<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <channel>
  <title>MRC - Mouvement Républicain et Citoyen</title>
  <description><![CDATA[Site officiel du MRC. Découvrez les élus, le programme, les positions, l'organisation et l'équipe du Mouvement Républicain et Citoyen. Articles, communiqués, adhésions.]]></description>
  <link>https://www.mrc-france.org/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-03-05T09:32:11+01:00</dc:date>
  <image>
   <url>https://www.mrc-france.org/var/style/logo.jpg?v=1358493893</url>
   <link>https://www.mrc-france.org/</link>
   <title>MRC - Mouvement Républicain et Citoyen</title>
  </image>
  <geo:lat>48.8456779</geo:lat>
  <geo:long>2.3813936</geo:long>
  <atom10:link xmlns:atom10="http://www.w3.org/2005/Atom" rel="alternate" href="https://www.mrc-france.org/xml/atom.xml" type="text/xml" />
  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.mrc-france.org,2026:rss-81248036</guid>
   <title>Réforme du bac : un « grand » oral... qui n’a rien de grand.</title>
   <pubDate>Fri, 28 Jun 2024 12:10:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mouvement Républicain et Citoyen</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   En plein période électorale, et alors que les élèves en terminent avec les épreuves finales du baccalauréat, la question éducative est en réalité peu abordée par les partis politiques. Celle relative aux programmes scolaires (les curriculums) et aux dispositifs pédagogiques mis en œuvre dans les classes, encore moins. Il s’agit pourtant là d’un enjeu démocratique et économique essentiel. Démocratique car l’égalité des chances est au cœur de l’idéal de justice sociale ; économique car la maîtrise du savoir par les élèves est fondamentale pour améliorer nos performances en termes de productivité et d’innovation.     <div>
      <div>  <div style="text-align: justify;">La réforme du bac initiée par JM. Blanquer instaure une nouvelle épreuve : le «&nbsp;grand oral&nbsp;». L’objectif affiché, louable, était de «&nbsp;calquer&nbsp;» ce nouveau dispositif sur l’oral d’admission à Sciences Po Paris en évaluant les élèves sur le fond (maîtrise des contenus disciplinaires) et la forme (éloquence, fluidité du discours, dynamisme de la présentation etc.). L’élève présente au jury pendant dix minutes une question en lien avec ses spécialités, transversale ou non, parmi les deux qu’il aura préparées durant l’année. Après quelques années de recul, force est de constater que l’intérêt intellectuel très relatif du grand oral, mais aussi les modalités de l’épreuve rendent à court ou moyen terme sa suppression inéluctable. <br />  &nbsp; <br />  D’un point de vue strictement arithmétique, l’architecture du bac Blanquer rend l’importance du grand oral d’ores et déjà caduque. Le coefficient (10 sur un total de 100), est trop marginal pour susciter une quelconque motivation des élèves. D’autant qu’une partie significative de l’examen est désormais évaluée au contrôle continu (40 sur 100). La note obtenue au grand oral a donc une influence minime sur le résultat final. Les élèves en ont parfaitement conscience, leur investissement est donc légitimement à la hauteur de l’importance de l’épreuve : minimal. Cette nouvelle épreuve met par ailleurs les enseignants de spécialité en grandes difficultés puisqu’aucun créneau horaire n’est dédié à la préparation du grand oral. Ils doivent donc l’intégrer à leur progression annuelle, déjà mobilisée par des programmes relativement lourds (dont certains seront allégés pour la session 2025) et la préparation aux épreuves écrites qui, elles, relèvent d’exigences plus conformes à l’examen. <br />  &nbsp; <br />  Plus grave, cette nouvelle épreuve ne renforce nullement la formation intellectuelle des élèves. Sans surprise, une multitude de sujets «&nbsp;clés en main&nbsp;» est disponible en ligne. Il suffit aux élèves de les apprendre par cœur pour les restituer le jour J, l’entretien avec le jury ne jouant qu’un rôle secondaire dans le barème final. Pour les plus téméraires, l’intelligence artificielle («&nbsp;Chat GPT&nbsp;») permettra de créer un sujet <em>ex nihilo</em>. Le «&nbsp;grand&nbsp;» oral ne forme en rien les élèves au raisonnement scientifique (problématisation, formulation d’hypothèses validées empiriquement, institutionnalisation du savoir). Un minimum d’exigence et de cohérence voudrait que l’élève choisisse un sujet parmi plusieurs le jour de l’épreuve. C’est d’ailleurs ce qui se produit lors de l’épreuve de contrôle du bac (la «&nbsp;repêche&nbsp;»). Cette situation aboutit à plusieurs absurdités : l’épreuve et le barème de l’oral de rattrapage, pourtant destinés à des élèves en grande difficulté, sont bien plus exigeants que ceux du «&nbsp;grand&nbsp;» oral ; la philosophie quant à elle, épreuve la plus exigeante sur le plan conceptuel, se retrouve moins coefficientée (08) que le «&nbsp;grand&nbsp;» oral (10)&nbsp;; enfin, &nbsp;à côté des oraux de français passés en première (qui eux requièrent un temps de travail et de révision considérable ainsi qu’une importante quantité de connaissances), cet ersatz d’épreuve orale de fin de terminale n’est rien. <br />  &nbsp; <br />  Le barème du grand oral en dit long sur la faiblesse des exigences de l’épreuve en termes de savoir. Moins de la moitié de la notation (08 points sur 20) concerne la maîtrise <em>stricto sensu</em> de concepts et mécanismes explicatifs. Le reste (12 points sur 20) évalue des aspects purement formels : qualité de la prise de parole, gestion du temps, interactions avec le jury etc. Dans ces conditions, même un élève qui ne maîtrise pas les savoirs de base adossés à ses deux spécialités peut obtenir une note tout à fait convenable, dès lors qu’il aura fait preuve d’un minimum de conviction le jour de l’épreuve. Le barème n’évalue pas non plus l’articulation des sujets avec les programmes de spécialités, qui est pourtant, en théorie, un attendu explicite de l’épreuve. Les élèves n’ont donc aucun mal à justifier un lien, même très superficiel, entre leur sujet et les contenus disciplinaires étudiés durant le cycle terminal.&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  On pourra rétorquer que cette épreuve, étant donnée sa très faible exigence, peut permettre aux élèves en difficultés d’obtenir une bonne note et ainsi «&nbsp;compenser&nbsp;» de moins bons résultats par ailleurs. On sait malheureusement que les compétences évaluées lors du grand oral - éloquence, force de conviction, aisance, esprit critique - sont très discriminantes sur le plan social, les élèves de milieux populaires étant moins prédisposés durant leur socialisation à l’aisance orale que ceux provenant de milieux favorisés. Dès lors,&nbsp;non seulement cette épreuve est très limitée sur le plan intellectuel, mais elle peut en définitive accentuer les inégalités de réussite scolaire entre les héritiers et ceux qui n’ont que l’école pour apprendre.&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  Dans l’intérêt des élèves, deux alternatives à la situation actuelle, intenable, s’offrent alors à la Ministre :&nbsp; <br />  &nbsp;</div>    <ul>  	<li style="text-align: justify;">la suppression pure et simple du grand oral, entrainant <em>de facto</em> un renforcement de l’importance des spécialités (coefficient 20 au lieu de 16) et de la philosophie (coefficient 10 au lieu de 08).&nbsp;</li>  	<li style="text-align: justify;">le maintien de l’épreuve, en en modifiant significativement les modalités : tirage d’un sujet au choix parmi plusieurs adossés aux programmes des spécialités, avec refonte du barème axée d’abord et avant tout sur la maîtrise des contenus disciplinaires.</li>  </ul>    <div style="text-align: justify;">&nbsp; <br />  Il est tout à fait possible de former et évaluer les élèves aux compétences orales «&nbsp;pour la vie&nbsp;». Encore faut-il leur imposer une réelle exigence en terme de savoir, sans laquelle les apprentissages se révèlent inexistants. C’est pourtant le rôle de l’école de transmettre aux élèves des savoirs émancipateurs leur permettant de s’élever de l’abstrait au concret, et non l’inverse comme les y invite malheureusement ce «&nbsp;grand&nbsp;» oral, qui n’a définitivement rien de grand. <br />   <br />  <strong>Sébastien Duffort,</strong> <br />  Secrétaire national à l’éducation au MRC <br />  &nbsp;</div>  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/Reforme-du-bac-un-grand-oral-qui-n-a-rien-de-grand_a1288.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.mrc-france.org,2026:rss-18750651</guid>
   <title>Le décalage entre les intentions et les actes du ministre de l'Education nationale.</title>
   <pubDate>Fri, 08 Dec 2017 14:54:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Luc Laurent</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le point de vue de Jean-Luc Laurent, président du MRC, le 08 décembre 2017     <div>
      <p style="margin: 0px 0px 6px; font-family: &quot;SF Optimized&quot;, system-ui, -apple-system, BlinkMacSystemFont, &quot;.SFNSText-Regular&quot;, sans-serif; color: rgb(29, 33, 41); font-size: 14px; letter-spacing: -0.11999999731779099px;">Le ministre de l’Education nationale vient de prendre plusieurs décisions utiles qu’il convient de saluer. Je pense au refus du ministre des formations d’enseignants en « non mixité » que le syndicat SUD 93 voulait réserver aux « non blancs ».&nbsp; <br />    <p style="margin: 6px 0px; font-family: &quot;SF Optimized&quot;, system-ui, -apple-system, BlinkMacSystemFont, &quot;.SFNSText-Regular&quot;, sans-serif; color: rgb(29, 33, 41); font-size: 14px; letter-spacing: -0.11999999731779099px;">Je pense aussi aux décisions prises par Jean Michel Blanquer après les très mauvais résultats de l’enquête internationale sur la compréhension de l’écrit par les élèves qui place la France à la dernière place des pays européens : le mi<span class="text_exposed_show" style="display: inline; font-family: inherit;">nistre a annoncé la mise en place d’une dictée quotidienne et une incitation à la pratique de la lecture publique. Je soutiens ces décisions nécessaires à la réussite des jeunes à l’école primaire qui mettent la priorité à l’acquisition des savoirs fondamentaux.</span> <br />    <div class="text_exposed_show" style="display: inline; font-family: &quot;SF Optimized&quot;, system-ui, -apple-system, BlinkMacSystemFont, &quot;.SFNSText-Regular&quot;, sans-serif; color: rgb(29, 33, 41); font-size: 14px; letter-spacing: -0.11999999731779099px;">  <p style="margin: 0px 0px 6px; font-family: inherit;">Mais je m’interroge sur la cohérence de ces deux décisions avec la diminution de près de 1500 postes ouverts au concours d’enseignants pour 2018 (7008 recrutements ouverts cette année contre 8500 l’an dernier). La cohérence est plutôt à rechercher dans les 120 000 postes de fonctionnaires qui seront supprimés dans le mandat présidentiel d’Emmanuel Macron et qui commencent à devenir réalité avec l’Education nationale. Quel décalage entre les intentions et les actes. <br />  </div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/Le-decalage-entre-les-intentions-et-les-actes-du-ministre-de-l-Education-nationale_a1065.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.mrc-france.org,2026:rss-10270856</guid>
   <title>Les fausses promesses de la Ministre de l’Education</title>
   <pubDate>Fri, 23 Sep 2016 17:48:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mouvement Républicain et Citoyen</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Par Fatiha Boudjahlat, secrétaire nationale à l'éducation, vendredi 23 septembre 2016.     <div>
      Mme Vallaud-Belkacem a fait part de sa volonté d’allonger la scolarité obligatoire de trois à 18 ans, contre 6 à 16 ans actuellement.  Elle l’a fait dans un tweet. La Ministre 2.0 a préféré 140 signes plutôt que d’en faire part lors de sa conférence de rentrée, au cours de laquelle elle a associé l’école de la IIIe République à la défaite de 1940, pour en montrer les insuffisances. Quel paradoxe que cette ellipse historique pour une Ministre qui refuse d’assumer l’héritage historique que l’on embrasse par les vertus d’une Nation politique et non ethnique. Cette école moquée par la Ministre, c’est celle de Ferry, c’est aussi celle du Front Populaire, c’est l’école laïque, obligatoire et gratuite.  Il reste 8 mois de travail à la Ministre, qui préfère déjà se projeter dans la campagne, et surtout dans les promesses de campagne, de celles qui servent de marqueur de gauche à  peu de frais, après avoir mené au Ministère de l’Education une politique de droite. La scolarité obligatoire de 3 à 18 ans ? Chiche ! La vraie avancée de gauche aurait été d’exiger que l’école soit obligatoire de 3 à 16 ans, limitant les scolarisations alternatives. La majorité des enfants de 3 ans est scolarisée, ne serait-ce que parce que leurs parents travaillent. Mais ils le sont dans des classes de 32 élèves en moyenne. La Ministre ne parle pas des effectifs par classe, facteur d’échec mais variable coûteuse.       <br />
              <br />
       Chiche donc. Mais dans une logique de réduction des coûts, de dépréciation des diplômes qui ne sont plus que des certificats de scolarité, comment concrétiser cette promesse ? La massification à coût constant ne peut permettre aux lycées et aux universités de dispenser une formation de qualité préparant à l’entrée dans le monde du travail. Les formations techniques et professionnelles de qualité sont saturées, on leur préfère les formations tertiaires qui absorbent plus d’élèves et coutent moins chères en équipements.  Combien d’étudiants n’ont pu accéder à la filière de leurs choix faute de place ? Une université avait même fait le choix du tirage au sort ! Par le refus d’assumer la sélection par le mérite, qui se traduit par la sélection par le milieu familial qui apporte ce que l’école ne garantit plus, par  le mensonge de la « même réussite » pour tous, les ambitions des lycéens, des étudiants et de leurs parents finissent par se fracasser sur la réalité, et les plus de 90 % de réussite au baccalauréat général se transforment vite en près de 50 % d’échec en année de licence. Mais la Ministre veut aussi se saisir de ce chantier pour poursuivre la démagogie de la poursuite d’études sans sélection, quitte à provoquer bien des frustrations quand la réalité rattrape les étudiants.       <br />
              <br />
       Cette promesse de promesse de campagne est encore un effet d’annonce d’une gauche qui n’est que dans l’apparence et la communication, les préférant au réel.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/Les-fausses-promesses-de-la-Ministre-de-l-Education_a1001.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.mrc-france.org,2026:rss-9805231</guid>
   <title>Bac 2016, un cru en trompe-l’œil</title>
   <pubDate>Wed, 06 Jul 2016 16:25:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mouvement Républicain et Citoyen</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Par Fatiha Boudjahlat, secrétaire nationale à l'éducation, mercredi 6 juillet 2016.     <div>
      Les lycéens lauréats sont légitimement fiers et heureux d’avoir obtenu le baccalauréat, qu’il soit technologique, professionnel ou général ; leurs parents aussi. Nous les félicitons.       <br />
              <br />
       Sur les 617 900 lycéens, le taux de réussite est de 87,8 %, soit une proportion de  77,2% de bacheliers dans une génération. Relevons le taux inédit de 91,5% de réussite au baccalauréat général.       <br />
              <br />
       Dans ce que l’UE qualifiait d’  « économie de la connaissance », la hausse générale du niveau d’instruction d’une classe d’âge est une vraie réussite et un vrai motif de satisfaction. Mais cette démocratisation de l’accès au savoir n’est pas corrélée à la réussite artificialisée du baccalauréat.       <br />
              <br />
       Les facteurs de cette réussite toujours plus importante ? Plus de documents à exploiter, moins d’apprentissage et de savoirs à mémoriser. Des injonctions faites aux correcteurs de faire preuve de la plus grande clémence, un objectif en termes de pourcentage d’admission fixé avant la correction.  La question est posée : que vaut encore le baccalauréat ? Surtout lorsque l’on relève que le taux d’échec en première année d’université est de 44 %. Un indice de la dépréciation de ce diplôme ? L’université de Genève exige une moyenne de 12/20 pour admettre un bachelier français en son sein. Le bac seul ne suffit pas. La démocratisation scolaire ne doit pas se résumer à des scores dont le niveau est déterminé par les modalités de correction. La démocratisation scolaire est ce que la République doit à chaque élève : le plus haut niveau d’instruction pour chacun en fonction de ses capacités, et pas des objectifs politiques démagogiques. Parce que la sélection est différée et la frustration n’en sera que plus grande.       <br />
              <br />
       Le baccalauréat doit redevenir un diplôme sélectif et exigeant et les consignes de correction doivent être abandonnées, le MRC fait confiance aux enseignants pour évaluer de manière la plus juste. L’échec à un examen n’est pas un drame et encore moins une injustice sociale insupportable. Un examen est la sanction d’un niveau de maîtrise de connaissances et de capacités qui permettent de poursuivre sa formation, pas le quitus prouvant que ce qui compte, c’est de participer. La démocratisation scolaire ne doit plus être ce que la démagogie pédagogiste en a fait : une distribution de diplômes qui trompe les élèves sur leur niveau réel et les met en échec à l’université. La sélection  voulue par les pédagogistes existe toujours, dissimulée et reportée, elle ne profite qu’à une catégorie sociale et renforce la reproduction sociale. C’est là une injustice sociale qui trahit le pacte républicain.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/Bac-2016-un-cru-en-trompe-l-oeil_a993.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.mrc-france.org,2026:rss-8609720</guid>
   <title>L’éducation nationale, républicaine et publique est le premier rempart contre Daesh et la radicalisation</title>
   <pubDate>Thu, 03 Dec 2015 15:32:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mouvement Républicain et Citoyen</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Par Fatiha Boudjahlat, secrétaire nationale à l'éducation, jeudi 3 décembre 2015     <div>
      Le magazine francophone en ligne de Daesh, Dar al Islam, s’attaque dans sa dernière livraison à l’école française, à son modèle intégrateur, aux valeurs qu’elle transmet, et tout particulièrement au principe de laïcité.Nous ne donnerons pas plus d’audience à ces fanatiques assassins, en détaillant les menaces contre les enseignants et contre l’Etat, contre la charte de la laïcité.        <br />
              <br />
       Ces menaces ainsi que les incitations faites aux parents musulmans de retirer leurs enfants du système scolaire public montrent que plus que jamais, c’est l’école, publique, républicaine et nationale qui est le premier rempart contre la radicalisation, le premier vecteur d’intégration, d’émancipation. Ces attaques nous rappellent que l’école publique est le lieu de la rencontre, de l’échange, c’est le premier réducteur d’altérité et d’inégalités. A condition de suivre la mission que lui assigne la Nation : instruire mais surtout former des citoyens aptes à se forger une opinion, à privilégier l’intérêt général et à partager un commun.       <br />
              <br />
       L’état d’urgence actuel permet de perquisitionner les mosquées intégristes. Le MRC demande à ce que l’Etat intervienne avec la même diligence et fermeté dans les établissements confessionnels islamistes hors-contrats.  Avant même d’œuvrer à rétablir un service militaire ou civique, il est urgent de rétablir une école nationale, républicaine et publique dans tous les territoires. L’Education doit intégrer la sphère des missions régaliennes de l’Etat. Tous les enfants de France doivent partager ce tronc commun des valeurs de la Nation et de la République. L’enseignement primaire public, notamment la scolarisation en maternelle dès trois ans au lieu des 6 ans actuels, doit devenir obligatoire. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      La contractualisation avec les établissements privés confessionnels doit évoluer vers plus d’exigence de la part de l’Etat. Les subventions octroyées au privé,  pour prés de 10 milliards par an, doivent  être massivement réorientées vers le public. L’Etat doit contrôler étroitement tous les établissements confessionnels hors contrat, souvent terreau d’extrémisme, de méfiance et de haine de la République.       <br />
              <br />
       Le MRC réaffirme le soutien et l’estime qu’il porte au corps professoral, sentinelles de la République dans les territoires difficiles. L’Etat doit se mobiliser pour déceler et corriger le plus tôt possible la radicalisation religieuse, chez les enfants et chez leurs parents. Par des protocoles de signalement, par un soutien aux fonctionnaires en première ligne, par la fermeté face aux tentatives de contournement de la laïcité. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/L-education-nationale-republicaine-et-publique-est-le-premier-rempart-contre-Daesh-et-la-radicalisation_a911.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.mrc-france.org,2026:rss-7821033</guid>
