<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <channel>
  <title>MRC - Mouvement Républicain et Citoyen</title>
  <description><![CDATA[Site officiel du MRC. Découvrez les élus, le programme, les positions, l'organisation et l'équipe du Mouvement Républicain et Citoyen. Articles, communiqués, adhésions.]]></description>
  <link>https://www.mrc-france.org/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-03-10T04:20:25+01:00</dc:date>
  <image>
   <url>https://www.mrc-france.org/var/style/logo.jpg?v=1358493893</url>
   <link>https://www.mrc-france.org/</link>
   <title>MRC - Mouvement Républicain et Citoyen</title>
  </image>
  <geo:lat>48.8456779</geo:lat>
  <geo:long>2.3813936</geo:long>
  <atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="alternate" href="https://www.mrc-france.org/xml/atom.xml" type="text/xml" />
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.mrc-france.org,2026:rss-6277941</guid>
   <title>Charte des langues régionales: une Assemblée qui joue avec la Constitution</title>
   <pubDate>Wed, 29 Jan 2014 12:26:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Par Marie-Françoise Bechtel, députée de l'Aisne et 1ere vice-présidente du MRC, mercredi 29 janvier 2014.     <div>
      Une Assemblée qui joue avec la Constitution : voilà le spectacle désolant qu’a offert hier l’hémicycle dans lequel une majorité écrasante des voix de gauche s’est prononcée pour une révision de la Constitution en vue de ratifier la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires.        <br />
              <br />
       Inconscience ou frivolité, d’aucuns n’y ont vu que du feu, considérant la ratification ultime de la Charte comme un simple sauvetage de langues menacées de disparition. D’autres y ont vu un moyen servir leur clientèle locale et de promouvoir leur région.        <br />
              <br />
       Changer la Constitution n’est pas un acte anodin. Quand un pays dispose de tout un arsenal législatif pour financer l’enseignement en langues régionales et permettre toutes les actions favorables à leur rayonnement, on ne change la Constitution que pour aller plus loin, beaucoup plus loin.       <br />
              <br />
       Ne soyons pas naïfs, il s’agirait de passer par-dessus les principes qui défendent aujourd’hui la laïcité pour servir la soupe aux régionalistes les plus féroces : certains demandent déjà l’abrogation de la loi Falloux pour permettre de financer les investissements de l’école privée – laquelle prend en charge une part non négligeable des enseignements en langues régionales – , abrogation contre laquelle toute la gauche laïque s’était mobilisée début 1994 lorsque François Bayrou avait voulu y procéder. On vise aussi sans doute la création d’un service public bis au guichet : verra-t-on dans ce pays la file bretonne arriver plus vite au guichet que la file franco-française… ou l’inverse ?        <br />
              <br />
       Avec tout cela, nous nous dirigeons vers un Etat qui deviendrait un vaste supermarché et ceci dans le pays de l’égalité citoyenne... Belle tâche en vérité !       <br />
              <br />
       La procédure n’en étant qu’à son début, le Mouvement républicain et citoyen veut croire que le Sénat saura avoir plus de sagesse.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/Charte-des-langues-regionales-une-Assemblee-qui-joue-avec-la-Constitution_a574.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.mrc-france.org,2026:rss-6256027</guid>
   <title>"Sans langue commune, on ne peut pas parler à un peuple ni le comprendre" </title>
   <pubDate>Thu, 23 Jan 2014 16:57:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Intervention de Marie-Françoise Bechtel, députée de l'Aisne et 1ere vice-présidente du MRC, à la tribune de l'Assemblée nationale dans le cadre de la discussion générale de la proposition de loi constitutionnelle "Ratification de la charte européenne des langues régionales ou minoritaires", mercredi 22 janvier 2014.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.mrc-france.org/v/e0ecbf9b8a9970c6b6a492573ea83b49f36c31f0" width="608" height="372">
<param name="movie" value="https://www.mrc-france.org/v/e0ecbf9b8a9970c6b6a492573ea83b49f36c31f0">
<param name="quality" value="high" />
</object >
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/Sans-langue-commune-on-ne-peut-pas-parler-a-un-peuple-ni-le-comprendre_a572.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.mrc-france.org,2026:rss-6255340</guid>
   <title>La République doit être indifférente aux langues régionales</title>
   <pubDate>Wed, 22 Jan 2014 22:09:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Luc Laurent</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Tribune de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, parue sur le site Huffington Post, mercredi 22 janvier 2014.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.mrc-france.org/photo/art/default/6255340-9347242.jpg?v=1390425522" alt="La République doit être indifférente aux langues régionales" title="La République doit être indifférente aux langues régionales" />
     </div>
     <div>
      Aujourd'hui, les députés sont invités à un exercice particulier: examiner une vraie-fausse révision de la Constitution valant ratification de la Charte européenne des langues régionales. Elaborée au sein du Conseil de l'Europe, la Charte a été signée par la France en 1999 mais n'a jamais été ratifiée au vu de lourdes difficultés juridiques et constitutionnelles mises en évidence à plusieurs reprises par le Conseil d'Etat et le Conseil Constitutionnel. En cas de vote positif du Parlement à la majorité qualifiée, la proposition de loi serait aussitôt... retirée pour laisser place à un texte gouvernemental de même nature.       <br />
              <br />
       Je ne suis pas membre de la commission de lois et je ne fais pas partie des éminents juristes qui se disputent depuis 15 ans sur la portée de ce texte et sur sa compatibilité avec un principe constitutionnel fondamental: le Français est la langue de la République.       <br />
              <br />
