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  <title>MRC - Mouvement Républicain et Citoyen</title>
  <description><![CDATA[Site officiel du MRC. Découvrez les élus, le programme, les positions, l'organisation et l'équipe du Mouvement Républicain et Citoyen. Articles, communiqués, adhésions.]]></description>
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  <language>fr</language>
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   <title>MRC - Mouvement Républicain et Citoyen</title>
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   <title>Quels engagements en faveur d’une égalité effective des territoires ?</title>
   <pubDate>Wed, 01 Apr 2015 09:51:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Question de Marie-Françoise Bechtel, 1ere vice-présidente du MRC et députée de l'Aisne, à Marylise Lebranchu, ministre de la décentralisation et de la fonction publique, lors de la séance de questions au gouvernement du 31 mars 2015.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      <b>Marie-Françoise Bechtel</b>       <br />
       Monsieur le Premier ministre, le second tour des élections départementales a montré que certains départements ont été le réceptacle d’une somme d’angoisses, de rejets, de frustrations accumulés depuis de longues années et qui ont explosé sous l’effet de politiques mal vécues par le passé mais, il faut le reconnaître, parfois aussi au présent.       <br />
              <br />
       Le département de l’Aisne dont je suis l’élue en est une illustration criante. Certes, le Gouvernement, emmené par son Premier ministre, est venu dire, il y a peu, son souci de prendre en compte les problèmes de la ruralité. Cette intervention a pu contribuer à limiter le sentiment d’abandon de ce territoire et contenir par là le vote en faveur du Front national, mais il faut aller au-delà, très au-delà, et offrir à nos compatriotes, où qu’ils soient et quels qu’ils soient, une fenêtre d’espoir.       <br />
              <br />
       Je propose au Gouvernement deux pistes d’actions urgentes et nécessaires. Il convient tout d’abord de lutter contre l’éloignement des services publics qui ne manquera pas de résulter de l’intégration de départements déjà appauvris au sein de grandes régions, telle la région Nord-Pas-De-Calais Picardie. Seule une répartition harmonieuse des services publics, à commencer par les services de l’État, dans l’ensemble des communes de quelque importance, pourra pallier cet enclavement. Je demande des engagements de l’État à cet égard.       <br />
              <br />
       Il faut ensuite veiller à ce que les instruments de pilotage aux mains de la région, en premier lieu le schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires, soient bien conduits dans le souci du développement de tous. Il ne faudrait pas qu’une vision quelque peu intégriste du développement durable l’emporte sur la nécessité de développer des activités économiques qui, seules, ouvriront cette fenêtre sur l’avenir que nos habitants attendent et qui a pour nom « prospérité économique et emploi ». Je vous demande donc, monsieur le Premier ministre, quels engagements le Gouvernement est prêt à prendre en faveur d’une égalité effective des territoires.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Marylise Lebranchu, ministre de la décentralisation et de la fonction publique</b>       <br />
       Madame la députée, le Premier ministre nous a donné à Laon, à Sylvia Pinel, André Vallini et moi-même, une feuille de route claire. C’était en effet un lieu symbolique pour répondre au sentiment d’abandon. Or, ce n’est pas en demandant 150 milliards d’économies de dépense publique que nous réussirons à répondre à l’absence de couverture en téléphonie mobile ou en haut débit et ce n’est pas en diminuant le nombre de fonctionnaires que nous pourrons créer des maisons de services publics.       <br />
              <br />
       Mettons fin aux contradictions. Nous avons fait un choix. À masse salariale constante, l’État répondra à la ruralité. Engagement a été pris en matière de téléphonie mobile, engagement a été pris sur le numérique, engagement a été pris pour 1 000 maisons de services publics, engagement a été pris de mettre à la disposition des collectivités territoriales et des pays le plus en difficulté les forces de l’État lui-même pour faire émerger des projets. C’est souvent par manque d’ingénierie ou de cadres A dans ces communes et ces communautés de communes rurales, que nous ne réussissons pas à faire émerger les projets. L’État se met donc, pour quelques années, à la disposition des territoires ruraux.       <br />
              <br />
       Vous avez raison d’en appeler également aux régions. Avec un schéma régional d’aménagement du territoire et de développement durable, il va falloir assurer la cohérence. Si nous sommes revenus, comme je l’ai entendu durant toute la campagne électorale, sur l’existence même des départements, c’est parce que tant que ce sentiment d’abandon existe, les départements doivent jouer le rôle de catalyseur au niveau de l’aménagement de nos zones rurales.       <br />
              <br />
       Si la loi n’est pas votée, c’est à la demande expresse du président du Sénat Gérard Larcher et du sénateur UMP Bruno Retailleau, qui ont demandé deux mois de report. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/Quels-engagements-en-faveur-d-une-egalite-effective-des-territoires_a770.html</link>
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   <title>"La création d'une collectivité unique de Corse m'empêche de voter la loi NOTRe"</title>
   <pubDate>Wed, 11 Mar 2015 09:14:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Marie-Françoise Bechtel, députée de l'Aisne et vice-présidente du MRC, était invitée de l'émission Parlement'air sur LCP mardi 10 mars 2015. Elle débattait avec Olivier Carré, député UMP du Loiret.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      <span class="u">Verbatim express</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Sur la proposition de loi Claeys-Leonetti sur la fin de vie</span> :       <br />
       <ul class="list"><li> La loi Leonetti faisait à peu près l’affaire. Elle était déjà très convenable, de l’avis de nombreux médecins. Il restait deux points à régler :        <br />
       - Le premier est le cas de l’affaire Lambert. Dans ce cas, la loi prévoit que sont regardés comme des traitements la nourriture, le fait de perfuser. Je pense qu’on a bien fait de le dire car l’arrêt du Conseil d’Etat avait buté sur cette question.        <br />
       - L’autre point est le fait de mourir dans la dignité et d’être assisté par un médecin. C’est une question qui va en profondeur dans la psychologie de chacun.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Pour ma part, et pour faire court, je dirais qu’il y a encore des améliorations à faire dans la proposition de loi. Concernant les directives anticipées, je pense qu’elles doivent être vérifiées, notamment au moment crucial, auprès du malade conscient. Il reste un problème : que fait-on lorsque l’on est devant une maladie incurable qui peut durer très longtemps ?        