   <title>Réforme des collèges : "Publier le décret si tôt était une erreur"</title>
   <pubDate>Fri, 22 May 2015 18:02:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Luc Laurent</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, était l'invité de Daniele Sportiello sur France 3 avant les Questions au Gouvernement, mercredi 20 mai 2015.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.mrc-france.org/v/296d2b6954ccba9c96efa9241e81a8f62de3c832" width="608" height="372">
<param name="movie" value="https://www.mrc-france.org/v/296d2b6954ccba9c96efa9241e81a8f62de3c832">
<param name="quality" value="high" />
</object >
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/Reforme-des-colleges-Publier-le-decret-si-tot-etait-une-erreur_a794.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.mrc-france.org,2026:rss-7816656</guid>
   <title>Peut-on encore faire une critique de bonne foi de la réforme des collèges ?</title>
   <pubDate>Thu, 21 May 2015 17:39:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Communiqué de Marie-Françoise Bechtel, députée de l'Aisne et vice-présidente du MRC, jeudi 21 mai 2015.     <div>
      Il est navrant de constater que le débat public sur la question essentielle de la réforme des collèges se noie dans les opérations politiciennes, comme celles menées par Bruno Le Maire sur fond d’action précipitée du gouvernement.        <br />
              <br />
       Il appartient certes à l’exécutif de définir les règles qui doivent s’appliquer aux enseignements et aux programmes ; personne ne doit contester cette compétence. La manière de l’exercer a sans doute été trop brutale, en refusant une concertation avec des partenaires de bonne foi qui aurait pu permettre au gouvernement de revoir sa copie.        <br />
              <br />
       Car cette copie était sans aucun doute à revoir. La recherche d’un meilleur suivi des élèves en difficulté est certes nécessaire afin de palier l’impasse du collège unique pour tant de jeunes qui en sortent sans qualification et sans connaissances leur permettant de progresser dans la vie. Mais le « soutien personnalisé » ne peut être réalisé au détriment de la recherche de l’excellence qui est une pépite qui se trouve dans toutes, absolument toutes les couches de la société. Encore faut-il se donner les moyens de l’y aller chercher. C’est sur cette promotion du mérite que la réforme pèche largement et de façon rédhibitoire. La suppression des classes bilangues, la dilution des langues anciennes dans des enseignements interdisciplinaires, la restriction des heures consacrées aux disciplines, tout cela ne saurait participer de la démocratisation du collège. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Paradoxe : d’un côté on donne aux établissements le pouvoir de moduler leurs horaires, pouvoir qu’ils ne réclament pas. D’un autre côté on leur impose des enseignements interdisciplinaires qui n’ont d’ailleurs qu’un rapport très lointain avec les disciplines elles-mêmes. Il aurait été bon de faire appel à la capacité d’initiative des enseignants, notamment à travers les pratiques interdisciplinaires mais à la condition que l’acquisition des savoirs y trouve son compte. La lecture de la liste des enseignements interdisciplinaires imposée par en haut laisse pour le moins interloqué : « Corps, santé, bien-être et sécurité », « Transition écologique et développement durable », « Langues et cultures étrangères ou le cas échéant régionales » : on est dans l’effet de mode beaucoup plus que dans le recul qu’exige tout enseignement digne de ce nom. Dans cette organisation qui se veut contemporaine, comme d’ailleurs dans le contenu des programmes, il est désastreux de céder à l’immédiateté de la « doxa », cette opinion supposée commune dont Bachelard avait analysé les ravages. L’école républicaine exige plus et mieux.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/Peut-on-encore-faire-une-critique-de-bonne-foi-de-la-reforme-des-colleges_a793.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.mrc-france.org,2026:rss-7790150</guid>
   <title>La réforme des collèges mérite mieux</title>
   <pubDate>Thu, 14 May 2015 17:52:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mouvement Républicain et Citoyen</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Par Marie-Françoise Bechtel, députée de l'Aisne et vice-présidente du MRC, et Claire Roussel, secrétaire nationale à l'éducation, jeudi 14 mai 2015.     <div>
      L’avenir de notre pays passe par sa jeunesse. Entre notre bonne santé démographique et les difficultés d’entrée sur le marché du travail, il y a des motifs d’espoir et des motifs d’inquiétude. C’est pourquoi la réforme du collège a une telle importance.        <br />
              <br />
       Nous savons depuis les débats de 2012 sur la « refondation de l’école de la République » que les efforts doivent être concentrés sur le primaire parce que c’est là que se créent les inégalités. Ces efforts ont été entamés avec la loi Peillon - même s'il aurait sans doute été nécessaire que l’enseignement primaire se concentre mieux encore sur les fondamentaux que sont lire, écrire et compter.        <br />
              <br />
       Du moins était-il logique de se tourner maintenant vers le collège. Qu’il s’agisse de l’orientation des élèves, de leur acquisition du socle des savoirs indispensables ou encore de l’apprentissage civique, le collège avait été laissé en déshérence depuis de nombreuses années. Aujourd'hui malheureusement, la réforme nécessaire fait polémique. Même si cette dernière n’est pas toujours de bonne foi, de réelles inquiétudes sont justifiées devant les projets qui ont été rendus publics.        <br />
              <br />
       Le MRC dit d’abord son opposition à la suppression des classes bilangues, curieusement compensée selon la ministre par « plus de langues vivantes pour tous les élèves ». Plus pour tous : sous cette formule un brin démagogique, comment ne pas voir le refus du mérite fondé sur l’effort et non sur je ne sais quel privilège social ? Le MRC dit aussi son opposition à la défiguration de l’apprentissage du latin et du grec, noyés dans d’improbables « enseignements pratiques interdisciplinaires ». Autrement dit là où cet apprentissage était celui de la rigueur et de la clarté (comme pour les mathématiques, tout aussi « élitistes » si l’on va par-là), on va entrer dans le flou « culturel » d’autant que le temps consacré à la langue elle-même (1 heure puis 2 heures par semaine) ne sera pas suffisant pour faire autre chose qu’effleurer le langage - et voilà donc ce que l’on propose à des élèves prêts à faire un effort…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Quant à l’interdisciplinarité, pratique judicieuse lorsqu'elle est vraiment en rapport avec les savoirs disciplinaires, elle devrait pour cette raison reposer sur le choix des enseignants de travailler ensemble sur des thèmes ou des périodes définis entre eux et non imposés a priori. On reste d’ailleurs confondu devant la liste établie par le ministère : outre le sempiternel « développement durable », devenu le mantra fétichiste de la modernité (là où on pourrait se livrer à une confrontation intelligente de la géographie et de la physique par exemple), on découvre que la citoyenneté est réduite à accompagner « l’information et la communication », sans parler des inévitables « langues et cultures régionales et étrangères », en bref tout ce qui éloigne d’une interdisciplinarité véritablement charpentée au profit d’un grand méli-mélo de concepts et notions sans hiérarchie, parfois sans identité propre, qui éloigne de l’effort de rigueur, de la discrimination intellectuelle, en bref de tout ce que l’école apporte de précieux.        <br />
              <br />
       Quant à l'esprit général de la réforme, même sans tenir compte de la langue ridicule adoptée par le Conseil supérieur des programmes, il est marqué par un excès de sensibilité aux thèmes de repentance et de victimisation qui jette tout droit dans les bras du communautarisme. Même s’il est légitime de revisiter le « roman national », simplement parce que le monde a évolué, ce n’est pas une raison pour oublier l’héritage de l’Histoire de France et particulièrement celui de la République qui lui est intimement lié. Sans cela le collège ne peut apprendre le civisme. Et c’est bien là finalement le reproche majeur que l’on peut adresser à cette réforme : céder à l’individualisme des « droits » sans être inspirée par l’élan collectif du civisme qui seul peut sortir de l’ornière une génération qu’attend un monde complexe et à laquelle il faut donner des repères clairs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/La-reforme-des-colleges-merite-mieux_a786.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.mrc-france.org,2026:rss-7261648</guid>
   <title>Ce n’est pas la note qui « stigmatise » les élèves mais l’absence de maîtrise des savoirs fondamentaux</title>
   <pubDate>Fri, 12 Dec 2014 10:10:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mouvement Républicain et Citoyen</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Par Estelle Folest, Secrétaire nationale du MRC à l'éducation, vendredi 12 décembre 2014.     <div>
      La loi de refondation de l'école l'annonçait déjà en juillet 2013 : « <span style="font-style:italic">Les modalités de la notation des élèves doivent évoluer pour éviter une  “notation-sanction“ à faible valeur pédagogique et privilégier une évaluation positive, simple et lisible, valorisant les progrès, encourageant les initiatives et compréhensible par les familles</span>. » L'on pouvait raisonnablement penser que cette lubie ne retiendrait pas l'attention des successeurs du ministre Peillon, qu'elle serait vite oubliée tant les priorités sont ailleurs. Mais c'est l'inverse qui s'est produit dans le court acte 2 impulsé par Benoit Hamon, où il est apparu urgent de faire disparaître la “vilaine” note donnée par de “méchants” professeurs qui n'ont de cesse de sanctionner leurs élèves et de les traumatiser.       <br />
              <br />
       Faut-il noter, ne pas noter, préférer les lettres aux chiffres, mettre des codes couleur et à partir de quel âge ? Pour enrayer l'échec scolaire et mettre un terme à la stigmatisation des élèves en difficulté, les  experts ont tranché : il s'agira désormais de privilégier une “évaluation bienveillante”, laquelle soulignera les acquis sans trop insister sur les lacunes. A n'en pas douter, cette mesure qui n'a jamais été éprouvée par le passé fera progresser les élèves dans l'acquisition des apprentissages.       <br />
              <br />
       Car c'est toujours là que le bât blesse, et il y a peu de chances pour que l'utilisation de pastilles rouges et vertes au collège permette à nos élèves de saisir l'énoncé de mathématiques qui en laisse plus d'un perplexe aujourd'hui. De plus, les élèves demandent des notes, sources de motivation, et leurs parents aussi – étonnamment d'ailleurs, sur ce sujet, l'avis de ces derniers n'est pas pris en compte sauf à penser que la FCPE représente l'ensemble des parents.       <br />
              <br />
       La stigmatisation réelle, chacun le sait, c'est d'arriver au collège sans savoir ni lire, ni écrire, ni compter correctement et d'en être handicapé toute sa vie. Cibler les efforts et les moyens sur l'apprentissage des fondamentaux : voilà le seul objectif que devrait avoir tout ministre de l'éducation nationale. Le MRC ne cesse de le dire. Mais de tout cela notre Ministre ne parle pas... encore ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/Ce-n-est-pas-la-note-qui-stigmatise-les-eleves-mais-l-absence-de-maitrise-des-savoirs-fondamentaux_a714.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.mrc-france.org,2026:rss-7013197</guid>
   <title>L’Ecole doit se recentrer sur ses missions premières</title>
   <pubDate>Tue, 23 Sep 2014 11:00:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mouvement Républicain et Citoyen</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Par Estelle Folest, Secrétaire nationale du MRC à l'éducation, mardi 23 septembre 2014.     <div>
      Un sondage IFOP/SOSEDUCATION de ce jour attire très justement l’attention des pouvoirs publics sur l’état de notre éducation primaire et lance un cri d’alerte sur  la maîtrise de la langue chez les écoliers en France.       <br />
              <br />
       Le Mouvement Républicain et citoyen considère que ce cri d’alerte est parfaitement justifié et touche à un sujet grave pour notre avenir.       <br />
              <br />
       Nous avons voté en 2013 une loi sur l’école qui mettait justement l’accent sur le socle des connaissances indispensables : le système scolaire du 21° siècle doit d’abord assurer les fondamentaux en apprenant à lire, à écrire et à compter. Sur ce point tous s’accordent. Mais la situation appelle des mesures drastiques pour y parvenir faute de quoi il est tout à fait inutile de vouloir restaurer l’égalité des chances.        <br />
              <br />
       Ne pas éparpiller les objectifs, centrer les missions des enseignants sur ces impératifs premiers, tout cela doit permettre de redresser la situation. Il s’agit de l’égalité que la ministre veut au cœur de sa démarche.        <br />
              <br />
       Nous le demandons avec force : toutes les innovations, tous les efforts spécifiques notamment dans les zones d’éducation prioritaires doivent faire de cet impératif un devoir premier et impérieux. Il ne s’agit pas seulement de ne pas gaspiller les moyens précieux, dans un contexte budgétaire tendu, qui sont alloués à l’Education nationale. Il s’agit de faire entendre à tous nos enseignants un message fort, simple et clair. L’Ecole doit se recentrer sur ses missions premières, le faire avec toute son énergie, en y appliquant les trésors de motivation, d’innovation et de réflexion qu’elle recèle.       <br />
              <br />
       L’Education nationale et ses responsables doivent intégrer véritablement cet objectif. Ils sont comptables d’un système scolaire recentré sur ses missions premières et pour cela doté d’enseignants bien formés, maîtrisant un savoir solide qui est le vrai fondement de leur autorité.       <br />
              <br />
       C’est à ce prix et à ce prix seulement que l’Ecole sera reconnue comme un vrai lieu pour tous, celle d’une égalité qui n’est pas seulement théorique. Pas de pensée libre, pas d’appétit pour la recherche et pour la science, mais aussi pas de métier et pas de formation qualifiante sans une école donnant à chacune et chacune la maîtrise des outils universels que sont les bases du savoir.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/L-Ecole-doit-se-recentrer-sur-ses-missions-premieres_a667.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.mrc-france.org,2026:rss-6085559</guid>
   <title>Vider les poches des professeurs "privilégiés" pour remplir celles des enseignants de ZEP : une mesure de justice sociale ?</title>
   <pubDate>Wed, 27 Nov 2013 15:12:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mouvement Républicain et Citoyen</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Par Estelle Folest, Secrétaire nationale à l'éducation, mercredi 27 novembre 2013.     <div>
      Le Ministre de l'Éducation nationale s'attaque à un nouveau chantier pour refonder l'école : la rénovation du décret de 1950, lequel fixe le service hebdomadaire des enseignants du second degré.       <br />
              <br />
       Lancées le 18 novembre, les concertations menées par 13 groupes de travail doivent aboutir début 2014 mais d'ores et déjà, Vincent Peillon avance en terrain miné. La raison ? Sa proposition d'augmenter le nombre d’heures de travail des professeurs de classes préparatoires et de BTS à rémunération constante pour financer la diminution du nombre d’heures de cours des professeurs enseignant en zone d'éducation prioritaire afin qu’ils puissent travailler davantage en équipe (1.5 à 2h par semaine). Perte de salaire estimée pour les premiers ? 10 à 20% selon les syndicats.        <br />
              <br />
       Aider les professeurs en ZEP à mieux assurer leur service ? L'intention du Ministre est louable : les professeurs de ZEP travaillent dans des conditions très difficiles, aussi est-il nécessaire de les décharger de quelques heures de cours. Mais qui paie l'addition ? Les enseignants &quot;privilégiés&quot;, ceux qui exercent dans les filières post-baccalauréat dont les classes préparatoires aux grandes écoles accusées d’élitisme.       <br />
              <br />
       L’intention est louable donc, mais le Ministre a tort de vider les poches des uns pour remplir celles des autres. Non qu'il ne faille aider y compris financièrement les professeurs de ZEP, qui enseignent en effet dans des conditions de plus en plus déplorables pour des salaires plus que modestes. Mais les professeurs de classe préparatoire ne sont ni des prédateurs ni des nantis, encore moins les bénéficiaires de passe-droits indus. Ils ont passé un concours de très haut niveau, l'agrégation, sont de plus en plus souvent docteurs, ainsi que le recommande légitimement l'Inspection générale, et si leur hiérarchie les a affectés en classe préparatoire, c'est parce qu'ils ont un savoir et un savoir-faire pointus qui leur donnent des qualifications spécifiques. Inutile de revenir en outre sur le temps qu'ils consacrent à la préparation de leurs cours ou à l'évaluation de leurs élèves.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Si l'on veut vraiment aider les enseignants de ZEP, ce n'est ni en nivelant le salaire de tous les enseignants par le bas ni en opposant les enseignants entre eux qu'on y arrivera. C'est plutôt en augmentant le salaire des enseignants des premier et second degrés – inférieurs de 20 à 25% à ceux de la moyenne des pays de l'OCDE. Au surplus, la mesure envisagée par Vincent Peillon ne va pas dans le bon sens : les quelques heures dégagées en ZEP ne donneront aucun résultat sur les apprentissages des élèves, or c'est cela qui aiderait véritablement les enseignants et leur redonnerait le moral, à défaut d’augmentation de salaire.       <br />
              <br />
       L’argent n’est pas la motivation première des professeurs, ainsi que l’avait indiqué le Ministre. Mais la reconnaissance de la Nation, lorsqu’elle s’accompagne d’une reconnaissance financière, est un signal clair du respect que l’on doit à la fonction enseignante. Evidemment, avec un budget sous contrainte, il est plus facile de déshabiller Pierre pour habiller Paul, quitte à ce que tout le monde y perde.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/Vider-les-poches-des-professeurs-privilegies-pour-remplir-celles-des-enseignants-de-ZEP-une-mesure-de-justice-sociale_a546.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.mrc-france.org,2026:rss-5835469</guid>
   <title>Tract "Agir face à la crise: les propositions du MRC"</title>
   <pubDate>Tue, 10 Sep 2013 15:35:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Mouvement Républicain et Citoyen</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Tracts]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Le tract est disponible en bas de page au format PDF. Il est à votre disposition pour vos tractages, vos réunions publiques, vos permanences, etc.     <div>
      <p  style=" margin: 12px auto 6px auto; font-family: Helvetica,Arial,Sans-serif; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 14px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; -x-system-font: none; display: block;">   <a title="View Tract Agir face à la crise on Scribd" href="http://fr.scribd.com/doc/166990503/Tract-Agir-face-a-la-crise"  style="text-decoration: underline;" >Tract Agir face à la crise</a> by <a title="View MRC_France's profile on Scribd" href="http://fr.scribd.com/MRC_France"  style="text-decoration: underline;" >MRC_France</a></p><iframe class="scribd_iframe_embed" src="//www.scribd.com/embeds/166990503/content?start_page=1&view_mode=scroll&access_key=key-doi35217vii4hh58yaf&show_recommendations=true" data-auto-height="false" data-aspect-ratio="0.708006279434851" scrolling="no" id="doc_48267" width="100%" height="600" frameborder="0"></iframe>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/Tract-Agir-face-a-la-crise-les-propositions-du-MRC_a505.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.mrc-france.org,2026:rss-5792223</guid>
   <title>"Nous considérons que l'axe du redressement économique de la France est le bon"</title>
   <pubDate>Sun, 25 Aug 2013 11:19:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Intervention de Marie-Françoise Bechtel, 1ere vice-présidente du MRC et Députée de l'Aisne, à l'Université d'été du Parti socialiste lors de la table-ronde "Un an d'action au Parlement", vendredi 23 août 2013.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.mrc-france.org/v/75d292842a0fd84009a7ac38bc34d62373766f3f" width="608" height="372">
<param name="movie" value="https://www.mrc-france.org/v/75d292842a0fd84009a7ac38bc34d62373766f3f">
<param name="quality" value="high" />
</object >
     </div>
     <div>
      <span class="u">Verbatim express</span>       <br />
              <br />
       <ul class="list"><li>Il est toujours difficile de prendre de la distance et c'est en même temps nécessaire. En reprenant notre souffle, que voyons-nous de cette première année ?       