       Je ne suis pas juriste mais je sais qu'aujourd'hui les langues régionales se portent bien et font l'objet d'un soutien important des pouvoirs publics qui permet à 270.000 enfants de recevoir un enseignement en langue régionale. On est bien loin de la persécution jacobine invoquée mécaniquement par les promoteurs des langues régionales.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Je ne suis pas juriste mais je suis convaincu que la nation française doit s'ouvrir au monde et que la priorité doit être l'apprentissage des langues régionales...du monde, celles qui comptent 100 millions de locuteurs (l'allemand, le russe, le chinois, l'arabe, l'espagnol, l'anglais, le portugais, le japonais, l'hindi...) et le soutien déterminé à une Internationale du français, la francophonie. On m'objectera qu'il ne faut pas opposer les langues (y compris patrimoniales comme le grec ancien et le latin), mais à la fin d'une semaine scolaire, on ne peut pas tout faire, tout demander à l'école: il faut donc choisir des priorités.       <br />
              <br />
       Je ne suis pas juriste mais je sais que la langue française est liée à la construction de l'Etat depuis l'ordonnance de Villers-Cotterêts. La guérilla folklorique des partisans des langues régionales pourrait faire sourire si elle ne s'inscrivait pas dans un projet plus large d'affaiblissement de cet Etat et de recul de l'uniformité avec une décentralisation de plus en plus à la carte. Contre toutes les forces centrifuges, un Français doit se sentir partout chez lui sur le territoire national. La France est un Etat unitaire et décentralisé, elle n'a pas d'avenir fédéral.       <br />
              <br />
       Je ne suis pas juriste mais je sais qu'au XXIe siècle la France doit se réaffirmer comme nation. Les nations ne sont pas mortes et organisent le monde. L'illusion européenne étant largement dissipée, notre pays doit se réaffirmer comme une nation unie et souveraine, une nation tournée vers l'avenir qui n'a pas d'énergie à perdre dans la valorisation des identités locales. Ni pour, ni contre, la République doit être indifférente aux langues régionales. La malheureuse révision constitutionnelle de 2008 qui a introduit les langues régionales dans la Constitution, cet article 75-1 doit garder une portée seulement symbolique.       <br />
              <br />
       Je ne suis pas juriste mais je sais que la France doit aussi relever le défi de l'intégration de populations immigrées qui ont du mal à trouver leur place dans notre société et notre nation. Valoriser les identités régionales et recréer des groupes linguistiques autochtones est bien une mauvaise idée au moment où il faut réaffirmer le modèle républicain dont la grandeur et la difficulté reposent justement sur sa capacité à enjamber les identités particulières.       <br />
              <br />
       Admettons un instant l'argument des partisans de la Charte des langues régionales qui nous disent que sa portée est symbolique, son contenu inoffensif, et que les jacobins comme moi font beaucoup de bruit pour rien. C'est justement sur ce terrain symbolique qu'il ne faut rien céder. C'est pourquoi, je vote contre ce projet avec les députés MRC. Ce sont les fondements de la République qu'il faut réassurer plutôt que d'alimenter, une fois de plus, une fois de trop, une politique des identités qui mine doucement mais sûrement la cohésion nationale.       <br />
              <br />
       --------       <br />
       Source : <a class="link" href="http://www.huffingtonpost.fr/jeanluc-laurent/charte-des-langues-regionales-pour-un-jacobinisme-eclaire_b_4644502.html?utm_hp_ref=france">Huffington Post</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.mrc-france.org/photo/art/imagette/6255340-9347242.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.mrc-france.org/La-Republique-doit-etre-indifferente-aux-langues-regionales_a571.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.mrc-france.org,2026:rss-6254245</guid>
   <title>Langues régionales: la République contre les divisions</title>
   <pubDate>Wed, 22 Jan 2014 22:01:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Marie-Françoise Bechtel, 1ere vice-présidente du MRC et députée de l'Aisne, était l'invitée d'RTL Midi pour débattre de la Charte européenne des langues régionales avec les auditeurs, mercredi 22 janvier 2014. Elle répondait également aux questions de Vincent Parizot et Christelle Rebière.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.mrc-france.org/photo/art/default/6254245-9345600.jpg?v=1390424476" alt="Langues régionales: la République contre les divisions" title="Langues régionales: la République contre les divisions" />
     </div>
     <div>
      <ul class="list"><li>On ne connait pas la réalité. Aujourd’hui nous appliquons de très nombreuses stipulations de la Charte européenne des langues régionales. Il reste juste quelques verrous à ce qui est contraire à notre Constitution.        
       </li></ul><ul class="list"><li>Nous appliquons donc très largement la charte : sur le plan des documents administratifs, vous pouvez  faire traduire en langue régionale toutes les décisions. Pas besoin de modifier la Constitution.       
       </li></ul><ul class="list"><li>On joue aux apprentis sorciers. Un certain nombre de mes camarades de la majorité qui voteront cette proposition de loi croient sincèrement en la République mais ne voient pas le rapport entre être républicain et reconnaître des droits particuliers à des gens « de souche ».       
       </li></ul><ul class="list"><li>Ce que nous ne voulons pas non plus, c’est qu’il y ait une obligation de financement massif des écoles privées.  En Bretagne, 33% de l’enseignement de langue régionale est fait par l’enseignement catholique. Il est financé par l’Etat à 80%. Nous ne voulons pas aller au-delà.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Nous ne voulons pas non plus avoir l’obligation de traduire le code civil ou le code pénal en langues régionales à l’heure où les dépenses de l’État sont déjà extrêmement tendues.       
