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 <title>MRC - Mouvement Républicain et Citoyen</title>
 <subtitle><![CDATA[Site officiel du MRC. Découvrez les élus, le programme, les positions, l'organisation et l'équipe du Mouvement Républicain et Citoyen. Articles, communiqués, adhésions.]]></subtitle>
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   <title>Réforme bancaire: la loi Moscovici dépassée sur sa gauche par la Commission européenne</title>
   <updated>2014-01-29T17:54:00+01:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Reforme-bancaire-la-loi-Moscovici-depassee-sur-sa-gauche-par-la-Commission-europeenne_a575.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2014-01-29T17:53:00+01:00</published>
   <author><name>Jean-Luc Laurent</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Communiqué de Jean-Luc Laurent, Président du MRC et député du Val-de-Marne, mercredi 29 janvier 2014.     <div>
      Il est rare de féliciter la Commission européenne ! Aujourd’hui, il faut donc saluer la proposition qui vise à réformer le modèle européen de la « banque universelle » par une véritable filialisation des activités spéculatives et interdire la spéculation pour compte propre.       <br />
               <br />
       La loi Moscovici a placé la barre tellement bas en matière de régulation bancaire qu’elle se retrouve dépassée sur sa gauche par la Commission européenne.       <br />
              <br />
       La taille des grandes banques européennes est démesurée et celles-ci abusent de la garantie publique pour développer excessivement des pratiques spéculatives qui devraient relever de la banque d’affaire, qui ne peut prétendre à la protection publique.       <br />
              <br />
       Il est malheureux de constater que la France se trouve prise à revers et proteste, avec l’Allemagne, contre les propositions intéressantes de la Commission. Alors que nos économies sont « accros» à la finance et que peu de leçons ont été tirées de la crise de 2008, les banques doivent redevenir des établissements de crédit tournés vers le financement de l’économie réelle et cesser d’être des casinos.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>L'union bancaire, une mauvaise solution pour un faux problème</title>
   <updated>2014-01-10T13:11:00+01:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/L-union-bancaire-une-mauvaise-solution-pour-un-faux-probleme_a564.html</id>
   <category term="Actualités" />
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   <published>2014-01-10T12:47:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Moschetto</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Tribune de Bruno Moschetto, Secrétaire national aux questions économiques, parue sur Le Monde.fr, lundi 23 décembre 2013.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.mrc-france.org/photo/art/default/6219248-9291839.jpg?v=1389354137" alt="L'union bancaire, une mauvaise solution pour un faux problème" title="L'union bancaire, une mauvaise solution pour un faux problème" />
     </div>
     <div>
      Un faux problème tout d'abord. Il n'est a priori pas question, ni de surveiller (supervision) ni de secourir (résolution) les petites et moyennes banques, lesquelles le sont ou le seraient par leurs autorités nationales.       <br />
              <br />
       Elles n'ont d'ailleurs jamais véritablement posé de problème à l'occasion de la crise financière (2007 – 2014) parce qu'elles se sont autolimitées avec sagesse et se sont cantonnées à l'exercice naturel de leur métier traditionnel de collecteur de dépôts auprès de la clientèle et de distributeur de crédits à l'économie.       <br />
              <br />
       Donc, ladite union , pour ce qui les concerne est superfétatoire. Pour les autres - identifiées en tant que banques porteuses du risque systémique - les grandes et surtout les très grandes (125 à 250) de l'Union européenne, cela serait également superfétatoire.       <br />
              <br />
       En effet, quel que soit le niveau des ressources du « bail in » , celles des actionnaires et les obligataires ( premier niveau ) et celles du fonds de résolution des crises ( deuxième niveau) l'on parle pour ce dernier de 50 milliards d'euros, seraient totalement insuffisantes pour faire face à la faillite d'une banque nationale dont le bilan peut graviter autour de celui d'un produit intérieur brut , 2 000 milliards d'euros et seul un « bail out » c'est-à-dire l'appel à l'Etat , soit en dernier ressort un recours aux contribuables le permettrait. Et dans cette hypothèse quels contribuables faudrait-il appeler puisque le non- Etat européen ne lève pas l'impôt !       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Aucune raison de faire faillite</b>       <br />
              <br />
       D'ailleurs il n'y a aucune raison que ces grandes banques fassent faillite, si elles aussi ne compromettent pas l'argent des autres – celui collecté auprès des déposants – dans des opérations de marché aux risques difficilement quantifiables à la différence des opérations de crédit.       <br />
