Sophie Ponthieux (6) analysent les composantes de l’écart des salaires entre les hommes et les femmes :       <br />
       -	L’employeur rémunère la productivité des individus ainsi que leur investissement personnel dans l’appareil économique. Appliquée à la rémunération des femmes, cette règle anticipe que ces dernières, en partie absorbées par les charges familiales, sont moins productives que les hommes et fournissent moins d’effort de formation.       <br />
       -	La discrimination explique, ce qui dans la différence de rémunération ne provient pas de la productivité des travailleurs mais de leur appartenance à un groupe ; elle peut être le fait des employeurs, des consommateurs ou des salariés eux-mêmes. Elle peut expliquer des salaires d’embauche, globalement inférieurs ; employeur potentiel et candidate anticipant les conséquences d’une future grossesse.       <br />
       -	L’ancienneté et l’accumulation d’expérience sont également des éléments pris en compte pour la rémunération. Or, comme le montrent les études sur le calcul des retraites, les interruptions de carrières sont très inégales pour les deux sexes.       <br />
       -	Enfin et surtout, la durée hebdomadaire du travail est un facteur explicatif de l’écart de rémunération. Le temps partiel, majoritairement assuré par les femmes est globalement moins bien rémunéré que le temps plein. Et, à propos des travailleurs à temps plein, les hommes travaillent, en moyenne, plus longtemps que les femmes.       <br />
              <br />
       --------       <br />
       1) Christian Baudelot, Roger Establet : <span style="font-style:italic">Allez les filles ! Une révolution silencieuse</span> – Points – Nouvelle édition mise à jour,  2006       <br />
       2) Source Ministère de l’Education nationale – Résultats, diplômes, insertion ] Repères et références statistiques – édition 2008 ]       <br />
       3) INSEE – Source : Direction de l’évaluation de la prospective et de la performance (Depp) – Etudiants des universités par discipline et par cursus selon le sexe       <br />
       4) Christian Baudelot, Roger Establet : <span style="font-style:italic">Allez les filles ! Une révolution silencieuse</span> – op. cit.       <br />
       5) Source : Observatoire des inégalités, <a class="link" href="http://www.inegalites.fr/spip.php?article301">http://www.inegalites.fr/spip.php?article301</a>       <br />
       6) Dominique Meurs, Sophie Ponthieux : Economie et statistique no 398-399, 2006       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Vous pouvez également télécharger le tract ci-dessous au format PDF</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/La-reussite-scolaire-des-filles-a-quand-la-traduction-dans-le-monde-du-travail_a61.html</link>
  </item>

 </channel>
</rss>