       </li></ul><ul class="list"><li>D'abord, nous voyons que nous sommes bien dans une République parlementaire, celle à laquelle le Président Mitterrand était très attaché. Ce n'est pas quelque chose de mineur.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Cela a été un peu altéré par les nombreuses procédures d'urgence dans lesquelles nous nous sommes trouvés, par la nécessité pour des parlementaire récents de déposer parfois des amendements « pour avant-hier » et, au sein de la Commission des lois, par des difficultés à entendre les autres.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je déplore pour ma part, et ce n'est pas la faute du Gouvernement, que le Mariage pour tous ait pris tant de temps au moment où nous attendions des textes capitaux comme le CICE (Crédit d’impôt compétitivité emploi), la loi Sapin sur la flexisécurité. Les 7000 amendements déposés par l'opposition ont joué leur rôle dans cette affaire.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Le souffle nouveau que nous avons essayé de donner au pays est clairement dans les mesures prises en matière de redressement économique. Toutes les mesures prises en ce sens forment un axe très fort.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Jean-Pierre Chevènement a dit et répété qu'il fallait laisser du temps à François Hollande. Un quinquennat ne se juge pas sur un an.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Parmi les bonnes lois, je citerai le CICE, la loi Sapin, qui équilibre les droits des travailleurs et les possibilités pour les entreprises de se maintenir dans un contexte difficile, la loi Peillon, la loi Fioraso ainsi que la proposition de la loi sur les sites rentables, dans laquelle tous les partenaires de la majorité se sont impliqués à la demande d'Harlem Desir.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Au MRC, nous avons appliqué loyalement un accord dont vous devinez ce qu'il est. Nous n'avons pas pu voter le TSCG et la loi organique qui le transposait dans le droit interne. Nous pensons d'ailleurs que, dans l'avenir, un assouplissement de la vision du déficit pourrait donner à notre économie une bouffée d'air.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Nous considérons que l'axe du redressement économique de la France est le bon et nous espérons sincèrement qu'il sera confirmé avec énergie et détermination dans la nouvelle session qui va s'ouvrir.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/Nous-considerons-que-l-axe-du-redressement-economique-de-la-France-est-le-bon_a501.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.mrc-france.org,2026:rss-5605414</guid>
   <title>Les députés du MRC: un an d'action au sein de la majorité</title>
   <pubDate>Wed, 12 Jun 2013 19:38:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>MRC</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Les 3 députés du Mouvement Républicain et Citoyen tenaient mercredi 12 juin à l'Assemblée nationale une conférence de presse de bilan de leur première année dans la majorité. En voici le support.     <div>
      <p  style=" margin: 12px auto 6px auto; font-family: Helvetica,Arial,Sans-serif; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 14px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; -x-system-font: none; display: block;">   <a title="View Députés MRC - un an d&#x27;action au sein de la majorité on Scribd" href="http://fr.scribd.com/doc/147376517/Deputes-MRC-un-an-d-action-au-sein-de-la-majorite"  style="text-decoration: underline;" >Députés MRC - un an d&#x27;action au sein de la majorité</a> by <a title="View MRC_France's profile on Scribd" href="http://fr.scribd.com/MRC_France"  style="text-decoration: underline;" >MRC_France</a></p><iframe class="scribd_iframe_embed" src="http://www.scribd.com/embeds/147376517/content?start_page=1&view_mode=scroll&access_key=key-zdh3otabi0x8ed1wzfb&show_recommendations=true" data-auto-height="false" data-aspect-ratio="0.708006279434851" scrolling="no" id="doc_9477" width="100%" height="600" frameborder="0"></iframe>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/Les-deputes-du-MRC-un-an-d-action-au-sein-de-la-majorite_a472.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.mrc-france.org,2026:rss-5332680</guid>
   <title>La loi de refondation de l’école: pièce maîtresse du redressement de la France</title>
   <pubDate>Tue, 19 Mar 2013 16:50:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Communiqué de Marie-Françoise Bechtel, 1ere-vice présidente du MRC, Députée de l'Aisne, mardi 19 mars 2013.     <div>
      Le MRC se félicite de l’adoption de la loi Peillon de refondation de l’Ecole. En accordant la priorité à l’enseignement primaire, cette loi touche au point sensible de notre système éducatif : la cristallisation des inégalités, notamment de langage, dès le plus jeune âge. Mais au-delà, cette loi peut être une pièce maîtresse du redressement économique de notre pays, à côté du pacte de compétitivité et du dialogue social.        <br />
              <br />
       En mettant l’accent sur les savoirs fondamentaux, cette loi donne pour priorité à l’école l’instruction, et par là-même l’éducation d’esprits éclairés, tout en gardant le cap sur l’insertion professionnelle : c’est la traduction concrète du mot d’ordre « apprendre pour entreprendre » qu’avait lancé Jean-Pierre Chevènement.       <br />
              <br />
       On ne peut que féliciter le Ministre Vincent Peillon d’avoir su éviter les chemins de traverse dans lesquels tant l’UMP qu’EELV – parfois ensemble – ont tenté d’entraîner le débat en défendant une vision maximaliste des langues régionales. Ne pas confondre l’essentiel et l’accessoire, garder le sentiment de ce qui est urgent pour le pays : tel est en définitive l’acquis de cette loi.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/La-loi-de-refondation-de-l-ecole-piece-maitresse-du-redressement-de-la-France_a435.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.mrc-france.org,2026:rss-5315919</guid>
   <title>"La sélection des meilleurs par la promotion de tous"</title>
   <pubDate>Thu, 14 Mar 2013 12:52:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Marie-Françoise Bechtel, Députée de l'Aisne, s'exprimait à la tribune de l'Assemblée nationale dans le cadre de la discussion générale du projet de loi "refondation de l’École", mardi 12 mars 2013. Voici la vidéo ainsi que le texte de son intervention.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.mrc-france.org/v/92eb3cdc42e5f30b9ee2f085381604a1fc5ec62e" width="608" height="372">
<param name="movie" value="https://www.mrc-france.org/v/92eb3cdc42e5f30b9ee2f085381604a1fc5ec62e">
<param name="quality" value="high" />
</object >
     </div>
     <div>
      Monsieur le Ministre,       <br />
       Madame le Ministre,       <br />
       Monsieur le Président de la Commission,       <br />
       Monsieur le Rapporteur,       <br />
       Mes chers collègues,       <br />
              <br />
       C’est à intervalles périodiques que notre pays se donne rendez-vous devant le législateur pour envisager l’avenir de son école : le rendez-vous de ce jour, souhaité par le président de la République, s’inscrit dans cette tradition. Certes, ce ne sont pas toujours les réformes introduites par voie législative qui ont le plus, ou le mieux, agi sur notre système éducatif. De plus, comme l’a dit le Conseil constitutionnel à l’occasion de la loi Fillon, dans une décision d’ailleurs quelque peu sévère : une bonne partie des objectifs et missions que l’on peut vouloir assigner au système éducatif n’a pas de caractère législatif. C’est pourquoi ce sont les mesures d’application de la loi qui feront l’essentiel. Je vous rappelle d’ailleurs, monsieur Goasguen, que cela est inscrit dans notre Constitution, mais peut-être êtes-vous opposé aux articles 34 et 37…       <br />
              <br />
       Enfin, le temps n’est plus où il s’agissait de fonder l’école de la République, tâche dans laquelle, à cette même tribune, se sont illustrés bien des orateurs – et quels orateurs !       <br />
       Toutefois, ni Victor Hugo ni Jules Ferry ne pouvaient prévoir l’évolution de cette école dont ils avaient posé les fondements de manière si ferme – évolution qui a conduit par trois fois depuis 1989 le Parlement à s’intéresser de près au devenir de notre école. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Quelle est la situation actuelle ? S’il est vrai que de nombreux établissements scolaires fonctionnent bien dans notre pays, rappelons-le, chacun s’accorde pourtant à reconnaître que notre système est atteint par une double dégradation.       <br />
       Tout d’abord, la panne du progrès scolaire, mesuré par le taux impressionnant d’échec dans le primaire – taux d’échec que le collège répercute sans d’ailleurs l’amplifier. C’est pourquoi vous avez pleinement raison, monsieur le ministre, de concentrer des moyens supplémentaires sur l’école primaire, qui est bien le maillon faible, ainsi que sur l’accueil des enfants dès l’âge de deux ans en maternelle, une initiative qui mérite d’être saluée.       <br />
       Deuxième facteur de dégradation, l’école est aussi et simultanément atteinte par les maux de la société dont elle n’a pu être préservée par la nécessaire sanctuarisation. Ce rempart est souvent plus théorique que réel, notamment dans des zones où prévalent des comportements de violence, sans préjudice d’ailleurs de ce que l’on nomme aujourd’hui des « incivilités » et qui ne sont pas, loin s’en faut, le lot des seuls quartiers défavorisés.       <br />
              <br />
              <br />
       Face à ce diagnostic, le Mouvement républicain et citoyen, très attaché à l’école comme vous le savez, approuve les trois orientations essentielles qui guident ce projet de loi. Il proposera certains amendements propres à renforcer cette inspiration qui ne va pas, lui semble-t-il, sans quelques contradictions – je pense par exemple au statut des langues régionales par rapport aux savoirs fondamentaux.       <br />
              <br />
              <br />
       Nous approuvons d'abord l'idée que la mission essentielle de l’école est d’instruire, c’est-à-dire de transmettre les savoirs fondamentaux. Cet objectif, qui paraît de bon sens, n’est pas toujours allé de soi. Il faudra faire en sorte que les enseignants se l’approprient réellement à travers une conscience claire de cette mission première. Elle inclut que l’on sache inculquer le goût de l’effort et du travail, valeurs structurantes dont tous les élèves ont besoin.       <br />
       Nous approuvons ensuite le deuxième objectif essentiel, celui d’éduquer ; l’éducation en effet ne se confond pas avec l’instruction. Si l’une et l’autre permettent l’élévation sociale, l’éducation est le complément indispensable de l’instruction en ce qu’elle développe, comme le dit très bien la loi, le jugement et la raison critique. Ce sont là – et c’est la caractéristique de notre tradition républicaine – les véritables piliers de la transmission des valeurs collectives.       <br />
       Enfin, troisième objectif et non le moindre : permettre de construire un parcours professionnel. Il demande que soit trouvé le bon équilibre entre des filières pré-professionnalisantes et des filières généralistes, avec des passerelles entre elles, ainsi qu’à une bonne orientation, qui sache intervenir à temps. Dans ce cadre, le service public du numérique me semble particulièrement bienvenu.       <br />
              <br />
       Monsieur le ministre, si l’école a pour rôle de combattre les déterminismes sociaux, elle n’est pas comptable de tous les maux de la société. Ne lui demandons pas d’assumer à elle seule l’ensemble des politiques publiques, ce serait décourager les enseignants qui ont avant tout besoin d’objectifs clairs, accessibles et réalisables.       <br />
       C’est à ce prix que vous pourrez les mobiliser. C’est à ce prix qu’ils retrouveront dans la société le respect qu’ils méritent. C’est à ce prix que nous pourrons enfin assumer le but qui a été donné à l’école républicaine par un grand savant : « la sélection des meilleurs par la promotion de tous ». 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/La-selection-des-meilleurs-par-la-promotion-de-tous_a428.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.mrc-france.org,2026:rss-5029086</guid>
   <title>Le MRC, une boussole républicaine pour la gauche et pour la France</title>
   <pubDate>Mon, 17 Dec 2012 18:14:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>MRC</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Voici la motion adoptée à l’unanimité lors du Congrès de Paris du Mouvement Républicain et Citoyen, dimanche 16 décembre 2012.     <div>
      La France, avec son modèle républicain né de la Révolution de 1789, traverse une crise nationale de longue durée, amplifiée par le déferlement de la crise financière qui a commencé voici cinq ans aux Etats-Unis. La République et son corollaire, la souveraineté du peuple, font face à une rude adversité. Depuis la fin des années 70, la finance mondialisée a peu à peu ruiné les bases du contrat social.        <br />
              <br />
       En Europe, la déréglementation mise en œuvre à partir de l'Acte unique en 1985 et particulièrement la libéralisation des mouvements de capitaux depuis 1990, le traité de Maastricht en 1992, un libre-échangisme érigé en dogme par l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) instituée en 1994, ont précarisé le travail et favorisé les délocalisations et l'érosion industrielles. Un chômage de masse (10% de la population active), frappant particulièrement la jeunesse, s'est installé durablement. Les vieilles nations, et avec elles, la démocratie, ont été mises en congé au profit d'une Europe technocratique, à la fois libérale par son esprit et tracassière par ses méthodes. Le lien qui unissait hier les citoyens et l’Etat républicain s’est peu à peu défait, au point de mettre en péril le système de représentation politique des démocraties européennes. Les mouvements populaires qui battent le pavé à Athènes ou à Madrid en sont les signes les plus manifestes, mais le délitement de l'esprit public est le plus préoccupant. À mesure que des décisions visant à satisfaire aux exigences du capitalisme financier, au détriment du pouvoir d'achat des salariés, de la protection sociale et des services publics, sont prises par les dirigeants européens, le fossé se creuse avec les citoyens dont ils ont reçu mandat.       <br />
              <br />
       En France, la séquence électorale du printemps dernier offre elle aussi des enseignements qu’il convient  de ne pas minimiser. Après cinq années d’outrances au plus haut niveau de l’État, et malgré le désir évident de changement, la moitié des citoyens ont apporté leurs suffrages aux extrêmes ou se sont abstenus. Si elle permet d’offrir des perspectives nouvelles, la victoire de François Hollande, à laquelle le MRC a apporté les yeux ouverts son soutien et sa contribution, a été célébrée dans la sobriété et la &quot;normalité&quot; à laquelle le candidat avait lui-même appelé. Le temps est à la retenue, dans un contexte de crise majeure  et d’incertitudes tenaces. François Hollande a été élu président de la République et a obtenu une majorité parlementaire aux législatives. Pour autant l’enjeu politique est identifié : le 6 mai une majorité s’est constituée sans que la gauche soit majoritaire dans les urnes. La victoire place la gauche devant d’immenses responsabilités pour réussir à redresser la France et réorienter la construction européenne. Dans un mandat de cinq ans, les décisions essentielles doivent intervenir maintenant. Le pays veut des choix courageux. C’est l’État stratège et protecteur que réclame aujourd’hui le peuple français.       <br />
              <br />
       Dans le système international, la zone euro est devenue le maillon faible. Non seulement les décisions prises jusqu’ici par les dirigeants européens ne sont pas à la hauteur, mais elles aggravent souvent le mal qu'elles prétendent combattre. L'ensemble de la zone euro, en dehors de l'Allemagne, est entré en récession. La situation au sud devient particulièrement critique : une grande partie de la jeunesse grecque et espagnole est au chômage, les politiques d’austérité – qui enracinent leur justification dans la prétendue « crise de la dette » – aggravent la récession. La crise financière, devenue économique et sociale, menace de se muer en une crise politique mettant en cause la démocratie elle-même, si les décisions nécessaires ne sont pas prises pour sortir l’Europe de l’impasse dans laquelle elle s’est égarée notamment depuis la création d'une monnaie unique, dont les règles, transposées du mark allemand, ne peuvent convenir à dix-sept économies fortement hétérogènes.        <br />
              <br />
       Mais l'Europe n'est pas seulement fragilisée par ses propres faiblesses, notamment du fait de la surévaluation de l’euro. D'une part, le centre de gravité de l'économie mondiale s'est peu à peu déplacé vers l'Océan Pacifique avec l'installation d'une bipolarité Etats-Unis - Chine qui fonctionne sur une entente tacite. La Chine finance une grande part de l'endettement américain, grâce auquel elle écoule une part croissante de sa production. D'autre part, l'évolution du monde arabo-musulman, aux portes du continent européen, est facteur de déstabilisation. Avec l'incertitude des &quot;révolutions arabes&quot; et la montée objective de l'intégrisme (notamment à travers l'affrontement d'un intégrisme sunnite et d'un intégrisme chiite au Moyen-Orient), une ère de troubles s'annonce à l'horizon. A cet égard, toute tentation d’ingérence et d’intervention dans la guerre civile qui sévit aujourd’hui en Syrie, comme en Irak et en Libye hier, serait facteur d’aggravation de la situation. L’autodétermination des peuples à laquelle le MRC est attaché est incompatible avec la logique interventionniste qui consiste à agir en dehors de tout mandat des Nations Unies pour un changement de régime dans une nation souveraine.       <br />
              <br />
       <b>Notre projet politique vient de loin</b>       <br />
              <br />
       Le Mouvement Républicain et Citoyen est un mouvement politique enraciné à gauche mais indépendant. Il est le vecteur d'un projet politique : celui de la construction et de l'affirmation d'une force républicaine, pour relever la France avec la gauche dans la justice sociale, par l'affirmation de l’indépendance nationale et de la souveraineté populaire sans lesquelles il n’y a pas de démocratie.       <br />
              <br />
       Il se situe dans la lignée d'une expérience constamment mise à jour dans des contextes politiques différents. Le CERES est né dans le contexte des années 60, à la fin des &quot;trente glorieuses&quot;. Il a tenté, à l'intérieur du PS, de réunir les conditions d'une transformation sociale de grande ampleur, par l'union de toutes les forces de la gauche à travers un programme commun de gouvernement, dans le contexte de la fin de la guerre froide. C'était la tâche des années 70, par ailleurs marquées par la fin du système de Bretton Woods et par la crise économique qui, née d'un double choc pétrolier, s'est révélée être une véritable mutation d’un capitalisme managérial en un capitalisme financier mondialisé. Advint le règne d'un capitalisme dit &quot;patrimonial&quot; : tout le pouvoir aux actionnaires !       <br />
              <br />
       Quand la gauche est arrivée au pouvoir en 1981, la transformation dont elle était porteuse a été entamée dans un contexte hostile, celui de la montée du néolibéralisme, et sans véritable volonté politique. Elle a été très vite interrompue par une &quot;pause&quot; dans les réformes, puis par une politique de rigueur avec l'ouverture de la &quot;parenthèse libérale&quot; jamais refermée . Les défis du capitalisme financier et les renoncements de la gauche au gouvernement dès 1982-1983 conduisent à la création en 1986 de &quot;Socialisme et République&quot;, courant du Parti socialiste, qui se fixe toujours l'objectif de changer la gauche pour relever la France, mais en prenant appui sur le paradigme républicain.        <br />