       </li></ul><ul class="list"><li> Je pense que la loi est trop ouverte sur la sédation. Il faut s’assurer que le malade est en étant de souffrance psychique, morale ou physique qui motive sa demande.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Il y a un point très important dans la proposition de loi : c’est l’idée d’égalité devant la souffrance. La loi proclame cette égalité, ce qui est plus clair, même si je reconnais volontiers que les moyens doivent suivre derrière. </li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Sur la question des concessions d’autoroutes</span>       <br />
       <ul class="list"><li> Je suis la première députée à avoir posé la question au Ministre Macron lorsque sont parus le rapport de la Cour des Comptes, puis celui de l’Autorité de la concurrence, qui dénonçaient la rentabilité excessive des sociétés d’autoroutes. 20% de rentabilité est un taux anormal, surtout pour des sociétés qui avaient été achetées à bas prix lorsqu’elles avaient été privatisées par Dominique de Villepin. Il y a donc tout un ensemble.       
       </li></ul><ul class="list"><li> J’avais alerté dans l’hémicycle le Ministre de l’Economie, qui m’avait répondu que le Gouvernement allait envisager, sans fermer aucune porte, toutes les issues. Aujourd’hui, nous voyons à l’évidence que certaines des issues sont bouchées       
       </li></ul><ul class="list"><li> Je ne désespère pas car je suis convaincue qu’il est possible d’aller à une négociation un peu musclée avec les sociétés d’autoroutes.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Le contrat est passé entre l’Etat et les sociétés d’autoroutes. Il appartient au gouvernement de négocier, en s’appuyant sur l’avis des parlementaires.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Je préfère une négociation dure à une coercition un peu trop douce.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Il existe une taxe sur les autoroutes, la TCA, dont j’avais moi-même demandé d’augmenter le taux dans la dernière loi de finances. On peut discuter, avec l’idée derrière d’augmenter cette taxe si la négociation ne se passe pas bien.        <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Sur la loi NOTRe (Nouvelle organisation territoriale de la République) :</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li> Je pense que la loi a très bien évolué depuis son origine : 1-on maintient le département, 2- on laisse au département des compétences suffisantes.       
       </li></ul><ul class="list"><li> L’intercommunalité à marche forcée jusqu’à 20 000 habitants a fait l’objet de très nombreuses dérogations. On revient à quelque chose de plus raisonnable.       
       </li></ul><ul class="list"><li> J’ai failli voter cette loi mais il s’est passé quelque chose qui ne m’a pas plu du tout : de nuit le Gouvernement a présenté un amendement faisant de la Corse une collectivité unique. Or, c’est un très vieux débat : la collectivité territoriale corse unique a été repoussée par référendum par les Corses eux-mêmes.        
       </li></ul><ul class="list"><li> A titre personnel, et je n’engage pas le MRC en disant cela, je m’abstiendrai car je pense que cette loi n’est au final pas si mauvaise mais je n’admets pas ce procédé.       <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Au sujet du Front national et de la stratégie de Manuel Valls:</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je n’ai pas de conseil à donner à Manuel Valls mais il est dans son rôle. Il donne l’image d’un Premier Ministre très combatif, très dynamique, avec une rhétorique très forte. Cela peut énergiser l’électorat de gauche.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Il a raison d’aller sur le terrain et ne pas laisser la place au Front national.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Dans l’Aisne, le FN est fort. C’est typique de ces territoires relégués, ce qui nous renvoie à la loi de décentralisation. Ces territoires périphériques sont abandonnés, comme l’a très bien analysé Christophe Guilluy. Les gens ont le sentiment que les deux principaux partis ont laissé depuis 20 ans s’effondrer l’activité économique de notre pays.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/La-creation-d-une-collectivite-unique-de-Corse-m-empeche-de-voter-la-loi-NOTRe_a758.html</link>
  </item>

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   <title>Projet de loi NOTRe : les départements sauvés de la furie « réformatrice »</title>
   <pubDate>Tue, 10 Mar 2015 18:54:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Luc Laurent</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Par Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, mardi 10 mars 2015.     <div>
      Le Mouvement Républicain et Citoyen a voté le projet de loi Nouvelle Organisation Territoriale de la République (NOTRe) en première lecture à l’Assemblée Nationale. Depuis 2012, il s’agit du troisième texte important concernant la décentralisation et les collectivités locales. Nous nous étions abstenus sur la loi « métropoles » en 2013, nous avions voté contre la fusion des régions et la nouvelle carte en décembre 2014 et nous votons pour ce dernier texte (Marie-Francoise Bechtel s’abstient).       <br />
              <br />
       L’impulsion initiale décentralisatrice des grandes lois de 1983-84 s’est depuis longtemps perdue dans une construction assez bancale qui ne satisfait personne et que les élus locaux, de la commune à la région, font fonctionner au mieux.  Depuis 30 ans, la décentralisation vit au rythme d’une instabilité législative permanente, une loi chassant la précédente. Plus personne n’y comprend rien et chaque nouveau projet est tiraillé entre des revendications contraires.       <br />
              <br />
       Nous votons ce projet de loi parce qu’il ne détruit pas le département. Contrairement aux déclarations martiales de 2014, les départements ne seront ni dissous ni « dévitalisés ».       <br />
              <br />
       Les futures grandes régions resteront des régions faibles. Le projet de loi NOTRe confirme cette analyse, un peu paradoxale, puisqu’aucune initiative régionaliste n’a été adoptée. Le projet de loi renforce simplement les compétences « aménagement du territoire » et « développement économique » des régions mais elles devront s’incliner devant les choix des métropoles.       <br />
