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 <title>MRC - Mouvement Républicain et Citoyen</title>
 <subtitle><![CDATA[Site officiel du MRC. Découvrez les élus, le programme, les positions, l'organisation et l'équipe du Mouvement Républicain et Citoyen. Articles, communiqués, adhésions.]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-12T10:20:54+02:00</updated>
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   <title>"Le MRC est plus qu’un parti politique"</title>
   <updated>2013-02-24T15:09:00+01:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Le-MRC-est-plus-qu-un-parti-politique_a393.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2012-12-19T18:56:00+01:00</published>
   <author><name>Jean-Pierre Chevènement</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Discours de Jean-Pierre Chevènement, Président d'honneur du Mouvement Républicain et Citoyen, lors du Congrès de Paris, dimanche 16 décembre 2012.     <div>
      Chers camarades,       <br />
              <br />
       Le MRC est plus qu’un parti politique. C’est d’abord un courant d’idées ancré dans 40 ans d’histoire politique française depuis le Congrès d’Epinay en 1971. C’est un superbe logiciel, rarement pris en défaut. Bref, c’est une boussole, indispensable à la gauche et à la France car il n’y a pas de cap pour qui ne connaît pas le port.       <br />
              <br />
              <br />
       Quelle capacité avons-nous d’influer dans la vie politique française ?       <br />
              <br />
       D’abord parler le langage de la vérité qui, par principe, est celui de l’intérêt général. Combattre la facilité, celle du mensonge triomphant qu’ânonnent ceux qui se soumettent par principe aux puissants. Être libres, être citoyens, être Français, c’est-à-dire hommes et femmes de caractère, francs comme l’est le nom de notre pays. Nous devons retrouver la « grande vue », la vue générale, qui nous permettra de sortir la France de l’ornière.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Depuis la fin du communisme et le choix fait par la Chine du marché mondial, la France et l’Europe ont perdu la rente de situation sur laquelle elles avaient vécu depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale. À la faveur de la globalisation libérale, de nouvelles puissances ont émergé, quelquefois milliardaires en hommes, qui maîtrisent la technologie, développent une croissance rapide et montrent une ambition conquérante.       <br />
              <br />
       Face à ce renversement du monde, les nations européennes, particulièrement la France, doutent d’elles-mêmes. Elles ont fait, il y a trente ans, derrière les États-Unis, le choix d’un néolibéralisme qui les vide de leur substance industrielle.       <br />
              <br />
       Il est temps de réagir, de rétablir des règles du jeu équilibrées en matière commerciale et monétaire, de remobiliser les atouts de la France. C’est possible. Il n’y a pas de raison que l’Allemagne excelle et que la France périclite. Le rapport Gallois nous dit que la cote d’alerte est atteinte. Sur la base de ce constat et des propositions du rapport Gallois, le gouvernement et François Hollande ont fait un choix stratégique clair : la reconquête de la compétitivité conditionne la réindustrialisation de la France et le retour à l’emploi.       <br />
              <br />
        Le chemin a été ouvert. Il faut s’y engager pleinement, mobiliser le pays. C’est le rôle de la gauche d’abord et, en son sein, de notre parti, le MRC, qui se veut la « boussole républicaine » de la majorité mais aussi du pays tout entier. Car c’est aussi le rôle de toutes les forces vives, de tous ceux pour lesquels le mot « patriotisme » a gardé un sens.        <br />
              <br />
       C’est ainsi que la France ira « du déclin au renouveau », selon l’expression employée jadis par le Général De Gaulle.       <br />
              <br />
       Certes il y a beaucoup à faire pour repenser l’euro d’abord mais aussi pour fonder un nouveau « pacte social », afin de réaliser cette « Alliance des productifs » qui est la clé du redressement.       <br />
              <br />
       La France est un grand pays au cœur de l’Europe. Ouverte sur le grand large et vers le monde, mais pays méditerranéen aussi, tourné vers le monde arabe et vers l’Afrique. Elle doit appuyer son renouveau sur l’essor des pays émergents : la Chine, l’Inde, la Russie, le Brésil, l’Algérie, le Maroc, l’Afrique mais aussi la Turquie et demain l’Iran quand celui-ci aura accepté le protocole additionnel de l’AIEA, en échange de la levée des sanctions.       <br />
              <br />
       Où sommes-nous dans la majorité présidentielle ?       <br />
              <br />
       Nous soutenons François Hollande et le gouvernement de Jean-Marc Ayrault. Nous ne les soutenons pas les yeux fermés. Ils connaissent nos analyses. Nous n’en faisons pas mystère. Elles s’expriment d’ailleurs rationnellement, de façon argumentée. Nous apportons une contribution précieuse à la majorité présidentielle. Nous voulons en effet sa réussite parce qu’elle est celle de la France.       <br />
              <br />
       Cinq ans nous séparent des échéances de mai 2017. Ne gâchons pas tout ce temps.       <br />
              <br />
       Rassemblons les Français sans sectarisme sur l’essentiel. Je suis persuadé que les communistes n’ont pas oublié ce que signifie le mot production et je suis convaincu aussi qu’il est des hommes et des femmes venus de l’autre rive qui peuvent comprendre ce que signifie l’intérêt national, dès lors qu’on cesse d’ânonner le bréviaire européiste et libéral.       <br />
              <br />
       Pour réorienter l’Europe, il faut rompre avec la rigidité d’une monnaie unique qui a d’emblée méconnu la spécificité et l’hétérogénéité des nations. Il faut remettre la charrue derrière les bœufs et refonder l’Europe, non dans la coercition, mais dans la politique.       <br />
              <br />
       Comme l’a dit Joschka Fischer, Madame Merkel ne peut pas prendre la responsabilité de faire apparaître l’Allemagne, pour la troisième fois en l’espace d’un siècle, comme le pays qui conduit l’Europe au naufrage. Ayons avec l’Allemagne une bonne et franche discussion. Nous lui proposons « l’union solidaire ». Mais l’Allemagne ne veut pas payer au-delà d’une certaine limite. L’Allemagne défend en principe la responsabilité des États.  Elle a raison jusqu’à un certain point. Mais si c’était le système européen, tel qu’il a été conçu, qui conduisait à des distorsions insoutenables ? N’est-il pas possible de le corriger ? de rétablir des amortisseurs tenant compte de la compétitivité relative de chaque pays ?       <br />
              <br />
       J’ai la conviction que nous pouvons être « le sel de la terre » à condition de présenter nos vues de manière positive, en nous appuyant sur la marche des événements.       <br />
              <br />
       Bien sûr, il y a des choix politiques à faire. Pour ce qui nous concerne nous n’acceptons pas le fameux grand saut fédéral qui serait aujourd’hui un saut dans le vide, dans cette Europe « post-démocratique » dont a parlé Jurgen Habermas. Un livre, récemment primé, est intitulé « Le passage à l’Europe ». Nous n’acceptons pas que ce passage soit payé du sacrifice de la France et de la fin de la démocratie.       <br />
              <br />
       J’ai un peu réfléchi sur l’avenir du MRC dans l’actuelle majorité. Souvenez-vous que nous valons par la qualité de notre logiciel. La Fondation de recherche Res Publica que j’anime par ailleurs est un précieux outil de réflexion.       <br />
              <br />
       Pour ma part, je sais que le Président d’Honneur est destiné à s’effacer. Je me réjouis de voir la troïka constituée autour de notre Président, Jean-Luc Laurent, avec nos deux autres parlementaires, également vice-présidents. Ils constituent la direction effective du Mouvement.       <br />
              <br />
       Mon rêve est celui du Tao Te King, selon Lao Tseu :       <br />
              <br />
       « Il agit sans rien faire       <br />
         Et enseigne sans rien dire       <br />
         Les choses apparaissent et il les laisse venir       <br />
         Les choses disparaissent et il les laisse partir       <br />
         Il a, mais ne possède pas       <br />
         Agit mais n’attend rien       <br />
         Son œuvre accomplie, il l’oublie       <br />
         C’est pourquoi elle dure toujours. »       <br />
              <br />
       Je vous lègue ce dernier distique. Il vous demande une rude tâche.       <br />
              <br />
       Soyez fidèles au peuple, c’est-à-dire aux simples gens,       <br />
       À la France, terre de liberté, d’où un « cavalier français – Descartes – partit un jour d’un si bon pas »,       <br />
       Liberté qui donne le caractère et non le laisser aller,       <br />
       Pays de citoyens où la République est exigence ou bien n’est pas.       <br />
              <br />
       Bon courage, chers camarades.       <br />
       Je ne m’effacerai pas tout à fait, me réservant de parler si possible à bon escient.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>"La gauche au pouvoir n'a pas le droit d'échouer"</title>
   <updated>2013-02-24T15:48:00+01:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/La-gauche-au-pouvoir-n-a-pas-le-droit-d-echouer_a389.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2012-12-17T14:38:00+01:00</published>
   <author><name>Jean-Luc Laurent</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Discours de clôture du Congrès de Paris par Jean-Luc Laurent, Président du Mouvement Républicain et Citoyen, dimanche 16 décembre 2012     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.mrc-france.org/photo/art/default/5028322-7507910.jpg?v=1355751159" alt=""La gauche au pouvoir n'a pas le droit d'échouer"" title=""La gauche au pouvoir n'a pas le droit d'échouer"" />
     </div>
     <div>
      Mes chers camarades,       <br />
              <br />
              <br />
       Jean-Pierre vient de nous donner la rude tâche d'assurer la continuité de l'exigence républicaine. Je sais que Jean-Pierre nous aidera à garder le cap et je connais votre détermination à poursuivre le chemin vers la refondation républicaine de la France. Ce sera la tâche de la nouvelle direction que vous venez d'élire et que j'animerai avec détermination, fort de votre confiance qui m'honore et m'oblige. Ce sera aussi votre tâche à vous, délégués à ce congrès, comme à l'ensemble des adhérents, aux jeunes militants que j'ai plaisir à voir nombreux ce qui permet d'envisager l'avenir de nos idées avec sérénité. Et je vous engage moi aussi à garder les yeux ouverts.       <br />
              <br />
       Je tiens à remercier les partis politiques de gauche, PS, PRG, EELV et PCF, qui ont répondu à notre invitation à ce 6ème congrès. Je tiens à remercier Harlem Désir pour son message qui témoigne de rapports d'égaux qu'il m'a dit vouloir établir avec le MRC et je me félicite que nous convergions sur un point : la création dès janvier d'un comité de liaison et de coordination des partis de la majorité.       <br />
              <br />
       Enfin merci évidemment à tous ceux qui ont permis l'organisation de ce congrès et en tout premier lieu à Béatrice Desmartin.       <br />
              <br />
       Notre parti a vingt ans, vingt ans de combats difficiles, d'espoirs, de grands espoirs et aussi de déceptions, de défaites mais aussi de victoires.        <br />
              <br />
       Nous restons tous très fiers de la campagne de 2002. Nous sommes tous très fiers du résultat du référendum de 2005, sursaut victorieux du peuple français auquel nous avons pris part. Comme tous les Français, comme tous les militants de gauche, nous avons souffert des années Sarkozy, des dix années Sarkozy. Nous sommes tous très fiers de la victoire de François Hollande qui permet à la France de tourner la page, en mauvais état, abîmée, désorientée et même déclassée  (et je ne parle pas ici du classement des agences de notation).       <br />
              <br />
       Durant ces 20 années, le MRC est resté lui-même, fidèle à ce qui a justifié sa création par Jean-Pierre Chevènement, fidélité facilitée par le constat que sur beaucoup de sujets nous avons eu raison trop tôt.       <br />
              <br />
       Nous avons gagné de nombreuses batailles politiques. La victoire n'est pas systématiquement attribuée à l'organisation politique que nous sommes mais notre sensibilité républicaine, nos convictions ont gagné du terrain.       <br />
              <br />
       Il y a vingt ans la gauche était particulièrement désorientée, au bord- souvenez-vous- d'un big bang annoncé qui n'a jamais eu lieu. La gauche s'est reconstruite avec l'expérience majoritaire de la gauche plurielle, puis la candidature de Ségolène Royal que nous avions soutenue et enfin avec la candidature victorieuse de François Hollande en 2012.        <br />
              <br />
       L'épisode majoritaire que nous vivons doit être replacé dans cette séquence pour bien le comprendre et bien en comprendre les enjeux.       <br />
              <br />
       Dans l'opposition pendant dix ans, sans leader, la gauche a évité tous les sujets difficiles. Se repliant sur les collectivités locales, soignant sa sociologie mais délaissant souvent les questions politiques. François Hollande a eu l'habileté de donner une assise majoritaire à la gauche. Et ce fut un réel tour de force, le résultat final de l'élection du 6 mai a montré qu'elle n'était absolument pas gagnée d'avance.       <br />
              <br />
       Ce tour de force nous l'avons réussi. Jean-Pierre Chevènement en avançant sa candidature pédagogique et en menant une campagne de six mois pour faire bouger les lignes. Puis en apportant son soutien, les yeux ouverts, à François Hollande.        <br />
              <br />
       Composante républicaine de la majorité, le MRC est allié par l'accord politique que nous avons conclu le 9 mars 2012 avec le Parti Socialiste. Le MRC n'est pas un rallié. Il reste lui-même et il garde les yeux ouverts.       <br />
              <br />
       Nous nous retrouvons au cœur de la majorité sans être au gouvernement. Il nous faut maintenant réussir, faire réussir la gauche pour redresser la France. La réussite de la majorité sera celle de la France.       <br />
              <br />
       Il fallait être central pour gagner l'élection présidentielle mais le redressement de la France ne peut pas être centriste, le redressement de la France ne se fera pas au centre. Le redressement de la France passe par la reconquête industrielle et la compétitivité de nos entreprises. Il passe aussi par la réorientation de la construction européenne.       <br />
              <br />
       Les dernières semaines ont été marquées par l'affaire de Florange et d'Arcelor-Mittal. De nombreux délégués en ont parlé hier. Certains ont voulu y voir la preuve d'un tournant social-libéral, d'une trahison. Certains n'ont pas de mots assez forts pour invectiver le gouvernement et le président de la République. Ceux-là traduisent sans doute leur envie de retourner sur l'Aventin et pense qu'au fond le meilleur substitut à l'anti-sarkozysme serait l'anti-hollandisme.        <br />
              <br />
       Nous avons soutenu l'option de la nationalisation qui aurait marqué une rupture profonde, difficile mais conforme à l'intérêt national car la France besoin de la sidérurgie qui n'est pas une industrie du passé mais un secteur de haute-technologie.        <br />
              <br />
       Le gouvernement a fait un choix différent de négociation, en intégrant le fait que Mittal c'était un peu plus que deux hauts-fourneaux et qu'il fallait trouver un accord préservant l'emploi et permettant d'investir sur le site en préparant l'avenir. Les batailles symboliques sont importantes mais le gouvernement se doit de tenir les deux bouts de la chaîne. Le rapport de force politique a bougé et c'est une bonne nouvelle. L'interventionnisme public fait son chemin et il faut  bien mesurer qu'Arnaud Montebourg n'est sorti ni vaincu ni humilié si l'on veut faire l'effort de regarder le tableau dans son ensemble. Il faut à présent veiller au respect de l'accord. C'est la tâche des représentants des salariés mais aussi de l'Etat.       <br />
              <br />
       La gauche républicaine c'est l'exigeance et d'abord l'exigence avec nous même de ne pas céder à la première péripétie en fuyant les responsabilités. La situation est grave, nous retrouvons un pays en triste état que cinq ans d'immobilisme chiraquien et cinq ans d'agitation sarkozyste ont enfoncé dans une crise grave dont témoigne le chômage de masse, la perte de compétitivité de nos entreprises et la désindustrialisation avec la perte de 750 000 emplois en dix ans.       <br />
              <br />
       Situation d'autant plus grave que l'Union Européenne est verrouillée en mode austérité et qu'il faudra beaucoup d'efforts au président de la République pour changer le rapport de force en Europe. L'année 2013 sera une année particulièrement difficile et paradoxalement il faut faire en sorte que les difficultés opèrent comme un crash test pour les politiques d'austérité. Il est vital que l'objectif de 3% de déficit en 2012 soit apprécié non avec souplesse mais avec réalisme, en tenant de la situation sociale de la France et des effets récessifs de l'acharnement. La France ne doit pas mourir guérie.        <br />
              <br />
       Nous avons la volonté que la majorité s'occupe de l'essentiel : l'emploi, le redressement de la France qui appelle des réformes sociales et fiscales plutôt que des réformes sociétales qui renforcent le trouble et l'inquiétude des citoyens.        <br />
              <br />
       Etre partie prenante de la majorité, c'est rester libre dans notre expression pour soutenir, alerter, conseiller mais aussi...critiquer. C'est ainsi que nous soutenons le Pacte de Compétitivité et que nous souhaitons que le seuil d'accès dans les conseils d'administration des représentants de salariés soit abaissé pour mettre en place un véritable dialogue social et une alliance des productifs.       <br />
              <br />
       Nous nous reconnaissons dans le Pacte de Compétitivité qui va prendre forme dans les prochaines semaines et qui ne s'arrêtent pas au crédit d'impôt. La gauche a fait le choix de la production et c'est aussi une victoire pour nos idées. Souvenez-vous en 2010, l'avenir de la gauche et du pays semblait non dans une transition mais dans une Conversion écologique. Quel changement !        <br />
              <br />
       Croissance, investissement, production, industrie ne sont plus des mots tabous ou pire encore des mots du passé, des concepts ringards. C'est le cap que nous montrons depuis des années. Même en matière de politique commerciale, les temps changent. Les Français ne doivent plus aller à Bruxelles pour recevoir des diplômes de libéralisme et d'ouverture mais ils doivent y aller pour plaider la cause de l'industrie européenne, de la base productive européenne et la fin de la naïveté. Le protectionnisme européen, le protectionnisme intelligent, celui du mieux disant, celui de l'accès qualifié au marché est à construire.       <br />
              <br />
       Sur chacun de ces sujets règne une part de confusion à gauche, parce qu'aucune clarification n'a été faite pendant les années d'opposition. Ni organisationnelle ni programmatique. C'est regrettable car cela permettrait un exercice du pouvoir plus lisible, plus compréhensible pour les citoyens. C'est au contraire le rapport de force et l'intimidation qui rythme des débats dans lesquels nous devons faire valoir la force de nos idées et notre constance.       <br />
