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 <title>MRC - Mouvement Républicain et Citoyen</title>
 <subtitle><![CDATA[Site officiel du MRC. Découvrez les élus, le programme, les positions, l'organisation et l'équipe du Mouvement Républicain et Citoyen. Articles, communiqués, adhésions.]]></subtitle>
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   <title>Négociation iranienne : retour sur un 14 juillet d’espoir</title>
   <updated>2015-09-30T14:54:00+02:00</updated>
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   <category term="Actualités" />
   <published>2015-09-30T14:51:00+02:00</published>
   <author><name>Jean-Luc Laurent</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Par Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, mercredi 30 septembre 2015.     <div>
      Après Laurent Fabius à la fin juillet, une première depuis dix-sept ans, deux ministres français se sont rendus la semaine dernière en Iran. Manuel Valls a annoncé qu’Hassan Rohani serait à Paris en novembre. C’est une très bonne nouvelle pour la France et l’Iran, la marque d’une nouvelle étape rendu possible par l’accord nucléaire du 14 juillet et une évolution notable de la diplomatie française. Le Proche et le Moyen-Orient apportant rarement de bonnes nouvelles, ce fut pourtant le cas le 14 juillet avec l’annonce d’un accord sur le nucléaire iranien entre l’Iran et le groupe « 5+1 », c’est-à-dire les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité (France, Grande-Bretagne, Russie, Chine, Etats-Unis) et l’Allemagne.       <br />
              <br />
       <b>Un accord plutôt que les bombardements</b>       <br />
              <br />
       Au-delà des communiqués de satisfaction des chancelleries, il faut mesurer l’importance historique de l’accord. Après douze années de discussion, ce processus avait toutes les chances d’échouer. Pendant ces douze années, l’Iran a connu la double présidence extrémiste de Mahmoud Ahmadinejad et la répression du  printemps iranien en 2009. Les pays membres du « 5+1 » ont accumulé les différents sur de nombreux dossiers internationaux. Profitant d’une ouverture après l’élection présidentielle iranienne de 2013 remportée par Hassan Rohani, nous avons donné une dernière chance à la discussion. 18 mois de négociations intenses ont abouti un accord. Dans une région en voie d’ensauvagement, il s’agit d’une victoire pour le dialogue, la négociation et le multilatéralisme. Depuis l’échec du processus de paix israélo-palestinien en 2000 et l’invasion américaine de l’Irak en 2003, la région n’a jamais connu une aussi bonne nouvelle.       <br />
              <br />
       Officiellement, l’Iran n’a pas de programme nucléaire militaire et, en tant que pays signataire du Traité de Non-prolifération, n’a pas le droit d’en avoir. Malheureusement les preuves contraires sont apparues il  y a une dizaine d’années et se sont accumulées : capacités d’enrichissement anormales, fonctionnement d’un réacteur à eau lourde, découvertes de centres secrets…Sans aller jusqu’à un démantèlement, l’accord du 14 juillet organise le gel  de ces actions et les réduisent fortement sous le contrôle étroit de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique pendant les dix années. Au vu des actions effectives de l’Iran, la communauté lèvera progressivement l’ensemble des sanctions (onusiennes, américaines et européennes) qui frappent l’Iran. Le Président Obama a réussi à faire adopter l’accord à un Congrès plutôt hostile. Une première étape est franchie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Une bonne nouvelle ?</b>       <br />
              <br />
       Certains doutent que ce soit une bonne nouvelle pour la paix. La région a tout à gagner à réintégrer une grande puissance régionale, qui a longtemps mené une politique très agressive, soutenu le terrorisme. Etouffé par les sanctions, l’Iran de 2015 semble vouloir s’engager sur une autre voie. Il va falloir bâtir la confiance, faire preuve de responsabilité et l’accord permet de sanctionner efficacement tout manquement de l’Iran. L’Iran a une grande influence dans l’Irak voisin, mais aussi en Syrie, au Liban et au Yémen. S’il le veut, l’Iran peut apporter une contribution importante à la stabilité régionale au moment où les fronts sont nombreux. Un an après la proclamation du califat par l’Etat Islamique, l’Iran doit devenir un allié incontournable pour lutter contre ce groupe djihadiste. On sait qu’Israël est très inquiet des menées iraniennes et a longtemps envisagé une intervention militaire. La mise en œuvre de l’accord doit apporter de la sécurité à Israël et devrait même être le point de départ pour dépasser un antagonisme violent.       <br />
              <br />
       <b>Renversement d’alliance ?       <br />
       </b>       <br />