              <br />
       Mais la participation de la France à la guerre du Golfe et la négociation du traité de Maastricht en 1991-92 montrent les limites de l’action interne face à la dérive sociale-libérale et atlantiste : après les désaccords de 1983 sur la politique économique dite « parenthèse de la rigueur », viennent la démission de Jean-Pierre Chevènement , ministre de la défense, lors de l'engagement de la France dans la guerre du golfe en 1991, et le non à la ratification du traité de Maastricht en 1992. C'est la création du MDC (Mouvement des citoyens) en 1992-1993. L’expérience de la &quot;gauche plurielle&quot; née avec la surprise de la victoire de 1997 suite à la dissolution ratée, montre les  apports et les limites d'une participation gouvernementale fondée sur l'équilibre implicite entre des forces politiques centrifuges et sans projet commun. L'appui d'une partie importante de la gauche aux thèses communautaristes, les oppositions sur l'immigration comme sur l'affaire du statut de la Corse et les dérives libérale et européiste conduisent les républicains à reprendre leur liberté pour faire entendre leur voix et rééquilibrer la gauche.       <br />
              <br />
       La campagne électorale de 2002 est l'occasion, autour de Jean-Pierre Chevènement, de tenter à travers sa candidature une expérience politique visant au rassemblement des républicains « des deux rives » et au rééquilibrage de la gauche sur une base républicaine. La stratégie du « Pôle républicain » est une réponse difficile à une bonne question : celle de la pertinence des clivages politiques actuels par rapport à une Europe néolibérale. Les partis de gouvernement étant d'accord sur l'essentiel, qui est l'acceptation de la construction européenne dans sa forme libérale actuelle, taire cette question, cela aurait été renoncer sans le dire à la souveraineté populaire et à la démocratie sur l’air de la rengaine « c'est l'Europe, nous n'avons pas le choix ».        <br />
              <br />
       L'effondrement du candidat de la gauche, qui est due au détachement du vote populaire vis-à-vis de la gauche de gouvernement et la présence du Front national au second tour se traduit non pas par une remise en cause de clivages périmés et par une rénovation de la gauche, mais par une glaciation européiste. Pour avoir brisé de nombreux tabous et secoué l’équilibre politique traditionnel, le courant républicain que nous incarnons à gauche a payé le prix fort. Né au lendemain de 2002, le Mouvement Républicain et Citoyen a subi les représailles d’une gauche sociale libérale vaincue par elle-même et qui cherchait ailleurs les causes de sa déroute. Cette stratégie de diversion sur un bouc émissaire avait pour but essentiel de préserver la ligne social-libérale et européiste. Seule notre ténacité a permis de franchir les nombreux obstacles qui entravaient notre chemin.       <br />
              <br />
       Le vote non au référendum de 2005 sur le projet de constitution européenne, dans lequel le MRC a pris toute sa part, a montré une résistance populaire qu’un déni de démocratie (la ratification du Traité de Lisbonne par la voie parlementaire) a privée de débouché politique.        <br />
              <br />
       En 2007, après le retrait de la pré-candidature de Jean-Pierre Chevènement, le MRC passe avec le PS un accord politique dont la contrepartie est le soutien à la candidature de Ségolène Royal à l’élection présidentielle. La candidate prend des distances vis-à-vis de certaines positions classiques du PS, même si l’évolution en matière européenne et sur le statut de la BCE contenue dans notre accord est remise en cause au congrès du PSE de Porto en janvier 2007.       <br />
              <br />
       L’accord entre le MRC et le PS de 2012, qui se traduit par un soutien « les yeux ouverts » à la candidature de François Hollande, est le prolongement de la « candidature pédagogique » de Jean-Pierre Chevènement annoncée le 5 novembre. Il s’agit d’une stratégie d’influence lucide : le MRC se situe dans une perspective responsable, et jamais dans une opposition protestataire. L’accord passé avec le PS identifie des convergences, mais aussi des points de désaccord assumés, notamment sur l’analyse et sur l’issue probable de la crise de l’euro et le refus de la fuite en avant post-nationale. Le MRC rappelle aussi l’importance de l’industrie – y compris nucléaire – pour la sauvegarde de nos emplois qui passe notamment par l’indépendance énergétique. L'accord pose enfin le refus de tout ce qui est de nature à remettre en cause l’unité de la République.       <br />
               <br />
       Cet accord politique qui engage le PS et le MRC, constitue un curseur pour le MRC qui a pris la mesure de ses responsabilités en décidant de prendre toute sa part dans la majorité présidentielle, tout en conservant son autonomie politique : nos trois députés élus en juin 2012 jouissent de la liberté d’expression et de vote au sein du groupe Socialiste, Républicain et Citoyen (SRC) auquel ils sont rattachés. Le MRC est une composante non alignée de la majorité présidentielle. Nous sommes alliés, pas ralliés. Si nous avons voté le budget qui comporte une réforme fiscale inspirée par le souci de faire partager plus justement l'effort nécessaire et deux priorités que nous approuvons - l’éducation et la sécurité-, nous avons dit non au TSCG.       <br />
              <br />
       <b>       <br />
       Notre logiciel politique républicain garde toute sa pertinence dans la situation actuelle</b>       <br />
              <br />
       Le logiciel politique du Mouvement Républicain et Citoyen repose sur quelques fondamentaux, qu’il est nécessaire de rappeler. Ce logiciel, ces fondamentaux, doivent être les outils de notre influence, qui n’est pas séparable de l’affirmation claire et publique de nos positions.       <br />
              <br />
       <b>1 – L’Europe ne peut se construire qu’en s’appuyant sur des peuples souverains.</b>       <br />
              <br />
       Cette question est plus actuelle que jamais. En tant qu'entités historiquement constituées, les nations sont le cadre essentiel de la démocratie et de la solidarité. Bien entendu, nous défendons la conception républicaine de la Nation, communauté de citoyens, et nous condamnons la conception ethnique. Nous ne confondons pas la nation et le nationalisme qui en est une maladie. Nous sommes des patriotes car le patriotisme est l'amour des siens, tandis que le nationalisme est la haine des autres. On ne peut rien faire dans l'ordre international si on ne s'appuie pas sur les nations, briques de base de toute organisation supranationale. Le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN est une faute.       <br />
              <br />
       On ne gagne rien à occulter le rôle et la spécificité de chaque Nation, comme l'a fait le système de la monnaie unique. Celle-ci se révèle être une impasse. La situation de nombreux pays montre combien la création de l’euro, monnaie unique rassemblant des pays radicalement hétérogènes sur le plan économique et social, est une erreur profonde. Dans la tempête, l’orientation monétariste héritée de Maastricht (et sa seule obsession de lutte contre l’inflation) a été le principal facteur de divergence des nations européennes dont les économies demeurent structurellement différentes. Les intérêts propres de l’Allemagne ne sont pas les mêmes que ceux de la France et encore moins de la Grèce. Il faut nous rendre à l’évidence : il est peu probable que l’Allemagne accepte que la BCE vienne en appui du MES (mécanisme européen de stabilité), et accepte une politique de création monétaire à l’image de celle de la Réserve fédérale américaine, bref devienne une banque centrale comme les autres. Dans ces conditions, il nous appartient de rendre crédible la mutation de la monnaie unique en une monnaie commune qui permette de rétablir une compétitivité adéquate pour chaque économie nationale. Pour les membres de la zone euro, le maintien contre vents et marées de la monnaie unique n'est pas viable en l'état car la crise de l’euro n’est pas une crise de la dette mais d’abord une crise de divergence de compétitivité entre les différentes économies. Une politique monétaire tournée vers la croissance dans l’UE et dans chacun des États membres est l’une des clés d’une politique de progrès. Au-delà, il nous faut redresser et réorienter la politique européenne : le libre-échange intégral doit céder la place à une protection raisonnée des industries européennes. Les coopérations renforcées doivent progressivement remplacer le processus bureaucratique de l’unification juridique. La politique commune de commerce extérieur doit être sérieusement réorientée pour avoir comme unique objectif la défense de l’industrie et de l’agriculture européenne.       <br />
              <br />
       <b>       <br />
       2 – Le peuple français peut se rassembler autour de l’intérêt général.</b>       <br />
              <br />
       La République française est fondée sur la citoyenneté. Celle-ci est le corollaire de la souveraineté nationale. Chaque citoyen est une parcelle du souverain. La République ne va donc pas sans civisme, valeur aujourd'hui décriée, voire ignorée. République de citoyens, la République française se veut aussi une République sociale. Or, qu'en restera-t-il dans l'océan de la mondialisation libérale ? Ancienne base sociale de la gauche, les couches populaires l’ont largement rejetée ou abandonnée. La tentation est grande de chercher dans des réformes sociétales une diversion aux difficultés sociales. Mais dans une société en perte de repères, la structuration de la famille, la citoyenneté, la fermeté par rapport à la drogue ne peuvent être exclues de nos débats, ni dévoyées. Ainsi le MRC se prononce contre la libéralisation du cannabis. Il est essentiel de ne pas déstabiliser encore plus des couches populaires inquiètes pour leur avenir et de leur fournir les sûrs repères de la République et de la citoyenneté. Celles-ci sont en recherche de sécurité devant l’incertitude de l’avenir. Elles sont de plus en plus  installées dans les zones périurbaines et rurales sans l'avoir forcément choisi : c'est la France des personnes modestes, des oubliés, des invisibles. Il ne suffit pas de constater que la classe ouvrière vote en partie à l’extrême-droite, encore faut-il mener une politique qui supprime le terreau sur lequel prospèrent les thèses du Front National et tenir un discours qui réponde au besoin de sécurité de ces couches populaires sans céder à la logique tendant à faire de l'immigré le bouc émissaire de la crise. Cette vision qui ethnicise les problèmes sociaux,  est une impasse, non seulement parce qu’elle divise, mais parce qu’elle tourne le dos aux valeurs républicaines. Le droit de vote des étrangers aux élections locales déconnecterait le lien entre droit de vote et citoyenneté auquel le MRC est particulièrement attaché. Nous y sommes donc opposés mais favorable à un accès élargi à la naturalisation dans le respect des valeurs de la République.        <br />
              <br />
       Comment rendre le peuple acteur de son propre devenir ? Pour agir dans l’intérêt général, il nous faut retrouver des marges de manœuvre au niveau national comme au niveau européen. Nous proposons de relocaliser la dette publique par un grand emprunt, qui serait ouvert aux ménages afin d’assurer notre indépendance par rapport aux marchés financiers. Nous sommes favorables à une dette responsable pour assurer une politique de relance fondée sur la croissance et les investissements d’avenir. Si chacun peut admettre qu’elle ne peut être sans limite, la dette française se doit d’être relativisée. En effet, le montant de la dette nationale est en mettre en perspective (deux années de recettes).       <br />
       L’impôt est un des fondements de la solidarité nationale, c’est un acte fort d’appartenance à la nation. Nous devons revoir l’assiette de l’impôt pour assurer une plus juste égalité entre le capital et le travail. Nous défendons un impôt progressif, assumé par tous en fonction des capacités contributives de chacun.       <br />
              <br />
        Mais il faut aussi mesurer que l’éclatement des cadres collectifs et le délitement de l'esprit républicain amènent les individus à s’identifier à des communautés aussi diverses que variées : le communautarisme est répandu à gauche comme à droite. La situation de victime est un des moteurs de l’action individuelle, fût-ce pour des causes parfaitement défendables, mais elle conduit aux recours juridictionnels plus qu’à l’action. Il est nécessaire de contrer par la laïcité et par le civisme républicain les communautarismes de toutes sortes, qui sont aujourd’hui flattés par la gauche et par la droite &quot;branchées&quot;. Cela exclut toute inscription du concordat en Alsace-Moselle dans la Constitution. Pour lutter contre l'hyper individualisme libéral et les diverses formes de communautarismes qui l'accompagnent, il y a un remède : relever les valeurs républicaines, et particulièrement la laïcité.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>3 - L'Etat républicain est le garant de l'égalité des citoyens</b>       <br />
              <br />
       La République décentralisée n’est pas une juxtaposition de territoires &quot;féodaux&quot; ; elle reste une et indivisible. Le rôle de l’État républicain porteur de l’intérêt général doit être rappelé dans un contexte d’effritement de la notion de territoire national. Il appartient à l’État d’exercer pleinement ses fonctions régaliennes.  Il assure l’aménagement du territoire. La sécurité doit être garantie à tous par l’État. En France, l’État républicain doit être en mesure de garantir la cohésion institutionnelle et sociale à chaque niveau d’administration du territoire, plus particulièrement en période de crise. Il convient de stopper le démantèlement des services de l’État dont les compétences et les capacités se sont réduites considérablement ces cinq dernières années avec l'application de la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques). La mise en oeuvre de politiques publiques comme l’emploi ou l’aménagement du territoire, si elles doivent être coordonnées au niveau régional, comme au niveau national, s’inscrivent aussi dans le cadre de « bassins de vie » souvent infra-départementaux.  Nous devons asseoir et défendre des services publics efficaces qui s’adaptent aux enjeux et aux nouveaux modes de vie de nos concitoyens, dans le respect des valeurs d’égalité républicaine et de non-marchandisation des services. C’est par la modernisation de notre administration et de nos services que nous pourrons aussi à la réduction des inégalités et assurer la continuité territoriale, jusque dans les espaces ruraux aujourd'hui abandonnés (notamment victimes de la désertification médicale). La commune doit être réaffirmée comme cellule de base de l’organisation républicaine du pays et nous affirmons notre attachement à l’existence des départements.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>4 – L’industrie est la base de notre richesse collective.</b>       <br />
              <br />
       Pour sortir de la crise et du chômage de masse, il est illusoire de penser que c’est par le seul développement des services et sans aucune base productive qu’on y parviendra. Notre pays ne renouera avec la prospérité et l’emploi  que par une politique économique et industrielle cohérente visant à la réindustrialisation du &quot;site de production France&quot;. Il n’y a aucune raison pour que l’Allemagne excelle et que la France périclite. Notre balance commerciale se détériore régulièrement depuis la fin des années 90 alors que celle de l’Allemagne s’améliore. La productivité des salariés français est plus performante que celle de nos voisins, mais les productions allemandes sont encore peu confrontées à la concurrence des pays émergents.  Un pays sans industrie est un pays qui s’appauvrit et cesse de peser. Le discours environnementaliste se satisfait parfois d’un recul de l’activité industrielle, certains allant jusqu’à théoriser la décroissance. A l’inverse, nous plaidons pour une politique qui recherche les voies de la compétitivité de notre industrie pour créer des emplois. Cette compétitivité dépend de la base de financement de la protection sociale, des structures des entreprises, de l’organisation de la sous-traitance, de la recherche et de l’innovation, de la formation et la qualification des salariés, de l’indépendance, du bas coût de l'énergie, et enfin de la participation des représentants des salariés à la stratégie des entreprises. Si l’État Républicain se doit d’agir en ce sens, il doit aussi être un État stratège pour soutenir et développer les filières industrielles prioritaires. Il doit se donner la possibilité d’introduire un contrôle public pouvant aller jusqu’à la nationalisation vis-à-vis d’entreprises qui mettent en péril nos capacités productives, l’emploi salarié et l’intérêt national. Cela doit nous conduire à élargir la base des prélèvements sociaux pour qu’ils pèsent moins sur le travail et davantage sur les revenus financiers et cela doit nous conduire à faire baisser le taux de la monnaie, aujourd'hui surévaluée. La relance industrielle doit s’accompagner d’une politique de relance de l’emploi par le biais de grands travaux. Il convient de prendre des dispositions pour protéger l’économie de production à l’échelle de l’Europe par une préférence communautaire assumée vis-à-vis des pays à bas coût de main d’œuvre.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>5– Notre pays a besoin de recherche, c’est-à-dire de science et de rationalité.</b>       <br />
              <br />
       La rationalité exige un effort de recherche qui s’inscrit dans le long terme. Nous ne sommes pas des partisans du principe de précaution, qui n’est pas un principe scientifique. Les questions relatives au développement énergétique, à la nutrition ou à la nécessaire protection de l’environnement ne doivent pas être traitées frileusement. Ces questions doivent être passées au crible du doute méthodique. C’est par la recherche et l’innovation que les déséquilibres nés des excès de l’économie mondialisée et financiarisée seront contenus et pourront être dépassés.       <br />
              <br />
       Si l’on veut avoir une vision à long terme pour la recherche, il ne faut pas oublier ses fondements qui reposent sur l’amélioration de la connaissance, du savoir, du bien-être de l’humanité. C’est ce pourquoi la recherche fondamentale doit rester indépendante des lobbys financiers. L’innovation est la partie appliquée issue de la recherche fondamentale qui, valorisée, permet de générer des richesses. De nouvelles dynamiques de notre système de recherche doivent être trouvées en renforçant l’interdisciplinarité.       <br />
               <br />
       Enjeu majeur du XXIème siècle, la question de l'énergie doit satisfaire aux exigences d'indépendance, d'efficacité et d'accès pour tous. A ce titre, l'énergie nucléaire reste pour la France un atout majeur non seulement parce qu'elle favorise la réduction des émissions de gaz à effet de serre, mais aussi parce qu'elle permet de fournir une électricité à bon marché (aujourd'hui l'une des moins chère d'Europe). Nous sommes favorables à la recherche publique sur les gaz de schiste en même temps qu’une recherche sur la captation du CO2.       <br />
              <br />
       <b>6 – L’école de la République est le socle de la France de demain.</b>       <br />
              <br />