              <br />
       Notre constance c'est la République  et nous devons être la boussole républicaine de la gauche. Certains pensent parfois que la République est une évidence, l'air que nous respirons tous. Mais pas du tout. La République n'est pas du tout une évidence, elle est une exigence.        <br />
              <br />
       Et d'abord de prendre au sérieux ses principes et les traduire en actes. Ni l'ensemble du monde politique, ni l'ensemble de la gauche ne sont uniformément républicains. La souveraineté populaire n'est pas une évidence.        <br />
              <br />
       Les tentations sont nombreuses pour la gauche : tentation diversitaire plutôt que l'universalisme,  la tentation oligarchique plutôt que la souveraineté, la fuite en avant fédérale à l'extérieur, la décentralisation irraisonnée à l'intérieur plutôt que l'unité et la solidarité nationale, les arrangements contre l'exigence, les accommodements contre la laïcité.        <br />
              <br />
       Notre singularité, notre raison d'être c'est de faire vivre la flamme de la République dans une époque qui semble souvent en refuser la discipline et l'exigence.        <br />
              <br />
       Oui, nous sommes les héritiers des jacobins. Nous croyons à la volonté générale et au volontarisme public. Oui, nous sommes les jacobins qui croyons en l'universalité du genre humain et qui voyons le citoyen là où d'autres voient une couleur de peau, une religion, une orientation sexuelle. Oui, nous sommes les jacobins rétifs à l'Empire européen et à l'évaporation démocratique. Oui, nous sommes les jacobins qui ne voyons pas la France comme un empilement de fiefs et de territoires mais comme une collectivité unique en marche qui n'a pas besoin d'être uniforme mais qui refuse les séparatismes.       <br />
              <br />
       Voilà nos idées et nos convictions. Voilà notre constance. Et dans le champ de bataille qu'est la gauche au pouvoir nous ne pouvons pas nous contenter de subir un rapport de force qui en apparence ne nous est pas favorable.        <br />
              <br />
       Il nous faut nous renforcer et préparer les prochaines échéances. C'est notre tâche de 2013. Faire l'impasse comme nous l'avons fait en 2004 puis en 2009 nous est interdit. Il nous faut nous asseoir sur le grand mépris que nous inspire le Parlement Européen et entrer dans la bataille.       <br />
              <br />
       L'Union européenne est à la croisée des chemins, le saut en avant fédéral a été repoussé lors du Conseil Européen de Bruxelles mais le débat reviendra.        <br />
              <br />
       Les citoyens savent ce que nous ne voulons pas, ils ne savent pas toujours ce que nous voulons. Le savons nous-même ? N'avons-nous pas besoin d'y travailler encore, de préciser nos orientations et nos propositions au regarde de la crise qui perdure et dont il faudra bien sortir autrement que par la fuite en avant dans le fédéralisme, c'est à dire la perte de toute souveraineté, que propose les européistes. Invitons nos concitoyens à voir la réalité en face : avec l'austérité et les plans imposés, ce sont les nations et les peuples qui sont mis en tensions. Les apprentis-sorciers ne sont pas les souverainistes mais bien les bruxellois.        <br />
              <br />
       C'est pourquoi je propose de tenir une convention sur la question européenne, un exercice avec lequel il nous faut renouer. Cette convention devra être précédée de conventions locales ouvertes. Ouvertes aux autres partis de gauche, aux associations, au monde du travail, aux entrepreneurs, à ceux qui réfléchissent à l'avenir de l'Europe, tous ceux qui se sont passionnés pour le débat de 2005, à tous ceux qui veulent sortitr la France de l'ornière et de l'Europe du déclin. Nous pratiquerons l'introspection en public car il nous faut construire les bases d'une liste aux prochaines élections européennes.       <br />
              <br />
       Vous le savez en 2014 auront lieux des élections municipales qui restent le scrutin le plus populaire après la présidentielle, le plus vivant. Localement aussi 2014 se prépare maintenant.        <br />
              <br />
       Le parti et la fédération des élus devront être attentifs au texte sur la décentralisation qui viendra au Parlement en début d'année et qui sera lui aussi un champs de discussion, voire de bataille, entre les gauches, à un moment où la majorité bénéficie collectivement d'une forme d'hégémonie locale qui exacerbe les conflits de pouvoir. Plusieurs séminaires de préparation des élections municipales seront organisés au cours de l'année 2013 pour permettre de former nos militants, partager les expériences, réfléchir à des propositions qui fasse vivre la République partout et d'abord au coin de la rue.       <br />
              <br />
              <br />
       Mes chers camarades, la gauche au pouvoir n'a pas le droit d'échouer. Le spectacle de la droite ne doit pas nous réjouir ni nous faire rire. Car au-delà de la querelle des roitelets, la recomposition de la droite est par bien des aspects inquiétantes. On aurait pu espérer que la campagne de Nicolas Sarkozy renvoie Patrick Buisson à ses mauvais livres d'histoires, son histoire libidineuse de la Seconde Guerre mondiale. Il n'en est rien. La droite est idéologiquement en triste état : incapable de penser le monde tel qu'il fonctionne et tel qui maltraite les classes populaires.        <br />
              <br />
       La droite m'inquiète et le Front National, cent fois annoncé mort au cours des trente ans dernières années est déterminé. Plus déterminé avec Mme Le Pen qu'avec son père. En musclant son discours économique et social, elle réussit un tour de passe-passe qui ne doit tromper personne. Le Front National, ça n'est pas la République, c'est l'anti-République. Quand la politique semble devenir un spectacle, une émission de téléréalité dont les responsables seraient les personnages, ne perdons pas le sens des responsabilités et le sens du tragique en histoire. Sortir la France de l'impasse, c'est aussi lui éviter le trou et les dérives !       <br />
              <br />
       C'est notre responsabilité. La gauche doit regarder loin devant et ne pas avoir le nez dans le guidon. L'horizon ce doit être la République, la République partout, à l'Ecole, au boulot, dans la rue. C'est notre devoir de faire vivre l'exigence républicaine.       <br />
              <br />
       Nous le devons à Jean-Pierre Chevènement qui nous a montré le chemin et donné un logiciel de qualité au MRC. Nous sommes plus qu'un parti politique comme vient de nous le dire Jean-Pierre ? Le MRC, c'est une boussole républicaine pour la gauche et pour la France. Nous savons le cap à tenir et nous connaissons le port, pour que vivent la République et la France.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.mrc-france.org/La-gauche-au-pouvoir-n-a-pas-le-droit-d-echouer_a389.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Jean-Luc Laurent réélu à la tête du Mouvement républicain et citoyen (MRC)</title>
   <updated>2012-12-16T14:43:00+01:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Jean-Luc-Laurent-reelu-a-la-tete-du-Mouvement-republicain-et-citoyen-MRC_a387.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <photo:imgsrc>https://www.mrc-france.org/photo/art/imagette/5025566-7503604.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-12-16T14:37:00+01:00</published>
   <author><name>MRC</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dépêche AFP, dimanche 16 décembre 2012, 14h20     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.mrc-france.org/photo/art/default/5025566-7503604.jpg?v=1355665331" alt="Jean-Luc Laurent réélu à la tête du Mouvement républicain et citoyen (MRC)" title="Jean-Luc Laurent réélu à la tête du Mouvement républicain et citoyen (MRC)" />
     </div>
     <div>
      Jean-Luc Laurent a été réélu dimanche à la tête du Mouvement républicain et citoyen (MRC) de Jean-Pierre Chevènement lors du sixième congrès du parti qui se tenait à Paris.       <br />
              <br />
       Jean-Luc Laurent, 55 ans, député du Val-de-Marne et maire du Kremlin-Bicêtre, a succédé à la tête du MRC à Jean-Pierre Chevènement en 2010. Il est vice-président du groupe socialiste, républicain et citoyen à l'Assemblée nationale et membre de la commission des affaires économiques.       <br />
              <br />
       Lors de ce congrès, les 306 délégués présents ont également élu un nouveau secrétariat national, a indiqué le MRC dans un communiqué. Une motion d'orientation a été adoptée à l'unanimité.       <br />
              <br />
       Au cours de son discours de clôture, M. Laurent a insisté sur le rôle du MRC au sein de la majorité, le définissant comme un &quot;allié&quot; et non un &quot;rallié&quot;.       <br />
              <br />
       &quot;Être partie prenante de la majorité, c'est rester libre dans notre expression pour soutenir, alerter, conseiller mais aussi critiquer&quot;, a-t-il déclaré.       <br />
              <br />
       &quot;Il nous faut réussir, faire réussir la gauche pour redresser la France (...) la gauche au pouvoir n'a pas le droit d'échouer&quot;, a-t-il ajouté.       <br />
              <br />
       Sur les questions industrielles et en particulier celle du site de Florange, M. Laurent s'est dit satisfait que &quot;le rapport de force politique (ait) bougé&quot;. &quot;L'interventionnisme public fait son chemin et il faut bien mesurer qu'Arnaud Montebourg n'est sorti ni vaincu ni humilié si l'on veut faire l'effort de regarder le tableau dans son ensemble&quot;, a-t-il souligné.       <br />
              <br />
       Concernant les questions sociétales, le président du MRC a dit à l'AFP qu'&quot;il faut plutôt des réformes sociales et fiscales que des réformes sociétales qui brouillent&quot;.       <br />
              <br />
       Il a également annoncé la création en 2013 d'une convention sur la question européenne, &quot;ouverte aux autres partis de gauche, aux associations, au monde du travail, aux entrepreneurs, à ceux qui réfléchissent à l'avenir de l'Europe&quot; dans le but de préparer les élections de 2014.       <br />
              <br />
       Jean-Pierre Chevènement, en tant que président d'honneur, a estimé que &quot;le MRC est plus qu'un parti politique&quot;.       <br />
              <br />
       C'&quot;est un superbe logiciel, rarement pris en défaut. Bref, c'est une boussole indispensable à la gauche et à la France car il n'y a pas de cap pour qui ne connaît pas le port&quot;, a déclaré le sénateur du Territoire de Belfort.       <br />
              <br />
       &quot;Nous soutenons François Hollande et le gouvernement de Jean-Marc Ayrault. Nous ne les soutenons pas les yeux fermés&quot;, a-t-il dit.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.mrc-france.org/Jean-Luc-Laurent-reelu-a-la-tete-du-Mouvement-republicain-et-citoyen-MRC_a387.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Le MRC partage l’objectif de redressement de la France et entend être la boussole républicaine de la majorité"</title>
   <updated>2013-02-24T15:49:00+01:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Le-MRC-partage-l-objectif-de-redressement-de-la-France-et-entend-etre-la-boussole-republicaine-de-la-majorite_a386.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2012-12-15T11:30:00+01:00</published>
   <author><name>Jean-Luc Laurent</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Entretien de Jean-Luc Laurent, président du Mouvement Républicain et Citoyen, au site Atlantico, samedi 15 décembre 2012. Propos recueillis par Jean-Benoît Raynaud     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.mrc-france.org/photo/art/default/5023973-7501168.jpg?v=1355567913" alt=""Le MRC partage l’objectif de redressement de la France et entend être la boussole républicaine de la majorité"" title=""Le MRC partage l’objectif de redressement de la France et entend être la boussole républicaine de la majorité"" />
     </div>
     <div>
      <b>Atlantico : Ce samedi et dimanche le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) tiendra son congrès. Quels sont les enjeux de ce congrès ?</b>       <br />
       <b>Jean-Luc Laurent </b>: Ce congrès suit l’élection présidentielle où nous avons fait le choix de soutenir François Hollande dès le premier tour et participer à la majorité présidentielle avec nos trois députés et notre sénateur, Jean-Pierre Chevènement. Le MRC partage l’objectif de redressement de la France et il entend être la boussole républicaine de la majorité. On ne peut pas dire que dans l’opposition, la gauche se soit bien préparée à l’exercice du pouvoir et aux responsabilités historiques qu’elle doit prendre à bras le corps pour sortir la France de l’impasse. Dans les débats à venir, nous défendrons nos idées interventionnistes, jacobines et souverainistes.       <br />
              <br />
       <b>On vous sait en désaccord avec le gouvernement sur des sujets de société comme le droit de vote des étrangers et le mariage homosexuel. Allez-vous vous opposer plus ouvertement au gouvernement sur ces sujets-là ?</b>       <br />
       Le droit de vote des étrangers n’est pas à proprement parler une question de société mais une mesure qu'une partie de la gauche a fétichisée pour l’avoir trop longtemps promise. La gauche des centres-villes y voue un attachement irraisonné. Au MRC, nous défendons la citoyenneté de plein exercice : la République doit fabriquer des Français. Le seul vote aux élections locales est une mesure de sous-citoyenneté. Cela pourrait avoir du sens dans un Etat fédéral ou dans un pays où l’accès à la nationalité est difficile. Fort heureusement, la France est un Etat unitaire et l'accès à la citoyenneté repose ici sur le droit du sol. C’est donc une erreur de saucissonner la citoyenneté.       <br />
              <br />
       Quand demain la droite reviendra au pouvoir – le plus tard possible-- nous risquons d'avoir affaibli la machine à fabriquer des Français. Nous aurons également légitimé ce que Claude Guéant a réussi à faire à la toute fin du quinquennat de Nicolas Sarkozy: réduire le nombre de naturalisations. La perspective politique pour un étranger vivant durablement en France doit être la citoyenneté et la nationalité.       <br />
              <br />
       <b>François Hollande n’a pas tenu ses engagements concernant le traité budgétaire européen et n’a pas tenu compte de la proposition de nationalisation d’Arnaud Montebourg, qui correspond à vos convictions. Dans ce contexte, pensez-vous toujours avoir une influence sur le gouvernement ? Le MRC a-t-il toujours vraiment sa place dans la majorité ?</b>       <br />
       Sur Florange, il faut être lucide et conséquent. La nationalisation des seuls hauts-fourneaux était dérisoire. Celle du site complet (hauts-fourneaux et usine) était complexe à mener du point de vue industriel. La seule nationalisation qui avait du sens était celle de toutes les activités d’ArcelorMittal en France. Le gouvernement a fait un choix moins ambitieux mais il n’a été ni passif ni résigné. C’est un mauvais procès qu’on fait à Jean-Marc Ayrault. Désormais, dans les batailles politiques futures, l’idée de nationalisation n’est plus taboue. Nos idées progressent.       <br />
              <br />
       Sur le traité européen, le président de la République s’emploie à réorienter la construction européenne et il a notre soutien. Toutefois il n’a pas pu obtenir de l’Allemagne la renégociation du traité TSCG et nous avons logiquement voté contre la ratification. L’année 2013 sera capitale : la logique d’austérité imposée par Merkel et Sarkozy va plonger l’Europe dans la récession et plusieurs élections importantes vont redistribuer les cartes politiques. Dans cette conjoncture difficile, nous voulons que François Hollande se montre plus &quot;révolutionnaire&quot; pour reprendre un mot d’Emmanuel Todd.       <br />
              <br />
       <b>Le MRC a toujours défendu une ligne idéologique d'indépendance, notamment à travers la figure emblématique qu’est Jean-Pierre Chevènement.  Systématiquement, le parti se rallie à la gauche à chaque élection présidentielle. Très souvent, cette dernière finit par trahir les engagements et les accords pris avec vous. Finalement, ne regrettez-vous pas votre stratégie d’alliance ?</b>       <br />
       Notre camp, c’est la gauche. En 2002, nous avons considéré qu’il fallait construire une candidature de rassemblement qui, sur certains grands sujets, dépasse le clivage traditionnel gauche-droite parce que sur la question européenne en particulier, la droite et la gauche menaient alors la même politique libérale. Jean-Pierre Chevènement a fait alors une campagne sur une base claire. Nous ne regrettons rien car sur bien des sujets, comme la monnaie unique, nous avons eu raison trop tôt. Mais on échappe difficilement au clivage gauche-droite. Même quand les Français se disent très sceptiques...une fois dans l’isoloir ils y reviennent.       <br />
              <br />
       Depuis 20 ans, le Mouvement Républicain et Citoyen s’inscrit naturellement à gauche . Nous dialoguons donc avec l’ensemble de la gauche : socialistes, communistes, radicaux et même, ça n’est pas le plus facile, avec les écologistes. Après avoir soutenu les yeux ouverts François Hollande, nous voulons l’aider à réussir car il s’agit de redresser la France.       <br />
              <br />
       <b>La tendance souverainiste, défendue par le MRC, est aujourd’hui défendue par d’autres partis comme le Front national ou Debout la république et des courants représentés par des personnalités comme Arnaud Montebourg au PS, Henri Guaino à l’UMP. Pourquoi n’envisagez-vous pas une alliance souverainiste plus large, sous la bannière d’un candidat unique ?</b>       <br />
       Le Front national est l’adversaire de tous les démocrates et de tous les républicains.  Le Front national de Marine Le Pen n’est pas l’héritier intellectuel et politique du souverainisme des années 1990. C’est une imposture. Car le Front national ne cherche pas à sortir la France de la crise ; cette crise étant le terreau sur lequel il prospère.          <br />
              <br />
       Henri Guaino a noué une alliance personnelle avec Nicolas Sarkozy dont il a été le parolier. C’est une personne sincère et entière mais il s’est complètement fourvoyé auprès d’un mauvais maître qui a totalement aligné la France sur l’Allemagne au niveau européen, gouverné le nez sur le triple A et abîmé la fonction présidentielle. Drôle de souverainisme...       <br />
              <br />
       Arnaud Montebourg a conduit une campagne courageuse et intéressante pendant la primaire socialiste. Il a su donner un contenu à ce ministère de l’Industrie new look (et je ne pense pas seulement à la marinière). Il a un rôle important à jouer pour l’avenir de la gauche...le Mouvement Républicain et Citoyen également. Les alliances ne nous obsèdent pas, ce qui compte ce sont les idées. Nous entendons bien faire cavalier seul aux élections européennes pour porter notre conception d’une Europe indépendante reposant sur les nations qui demeurent le cadre vivant de la démocratie. Et si lundi, Arnaud Montebourg souhaite adhérer au MRC, nous l’accueillerons chaleureusement : il est le bienvenu ! Il serait une très bonne tête de liste MRC pour l'élection européenne de 2014.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Propos recueillis par Jean-Benoît Raynaud</span>       <br />
              <br />