              <br />
       Nous sommes favorables au développement de la coopération intercommunale. Le gouvernement a renoncé à une conception disciplinaire en acceptant les propositions du rapporteur qui, quoique compliquées, permettent d'assouplir le seuil minimal de 20 000 habitants.       <br />
              <br />
       Sur le Grand Paris, le Gouvernement a accepté de revoir sa copie en évitant de tout centraliser dans une énorme collectivité technocratique. Il n’y a rien à gagner à traiter les questions de proximité à l’échelle d’un territoire de 7 millions. Le projet de loi prend acte de la nécessité d’une intercommunalité au pluriel en Ile-de-France.        <br />
              <br />
       Concernant « la collectivité unique », la simplification et la rationalisation de l’action locale ne doivent pas provoquer la création de véritables pouvoirs locaux (une seule collectivité locale exerçant tous les pouvoirs sur son territoire). Dans sa grande sagesse, le législateur a choisi en 1983 de diviser pour permettre à l’État central de continuer à régner. Nous sommes fidèles à ce choix fondateur alors que nous assistons malheureusement au mouvement inverse: retrait de l’État local et affirmation des métropoles aspirant les compétences communales, départementales et régionales comme celles de l’État. Plus que le « régionalisme-zombie », la métropolisation constitue aujourd’hui le véritable risque de fractures territoriales, sociales et institutionnelles pour la France.       <br />
              <br />
       Nous sommes opposés à la « collectivité unique » en Bretagne, en Alsace et dans toutes les régions mais aussi à Lyon, qui à sa manière tente de constituer une collectivité unique, et bien sûr en Corse. Le Gouvernement a fait passer un amendement, auquel le MRC s’est opposé, qui enclenche la fusion des collectivités corses (les deux départements et l’assemblée territoriale), sans prévoir expressément la consultation des citoyens qui ont déjà rejeté cette proposition en 2003. La solution de la « collectivité unique » est une mauvaise solution partout, et encore plus dans les régions périphériques où elle constituera un tremplin pour de futures revendications régionalistes, voire fédéralistes. L’exemple britannique, et plus particulièrement le contre-exemple écossais, devrait inciter à une grande prudence.        <br />
              <br />
       Après avoir beaucoup légiféré et même tergiversé, la majorité doit maintenant laisser les collectivités locales digérer l’empilement législatif et favoriser toutes les initiatives qui permettent aux citoyens de s’approprier ces réformes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/Projet-de-loi-NOTRe-les-departements-sauves-de-la-furie-reformatrice_a757.html</link>
  </item>

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   <title>"Le MRC ne croit ni en de grandes régions hétérogènes, ni en une organisation à géométrie variable"</title>
   <pubDate>Fri, 20 Feb 2015 19:38:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Intervention de Marie-Françoise Bechtel, députée de l'Aisne et 1ere vice-présidente du MRC, à la tribune de l'Assemblée nationale dans le cadre du projet de loi "nouvelle organisation territoriale", mardi 17 février 2015.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      Madame la présidente, madame la ministre, monsieur le secrétaire d’État, monsieur le président de la commission des lois, monsieur le rapporteur, mes chers collègues, ce deuxième volet de la réforme territoriale a été placé – par vous, madame la ministre – sous le sceau de l’égalité des territoires. En effet, c’est à la lumière de cet objectif que nous devons interroger le dispositif que vous proposez, et nous devons le faire avec bonne foi.       <br />
              <br />
       Un constat, tout d’abord : l’organisation d’ensemble de notre territoire national, qui devient maintenant visible, quoi qu’on ait dit, organise pour l’essentiel une véritable recentralisation de la périphérie vers le centre, avec un effet centripète des territoires vers des centres régionaux métropolitains et intercommunautaires. Je ne crois pas déformer les choses en les décrivant de cette manière. Mais cela engendre nécessairement une première inquiétude, celle du risque d’une relégation qui n’est certes pas programmée – je ne vous fais pas ce procès, madame la ministre – mais qui sera peut-être une fatalité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Non seulement des départements aujourd’hui plutôt isolés du centre vivant de la région – comment pourrais-je ne pas songer au département de l’Aisne, dont je suis une des élues ? – se retrouveront très excentrés au sein de la nouvelle grande région ; non seulement la cohésion du tissu rural souffrira beaucoup dans une intercommunalité à marche forcée ; mais le risque est réel d’accentuer le phénomène périurbain qui commence à alimenter une inquiétude justifiée et qui concerne les territoires à la porte des communautés et des métropoles. L’effet de siphonnage vers le centre urbain y accentuerait encore le sentiment de relégation et le désespoir social qui peut parfois l’accompagner, avec les effets politiques que nous connaissons.       <br />
              <br />
       Deuxième inquiétude, liée elle aussi à cette égalité des territoires dont vous avez fait la justification centrale de la réforme : les compétences. Nous aurons des régions alourdies par des compétences de gestion – routes, établissements scolaires, ports – alors qu’il eût fallu les libérer pour en faire les vecteurs de grands projets économiques, de grandes infrastructures, de programmes de recherche et d’innovation.       <br />
       Nous aurons ensuite des départements réduits à la portion congrue. Même si leur disparition est aujourd’hui moins actuelle, elle reste probablement programmée dans l’esprit des auteurs de la réforme.       <br />
       Le département ne peut être un pur centre de solidarité, il doit – c’est du moins la vision qu’en a le MRC – faire vivre des équipements et des services publics, faute de quoi c’est l’égalité citoyenne tout entière qui sera atteinte. L’organisation territoriale à géométrie variable, dans laquelle ce seront tantôt les métropoles, tantôt les départements, tantôt les intercommunalités qui assumeront les services publics, s’accorde mal avec le cartésianisme des Français, alors même que l’on parle beaucoup, par ailleurs, de lisibilité de la réforme.       <br />