       C’est l’instruction, la transmission de savoirs, qui est la mission fondamentale de l’école. L’école ne doit pas se construire sur l’idée d’un enfant construisant lui-même ses savoirs, mais autour de l’acquisition méthodique par l’élève, sous l’autorité de maîtres compétents, des principaux savoirs de base. La République a besoin de citoyens éclairés : l’École est le lieu par excellence de la formation du citoyen. Elle est une institution de la République. Il revient à la Nation de définir les programmes et les objectifs qu’elle lui assigne. L’école élémentaire constitue une étape déterminante du parcours scolaire. Le socle des savoirs fondamentaux (lire, écrire, compter) doit être acquis à la fin de l’école élémentaire et la priorité doit être mise sur la maîtrise de la langue française, condition vitale de l’exercice d’une pleine citoyenneté. Pour les élèves en difficulté d’apprentissage, l’école doit veiller également à rester son propre recours, au travers de la prise en compte des besoins éducatifs de chacun :  il convient de s’opposer fermement à toute marchandisation de l’accès au savoir.       <br />
              <br />
       ***       <br />
              <br />
       Bien entendu, le projet du MRC ne se limite pas à ces piliers porteurs. Il est rappelé que le MRC a en 2010 adopté un programme de salut public qui est encore d’actualité. Les 40 propositions de ce programme constituent le support du projet du MRC pour sortir la France et l’Europe de l’impasse. Il est de notre responsabilité d’être davantage présents dans les débats économiques et sociaux. Il nous faut être à la fois offensifs et efficaces dans l’affirmation de nos propositions et de nos refus lorsque l’essentiel est en jeu.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>La gauche a besoin d’une refondation républicaine</b>       <br />
              <br />
       Plus que jamais face à une droite décomplexée et à un centre européiste, l’idéal républicain ne peut être porté que par une gauche responsable. Nous devons mesurer la portée et les limites de l’actuelle équation politique. L’élection de François Hollande peut permettre des avancées décisives. Nous nous situons dans une perspective qui est la seule qui doit nous déterminer : faire réussir la France. C’est à cette aune-là que nous devons mesurer nos soutiens et le cas échéant, nos critiques, mais toujours avec l’objectif de servir le pays.       <br />
              <br />
       Il y a des républicains et des libéraux (ou des différentialistes) dans toutes les familles de la gauche : c’est aussi le cas au PS bien sûr, mais également au Front de gauche. Notre tâche est de nouer des liens avec tous les républicains et de faire mûrir les prises de conscience.       <br />
              <br />
       La gauche n’a plus de ligne directrice. Les mythes de la gauche – communiste et social-démocrate – se sont effondrés de pair. Les organisations demeurent avec des militants et des responsables sincères mais souvent déboussolés. La gauche doit se mettre au niveau. C’est le sens de la conversion républicaine que nous lui proposons (par opposition à la conversion libérale).       <br />
              <br />
       La social-démocratie se débat difficilement dans une situation historique où il n’y a plus rien à distribuer, parce que les marchés financiers dictent leur loi aux États et que la croissance a disparu. Or, si elle a réfléchi à la distribution, la social-démocratie a insuffisamment pensé les conditions de la production et la lutte contre le capitalisme financier. Partout en Europe, elle régresse durablement. Les difficultés actuelles de la social-démocratie allemande en sont le signe. Cela ne lui interdit pas quelques victoires ponctuelles. Le parti socialiste français est par ailleurs traversé de courants divers, que l’exercice du pouvoir devrait permettre de dépasser en une nouvelle synthèse républicaine.       <br />
              <br />
       L’idéologie communiste s’est dissoute avec la chute du mur de Berlin et l’effondrement de l’URSS. Le discours du PCF, en l'absence de débouché politique clair, est devenu largement incantatoire, se limitant à la défense, souvent louable mais essentiellement protestataire, des intérêts des &quot;gens&quot;, qu’il oublie parfois de présenter comme des travailleurs. Il décline de plus en plus un discours sur les droits de l’homme oubliant ceux du citoyen, faute d’assumer aussi sa propre histoire. L’effondrement de sa base électorale est préoccupant. Son insertion en France dans le Front de gauche et son alliance municipale de fait avec le PS entrent en contradiction. Nous devons cependant maintenir un dialogue ouvert, à condition bien entendu que le parti communiste ne se dérobe pas devant le débat de fond, en cherchant à jeter l’anathème sur le discours républicain.       <br />
              <br />
       L’écologie politique est devenue un des modes d’expression des couches moyennes supérieures qui ont une activité tertiaire. Cette idéologie souvent a-républicaine et opportuniste a connu des succès relatifs aux élections régionales et européennes (scrutins peu clivants, où le taux d'abstention est de plus en plus élevé), mais ne s’est jamais vraiment affirmée comme une force politique nationale dotée de positions politiques claires, sauf dans le refus viscéral de l’électricité d’origine nucléaire et, parfois de toute forme d’aménagement structuré du territoire qui dépasserait la seule conservation de la Nature idolâtrée (tandis que le génie créateur de l’Homme est systématiquement dévalorisé).       <br />
              <br />
       Le trotskisme, qui s’est construit contre le communisme d’État et qui a connu quelques poussées électorales éphémères, est malade d’une vision exclusivement protestataire de l’action politique qui n’échappe pas toujours au communautarisme et ne se pose plus la question de la prise du pouvoir.       <br />
              <br />
       La crise politique qui s’est déclenchée à droite après la défaite de Nicolas Sarkozy est révélatrice d’un système politique obsolète qui a vu progressivement les grands partis muter en des appareils dont l’activité consiste essentiellement à gérer des ambitions et distribuer les postes, l’œil rivé sur les courbes de sondage pour coller à l’ &quot;opinion publique&quot;. Le dessein d’un grand mouvement hégémonique à droite et l’approche d’un bipartisme à l’américaine ont échoué.        <br />
              <br />
       C’est donc à un vide idéologique que doit faire face la gauche française, alors même que la droite semble avoir définitivement rompu les amarres avec le gaullisme et que l’extrême droite essaie – hélas avec succès actuellement– de s’inscrire dans le paysage politique en profitant de la crise sur les décombres de la classe ouvrière. C’est aussi l’envers de la trahison de la plupart de ses élites politiques, médiatiques et économiques, qui ont perdu le sens de la patrie. Nous continuons de penser, avec Jaurès, que la République sociale que nous appelons de nos voeux, suppose d'organiser &quot;les noces de la classe ouvrière et de la Nation&quot;.       <br />
              <br />
       La question républicaine est elle aussi revenue en force, parce que la question sociale est brûlante d’actualité. Or, la République en France est le système, la perspective, le moyen qui met en œuvre la question sociale comme question politique et démocratique. La question de l’égalité est au cœur de la République. Or, il est plus facile de parler de diversité que d’égalité, car on touche à des intérêts moins puissants en occultant le rapport entre le travail et le capital et les rapports de domination qui en découlent.       <br />
              <br />
       Pour réussir, la gauche doit d’abord se ressourcer dans sa meilleure tradition, qui est en France l’exigence républicaine. Nous le rappelions récemment lors de l’Université d’été de Belfort en septembre 2012 : « Cette exigence est particulièrement actuelle dans une époque dominée par l’Argent roi, celle du capitalisme financier à son apogée, où les marchés financiers rançonnent les États et où le Capital met les territoires en concurrence, en n’hésitant pas à coup de plans sociaux, à délocaliser la production au nom d’intérêts purement financiers. Actuelle est la République, face au déchaînement des intérêts particuliers et des corporatismes, à l’explosion de l’individualisme et des inégalités, et à la fragmentation de l’espace public au profit de revendications identitaires et communautaristes qui obscurcissent  l’idée même d’un intérêt commun à tous les citoyens. »       <br />
              <br />
       Nous devons faire un bon usage de l’accord PS-MRC de 2012, qui préserve entièrement notre identité politique. Son contenu, qui identifie nos convergences, mais aussi quelques divergences importantes, doit nous conduire à une utilisation intelligente des termes de cet accord. Nous ne devons pas nous situer dans une opposition de gauche systématique qui chercherait à affaiblir le gouvernement. Mais il est utile de saisir toutes les occasions de mettre en évidence nos priorités politiques, en soutenant clairement les décisions gouvernementales qui vont dans le bon sens et en faisant entendre notre différence chaque fois que cela s’avère nécessaire.       <br />
              <br />
       A cet égard, le vote de nos quatre parlementaires contre la ratification du TSCG et la loi organique qui inscrit ce traité dans notre droit national, s’inscrit clairement dans ce qui est présenté comme une des positions communes de cet accord : « Le prochain traité européen est inacceptable, il provoquerait une austérité et une récession généralisée, et doit être renégocié : rachat des dettes publiques par la BCE qui doit soutenir la croissance, grand plan d’investissement financé par un emprunt européen, relance salariale, politique de change assurant un euro compétitif ». Mais il peut aussi se référer à l’un des points de désaccords reconnus par l’accord : « Le MRC rappelle son opposition au traité de Maastricht, propose la révision des statuts de la BCE afin que l’objectif de croissance soit intégré dans ses missions et qu’il soit mis fin à la politique de l’euro cher. De plus, la souveraineté budgétaire ne saurait en aucun cas être soustraite au contrôle des Parlements nationaux, et la monnaie devra être conforme à nos intérêts ». Il nous revient de faire un usage politique de cet accord qui permette de faire les choix que nous jugerons opportuns. La tâche du MRC est d’être la boussole républicaine de la majorité que nous voulons aider à réussir. Là est notre objectif central.       <br />
              <br />
       La forme politique que prendra la refondation républicaine de la gauche ne peut pas encore à ce stade être précisée. Mais si nous observons des limites sérieuses à court terme, il existe des possibilités à moyen terme, dès lors que le débat politique sera conduit sérieusement, sans opposition facile et sans approbation mécanique.        <br />
              <br />
       C’est par notre présence dans le débat politique à gauche que nous pourrons aider le plus efficacement la gauche de gouvernement à faire face aux difficultés de l’heure. La gauche comme force de gouvernement rencontre les limites de cette seule perspective, même si elle est nécessaire : faire de la politique, c’est agir sur le réel. Nous avons choisi, en soutenant « les yeux ouverts » François Hollande, d’être dans la majorité et d’en être l’aiguillon républicain. Cela signifie que, « les yeux ouverts », nous travaillons dans la majorité présidentielle, à sa réussite. Car il s’agit de la réussite et de l’avenir de la France. Nous savons que la réussite ou non du quinquennat passera par des changements que nous devons faire émerger en pesant dans le débat public.       <br />
              <br />
       &quot;Donner du temps à François Hollande&quot;, comme nous l'affirmions à notre Université d'été, ne signifie pas que nous ne sommes pas conscients des choix politiques décisifs auxquels le gouvernement devra procéder rapidement si les mots d'ordre de la campagne doivent avoir un sens. A titre d'exemple, il convient que nous appuyions  la proposition formulée par le candidat François Hollande consistant à organiser la séparation des activités bancaires. Face à la montée du risque systémique, la déconnexion des banques de dépôt et des banques d'affaires est une étape essentielle pour assainir la finance mondialisée. La responsabilité monétaire, élément fondamental de l'ordre public, doit être dissociée des responsabilités économiques, et en particulier des activités de marché. A contrario, le projet de supervision bancaire unifiée par la BCE, elle-même soustraite à tout contrôle démocratique, ne permettra pas d'encadrer les activités spéculatives.       <br />
              <br />
       Notre solidité politique consiste à être conséquents avec nous-mêmes en portant l'accord politique que nous avons passé. Dans l'immédiat, le MRC doit prendre la mesure de ses responsabilités pour aider la gauche à réussir, au service de la France. Comme le général De Gaulle avait su s'adapter hier face à l'évolution du problème algérien, François Hollande est confronté à des résistances aussi puissantes, parce qu'elles s'enracinent dans des croyances anciennes, sur la question européenne notamment. Mais les événements ne manqueront pas selon nous de fragiliser les certitudes des plus européistes. Le MRC doit avoir suffisamment confiance dans ses propres analyses pour exercer son influence et peser. La mobilisation de nouvelles générations de républicains sera la condition essentielle pour assurer la continuité de ce combat.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Le MRC, pour quoi faire ?</b>       <br />
              <br />
       Nous devons apprécier précisément les possibilités et les limites d’un mouvement comme le nôtre. Il nous appartient de concevoir et de mettre en œuvre comme souvent en politique, une « action du faible au fort ». Cela passe simultanément par une stratégie d’influence – en nous en donnant les moyens – et par une stratégie d’affirmation – en faisant un bon usage de la force de nos idées. La poursuite et l’aggravation de la crise,  la dégradation de la situation politique et la volonté de gagner en 2017, peuvent permettre les révisions et les réorientations nécessaires.       <br />
              <br />
       Une réalité doit retenir notre attention : créé il y a 20 ans, notre parti doit continuer à inscrire sa stratégie dans la durée. Il nous appartient de développer le MRC en prenant une part plus active dans ce développement.       <br />
              <br />
       <b>1 – Participer au mouvement des idées : quels moyens pour les faire connaître ?</b>       <br />
              <br />
       Nous ne devons pas seulement avoir une stratégie de communication, mais surtout une stratégie de diffusion de nos idées et d’échange sur nos propositions. Qui visons-nous, sur quels sujets, et donc comment atteindre les publics que nous recherchons à convaincre ou à faire réagir à nos propositions politiques : c’est à ces questions que nous devons répondre, puis mettre en œuvre ces réponses.       <br />
              <br />
       <b>2 – Etre présents dans la vie économique et sociale : quels réseaux, quelles priorités choisir ?</b>       <br />
              <br />
       La question fondamentale est celle de l’euro. Après le rapport Gallois, il y aura lieu de rendre effectives les orientations qui devront toucher aussi bien la monnaie que la politique industrielle, les politiques du travail et de l’emploi comme l’aménagement du territoire ou les services publics. L’exigence de compétitivité de nos entreprises à l’exportation implique la mobilisation des partenaires sociaux sur la sortie de la crise. Cela rend nécessaire un dialogue étroit avec les forces organisées représentatives sur le terrain industriel et sur le terrain social.       <br />
              <br />
       <b>3 – Avoir une audience internationale : quels axes prioritaires à notre portée retenir ?       <br />
       </b>       <br />
       Nous sommes des défenseurs de la charte de l’ONU, qui est fondée sur la souveraineté des États. Nous sommes donc en principe contre les interventions militaires fondées sur le pseudo droit  d’ingérence. Une action de politique étrangère est à mettre en place, qui couvre les relations internationales dans leurs dimensions politique et économique, ainsi que la défense nationale. Pour ce faire, il nous faut bâtir des relations sérieuses et suivies avec des forces politiques, notamment en Europe.       <br />
              <br />
       <b>4 – Etre actifs au Parlement : comment le rendre visible pour le plus grand nombre ?</b>       <br />
              <br />
       L’activité de nos parlementaires ne peut pas être connue indépendamment de notre propre notoriété. C’est à une articulation entre l’activité du mouvement et celle de ses élus que nous devons travailler.       <br />
              <br />
       <b>5 – Elargir le champ de nos interventions : dans quelles directions le faire ?</b>       <br />
              <br />
       Si nous avons travaillé sur des sujets comme la santé et la protection sociale, nous devons en faire un champ d’intervention plus important. Il ne fait cependant pas partie de nos identifiants actuels. Nous pourrions en faire un champ d’intervention important. Il est d’autant plus d’actualité que des changements auront nécessairement lieu dans ce domaine (cotisations/contributions, dépenses de maladie, avenir des retraites, etc.) et que la protection sociale n’est pas sans rapport avec la compétitivité des économies et donc les échanges.       <br />
       La défense et la protection de l’environnement doivent être inscrites dans le logiciel du MRC et donc fondées en Raison. Par ailleurs, nous avons des propositions intéressantes à formuler sur les questions de logement qui préoccupent particulièrement nos concitoyens.       <br />
       <b>       <br />
       6 – Promouvoir et former de nouvelles générations de militants : y mettre davantage de moyens ?</b>       <br />
              <br />
       Cet effort a déjà été entrepris : il nous faut le démultiplier. Un mouvement politique exige des militants formés, qui ne récitent pas un programme inchangé, mais qui sont capables de penser par eux-mêmes et collectivement la politique.  Un parti politique doit aussi assurer le renouvellement et la promotion de nouvelles générations de militants. La création du comité des jeunes et le rayonnement qu’il exerce seront poursuivis et soutenus. Dans cette perspective, les jeunes du MRC ont vocation à s’impliquer davantage dans le parti.       <br />
              <br />
       <b>7 – Faire connaître nos idées dans les partis de gauche : quelle stratégie adopter ?</b>       <br />
              <br />
       Il nous appartient de faire levier pour que nos idées et nos propositions ne restent pas seulement les nôtres, mais soient discutées et partagées par d’autres dans le champ politique. Nous avons à nous organiser en ce sens.       <br />
              <br />
       <b>8 – Préparer les échéances électorales à venir</b>       <br />
              <br />
       Le MRC devra se mettre en ordre de bataille pour préparer les échéances futures. Elections municipales, européennes, cantonales, régionales et sénatoriales auront lieu en 2014 et 2015. Il convient d'ici là de mobiliser les militants et d'anticiper notre préparation pour être en mesure de décider librement, le moment venu, des modalités de notre participation à ces scrutins. Le travail que nous serons collectivement capables de réaliser pour préparer ces échéances est la seule condition  essentielle du plein exercice de notre liberté.       <br />
              <br />
       ***       <br />
              <br />
       Le Mouvement Républicain et Citoyen est engagé dans un objectif de longue haleine, dans un contexte tourmenté : il s’agit de rechercher les voies du redressement de notre pays. Cela exige de notre part de la rigueur, de l’échange et une capacité à comprendre les événements pour les orienter et les infléchir.       <br />