       Source : <a class="link" href="http://www.atlantico.fr/decryptage/congres-mouvement-republicain-et-citoyen-que-reste-t-idees-jean-pierre-chevenement-jean-luc-laurent-578356.html?page=0,0">Atlantico</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.mrc-france.org/Le-MRC-partage-l-objectif-de-redressement-de-la-France-et-entend-etre-la-boussole-republicaine-de-la-majorite_a386.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Il faut faire retour à la patrie"</title>
   <updated>2013-02-24T15:49:00+01:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Il-faut-faire-retour-a-la-patrie_a385.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2012-12-14T17:28:00+01:00</published>
   <author><name>Jean-Luc Laurent</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jean-Luc Laurent, Président du Mouvement Républicain et Citoyen, était l'invité du talk Orange-Le Figaro, vendredi 14 décembre 2012. Voici la vidéo.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.mrc-france.org/v/b70057e5b0bb15f1e5f8784d4847741bafa52110" width="608" height="372">
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.mrc-france.org/Il-faut-faire-retour-a-la-patrie_a385.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Le MRC, qui se veut "une boussole républicaine", en congrès ce week-end</title>
   <updated>2012-12-13T10:25:00+01:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Le-MRC-qui-se-veut-une-boussole-republicaine--en-congres-ce-week-end_a384.html</id>
   <category term="Actualités" />
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   <published>2012-12-13T10:05:00+01:00</published>
   <author><name>MRC</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dépêche AFP, jeudi 13 décembre 2012, 6h54.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.mrc-france.org/photo/art/default/5017770-7492207.jpg?v=1355390664" alt="Le MRC, qui se veut "une boussole républicaine", en congrès ce week-end" title="Le MRC, qui se veut "une boussole républicaine", en congrès ce week-end" />
     </div>
     <div>
      Le Mouvement républicain et citoyen (MRC) de Jean-Pierre Chevènement, formation qui fêtera en janvier ses 20 ans, tiendra samedi et dimanche son congrès national, à Paris, avec pour ambition de s'affirmer comme une &quot;boussole&quot; républicaine pour la gauche et la France.       <br />
              <br />
       &quot;Le MRC se conçoit comme une boussole pour la gauche et pour la France&quot;, a expliqué Jean-Luc Laurent, le président du parti, lors d'une conférence de presse en présence de Jean-Pierre Chevènement, le président d'honneur.       <br />
              <br />
       &quot;Nous ne sommes pas au gouvernement, nous sommes dans la majorité, nous sommes des alliés, pas des ralliés&quot;, a-t-il ajouté précisant que le MRC &quot;garde sa liberté de vote&quot;.       <br />
              <br />
       Une &quot;liberté de vote&quot; qui s'est exprimée lors des discussions sur le traité budgétaire européen. Les trois députés MRC, Jean-Luc Laurent (Val-de-Marne), Marie-Françoise Bechtel (Aisne) et Christian Hutin (Nord), apparentés au groupe SRC (socialiste, républicain et citoyen), n'ont pas voté sa ratification.       <br />
              <br />
       M. Chevènement avait indiqué que son parti soutiendrait le président François Hollande et son gouvernement &quot;en votant le budget&quot; 2013, mais que ses parlementaires n'approuveraient pas le traité budgétaire européen.       <br />
       &quot;Personne ne peut nous enlever le mérite de la continuité&quot;, a souligné le sénateur du Territoire de Belfort rappelant avoir déjà voté contre le traité de Maastricht, en 1992.       <br />
              <br />
       Toujours très critique vis-à-vis de l'euro, &quot;une monnaie qui n'a pas été pensée&quot;, Jean-Pierre Chevènement estime qu'il faut &quot;aujourd'hui redresser le pays, réorienter l'Europe&quot;.       <br />
              <br />
       &quot;Nous soutenons François Hollande les yeux ouverts&quot;, a de nouveau rappelé mercredi l'ancien ministre âgé de 73 ans, qui qualifie le MRC de &quot;logiciel politique&quot;.       <br />
              <br />
       &quot;Cela signifie que, les yeux ouverts, nous travaillons dans la majorité à sa réussite&quot;, explique la motion d'orientation qui sera présentée lors du congrès. &quot;Nous savons que la réussite ou non du quinquennat passera par des changements que nous devons faire émerger en pesant dans le débat public&quot;, est-il ajouté.       <br />
              <br />
       &quot;Nous devons apprécier précisément les possibilités et les limites d'un mouvement comme le nôtre&quot;, précise la motion. &quot;Notre rôle ne consiste pas à réciter un bréviaire républicain mais de faire avancer par la pertinence de nos analyses la conscience de la gauche et du pays tout entier&quot;, est-il souligné.       <br />
              <br />
       &quot;Il faut redonner à l'économie française sa compétitivité pour réindustrialiser le pays, c'est un axe long, difficile mais nous appelons à une mobilisation&quot;, a déclaré Jean-Pierre Chevènement, pour qui l'industrie reste la base de &quot;notre richesse collective&quot;.       <br />
              <br />
       &quot;La France a toujours eu un rôle d'impulsion, elle doit le garder&quot;, a-t-il ajouté en soulignant que le MRC &quot;assume la politique fiscale du gouvernement qui fait fuir les nouveaux émigrés de Coblence, les vichystes d'aujourd'hui&quot;.       <br />
              <br />
       Outre le débat et le vote sur la motion d'orientation, le MRC élira aussi dimanche son président et son secrétariat national.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.mrc-france.org/Le-MRC-qui-se-veut-une-boussole-republicaine--en-congres-ce-week-end_a384.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"On parle de Florange, mais il y a des petits Florange dans toute la France"</title>
   <updated>2013-02-24T14:15:00+01:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/On-parle-de-Florange-mais-il-y-a-des-petits-Florange-dans-toute-la-France_a390.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2012-12-12T16:22:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Marie-Françoise Bechtel, vice-présidente du MRC et députée de l'Aisne, était l'invitée de "La semaine de l'éco" sur France 24, vendredi 7 décembre 2012, pour débattre avec Philippe Dessertine, économiste, Guillaume Duval, rédacteur en chef d'Alternatives économiques et Michel Meunier, entrepreneur. Voici la vidéo (en 2 parties)     <div><b>1ere partie</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.mrc-france.org/v/475a003e5a75fb04fd96433f172843a77f309dd3" width="608" height="372">
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     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>2e partie</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.mrc-france.org/v/a80bf1d2f0439bdd906a7c7d6ff9946435466f22" width="608" height="372">
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     </div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.mrc-france.org/On-parle-de-Florange-mais-il-y-a-des-petits-Florange-dans-toute-la-France_a390.html" />
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   <title>Quelles aides publiques aux territoires sinistrés ?</title>
   <updated>2013-02-24T14:16:00+01:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Quelles-aides-publiques-aux-territoires-sinistres_a382.html</id>
   <category term="Actualités" />
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   <published>2012-12-07T11:26:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Vidéo et résumé de la question de Marie-Françoise Bechtel, Députée de l'Aisne, au Ministre Arnaud Montebourg lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, mercredi 5 décembre.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      Lors de la session de questions au gouvernement du 5 décembre, Marie- Françoise Bechtel s’est adressée au Ministre Arnaud Montebourg au sujet des problèmes que rencontrent deux entreprises de l’Aisne, Focast (fonderie de fonte) et Baxi (spécialiste des chaudières), liquidées ou en voie de l’être.        <br />
              <br />
       Elle a en particulier demandé au Ministre si des zones comme le Soissonnais, qui ont perdu 40% de leur activité économique en 10 ans, pourraient bénéficier d’aides publiques.        <br />
              <br />
       Conscient des difficultés que rencontrent certains territoires sinistrés, le Ministre a fait savoir que la carte des aides à finalité régionale serait redéfinie conjointement avec la Ministre de l’égalité des territoires et du logement, Cécile Duflot, afin que les régions les plus touchées par la crise soient privilégiées et reçoivent le soutien de la nation.        <br />
              <br />
       Un comité interministériel placé sous l'égide de la Ministre de l'égalité des territoires et du Premier ministre se tiendra début 2013.        <br />
       <a class="link" href="http://www.assemblee-nationale.fr/14/cri/2012-2013/20130086.asp#P188_31990">       <br />
       Lire l'intégralité de la question sur le blog d’MF Bechtel</a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.mrc-france.org/Quelles-aides-publiques-aux-territoires-sinistres_a382.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Gouvernement / Mittal: l’État peut</title>
   <updated>2013-02-24T15:50:00+01:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Gouvernement-Mittal-l-Etat-peut_a379.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2012-12-01T18:07:00+01:00</published>
   <author><name>Jean-Luc Laurent</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Communiqué de presse de Jean-Luc Laurent, président du Mouvement Républicain et Citoyen, député du Val-de-Marne, samedi 1er décembre 2012.     <div>
      Le Premier ministre a annoncé le résultat de la négociation entre l'Etat et l'entreprise Arcelor-Mittal: 150 millions d'investissements, pas de plan social et un projet de conversion des hauts-fourneaux sous pilotage public       <br />
              <br />
       Les salariés et leurs syndicats restent très prudents, et ont raison de l'être, face à une entreprise déloyale et des pouvoirs publics qui n'ont pas été à la hauteur dans le passé.       <br />
              <br />
       Une discussion doit être rapidement ouverte avec les représentants syndicaux des salariés sur les résultats de cette négociation.        <br />
       Avec l'action de Jean-Marc Ayrault, d’Arnaud Montebourg et l'intervention du Président de la République cette semaine, la gauche a prouvé que l'Etat pouvait, à condition de le vouloir. La fermeté paie et permet de défendre un bassin d'emploi, une région industrielle et l'intérêt national.       <br />
              <br />
       Puisque la nationalisation, que le MRC a soutenu, est écartée en raison des engagements pris pour Florange et des garanties pour les autres sites (Dunkerque et Fos), l'Etat doit conserver la possibilité de nationaliser si ces engagements devaient connaître le sort de ceux pris par le passé pour le site de Gandrange.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.mrc-france.org/Gouvernement-Mittal-l-Etat-peut_a379.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Florange: si Mittal ne prend pas ses responsabilités, ce sera à l'État de le faire</title>
   <updated>2013-02-24T15:50:00+01:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Florange-si-Mittal-ne-prend-pas-ses-responsabilites-ce-sera-a-l-Etat-de-le-faire_a375.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2012-11-28T10:00:00+01:00</published>
   <author><name>Jean-Luc Laurent</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Communiqué de presse de Jean-Luc Laurent, président du Mouvement Républicain et Citoyen, mercredi 28 novembre 2012     <div>
      François Hollande recevait hier soir à l’Élysée Lakshmi Mittal, PDG d'ArcelorMittal pour évoquer l'avenir de Florange. Le Président de la République a demandé la poursuite des discussions entre l'Etat et l'entreprise jusqu'à samedi.        <br />
              <br />
       Si la porte ne doit pas être fermée à la négociation, un discours de fermeté s'impose.       <br />
              <br />
       Le comportement d'obstruction d'ArcelorMittal à la reprise du site de Florange est proprement inacceptable et met en péril le tissu industriel d'une région clé pour notre pays.       <br />
               <br />
       Arnaud Montebourg a eu raison d'évoquer l'hypothèse d'une « prise de contrôle public temporaire » : si le groupe Mittal ne prend pas ses responsabilités, ce sera à l’État de le faire au nom de la préservation des intérêts nationaux en matière économique.       <br />
              <br />
       A la politique financière à courte-vue du groupe Mittal, il faut opposer l'impératif de sauvegarde de nos emplois et de notre base industrielle       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.mrc-france.org/Florange-si-Mittal-ne-prend-pas-ses-responsabilites-ce-sera-a-l-Etat-de-le-faire_a375.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Le Premier Ministre jette les bases d’une politique industrielle: désormais le redressement productif est plus qu’un slogan habile</title>
   <updated>2013-02-24T16:03:00+01:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Le-Premier-Ministre-jette-les-bases-d-une-politique-industrielle-desormais-le-redressement-productif-est-plus-qu-un_a367.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2012-11-06T17:23:00+01:00</published>
   <author><name>Jean-Luc Laurent</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Communiqué de Jean-Luc Laurent, Président du Mouvement Républicain et Citoyen, député du Val-de-Marne, mardi 6 novembre 2012     <div>
      Le Premier Ministre a rendu public aujourd’hui le Pacte National pour la Croissance, la Compétitivité et l’Emploi. Après les mesures de redressement et de justice, le Gouvernement dessine ainsi une voie pour le redressement productif du pays.        <br />
              <br />
       La France a un avenir industriel si notre pays s’en donne les moyens. Après des années de déclin marquées par la perte de compétitivité, les destructions d’emplois et d’activités industrielles, la prise en compte des propositions du rapport de Louis Gallois marque une rupture majeure que soutiennent les républicains, attachés à l'avenir et à la souveraineté de la France.       <br />
              <br />
       Dans un cadre européen contraint par la monnaie unique qui rend impossible la dévaluation, les mesures proposées par le gouvernement, dont le crédit d’impôt pour les entreprises de 20M€, sont utiles à court terme.        <br />
              <br />
       A moyen et long termes, la conduite d’une véritable politique industrielle autour de l’innovation, de l’investissement et de la formation est indispensable pour sortir la France de l’impasse. C’est donc l’ensemble du rapport Gallois qui devra être mis en œuvre.        <br />
              <br />
       -------------       <br />
       <a class="link" href="http://www.chevenement.fr/Le-choix-du-salut-public_a1443.html">Lire le communiqué de Jean-Pierre Chevènement sur le rapport Gallois</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.mrc-france.org/Le-Premier-Ministre-jette-les-bases-d-une-politique-industrielle-desormais-le-redressement-productif-est-plus-qu-un_a367.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Du mythe de la compétitivité à la sortie de l'euro dans l'euro</title>
   <updated>2013-02-24T14:38:00+01:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Du-mythe-de-la-competitivite-a-la-sortie-de-l-euro-dans-l-euro_a351.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2012-09-20T09:07:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Moschetto</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Intervention de Bruno Moschetto, délégué national du MRC aux questions économiques internationales et professeur d’économie à HEC, lors de la table ronde "Quelle politique industrielle et fiscale pour renouer avec la croissance?" tenue à l'Université d'été de Belfort, samedi 15 septembre 2012.     <div>
      Tel pourrait être – mes chers camarades – mes chers compagnons – le fil d’Ariane  des réflexions que je souhaiterais développer devant vous. Tout d’abord celles-ci passent par une analyse de la réelle compétitivité à l’irréelle croissance. Premier point de mon intervention. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Du mythe de la compétitivité</b></div>
     <div>
      Dans notre environnement européen contemporain  le concept de compétitivité n’est-il pas fondamentalement paradoxal ? La compétitivité qu’est-ce-à dire ? S’agit des ou de la compétitivité ?        <br />
              <br />
       Les compétitivités peuvent être sectorielles . Ainsi elles peuvent concerner le secteur agricole, le secteur  automobile, le secteur aéronautique, le secteur hôtelier, le secteur financier. . Issues de la productivité c’est-à-dire du rapport entre la production et les moyens mis en œuvre pour l’obtenir, les compétitivités  se mesurent en prix, c’est-à-dire de nos jours en monnaie. Ce grand commensurable selon la formule d’Aristote dans l’Ethique à Nicomaque. Dans un pays déterminé, les taux de compétitivité sectorielles peuvent se compenser et permettre dans les échanges internationaux de bénéficier d’avantages dits comparatifs en fait  compétitifs. Où chacun s’enrichit de ses mutuelles différences. Le fait par  exemple que la première de nos grandes  écoles de commerce  caracole en tête depuis plus d’une décennie dans le classement du Financial Time des business school européennes est un témoignage éclatant d’une compétitivité sectorielle.       <br />
              <br />
       Mais la somme des  compétitivités forme un bloc de compétence et elle devient par là globale .  Celle là tient compte du prix des produits marchands  que ce soient des actifs corporels ou non corporels,  c’est-à-dire le prix des biens et des  services qui dans le combat économique extérieur se réduit au   solde de la balance des transactions courantes, alors que seul le déficit de la balance commerciale stigmatise , à tort, les faiblesses compétitives d’une nation.        <br />
              <br />
       D’ailleurs dans la compétitivité globale,  il y  a celle issue des produits marchands et celle issue des produits non marchands  tels que la protection sociale , les services publics, et plus généralement l’art de vivre. Tout ceci résulte d’un choix démocratique et  culturel exercé par chacune des nations.        <br />
              <br />
       De nos jours, l’accent est mis dans le couple franco-allemand, sur la seule compétitivité des produits  marchands et qui se traduit par un insolent excédent de la balance commerciale   pour l’Allemagne (150 MD€) et d’un déficit récurrent  pour la France (50 MD€ )La France est ainsi  réputée être à la traine de l’Allemagne . Mais à la réflexion, l’Allemagne ne tire-t-elle pas par cette soi- disant réussite l’ensemble de ses partenaires de l’Europe, dont la France, vers le bas ? C’est le rapport de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) sur les tendances mondiales de l’emploi en  Europe dont les conclusions sont reprises par le Monde du 25 Janvier 2012 - Article qui s’intitule - : « la crise de la zone euro : la faute à Berlin » et qui pose cette impertinente question.        <br />
              <br />