       </li></ul><ul class="list"><li>L’idée d’unité du peuple par la langue française, qui permet la véritable communication, remonte à la royauté. On retrouve cela  avec la République et l’idée que la cohésion territoriale est assurée par la langue.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je pense, à ce sujet, à une très belle phrase de Nelson Mandela. Dans ses mémoires, il dit : &quot; <span style="font-style:italic">J'ai voulu unifier les combattants autour de l'idée de la reconquête et de libération. Au bout d'un moment, je me suis aperçu que je ne pouvais pas car ils ne parlaient pas la même langue. La première chose à unifier est celle là (...) On ne peut pas comprendre un peuple sans une même langue et on ne peut pas non plus lui parler</span>.&quot;       
       </li></ul><ul class="list"><li>Traduire des actes administratifs en langue régionale est possible aujourd’hui. Si on veut modifier la Constitution c’est qu’on souhaite aller plus loin et rendre cela obligatoire avec force juridique obligatoire.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.mrc-france.org/photo/art/imagette/6254245-9345600.jpg</photo:imgsrc>
 	<enclosure url="https://www.mrc-france.org/podcast/71e47.mp3" length="16033384" type="audio/mpeg" />
 	<itunes:explicit>no</itunes:explicit>
 	<itunes:subtitle><![CDATA[Marie-Françoise Bechtel, 1ere vice-présidente du MRC et députée de l'Aisne, était l'invitée d'RTL Midi pour débattre de la Charte européenne des langues régionales avec les auditeurs, mercredi 22 janvier 2014. Elle répondait également aux question...]]></itunes:subtitle>
 	<itunes:summary><![CDATA[Marie-Françoise Bechtel, 1ere vice-présidente du MRC et députée de l'Aisne, était l'invitée d'RTL Midi pour débattre de la Charte européenne des langues régionales avec les auditeurs, mercredi 22 janvier 2014. Elle répondait également aux questions de Vincent Parizot et Christelle Rebière.]]></itunes:summary>
 	<itunes:author></itunes:author>
   <link>https://www.mrc-france.org/Langues-regionales-la-Republique-contre-les-divisions_a569.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.mrc-france.org,2026:rss-6138788</guid>
   <title>Charte des langues régionales et minoritaires : la boîte de Pandore</title>
   <pubDate>Sat, 14 Dec 2013 13:46:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Communiqué de Marie-Françoise Bechtel, Députée de l'Aisne et Vice-présidente du MRC, samedi 14 décembre 2013.     <div>
      En annonçant le 13 décembre à Rennes une révision de la Constitution pour permettre la ratification par notre pays de la Charte des langues régionales et minoritaires, le Premier ministre choisit le clientélisme régional.       <br />
              <br />
       L'invocation à la République n'est pas un antidote suffisant. En devançant des revendications hors sujet pour séduire une population qui, comme le reste des Français, veut avant tout un avenir économique, Jean-Marc Ayrault ouvre la boite de Pandore aux revendications identitaires de toute nature et de toute origine. Se rend-il compte qu'à l'heure de la mondialisation, le passéisme culturel, la fragmentation du peuple et par là l'ouverture au communautarisme ethnique sont les meilleurs alliés de la mondialisation financière portée par des élites qui ont oublié les peuples ?       <br />
              <br />
       Notre pays permet aujourd'hui largement la pratique des langues régionales à l'école, la toponymie locale et même la publication des décisions administratives en langue locale à côté du Français. Que veut-on de plus si ce n'est la reconnaissance de ces groupes &quot;de souche&quot; qui excluent au lieu d'intégrer : l'incitation au repliement, la méfiance envers le cadre national, seul à même aujourd'hui de faire vivre la démocratie ?       <br />
              <br />
       Oui, M. Ayrault, l'invention de l'unité de la République était une idée moderne. C'est elle qu'il faut faire vivre parce qu'elle n'est pas achevée. Cette tâche se nomme intégration, égalité des droits, que ces derniers soient ceux des individus ou des territoires, dépassement des différences. Saper l'édifice de la République n'est pas le moyen de porter sa voix dans le monde. Les valeurs de la République ne sont pas à solder. Ce n'est pas cela que les Français attendent de leur gouvernement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/Charte-des-langues-regionales-et-minoritaires-la-boite-de-Pandore_a560.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.mrc-france.org,2026:rss-5328880</guid>
   <title>Langues régionales: le refus sage et réaliste de François Hollande</title>
   <pubDate>Mon, 18 Mar 2013 16:48:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Par Claude Nicolet, Secrétaire national du MRC en charge de la Citoyenneté et de la Laïcité, lundi 18 mars 2013.     <div>
      Le MRC se félicite de la décision prise conjointement par le chef de l’État et le Gouvernement de ne pas modifier la Constitution pour permettre la mise en application de la Charte européenne des langues régionales et minoritaires. Cette décision intervient après un avis du Conseil d’État qui montre une fois de plus les incompatibilités avec la Constitution. François Hollande agit avec sagesse et réalisme. Nous ne pensons pas qu'il s'agit là d'une priorité politique à l'heure où le pays traverse une crise économique et sociale majeure.       <br />
              <br />
       Par ailleurs il ne faut pas négliger le danger que recèle la ratification de cette charte portée à l'origine par le Conseil de l'Europe. Tout d'abord celui de donner une magnifique tribune à des groupuscules qui au travers de la promotion des langues régionales ont aussi pour but de mettre à mal le modèle républicain systématiquement caricaturé &quot;d'uniformisateur&quot; ou encore de &quot;jacobin&quot; (qu'il faut comprendre comme une insulte quasiment équivalente à terroriste).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Ce qui est recherché, c'est notamment de faire reconnaître constitutionnellement que chacun puisse se prévaloir au titre &quot;d'un droit inaliénable&quot; à s'exprimer dans tous les actes de la vie privée comme de la vie publique dans une langue régionale ou minoritaire.       <br />
               <br />
       Imagine-t-on l'impact d'une telle mesure à laquelle l'administration ne pourrait s'opposer? La justice, le droit des affaires, le droit de la famille, les impôts...C'est l'idée même d'égalité qui est remise en cause derrière les meilleures intentions du monde. Faudrait-il des traducteurs dans les tribunaux où les administrations en Bretagne, au Pays Basque, en Corse, en Flandre...Si l'un des usagers n'est pas locuteur de cette langue alors que l'autre le serait?        <br />
               <br />
       Bien sûr que les langues régionales font partie de notre patrimoine collectif, nul n'en disconvient. Mais est-ce vraiment de cela dont il s'agit?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/Langues-regionales-le-refus-sage-et-realiste-de-Francois-Hollande_a432.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.mrc-france.org,2026:rss-3970282</guid>