       Notre boussole est la République. Notre rôle ne consiste pas à réciter un bréviaire républicain mais à faire avancer par la pertinence de nos analyses la conscience de la gauche et du pays tout entier. Tâche exigeante. Mais c’est seulement si nous nous en montrons capables que nous pourrons être nous-mêmes la « boussole républicaine » de la gauche et de la France.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/Le-MRC-une-boussole-republicaine-pour-la-gauche-et-pour-la-France_a391.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.mrc-france.org,2026:rss-5022520</guid>
   <title>"Il faut faire retour à la patrie"</title>
   <pubDate>Fri, 14 Dec 2012 17:28:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Luc Laurent</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Jean-Luc Laurent, Président du Mouvement Républicain et Citoyen, était l'invité du talk Orange-Le Figaro, vendredi 14 décembre 2012. Voici la vidéo.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.mrc-france.org/v/b70057e5b0bb15f1e5f8784d4847741bafa52110" width="608" height="372">
<param name="movie" value="https://www.mrc-france.org/v/b70057e5b0bb15f1e5f8784d4847741bafa52110">
<param name="quality" value="high" />
</object >
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/Il-faut-faire-retour-a-la-patrie_a385.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.mrc-france.org,2026:rss-4728828</guid>
   <title>"Nous entendons préserver l’acquis européen en réorientant l’Europe"</title>
   <pubDate>Mon, 17 Sep 2012 16:45:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Jean-Pierre Chevènement</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Intervention de Jean-Pierre Chevènement lors de l'Université d’été du Mouvement Républicain et Citoyen à Belfort, dimanche 16 septembre 2012.     <div>
      Je voudrais commencer par le rappel de quelques principes pour dissiper le brouillard dont ses adversaires de toujours et plus encore d’aujourd’hui, les tenants du néolibéralisme, ont voulu et veulent envelopper le mot « République ».       <br />
              <br />
       Non, tout le monde n’est pas « républicain ».       <br />
              <br />
       La République, ce n’est pas seulement le droit de vote. La République est une construction exigeante qui implique le rappel de quelques notions de base.       <br />
              <br />
       Cette exigence est particulièrement actuelle dans une époque dominée par l’Argent roi, celle du capitalisme financier à son apogée, où les marchés financiers rançonnent les Etats et où le Capital met les territoires en concurrence, en n’hésitant pas à coup de plans sociaux, à délocaliser la production au nom d’intérêts purement financiers.       <br />
              <br />
       Actuelle est la République, face au déchaînement des intérêts particuliers et corporatismes, à l’explosion de l’individualisme et des inégalités, et à la fragmentation de l’espace public au profit de revendications identitaires et communautaristes qui obscurcissent l’idée même d’un intérêt commun à tous les citoyens.       <br />
              <br />
       Commençons par le principe de base. La République a pour fondement la souveraineté populaire : chaque citoyen est une parcelle du souverain.       <br />
              <br />
       En se soumettant aux lois, il n’abdique pas sa liberté, car l’Etat républicain est légitime pour intervenir, là où l’initiative individuelle ne le peut pas.       <br />
              <br />
       Une politique industrielle est nécessaire et Delphine Batho a raison de vouloir imposer le « made in France » quand l’Etat lance un programme d’éoliennes ou de centrales photovoltaïques. Les grands prêtres du libre-échange laisseront-ils faire ?       <br />
              <br />
       Répétons-le : la vie sociale implique des règles que seul peut fixer un Etat républicain. La République est un régime de liberté, mais la liberté d’un individu s’arrête là où, comme l’a bien vu Rousseau, elle attenterait à celle des autres. La critique de l’Etat républicain au nom de « l’anti-jacobinisme » est facile, mais elle est bornée. Depuis trente ans, le néolibéralisme triomphant n’a cessé de dénigrer l’Etat, de saper son autorité pour faire triompher la seule loi qu’il révère : celle de la jungle. On a fini par oublier Lacordaire : « Entre le faible et le fort, c’est la liberté qui opprime et c’est la loi qui affranchit. » C’était il y a plus d’un siècle et demi !       <br />
              <br />
       Parce que le souverain a besoin d’être éclairé, la formation du citoyen est un des buts essentiels de l’Ecole républicaine.       <br />
              <br />
       La République a besoin du civisme et celui-ci ne va pas sans le patriotisme qu’il ne faut évidemment pas confondre avec le nationalisme qui en est la perversion. Mais, M. Bernard Arnault, quand il veut soustraire sa fortune au fisc, n’est pas l’objet d’une persécution. C’est la nation comme communauté de citoyens qui le rappelle à l’ordre à juste titre. Désastreux exemple qui illustre encore une fois à quel point nos élites, depuis longtemps, hélas, ont perdu le sens des intérêts de la France. Pour « faire France » encore faut-il croire en la France.       <br />
              <br />
       La « chose publique » peut se définir à l’échelle de la cité ou de la nation, mais du dialogue des nations peut naître l’idée d’une « République européenne » et plus encore d’une « République universelle ». Ce sont ces règles élémentaires de justice et de droit que l’Europe fondée sur la dérégulation libérale et la concurrence, se refuse obstinément à définir. C’est pourquoi la République française ne doit pas disparaître. Elle a encore beaucoup de choses à dire et à faire.       <br />
              <br />
       La République est laïque : elle n’enseigne pas une religion, sauf peut-être celle de la patrie, bien comprise. La laïcité implique la confiance dans la raison humaine et dans la capacité des citoyens à définir un bien commun dans un espace public soustrait à l’emprise des dogmes. On voit où peut conduire en Lybie et au Proche Orient l’exaltation des fanatismes qu’il s’agisse du fondamentalisme chrétien ou de l’intégrisme djihadiste.       <br />
              <br />
       C’est la grande tâche de l’Ecole laïque d’apprendre à chaque citoyen à penser par lui-même.       <br />
              <br />
       La République implique l’intelligence du monde, la lucidité, et pour la définition autant que pour le service du bien commun, l’esprit de responsabilité. Ainsi le citoyen ne va pas sans abnégation. Celle qui manque à M. Arnault.       <br />
              <br />
       A notre époque de vive compétition, le maintien de la République française exige de tous un effort, mais un effort équitablement partagé. C’est le sens de la justice sociale que François Hollande a déclaré vouloir instiller dans notre fiscalité. A juste titre.       <br />
              <br />
       En effet, la République ne va pas sans l’Egalité.       <br />
              <br />
       Non pas une égalité niveleuse, mais une égalité des chances à laquelle il lui incombe d’œuvrer constamment. Là est d’ailleurs un des fondements les plus sûrs de sa légitimité. Pour faire reculer le Front National, il faut en priorité faire reculer le chômage. Joindre l’action à la parole.       <br />
              <br />
       La République civique, celle de tous les citoyens, est sociale par définition. Il n’était pas besoin de l’inscrire dans une Constitution, même s’il est des choses qui vont mieux quand on les dit.       <br />
              <br />
       La République est un idéal. Ses déviations ne peuvent servir d’argument pour la combattre, car c’est en la ressourçant à ses principes qu’on peut toujours la relever.       <br />
              <br />
       Ainsi, les fractures sociales observables dans nos villes ne résultent pas d’une faillite de la République, mais d’un défaut de République.       <br />
              <br />
       L’exigence républicaine, c’est celle du bien commun, tel que le débat civique permet de la définir.       <br />
              <br />
       Réapproprions-nous l’héritage des grands républicains venus de l’Antiquité : Aristote, Polybe, Cicéron-, de la Renaissance italienne –avec Machiavel-, et du siècle des Lumières avec Montesquieu, Locke mais surtout Rousseau sans oublier Emmanuel Kant.       <br />
              <br />
       Car il faut une armature théorique à la gauche, qu’elle trouvera plus dans la République que dans le catéchisme de la bien-pensance.       <br />
              <br />
       La République du XXIème siècle aurait tout à gagner à se réapproprier aussi l’héritage des penseurs républicains de la IIIème République, non seulement de ses hommes d’Etat – Gambetta, Ferry, Clémenceau -, mais de ses penseurs – Alfred Fouillée, Léon Bourgeois, Emile Durkheim, Célestin Bouglé. Ces noms aujourd’hui largement tombés dans l’oubli, illustrent un effort théorique que les républicains d’aujourd’hui n’ont jamais égalé.       <br />
              <br />
       Le Mouvement Républicain et Citoyen se veut le levain dans la pâte de la majorité présidentielle. Cette ambition peut paraître excessive. Nous n’avons que quatre parlementaires. Tous les moyens on été employés pour nous réduire, depuis notre création, au lendemain du référendum sur le traité de Maastricht, il y a vingt ans.       <br />
              <br />
       Nous avons aujourd’hui plus que jamais confiance dans la force de nos idées. Chacun peut voir que les événements viennent à notre rencontre.       <br />
              <br />
       « La souveraineté nationale et la démocratie sont », comme disait le général de Gaulle, « l’avers et l’envers d’une même médaille ».       <br />
              <br />
       Il n’était pas judicieux d’aliéner la souveraineté monétaire de la France dans un ensemble que nous ne dominons pas.       <br />
              <br />
       Le TSCG, vingt ans après, retire aux Parlements nationaux la maîtrise de la dépense publique. Il instaure des mécanismes de correction automatiques et prévoit, en cas de déficit supérieur à 3% du PIB, l’intrusion d’instances non élues dans la procédure budgétaire nationale. Où est alors la démocratie ?       <br />
              <br />
       On nous parle de « grand saut fédéral ». Mais dans une Europe où coexistent une trentaine de peuples – dix-sept dans la zone euro – on ne peut réduire les différences de charges, de protection ou d’endettement par un oukase qui irait à l’encontre de la volonté des peuples. C’est ce que viennent de signifier les juges rouges de Karlsruhe sans que personne en France, ne pipe mot.       <br />
              <br />
       François Hollande, j’en suis sûr, comprend tout cela. Les événements le conduiront à faire encore bouger les lignes.       <br />
              <br />
       Nous soutenons donc François Hollande les yeux ouverts, avec le désir d’œuvrer à son succès. Sa réussite sera celle de la France.       <br />
              <br />
       Chacun le sait, nous ne croyons pas que le destin de notre pays soit la dilution dans une Europe sans rivage, banlieue d’un Empire dont les centres nerveux ont depuis longtemps passé l’Océan.       <br />
              <br />
       Nous voulons que la France pèse dans l’organisation de l’Europe et donc n’y disparaisse pas. Nous savons l’effort nécessaire. Nous ne le marchanderons pas mais le sens de l’effort doit être clair. Le chemin à parcourir est encore long.       <br />
              <br />
       L’Allemagne a choisi, non d’édifier une Fédération solidaire et d’ailleurs impossible, mais la conquête des marchés au grand large.       <br />
       Prenons quelques exemples.       <br />
              <br />
       A Pékin, Mme Merkel et M. Wen Ji Bao, le premier ministre chinois, présentent la sortie du 100ème exemplaire de l’Airbus dans l’usine de Tien Tsin comme le symbole de la coopération germano-chinoise. C’était il y a deux semaines.       <br />
              <br />
       La France, l’Europe ne sont pas évoquées dans leurs discours. A la trappe ! J’étais à Pékin ce jour-là. Les Français baissaient la tête.       <br />
              <br />
       On apprend quelques jours plus tard qu’EADS et BAE pourraient fusionner. Excellente chose sans doute pour l’entreprise qui va rééquilibrer la part du civil et celle du militaire. Mais, du point de vue de la France ? Cette entreprise sera de plus en plus dans la main du Pentagone. Dès aujourd’hui, Airbus fabrique en zone dollar plus qu’en zone euro. Le siège d’EADS restera t-il à Toulouse ? Quel moyen aura l’Etat français de peser encore à son Conseil d’Administration ? Les règles de rotation des dirigeants seront-elles maintenues ? Sous quelle forme ? C’est à ces questions qu’il faut répondre pour défendre convenablement les intérêts français et européen. Sinon EADS sera dominé par un axe américano- germanique.       <br />
              <br />
       Prenons encore un autre exemple : le énième sauvetage prétendu de l’euro le 6 septembre dernier à Francfort et le 12 à Karlsruhe. On nous présente ces décisions comme la manifestation la plus éclatante de la solidarité allemande avec l’Europe.       <br />
              <br />
       Trêve de plaisanterie : en plafonnant à 190 milliards d’euros la contribution de l’Allemagne au MES, les juges de Karlsruhe figent cet outil pare-feu dans son insuffisance. A vec 500 milliards de ressources potentielles, en fait très théoriques, le MES ne pourrait faire front à la crise si elle s’étendait à l’Espagne et à l’Italie. C’est l’hôpital qui vient au secours de la charité !       <br />
              <br />
       Des engagements de M. Draghi le 6 septembre, on a retenu le mot « illimité » : on a oublié de rappeler que l’intervention de la BCE se ferait sur un créneau très limité : les obligations à 3 ans sur le marché de la revente, et à des conditions très strictes (plans d’ajustement rigoureux) qui posent le problème de la démocratie dans une Europe soumise avec le TSCG, aux canons de l’ordo- libéralisme allemand.       <br />
              <br />
       La France, qui offre 142 milliards d’euros, l’a fait sans chichi. Le contribuable français ne l’a jamais su.       <br />
              <br />
       Jean-Marc Ayrault s’est engagé à réduire en cinq ans à zéro le déficit de notre balance commerciale, hors énergie. Fort bien ! C’est un très bon objectif !       <br />
              <br />
       On attend cependant de savoir par quel moyen: le développement des entreprises de taille intermédiaire, même soutenu par la Banque Nationale d’Investissement, prendra du temps. L’euro remonte. Or, cette monnaie surévaluée pèse sur notre compétitivité.       <br />
              <br />
       Le maintien de la souveraineté de la France passe moins que par la réduction de la dette que par un choc de compétitivité. Il faut l’expliquer aux Français.       <br />
              <br />
       François Hollande, comme l’a rappelé Jean-Marc Ayrault, a voulu faire « bouger les lignes ». Grâce à une diplomatie habile, elles ont commencé à bouger, mais d’une manière qui est loin d’être irréversible.       <br />
              <br />
       L’Union bancaire, sous l’égide de la BCE, pose un vrai problème de démocratie. Quant à l’adossement du MES à la BCE, nous sommes encore loin du compte.       <br />
              <br />
       Bien qu’il reste beaucoup de chemin à parcourir, nous soutiendrons le Gouvernement, en votant le budget, mais nous n’approuverons pas le TSCG. En votant le budget, nous donnerons du temps à François Hollande pour qu’il élargisse ses marges de manœuvre. Il existe d’autres issues, que les évènements, éclairés par la volonté des hommes, feront apparaître.       <br />
              <br />
       Par exemple, l’idée d’une monnaie commune plutôt qu’unique, car nous entendons préserver l’acquis européen en réorientant l’Europe.       <br />
              <br />
       Nous voterons le budget par loyauté, parce que cela correspond aux engagements de François Hollande. Même si le TSCG n’a pas été vraiment renégocié, nous comprenons la difficulté dans laquelle se trouvait et se trouve encore François Hollande, comme Président de la République, vis-à-vis de 23 Chefs d’Etat et de gouvernement de pays qui ont signé ou ratifié le traité.       <br />
              <br />
       Mais nos parlementaires ne sont pas dans la même situation. Ils doivent continuer à s’exprimer librement, comme les accords passés avec le Parti Socialiste nous le garantissent. Il y a des élections en Allemagne et en Italie en 2013. Nous comprenons que tout n’est pas possible tout de suite, mais il est décisif que nous sachions où nous allons.       <br />
              <br />
       Ce que nous voulons, c’est une Europe refondée dans la démocratie des nations et pas un « machin » pseudo-fédéral où un soit disant « ministre européen des Finances » nous dicterait notre politique.       <br />
              <br />
       Je ne voudrais pas ne parler que de l’Europe dans cette table ronde consacrée à la République.       <br />
              <br />
       Quelques réflexions sur la situation internationale, et particulièrement des révolutions arabes me paraissent nécessaires.       <br />
       Ces « révolutions » ont ouvert dans chaque pays un processus dans lequel des contradictions des sociétés peuvent s’exprimer.       <br />
       L’essentiel est qu’elles puissent continuer à le faire dans un cadre constitutionnel qui préserve la liberté d’expression, de vote et par conséquent la possibilité d’une alternance.       <br />
              <br />
       La surenchère des extrémismes peut faire capoter ce processus, comme on l’a vu avec le film provocateur conçu et réalisé par une poignée de fondamentalistes chrétiens, en Californie, et avec l’odieux assassinat des diplomates américains de Benghazi par une filiale d’Al Qaïda.       <br />
              <br />
       Nous avons toujours combattu l’idée d’une « guerre des civilisations », d’où qu’en soit formulée la thèse, en Egypte ou aux Etats-Unis.       <br />
              <br />
       Le droit international repose sur le respect des souverainetés nationales, le principe de non-ingérence et l’auto-détermination des peuples.       <br />
              <br />
       La France n’aurait rien à gagner à se laisser entraîner dans des interventions militaires, que ce soit en Syrie ou au Mali. Les problèmes doivent se régler selon les procédures du droit international. La prudence commande de ne pas se laisser entraîner dans des guerres dont on ne mesure pas assez que chacune ouvre une boite de Pandore qu’il devient ensuite impossible de refermer.       <br />
              <br />
       Le Mouvement Républicain et Citoyen doit continuer à s’exprimer à haute et intelligible voix. C’est ainsi qu’il contribuera, à travers un cap républicain clair, à orienter la majorité de gauche sur les voies de la réussite.       <br />
              <br />
       Demain comme hier, nous servirons la République et la France.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/Nous-entendons-preserver-l-acquis-europeen-en-reorientant-l-Europe_a349.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.mrc-france.org,2026:rss-4361151</guid>
   <title>Commission éducation 2011-2012: positions et propositions de programme</title>
   <pubDate>Mon, 11 Jun 2012 07:15:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>MRC</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Actualités]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Voici le texte programmatique issu des travaux de la Commission éducation du MRC 2011-2012 conduits par Estelle Folest, secrétaire nationale à l'éducation, l'enseignement supérieur et la recherche.     <div>
      Membres actifs, contributeurs :        <br />
              <br />
       BLANC Jean-Claude, ancien professeur de philosophie        <br />
       BLANC-BLANCHARD Véronique, institutrice        <br />
       DUPLAA Jean-Marie, professeur de collège       <br />
       MAUPOUET Serge, professeur certifié       <br />