              <br />
       Nos compatriotes sentent bien que les différences, prenant en compte des situations territoriales trop diverses, se traduiront par des inégalités accrues. Comment accepteront-ils qu’une réforme qui se veut lisible fasse que demain, les services ne soient pas délivrés aux mêmes niveaux – je parle de niveau territorial, pas du niveau de qualité, il ne manquerait plus que cela ! – en Auvergne ou en Rhône-Alpes, en Picardie ou en PACA ?       <br />
              <br />
       Ces quelques réflexions n’ont d’autre but que de dire que le Mouvement républicain et citoyen, attaché à l’idée de modernisation de notre territoire, et d’abord de notre économie, ne croit ni en de grandes régions hétérogènes et très lourdement chargées en compétences de gestion au quotidien, ni surtout en une organisation à géométrie variable, en métropoles et intercommunalités très agrandies, là où la structure départementale, le cas échéant agrandie elle-même, offrait un cadre raisonnable, lisible, et qui n’empêchait pas le mouvement d’urbanisation de se poursuivre à un rythme raisonnable tout en palliant l’effet d’éviction par le « centripètisme » qui en résultera fatalement, et qui est au territoire ce que la centralisation excessive est à l’État national.       <br />
              <br />
       Ce projet de loi se trouve ainsi à la croisée des chemins. Il y aurait mauvaise grâce à ne pas noter certaines avancées, même si le Gouvernement, au fond de lui-même, les regarde peut-être comme des reculades. Je pense en particulier au maintien – mais pour combien de temps ? – du département.       <br />
              <br />
       La double inquiétude, que j’ai voulue raisonnable et dont je me suis fait l’écho, peut être palliée par un assouplissement dans la conception de l’intercommunalité. Son seuil n’est pas soutenable aujourd’hui dans ce projet de loi, et les dispenses de dérogations ne sont pas elles-mêmes très pertinentes. On pourrait pallier cela par une vision plus progressive des intercommunalités, gagée par les efforts de mutualisation des communes qui, elles, amèneraient des économies.       <br />
              <br />
       Un autre palliatif à nos yeux nécessaire serait que le schéma de développement durable et d’égalité des territoires comporte vraiment l’égalité des territoires, c’est-à-dire que les régions soient tenues de bien répartir les activités économiques, et pourquoi pas leurs services eux-mêmes.       <br />
              <br />
       Vous l’aurez compris, madame la ministre, monsieur le secrétaire d’État, nous serons attentifs à l’évolution de ce texte qui nous semble moins erroné dans sa perspective générale que la loi sur le découpage régional, mais certainement encore perfectible à ce jour.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <link>https://www.mrc-france.org/Le-MRC-ne-croit-ni-en-de-grandes-regions-heterogenes-ni-en-une-organisation-a-geometrie-variable_a753.html</link>
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   <title>Réforme territoriale : les députés du MRC ont voté contre</title>
   <pubDate>Wed, 23 Jul 2014 17:07:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Communiqué de Marie-Françoise Bechtel, députée de l'Aisne et 1ere vice-présidente du MRC, mercredi 23 juillet 2014.     <div>
      Les trois députés du MRC ont voté contre la nouvelle carte régionale.        <br />
              <br />
       L'objectif du redressement économique, enjeu majeur pour notre pays, ne passe pas par un redécoupage arbitraire avec tantôt de petites régions là où l'on proclame la nécessité de grands ensembles, tantôt au contraire de vastes zones hétérogènes. Ces dernières éloigneront encore les citoyens des lieux de décision, surtout lorsqu'ils seront privés du cadre départemental. Elles ne serviront qu'à renforcer l'appétit de pouvoir de quelques nouveaux féodaux, ceux- là mêmes qui, selon le mot de Jaurès, ne songent qu'à se tailler de nouveaux fiefs dans la souveraineté nationale.       <br />
              <br />
       Nous pouvions faire une réforme moderne par d'autres voies. Le MRC regrette que ses propositions n'aient pas été entendues.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/Reforme-territoriale-les-deputes-du-MRC-ont-vote-contre_a646.html</link>
  </item>

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   <title>"L’échelon régional demande à être profondément repensé"</title>
   <pubDate>Thu, 17 Jul 2014 23:48:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Intervention de Marie-Françoise Bechtel, députée de l'Aisne et 1ere vice-présidente du MRC, à la tribune de l'Assemblée nationale dans le cadre du projet de loi relatif à la délimitation des régions et modifiant le calendrier électoral, jeudi 17 juillet 2014.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
       Madame la présidente, monsieur le ministre, monsieur le président de la commission, monsieur le rapporteur, mes chers collègues, le mouvement républicain et citoyen est attaché à toute entreprise ayant pour objectif le redressement économique de notre pays. Tout découle en effet de cette impérieuse nécessité, depuis la prospérité retrouvée et, avec elle, la confiance dans l’avenir, jusqu’à, nous le savons tous hélas aujourd’hui, la cohésion autour des valeurs républicaines.       <br />
              <br />
       La réforme de l’État dans sa dimension territoriale peut-elle contribuer à ce redressement ? C’est au fond tout l’enjeu de ce premier chapitre que vous nous conviez à ouvrir en le mettant sous le signe, nous l’avons bien compris, du renouveau économique. Encore cet esprit de la réforme doit-il aller avec la lettre. Vous admettrez à cet égard, monsieur le ministre, qu’il faut une certaine foi – et même une foi certaine – pour donner une adhésion a priori à une réforme qui définit un contenant sans contenu, des périmètres sans les compétences qui vont avec et qui fait l’impasse sur la question, pourtant cruciale, de la gouvernance des régions qui, redessinées, devraient être aussi repensées.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Nous prenons certes acte, monsieur le ministre, de ce que le Gouvernement n’entend pas réformer pour le plaisir de réformer, bouger pour bouger, comme nous l’avons connu dans un passé récent, dont la devise aurait pu être : « Je change, donc je suis ! » Mais, si l’objectif est légitime, le projet ici présenté prend-il les meilleures voies pour y parvenir ? J’exposerai sans fard nos doutes et nos interrogations.       <br />