       Certains rêvent d’un renversement d’alliances. Le soutien de l’Arabie Saoudite et des Monarchies du Golfe, qui sont devenus nos alliés proches, à la diffusion d’un islam régressif, leur soutien à des groupes armées terroristes, est de moins en moins acceptable pour la France. Ce sont des puissances incontournables de la région mais il est temps de rééquilibrer notre politique étrangère.  Certainstrouveraient plus cohérente une alliance perse ou chiite. Quelques soient les griefs qu’on puisse adresser aux monarchies sunnites et les espoirs qu’on place dans une évolution positive de l’Iran, un grand renversement brutal me semble une chimère. La France, les autres puissances occidentales, la Russie ou la Chine n’ont pas à choisir leur camp dans l'antagonisme entre sunnites et chiites, entre Saoudiens et Iraniens.  L’Etat Islamique, autoproclamé à l’été 2014,  déclare la guerre aux chiites, auxchrétiens d’Orient, à l’ensemble des minorités religieuses mais aussi au monde sunnite. Comme le dit Olivier Roy, le djihadisme mène la guerre y compris contre à l’islam politique traditionnel. Pour ne pas sombrer dans la violence absolue, les Etats et les peuples de la région doivent dépasser les conflits millénaires et s’unir contre le nihilisme djihadiste. On est encore très loin.       <br />
       <b>       <br />
       Et maintenant ?</b>       <br />
              <br />
       Ce succès de Genève doit se confirmer dans les actes. Il doit être un point de départ pour refonder la lutte contre l’Etat Islamique qui, jusqu’à présent, n’a pu qu’être contenu et très marginalement refoulé. C’est vrai en Irak où les milices chiites ont un rôle militaire capital et où l’Iran doit œuvrer au recul du djihadiste et assécher le terreau du djihadisme par une politique de réconciliation nationale.  C’est vrai en Syrie où la guerre civile est entrée dans sa cinquième année. La réconciliation sera difficile entre les factions qui s’opposent à EI mais la communauté internationale doit favoriser une politique réaliste qui se ne fixe plus comme objectif prioritaire la chute de Bachar el-Assad. Avec les Russes et les Iraniens, la France doit redéfinir son approche de la crise syrienne.       <br />
              <br />
       Notons le sens des responsabilités de la Russie, allié traditionnel de l’Iran, qui n’a pas fait obstacle à un accord. Cette puissance, qu’on présente parfois comme une puissance folle, ivre de puissance, a fait preuve d’un grand sens des responsabilités en se laissant convaincre sur le mécanisme de retour aux sanctions. Le président Obama tenait à un accord avec Iran, il y est parvenu. Il faut saluer cette rupture nette avec l’impérialisme néo-conservateur de la présidence précédente. Il doit maintenant s’assurer de la levée des sanctions américaines.       <br />
              <br />
       La France a été très présente dans la négociation, avec une action déterminée de Laurent Fabius. Elle a plusieurs fois donné le sentiment d’être récalcitrante quand les Américains, en particulier, voulaient avancer vite. En lien avec des choix contestables dans la guerre civile syrienne ou la crise russo-ukrainienne, la position dure de la France n’a pas toujours été comprise et nous l’avons même critiquée. Il faut juger la négociation à ses fruits : l’accord est bon et comme le dit notre Ministre des Affaires Etrangères, il est robuste entre autres grâce à la diplomatie française qui a été innovante et convaincante. Au final, notre politique iranienne est beaucoup plus raisonnable que notre politique syrienne qui a dû mal à rompre avec le slogan « Bachar tombera ».       <br />
              <br />
       Les espoirs soulevés par l’accord sont grands, peut-être trop, mais il n’y a pas de fatalité à la guerre. Pour revenir au sujet spécifique de l’accord, il faut souhaiter qu’il fasse école pour les crises de prolifération auxquelles nous sommes exposés. Voilà le sens de l’accord, le commerce n’est pas sans rapport avec la diplomatie mais l’accord de Genève ne peut se résumer au prompt retour des hommes d’affaires occidentaux à Téhéran.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Iran : la France doit contribuer à une solution positive</title>
   <updated>2015-04-03T19:40:00+02:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Iran-la-France-doit-contribuer-a-une-solution-positive_a772.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2015-04-03T15:50:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Communiqué de Marie-Françoise Bechtel, 1ere vice-présidente du MRC et députée de l'Aisne, vendredi 3 avril 2015.     <div>
      L’accord d’étape conclu le 2 avril après 18 mois de tractations entre Téhéran et le groupe 5+1 (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine et Allemagne) est une très bonne nouvelle pour un début d’apaisement des tensions au Moyen-Orient.       <br />
              <br />
       L’attitude du Président Obama doit être saluée car si les Etats-Unis en étaient restés à la période bushiste, un tel accord n’aurait pu voir le jour. Il reste maintenant à aboutir à l’accord final d’ici le 30 juin. Les détails techniques restants à régler sont certes nombreux mais ils ne devront pas servir de prétexte à la remise en cause de l’accord cadre.       <br />
              <br />