       MENARD Jean-Eric, Maire de St Léger en Bray, ingénieur agronome de l’institut Lasalle        <br />
       MUNIER-PETIT Annie, ancienne institutrice titulaire-mobile        <br />
       OLIVIER Yves, conseiller municipal MRC de Blois, président départemental MRC 41, IA-IPR de mathématiques        <br />
       PIERRE Jean-Louis, professeur honoraire (lettres modernes, agrégé, docteur d'état, Diplômé IEP Paris), Conseiller Municipal de Loches       <br />
       QUILLET Renaud, Agrégé d'histoire, Docteur en Histoire contemporaine de l'Université de Picardie Jules Verne, Prag à l'Université de Picardie Jules Verne, affecté à l'IUFM de l'Académie d'Amiens, Centre d'Amiens        <br />
       SANSEN Joël, Inspecteur de l'éducation nationale, conseiller du Recteur de l'Académie de Lille, membre du conseil fédéral du MRC 59, membre du conseil national       <br />
              <br />
       Autres membres de la commission éducation consultés :        <br />
              <br />
       AOUMMIS Hassan, enseignant       <br />
       BADEL Catherine, gérante de société, pigiste       <br />
       CREPIN Adeline, Secrétaire nationale à la jeunesse, Présidente du Comité jeunes du MRC       <br />
       DAUDENS Christian, professeur dans le secondaire       <br />
       GABILLET Alain, Directeur d'école       <br />
       HERVET François, ancien Principal de collège        <br />
       HIRONDELLE Thomas, professeur certifié d'histoire-géographie       <br />
       LAVERGNE Pascal, professeur du secondaire       <br />
       MATHIEU Monique, ancien Maître de conférence en mathématiques       <br />
       MENARD Jean-Eric, ingénieur, Maire de St Léger en Bray       <br />
       MEZERETTE Christophe, instituteur en détachement, Maire adjoint de Saint-Denis, Conseiller communautaire délégué       <br />
       PIERRE Gérard, Professeur émerite de l'Université de Bourgogne, Secrétaire national du MRC chargé de l'environnement et de l'énergie       <br />
       RAG EL HASSI Fatima, formatrice       <br />
       SURMELY Alain, professeur d'histoire-géographie       <br />
       VIGNAL Michel, ancien professeur d'IUFM       <br />
              <br />
       Consultation de Daniel Bloch, expert, ingénieur et physicien, chercheur, ancien président de l’Institut National polytechnique et de l’université Joseph Fourier de Grenoble, Recteur d’académie (Nantes, Montpellier, Reims), Directeur des Enseignements supérieurs (1991), Président du Haut comité Education-Economie, Président de la mission nationale école-entreprise, etc. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Données actuelles</b></div>
     <div>
      <b>Quelques chiffres éloquents</b>       <br />
              <br />
       - À la sortie de l'école primaire, 25% des élèves sont en difficulté en français et 35% en mathématiques.       <br />
              <br />
       - À la sortie du collège, plus de 20% des élèves sont en grande difficulté :       <br />
       1 élève sur 5 est évalué comme très mauvais ou mauvais par PISA        <br />
       seuls 8% d'élèves sont évalués comme bons et très bons       <br />
              <br />
       - 20% des élèves quittent le système éducatif sans qualifications.       <br />
              <br />
       - Seuls 50% des enfants d'ouvriers obtiennent le bac ; un enfant d'ouvrier a 4 fois moins de chances qu'un enfant issu d'un milieu favorisé d'obtenir un bac général.       <br />
              <br />
       - Moins de 70% des élèves atteignent le niveau bac.       <br />
       En 1985, l'objectif des 80% d'élèves au niveau du bac à l'an 2000 a été fixé en France.        <br />
       En 2002, l'UE a fixé l'objectif de 85% d'une classe d'âge au niveau bac d'ici 2010.       <br />
       Depuis 1995, la proportion de jeunes qui obtient le bac stagne.       <br />
              <br />
       - En France, l'université conduit 25% d'une génération au niveau Licence (bac+3) ou plus, contre 50% pour la Finlande ou le Danemark, 45% pour les Pays-Bas et la Suède, et 40% pour le Royaume Uni, les Etats Unis et le Japon.       <br />
       L'UE avait fixé l'objectif de 50% d'une génération au niveau Licence pour 2010.        <br />
              <br />
       - Ces 60 dernières années, la France a obtenu 3% des Nobel en sciences, contre 9% pour l'Allemagne et 13% pour le Royaume Uni;       <br />
              <br />
       - La France dépose 3% des brevets mondiaux, contre 12% pour l'Allemagne.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Positions et propositions du MRC</b></div>
     <div>
      La mission de l'école : fonder la nation, la citoyenneté, contribuer au développement économique, social et humain du pays.       <br />
       Le rôle de l'école est d'instruire et de transmettre des valeurs afin de former des citoyens éclairés et d'assurer la promotion sociale du plus grand nombre, de promouvoir le mérite et la sélection des meilleurs par la promotion de tous.       <br />
       L'école de la République s'adresse à la raison des élèves qu'elle accueille et cherche à pousser chacun au plus haut de ses capacités.        <br />
              <br />
       <b>       <br />
       LES PREMIER ET SECOND DEGRÉS</b>       <br />
              <br />
              <br />
       <span class="u">Transmettre les savoirs</span>       <br />
              <br />
       	<span style="font-style:italic">Garder un haut niveau d'exigences</span>       <br />
              <br />
       	<b>Il est nécessaire de reconstruire des programmes exigeants, construits et cohérents</b>. Alors qu' 1 élève sur 5 a des difficultés en lecture et en écriture, l'allègement constant du nombre d'heures de cours et l'érosion des programmes vont à l'encontre de l'amélioration des apprentissages : moins d'heures de cours et moins de contenus = moins de réussite, l'équation est simple.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">	Ne céder ni à la démagogie ni à la facilité</span>       <br />
              <br />
       	<b>L'apprentissage est contraignant, requiert un effort et un sens de la discipline</b>. Il faut cesser de faire passer pour des solutions les idées saugrenues récurrentes telles que la suppression des cours l'après-midi pour les remplacer par du sport par exemple (au moment-même où les Allemands remettent en question ce &quot;modèle&quot;) ; la supression des devoirs à la maison ou des notes.        <br />
              <br />
       	<span style="font-style:italic">Rompre avec le pédagogisme et &quot;l'école des loisirs&quot;</span>       <br />
              <br />
       	<b>Il faut en finir avec l'idéologie constructiviste dans laquelle nous baignons depuis la fin des années 60</b>. Mises à l'honneur par Jospin à travers la loi d'orientation scolaire de 1989, les pédagogies issues de ce courant ont montré leur échec, détériorant l'acquisition du savoir et le niveau général d'instruction, en particulier pour les élèves issus des milieux socio-professionnels les plus défavorisés. Elles détruisent l'école républicaine exigeante pour lui substituer une école des loisirs où l'effort n'est plus valorisé et où l'enfant mis &quot;au centre de son apprentissage&quot; doit découvrir le savoir par lui-même, comme par magie...        <br />
              <br />
       	<span style="font-style:italic">Rénover intégralement les pratiques pédagogiques</span>       <br />
              <br />
       	<b>La transmission du savoir doit demeurer au centre du système éducatif, la pédagogie n'étant qu'un moyen d'atteindre cet objectif.</b> Les pédagogies dites &quot;structurées&quot; pourraient être promues, de même que les méthodes pédagogiques qui ont fait leurs preuves : progressives, construites et organisées, elles ont montré leur efficacité et permettent au plus grand nombre d'élèves d'améliorer leur maîtrise des savoirs fondamentaux (lire, écrire, compter, calculer).        <br />
              <br />
       	<span style="font-style:italic">Améliorer la formation des enseignants pour améliorer l'apprentissage des élèves</span>       <br />
              <br />
       	<b>La réforme de la mastérisation doit être remise à plat</b> : la suppression pure et simple de l'année de formation professionnelle des maîtres répond à une logique essentiellement économique, à une époque où les conditions d'enseignement sont pourtant des plus difficiles et où le métier de professeur ne s'improvise pas. Si l'IUFM ne parvenait plus à remplir correctement sa mission de formation, il revient à l'Etat de bâtir un nouveau système de recherche-formation efficace pour les futurs professeurs, lesquels doivent bénéficier avant tout d'une formation disciplinaire consolidée et renforcée.       <br />
              <br />
       	       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic"><b>1. L'école élémentaire</b></span>       <br />
              <br />
              <br />
       	<span class="u">a. L'école maternelle : préparer à l'apprentissage de la lecture et de l'écriture, corriger les 	inégalités sociales de départ, développer la citoyenneté</span>       <br />
              <br />
              <br />
       	En raison des politiques de convergence européennes et car il est jugé trop coûteux, l'accueil des enfants en maternelle à 3 ans est remis en question voire jugé inutile. L'Etat tend à se désengager pour laisser aux collectivités et au secteur privé le soin de prendre en charge la gestion et le financement de la petite enfance.        <br />
       Le MRC défend l'égalité sur les territoires : <b>la présence de l'Etat garant de l'égalité dans la petite enfance est fondamentale. </b>       <br />
              <br />
       L'Etat se doit de :       <br />
       <ul class="list"><li><b>favoriser l'entrée des enfants à l'école dès 2 ans, en particulier ceux des familles les plus fragiles ;</b>       
       </li></ul><ul class="list"><li><b>assurer le nombre de places nécessaires en crèche.</b>       <br />
              <br />
       	L'accueil des jeunes enfants à l'école dès l'âge de 2 ans doit impérativement être assuré car il présente un intérêt majeur : il permet de corriger les inégalités sociales de départ et d'éveiller au langage. L'entrée précoce à l'école est bénéﬁque notamment aux élèves étrangers ou issus de l’immigration car elle leur donne accès aux livres, à l'écrit et au langage plus facilement et rapidement. Rappelons que 7% des enfants ne parlent pas français chez eux.        <br />
       Si les enfants ne peuvent être accueillis à l'école et qu'ils vont à la crèche, la même obligation doit s'imposer et des programmes de développement du langage doivent être développés (voir le programme Parler Bambin par exemple : grande réussite).       <br />
              <br />
              <br />
       <b>	La maternelle est le lieu où les enfants préparent l'apprentissage de la lecture et de l'écriture. </b>       <br />
       L'école maternelle ne doit pas faire l'objet de mesures gadget. Par exemple, l'introduction de langues vivantes à 3 ans ne paraît pas prioritaire, les jeunes enfants devant d'abord et avant tout se concentrer sur l'acquisition de la langue maternelle (rappelons qu'1 élève sur 5 aura de graves lacunes en lecture – écriture à la fin du primaire).        <br />
       	Les professeurs des écoles sont aidés par des ATSEM (Agents Territoriaux Spécialisés des Écoles Maternelles). La mission de ces fonctionnaires territoriaux est en pleine évolution, leurs missions deviennent très professionnelles et leur recrutement est donc de plus en plus exigeant. Leur rôle devrait être redéfini en tenant compte de leur niveau de recrutement et de la qualité de leur travail.       <br />
              <br />
              <br />
       	<span class="u">b. L'école primaire : apprendre à lire, écrire, compter, calculer</span>       <br />
              <br />
              <br />
       <b>	Il est grand temps de redonner à l'école primaire les moyens de remplir sa mission et d'y concentrer les moyens.</b>       <br />
              <br />
       	L'école primaire est le le lieu où tout se joue, où l'acquisition des savoirs fondamentaux détermine la scolarité ultérieure des élèves et leur réussite. Or, elle est victime des plus grandes économies depuis presque 10 ans et cette tendance s'est accrue ces dernières années. La France n'investit pas assez dans son école primaire, ainsi que le souligne un rapport de la Cour des comptes de 2010 : &quot;par rapport à la moyenne de l’OCDE, la France se situe à un niveau de dépenses annuelles par élève inférieur de 5% pour l’école maternelle et de 15% pour l’école primaire, mais en revanche supérieur de 10% pour le collège, et surtout de 26% pour le lycée&quot;(1). Si la situation de l'école primaire se dégrade depuis 2006, signalons en outre que ces 3 dernières années, les coupes budgétaires liées à l'éducation ont frappé en premier lieu le premier degré : le nombre de postes ouverts au concours du CAPE accuse le plus fort recul, avec 10 000 postes ouverts en 2008, 7 000 en 2009, 7 165 en 2010, et 3154 à la session 2011. C'est pourtant en primaire que le taux d'encadrement est le plus faible, avec 1 enseignant pour 19 élèves contre 1 pour 10 au lycée par exemple.        <br />
              <br />
       	Au plan des contenus, <b>la maîtrise de la langue et l'acquisition de vocabulaire tout comme la lecture doivent demeurer les priorités.</b> Actuellement, 50% du temps scolaire est péri-scolaire, on ne consacre plus assez de temps aux contenus.        <br />
       Les volumes horaires en français et en mathématiques devraient être considérablement renforcés afin que tous les élèves soient en mesure de lire, écrire, compter et calculer correctement à l'entrée au collège. L'allègement constant des programmes a eu pour conséquence de faire perdre 1 an et ½ de cours de Français en primaire, 2 ans 1/2 si on y ajoute les heures dispensées au collège. Or, ce sont les élèves les plus fragiles qui en paient le prix le plus élevé : les 7% d'élèves qui ne parlent pas français à la maison ont en moyenne 70 points de moins que les autres élèves aux tests PISA.        <br />
       <b>De même, l'éducation civique devrait faire l'objet d'un renforcement horaire. </b>       <br />
              <br />
       Des horaires renforcés en français, en mathématiques et en éducation civique n'auraient pas forcément pour conséquence un alourdissement du nombre d'heures de cours hébdomadaires : certaines matières pourraient n'être enseignées aux élèves que plus tard au cours de la scolarité. Ainsi des nouvelles technologies (TICE) : l'apprentissage de la langue ou des mathématiques est premier et il ne nécessite pas nécessairement l'utilisation de l'outil technologique – car c'est bien d'un outil et de rien d'autre qu'il s'agit. Les TICE pourraient être introduites au collège seulement. De même, l'initiation à la sécurité routière est importante, mais elle pourrait être prise en charge par l'éducation populaire. Quant à l'apprentissage des langues tel qu'il est pensé aujourd'hui, il ne sert pas à grand chose si ce n'est à divertir les esprits. Non seulement les enseignants y sont très mal formés, mais seules 45 minutes lui sont allouées par semaine : soit on les supprime complètement, soit on décide d'accorder 1h30 minimum à l'apprentissage réel d'une langue et on forme correctement les enseignants. Cet enseignement ne devrait toutefois être dispensé qu'à partir du CE2 : comme son nom l'indique, l'école élémentaire enseigne les éléments de base nécessaires à la suite de l'apprentissage. Les langues vivantes peuvent attendre 2 ans, il est plus utile que les enseignants de CP ou de CE1 passent du temps à entraîner la mémoire des élèves, cette dernière se contruisant entre 5 et 8 ans, ou à leur faire découvrir les grands textes de la littérature française.        <br />
              <br />
       Enfin,<b> le redoublement doit être autorisé voire encouragé dans certains cas</b> : s'il n'est pas garant de réussite à tous les coups, il est une deuxième chance offerte à un élève de consolider ses bases avant de passer en classe supérieure.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       <b>2. L'enseignement secondaire général</b></span>       <br />
              <br />
              <br />
       <span class="u">	a. Le collège : redéfinir ses objectifs et sa finalité, son unicité n'étant qu'une façade</span>       <br />
              <br />
              <br />
       <b>	Le collège doit dispenser un enseignement exigeant qui garantisse à tous la transmission comme la consolidation des savoirs fondamentaux.</b>       <br />
              <br />
       	Contrairement à ce qui est souvent avancé, le collège n'est pas le maillon faible de notre système scolaire : la France est l'un des seuls pays de l'OCDE dans lesquels le nombre de mauvais élèves n'augmente pas entre l'entrée et la sortie du collège. Pour autant, on ne peut se féliciter de la  stagnation des mauvais élèves durant ces 4 ans d'études.        <br />
       <b>La mission du collège comme sa finalité sont aujourd'hui mal définies</b>. Coincé entre le primaire et le lycée, il prépare les élèves à des voies très hétérogènes, du CAP à la seconde générale, tout en conservant l'idée d'un enseignement généraliste pour tous jusqu'en 3ème. Malgré la noble ambition de ce collège unique, force est de constater son échec en demi-teinte au moins puisque, de fait, il n'est pas unique : les contenus des enseignements et les exigences des enseignants dépendent des collèges (ruraux, banlieues chics ou défavorisées par ex.) et il existe autant de types de classes que d'élèves : classes relais, SEGPA, dispositifs expérimentaux, découverte professionnelle en 3ème, classes bi-langues dès la 6ème, etc. Ajoutons que ce collège n'est pas parvenu à élever le niveau général des élèves, le principe d'égalité ayant tendance à dégénérer en un égalitarisme à tout prix  qui engendre un nivellement global par le bas.       <br />
              <br />
       	<b>L'idée d'une démocratisation de l'enseignement ne doit pas être remise en cause, ni même l'objectif du collège unique</b>. Néanmoins, les 25% d'élèves qui sont en grande difficulté en lecture ou en calcul à la sortie du primaire doivent faire l'objet d'une approche pédagogique adaptée, afin qu'ils arrivent en 3ème en ayant acquis les fondamentaux. Il est inefficace de vouloir à tout prix faire faire la même chose de la même façon à tout le monde.        <br />
              <br />
       La sélection opérée autrefois en 6ème était sans doute prématurée, mais il est raisonnable de proposer <b>une prise en charge des difficultés des élèves en 3ème et de permettre une orientation efficace pour éviter des sorties sans qualifications</b>. Le dispositif qui existait auparavant – les 4èmes et 3èmes technologiques – a été supprimé trop tôt compte tenu de la forte propotion d'élèves toujours en difficultés lourdes pour qui aucune solution n'existe. Pour autant, il ne s'agit pas de les remettre en place : la 3ème professionnelle a bien fonctionné, elle doit continuer à être développée et renforcée.       <br />
              <br />
              <br />
       	<span class="u">b. Le lycée : réformer les filières, préparer au mieux la réussite dans l'enseignement supérieur</span>       <br />
              <br />
              <br />
       <b>La filière scientifique est une réussite</b> : elle est suffisamment généraliste pour permettre le plus grand nombre de parcours dans l'enseignement supérieur et donner aux élèves les meilleures chances de réussite. Souvent accusée, à raison, de détourner les meilleurs élèves à son profit (50% des bacheliers en sont issus), elle ne doit pas pour autant être amoindrie dans le seul but de rééquilibrer à tout prix les filières. La nation aura besoin de scientifiques, de chercheurs et d'ingénieurs, pour poursuivre son développement économique et social.       <br />
              <br />