       Pour l’OIT les bas salaires outre -Rhin sont une raison majeure de la crise en zone euro « la baisse relative du coût du travail allemand depuis une décennie a mis sous pression la croissance de ses concurrents avec des conséquences néfastes pour la viabilité de leurs finances publiques. En se convertissant à la rigueur dès le milieu des années 90, l’Allemagne a créé au niveau européen les conditions d’un marasme économique prolongé, poursuit le rapport de l’institution onusienne. L’OIT épingle au passage les réformes Schröder qui ont eu  pour effet de réduire les revenus du bas de l’échelle notamment dans les services. Je rappellerai simplement que l’heure de baby sitting se rémunère en Allemagne 4€ contre 8 € en France. Tout ceci correspond à ce que l’on appelle la dévaluation interne qui se fait au détriment du monde du travail.        <br />
              <br />
       Nul doute qu’il faut pour l’Europe,  tout sauf de l’austérité,  puisque dans l’équilibre économique ,  les dépenses des uns sont les revenus des autres. La cure de 30 MD€ annoncée par François Hollande  dimanche soir,  équivaut à 1 ½% de la production intérieure brute (PIB)  et  se traduira immanquablement  par une contraction  mécanique de l’activité,  c’est-à-dire de  la croissance tant désirée et qui le sera encore plus. D’ailleurs Joseph Stiglitz, prix Nobel d’Economie,  estime que l’Europe court à sa perte en persistant à mener des politiques d’austérité défendues principalement par l’Allemagne,  dans une déclaration télévisée faite  le même dimanche, et  rapportée par le Monde du 11 septembre 2012.        <br />
              <br />
       Sans compter qu’à l’instar de la Chine – atelier du monde – l’Allemagne est devenue celui de l’Europe :   puisqu’elle achète des produits à bas coût dans son hinterland : les pays de l’Europe de l’Est , les assemble et les vend aux pays de l’Europe de l’Ouest - essentiellement ceux de la zone euro  et où selon  la formule de Jacques Sapir, les produits made by Germany remplacent ceux made in Germany.        <br />
              <br />
       Ces effets déflationnistes  dévastateurs entrainent  dans l’opinion et les médias  la création   d’une chaine de contrevérités . Celle –ci part du constat de l’analyse de la balance commerciale où il apparaît que les pays vertueux se situent au Nord et par là les non vertueux se situent au Sud ; d’où ceux du Sud doivent s’aligner sur ceux du Nord. Il s’agit là d’un véritable contresens .  Celui-ci est dénoncé par la parabole du jeu de billes de Jacques Rueff aux termes de laquelle les gagnants de billes (de devises)  équivalent billes en matière d’échange internationaux doivent les prêter aux perdants de billes (de devises) sinon il n’y a tout simplement plus de jeu de billes ni de jeu commercial international.        <br />
              <br />
       Ce contresens est poussé à son paroxysme par le slogan selon lequel l’Allemagne ne veut pas payer pour les pays du Club Med; d’ailleurs, il ne s’agit pas de payer mais de prêter. Et s’il n’y a plus de Club Med parce que ces pays  ne disposeraient plus de devises pour acheter il n’y aurait plus d’Allemagne qui, assise sur son tas de devises ne pourrait plus vendre ses produits.. Dans le même esprit on peut prétendre  que le Club Med dont la Grèce  a réellement payé pour l’Allemagne du fait de la surévaluation de sa monnaie – l’euro ! Alors comment en sortir ?        <br />
              <br />
       D’où les esquisses de solutions. Un autre prix Nobel d’Economie , Paul Krugman dans son dernier livre paru  le 5 septembre 2012, intitulé « Sortez-nous de cette crise ;maintenant »  en évoque trois possibles.   La première l’inflation sur les prix des flux . C’est-à-dire celle qui résulte d’un déséquilibre persistant entre l’offre de produits et la demande de produits sur l’ensemble des marchés de biens et de services.         <br />
              <br />
       Les conséquences d’un tel déséquilibre se traduisent par une hausse générale et continue des prix et en cas d’indexation des salaires sur les prix – ce qui suppose un quasi plein emploi alors que nous sommes hélas  dans une période de chômage de masse – et par là un effacement des dettes des agents économiques que ce soient les ménages – les entreprises et les administrations . D’où dans cette hypothèse  et dans cette hypohèse de plein emploi  seulement, une relance possible de la demande et un retour à la croissance.        <br />
              <br />
       Mais même si l’on bousculait le mandat de la Banque Centrale Européenne (BCE) qui est  d’assumer d’abord et surtout  la stabilité des prix , reflétée par un taux  d’inflation bas et  délibérément fixé par son Conseil des Gouverneurs, et si ce taux était  porté par exemple de 2%  à 4 ½%  selon les recommandations du Fonds Monétaire International (FMI) ce taux serait unique pour tous les pays de la zone euro  et l’Allemagne n’en voudrait pas ! Traumatisée à tort par l’hyperinflation des années 20 et non pas par la politique déflationniste des années 30 dont le taux de chômage l’a fait basculer dans l’irréparable. Aussi faut-il renoncer à cette  première solution.        <br />
              <br />
       Aussi  Paul Krugman évoque t-il comme deuxième  solution  la monétisation des dettes c’est-à-dire le financement des créances souveraines par les banques  centrales dont  - il faut le rappeler - ce n’est pas la vocation fondamentale. En effet les banques centrales  sont les banques des banques , elles  émettent des billet dont elles détiennent le monopole d’émission , en mettant des liquidités à la disposition des banques commerciales  contre des actifs -  crédits ou titres préalablement détenus par celles-ci et qui avaient antérieurement donné lieu à création monétaire. Aussi ce transfert des actifs des bilans des banques commerciales vers ceux des banques centrales contre des liquidités  ne change en rien le volume de la masse monétaire tout comme le volume des contreparties de celles-ci.        <br />
              <br />
       En revanche, lorsqu’une banque centrale se comporte comme une banque commerciale en  prêtant  directement à des entreprises ou à des Etats – ce qui a été fait par la banque centrale américaine (FED) quant elle a prêté  - dès 2008 à General Motors ou au Trésor américain – il y a véritablement création monétaire par elle.  Ce n’est pas ce qui est demandé à la BCE. Mais les banques centrales créent également de la monnaie lorsqu’elles rachètent des bons du Trésor sur le marché secondaire ainsi que le fait régulièrement la BCE  depuis quelques années au grand dam de la banque centrale allemande. Et depuis le vendredi 7 septembre c’est ce que propose de faire  d’une façon illimitée mais conditionnelle dans le temps et l’espace  le Président de la BCE.        <br />
              <br />
       « Mais on trompe les Français »   – nous a rappelé dans le cadre de nos travaux Jean-Pierre Chevènement -  «  sur la portée réelle des engagement pris par Mario Draghi »  … « On oublie de mentionner que ce rachat ne pourra intervenir que moyennant stérilisation de toutes liquidités additionnelles » Celle-ci  générées  par l’achat des obligations publiques serait immédiatement compensée par la revente parallèle d’obligations privées .  Ce qui aurait  pour résultat de faire baisser le taux des créances souveraines au bénéfice des Etats mais de rehausser celui des obligations privées au détriment du financement des entreprises . Cette mise au point a été soulignée par l’Est Républicain du Dimanche 16 Septembre 2012 dans l’article : Chevènement refuse «  l’austérité. »        <br />
              <br />
       Une telle stérilisation n’aurait-elle pas lieu, ² encore faudrait-il  que cet accroissement du volume de la monnaie mise en  circulation par les banques centrales  soit utilisé par la clientèle des banques commerciales. En effet comme le rappelait  John Maynard   Keynes « on peut conduire un âne à la rivière mais on ne peut l’y contraindre à boire » . Autrement dit si les agents économiques ne veulent pas consommer ou investir , la demande globale ne sera pas relancée. Et ce d’autant plus qu’en période de stagnation ou d’austérité,  se manifeste la pratique de ce que l’on appelle l’équivalence ricardienne aux termes de laquelle on épargne pour faire face aux aléas enclenchés par la: perte de revenus dus à la montée des prélèvements obligatoires ou à la montée du chômage.        <br />
              <br />
       Reste, troisième solution  la dévaluation. A la différence de la dépréciation d’une monnaie , qui peut être progressive,  temporaire et réversible , la dévaluation correspond à un décrochage brutal et irréversible  de la valeur externe de la monnaie nationale par rapport aux autres : les devises. La dévaluation rend immédiatement les prix nationaux compétitifs puisque exprimés en devises,  nos prix baissent d’où l’augmentation de pouvoir d’achat de nos partenaires  et par  là le développement de notre potentiel  d’exportation .        <br />
              <br />
       Dans cet esprit, Michel Aglietta , l’un de nos plus lucides économistes , disait au sujet de la Grèce  dans le Monde du 8 février 2012, qu’elle avait eu tort de rentrer dans la zone euro et qu’elle devrait en sortir ,  c’est-à-dire revenir à la drachme    et de dévaluer de plus de 70% afin de relancer ses exportations. C’est ce que Jean Claude Trichet, lorsqu’il était Directeur du Trésor appelait  les dévaluations compétitives auxquelles il fallait selon lui renoncer pour « coller » au mark, avec le résultat que l’on sait tout au moins pour  ce qui nous concerne       <br />
              <br />
       Dans le même esprit ,  Paul Krugman dans son livre rappelle  que les pays  ayant choisi « ab initio »,  de ne pas adopter l’euro –la  Grande Bretagne et la Suède, s’en sortent beaucoup mieux que leurs voisins de ladite zone. D’où , pour lui, l’invite à les rejoindre en quelque sorte en sortant des contraintes de ladite zone. A cela il apporte un bémol en disant qu’un tel retour à la monnaie nationale ,  impliquerait pour les pays lourdement endettés en euros,  un coût de décrochage dû au  réhaussement de leur dette libellée  en euros trop important. Ce n’ est pas tout –à- fait exact  et même pas du tout exact. D’’où l’évocation d’une véritable solution pour ceux qui le voudraient  - développée dans la deuxième partie de mon propos à laquelle j’arrive maintenant.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>la sortie de l'euro dans l'euro</b></div>
     <div>
      La description des mécanismes de cette construction nécessite d’être précédée par un état des lieux . L’accélération de la crise de l’euro appelle sa nécessaire et urgente maitrise par les autorités quelles soient politiques, économiques et monétaires. L’atermoiement du choix d’une solution rationnelle à un problème né de la non intégration des facteurs de risque d’éclatement lors de la conception de cette unité monétaire ne fait qu’ajouter la crise à la crise.        <br />
              <br />
       En effet tout semble être mis en œuvre pour le maintien du statu quo c’est-à-dire la poursuite de la gestion monétaire par l’ensemble des pays participants au prix certes d’un acharnement thérapeutique au chevet des pays malades d’un endettement réputé excessif.       <br />
                 <br />
       D’où la succession de plans d’aide aux finances publiques internes négociés en contrepartie de plans d’austérité acceptés par les gouvernements des pays bénéficiaires mais rejetés par les populations concernées. Par là,  les pays légaux s’opposent aux pays réels. Jusqu’à quand les résignés, devenus  indignés ne se transformeront-ils pas en insurgés. ? Les déséquilibres des finances extérieures des pays en difficulté ne posent pas de problème quant à eux , puisqu’au sein de cette zone monétaire parfaite, mais non        <br />
       optimale qu’est la zone euro, les réserves publiques de change ont été communautarisées c’est-à-dire mises en pool et ainsi par exemple ,  les excédents commerciaux  allemands financent les déficits de même nature français.          <br />
              <br />
       Toute  solution rationnelle implique que l’on puisse répondre à la question suivante : comment faire  durablement coexister dans le même ensemble économique et monétaire qu’est la zone euro  des Etats-nation dont les performances économiques divergent à la limite de la rupture ? Ainsi par exemple l’une d’entre-elle – l’Espagne – affiche un taux de chômage de 25% et l’autre – l’Allemagne – un taux de chômage  de 5%. Dans une économie monde – selon la formule de Fernand Braudel -  telle que le sont  les Etats Unis d’Amérique la coexistence se fait par des mouvements  de population des Etats en difficulté vers les Etats prospères .Malheureusement ces mouvements  ne peuvent s’opérer dans l’économie monde composée des Etats de l’Union européenne et plus particulièrement ceux de l’Union économique et monétaire i.e. la zone euro,   parce qu’à la différence des Etats Unis d’Amérique qui sont des Etats- région, ceux de l’Europe sont des Etats nation. Pour que les Etats- nation deviennent des Etats- région il faudrait que l’homogénéisation des populations soit quasi parfaite et leur fluidité impliquerait  l’adoption d’une langue commune pour l’ensemble de la pyramide de la  population et pas seulement  de  son élite. Cette  langue commune ne pourrait d’ailleurs  être que «l’ European English »avec tous les renoncements et les efforts que cela impliquerait, particulièrement pour le peuple français.  Nul doute que l’aboutissement des  Etats-Unis d’Europe ne pourra se réaliser en un quinquennat mais au plus tôt en un quart de siècle !         <br />
              <br />
       La confirmation de cette hypothèse  nous est donnée sans ambages par l’économiste Luis Carlos  Bresser- Peireira lequel  a notamment été Ministre des finances des Etats-Unis du Brésil. Il démontre dans un lumineux article reproduit dans le Monde du 7 août 2012  « qu’une monnaie commune » ne peut exister que dans un Etat fédéral ». Il ajoute d’ailleurs qu’arriver à créer pour et en Europe  un Etat fédéral prendrait beaucoup de temps, et que  le voir émerger à court terme est quasi impossible  puisqu’il faudrait que le budget de l’Union Européenne passe d’environ un peu plus de 1% du produit intérieur brut (PIB) à au moins 25% ce qui au rythme de croissance de   un point par an demanderait vingt cinq ans . Il poursuit  « si vous persistez à vouloir maintenir l’euro en vie la probabilité de le voir s’effondrer de façon incontrôlée grossit de jour en jour, ce qui ferait tomber ensuite toute la construction européenne » . en fait l’euro - ce virus – tuerait l’Europe et par là toutes ses avancées Aussi préconise t-il par un retour aux monnaies nationales, « de mettre fin  à l’euro de façon planifiée  et coordonnée ce qui lui semble être la voie la plus sage. »        <br />
              <br />
       A la réflexion, notre solution semble plus conservatrice. Avant que les marchés déclenchent  une désintégration anarchique de l’euro , une gestion pragmatique de leur monnaie par les pays membres de la zone euro s’impose. En effet, bien que la banque centrale,   sise à Francfort soit européenne,  les billets émis par chacune des banques centrales nationale ne le sont pas.  Cette   affirmation résulte  de notre code monétaire et financier lequel par son article 1er, du chapitre 1er intitulé l’unité monétaire, nous rappelle que « la monnaie de la France est l’euro et « que l’euro est divisé en cent centimes » . L’on peut en déduire par transposition  que l’euro est la monnaie de chaque Etat membre de ladite zone. . Cette donnée fondamentale est illustrée par le fait que les pièces de monnaie ont pour chaque Etat une face nationale et les billets un code national  qui précède le numéro de chaque billet :  les lettres U pour la France, X pour l’Allemagne, Y pour la Grèce et ainsi de suite. Par là, notre monnaie, l’euro, comme toutes les autres a gardé son ancrage national .        <br />
              <br />
       Autrement dit les émissions de billets pour l’ensemble des pays de la zone sont déjà segmentés en compartiments correspondant aux sous ensembles. Aussi pour ce qui nous concerne rien n’interdirait de débaptiser notre unité monétaire , l’euro en euro-franc.  Une banque commerciale française  dont le déposant  résident ou non, souhaiterait convertir ses avoirs en compte,  en billets se verrait offrir des billets portant explicitement la mention euro franc correspondant au signe distinctif U. Celui-ci cohabiterait avec les autres euros nationaux  et cette cohabitation pourrait donner lieu à des dépréciations ou des appréciations  qui tempèreraient le passage d’une euro monnaie à une autre et par là ne  nécessiterait pas l’établissement d’un contrôle des changes. Cette réforme monétaire pourrait se faire sans le recours à des dispositifs spécifiques et se ferait ainsi en toute simplicité et en  toute transparence.        <br />
              <br />
       Mais qu’en est-il du risque d’un tel passage pour les Etats qui adopteraient une telle réforme ? La réponse procède de la définition de la monnaie.  C’est pour ceux qui la détiennent, qu’ils soient résidents ou non,   des créances sur l’appareil bancaire des pays concernés,  en l’espèce des avoirs en compte  ou la monnaie dite  scripturale, lesquels  correspondent à des créances sur les banques commerciales. Et, des avoirs en poche, les billets ou la monnaie dite  fiduciaire lesquels  correspondent à des créances sur les banques centrales du système . La masse monétaire de chacune de ces monnaie a pour contrepartie et pour gage en quelque sorte, des crédits pour l’essentiel sur chacune des économies nationales. En définitive, en matière monétaire tout se ramène aux territoires nationaux. Ainsi le passage pour un pays donné , de l’euro-euro à l’euro- national ne change en rien la nature et le montant  des dettes des pays qui opteraient pour le passage de l’euro euro à l’euro national.        <br />
              <br />
       Pour prendre l’exemple le plus sensible,  le système bancaire grec serait toujours redevable vis-à-vis de ses créanciers ,  du même montant en euros dont la dénomination aurait tout simplement changée et serait devenu des euro drachmes .Par cette formule les craintes évoquées par Paul Krugman n’auraient pas lieu d’être. En revanche les détenteurs d’euro drachmes , pourraient voir la valeur de leur créance se contracter mais ce seulement s’ils sont non résidents et dans cette hypothèse, ils verraient la valeur de leurs créances se déprécier parallèlement à la dépréciation de l’euro drachme sur les marchés internationaux. Autrement dit les perdants potentiels ne sont pas les résidents mais les non résidents détenteurs de créances.        <br />
              <br />
       Ce qui est valable pour les avoirs monétaires, c’est-à-dire les dettes bancaires le serait aussi pour les avoirs obligataires - dont les dettes souveraines - lesquelles seraient au terme de leurs échéances respectivement payées en euro nationaux, c’est-à-die en euro drachme pour  ce qui concerne la Grèce par exemple. Naturellement ces créances ne verraient pas leur valeur nominale modifiée par cette mutation monétaire spontanée des « euro-euro »  en « euros nationaux » mais leur valeur serait appelée à fluctuer en fonction de leur prix sur les marchés secondaires. Aussi pourrait-on très bien imaginer que face à une dépréciation significative de ces créances leurs détenteurs et notamment les banques non résidentes seraient conduites à constituer des provisions compensatoires . Mais rien n’interdit de penser que ces provisions  pourraient être reprises en cas d’appréciation ultérieure de la valeur de leurs créances sur les marchés, due à une prospérité retrouvée grâce à une politique économique indépendante, susceptible d’entrainer  ,  un retour à la croissance et une évacuation du chômage de masse.   Cela pourrait tout particulièrement jouer pour la Grèce qui retrouverait ainsi la compétitivité de son industrie touristique.        <br />