              <br />
       La perte sur une opération de crédit peut à la limite tendre vers zéro c'est-à-dire au montant de l'actif que représente le crédit, alors que les pertes sur les opérations de marché peuvent se loger dans des passifs auto alimentés par une sorte de financiarisation de la finance et tendre à l'infini.       <br />
              <br />
       Que l'on songe aux seules opérations sur le marché des changes où chaque jour, le change financier sans base réelle, écrase le change commercial dans des proportions de cent contre un, alors qu'à la base celui-ci est égal à un en vertu du principe que le change est égal à l'échange : j'échange un donc je change un.       <br />
              <br />
       <b>Prévenir plutôt que guérir       <br />
       </b>       <br />
       Ici aussi , sous réserve que les grandes banques se cantonnent à leur métier le problème ne devrait pas se poser. Et il se poserait d'autant moins si on essayait de le prévenir plutôt que de le guérir par une stricte séparation entre les métiers des financiers de l'ombre – les opérateurs de marché – dont les turpitudes ont été colmatées par ceux de la lumière – les banquiers traditionnels auxquels ils étaient adossés soit en interne, (indoors) soit par filiales (affiliates) et qu'il a fallu sauver afin que les désordres financiers ne compromettent pas l'ordre monétaire – ce bien public qu'il faut sanctuariser.       <br />
              <br />
       Et avant toute séparation ne faudrait-il pas inviter les banques commerciales à sortir de leurs actifs un volume trop important de créances souveraines, car pondérées à risques zéro et par là non consommatrices de fonds propres, alors que par nature elles devraient se situer essentiellement dans le portefeuille des investisseurs institutionnels ou dans celui des rentiers. C'est cette séparation qu'envisagent de faire les Commissions Vickers en Grande Bretagne et Liikanen dans l'Union européenne.       <br />
              <br />
       Ce n'est pas le cas de la loi Moscovici de juillet 2013 qui apparaît comme un leurre si ce n'est un simulacre dans la volonté de séparer les activités bancaires utiles à l'économie des activités de marché à vocation spéculative. Seules 1% des activités de marché seraient concernées par un tel cantonnement par filialisation alors qu'elles représentent pour nos cinq plus grands groupes bancaires selon la Commission Liikanen, entre 25% et 45% de leur bilan.       <br />
              <br />
       <b>Union monétaire sans État</b>       <br />
              <br />
       Ces banques sont improprement appelées banques universelles ce qui était d'ailleurs vrai au temps des lois Debré 1966 et Delors 1984, au titre desquelles elles pouvaient quelle que soit leur nature , dépôt ou affaires, effectuer toutes les opérations de banque.       <br />
              <br />
       Alors qu'aujourd'hui la banque dite universelle – que les lobbies bancaires veulent voir perdurer – les banques de financement et d'investissement (BFI) – ne sont en fait que des banques de marché. Et par là des banques mixtes avec tous les risques que cela représente pour les détenteurs d'avoirs monétaires c'est-à-dire les détenteurs de créances sur les banques , lesquelles doivent les employer, comme toute composante de la masse monétaire en contrepartie en crédits sur l'économie réelle et non pas sur la finance virtuelle, née de l'essaimage des actifs sur les marchés.       <br />
              <br />
       En définitive, par cette précipitation vers le saut fédéral, on a voulu par l'adoption de la monnaie unique créer une union monétaire sans Etat et maintenant par l'union bancaire dont le fonds de résolution des crises serait le prélude d'un Trésor unique, lui aussi sans Etat. Non seulement cette architecture est par essence bancale mais son centre de gravité se situe de plus en plus à Francfort et par là plus d'Europe c'est moins de France et davantage d'Allemagne.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.mrc-france.org/L-union-bancaire-une-mauvaise-solution-pour-un-faux-probleme_a564.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Taxe sur les transactions financières: la France ne doit pas se dégonfler</title>
   <updated>2013-07-12T11:48:00+02:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Taxe-sur-les-transactions-financieres-la-France-ne-doit-pas-se-degonfler_a491.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2013-07-12T11:46:00+02:00</published>
   <author><name>Jean-Luc Laurent</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Communiqué de presse de Jean-Luc Laurent, Président du Mouvement Républicain et Citoyen, Député du Val-de-Marne, vendredi 12 juillet 2013.     <div>
      Depuis le début de l’année, j’ai interrogé plusieurs fois le gouvernement sur l’avancement du projet de taxe européenne sur les transactions financières, et particulièrement Pierre Moscovici le 28 mai dernier lors des Questions au Gouvernement.       <br />