              <br />
       Première interrogation : la taille des régions est-elle bien l’alpha et l’oméga de la réussite économique ? Nous avons entendu nombre d’idées reçues sur cette question. Or, force est de le reconnaître, la recherche d’un optimum régional par la superficie et la démographie n’emporte pas, tant s’en faut, l’adhésion d’une majorité de chercheurs. Elle se heurte même au bon sens lorsque l’on mesure l’écart entre petites régions riches et grandes régions pauvres, tel l’écart caricatural entre le Val d’Aoste et la Sicile, le premier dix fois plus riche que la seconde avec un territoire dix fois plus petit !       <br />
              <br />
       C’est donc sur le fondement d’un enjeu quelque peu mythique que sont définis dans la loi qui nous est présentée des périmètres contestables, mal vécus et même parfois absurdes, soit par l’excès de la taille – je pense à l’Aquitaine, mariée sur le tard avec le Limousin et le Poitou-Charentes –, soit au contraire par le maintien d’une taille réduite, d’ailleurs en contradiction avec l’enjeu de régions agrandies, comme dans le cas de la Bretagne et des Pays de la Loire. Des périmètres issus également d’un rattachement incertain, comme c’est le cas pour la Franche-Comté ou encore pour la Picardie dont je suis l’élue, deux exemples qui illustrent en réalité l’impossibilité de tout rattachement cohérent par bloc régional.       <br />
              <br />
       Devant une carte qui contient trop de mauvaises solutions, ne fallait-il pas réinterroger la méthode ? Oubliant les mariages forcés, il était possible de faire le choix d’une interrégionalité, dotée des procédures appropriées, résolvant la question des particularismes, mais surtout permettant une synergie qui aurait été le cadre dans lequel pouvaient être menés de grands projets d’aménagement du territoire et de développement économique. Les universités en donnent l’exemple, telles celles de la Bretagne et des Pays de la Loire. Pourquoi ne pas suivre cet excellent modèle plutôt que de s’enfermer dans le carcan rigide qui pourrait mener, à travers un désamour confirmé, à l’exercice d’un droit d’option incertain et coûteux ?       <br />
              <br />
       Deuxième interrogation : quel sera demain le visage de cette créature nouvelle, une région chargée de compétences supplémentaires qui, ajoutées aux compétences actuelles, accroîtront le fardeau gestionnaire alors que l’on veut faire de la même région le pilote du décollage économique ? Et comment concilier avec un visage démocratique l’élection sur des territoires encore plus vastes qu’aujourd’hui, alors que la région peine déjà souvent à assumer le statut réel d’une collectivité territoriale suffisamment identifiée par la population ?       <br />
              <br />
       On le voit bien, monsieur le ministre, si l’on veut assurer tant la démocratie que l’efficacité, l’échelon régional demande à être profondément repensé. À défaut d’une conception ferme de ce que sera demain la région nouvelle, nous sommes peu convaincus, à ce stade, de la pertinence de la réforme proposée.       <br />
              <br />
       Nous avons bien noté que vous avez refusé d’ouvrir la porte à une identité régionale toute empreinte d’un entre-soi passéiste. Rien ne serait en effet plus funeste que ce repliement en apparence si loin de l’ouverture des frontières, en réalité si adéquat à la mondialisation par le rejet de l’État-nation que l’un et l’autre impliquent.       <br />
              <br />
       Craignons cependant que n’entre par la fenêtre la boulimie régionaliste toujours à la recherche de ce que Jean Jaurès appelait ces fiefs locaux que se sont entaillés des notables locaux dans la souveraineté nationale, laissant le soin à l’État de gérer la pénurie territoriale au détriment de cette cohésion nationale qui est l’un des grands atouts historiques de la France, à l’intérieur comme à l’extérieur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.mrc-france.org/L-echelon-regional-demande-a-etre-profondement-repense_a644.html</link>
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   <title>Réforme territoriale : vers un démantèlement de l'Etat-nation ?</title>
   <pubDate>Wed, 16 Jul 2014 14:30:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Luc Laurent</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Tribune de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, parue sur le site FigaroVox, mercredi 16 juillet 2014.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.mrc-france.org/photo/art/default/6815988-10415063.jpg?v=1405514035" alt="Réforme territoriale : vers un démantèlement de l'Etat-nation ?" title="Réforme territoriale : vers un démantèlement de l'Etat-nation ?" />
     </div>
     <div>
      Depuis la mise en ligne d'un projet de carte sur le site internet de l'Elysée, le grand bingo des régions a commencé. Contrairement au Sénat, l'Assemblée Nationale devrait adopter cette semaine une nouvelle carte et un nouveau calendrier électoral. Quelle carte? Nul le sait encore après un nouveau (mais est-ce le dernier?) rebondissement lors de la réunion du groupe majoritaire mardi matin. Cette confusion n'est pas le fruit du hasard: le gouvernement a ouvert une boite de pandore en touchant à la carte et a aussitôt suscité 577 vocations de cartographe parmi les députés. Jouer à «marions-les» ou à «divorçons-les» est un exercice facile et un peu vain.       <br />
       <b>       <br />
        La taille n'est pas l'enjeu</b>       <br />
              <br />
       Personne n'est capable d'évaluer les économies attendues de par les fusions qui sont proposées. Il est par contre facile de prévoir les difficultés liées à des fusions pas toujours désirées et la nécessité de devoir conserver malgré tout une certaine proximité… On peut même prévoir que ces régions XL ne favoriseront pas l'impact du conseil régional. Elargissement et approfondissement marche rarement ensemble. La région dilatée Rhône-Alpes-Auvergne n'aura aucun poids face aux métropoles concentrées comme Lyon ou Grenoble. Ce n'est pas un hasard si la Bretagne, région la plus régionaliste, veut se tenir à l'écart du mouvement!