              <br />
       L’avantage considérable de cette formule -  qui peut a priori être assimilée à un tour de passe –passe -   en réalité  ne l’est pas du tout puisqu’un euro national quel qu’il soit vaut toujours nominalement un euro-euro. Autrement dit par une telle formule seuls les détenteurs non résidents d’euros nationaux pourraient voir éventuellement la valeur de leurs  créances se déprécier sur les marchés , tant qu’elles  ne sont pas arrivées à leur  échéance moment auquel ils en récupéreraient la totalité de  la valeur nominale. l        <br />
              <br />
       L‘euro zone   redeviendrait une zone monétaire soutenable et durable. L’Allemagne, n’aurait plus  à effectuer   des transferts financiers qui s’annoncent sans fond en dépit de la mauvaise  et bonne volonté de la Cour de Karlsruhe , ni la Grèce à supporter un appauvrissement qui s’annonce sans fin.       <br />
              <br />
       Ainsi  que vive l’euro franc et ses semblables !  Dans ce nouvel univers monétaire chacun retrouverait sa compétitivité globale sur les marchés des biens et services,  sans avoir à rendre compte à une quelconque Troïka en cas de difficultés, qui auraient été par avance résolues et éliminées par l’adoption de changes multiples en lieu et place d’une monnaie unique. La France  retrouverait ainsi sa souveraineté monétaire en conservant l’euro. Mais elle serait redevenue prince c’est-à-dire la première -  dans son royaume c’est-à-dire l’hexagone et l’outre-mer.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.mrc-france.org/Du-mythe-de-la-competitivite-a-la-sortie-de-l-euro-dans-l-euro_a351.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>1er mai 2012: Pour donner une priorité au travail sur la spéculation</title>
   <updated>2013-02-24T15:24:00+01:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/1er-mai-2012-Pour-donner-une-priorite-au-travail-sur-la-speculation_a321.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2012-04-30T15:35:00+02:00</published>
   <author><name>Patrick Quinqueton</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Communiqué de presse de Patrick Quinqueton, secrétaire national du Mouvement Républicain et Citoyen, lundi 30 avril 2012.     <div>
      Le quinquennat de Nicolas Sarkozy avait commencé par un malentendu sur la &quot;valeur travail&quot; dont il s'était fait le héraut et se termine sur les &quot;vrais travailleurs&quot; qu'il oppose aux autres.       <br />
              <br />
       Dans la réalité, jamais depuis longtemps un mandat n'a été plus défavorable au travail et aux travailleurs et, au contraire, plus favorable aux rentiers, aux spéculateurs, et à tous ceux qui ne font travailler que leur argent :       <br />
       <ul class="list"><li>bouclier fiscal, baisse de l'imposition sur le patrimoine       
       </li></ul><ul class="list"><li>affaiblissement de notre industrie par absence d'investissement       
       </li></ul><ul class="list"><li>maintien d'un euro surévalué augmentant le chômage       
       </li></ul><ul class="list"><li>remise en cause des droits individuels et collectifs des salariés (repos hebdomadaire)       
       </li></ul><ul class="list"><li>remplacement des augmentations de salaire par des primes       <br />
              <br />
       Pourtant le travail occupe une grande importance dans notre vie, dans la vie des françaises et des français. Celles et ceux qui sont au chômage vivent dans l'angoisse de l'avenir. Celles et ceux qui travaillent sont très investis dans leur travail, au point d'être souvent déçus de ne pas être reconnus par des actionnaires ou des dirigeants de plus en plus lointains, qui ne mesurent leur travail qu'à travers des chiffres sur lesquels ils ne peuvent pas agir.       <br />
              <br />
       Il est temps d'en sortir : Cela passe pour un vote clair et lucide en faveur de François Hollande, candidat de rassemblement de tous les citoyens qui ne se résignent pas à vivre pour les seuls intérêts de la finance et qui appellent un renouveau de l'industrie française et européenne.       <br />
              <br />
       Le 1er mai 2012 doit être celui de l'affirmation d'une nouvelle politique du travail, qui signe le renouveau de l'industrie française, parce qu'on aura mis fin à la surévaluation spéculative de l'euro qui est une des sources de son déclin.       <br />
              <br />
       Le Mouvement Républicain et Citoyen appelle les Françaises et les Français à se mobiliser pour que le 1er mai, puis le second tour le 6 mai, soient un nouveau départ pour notre pays, pour notre peuple et pour le monde du travail.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.mrc-france.org/1er-mai-2012-Pour-donner-une-priorite-au-travail-sur-la-speculation_a321.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Communiqué de presse du MRC Calvados</title>
   <updated>2011-12-16T11:59:00+01:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Communique-de-presse-du-MRC-Calvados_a298.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2011-12-16T11:53:00+01:00</published>
   <author><name>MRC</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Communiqué de presse du MRC Calvados, jeudi 15 décembre 2011. A l’occasion de la journée d’action du 15 décembre, le MRC réaffirme son soutien à la lutte pour le maintien de l’emploi des salariés d’Honeywell.     <div>
      Honeywell doit assumer  toutes ses responsabilités  :        <br />
       - d’abord maintenir ou redévelopper une production Honeywell à Condé.       <br />
       - et engager une ré industrialisation permettant de retrouver globalement les emplois équivalents à ceux de la production actuelle.       <br />
       Les engagements de Honeywell lors de la table ronde du 8 décembre sont-ils réels et sincères ? Les salariés et leurs représentants sont déçus et font part légitimement de leurs doutes. Le ministre BESSON l’affirme : il faut donc passer des paroles aux actes et montrer que la parole de l'Etat a encore un sens et que sa voix peut se faire entendre face aux multinationales.       <br />
              <br />
       Pour cela l’Etat a des leviers : il peut et doit demander aux donneurs d'ordre comme PSA et Renault de sécuriser en France la sous-traitance, notamment de haut niveau technologique. Sauf à vouloir favoriser les mécanismes de délocalisation au sein-même de l'UE vers les pays à bas coût de main d'œuvre. Plus que leurs homologues industriels allemands, italiens ou même britanniques, les grands groupes français privilégient cette logique de court terme plutôt que de développer un écosystème industriel territorial sur lequel ils pourraient s'appuyer à long terme en sécurisant la chaîne de valeur.        <br />
              <br />
       Au regard des investissements publics mobilisés depuis 40 ans dans la filière automobile, il serait donc normal que ces groupes reviennent à un patriotisme industriel à l'instar des entreprises allemandes, japonaises, coréennes, américaines, chinoises... Nous devons exiger un juste retour territorial sur les investissements publics consentis notamment à travers le Fond Stratégique d’Investissement  ou le Crédit Impôt Recherche.       <br />
       Encore faut-il aussi s’appuyer sur des stratégies territoriales industrielles que la Région doit impulser notamment à travers les pôles de compétitivité, le soutien aux PME/PMI et à l’innovation avec le souci que le retour des entreprises et leur engagement soit à la hauteur des moyens financiers engagés par la Région.       <br />
              <br />
       Seule une mobilisation de tous permettra d’imposer que notre industrie soit reconnue comme la priorité nationale et régionale. De son maintien et de son développement dépends la pérennité de notre protection sociale (santé, retraite…), de notre système éducatif et nos territoires. En conséquence, le MRC réaffirme son soutien à la lutte pour le maintien de l’emploi des salariés d’Honeywell.        <br />
              <br />
              <br />
       <b>Serge Lezement</b>       <br />
       Secrétaire départemental du MRC en charge des questions industrielles et de l’emploi	       <br />
              <br />
       <b>Rachid Adda       <br />
       </b>Délégué national du MRC en charge de l'Industrie       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.mrc-france.org/Communique-de-presse-du-MRC-Calvados_a298.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Nucléaire: le Président de la République n'est pas le vaillant soutien de l'indépendance et de l'industrie qu'il prétend être</title>
   <updated>2013-02-24T14:05:00+01:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Nucleaire-le-President-de-la-Republique-n-est-pas-le-vaillant-soutien-de-l-independance-et-de-l-industrie-qu-il-pretend_a294.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2011-11-25T13:43:00+01:00</published>
   <author><name>Catherine Coutard</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Communiqué de presse de Catherine Coutard, secrétaire national du Mouvement Républicain et Citoyen et secrétaire départemental du MRC 26.     <div>
      Pour répondre aux besoins de la France et des Français, faire face à la violente crise économique  et réussir à faire chuter la production de CO2 et de gaz à effets de serre, il ne suffit pas de crier au loup face à l'accord PS/EELV.       <br />
       Non, sortir du nucléaire en urgence n'est pas une bonne idée. Les Allemands, qui se sont décidés sous le coup de l'émotion, se voient contraints de construire des centrales thermiques à charbon.       <br />
       Oui, l'énergie nucléaire est incontournable, probablement pour encore une longue période.       <br />
       Oui, sacrifier cette filière industrielle où notre savoir-faire s'appuie sur plusieurs dizaines d'années d'expérience et d'expertise serait suicidaire. Sans parler du gaspillage des investissements réalisés.       <br />
              <br />
       Mais, contrairement aux choix faits par Nicolas Sarkozy,        <br />
       <ul class="list"><li>il ne faut pas sortir d'un secteur public exclusif (Fukushima c'est d'abord une gestion livrée au privé et rognant sur les dépenses d'entretien entre autres)       
       </li></ul><ul class="list"><li>il ne faut pas favoriser des centrales plus &quot;légères&quot; si il est prouvé qu'elles sont aussi moins sûres. On ne peut transiger sur les questions de sécurité.       
       </li></ul><ul class="list"><li>il ne faut pas vendre à des investisseurs privés, même partiellement, la filiale minière d'AREVA (que deviendrait notre indépendance?)       <br />
              <br />
       La question énergétique est cruciale pour sortir de la crise. Elle doit faire l'objet d'un débat public approfondi pour que les Français fassent des choix éclairés. Un futur président de Gauche peut réunir une large majorité sur une politique forte d'économies d'énergie; ainsi que sur le développement d'énergies renouvelables à des coûts raisonnables.        <br />
              <br />
       Au delà les choix doivent tenir compte         
       </li></ul><ul class="list"><li>de la nécessaire réindustrialisation de notre pays et de la protection des emplois existants,       
       </li></ul><ul class="list"><li>de l'indépendance de la France et de l'Europe,       
       </li></ul><ul class="list"><li>de la sécurité et des objectifs du protocole de Kyoto,        
       </li></ul><ul class="list"><li>du coût de production pour éviter de plomber le pouvoir d'achat des ménages et les charges des entreprises       <br />
              <br />
       L'idéologie de la peur ne doit pas gagner. Mais les envolées lyriques fougueuses et non suivies d'actions cohérentes lassent tout le monde! Concrètement, qu'a fait, dans ce domaine comme dans bien d'autres, Nicolas Sarkozy? Poser la question, c'est y répondre: beaucoup de bruit pour rien. </li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.mrc-france.org/Nucleaire-le-President-de-la-Republique-n-est-pas-le-vaillant-soutien-de-l-independance-et-de-l-industrie-qu-il-pretend_a294.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Chevènement: son programme pour 2012 porte d'abord sur l'Europe</title>
   <updated>2013-02-12T11:23:00+01:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Chevenement-son-programme-pour-2012-porte-d-abord-sur-l-Europe_a260.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <photo:imgsrc>https://www.mrc-france.org/photo/art/imagette/3092760-4414261.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2011-06-29T12:06:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Tribune de Julien Landfried, secrétaire national du Mouvement Républicain et Citoyen, parue sur le site Marianne2.fr, mercredi 29 juin 2011.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.mrc-france.org/photo/art/default/3092760-4414261.jpg?v=1309342434" alt="Chevènement: son programme pour 2012 porte d'abord sur l'Europe" title="Chevènement: son programme pour 2012 porte d'abord sur l'Europe" />
     </div>
     <div>
      Quels enseignements tirer de la candidature de Jean-Pierre Chevènement ? Avec la publication de sa brochure <a class="link" href="http://www.chevenement.fr/2012">« Pourquoi je serai candidat »</a>, il cherche avant tout à mettre le débat public à la hauteur des réalités vécues par les Français et de la situation concrète de la France dans le monde. A l’approche de l’échéance de 2012, son propos est encore une fois singulier. Singulier par sa hauteur de vue : seul parmi tous les candidats déclarés, il dresse une véritable liste des priorités du prochain mandat présidentiel. Singulier aussi dans sa démarche intellectuelle, qui se nourrit du meilleur de l’analyse marxiste du système de production capitaliste, mais aussi du pragmatisme gaulliste, faisant sienne la formule « il n’y a pas de politique en dehors des réalités ».       <br />
              <br />
       Fort de cette double originalité, Chevènement entend avant tout desserrer l’étau qui enserre la France, et tout particulièrement les classes populaires. Cet étau, c’est celui du système de la monnaie unique et des contraintes insensées imposées par la majorité des élites européennes, droite conservatrice et sociaux-libéraux confondus. Dès le Traité de Maastricht, Chevènement a été un farouche opposant à la monnaie unique ; il anticipait que « construire l’Europe » contre les nations handicaperait lourdement le continent dans l’après Guerre froide. Alors que beaucoup moquaient de prétendus archaïsmes, la crise de la zone euro en cours depuis 2008 lui donne tragiquement raison : l’euro, monnaie surévaluée, ne convient en définitive pour l’essentiel qu’à l’Allemagne et, en accélérant les divergences au sein de la zone, détruit le tissu industriel des économies voisines.       <br />
              <br />
       Autre apport de cette brochure, elle aborde un impensé de la politique française actuelle, la relation de la France à l’Allemagne. Loin, d’une obsession, cette réflexion est davantage une démarche d’empathie radicale. Malgré les dénégations de part et d’autre du Rhin, les ambitions allemandes et les fuites françaises nous placent dans une situation de blocage ; le fameux « moteur franco-allemand est au point mort. Cette relation doit donc être repensée, afin que les deux pays puissent poursuivre l’Histoire ensemble.       <br />
              <br />
       La démarche intellectuelle à l’œuvre dans ce document est exigeante – cette exigence qui manque désormais à la quasi-totalité des élites politiques. Contre toutes les attentes de ses détracteurs et contre toutes les caricatures, Chevènement y refuse la facilité. Ainsi, plutôt que de « sauter par le hublot » en dehors de l’euro, mieux vaut reprendre les commandes de l’appareil en réformant la zone euro. Il s’agit là d’une démarche authentiquement politique, c’est-à-dire partant du monde tel qu’il est. Seul ce type de politique permettra d’éviter la déflagration annoncée de la Zone euro.       <br />
              <br />
       Une réforme radicale de la zone euro s’inscrit aussi dans un projet fondamentalement de gauche, puisqu’elle serait défavorable aux rentiers, en refusant de faire de la lutte contre l’inflation l’unique objectif de la politique monétaire. La dévaluation de l’Euro par rapport au dollar et au yuan ou le rachat de titres de dettes par la BCE bénéficieraient, eux, aux grands oubliés de la zone euro : les classes populaires (et industrieuses) et les pays considérés comme périphériques.       <br />
              <br />
       Malheureusement, l’Allemagne ne semble jusqu’ici pas disposée à considérer ce projet d’« Europe européenne », faute que la France ait cherché à la convaincre. Si cela n’était malgré tout pas possible, un plan B devrait alors être envisagé : préserver un « toit européen » à nos économies. Il s’agirait d’un nouveau Système Monétaire Européen ou d’un « nouvel Ecu », fonctionnant en interne avec des monnaies nationales rénovées et en externe avec une monnaie commune. Ce système a l’avantage du réalisme, puisqu’il tournerait le dos au mythe d’un marché des changes s’équilibrant harmonieusement. Par ailleurs, en évitant l’obligation d’élargissements incessants, il permettrait à l’Europe de mener une géopolitique économique ambitieuse au Sud de la Méditerranée et à l’Est jusqu’à la Russie.       <br />
              <br />
       Cette réflexion approfondie sur le double sujet fondamental de la relation à l’Allemagne et de la réorientation de l’euro devrait être centrale pour la prochaine élection présidentielle. En la matière, Nicolas Sarkozy a échoué faute d’avoir agi ; ses concurrents de droite ou sociaux démocrates n’abordent qu’à peine le sujet (et les derniers discours de Mmes Aubry et Royal ne démentiront pas ce constat). Cette stratégie d’évitement – ou d’aveuglement – révèle l’un des effets paradoxaux de la mondialisation : les soit disant lois d’airain du capitalisme globalisé sont parfaitement intégrées, et le débat public se réduit à des affrontements entre tigres de papiers, sur des sujets de moindre importance.       <br />
              <br />
       La brochure de Jean-Pierre Chevènement nous rappelle que le maintien de l’Etat social suppose d’abord le re-développement d’un appareil productif capable de distribuer des salaires comme des cotisations sociales et des recettes fiscales. Autrement dit, pas de « main gauche » de l’Etat sans une économie nationale robuste. Cette évidence semble désormais hors de portée de grands responsables politiques. Toutes les promesses esquissées par l’UMP ou le PS relèvent davantage des soins palliatifs que de la politique, et le sur-développement de l’assistanat par l’Etat ne fait que refléter la mauvaise conscience du social-libéralisme. Mais tous refusent de ne glisser ne serait-ce qu’un doigt dans la grande machine économique…       <br />
              <br />
       Ceux-là mêmes qui depuis 30 ans ont fait profession d’arracher une à une à l’Etat ses prérogatives économiques, réclament aujourd’hui une nouvelle politique industrielle -  tout en faisant mine d’ignorer que les fameuses lois de la concurrence libre et non faussée qu’ils ont eux-mêmes imposées au niveau européen la rendent impossible. Pour se déployer dans toute sa cohérence, la politique industrielle nécessite en effet la fameuse « innovation » dont tous se gargarisent aujourd’hui, mais surtout un cadre protecteur, passant par un taux de change compétitif et des protections commerciales, notamment sous la forme de normes sociales et environnementales. Toutes choses qui, s’accordent bien mal avec le cadre mental de l’« Europe » telle qu’elle fonctionne aujourd’hui.       <br />