       A cet égard, nous appelons la diplomatie française à montrer autant de sens des responsabilités que l’a fait le Président Obama. Nous avons pu avoir quelques inquiétudes devant les pressions exercées par Monsieur Netanyahu sur le Quai d’Orsay. La France doit être un facteur de dynamique et non pas de blocage dans la suite des négociations qui s’engagent. Une politique déséquilibrée ne servirait pas, dans cette affaire comme ailleurs, la paix au Moyen-Orient dont l’Europe a tant besoin.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Nucléaire iranien : à quoi joue Monsieur Fabius ?</title>
   <updated>2015-03-31T16:27:00+02:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Nucleaire-iranien-a-quoi-joue-Monsieur-Fabius_a769.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2015-03-31T16:26:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Communiqué de Marie-Françoise Bechtel, 1ere vice-présidente du MRC et députée de l'Aisne, mardi 31 mars 2015.     <div>
      A l’heure où les six chefs de la diplomatie (Etats-Unis, Royaume-Uni, Russie, France, Chine et Allemagne) sont réunis à Lausanne pour tenter de trouver une solution, la France s’isole par son jusqu’au-boutisme. Cette attitude est incompréhensible. Voudrions-nous mettre en difficulté le Président Obama dont l’attitude courageuse dans ce dossier se heurte à l’hyper conservatisme du Congrès que nous ne ferions pas mieux.       <br />
              <br />
       Alors que le Secrétaire d’Etat Américain John Kerry et le chef de la diplomatie allemande Frank Walter Steinmeier croient en la possibilité d’un compromis, faut-il que la diplomatie française joue les supplétives de Monsieur Netanyahu, adversaire acharné de cet accord ? En faisant alliance avec un Congrès américain qui persiste dans le conservatisme bushiste, au prix de tous les dangers pour le Moyen-Orient et par conséquent pour l’Europe, la France joue les apprentis sorciers.       <br />
              <br />
       A quoi joue donc Monsieur Fabius ?       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </content>
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   <title>Dialoguer avec l’Iran est de l’intérêt de tous</title>
   <updated>2013-10-13T11:27:00+02:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Dialoguer-avec-l-Iran-est-de-l-interet-de-tous_a523.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2013-09-24T18:47:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Communiqué de Marie-Françoise Bechtel, Vice-présidente du MRC et Députée de l'Aisne, mardi 24 septembre 2013.     <div>
      Le MRC note avec satisfaction que le Président Hollande a répondu favorablement à la proposition d’une rencontre formulée par le nouveau Président iranien Hassan Rohani à l’occasion de l’assemblée générale de l’ONU à New York. Le nouveau langage tenu au sommet de l’Etat iranien n’est pas une donnée mineure. Toute occasion d’engager le dialogue doit être saisie car l’Occident se trouve aujourd’hui dans une impasse sur la question du nucléaire iranien, liée de part et d’autre à des positions maximalistes et, partant, irréalistes.        <br />
              <br />
       La France est bien inspirée en amorçant ainsi les conditions d’un dialogue entre l’Iran et les puissances occidentales. Ce dialogue, qui devrait inclure la Russie, est de l’intérêt de tous. Il est essentiel de tout faire pour éviter de s’enfoncer plus encore dans la déstabilisation du Moyen-Orient.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Le MRC reçu par Laurent Fabius</title>
   <updated>2013-10-13T11:28:00+02:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Le-MRC-recu-par-Laurent-Fabius_a499.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2013-07-26T18:05:00+02:00</published>
   <author><name>MRC</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Par Claude Nicolet, secrétaire national du MRC, vendredi 26 juillet 2013.     <div>
      Le MRC a été reçu ce 26 juillet, au Quai d'Orsay par Monsieur Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et européennes. Le ministre rencontre durant ce mois d'été l'ensemble des partis politiques représentés à l'Assemblée nationale afin de partager les analyses sur la situation internationale et la politique étrangère de la France. Le MRC était représenté par Jean-Luc Laurent, député du Val de Marne et président du MRC, Marie-Françoise Bechtel, députée de l'Aisne et vice-présidente du MRC, Catherine Coutard, vice-présidente du MRC, et Claude Nicolet, conseiller régional Nord Pas de Calais et secrétaire national du MRC.       <br />
              <br />
       Durant l'entretien d'une heure quinze, et après un vaste tour d'horizon, de très nombreux sujets ont été abordés. Le ministre a fait part de son analyse sur l'état général du monde et de sa grande complexité sans qu'aucun leadership ne semble en mesure de s'imposer. &quot;Le monde multi-polaire n'est pas encore advenu.&quot;       <br />
              <br />