              <br />
       On connaissait les oppositions de la Bundesbank, les réserves de la BCE et l’hostilité des milieux bancaires français. Il semble malheureusement que le camp des opposants soit plus large. Les récentes déclarations de Pierre Moscovici en réaction à la proposition de la Commission européenne sont très inquiétantes, alors même que cette institution n’est pas connue pour être d’extrême-gauche.       <br />
               <br />
       Le Triple B (Bercy, Bruxelles, Berlin) ne doit pas être le triangle des Bermudes de la gauche française. Comme le disait très bien François Hollande en 2012, « notre ennemi n’a pas de nom… c’est la finance. ». Après une loi bancaire à la portée très limitée, la gauche de gouvernement risque de perdre, dans cette affaire, toute crédibilité en matière de lutte contre la financiarisation de l’économie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Les députés du MRC: un an d'action au sein de la majorité</title>
   <updated>2013-06-12T19:40:00+02:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Les-deputes-du-MRC-un-an-d-action-au-sein-de-la-majorite_a472.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2013-06-12T19:38:00+02:00</published>
   <author><name>MRC</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Les 3 députés du Mouvement Républicain et Citoyen tenaient mercredi 12 juin à l'Assemblée nationale une conférence de presse de bilan de leur première année dans la majorité. En voici le support.     <div>
      <p  style=" margin: 12px auto 6px auto; font-family: Helvetica,Arial,Sans-serif; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 14px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; -x-system-font: none; display: block;">   <a title="View Députés MRC - un an d&#x27;action au sein de la majorité on Scribd" href="http://fr.scribd.com/doc/147376517/Deputes-MRC-un-an-d-action-au-sein-de-la-majorite"  style="text-decoration: underline;" >Députés MRC - un an d&#x27;action au sein de la majorité</a> by <a title="View MRC_France's profile on Scribd" href="http://fr.scribd.com/MRC_France"  style="text-decoration: underline;" >MRC_France</a></p><iframe class="scribd_iframe_embed" src="http://www.scribd.com/embeds/147376517/content?start_page=1&view_mode=scroll&access_key=key-zdh3otabi0x8ed1wzfb&show_recommendations=true" data-auto-height="false" data-aspect-ratio="0.708006279434851" scrolling="no" id="doc_9477" width="100%" height="600" frameborder="0"></iframe>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Où en est la taxe Tobin européenne ?</title>
   <updated>2013-05-29T19:59:00+02:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Ou-en-est-la-taxe-Tobin-europeenne_a462.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2013-05-29T18:02:00+02:00</published>
   <author><name>Jean-Luc Laurent</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Question d'actualité de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, à Pierre Moscovici, mardi 28 mai 2013.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      Ma question s’adresse à M. le ministre de l’économie et des finances.       <br />
              <br />
       Le projet de création d’une taxe sur les transactions financières – la « taxe Tobin européenne » – a connu une avancée majeure. Malgré les oppositions importantes de certains États membres, Grande-Bretagne en tête, et la virulence des lobbies de la finance, l’Union européenne, ayant constaté l’impossibilité d’avancer ensemble à vingt-sept, a pu ouvrir la voie – sans que les oppositions soient suffisantes pour bloquer le projet – à une coopération renforcée à onze.       <br />
              <br />
       En effet, la Commission européenne a déposé un projet de directive qui prévoit la taxation des actions, des obligations et des produits dérivés tout en s’assurant de son effectivité, face au risque de délocalisation, par le double principe d’émission et de résidence.       <br />
              <br />
       La taxe Tobin, mes chers collègues, on en parlait beaucoup depuis des années ; on a même fait mine, à une époque, de la créer. À présent, on la fait.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Les difficultés demeurent toutefois nombreuses. Le diable se nichant dans les détails, les onze États volontaires doivent s’accorder sur l’assiette exacte en tenant compte des spécificités financières de chaque nation.       <br />
              <br />
       La Commission estime la recette de cette taxe au montant, non négligeable, conséquent de 30 milliards d’euros. Il convient à présent de s’accorder sur la destination de cette recette nouvelle, qui peut permettre de faire beaucoup, en particulier d’investir et d’accompagner une politique de compétitivité qui ne repose pas sur l’écrasement des systèmes sociaux.       <br />
              <br />
       Dans le contexte actuel de conflit ouvert entre la finance et l’économie réelle, la création de cette taxe doit être une priorité, même si la date de son application fait aujourd’hui débat.       <br />