   <title>2012: le PS et le MRC de Chevènement signent un "contrat de législature"</title>
   <pubDate>Fri, 09 Mar 2012 21:33:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>MRC</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dépêche AFP, vendredi 9 mars 2012, 21h19.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.mrc-france.org/photo/art/default/3970282-6005846.jpg?v=1331324940" alt="2012: le PS et le MRC de Chevènement signent un "contrat de législature"" title="2012: le PS et le MRC de Chevènement signent un "contrat de législature"" />
     </div>
     <div>
      Le PS et le Mouvement républicain et citoyen (MRC) ont annoncé vendredi avoir conclu un &quot;contrat de législature&quot; qui &quot;fonde leur alliance pour 2012&quot;, un peu plus d'un mois après le retrait de la candidature du président d'honneur du MRC, Jean-Pierre Chevènement.       <br />
              <br />
       Les deux partis ont conclu &quot;un accord politique et électoral qui constitue le contrat de législature entre les deux partis et fonde leur alliance pour 2012&quot;, est-il indiqué dans un communiqué conjoint de la première secrétaire du PS, Martine Aubry, et du président du MRC, Jean-Luc Laurent.       <br />
              <br />
       L'<a class="link"  href="https://www.mrc-france.org/Reprendre-en-mains-notre-avenir_a310.html">accord</a> dénonce notamment le &quot;triomphe du capitalisme spéculatif et prédateur&quot;, résultat &quot;de 30 ans de libéralisme sans frein&quot;, et affirme la volonté de &quot;proposer au peuple français des réponses ambitieuses, cohérentes et porteuses d'espoir&quot;.       <br />
              <br />
       Il évoque, entre autres, &quot;la reprise en main des acteurs d'une finance aujourd'hui dévoyée par un contrôle public efficace&quot;, &quot;la justice fiscale&quot;, &quot;la réindustrialisation du pays&quot;, &quot;une parité monétaire plus juste&quot;, &quot;un soutien prioritaire à l'investissement et à la recherche pour les PME&quot; et &quot;une politique de croissance (...) à l'échelle européenne&quot;. Le PS et le MRC s'accordent également sur un renforcement &quot;des moyens&quot; de l'école.       <br />
              <br />
       Sur le volet européen, ils conviennent que le traité récemment conclu est &quot;inacceptable&quot; et &quot;doit être renégocié&quot;. Alors que le MRC rappelle son opposition à Maastricht, le document note que les partis &quot;doivent approfondir ensemble leur vision de l'Europe en dépassant les oppositions du passé&quot;.       <br />
              <br />
       Le PS et son allié se prononcent par ailleurs &quot;pour une politique énergétique innovante en matière d'énergies renouvelables, et vigoureuse en matière d'économies d'énergie&quot;.       <br />
              <br />
       Le parti de Jean-Pierre Chevènement estime encore &quot;qu'il ne doit pas être porté atteinte à notre industrie nucléaire et à ses capacités, à ses yeux garantes d'une électricité moins chère et moins polluante&quot;.       <br />
              <br />
       &quot;Les consommateurs seront protégés par l'instauration d'une tarification progressive selon les usages qui garantira l'accès de tous à l'électricité et au gaz&quot;, avance aussi l'accord.       <br />
              <br />
       Enfin, un désaccord est acté sur &quot;la Charte des langues régionales et minoritaire&quot;, le MRC n'y étant pas favorable.       <br />
              <br />
       M. Chevènement s'est retiré début février de la course pour 2012. François Hollande y avait alors vu une décision &quot;sage&quot; et de rassemblement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.mrc-france.org/photo/art/imagette/3970282-6005846.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.mrc-france.org/2012-le-PS-et-le-MRC-de-Chevenement-signent-un-contrat-de-legislature_a311.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.mrc-france.org,2026:rss-3970238</guid>
   <title>Reprendre en mains notre avenir</title>
   <pubDate>Fri, 09 Mar 2012 21:21:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>MRC</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Accord politique entre le Parti Socialiste et le Mouvement Républicain et Citoyen, 9 mars 2012.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.mrc-france.org/photo/art/default/3970238-6005774.jpg?v=1331417659" alt="Reprendre en mains notre avenir" title="Reprendre en mains notre avenir" />
     </div>
     <div>
      Le Parti Socialiste et le Mouvement Républicain et Citoyen, dans le respect de l’identité de chacun d’entre eux, telle qu’exprimée dans leurs projets respectifs, ont décidé de conclure un accord pour un contrat de législature.       <br />
              <br />
       Ensemble nous voulons apporter aux défis de la crise une réponse responsable, ambitieuse et innovante et redonner ainsi espoir à notre peuple tout entier.       <br />
              <br />
              <br />
       ***************************       <br />
              <br />
       La crise la plus grave que le monde ait connue depuis les années 30, dans ses multiples dimensions - financière d’abord, économique, sociale mais aussi politique et morale - n’épargne ni la France ni l’Europe à qui notre destin est lié. La crise de la globalisation financière fait trembler sur leur fondement les vieilles certitudes, celles d’un progrès social qui était acquis et avec elles la tentation de croire que nous pourrions tourner le dos au monde réel.       <br />
              <br />
       Quel est ce monde ? Le triomphe du capitalisme spéculatif et prédateur, fait incontournable, résulte de trente ans de libéralisme sans frein, fruit des politiques de dérégulation menées par les gouvernements libéraux et conservateurs qui ont favorisé la finance et la rente plutôt que le travail. Loin d’avoir affecté les pays émergents, en premier lieu la Chine dont le développement économique formidable s’appuie en bonne partie sur un faible coût salarial, cette « révolution conservatrice » a fait régresser aussi bien les pays les plus pauvres, atteints de plein fouet par la spéculation sur les terres et les matières premières, dépouillés de leurs élites et d’une partie de leurs travailleurs attirés par un monde meilleur, que les couches populaires et moyennes des pays riches du continent américain et de l’Europe qui ont vu leurs richesses industrielles disparaitre à coup de délocalisations et de transfert du pouvoir vers les élites financières, sur fond de démission du pouvoir politique. La surévaluation de l'euro handicape les exportations et les PME, favorise la finance et la rente plutôt que le travail. Le problème lancinant du développement des peuples, non réglé par le 20e siècle qui en avait pourtant fait un objectif universellement reconnu, les guerres et le terrorisme, l’idéologie du prétendu choc des civilisations, la question de la dégradation du climat, la régression de la conscience collective, des valeurs non marchandes, et du sens du progrès, du goût pour la science et la raison éclairée, la montée des obscurantismes et des fanatismes, la régression de l’esprit civique font aussi partie de ce legs que le 21e siècle doit aborder les yeux grands ouverts.       <br />