       Le MRC a tenu à faire part de sa satisfaction sur plusieurs points : notre retrait d'Afghanistan ainsi que l'action qui a été faite au Mali. Nous suivons de près le processus électoral en cours et nous savons que ce processus sera long. Il faut dans ce domaine savoir penser pour le long terme... Nous avons également apprécié l'affirmation (notamment en Tunisie) du principe de non-ingérence et de respect des souverainetés nationales, qui rompt avec le discours dominant de ces dix dernières années. Nous avons pris note de la recherche d’une nouvelle approche vis-à-vis de l'Asie et des pays émergents.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Nous avons eu un long échange sur la situation au Proche et au Moyen-Orient. Le ministre ne nous a pas caché son inquiétude concernant l'Iran. Il ne saurait être question pour lui d'accepter un Iran possédant l'arme nucléaire, même si la priorité reste à la négociation. Nous avons insisté sur la nécessité de regarder la situation dans toute sa complexité. Les choses bougent en Iran, la société civile y est vivante, les dernières élections présidentielles laissent entrevoir de nouvelles perspectives qu'il faut travailler.       <br />
              <br />
       Nous sommes également longuement intervenus sur le conflit israélo-palestinien dont l'écho dans la région reste considérable. Nous pensons que la France gagnerait à être plus entreprenante, plus lisible et plus claire sur ce sujet. Le ministre a indiqué que la position de la France est d’ « accompagner » le processus de négociation entamé par John Kerry, quitte à mettre en avant un certain nombre d’actions ciblées si ce processus qui prévoit notamment le retour aux frontières de 1967 et la libération de prisonniers palestiniens venait à échouer. Nous avons fortement insisté sur la nécessité d'accroître les pressions sur Israël. Nous nous sommes par ailleurs félicités de la dernière décision de l'Union européenne, d'exclure de toutes négociations les colonies dans les territoires occupés.        <br />
              <br />
       Sur l'Egypte, l'enjeu consistera à vérifier si les Frères musulmans acceptent d'intégrer le jeu politique national, car incontestablement le président Morsi a échoué. Concernant la Syrie, nous sommes face à un drame humanitaire épouvantable mais où il est maintenant &quot;très difficile&quot; de trouver une solution politique. Car plus que la Russie, c'est surtout l'Iran qui est à la manœuvre. La levée de l'embargo européen sur les armes ne réglera rien. Nous avons fait part de nos réserves dans ce domaine.       <br />
              <br />
       Nous avons bien évidemment abordé longuement les questions européennes. Les analyses du MRC sont connues, y compris celles sur le passage de la monnaie unique à la monnaie commune que Laurent Fabius ne partage pas. Nous avons néanmoins insisté sur la pertinence d’un plan B, dans la mesure où nous pensons que la crise de l'euro n'est pas terminée. Perspective que le ministre a parfaitement comprise. Il est donc indispensable de réorienter la construction européenne. Il nous a fait part de sa proximité sur notre analyse d'un euro trop cher qui nous pénalise et nous a dit réfléchir à l'organisation d'une &quot;Europe différenciée ce qui nécessitera d'avoir une discussion franche avec l'Allemagne&quot;, laquelle n’a de chances d’aboutir qu’après les élections dans ce pays. Laurent Fabius a insisté sur la détermination du Président de la République à engager un nouveau dialogue, plus ferme, avec l’Allemagne ce que nous ne pouvons en soi qu’approuver.        <br />
              <br />
       Nous avons toutefois fait part de notre inquiétude vis-à-vis de la position de la France, en recul par rapport à celle de la position européenne quant à la taxe sur les transactions financières. Le ministre nous en a donné acte et indiqué qu'il convenait d’enrayer ce phénomène. De la même manière nous l'avons interrogé sur l'état actuel des négociations de l'accord transatlantique de libre-échange. &quot;A priori je ne suis pas contre, mais a priori je ne suis pas pour&quot;. Là aussi, nous lui avons fait part de notre méfiance : &quot;il faut rester vigilant y compris sur l'exception culturelle&quot;, et de nous informer que le commissaire européen devra rendre des comptes, que les négociations dureront quatre ans et que rien ne dit qu'elles vont aboutir.       <br />
              <br />
       Nous avons terminé sur la Russie. Les relations franco-russes sont bonnes et elles sont nécessaires. Elles sont aussi l'illustration du concept de &quot;diplomatie économique&quot; que le Quai d'Orsay veut promouvoir. Un déplacement sur ces questions se fera en septembre en Russie où seront abordés de très gros dossiers en particulier dans le domaine énergétique. Nous avons abordé cette question sous l'angle du soutien aux entreprises françaises aux appels d'offres russes. Un obstacle cependant : si les relations entre la France et la Russie sont bonnes, elles ne le sont pas avec l'Europe &quot;qui reste imprégnée de méfiance anti-soviétique.&quot;       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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