              <br />
       Cette réflexion pose une question plus angoissante encore  : la France et l’Europe n’ont-elle pas déjà disparu des écrans radar de la mondialisation – pour reprendre le titre du dernier essai de Chevènement, <a class="link" href="http://www.chevenement.fr/La-France-est-elle-finie_a1027.html">« la France est-elle finie ? »</a>. Cette brochure, comme la démarche intellectuelle de Chevènement sont une réponse éclatante : malgré les renoncements des uns et des autres depuis 1983, la France conserve toute sa force propulsive. Fille des Lumières et du Progrès en même temps que fruit d’une Histoire et d’un territoire, la République reste un formidable moteur politique.       <br />
              <br />
       Proposer à la France un dépassement d’elle-même pour continuer son Histoire, c’est justement toute la charge subversive de la démarche de Jean-Pierre Chevènement.       <br />
              <br />
       -----------       <br />
       Source : <a class="link" href="http://www.marianne2.fr/Chevenement-son-programme-pour-2012-porte-d-abord-sur-l-Europe_a207939.html">Marianne2.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.mrc-france.org/Chevenement-son-programme-pour-2012-porte-d-abord-sur-l-Europe_a260.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Pour devenir Président de la République française, il faut s’identifier pleinement à la France</title>
   <updated>2013-02-24T15:12:00+01:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Pour-devenir-President-de-la-Republique-francaise-il-faut-s-identifier-pleinement-a-la-France_a184.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <photo:imgsrc>https://www.mrc-france.org/photo/art/imagette/2326787-3253455.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-09-05T17:45:00+02:00</published>
   <author><name>Jean-Pierre Chevènement</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Intervention de Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du MRC, lors de l'université d’été du MRC, Valence, le 5 septembre 2010. (introduction au débat avec François Hollande) (texte et vidéos)     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      https://www.mrc-france.org/video/<object type="application/x-shockwave-flash" id="120672" data="http://www.chevenement.fr/v/72e8961ead415493772972028c059246a42c6e08" width="608" height="342"><param name="movie" value="http://www.chevenement.fr/v/72e8961ead415493772972028c059246a42c6e08"><param name="allowscriptaccess" value="always"><param name="allowfullscreen" value="true"><param name="quality" value="high" /></object>     </div>
     <div>
      Je suis heureux, en conclusion de notre Université d’été, de pouvoir ouvrir le débat avec François Hollande avec lequel j’ai toujours entretenu des relations amicales et sympathiques, et qui n’est pas seulement un homme politique expérimenté et avisé, étant donné les responsabilités qu’il a exercées durant dix ans à la tête du parti socialiste, mais un homme qui réfléchit et qui, sans céder sur ses fondamentaux réformistes, peut procéder à des inventaires qui conditionnent l’avenir, parce qu’il permettent de bouger et d’évoluer.       <br />
              <br />
       Or, la gauche pour gagner vraiment, c’est-à-dire pour réussir, doit bouger impérativement. Il faut faire « bouger les lignes » ; telle a été la conclusion de notre dernier Congrès, les 26 et 27 juin derniers.       <br />
              <br />
       Nous avons, François Hollande et moi, des points d’accord, par exemple la nécessité d’une réforme de la fiscalité des revenus fusionnant l’IRPP et la CSG de façon à associer justement tous les Français à l’effort nécessaire, si nous voulons non seulement réduire les déficits, mais marquer nos priorités dans le domaine de l’éducation notamment et de la jeunesse. Nous avons - ou en tout cas nous avons eu – des points de désaccord, notamment sur l’Europe et par conséquent sur la nation, et par conséquent sur l’indépendance nationale sans laquelle on ne peut exercer les effets de levier nécessaires.       <br />
              <br />
       François Hollande a affirmé une haute ambition parfaitement légitime : celle de devenir Président de la République en 2012. Il m’est arrivé de dire qu’on ne naissait pas homme d’Etat mais qu’on pouvait le devenir. Simplement, pour devenir Président de la République française, il faut aussi s’identifier pleinement à la France. Le moment d’un débat de fond est venu. J’aurais souhaité qu’il puisse être abordé dans une autre configuration, avec la constitution, au lendemain de la présidentielle de 2007, d’un grand parti de toute la gauche. Cette ambition que nous avions faite nôtre à notre Congrès du Kremlin-Bicêtre de 2008 s’est heurtée au conservatisme des structures politiques de la gauche. Je l’ai regretté. Nous abordons donc l’échéance de 2012 en ordre dispersé. Ce peut être un avantage si le débat permet de faire bouger les lignes.       <br />
              <br />
       Et ce qui n’a pas été possible au lendemain de 2007 le sera peut-être en 2012 avec les socialistes, les communistes, les radicaux, les citoyens, et peut-être avec ceux des Verts qui n’ont pas renié l’héritage des Lumières, les Verts lumineux, qu’on pourrait aussi appeler les Verts luisants. C’est le fond qui est déterminant. Nous devons incarner le grand parti de progrès, en lutte contre l’obscurantisme, avec le projet que nous avons développé hier de refaire de la France une grande puissance industrielle et technologique.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>I – Tout d’abord, je voudrais dire amicalement à François Hollande que la rigueur, sans doute nécessaire, ne peut être une perspective politique.</b>       <br />
              <br />
       1.	il ne suffit pas non plus d’y ajouter quelques réformes comme l’avait fait la gauche plurielle.       <br />
              <br />
       2.	La France vit une profonde crise morale qui est aussi <span style="font-style:italic">une crise politique de longue durée, une crise nationale entamée dès la fin de la première guerre mondiale</span>. Il faut remédier à cette crise de sens, dire à la France à quoi elle sert et aux Français ce qu’ils sont, c’est-à-dire des citoyens qui doivent témoigner, dans un monde qui paraît voué aux communautarismes et aux intégrismes, de l’universalité des valeurs républicaines.       <br />
              <br />
       3.	Parallèlement, <span style="font-style:italic">nous vivons la crise du capitalisme financier mondialisé. Cette crise n’est pas derrière nous</span> : la conjonction des plans de rigueur dans la zone euro ne peut déboucher que sur une nouvelle récession ou, au mieux sur une stagnation de longue durée.       <br />
              <br />
       a)	Les marchés ne se sont pas révélés plus forts que les Etats. C’est justement aux Etats de faire prévaloir leur légitimité qui est celle des peuples et de la démocratie. Les marchés financiers ne sont pas l’horizon de l’Humanité. Ce sont les nations et les peuples qui font la substance et la permanence de l’Histoire. Cela il faut le dire : c’est un choix politique essentiel. Il faudra reréglementer et recompartimenter les marchés.       <br />
              <br />
       b)	La crise aussi bien reste devant nous parce que les <span style="font-style:italic">déséquilibres macroéconomiques</span> et politiques qui l’ont engendrée n’ont pas été résorbés, bien au contraire, par les plans de refinancement ou de relance, qui ont simplement déplacé la dette du privé vers le public.       <br />
              <br />
       c)	Cette crise est une crise mondiale, née de la déflation salariale, elle-même conséquence de la pression exercée par les pays à très bas coût, déflation salariale qui a conduit à l’endettement généralisé, et d’abord aux Etats-Unis, des ménages, des entreprises et des Etats.       <br />
              <br />
       d)	Cette crise n’a été rendue possible que par la <span style="font-style:italic">création d’un monde décompartimenté</span> et notamment en Europe, en vertu de <span style="font-style:italic">l’Acte Unique</span> et des trois cents directives d’application qui ont libéré les mouvements de capitaux et déréglementé l’économie. C’est cela qui a permis la dictature de l’actionnariat, l’extension démesurée de la sphère financière, et le creusement d’inégalités abyssales entre les rentiers de la finance et le monde du travail laissé sans défense devant les délocalisations industrielles.       <br />
              <br />
       e)	On ne peut pas faire face à cela par une simple réforme fiscale. Il faut <span style="font-style:italic">re-réglementer</span>, mais de façon cohérente, entre l’Europe et les Etats-Unis d’Obama. Les mesures de régulation Volcker doivent être reprises et durcies au niveau européen.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      https://www.mrc-france.org/video/<object type="application/x-shockwave-flash" id="120676" data="http://www.chevenement.fr/v/99886328eab88113fe28d4c9b4bf10d81b8bbd51" width="608" height="342"><param name="movie" value="http://www.chevenement.fr/v/99886328eab88113fe28d4c9b4bf10d81b8bbd51"><param name="allowscriptaccess" value="always"><param name="allowfullscreen" value="true"><param name="quality" value="high" /></object>     </div>
     <div>
      f)	<span style="font-style:italic">La crise est aussi géopolitique</span> : les Etats-Unis, depuis trop longtemps, ont vécu au-dessus de leurs moyens. Nous devons aider Obama à remettre les pendules à l’heure. La ré-industrialisation nécessaire des Etats-Unis et de l’Europe peut-elle faire l’économie de protections sectorielles dans les industries que nous voulons préserver ou développer ? Cela dépendra beaucoup de la Chine, de sa capacité à relancer sa demande intérieure, et bien sûr de la fixation de normes sociales, environnementales et commerciales plus justes, sans parler de la réorganisation du système monétaire international, instaurant des parités ordonnées entre les quatre grandes monnaies mondiales. Nous ne pouvons en aucun cas accepter un euro surévalué qui asphyxierait ce qui reste de l’industrie française.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <b>II – Il nous faut organiser l’Europe comme une zone de croissance à l’échelle mondiale et ne pas nous résigner à la stagnation et au déclin.</b>       <br />
              <br />
       C’est possible sur la base d’un nouveau modèle de croissance mettant l’accent sur la transition énergétique, l’éducation, la science et la technologie appliquées notamment aux domaines de l’énergie, des transports et de la mobilité, de la santé, et bien sûr la volonté de promouvoir un modèle social fondé sur la solidarité.       <br />
              <br />
       Cette Europe implique d’autres règles du jeu que celles élaborées par l’Acte Unique et les traités de Maastricht et de Lisbonne. Ces traités sont complètement dépassés.        <br />
              <br />
       Il faut ouvrir le débat :       <br />
       -	Sur une initiative de croissance européenne mettant fin notamment à la déflation salariale et finançant par un grand emprunt européen un plan d’infrastructures.       <br />
       -	Sur un gouvernement économique de la zone euro, incluant l’ensemble des paramètres économiques et pas seulement budgétaires. L’objectif doit être de résorber les déséquilibres internes à la zone euro, autrement que par la conjugaison de plans de rigueur insoutenables et dont l’effet ne peut être qu’une récession généralisée et l’éclatement de la zone euro.       <br />
       -	Il faudra modifier les statuts de la Banque Centrale européenne pour introduire la croissance et l’emploi parmi ses missions.       <br />
              <br />
       Je ne m’étendrai pas sur les quarante propositions de notre programme de salut public. Dix d’entre elles concernent le redressement de la construction européenne : développement des coopérations renforcées à géométrie variable entre les Etats – plan d’indépendance énergétique et d’équilibre écologique – agriculture orientée vers la sécurité alimentaire – régime propre des services publics – protection commerciale de notre modèle de développement – alliance sans subordination avec les Etats-Unis – partenariat resserré avec la Russie – refondation de nos relations avec la Turquie.       <br />
              <br />
       L’évolution de l’Europe nous conduit vers plus de coopération intergouvernementale. C’est inévitable et c’est une bonne chose pour la démocratie et pour l’efficacité. Il faut abandonner « l’Irrealpolitik européenne », comme dit Hubert Védrine, délaisser les chimères fédéralistes, alibi de l’impuissance, aller vers des coopérations à géométrie variable et  vers une ouverture de ces politiques à la Russie et à la Turquie.       <br />
              <br />
       J’ai cru noter une évolution de François Hollande de l’Europe à vingt-sept vers la zone euro à seize. Je partage ce point de vue mais il pose le problème de ce que veut l’Allemagne.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <b>III – La politique allemande doit être analysée.</b>       <br />
              <br />
       Il serait trop facile d’imputer les difficultés actuelles au tempérament de Nicolas Sarkozy. L’Allemagne est aujourd’hui la puissance qui impose ses choix et sa philosophie ordo-libérale à l’Europe (Mme Merkel parle de « culture de la stabilité »). En fait, la déflation salariale pratiquée depuis 2000 a creusé l’écart avec les autres pays de la zone euro, notamment les pays de l’Europe du Sud.       <br />
              <br />
       La politique de rigueur que l’Allemagne impose à la zone euro est excessive. Elle risque d’ailleurs de se retourner contre l’Allemagne. <span style="font-style:italic">Il faut trouver un compromis avec l’Allemagne</span>, entre la nécessaire responsabilité des Etats et la solidarité financière entre les pays membres de l’euro. On ne peut espérer une solidarité telle que celle qui existe au sein de chaque pays. L’Europe reste faite de nations. Mais on peut imaginer des émissions de bons européens et surtout un rôle actif donné à la BCE pour lutter contre la spéculation. Nous ne devons à aucun prix nous enfermer dans un tête à tête mortifère avec l’Allemagne au sein d’une zone euro réduite à un noyau dur. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      https://www.mrc-france.org/video/<object type="application/x-shockwave-flash" id="120699" data="http://www.chevenement.fr/v/842b819978ce29291ded75b6e1284a1a8922ad81" width="608" height="342"><param name="movie" value="http://www.chevenement.fr/v/842b819978ce29291ded75b6e1284a1a8922ad81"><param name="allowscriptaccess" value="always"><param name="allowfullscreen" value="true"><param name="quality" value="high" /></object>     </div>
     <div>
      Mieux vaut préparer un « plan B » qui serait le retour à une monnaie commune qui pourrait continuer à s’appeler l’euro avec des parités ajustables pour des monnaies nationales recréées au sein d’un système monétaire européen bis.        <br />
              <br />
       Pas de fuite en avant dans l’irreal politik européenne comme celle consistant à offrir à l’Allemagne de partager notre siège de membre permanent au Conseil de Sécurité de l’ONU. D’abord parce que les autres n’en seraient pas d’accord. Ensuite parce que nous n’avons pas les mêmes conceptions en matière de politique étrangère sur le Moyen-Orient et l’Afrique notamment, et sur la défense, et en particulier sur le domaine nucléaire. Enfin, parce que la priorité n’est pas là : elle est sur le terrain économique et monétaire d’abord.       <br />
              <br />
       Un peu de sens de l’Etat, à la veille d’une élection présidentielle, ne peut pas nuire.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <b>IV – La géographie et l’Histoire confèrent à la France une responsabilité particulière.</b>       <br />
              <br />
       La France est nécessaire à l’équilibre de l’Europe dans l’intérêt de l’Europe et de l’Allemagne elle-même.        <br />
              <br />
       La France n’est pas n’importe quel pays.        <br />
              <br />
       Elle doit préserver des marges de manœuvre :       <br />
       -	vis-à-vis de l’Allemagne – sur la relance et le cours de l’euro ;       <br />
       -	vis-à-vis des Etats-Unis – sur la régulation et la réforme du SMI ;        <br />
       -	vis-à-vis de la Russie – sur l’énergie, le développement et la paix ;       <br />
       -	vis-à-vis de la Chine – sur la concertation économique et monétaire et sur un partenariat responsable.       <br />
              <br />
       L’Europe peut et doit prolonger l’action propre de la France. Mais celle-ci ne doit pas être démobilisée. Elle reste notre avenir. Il faut changer le mode d’emploi des institutions européennes et savoir d’abord ce que la France veut.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <b>V – La France doit faire vivre le modèle républicain qu’elle a si fortement incarné depuis deux siècles en Europe et dans le monde.</b>       <br />
              <br />
       Elle doit contribuer à organiser la résilience de l’Europe à l’échelle mondiale, en préservant notre modèle républicain, à la fois civique et social. Et bien sûr, la première urgence consiste à le faire  vivre en France même où la droite contribue à le fragiliser par des initiatives provocatrices qui visent à nous entrainer sur le terrain qu’elle a choisi pour 2012 : la sécurité.       <br />
              <br />
       Pour mettre la France à la hauteur des défis qui sont devant nous, la gauche doit faire bouger les lignes à l’intérieur d’elle-même. Elle doit incarner le pôle républicain de la vie politique française, face à une droite post-républicaine ou peut-être tout simplement réactionnaire, revenue à des conceptions d’avant 1789.       <br />
              <br />
       La gauche doit offrir un avenir à la France et à sa jeunesse et pas simplement un futur !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.mrc-france.org/Pour-devenir-President-de-la-Republique-francaise-il-faut-s-identifier-pleinement-a-la-France_a184.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Pas de financement durable des retraites sans une économie en croissance et une réindustrialisation</title>
   <updated>2010-05-21T11:50:00+02:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Pas-de-financement-durable-des-retraites-sans-une-economie-en-croissance-et-une-reindustrialisation_a161.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2010-05-21T11:46:00+02:00</published>
   <author><name>MRC</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
En posant la question du financement des retraites, le gouvernement cherche à fermer le débat en acceptant d’en diminuer le montant.     <div>
      Au contraire, c’est d’abord en sortant de la politique d’austérité générale qui gagne l’Europe et en activant la croissance par une politique industrielle, de recherche et de formation, seule de nature à augmenter le nombre d’emplois et donc de cotisants – soit en engageant une action concertée et coopérative de la zone euro soit en sortant de la zone euro pour défendre nos intérêts propres – que seront notamment trouvés les moyens de financer les retraites de demain.       <br />
              <br />
       L’augmentation de l’âge de départ en retraite n’a aucun sens quand on sait que plus de la moitié des personnes de 57 à 60 ans ne travaillent plus et que les jeunes de 20 à 30 ans galèrent pour entrer sur la marché du travail. Ce qui est prioritaire, c’est de donner à chacun la possibilité réelle de cotiser pour une carrière complète.       <br />
              <br />