       <b>La filière économique et sociale</b> n'a cessé de se développer : 30% des bacheliers en sont issus aujourd'hui. Elle fonctionne bien car elle est assez généraliste pour permettre aux élèves d'accéder à un grand nombre de formations qui assurent souvent de bons débouchés professionnels. Cependant, les contenus devraient être discutés, approfondis et repensés (la réforme de l'enseignement de l'économie ou la réduction du nombre d'heures de cours qui aboutit à davantage de survol par ex.).        <br />
              <br />
       <b>La filière littéraire doit être réformée</b>. La réforme Descoings, dont l'objectif était de redonner ses lettres de noblesse à cette filière, n'a fait qu'amoindrir davantage ses chances de succès : seuls 17% des bacheliers actuels en proviennent (contre 40% en 1970) et les meilleurs élèves s'en détournent de plus en plus. Trop spécialisée, elle conduit en effet à un nombre restreint de filières dans le supérieur et est accusée de ne pas mener suffisamment à l'emploi. Elle doit être rendue suffisamment généraliste pour attirer les bons élèves. Elle pourrait inclure des enseignements en droit, en sciences économiques et sociales, en informatique et en nouvelles technologies.        <br />
              <br />
       De manière générale et afin d'éviter de tomber dans un utilitarisme à courte vue, les humanités devraient faire l'objet de bien davantage d'enseignements dans les filières scientifique et économique et sociale (inutile de revenir sur l'idée de supprimer l'enseignement de l'histoire-géographie en terminale scientifique à la rentrée scolaire 2012...).       <br />
       Ajoutons que si la réforme des lycées telle qu'elle a été mise en place a introduit des dispositifs pour préparer les élèves à l'entrée à l'université (dispositifs dont l'efficacité reste à prouver), elle a parallèlement diminué la part des savoirs disciplinaires dont les horaires ont été réduits, ce dont on ne peut se féliciter.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic"><b>       <br />
       3. L'enseignement secondaire technologique et professionnel</b></span>       <br />
              <br />
              <br />
       La nation a besoin de tous les talents et de toutes les compétences ; le MRC entend promouvoir les formations techn(olog)iques et professionnelles, lesquelles sont des voies de promotion, de réussite et d'insertion.       <br />
              <br />
              <br />
       <span class="u">	a. L'enseignement technologique</span>       <br />
              <br />
              <br />
       	<b>Le bac technologique n'est ni assez professionnel pour mener directement à l'emploi (comme c'est le cas du bac pro), ni assez généraliste pour conduire vers des études supérieures, ce qui est pourtant sa vocation majeure. </b>       <br />
       Les titulaires d'un bac technologique représentent à peine 25% des diplômés d'IUT et 55% des titulaires d'un BTS, filières qui étaient censées les accueillir mais dans lesquelles leur taux d'échec est supérieur à celui des bacs généraux, recrutés en priorité aujourd'hui.        <br />
              <br />
       Afin d'augmenter les chances des élèves de la filière technologique de suivre des études supérieures courtes susceptibles de mener à l'emploi (BTS, IUT) ou même d'atteindre le niveau M2, le caractère généraliste du bac doit être renforcé.       <br />
              <br />
              <br />
       	<span class="u">b. L'enseignement professionnel</span>       <br />
              <br />
              <br />
       40% des élèves de 3ème sont dans l'enseignement professionnel (lycée ou CFA).       <br />
              <br />
       Le bac professionnel permet une bonne insertion professionnelle des élèves dans les secteurs productifs (industries) ou tertiaires (services) auxquels leurs spécialités les destinent (taux d'insertion voisin de celui des IUT).       <br />
       Son obtention doit aussi permettre la poursuite d'études dans le supérieur, en particulier en BTS. Dans cette perspective,<b> les bacs professionnels doivent renforcer leurs enseignements généraux </b>: un technicien supérieur se doit de maîtriser les références essentielles lui permettant d'entrer en relation avec l'ingénieur.        <br />
              <br />
       Jusqu'à présent, le baccalauréat professionnel se préparait en 4 ans, temps nécessaire pour que les élèves orientés en fin de 3ème se remettent à niveau. Si l'on veut maintenir un niveau d'exigences élevé et faire en sorte que les élèves acquièrent les compétences nécessaires à leur futur métier tout en bénéficiant d'une formation généraliste, <b>en l'état actuel des choses, une durée de 4 ans demeure nécessaire à la préparation du baccalauréat professionnel</b>. Si l'on veut le faire évoluer et le rendre efficace en 3 ans, le dispositif doit être évalué et remis à plat. 4 ans pourraient demeurer nécessaires pour les élèves qui auraient besoin de rattraper un grand retard (les élèves issus de CAP par exemple).       <br />
              <br />
       Au vu de la réussite de ce baccalauréat, on pourrait augmenter le nombre de bacheliers professionnels et restreindre le nombre d'inscrits en CAP. Ce dernier doit en effet demeurer en place mais former moins d'élèves car il requiert des compétences techniques et un niveau de formation général insuffisants pour conduire les élèves à la poursuite d'études et à l'obtention du baccalauréat professionnel, lequel est devenu le niveau de base des qualifications nécessaires à l'emploi d'ouvrier qualifié et d'employé.       <br />
              <br />
       <b>Le BEP, qui est en voie de disparition, devrait pourtant être maintenu</b>. D'une part, car il permet la poursuite des études en bac professionnel, contrairement au CAP : 60% des titulaires d'un BEP obtiennent aujourd'hui un bac pro, 10% un bac techno. D'autre part, car il garantit un diplôme à ceux qui ne parviennent pas à décrocher le bac professionnel.       <br />
              <br />
       <b>Le principe de l'alternance doit continuer à être développé</b> car il permet à l'élève d'acquérir des compétences professionnelles et de trouver un emploi. Pour autant, l'encadrement et le salaire de l'élève doivent être dignes de ce nom.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <b>L'ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET LA RECHERCHE</b>       <br />
              <br />
              <br />
       	Ces 30 dernières années, l'Université française a dû faire des efforts considérables pour relever le défi de la démocratisation de l'enseignement supérieur. Elle accueille aujourd'hui 1,4 millions d’étudiants sur un total de 2,2 millions dans l’enseignement supérieur, et elle est amenée à en accueillir encore davantage à moyen terme. A l'aube du XXIème siècle et à l'heure de la mondialisation, elle doit s'interroger sur sa mission nationale – sociale, culturelle et économique –, mais aussi sur sa place dans le monde et sur les cartes qu'elle doit jouer au plan international pour faire face à la concurrence : <b>comment dispenser un enseignement de qualité au plus grand nombre, asurer l'émergence d'élites sur une base socialement large, faciliter l'insertion professionnelle des jeunes, attirer les étudiants du monde entier, renforcer la recherche et lui assurer une visibilité internationale, développer la coopération scientifique internationale, ou encore augmenter le nombre de prix Nobel et de brevets ?</b>       <br />
              <br />
              <br />
       	Comment rendre le système français le plus efficace possible ? Comment avoir une recherche plus productive ? Il est nécessaire de s'interroger sur le fonctionnement des universités ainsi que sur la gestion des organismes de recherche afin d'optimiser les ressources et d'améliorer le système qui est souvent incohérent ou confus.        <br />
              <br />
              <br />
       <b>L'université doit produire davantage de diplômés.</b>       <br />
       L'université ne conduit actuellement que 25% des jeunes au niveau Licence ou plus, soit presque 2 fois moins que certains de nos concurrents européens. Or, pour le bon développement de notre nation, il est plus que souhaitable de former davantage de diplômés du supérieur – et ce d'autant que si le diplôme ne conduit pas systématiquement à l'emploi, il demeure le meilleur garant d'insertion professionnelle y compris en période de crise. Les jeunes les moins qualifiés sont deux fois plus touchés par le chômage que les diplômés du supérieur et le chômage des seniors est dû en grande partie à leur très faible niveau de qualification.       <br />
       Aujourd'hui, seuls 30% de jeunes d'une classe d'âge parviennent à obtenir un baccalauréat général susceptible de conduire à l'université. Dès lors, on voit très mal comment atteindre l'objectif fixé à plusieurs reprises par l'Europe, notamment à Barcelone en 2002 : conduire, dès 2010 (...), 50% de cette même classe d'âge au niveau Licence...       <br />
              <br />
       <b>L'université doit repenser son lien avec les autres organismes de recherche</b>       <br />
       L'université est censée être le coeur du développement de la recherche, mais elle subit la concurrence de nombreux organismes tels que le CNRS. En outre, ces organismes reprochent à l'université sa mauvais gouvernance et son incapacité à avoir une politique scientifique – ce qui n'est pas faux puisque dans ce domaine, son degré d'intervention est très limité. Le système fonctionne mal, les chercheurs sont souvent insuffisamment centrés sur leur contribution à la réussite de la France (trop de considérations internes, endogènes ; pas assez de réflexion pour répondre aux objectifs de la France).        <br />
              <br />
       <b>L'université doit repenser son lien avec les grandes écoles.</b>       <br />
       Ces dernières recrutent les meilleurs étudiants et ne laissent à l'université que les moins bons en premier cycle. Se pose ainsi la question de la complémentarité / concurrence entre les deux, mais également celle de la sélection à l'entrée de l'université. En effet, l'université accueille aujourd'hui un très grand nombre d'étudiants sans opérer de tri à l'entrée, l'obtention d'un baccalauréat étant la seule condition préalable à l'inscription en première année de Licence.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Faut-il procéder à une sélection à l'entreé de l'université ?</span>       <br />
              <br />
       Vu le taux d'échec de certains bacheliers en Licence (il avoisinne les 60%), il pourrait paraître judicieux de recommander la sélection des candidats à l'université, comme le font les grandes écoles. Mais l'université EST déjà sélective : non seulement certaines filières sont ultra sélectives (médecine par exemple), mais dans les autres filières, la sélection s'opère dès la Licence : les plus mauvais étudiants ne passeront pas la barre de la Licence 1 et encore moins celle de la Licence 3. Seuls 15 à 20% des étudiants de Lience arriveront en Master et 5 à 6% en Doctorat. De plus, le fait que 2 modèles de sélection coexistent, que les grandes écoles sélectionnent dès la première année tandis qu'à l'université la sélection se fasse progressivement est une bonne chose : les deux modèles sont complémentaires. En l'état actuel des choses, le premier recrute davantage d'élèves issus de milieux favorisés orientés en classe préparatoire dès 18 ans quand le second permet un recrutement de profils plus divers sur un temps plus long. Les élites de demain ne doivent pas être toutes faites sur le même moule ni recrutées dans le même vivier.       <br />
              <br />
       <b>Le problème n'est pas la sélectivité des filières mais plutôt</b>       
       </li></ul><ul class="list"><li><b>la réorientation après un échec en Licence 1</b>       
       </li></ul><ul class="list"><li><b>l'orientation après le baccalauréat </b>       
       </li></ul><ul class="list"><li><b>l'adéquation entre baccalauréat et enseignement supérieur</b> : les enseignements dispensés dans les différentes sections du lycée sont-ils réellement adaptés aux besoins des enseignements supérieurs ?        <br />
              <br />
       Les nouveaux bacheliers doivent être informés des débouchés des filières qu'ils choisissent et des taux de réussite dans les filières. Ainsi un élève de baccalauréat professionnel s'inscrivant en première année de philosophie à l'université doit-il comprendre qu'il a autant de chances de réussir son année de Licence qu'un bachelier littéraire entrant en IUT de chimie, et ce malgré la meilleure volonté.        <br />
       Ces élèves là, s'ils persistent dans leur choix malgré leur échec probable, doivent en outre pouvoir bénéficier d'une réorientation cohérente, rapide et efficace dès le deuxième trimestre.        <br />
       Il va de soi que les baccalauréats professionnels et technologiques doivent être accueillis en priorité en BTS et en IUT, filières pour lesquelles ils sont bien préparés et qui permettent une bonne insertion professionnelle. Pour cette raison, ces filières doivent pouvoir accueillir davantage d'étudiants : les 3% de titulaires de bac professionnels qui s'inscrivent à l'université ne le font que parce qu'ils n'ont pas eu de place en BTS ou en IUT la majorité du temps...       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic"><b>       <br />
       Une université remise en ordre de marche</b></span>       <br />
              <br />
              <br />
       <span class="u">	a. Les enseignements supérieurs</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Développer les formations professionnelles de haut niveau</span>       <br />
              <br />
       <b>Il s'agit d'améliorer la qualification des étudiants et de leur permettre de se spécialiser progressivement tout en permettant une poursuite des études en Master.</b>       <br />
              <br />
       Les BTS doivent être développés et permettre aux meilleurs étudiants de poursuivre leur formation pendant un an en Licence profesionnelle. Ils bénéficieraient ainsi d'une formation plus poussée et atteindraient le niveau bac + 3  sanctionnant le niveau Licence, susceptible de mener vers un Master et reconnu au plan européen (LMD).       <br />
       Les IUT doivent continuer à être développés car ils forment bien les étudiants et les conduisent  à  l'emploi. Obtenus après 2 ans, ils doivent devenir des diplômes supérieurs de niveau Licence 3 (Licences technologiques) pour être reconnus au niveau européen.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Revitaliser le parcours Licence, Master, Doctorat : allier esprit scientifique et compétences opérationnelles.</span>       <br />
              <br />
       Actuellement, le parcours en Licence est trop monolithique, ancrant la formation des étudiants dans une unique spécialité dès la première année passée à l'université. <b>Il s'agit d'élargir les champs d'enseignement et les parcours dès la Licence</b> de sorte que les étudiants bénéficient de formations multi-disciplinaires, plus ouvertes, susceptibles de conduire à différents types de Master. Dans cette perspective, il serait bon que les universités elles-mêmes soient multi-disciplinaires, qu'elles proposent des sciences dures, sociales et humaines sur un même campus.       <br />
       Elles seraient ainsi à même d'offrir des parcours plus diversifiés aux étudiants : par exemple, la gestion, l'informatique et les humanités peuvent être complémentaires ; de même que les sciences dures et les humanités. Les étudiants devraient pouvoir bénéficier de formations moins segmentées.        <br />
              <br />
       <b>L'université d'aujourd'hui doit être capable d'allier une formation scientifique d'excellence à un haut niveau de compétences pratiques. </b>       <br />
              <br />
       Il lui faut aussi développer les compétences liées aux nouvelles technologies et l'éducation aux médias numériques : les étudiants doivent savoir effectuer une recherche ciblée, discriminer entre des types de sources, évaluer la fiabilité d'une information, mais aussi maîtriser l'informatique à usage social, c’est-à-dire savoir produire des contenus en ligne et comprendre le fonctionnement d'Internet ainsi que des outils sociaux (réseaux sociaux, blogs notamment) afin d'en avoir un usage critique dans une perspective de citoyenneté. Dans le cas particulier du doctorat, la maîtrise des nouvelles technologies et des réseaux sociaux est devenue véritablement indispensable : les chercheurs se doivent de produire des connaissances mais aussi de les diffuser en ligne.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">       <br />
       Favoriser l'insertion professionnelle des étudiants</span>       <br />
              <br />
       L'université se doit de transmettre les savoirs et notamment le patrimoine humaniste universel, base de toute réflexion philosophique, politique, artistique ou scientifique. Elle n'a pas pour objectif central ou unique de répondre aux besoins du marché et de lui fournir de la main d'oeuvre. Pour autant, elle se doit de faciliter l'entrée des étudiants sur le marché du travail et, dans cette perspective, de développer les enseignements professionnels.       <br />
       Les liens entre université et entreprise doivent être renforcés, notamment pour élargir l'offre de stage. Les stages doivent être mieux encadrés et la rémunération du stagiaire dépendre de son niveau d'étude.       <br />
       <b>Le dialogue entre université et entreprise doit être développé et consolidé afin que les deux mondes se comprennent </b>: les diplômes universitaires sont souvent illisibles pour les employeurs ; l'université doit apprendre à produire et valoriser des &quot;compétences&quot; pour être comprise par le monde de l'entreprise. Ce dernier se doit de repenser son mode de recrutement afin de diversifier les compétences des cadres qu'il recrute pour une meilleure performance d'ensemble : la simple adéquation du diplôme à l'emploi est réductrice et trop homogène.        <br />
       Par exemple, les Humanités ont leur place dans l'entreprise, qui a besoin de cadres ayant une solide culture générale, une bonne capacité d’argumentation, un esprit de synthèse ainsi que des compétences rédactionnelles et linguistiques.       <br />
              <br />
       <span class="u">	b. Gouvernance : défendre une autonomie de service public</span>       <br />
              <br />
       	L'université doit être envisagée comme un établissement autonome qui détermine sa politique en matière d'enseignement supérieur et de recherche en fonction des besoins de la nation. <b>L'autonomie est une bonne chose si elle permet un financement des politiques plus efficace (notamment grâce au budget unique) et davantage de mobilisation des équipes pédagogiques et de recherche autour de projets communs.</b>       <br />
       L'Etat et les Régions doivent veiller à l'équilibre de l'offre pédagogique et scientifique afin d'éviter que les créneaux non rentables économiquement mais profitables au développement socio-culturel de la nation ne soient délaissés.        <br />
       <span class="u">       <br />
       	c. Renforcer le lien entre recherche et enseignement supérieur</span>       <br />
              <br />
       Développer la coopération entre universités, écoles et centres de recherche, mais aussi entre champs disciplinaires. Des projets d'envergure rassemblant des enseignants et des chercheurs en sciences dures, humaines et sociales devraient voir le jour pour innover dans tel ou tel champ.       
       </li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      ------------       <br />
       (1) Cour des comptes, &quot;L'éducation nationale face à l'objectif de la réussite de tous les élèves&quot;, 12 mai 2010, synthèse, http://www.ccomptes.fr/fr/CC/documents/Syntheses/Synthese-education-nationale-face-a-objectif-reussite-eleves.pdf       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.mrc-france.org/Commission-education-2011-2012-positions-et-propositions-de-programme_a328.html</link>
  </item>

 </channel>
</rss>