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Il est assez infantile de penser que la taille serait un enjeu au niveau européen. La carte est un faux débat, le véritable enjeu ce sont les pouvoirs et les compétences. La France n'est pas un état fédéral comme l'Allemagne, la France n'est pas non plus une République régionalisée comme l'Italie. Ces deux modes d'organisation sont profondément étrangers à notre histoire et aux principes républicains qui sont constitutifs de notre pays. Chaque nation a son histoire et des principes politiques différents, il faut les respecter. Depuis l'affirmation de la monarchie, la France s'identifie à à un Etat central puissant. La décentralisation opérée à partir de 1982 n'est pas et n'a jamais été une fédéralisation du pays.       <br />
              <br />
       <b>Une décentralisation jacobine: uniformité + unité = égalité</b>       <br />
              <br />
       La décentralisation a respecté quelques solides principes. Le premier: il n'y a pas de pouvoir local. Divisées entre les trois collectivités (commune, département, région), sans toujours de cohérence, les compétences décentralisées sont partagées. Ce qu'on appelle aujourd'hui le mille-feuille n'est pas un accident mais une stratégie pour bloquer la constitution de pouvoirs locaux autonomes, pour empêcher les féodalités républicaines. La création des métropoles institutionnelles marque une rupture en aspirant l'ensemble des compétences locales sur un territoire et en soustrayant ces villes aux solidarités départementales. Ce risque de désagrégation territoriale est d'autant plus fort au moment où l'Etat se retire et où les préfets se muent malheureusement en animateurs territoriaux désargentés. L'uniformité n'a pas bonne presse alors que l'expérimentation et le particularisme sont à la mode. Là encore, on construit une organisation territoriale où risquent de se multiplier les statuts à la carte, et les organisations particulières qui rendent difficile l'action publique, qui complexifie au nom de la simplification…       <br />
       <b>       <br />
       Région XL: une «landerisation» plus confuse que crédible</b>       <br />
              <br />
       Le pouvoir législatif n'a jamais été décentralisé et les collectivités locales disposent d'un pouvoir règlementaire limité et encadré. Ce pouvoir règlementaire limité est la garantie que la loi sur le territoire est la même pour tous. La dévolution du pouvoir législatif est une revendication ancienne et minoritaire à laquelle le gouvernement doit résister en ayant une vision claire du rôle de l'Etat et de son organisation territoriale. Commencer par le tripatouillage de la carte n'est guère rassurant de ce point de vue. Avec ses régions dilatées, centrées sur une improbable compétence économique largement partagée avec les métropoles, un pouvoir règlementaire totémique…le gouvernement conduit une «landerisation» molle, beaucoup plus confuse que crédible. C'est-à-dire avec les risques et sans les avantages attendus par ses promoteurs.       <br />
              <br />
       Trente ans après les grandes lois de décentralisation, il est nécessaire de mettre l'ordre dans la décentralisation. Mais ce n'est pas ni en jouant avec la carte ni en faisant de grosses régions ni en supprimant les départements qu'on y parviendra. La priorité devrait être de mettre de l'ordre dans les politiques locales pour les rendre plus efficaces, plus spécialisées mais aussi plus compréhensibles pour les citoyens.        <br />
              <br />
       <b>Décentralisation: ne jouons pas aux apprentis-sorciers</b>       <br />
              <br />
       Il ne faut jamais oublier que la décentralisation est une décentralisation de l'Etat. Parler de l'Etat (central) d'un côté et des collectivités locales de l'autre est une facilité de langage courante et un non-sens dans une République unitaire. La réforme territoriale est toujours une réforme de l'Etat. En France plus qu'ailleurs, l'Etat compte et structure fortement les représentations symboliques des citoyens. L'organisation territoriale du pays n'est donc pas un petit sujet avec lequel on pourrait jouer pour donner des gages de réformisme à la Commission européenne ou à Berlin.       <br />
              <br />
       Les résultats des élections locales (y compris pour les municipales de cette année) montre que nos concitoyens sont indécrottablement jacobins. Il est dangereux de nier cette donnée lourde: les citoyens sont beaucoup plus jacobins que les élus qui revendiquent toujours plus du pouvoir. Au fil des années, la gauche a abandonné beaucoup de sujets au Front National: le contrôle des flux migratoires, le patriotisme, le protectionnisme, la critique de la monnaie unique…en bâclant la décentralisation et en cédant à l'air du temps, le gouvernement prend le risque d'offrir un nouveau cheval de bataille au Front National: la recentralisation. Demain, il sera trop tard pour reprocher aux citoyens d'être attentifs à ce discours qui saura prendre des accents jacobins pour séduire.       <br />
              <br />
       ------------       <br />
       Source : <a class="link" href="http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2014/07/16/31001-20140716ARTFIG00113-reforme-de-la-carte-regionale-le-grand-bingo-des-regions.php">FigaroVox</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.mrc-france.org/Reforme-territoriale-vers-un-demantelement-de-l-Etat-nation_a643.html</link>
  </item>

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   <title>Une réforme territoriale, pour amener la France où ?</title>
   <pubDate>Sat, 12 Jul 2014 15:03:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Marie-Françoise Bechtel, députée de l'Aisne et 1ere vice-présidente du MRC, était l’invitée de Soir 3 (France 3) vendredi 11 juillet 2014. Elle débattait avec Jean-Christophe Fromentin, député-maire UDI de Neuilly-sur-Seine sur le thème de la réforme territoriale.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      <span class="u">Verbatim express</span>       <br />
              <br />
       <ul class="list"><li>Les Français ont envie qu’on leur dise où ils vont : une réforme régionale, pour amener la France où ?       
       </li></ul><ul class="list"><li>Un référendum n’est pas une mauvaise idée, à condition de donner une carte globale et non à chacun son petit découpage.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Néanmoins, ce n’est pas fondamental. La question fondamentale est : à quoi peut servir une réforme régionale dans un pays qui a besoin avant tout de retrouver la prospérité et la confiance en lui ?       
       </li></ul><ul class="list"><li>Les Français ont besoin de lisibilité, c’est aussi une question démocratique. lls ont besoin de savoir dans quel cadre ils vivent, dans quel cadre sont gérés leurs services publics et dans quel cadre les grands projets économiques, qui peuvent permettre demain à la France de retrouver son rang dans l’économie mondiale, peuvent prospérer.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Il ne faut pas nécessairement changer les régions. On vous dit toujours que la taille crée le succès. Ce n’est pas absolument vrai. On cite souvent le Land Sarre : c’est un petit Land d’un million d’habitants. Il a surmonté la crise du charbon. Il est prospère et c’est le 7e Lander allemand alors que la Bavière fait 12 millions d’habitants.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Les départements ont un lien de proximité avec les citoyens et sont légitimes. On peut envisager les regrouper deux par deux. Ce projet avait déjà été porté par Michel Debré dans les années 50. On aurait alors une structure dans laquelle les citoyens se reconnaissent et permettant surtout d‘administrer les services publics avec l’égalité républicaine à laquelle les Français sont si attachés.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Nous devons reconstituer des territoires lisibles, visibles, où les services publics soient bien administrés et dans lesquels les Français se reconnaissent.       