              <br />
       En accord sur ce diagnostic du monde tel qu’il est et des défis qu’il porte, nos deux partis veulent proposer au peuple français des réponses ambitieuses, cohérentes et porteuses d’espoir.       <br />
              <br />
       <b>Nous avons une analyse commune des atouts sur lesquels notre pays peut s’appuyer pour répondre à des défis d’une ampleur majeure, tels qu’il n’en a pas connus depuis soixante ans.</b> Nous pensons que ces défis doivent être analysés et mesurés sans céder ni au catastrophisme ni à la tentation du replâtrage : les fissures de la mondialisation sont en quelques années devenues des gouffres. La construction de l’avenir doit se faire de façon ambitieuse, sans se cramponner aux recettes du passé, en gardant les yeux ouverts sur le monde qui vient. Notre accord découle de cette approche d’ensemble.       <br />
              <br />
       <b>1) La traduction première des effets de la crise en France est la perte de la richesse productive sans laquelle aucun grand pays ne peut se maintenir à son rang ni préserver un haut niveau de protection sociale.</b> En France, toutes les couches sociales sont atteintes par la « mobilité descendante », mais les classes populaires souffrent plus que d’autres de la fin de la réalité de l’ascension sociale. Le travail, valeur que les années 70 avaient mise en doute, vient à manquer et ce manque démontre ce que la société et l’individu lui devaient en cohésion, en protection et en dignité. La désagrégation sociale qui menace non seulement nos villes et nos banlieues mais aussi les zones intermédiaires, péri-urbaines et péri-rurales, véritables friches économiques et sociales, la régression du modèle social, la ponction de la richesse nationale au profit de groupes prédateurs, l’immoralité d’une distribution des profits au bénéfice de la rente, le déséquilibre de la rémunération capital/travail dans la valeur ajoutée, tout cela doit entraîner une prise de conscience non seulement morale, mais aussi politique. Nous ne sommes plus dans les années 1990. Cette situation doit être renversée et non acceptée. Les problèmes ne doivent pas être éludés. Les solutions, si elles sont difficiles, doivent être justes. Elles doivent être inventives. Elles doivent regarder loin et haut. Sans cela nous ne serons pas à la hauteur de la crise.       <br />
              <br />
       <b>Le PS et le MRC</b> partagent ainsi le souci de mettre la France à la hauteur du défi historique d’une crise qui pose la question de notre avenir. Pour ce faire, ils conviennent qu’il est nécessaire de faire des propositions innovantes dans tous les domaines clés conditionnant cet avenir : l’activité économique, la monnaie, la justice sociale et fiscale, l’emploi, la confiance rendue au peuple français sont les éléments d’un redressement nécessaire.       <br />
              <br />
       <b>Nous proposons</b> donc un certain nombre de mesures permettant d’atteindre ces objectifs : la reprise en main des acteurs d’une finance aujourd’hui dévoyée, par un contrôle public efficace, une politique de croissance et non de récession à l’échelle européenne, la justice fiscale par la redistribution de l’effort à proportion de l’ensemble des revenus et notamment des revenus du capital, la réindustrialisation du pays pour reconstituer notre compétitivité, une parité monétaire plus juste, un soutien prioritaire à l’investissement et à la recherche pour les PME, la consolidation de leurs capitaux propres avec une mobilisation à cet effet de l’épargne nationale. Ce sont là les clés de notre avenir.       <br />
              <br />
       L’indépendance énergétique de la France est une autre clé. <b>Le PS et le MRC</b> se prononcent pour un une politique énergétique innovante en matière d’énergies renouvelables, et vigoureuse en matière d’économies d’énergie, capable d’assurer les mêmes performances tout en préservant l’environnement et le climat. La garantie de la sûreté de l’outil nucléaire fait partie des premiers objectifs à rechercher dans le cadre d’un système renforcé de contrôle public incluant le contrôle sur la sous-traitance. Les décisions seront prises à l’issue d’un grand débat public. <b>Le Parti Socialiste</b> souhaite engager notre pays dans une transition énergétique maitrisée, avec un objectif de 50% d’énergie nucléaire dans la production d’électricité en 2025, en développant des filières de pointe dans les énergies renouvelables. Les consommateurs seront protégés par l'instauration d'une tarification progressive selon les usages qui garantira l’accès de tous à l’électricité et au gaz. <b>Le MRC</b> estime qu’il ne doit pas être porté atteinte à notre industrie nucléaire et à ses capacités, à ses yeux garantes d’une électricité moins chère et moins polluante et atout majeur pour nos exportations et nos emplois.       <br />
              <br />
       <b>2) Nous croyons aussi que le redressement de notre pays passe une restauration de la promesse républicaine d’égalité et par une conscience collective mieux formée à la citoyenneté,</b> grâce à une école dont les moyens seront à la fois renforcés et répartis à raison des besoins prioritaires (lutte dès le départ contre l’échec scolaire, promotion des études longues à l’université), par le renforcement de la sécurité grâce à un respect ferme et équilibré de la loi républicaine, par une réaffirmation des objectifs et moyens de l’égalité des chances et de l’accès aux droits qui aillent très au-delà de la lutte contre les discriminations, englobant des actions cohérentes touchant au logement, à la santé, à la parité dans la vie professionnelle, à la sécurisation des territoires fragiles aussi bien qu’une politique active en faveur notamment de l’égalité des chances par des allocations d’étude et des aides au logement et des aides à l’emploi en faveur des jeunes, étudiants ou travailleurs - grande priorité nationale. Le MRC et le PS prennent acte de leur désaccord sur la <b>Charte des langues régionales et minoritaires</b>. Le MRC n’est pas favorable à sa ratification et s’inquiète des dispositions qui pourraient remettre en cause l’unité et la stabilité du droit sur le territoire de la République. Le Parti Socialiste, qui s’est engagé à la ratifier, considère que la langue Française, langue de l’exception, langue de la culture, langue qui s’offre aux autres n’a rien à craindre et que la reconnaissance de la diversité participe au renforcement de l’unité.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>3) Nos deux partis doivent approfondir ensemble leur vision de l’Europe en dépassant les oppositions du passé.</b> La crise que traverse la zone euro, crise structurelle et non conjoncturelle, crise politique et pas seulement crise de la dette, appelle de la part de notre pays des initiatives à la hauteur des enjeux. La brutalité et la profondeur de la crise financière et économique qui secoue le monde et l’Europe imposent une révision des objectifs et méthodes de la construction européenne telle qu’elle s’est développée. Nous devons arriver à une action commune imposée par l’urgence de la situation car nous sommes devant un défi historique : c’est l’avenir de notre pays qui se joue aujourd’hui.       <br />