       La spéculation financière effrénée qui est à l’origine de la crise économique actuelle conduit à deux priorités pour la réforme des retraites :       <br />
              <br />
       - les régimes de base doivent être confortés comme régimes par répartition qui fondent les retraites sur la confiance dans l’avenir et la cohésion sociale, c’est-à-dire sur l’exigence républicaine, en conduisant les cotisants d’aujourd’hui à financer les retraites d’aujourd’hui et à refuser d’augmenter la part de capitalisation, qui ne ferait qu’alimenter la spéculation financière ;       <br />
              <br />
       - l’assiette des revenus faisant l’objet de cotisation doit être franchement élargie aux revenus de la sphère financière : taxation sur les placements off shore par les banques et firmes françaises, prélèvement sociaux sur les bonus et les stock options, augmentation du forfait social de l’intéressement et de la participation, CSG sur les revenus du capital encore exonérés.       <br />
              <br />
       Le droit à la retraite doit être lié à l’espérance de vie. Les négociations sur les travaux pénibles, infructueuses depuis des années, doivent conduire à des décisions. La durée nécessaire de cotisation pour une retraite pleine doit être clairement liée à l’espérance de vie des grandes catégories sociales et professionnelles. Toute mesure indistincte d’augmentation du nombre d’années de cotisations nécessaire pour une retraite pleine conduirait à une aggravation des inégalités et à une explosion du nombre des petites pensions. Il est en outre nécessaire de prévoir un mécanisme de relèvement des petites pensions sur la longue durée.       <br />
              <br />
       L’avenir des retraites est une question de confiance : Seul un système juste trouvera les moyens de son financement. Ces moyens dépendent avant tout du retour à la croissance, qui serait fortement entravé par la multiplication en Europe des politiques d’austérité. C’est au contraire par la volonté du pays de retrouver son dynamisme industriel et sa capacité de créer des emplois que seront dégagés les moyens d’assurer l’avenir de nos retraites.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.mrc-france.org/Pas-de-financement-durable-des-retraites-sans-une-economie-en-croissance-et-une-reindustrialisation_a161.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Téléchargez et distribuez le tract : "Pour un programme de salut public !"</title>
   <updated>2010-06-03T19:07:00+02:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Telechargez-et-distribuez-le-tract-Pour-un-programme-de-salut-public-_a135.html</id>
   <category term="Tracts" />
   <photo:imgsrc>https://www.mrc-france.org/photo/art/imagette/1701868-2300125.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-11-12T14:51:00+01:00</published>
   <author><name>MRC</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le tract est disponible en bas de page au format PDF. Il est à votre disposition pour vos tractages, vos réunions publiques, vos permanences, etc.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.mrc-france.org/photo/art/default/1701868-2300125.jpg?v=1289529566" alt="Téléchargez et distribuez le tract : "Pour un programme de salut public !"" title="Téléchargez et distribuez le tract : "Pour un programme de salut public !"" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.mrc-france.org/photo/art/default/1701868-2300133.jpg?v=1289529566" alt="Téléchargez et distribuez le tract : "Pour un programme de salut public !"" title="Téléchargez et distribuez le tract : "Pour un programme de salut public !"" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>POUR UN PROGRAMME DE SALUT PUBLIC !</b>       <br />
              <br />
       Souvenez-vous, c'était il y a 10 ans ! Les attentats du 11 septembre n'avaient pas eu lieu. La Chine ne semblait pas à ce point conquérante sur le plan économique. L'euro valait seulement un dollar. Le modèle néo-libéral américain et anglais était montré en exemple au monde entier. La bourse et la “ création de valeur pour l'actionnaire ” étaient les alpha et omega de la pensée unique médiatique. Les Etats-Unis n'étaient pas encore enlisés sur deux fronts, en Irak et en Afghanistan. La Russie ne se relevait pas de la chute du communisme. Le Brésil ne s'imaginait pas encore organiser les jeux olympiques. La liste pourrait s'allonger, qui prouverait à quel point le monde a changé en dix ans, et comment le prêt à penser conformiste n'est plus en mesure <span style="font-style:italic">de faire face au monde tel qu'il est</span>.       <br />
              <br />
       Le Mouvement Républicain et Citoyen, présidé par Jean-Pierre Chevènement (sénateur du Territoire de Belfort), conscient des immenses mutations à l'oeuvre sous le double mouvement de la globalisation financière et de la constitution d'un monde multipolaire fait de grandes puissances nationales, propose aux citoyens français <b>un programme de salut public en dix points pour la France</b>, à la hauteur des enjeux de la crise.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>1 - Lutter contre la concurrence déloyale du dollar et des pays à très bas salaires</b>       <br />
       Entre la concurrence déloyale du dollar et celle des bas salaires de la Chine, la France doit affirmer son indépendance stratégique en oeuvrant de manière déterminée pour un euro moins cher contre le dollar et pour la mise en oeuvre de protections commerciales à l'échelle de l'Europe (à 27 ou à défaut à 6), réponses les plus sérieuses aux délocalisations et à la pression à la baisse sur les salaires. La France doit rechercher la coopération de l'Allemagne à cette stratégie, ainsi que la mise en place d'un gouvernement économique de la zone euro. A défaut, la sortie de la zone euro de plusieurs pays dont la France s'imposera comme le seul moyen d'échapper à l'asphyxie.       <br />
              <br />
       <b>2 - Programmer le retour au plein emploi</b>       <br />
       La priorité absolue doit être accordée à la protection des emplois industriels, agricoles et dans les services existants par une protection commerciale européenne, la taxation plus forte des suppressions d’emplois par les grands groupes, le soutien à l’emploi non délocalisable, un statut du travail dans les activités de service à la personne, etc.       <br />
              <br />
       <b>3 - Nouer des partenariats avec les puissances émergentes</b>       <br />
       La France doit mener une politique étrangère de construction de grands partenariats avec les puissances émergentes (Russie, Inde, Brésil, etc.), seule politique réaliste pour échapper à l'étau sino-américain qui structurera le début du XXIème siècle. Il ne saurait par ailleurs être question pour la France de renoncer à son siège au Conseil de sécurité des Nations Unies ou de le partager, ni de demeurer dans le commandement intégré de l'OTAN.       <br />
              <br />
       <b>4 - Lutter à l'échelle planétaire contre la dégradation de l'environnement</b>       <br />
       La politique environnementale doit prendre acte des grands déséquilibres écologiques et orienter une très grande partie de l'effort de recherche vers les projets de captation du Co2 et d'énergies propres (incluant le nucléaire de 4ème génération). Ces grands projets doivent aider les pays émergents à se développer sans dégrader l'environnement.       <br />
              <br />
       <b>5 - Desserrer l’étau de la dette en acceptant une inflation modérée</b>       <br />
       L'explosion des dettes privées et publiques dans les grands pays industrialisés rend d'ores et déjà très difficile leur remboursement. L'acceptation d'un taux d'inflation modéré de l'ordre de 5 % par an peut aider à soulager de manière décisive le poids que font peser sur les économies ces dettes. Le pouvoir d'achat des ouvriers et des employés sera garanti par une échelle mobile des salaires.       <br />
              <br />
       <b>6 - Nationaliser les banques subventionnées par des fonds publics</b>       <br />
       Le système bancaire doit être profondément assaini par la nationalisation des banques ayant reçu des aides publiques et la séparation légale des banques de dépôt et des banques d'affaires. Il doit être mis un terme au système des bonus extravagants dans les activités prédatrices pour l'économie. De nouvelles réglementations nationales, européennes et internationales doivent encadrer drastiquement les activités financières.       <br />
              <br />
       <b>7 - Lancer une politique industrielle ambitieuse</b>       <br />
       Une politique industrielle ambitieuse doit être lancée urgemment à partir d'un emprunt national dans les domaines d'intérêt stratégique pour la France : réseaux haut-débit et fibre optique, réseaux de ferroutage, isolation des logements, énergies propres et renouvelables, automobile propre, nanotechnologies, biotechnologies, matériaux du futur, etc. Ces grands investissements prépareront les 50 prochaines années.       <br />
              <br />
       <b>8 - Rendre le logement plus abordable pour les familles</b>       <br />
       Le logement devient une charge de plus en plus lourde dans le budget des familles et des personnes seules, qu'il faut réduire. Le parc locatif public doit être soutenu par la création de logements à loyer abordables et de qualité. Un programme national pour les logements sociaux et privés de rénovation et d'économies d'énergie doit être engagé afin de réduire la facture énergétique des locataires. Les avantages fiscaux qui encouragent la spéculation immobilière seront supprimés.       <br />
              <br />
       <b>9 - Revenir à des impôts progressifs en fonction de la richesse des ménages</b>       <br />
       Prenant acte de l'envolée des plus hauts salaires et de la concentration du capital, immobilier en particulier, une réforme de la fiscalité nationale et locale sera engagée pour donner la priorité absolue à la réduction des inégalités, par la suppression du bouclier fiscal, le retour à la progressivité de l'impôt selon les ressources et le rétablissement de l'impôt sur les successions pour les patrimoines supérieurs à 500 000 euros.       <br />
              <br />
       <b>10 - Développer l'égalité républicaine</b>       <br />
       Les services publics, éléments essentiels de l'identité républicaine de la France, doivent être adaptés aux nouveaux besoins des citoyens (éducation, santé, eau, réseaux Internet, transports). Leurs moyens doivent être développés par une contribution de l'ensemble des revenus, en particulier financiers, à l'effort de cohésion nationale. Des services publics forts et modernisés, en particulier dans les zones rurales, périurbaines ou les banlieues populaires, seront un levier puissant de l'égalité entre tous les citoyens.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Position du MRC pour les élections européennes de juin 2009</title>
   <updated>2013-01-20T16:14:00+01:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Position-du-MRC-pour-les-elections-europeennes-de-juin-2009_a74.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2009-01-13T11:59:00+01:00</published>
   <author><name>MRC</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Adoptée par le bureau national du mercredi 7 janvier 2009.     <div>
      Depuis plus d’un an, l’économie internationale traverse une crise d’une gravité exceptionnelle. Jamais, depuis la fin de la seconde guerre mondiale, le capitalisme ne s’était trouvé dans une telle situation. Crise du libéralisme sans règles, crise de la globalisation impériale impulsée par les Etats-Unis et qui se répand, telle la métastase d’un cancer, sur la totalité de la planète, précisément parce que l’hypercapitalisme spéculateur qui la caractérise est devenu le modèle dominant.        <br />
              <br />
       Face à cette crise, l’Europe a failli. Et ce sont les nations qui ont réagi, ce qui prouve, s’il en était besoin, leur caractère historiquement incontournable.       <br />
              <br />
       C’était inévitable, car depuis le Traité de Maastricht,  sous la pression des conservateurs et, souvent, avec le consentement des socio-libéraux, elle avait choisi non seulement de se soumettre au libéralisme triomphant mais encore d’en devenir un vecteur d’expansion dans tous les pays européens.        <br />
              <br />
       En 2005, Français et Hollandais ont dit non à cette évolution. Les Irlandais n’ont pas tardé à suivre, en rejetant le Traité institutionnel. C’est que partout les citoyens sont conscients que l’Europe est devenue un rouage essentiel de la globalisation financière, qu’elle se pose en garante de l’orthodoxie libérale, et que leur avenir national se joue désormais autant sinon plus que chez eux à la Commission européenne, à la BCE, à Washington et sur les grandes places boursières du monde.       <br />
              <br />
       Pour retrouver la confiance des Français, <b>la Gauche, rassemblée, unitaire, doit proposer dés les élections européennes de Juin 2009, un projet alternatif à la politique néolibérale actuelle, depuis peu mâtinée d’interventionnisme repentant.</b>       <br />
              <br />
              <br />
       <b>1) L’Europe dans la crise</b>       <br />
              <br />
       La crise actuelle de la globalisation libérale est profonde. Elle ne sera pas résolue par des demi-mesures. Nous devons lutter pour qu’elle ne soit pas payée par le monde du travail mais débouche sur un ordre social plus juste. Cela ne peut se faire sans un retour de la puissance publique, que ce soit pour la maîtrise des instruments du développement économique ou pour la négociation d’un nouvel ordre international.       <br />
              <br />
       Or l’Union européenne est impuissante face aux effets dévastateurs de cette crise. Ce n’est pas parce qu’elle n’est pas potentiellement assez forte. C’est parce qu’elle n’a pas d’autre conception de l’avenir que la politique de concurrence qu’elle a transformée en religion dans le Pacte de stabilité. Cette politique a coûté des millions de chômeurs, la montée partout de la précarité, la généralisation des bas salaires, l’instauration de la concurrence entre les territoires et les peuples européens, la remise en cause systématique des services publics (poste, transports ferroviaires, santé, éducation) et leur privatisation.        <br />
              <br />
       L’idéologie « européiste », jouant sur une conception soit naïve soit manipulatrice de la solidarité européenne, a contribué à anesthésier tout débat sur l’avenir réel de l’Europe.  Résultat : le sentiment pessimiste à l’égard de l’Europe s’est accru, car les peuples, dans la réalité, ne veulent pas échanger des acquis sociaux conquis de haute lutte contre un libéralisme européen porteur de précarité et de misère.        <br />
              <br />
       <b>Il faut refonder l’Europe. D’abord en la rapprochant des peuples européens, des Etats nations qui la structurent, des citoyens qui l’animent.</b> Il ne peut  y avoir de bonne politique européenne au mépris des peuples, des Etats nations, des citoyens. <b>La nation n’est pas le nationalisme.</b> Au contraire, le nationalisme est une maladie de la nation. <b>Communauté de citoyens, la nation est le cadre naturel de la démocratie.</b> Si nous voulons éviter les funestes dérives nationalistes et xénophobes, nous devons concevoir l’Europe non comme un super Etat technocratique, non démocratique, entièrement dévoué à la seule expansion du libéralisme économique, mais comme un espace citoyen de solidarité, de respect de la diversité des nations, des langues, des cultures, des traditions et du patriotisme des peuples. <b>Car le patriotisme républicain est le contraire du nationalisme. C’est l’expression généreuse du civisme, non le repli identitaire.</b>       <br />
              <br />
       Ainsi conçue, la nation civique est le principal lieu d’expression de la volonté démocratique. Elle est, pour nous, synonyme de République. L’Europe ne doit donc pas constituer un espace de souveraineté opposé à celui des nations. L’idée d’une puissance publique européenne ne peut être que le résultat des délégations que lui confèrent les nations qui la constituent. Pour nous, ces délégations de compétences au niveau européen, lorsqu’elles s’avèrent indispensables,  ne signifient pas une victoire contre les nations, et encore moins « l’abandon » de la souveraineté nationale. Elles incarnent plutôt la conciliation harmonieuse de la nation et de l’Europe. Et elles ne sont acceptables que si elles sont ratifiées ou vérifiées par référendum. Car les peuples souverains doivent toujours avoir le dernier mot. Cette conception débouche naturellement sur une Europe à géométrie variable, en fonction de ce que veulent ou ne veulent pas les nations. Elle n’exclut donc nullement <b>les délégations de compétences</b> à condition que celles-ci soient gérées ensemble de manière démocratique. Nous considérons en ce sens que l’adoption du Traité institutionnel par voie non référendaire est une atteinte grave aux droits des citoyens,  et que la question institutionnelle se reposera inévitablement en raison des menaces et des contradictions dont le Traité de Lisbonne est porteur.       <br />
              <br />
       C’est pourquoi nous devons ouvrir le débat, en dehors de tout dogmatisme, sur ce que doit être l’avenir de l’Europe. Celui-ci ne saurait se concevoir en dehors d’une prise de conscience de la nature de la globalisation économique et financière et de sa crise actuelle. Aujourd’hui, nous vivons la fin d’un cycle historique, celui de la globalisation néolibérale impulsée, depuis bientôt trente ans, par les forces conjuguées des multinationales, du « thatchérisme » et du « reaganisme ». L’Europe libérale s’y est insérée aux prix de sacrifices énormes infligés aux couches populaires.        <br />
              <br />
       La crise actuelle doit être pour nous l’occasion de sortir de ce piège et de refonder une Europe Nouvelle. Pour cela, nous avons besoin d’une <b>mondialisation régulée</b>, <b>d’une Europe sociale qui protège, d’une Europe acteur stratégique et solidaire dans un monde multipolaire.</b>       <br />
              <br />
              <br />
       <b>2)Pour une régulation mondiale</b>       <br />
              <br />
       La crise actuelle n’est pas seulement la conséquence de l’énorme bulle financière provoquée aux Etats Unis par le capitalisme spéculatif dans les subprimes. Elle touche aujourd’hui toute l’économie et, de récession en récession, débouche sur une dépression mondiale aux conséquences catastrophiques. Cette crise résulte du fait que depuis  des décennies, les Etats-Unis vivent au-dessus de leurs moyens en captant l’épargne mondiale pour financer leur économie à hauteur de 80%. C’est cette dépendance  qui a poussé les Etats-Unis à une fuite en avant  pour contrôler les ressources pétrolières et gazières mondiales. C’est cela aussi qui explique l’importance de  leur budget militaire, entièrement financé par les emprunts étrangers et qui recouvre à lui seul plus de la moitié des budgets de la défense dans le monde. D’où aussi leurs dérives expéditionnaires en Irak et en  Afghanistan, où ils sont aujourd’hui enlisés.       <br />
              <br />
       Cette période semble toucher à sa fin. Mais le destin du monde reste lié à l’Amérique.        <br />