       </li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.mrc-france.org/Une-reforme-territoriale-pour-amener-la-France-ou_a640.html</link>
  </item>

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   <title>Une réforme territoriale précipitée et mal engagée</title>
   <pubDate>Thu, 12 Jun 2014 14:53:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mouvement Républicain et Citoyen</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Par Martine Souvignet, Secrétaire nationale à la réforme territoriale, jeudi 12 juin 2014.     <div>
      La réforme est mal engagée et suscite une levée de boucliers. Pourtant, la recherche d’une nouvelle organisation du territoire est utile.       <br />
              <br />
       Cette réforme ne peut avoir comme seul objectif la mise à la diète financière des collectivités territoriales, sous contrainte européenne, alors que les collectivités réalisent environ 70% des investissements publics et peuvent participer ainsi d’une relance de la croissance économique.       <br />
              <br />
       Pour le MRC, cette réforme doit permettre une adaptation concertée du territoire national aux évolutions économiques et sociales vécues par nos concitoyens.       <br />
              <br />
       Il ne convient pas d’affaiblir l’État-nation et sa politique sociale, essentielle en temps de crise, qui est mise en œuvre via les départements, par un lego technocratique précipité.       <br />
              <br />
       Le MRC reste attaché aux départements, synonymes d’égalité des territoires dans la République même si l’on peut envisager la fusion progressive de certains d’entre eux en fonction de l’évolution des peuplements et des flux économiques.       <br />
              <br />
       La réduction à « 14 grandes régions », sans tomber dans un  fétichisme du nombre, doit être aussi pensée en fonction de ces réalités démographiques et économiques comme de la mise en place progressive des métropoles à partir de 2015.       <br />
              <br />
       Cette réforme territoriale ne doit pas aboutir à une fédéralisation de la République organisée autour de grandes régions qui pourraient acquérir une compétence règlementaire, à laquelle le MRC est définitivement opposé car elle conduirait à une « länderisation » du territoire national.       <br />
              <br />
       Enfin, le MRC réaffirme la nécessité d’une présence forte de l’Etat territorial, aujourd’hui affaibli, seul garant de l’intérêt général comme de l’égal accès de tous les citoyens aux services publics.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/Une-reforme-territoriale-precipitee-et-mal-engagee_a625.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>Le MRC émet des "réserves" sur la réforme territoriale</title>
   <pubDate>Fri, 16 May 2014 17:32:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mouvement Républicain et Citoyen</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dépêche AFP, vendredi 16 mai 2014.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.mrc-france.org/photo/art/default/6634176-10007679.jpg?v=1400254810" alt="Le MRC émet des "réserves" sur la réforme territoriale" title="Le MRC émet des "réserves" sur la réforme territoriale" />
     </div>
     <div>
      Le Mouvement républicain et citoyen (MRC) de Jean-Pierre Chevènement a émis vendredi des &quot;réserves&quot; sur le projet de réforme territoriale de l'exécutif, proposant à François Hollande une nouvelle architecture départementale.       <br />
              <br />
       &quot;Nous avons fait part de nos réserves&quot;, a déclaré Jean-Luc Laurent, secrétaire national du MRC sur le perron de l'Elysée, à l'issue d'un entretien avec le chef de l'Etat qui consulte depuis mercredi les formations politiques sur cette réforme.       <br />
              <br />
       &quot;La voie constitutionnelle et politique est étroite et nous pensons qu'une réforme de simplification, de modernisation des collectivités territoriales est nécessaire, à une condition: qu'elle s'inscrive dans la redynamisation économique de la France&quot;, a développé le député du Val-de-Marne.       <br />
               <br />
       Vice-présidente du MRC, Marie-Françoise Bechtel, a précisé que ce parti souhaitait la création &quot;de grandes régions qui regrouperaient des départements eux-mêmes élargis&quot; et qui créeraient &quot;entre elles une inter-départementalité comme on a une inter-communalité&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Pour la députée de l'Aisne, ces &quot;inter-départementalités&quot; formeraient des &quot;régions dotées d'une certaines puissance économique&quot; ce qui constituerait &quot;peut-être un système plus lisible pour les citoyens et plus facile à engager d'un point de vue constitutionnel&quot;.       <br />
              <br />
       La réforme territoriale envisagée par l'exécutif prévoit la suppression des départements et la division par deux du nombre de régions, actuellement de 22. François Hollande entend la conduire avant les élections régionales et cantonales, ce qui pourrait supposerait de reporter ces scrutins de 2015 à 2016.       <br />
              <br />
       &quot;Si le système bouleverse suffisamment l'ordre institutionnel, il est logique de les reporter&quot;, a estimé Marie-François Bechtel, ajoutant: une réforme empruntant &quot;la voie législative classique ne me choque pas&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
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   <link>https://www.mrc-france.org/Le-MRC-emet-des-reserves-sur-la-reforme-territoriale_a612.html</link>
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   <title>Les chevènementistes donnent à Valls le "bénéfice du doute"</title>
   <pubDate>Fri, 11 Apr 2014 12:05:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Luc Laurent</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Entretien de Jean-Luc Laurent, Président du Mouvement Républicain et Citoyen et Député du Val-de-Marne, au site internet du Journal du Dimanche, vendredi 11 avril 2014.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.mrc-france.org/photo/art/default/6516039-9828927.jpg?v=1397211294" alt="Les chevènementistes donnent à Valls le "bénéfice du doute"" title="Les chevènementistes donnent à Valls le "bénéfice du doute"" />
     </div>
     <div>
      <b> Le Mouvement républicain et citoyen (MRC) compte trois députés, dont vous-même, et un sénateur, qui siègent tous avec la majorité. Auriez-vous été intéressé pour entrer au gouvernement?</b>       <br />
       Le MRC avait été sollicité en 2012 pour entrer au gouvernement, nous avions décliné pour garder notre liberté au sein de la majorité. Une liberté que nous avons par exemple manifesté sur la question de la réorientation de la construction européenne. Nous avons voté contre le traité européen négocié par Nicolas Sarkozy que Jean-Marc Ayrault avait demandé d’adopter tel quel. Aujourd’hui comme hier, le MRC n’est donc pas intéressé pour entrer au gouvernement.       <br />
              <br />
       <b>Manuel Valls vous a-t-il tout de même proposé un poste?</b>       <br />