              <br />
       Pour préserver autant qu’il se peut la solidité de la zone euro, il faut agir en prenant la mesure de la déconnexion d’économies nationales très différentes, du déficit de politique économique et du déficit démocratique. <b>Le Parti Socialiste et le MRC</b> considèrent que la crise de l’euro impose la mise en place d’un véritable gouvernement économique européen : la Banque centrale doit jouer pleinement son rôle dans le sens du soutien à la croissance, le MES si possible appuyé sur la BCE doit être en capacité de mutualiser la dette des Etats, une taxe sur les transactions financières et une régulation financière efficace doivent être mis en place sans plus tarder, la BEI doit financer de grands projets innovants, un budget européen peut être alimenté par de nouvelles ressources. Un tel gouvernement doit être pleinement démocratique et pour cela associer les parlements nationaux. Il doit concerner tous les aspects de la politique économique.       <br />
              <br />
       <b>Le MRC, qui rappelle qu’il s’est opposé au traité de Maastricht,</b> propose en premier lieu une révision des statuts de la BCE afin que l'objectif de croissance soit intégré dans ses missions et qu’il soit mis fin à la politique de l’euro cher qui nuit gravement à la compétitivité de la plupart des Etats de la zone. Le MRC sera également attentif au maintien de la souveraineté budgétaire qui ne saurait en aucun cas être soustraite au contrôle des parlements et à une monnaie européenne conforme à nos intérêts.        <br />
              <br />
              <br />
       <b>Nos deux partis conviennent que le traité européen, tel qu’il a été prévu par le sommet du 30 janvier 2012 et signé le 2 mars dernier, est inacceptable.</b> La vision purement budgétaire et disciplinaire qui est celle du traité déboucherait sur une austérité et une récession généralisées. Le traité doit être renégocié afin d’introduire dans l’architecture de la zone euro des moteurs de croissance aujourd’hui défaillants : rôle clé de la BCE dans le rachat des dettes publiques et dans le soutien à la croissance, emprunt européen permettant de financer un grand plan d’investissement, relance salariale dans les pays auxquels leur compétitivité le permet, politique de change assurant un euro compétitif.        <br />
              <br />
       <b>Le MRC et le PS</b> conviennent que la construction européenne doit être réorientée. Au-delà, pour sortir l'Europe de l'austérité dans laquelle elle s'enfonce, nos deux partis veulent engager une négociation constructive avec l’ensemble de nos partenaires européens en impulsant un débat à tous les niveaux avec les acteurs politiques (gouvernement, Parlement, partis politiques) et avec les acteurs sociaux, notamment syndicaux. Nous nous accordons sur l'idée qu'il faut progresser de façon réaliste en rectifiant ce qui ne peut à l'évidence continuer. Nous sommes prêts à avancer ensemble avec imagination et détermination dès lors que les impératifs de l’intérêt national l’exigent. En effet il n’y a pas d’opposition entre l’intérêt de la France et la construction d’une Europe « européenne ». L’Europe doit se faire non pas en dehors des nations mais dans leur prolongement pour permettre à notre continent de peser de manière autonome dans le monde de demain. La mise en place de coopérations renforcées peut constituer un moyen de relancer le projet européen avec les Etats qui partagent notre ambition.       <br />
              <br />
       <b>Le Parti Socialiste et le MRC</b> souhaitent une véritable démocratisation de l’Europe. Le MRC considère que la démocratie vit d’abord dans les nations, ce qui n’exclut pas des délégations de compétences à un niveau supranational, dès lors que l’exercice de ces compétences reste démocratiquement contrôlé par les gouvernements et les parlements nationaux.        <br />
              <br />
       <b>4) Concernant la politique étrangère,</b> la tradition d’équilibre et d’indépendance de la politique française avec laquelle nous appelons les uns et les autres à renouer après la politique d’abandon pratiquée par Nicolas Sarkozy, notamment vis-à-vis de l’OTAN, est la garantie de peser dans le sens d’une vision juste du monde. Nous sommes ainsi particulièrement désireux de voir reconnaître un Etat palestinien viable aux côtés d’un Etat d’Israël dont la sécurité sera garantie, et plus largement de peser en faveur d’une politique permettant d’accompagner le monde multipolaire qui se dessine aujourd’hui. Comme François Hollande s’y est engagé pour la durée de son mandat, nos deux partis conviennent de la nécessité du maintien du siège français au conseil de sécurité de l’ONU ainsi que du droit de veto.       <br />
              <br />
       <b>Le PS et le MRC affirment leur attachement au maintien d’une dissuasion nucléaire efficace.</b> Ce maintien est en effet indispensable dans un monde où les arsenaux nucléaires continuent de se développer, notamment en Asie. Il suppose que les deux composantes de notre force nationale de dissuasion soient pérennisées. Le budget de la France ne peut faire l’impasse sur ce choix décisif. Il n’en va pas seulement de l’indépendance de la France mais de celle de l’Europe elle-même.       <br />
              <br />
       Il n’y a, à ce jour, pas de politique extérieure européenne cohérente. L’histoire récente le montre avec la guerre d’Irak et l’intervention en Libye, pour ne prendre que ces deux exemples. Dans ces conditions, une France forte est nécessaire à l’affirmation d’une politique étrangère européenne.        <br />
              <br />
              <br />
       Le 9 mars 2012,       <br />
              <br />
              <br />
       Pour le Parti Socialiste, Martine Aubry       <br />
       Pour le Mouvement Républicain et Citoyen, Jean-Luc Laurent
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.mrc-france.org/photo/art/imagette/3970238-6005774.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.mrc-france.org/Reprendre-en-mains-notre-avenir_a310.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.mrc-france.org,2026:rss-3699430</guid>
   <title>Table ronde l'Humanité: "La République menacée par les langues de France ?"</title>
   <pubDate>Sun, 22 Jan 2012 17:30:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Olivier Amiel, délégué national à la culture du Mouvement Républicain et Citoyen, participait à un entretien croisé l'Humanité sur le thème "La République menacée par les langues de France ?", publié dans l’édition du 13 janvier 2012. Étaient également interrogés: Dominique Bucchini, président de l’Assemblée de Corse (PCF et Front de gauche) et René Merle, historien, auteur.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.mrc-france.org/photo/art/default/3699430-5465708.jpg?v=1327246902" alt="Table ronde l'Humanité: "La République menacée par les langues de France ?"" title="Table ronde l'Humanité: "La République menacée par les langues de France ?"" />
     </div>
     <div>