       <b>Les Etats-Unis ne peuvent rétablir seuls leurs équilibres. L’aide du reste du monde est indispensable</b>, si l’on veut éviter une récession planétaire et une déflation salariale mondiale. <b>Cette aide doit se traduire par une relance coordonnée des principales économies mondiales</b>, surtout celles des pays excédentaires dans leur épargne comme dans leur commerce (Chine, Allemagne, Japon, Pétromonarchies du Golfe). <b>D’où la nécessité d’organiser un véritable  « New Deal » mondial</b>. Pour être durable, cette relance implique aussi des Institutions mondiales qui fonctionnent au service d’un développement économique, financier et social humain  soucieux de l’environnement.       <br />
              <br />
       Sur les Institutions internationales, nous devons lutter pour:       <br />
              <br />
       <ul class="list"><li><b>Démocratiser le FMI</b>, qui doit redevenir un organe de soutien aux pays en difficulté et de contrôle du système monétaire international, notamment en oeuvrant à une parité ordonnée des grandes monnaies ; il doit également revoir sa politique de gestion de la dette et proclamer un moratoire pour celles des pays les plus pauvres. L’utilisation à large échelle, dans le contexte actuel de crise mondiale, des <b>Droits de tirage spéciaux (DTS)</b> doit être encouragée. Nous devons rechercher <b>la modification des quotes-parts au sein du FMI</b>, pour faire place aux pays émergents et mettre fin à une situation où, profitant de leur minorité de blocage, les Etats-Unis orientent  selon leurs seuls intérêts la politique de cette institution.       <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li><b>Refonder les activités de la Banque mondiale</b>, la décentraliser, en faire, non un organisme caritatif inefficace comme elle l’est devenue, mais une véritable organisation d’aide au développement économique dont le but est de favoriser la participation citoyenne des peuples et  la formation d’Etats démocratiques de droit.       <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li><b>Réformer l’OMC</b>  afin qu’elle ne soit plus le cénacle du seul libre-échangisme mondialisé et pour qu’elle devienne effectivement ce qu’elle aurait dû être dés sa création : un lieu de règlementation de l’activité commerciale pour une concurrence loyale, notamment en introduisant une clause sociale et environnementale dans les échanges. En Europe, il est désormais clair, étant donné le mouvement accéléré des délocalisations vers les pays à bas coûts, qu’il faut revenir à la <b>préférence communautaire</b>, donc proposer un retour, pour certains secteurs, et dans le cadre d’une conception équilibrée des échanges, au tarif extérieur commun. Il faut une Europe de la protection du modèle social européen.       <br />
              <br />
       Agir sur ces institutions internationales, c’est nous donner les moyens de créer un nouveau modèle de développement.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>3)Pour une Europe sociale qui protège</b>       <br />
              <br />
       Il nous faut d’abord une Europe qui protège. Cela signifie que nous devons lutter pour la réglementation du marché afin d’<b>éviter que des formes de concurrence inégales  détruisent les acquis sociaux</b>. Pour mener à bien cette tâche, on pourrait proposer la <b>création d’un « Organisme de réglementation de la concurrence » indépendant de la Commission</b>. Il concernerait aussi bien la concurrence extra-zone européenne qu’intra-zone afin d’éviter le dumping social et fiscal.        <br />
              <br />
       On pourrait, pour harmoniser les politiques sociales, adopter le principe qu’aucune directive du marché intérieur ne remette en cause, par le bas, les droits existants dans un Etat membre.       <br />
              <br />
       Face à la crise financière et économique mondiale, nous voulons que l’Europe agisse en recherchant une stratégie de relance ambitieuse et coordonnée. Celle-ci implique la préservation de pouvoir d’achat, et la lutte contre l’augmentation du chômage. Pour y parvenir l’Europe doit mettre en oeuvre de <b>Grands Projets</b> dans le domaine des infrastructures européennes, de la recherche, de la synergie des Universités, des industries de défense et dans l’aérospatiale. Pour financer ces activités, on pourrait lancer un Emprunt Garanti par l’ensemble des Etats-membres. Cela donnerait au projet européen une identité autrement plus exaltante que celle que lui dessine le visage hostile du marché livré à lui-même.        <br />
              <br />
       Nous devons défendre l’Europe en favorisant la constitution, en dehors de tout monopole, de « groupes industriels européens » compétitifs à l’échelle mondiale, protéger les sous-traitants et <b>encadrer les OPA</b>. Cela signifie aussi que nous devons encadrer les marchés financiers en renforçant les pouvoirs de l’Autorité des marchés, notamment  contre les raids boursiers.       <br />
              <br />
       <b>Cette politique de relance doit se faire avec l’aide indispensable de l’Allemagne.</b> Le monde du travail en Allemagne y gagnerait  tout autant que le reste des Européens. C’est pourquoi nous devons faire comprendre clairement à nos camarades allemands que <b>la stratégie qui privilégie les excédents extérieurs et les réserves de change au détriment d’une relance européenne, est en contradiction avec l’intérêt général européen.</b>        <br />
              <br />
       Il faut en premier lieu définir une stratégie vis-à-vis de la <b>Banque Centrale Européenne</b>, aujourd’hui gardienne de l’orthodoxie ultralibérale, et qui pratique une politique de l’autruche très cher payée par les peuples. Alors que nous aurions besoin de taux très bas, la BCE refuse de donner aux peuples européens les moyens d’une véritable politique de relance. Il est urgent de s’interroger sur les <b>missions</b> de cette Banque. Il faut prioritairement :       <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li><b>Introduire dans les statuts de cette institution l’objectif de l’emploi et de la croissance</b>, afin de mettre l’euro au service des européens et non, comme c’est le cas actuellement, au service du capitalisme financier.       <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li>Avancer vers la création d’un <b>Gouvernement économique de la zone euro</b>. L’Eurogroupe pourrait jouer ici un rôle clé. Le débat ne devrait éviter aucun problème et s’attaquer prioritairement à la question de la politique de change au niveau européen. Il deviendrait alors possible de poser la question de l’augmentation des moyens budgétaires européens pour mettre en place une véritable politique de projets européens.        <br />
              <br />
       Ce serait la seule manière d’affronter enfin sérieusement la question de l’<b>harmonisation fiscale européenne</b>, afin de lutter contre le dumping social intra-européen. Ce serait aussi la meilleure manière de chasser définitivement les menaces du style de la circulaire Bolkenstein.       <br />
              <br />
       Le gouvernement de la zone euro pourrait aider à la mise en place de coopérations renforcées pour favoriser les synergies de ceux qui veulent aller plus loin et plus vite dans la mise en œuvre de politiques communes.        <br />
              <br />
       <b>Une Europe à géométrie variable, fonctionnant en cercles concentriques complémentaires</b>, serait un moyen à la fois indispensable et d’une très grande efficacité dans les domaines de la politique industrielle, de la recherche, de l’innovation, de la défense, du droit social et de l’harmonisation fiscale, pour la mise en œuvre de politiques coopératives fortes et répondant aux besoins des peuples. Cette avant-garde doit être ouverte à tous ceux qui  voudront se donner les moyens d’en faire partie sans que la création des coopérations renforcées soit étroitement corsetée (comme le prévoit aujourd’hui le Traité de Lisbonne).       <br />
              <br />
       Il est urgent, pour ce qui concerne la Commission de Bruxelles, de commencer par <b>modifier les règles du Pacte de stabilité</b>, tant en vue d’une plus grande flexibilité des déficits que pour les dépenses centrées sur  la recherche et l’innovation.        <br />
              <br />
       Ce pacte doit devenir avant tout un <b>pacte pour l’emploi et la croissance</b>. Au demeurant une action solidaire en faveur de la hausse du pouvoir d’achat, d’un SMIC européen, n’a de chance de réussir et d’être pérenne que si elle s’inscrit dans la perspective d’un pacte européen de croissance. La concurrence doit cesser d’être le maître mot de la politique européenne. La Commission doit être placée sous le strict contrôle politique du Conseil.       <br />
              <br />
       Nous devons proposer la création d’un Traité social fixant des critères de convergence progressifs, notamment en matière fiscale et sociale.       <br />
              <br />
       Nous devons défendre l’idée, contre le néolibéralisme, de la reconstruction d’une préférence européenne par une réglementation « antidumping social » aux frontières de l’Union. C’est le seul moyen de sauver les industries nationales et d’aider à leur modernisation compétitive. Nous devons appliquer une politique tarifaire modulée pour les produits dont l’importation massive casse les appareils industriels européens. Cela implique d’assumer, quand il le faut, un <b>protectionnisme au service de l’emploi et des droits sociaux</b>.       <br />
              <br />
       L’Europe est un continent très dépendant sur le plan énergétique. Il nous faut une véritable stratégie, de long terme, dans ce domaine. Le développement nécessaire des énergies nouvelles et renouvelables doit s’articuler intelligemment avec l’exploitation de toutes les formes d’énergie existantes (charbon propre– gaz– nucléaire). Face à la volatilité des prix du pétrole, il nous faut entreprendre une grande concertation pour promouvoir l’avenir du nucléaire de quatrième génération et préparer l’indépendance énergétique du continent.       <br />
              <br />
       Dans le même temps, il nous faut une véritable politique européenne de l’environnement et de lutte contre le réchauffement climatique. Après que le Parlement européen a voté pour les objectifs de réduction de 20% des émissions de gaz à effet de serre, il faut avancer vers des politiques communes de développement des énergies renouvelables, d’économie d’énergie et d’instauration d’une fiscalité environnementale non pénalisante pour l’emploi ni porteuse de désindustrialisation.       <br />
              <br />
       L’Europe ne sera un projet fort, accepté par les peuples, que si elle correspond à l’intérêt général européen. Or la question des services publics est ici décisive. Il n’est pas de l’intention de notre pays d’imposer aux autres sa conception des services publics. Mais il ne peut être question de nous soumettre à la politique de privatisation des services publics, désormais frontale, que la Commission veut imposer partout en Europe avec la complicité des gouvernements conservateurs et parfois sociaux- libéraux.        <br />
              <br />
       <b>La défense des services publics</b>, et plus largement, d’un <b>espace non marchand</b> regroupant tous les <b>biens communs</b> que sont l’éducation, la santé, les retraites, etc. est une question d’identité sur laquelle la gauche française devrait construire un puissant front de résistance à l’occasion de ces élections européennes. Car un service public de qualité, fondé sur l’égalité d’accès des citoyens aux services de base, devrait être un axe central de la construction européenne. Et la bataille pour une directive européenne « service public » de qualité doit devenir un axe rassembleur entre toutes les forces progressistes européennes, qui refusent de  livrer  la société au marché. Un Front progressiste européen pourrait porter haut et fort cette revendication, dés lors que le cadre commun poserait d’abord la protection des niveaux les plus développés de service public comme un principe intangible tout en fixant un minimum au-dessous duquel les Etats ne devraient pas descendre.       <br />
              <br />
       Dans le domaine agricole, il faut défendre le principe de la préférence communautaire, ainsi que celui de  prix rémunérateurs fondés sur la qualité. La  PAC est la seule politique qui a échappé au libéralisme triomphant depuis l’Acte Unique et le Traité de Maastricht : il faut la défendre parce qu’elle représente aujourd’hui la souveraineté alimentaire et une agriculture paysanne de qualité.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>4)Pour une Europe acteur stratégique et solidaire dans un monde multipolaire</b>       <br />
              <br />
       <b>La question de l’indépendance de l’Europe est cruciale. Aujourd’hui, l’OTAN est une courroie de transmission de la stratégie d’hégémonie de  l’administration américaine</b>. La grande majorité des pays de l’Union consent à cette situation. Mais nous avons le droit de la refuser, car la solidarité européenne ne signifie pas pour nous la vassalisation. <b>Nous ne pouvons accepter que l’OTAN intervienne en Asie ou au Moyen-Orient au service de stratégies de domination. Nous respectons les obligations qui résultent du traité de l’Atlantique Nord, mais nous soutenons que l’Europe doit se doter, à terme, d’une défense indépendante.</b>        <br />
              <br />
       L’Europe doit être <b>européenne</b>. C’est la condition pour qu’elle puisse être <b>un acteur stratégique</b> dans la formation d’un <b>monde multipolaire</b>. La question du rapport à l’Amérique ne peut être résolue par une formule à l’emporte-pièce. L’Europe doit d’autant plus se poser sérieusement cette question que nous vivons la fin d’une époque tant dans le domaine économique que politico-stratégique.       <br />
              <br />
       Tout tient à deux conditions essentielles : premièrement, nous l’avons déjà souligné, que les Etats-Unis favorisent une relance économique coordonnée tant avec l’Europe, le Japon, les pétromonarchies qu’avec les puissances émergentes que sont la Chine, l’Inde et le Brésil ; qu’ils acceptent la modification des règles au sein du FMI et  à l’OMC; qu’ils admettent enfin la nécessité de mécanismes pour contrôler les marchés financiers.        <br />
              <br />
       Deuxièmement, que les Etats-Unis, loin des tentations occidentalo-centristes dont rêvent les idéologues néoconservateurs, participent effectivement à un ordre multipolaire fondé sur le respect du droit international, l’indépendance des peuples et le respect des souverainetés nationales. Cela signifie un changement radical de leur stratégie. C’est dans leur intérêt bien compris autant que dans celui du monde. L’Europe ne gagnerait rien à suivre une Amérique dominatrice. Une Europe européenne, politiquement autonome, agissant par et pour elle-même, y compris par rapport aux Etats-Unis, est la meilleure façon d’enraciner un ordre mondial  multipolaire.        <br />
              <br />
       Cela implique une politique étrangère qui refuse tout alignement sur la politique de Washington, notamment en Afghanistan, en Irak et au Pakistan. Dans cette région du monde, l’Europe doit proposer non la guerre à outrance mais l’aide au développement et la construction d’Etats nationaux légitimes. La gauche française doit clairement demander le retrait des troupes engagées pour des missions autres que la paix.        <br />
              <br />
       Au <b>Proche et Moyen-Orient</b>, l’intérêt européen, c’est une paix qui reconnaisse à chaque peuple ses droits. Il ne saurait y avoir un droit à plusieurs vitesses. Et il n’y aura pas de paix sans justice. Il faut affirmer le droit à la sécurité de tous : sécurité d’Israël, celle du peuple palestinien, qui a le droit à un Etat viable doté de continuité territoriale, le droit au développement technologique de l’Iran, dés lors que cela se produit dans le respect des clauses du traité de non prolifération nucléaire et des contrôles de l’Agence internationale de l’énergie atomique. L’Europe, en devenant acteur stratégique, peut et doit avoir un rôle beaucoup plus important au Moyen Orient. Contre la politique des deux poids deux mesures, elle doit, quand c’est nécessaire, utiliser la clause du « partenariat privilégié » pour faire respecter le droit international et faire avancer le processus de paix.       <br />
              <br />
       Facteur de paix dans le monde, l’Europe doit s’engager dans la recherche d’un grand <b>partenariat stratégique</b> avec la Russie. Ce n’est pas seulement la question des approvisionnements énergétiques qui est en jeu, bien qu’elle soit cruciale pour l’Europe. C’est la question de la paix et de la démocratie qui est aussi en cause : une Russie étroitement liée économiquement et culturellement à l’Europe, est une chance pour le développement de la démocratie dans ce pays. La gauche européenne doit parier sur l’avenir d’un espace de coprospérité entre l’Europe et la Russie.       <br />
              <br />
       Nous devons lutter pour <b>une grande politique européenne avec le Sud et l’Afrique</b>. Les plus grands défis économiques et humains sont là.        <br />
              <br />
       L’Europe ne peut tourner le dos à ses voisins méditerranéens sous prétexte qu’elle est engagée dans la consolidation de son action à l’Est. Nous avons besoin d’une Politique Méditerranéenne, élaborée conjointement avec tous les partenaires  de la rive sud. La ligne stratégique ne doit pas être centrée seulement sur les crainte de l’Europe (environnement, contrôle de la circulation des personnes, sécurité, etc.), elle doit être tout autant axée sur le codéveloppement avec ces pays, gage d’une communauté originale avec l’ensemble européen, qui dépasserait les impasses de l’élargissement et la stratégie à courte vue de la simple association commerciale.        <br />
              <br />
       Avec l’Afrique, nous devons réadapter les Accords de Cotonou et abandonner l’idée que c’est le libéralisme qui résoudra les problèmes du développement. Cela a plutôt conduit à la désagrégation des sociétés, aux immigrations massives, aux guerres tribales. Contre la logique libérale qui prévaut à Bruxelles, nous devons défendre l’idée de l’ouverture du marché européen en franchise de douane aux produits fabriqués en Afrique, relancer l’aide publique au développement des infrastructures (pour la santé, pour l’eau, pour les transports, pour l’éducation, etc.). Nous devons aussi nous engager pour des remises de dettes à ces pays, réinvesties dans leur développement.       <br />
              <br />
       Sur la question cruciale des migrations, nous devons à la fois affirmer la nécessité de contrôler les flux en Europe et de favoriser l’intégration des immigrés sur la base du respect des droits et des devoirs dans les pays d’accueil. Nous voulons également, dans une perspective de solidarité active, aider à la formation des cadres et, à l’opposé de l’« immigration  choisie », politique égoïste et cynique de pillage des élites techniques et scientifiques des pays en développement, mettre en place une véritable stratégie de codéveloppement lié aux flux migratoires, impliquant des migrations de travail organisées qui profitent tant aux pays d’origine qu’à l’Europe.       <br />
              <br />
       Tel est le monde que nous voulons. Telle est l’Europe dont nous avons besoin.       <br />
              <br />
       Le MRC avance ces propositions dans un esprit de clarté. Nous souhaitons un débat avec tous nos partenaires de gauche. Nous sommes convaincus que la question de la construction d’une Europe Nouvelle est décisive pour la reconstruction d’une gauche républicaine, démocratique et capable d’offrir une alternative au néolibéralisme. Et nous sommes ouverts, car <b>notre objectif, c’est de faire des élections européennes une grande victoire de la gauche française tout entière.</b></li></ul>
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