       J’ai été consulté par le Premier ministre. Je l’ai eu au téléphone et nous nous sommes parlé à l’Assemblée nationale. Il m’a demandé quelles étaient nos attentes, je lui ai répondu qu’elles étaient politiques et que la question des postes ne nous intéressait pas. Il n’a donc rien proposé. J’ai insisté sur la réorientation de l’Europe, condition sine qua non à la réussite de ce quinquennat, et sur l’euro fort, qui plombe notre productivité. Je connais bien Manuel Valls, nous sommes tous les deux élus d’Ile-de-France. Il était venu à notre université d’été en septembre dernier, sur mon invitation.       <br />
              <br />
       <b> Avez-vous hésité à voter la confiance au nouveau gouvernement?</b>       <br />
       J’avais indiqué à Manuel Valls que notre vote n’était pas acté, que l’on jugerait sur pièces. Après l’avoir entendu, nous avons décidé de lui accorder la confiance, au bénéfice du doute. Il a porté un ton nouveau, un message plus volontariste sur l’Europe et sur le rapport à l’Allemagne. Cela témoigne d’un euro-réalisme qu’il convient désormais de traduire en actes. Sa déclaration était aussi intéressante sur sa volonté affichée d’apaisement quant aux questions sociétales et aux rythmes scolaires. En revanche, nous sommes en désaccord sur la réduction du nombre de régions et sur la disparation des départements, qui sont un socle de la République.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Voterez-vous en faveur de tous les textes portés à l’Assemblée nationale par l’exécutif?</b>       <br />
       Demain comme hier, nous pouvons voter contre un texte. Nous sommes critiques. Nous bénéficions au sein du groupe socialiste républicain et citoyen de la liberté d’expression et de vote depuis les législatives de juin 2012. Nous déciderons donc sur pièces, projet de loi par projet de loi.       <br />
              <br />
       <b>Qu’avez-vous pensé du remaniement?</b>       <br />
       La nomination d’un ancien ministre des Affaires européennes de Nicolas Sarkozy [Jean-Pierre Jouyet, ndlr] au poste de secrétaire général de l’Elysée est une erreur. Cela incarne une continuité là où il faudrait une rupture. Le rapatriement à l’Elysée du secrétariat général des Affaires européennes, qui était auparavant la charge de Matignon, m’inquiète aussi.       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Propos recueillis par Olivier Faye</span>       <br />
              <br />
       Source : <a class="link" href="http://www.lejdd.fr/Politique/Les-chevenementistes-donnent-a-Valls-le-benefice-du-doute-661286">JDD.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.mrc-france.org/photo/art/imagette/6516039-9828927.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.mrc-france.org/Les-chevenementistes-donnent-a-Valls-le-benefice-du-doute_a593.html</link>
  </item>

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   <title>Rapport Balladur : défaire la France ?</title>
   <pubDate>Fri, 06 Mar 2009 20:00:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>MRC</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Par Etienne Butzbach, maire de Belfort, Président de la communauté de l’Agglomération Belfortaine Secrétaire national du MRC.     <div>
      Sur le fond, le rapport du comité Balladur s’inscrit dans une logique européiste dépassée reposant sur une double fiction : une Europe des régions qui fait l’impasse sur la réalité des Etats ; une métropolisation qui concentre dans quelques pôles urbains l’essentiel des potentiels de développement au détriment d’un véritable aménagement du territoire. Laisser faire ces tendances, largement encouragées par la mondialisation libérale en crise aujourd’hui, c’est fragmenter et balkaniser l’intervention publique avec le risque de défaire la France.        <br />
              <br />
       Comment dans un rapport sur l’organisation territoriale du pays éluder aussi complètement la question fondamentale du rapport entre l’Etat et les collectivités décentralisées ? Le désengagement de l’Etat d’un certain nombre de grandes fonctions d’équilibre des territoires - financement des grandes infrastructures comme les lignes LGV, financement des politiques sociales - pose des problèmes majeurs de péréquation et de creusement des inégalités entre régions.       <br />
              <br />
       Mais, au-delà de ses propositions autant provocatrices qu’infaisables de fusion-absorption de régions, de départements et de communes, dans un grand Paris improbable ou dans de grandes  métropoles cumulant toutes les fonctions, le comité évoque certaines pistes qui devront nourrir le débat sur la nécessaire évolution de l’organisation territoriale.        <br />
              <br />
       Il parait intéressant d’instaurer une relation plus organique entre les départements et les régions sur le modèle du couple communes/intercommunalités. Les départements devraient conserver un rôle actif  dans une gestion de proximité des politiques de solidarités et de coordination des territoires urbains et ruraux. Les compétences stratégiques des régions dans les domaines du développement économique, des transports, de la formation et de la recherche devraient être renforcées, ainsi que des coopérations interrégionales sur des objectifs précis plutôt qu’une redéfinition des périmètres faisant perdre de vue l’essentiel. Encore faudra-t-il dans cette articulation nécessaire entre régions et départements que les conseillers territoriaux soient élus sur une base suffisamment large (scrutin de liste sur une base départementale). En ce sens la proposition visant à cantonaliser la région est parfaitement contradictoire avec les objectifs stratégiques qui sont lui sont assignés,  et n’est sans doute pas exempte d’arrières pensées électorales.       <br />
              <br />
       Pour l’intercommunalité, l’instauration d’un mode de scrutin désignant les élus communautaires sur la base de listes municipales va dans le bon sens, mais la proposition d’une entité unique faisant disparaître les communes dans les métropoles est inacceptable.       <br />
              <br />
       Au final, ce rapport, après des effets d’annonce en fanfare, fait le constat du risque qu’il y aurait à supprimer tout impôt économique. C’est d’ailleurs aujourd’hui impossible juridiquement : depuis la modification constitutionnelle de 2003 : la disparition d’une ressource fiscale au bénéfice des collectivités locales, ne peut être que partiellement compensée par une dotation de l’Etat. Il serait également, de l’aveu même des rapporteurs, extrêmement néfaste de supprimer toute relation entre fiscalité et développement économique.       <br />
              <br />
       Mais surtout, alors qu’une crise sans précédent appelle une vigoureuse intervention contracyclique des pouvoirs publics à tous les niveaux  - mondial, européen, national et local-, quelle est la priorité d’un tel mécano institutionnel ? Le Mouvement Républicain et Citoyen juge plus urgent qu’un véritable plan de relance, s’appuyant sur les collectivités territoriales, apporte des réponses concrètes aux attentes de nos concitoyens.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/Rapport-Balladur-defaire-la-France_a85.html</link>
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