      <b>Rappel des faits </b> Le corse, l’occitan, le basque, le breton, le catalan, l’alsacien et autres langues régionales ou minoritaires parlées sur le territoire national sont aujourd’hui reconnues comme appartenant au patrimoine culturel de la France.       <br />
       Faut-il encore que les conditions soient réunies et les moyens accordés pour assurer leur apprentissage et leur promotion. La pluralité culturelle et le plurilinguisme sont des enjeux qui prennent pleinement place dans le débat de la présidentielle. Rejetant tout repli identitaire, la valorisation des autres langues de France s’inscrit dans une ouverture aux autres et au monde. Elles ne menacent pas, comme certains s’en inquiètent, l’unité de la République ou le devenir de la langue française. « Les cultures et les langues sont égales entre elles, comme les citoyens d’une même République », écrivait Félix Castan. Écrivain occitan et théoricien de la décentralisation culturelle, il n’a eu de cesse de militer pour une « nation une politiquement et culturellement plurielle».       <br />
              <br />
       <b>L'Humanité: En ce XXIe siècle, est-ce utile, selon vous, de promouvoir  les autres langues de France, régionales ou minoritaires ? Pourquoi ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Dominique Bucchini</b>: La scolarisation de masse s’est opérée, à partir du XIXe siècle, dans un objectif d’uniformisation sur la base de la langue française mais au détriment des autres langues existantes, dévalorisées sous le nom de « dialectes » ou de « patois ». L’apprentissage du français, grande langue de communication, a permis une « promotion » sociale. Mais si l’on considère que la langue constitue le lien le plus fort reliant les hommes dans la « cité », on mesure combien l’exclusion de ces langues pourtant largement utilisées dans l’espace français a pu être un facteur déstructurant pour les formations socio-historiques concernées comme pour les individus eux-mêmes.        <br />
       Le socio-linguiste Jean-Baptiste Marcellesi a écrit, il y a trente ans, que « dans le territoire le plus diversifié en Europe du point de vue linguistique, une langue commune a pu être diffusée au point de masquer l’existence d’autres systèmes qu’elle semblait avoir recouvert ».        <br />
              <br />
       Parler une langue constitutive de sa personnalité, de son identité, c’est un droit individuel fondamental et cela implique évidemment son usage non seulement dans la sphère privée mais aussi dans l’espace public. La première utilité de la promotion de ces langues « minoritaires » est donc de rétablir dans leur droit des locuteurs actifs ou aspirant à se réapproprier cette part de leur patrimoine personnel et collectif afin de participer à l’effort de promotion de la diversité culturelle. Les langues de France sont aujourd’hui reconnues, constitutionnellement, comme un patrimoine. La promotion de ce patrimoine linguistique doit comporter un volet consacré à l’enseignement, sachant que la connaissance de deux langues facilite l’accession au plurilinguisme, un atout précieux pour les jeunes générations.       <br />
              <br />
       <b>Olivier Amiel</b>: Nos langues régionales sont une richesse à préserver et même à cultiver, mais dans un strict respect de l’unité républicaine, car des intentions pernicieuses peuvent se parer des meilleures intentions les concernant.       <br />
              <br />
       <b>René Merle</b>: C’est en tant qu’« auteur et historien » que l’Humanité m’a demandé mon point de vue. Clin d’œil sans doute sur ce Culture occitane, per avançar (Éditions sociales) publié en 1977. Les années ont passé mais, avec mon expérience de chercheur et de citoyen, je maintiens l’essentiel de ce que j’avançais alors. Cette question complexe est à la fois une affaire de plaisir personnel, qui touche nombre de Français au plus profond de leur affectivité, et un problème de démocratie : si demande sociale il y a, comment l’apprécier, comment y répondre ? Plaisir personnel ? J’ai le sentiment, en pratiquant une « langue morte pas tant morte », d’honorer mes grands-parents et le peuple qui la parlaient, et d’épanouir une partie de ma personnalité. Pourquoi mesurer cela à l’aune de l’utilité ? Mais au-delà de cet horizon personnel, quel sens donner à une pratique qui veut s’inscrire dans un horizon collectif ? Certes, en ces temps de crise, nombre de Français ont des préoccupations plus immédiates. Mais n’en a-t-il pas été de même sur le long terme de l’affirmation de l’État-nation ?        <br />
              <br />
       L’unité administrative, la centralisation politique, bases de la constitution d’un marché national, impliquaient l’imposition d’une langue, celle de l’État, et la péjoration des autres. C’est pour assurer un avenir à leurs enfants dans cette nouvelle société que des millions de Français, dans la douleur, la résignation ou l’indifférence, ont cessé de transmettre un « idiome natal » bien vivant. D’autant que le dernier avatar, conquis de haute lutte, de cet État-nation, était la IIIe République qui, vaille que vaille, ouvrait de vrais horizons d’éducation et de promotion sociale.       <br />
              <br />
        L’exemple catalan est éclairant. Dans une Catalogne déchirée par les conflits de classes, mais unie face à un régime espagnol archaïque, puis dictatorial, les Catalans d’Espagne ont fait de la défense interclassiste de leur culture une arme efficace, bientôt porteuse d’un sentiment national. De l’autre côté des Pyrénées, en dépit des efforts des « mainteneurs », le catalan a connu le sort des « patois », parce que la population, profondément attachée à l’idéal républicain (elle le montra en 1851), avait intériorisé la hiérarchisation des langues imposée par la République, porteuse de progrès. Or, depuis une bonne quarantaine d’années, dans la rencontre de ces plaisirs individuels, on constate un intérêt collectif nouveau pour ces langues que l’on croyait perdues. Des intérêts plutôt : car l’écheveau est à démêler des résurgences des maintenances passéistes, des revendications localistes en fermeture aux autres, et d’une réappropriation généreuse, où le respect retrouvé de soi va de pair avec l’espérance démocratique. Intérêt majoritaire ? Certes pas dans l’affirmation « militante », mais certes oui dans le retournement de l’opinion vis-à-vis des « patois » : de la mise à distance à l’intérêt sympathique. Retournement qui ne va pas sans entraîner crispations et oppositions, et cela dans toutes les formations politiques, le récent vote des sénateurs communistes en témoigne.       <br />
              <br />
       <b>Pour certains, l’apprentissage de ces langues mettrait en cause l’égalité et les principes républicains. La langue commune qu’est le français serait affaiblie, par exemple par rapport à l’anglais ? Qu’en dites-vous ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Olivier Amiel</b>: Ce n’est pas l’apprentissage des langues régionales qui est dangereux, c’est la volonté de « co-officialiser » ces langues avec la langue nationale qui est le français. C’est dans ce sens que le Conseil constitutionnel a d’ailleurs autorisé, en 2002, de nouvelles modalités de l’enseignement de la langue corse sous réserve qu’il soit facultatif pour les élèves et les enseignants. Concernant le risque d’impérialisme de la langue anglaise, il faut reconnaître que le français n’a pas pu devenir la langue du système de communication globale, mais il demeure ce que Marc Fumaroli appelle « la langue du banquet des esprits », une langue pratiquée dans des cercles influents du monde entier. À ce titre, il serait temps que nos dirigeants politiques utilisent davantage et mieux le formidable outil qu’est la francophonie (220 millions de locuteurs).       <br />
              <br />
       <b>René Merle</b>: La France est un curieux pays, où dans certains milieux « cultivés » il convient presque de s’excuser de ne pas être monolingue franco-français. Les mêmes milieux où tout est fait pour que, « réalisme » et mimétisme faisant loi, les chers enfants deviennent des bilingues anglo-américain/français. Plus sérieux est l’argument qui renvoie le défenseur d’une langue minoritaire vers sa liberté : « Mais qui vous empêche de la parler ? Nous ne sommes pas en Turquie… » Certes. Je peux aimer faire du sport, et qui donc pourrait m’en empêcher ? Mais je préfère faire du sport en disposant de stades, de salles appropriées, de collectifs de jeux, d’échanges… N’en va-t-il pas de même en matière culturelle, et donc en matière de langues minoritaires ? C’est à cette demande, me semble-t-il, que devraient s’intéresser les collectivités publiques à tous les niveaux, du local au national.       <br />
              <br />
       <b>Dominique Bucchini</b>: L’exception culturelle que la France revendique ne peut évidemment pas être réservée à la seule langue dominante. L’apprentissage des langues régionales, dans l’optique d’une société plurilingue, ne menace ni l’unité de la République ni l’avenir de la langue française. La République peut assurer l’égalité dans le respect des différences. La promotion des langues régionales ne vise pas à fragmenter la France en communautés séparées. Il n’y a pas non plus de contradiction de principe entre langue régionale et langue française. La demande linguistique régionale est associée à la maîtrise d’une langue de communication de plus large rayonnement. Bien ancré sur le territoire, c’est dans les instances internationales, les relations économiques, scientifiques, culturelles que le français perd de l’influence. En Corse, dès 1985, dans la perspective d’une « politique démocratique de la langue », nous popularisions la revendication de la co-officialité du corse et du français. D’une certaine manière, dans les faits – l’état civil, la toponymie, les médias, la publication d’actes des collectivités, le domaine scolaire –, ce processus est en marche. Il est nécessaire d’intervenir pour donner au corse sa pleine vitalité dans la société, de sorte que la population en ait une perception positive, y voit une langue utile pour le futur.       <br />
              <br />
       <b>Êtes-vous favorable à la ratification par la France de la charte européenne des langues régionales et minoritaires ? Souhaitez-vous qu’une loi garantisse un statut et la promotion sur le plan culturel et médiatique de ces autres langues de France ?</b>       <br />
              <br />
       <b>René Merle:</b> Cela implique-t-il la ratification d’une charte, le vote d’une loi ? En tant qu’« auteur et historien », il ne m’appartient pas d’en juger. En tant que citoyen, je ne peux que souhaiter que toutes les cartes soient mises sur la table, et qu’à une vraie information succède un débat démocratique évitant les caricatures. Ce serait aussi l’occasion de clarifier l’entreprise d’éclatement de l’État-nation, base actuelle de la défense de nos acquis sociaux, au profit d’une Europe « libérale » des régions. Le principal danger, en l’occurrence, ne me paraît pas être celui de l’affirmation de riches et égoïstes régions « ethniques », comme l’Europe en connaît aujourd’hui, mais bien celui de la féodalisation de grandes régions économiques, sur l’axe Barcelone-Francfort, ou sur l’axe Barcelone-Milan… La question linguistique a bien peu à y voir…       <br />
              <br />
       <b>Olivier Amiel</b> Non, je ne suis pas favorable à la ratification de la charte européenne. Il s’agirait d’un très mauvais choix pour la France. Comme l’a rappelé Jean-Pierre Chevènement cela nous obligerait à « co-officialiser » plus de 70 idiomes sur notre territoire avec des mesures très coercitives ! Il y a derrière cette revendication une volonté de fragmenter la République et la nation française. Or, il est étonnant de voir des partis de gauche prôner cette ratification (elle est notamment prévue dans l’accord entre le PS et Europe Écologie-les Verts), car cette division nationale serait à l’avantage des marchés financiers toujours désireux de diminuer la puissance des États. Quant à la garantie du statut des autres langues, c’est déjà fait depuis 2008 avec l’affirmation dans l’article 75-1 de la Constitution que « les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France » : véritable truisme puisqu’il s’agit d’une évidence admise par tous et qui, paradoxalement, consacre fort heureusement le verrou constitutionnel de l’alinéa premier de l’article 2 : « La langue de la République est le français », garantie d’une « langue commune comprise par tous. »       <br />
              <br />
       <b>Dominique Bucchini</b> Une politique ambitieuse de promotion linguistique me semblerait grandement facilitée par la ratification de la charte européenne des langues régionales ou minoritaires. En Corse, la volonté politique est quasi unanime pour revitaliser la langue. S’agissant du statut de co-officialité, le consensus n’est pas général mais assez large toutefois, comme en témoigne la confortable majorité de l’Assemblée de Corse ayant voté une motion en ce sens, en juillet dernier. Un tel statut, permettant l’usage du corse dans l’espace public – services administratifs, organes délibérants –, serait le cadre juridique d’une politique de bilinguisme. Sa mise en œuvre nécessite non seulement une décision législative mais également une modification de la Constitution. Cela donnerait aux langues de France un statut permettant leur épanouissement. Une telle loi pourrait embrasser l’ensemble des usages publics, de l’enseignement à la vie administrative, de la vie culturelle aux médias. Attention cependant à ne pas procéder de façon technocratique ou autoritaire mais, au contraire, en fonction de chaque situation concernée et en respectant, avant tout, l’avis et la volonté de chaque population dans sa diversité.       <br />
              <br />
       ---------       <br />
       Source: <a class="link" href="http://www.humanite.fr/culture/la-republique-menacee-par-les-langues-de-france-487685">L'Humanité</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.mrc-france.org/photo/art/imagette/3699430-5465708.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.mrc-france.org/Table-ronde-l-Humanite-La-Republique-menacee-par-les-langues-de-France_a302.html</link>
  </item>

 </channel>
</rss>