              <br />
       Par ailleurs, le dialogue avec l’Allemagne doit être d’une amicale franchise.       <br />
              <br />
       Monsieur le ministre, pouvez-vous nous indiquer quelle est la position de la France sur ce projet de taxe sur les transactions financières ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Projet de loi de réforme bancaire: vigilance face à la spéculation</title>
   <updated>2013-02-24T15:48:00+01:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Projet-de-loi-de-reforme-bancaire-vigilance-face-a-la-speculation_a392.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2012-12-19T15:03:00+01:00</published>
   <author><name>Jean-Luc Laurent</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Communiqué de presse de Jean-Luc Laurent, président du Mouvement Républicain et Citoyen, député du Val-de-Marne, mercredi 19 décembre 2012.     <div>
      Le Conseil des Ministres a adopté aujourd’hui le projet de réforme bancaire présenté par Pierre Moscovici. Ce texte est un rendez-vous important pour la gauche qui doit tirer les leçons de la crise financière de 2008 et de sa résolution.        <br />
              <br />
       Les Français gardent un souvenir amer de cette crise où l’Etat a volé au secours des banques sans contrepartie.        <br />
              <br />
       Depuis 30 ans, la gauche a trop souvent accompagné le mouvement de dérèglementation de la finance,  elle ne doit pas manquer cette occasion de marquer un coup d’arrêt au développement de cette finance qui pousse l’usurpation jusqu’à se faire appeler « industrie financière ».       <br />
              <br />
       Le projet de loi arrive en temps et en heure et constitue une avancée importante puisque la puissance publique se dote de ciseaux pour séparer les activités de financement de l’économie (le crédit) des activités de marché. La discussion parlementaire devra aiguiser ces ciseaux et les parlementaires du MRC participeront activement au débat pour renforcer le texte.       <br />
              <br />
       L’ambition doit être de remettre la finance au service de l’économie pour que les fonds propres des banques soient mobilisés utilement mais aussi en délimitant strictement les activités qui bénéficient de la garantie publique qui leur permet de prospérer.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Cinq mesures pour soustraire la politique à l'empire de la finance</title>
   <updated>2013-02-12T11:24:00+01:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Cinq-mesures-pour-soustraire-la-politique-a-l-empire-de-la-finance_a268.html</id>
   <category term="Actualités" />
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   <published>2011-08-23T12:43:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Tribune de Julien Landfried, secrétaire national du Mouvement Républicain et Citoyen, parue sur le site Rue89, mardi 23 août 2011.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.mrc-france.org/photo/art/default/3215182-4600707.jpg?v=1314101815" alt="Cinq mesures pour soustraire la politique à l'empire de la finance" title="Cinq mesures pour soustraire la politique à l'empire de la finance" />
     </div>
     <div>
      Comment nommer un système politique dont les maîtres sont les grandes banques, les banques d'affaires et les compagnies d'assurance ? Il faut ici affirmer l'enjeu essentiel des prochaines années, pour un gouvernement français authentiquement républicain, de soustraire les politiques publiques et l'économie réelle à la prédation financière.       <br />
              <br />
       Les idées directrices ci-dessous pourraient inspirer un tel gouvernement.       <br />
              <br />
       <b>1/ Réduire la dépendance de l'Etat aux marchés financiers par une politique de renationalisation de la dette publique</b>       <br />
       Il s'agit pour l'essentiel de financer les besoins de l'Etat et des organismes de Sécurité sociale par un appel direct à l'épargne des ménages français (mécanisme dit de « dette perpétuelle »). Ces derniers ne sont pas plus mauvais juges de la pertinence d'une politique économique que les opérateurs de marché, bien au contraire, et ils ne perçoivent pas l'Etat sous l'angle unique du débiteur.       <br />
              <br />
       <b>2/ Ecarter les anciens dirigeants du secteur bancaire et financier des autorités ministérielles, des conseillers ou des postes de régulateur des autorités de contrôle</b>       <br />
       La porosité des institutions gouvernementales aux intérêts financiers doit être réduite au maximum, afin d'éviter les possibilités de manipulation, de lobbying ou de délit d'initié. Un certain secret doit entourer les décisions de politique économique et financière du gouvernement, car celles-ci devront sans doute frapper dans le futur le secteur bancaire et financier.       <br />
              <br />
       Il est donc crucial que les dirigeants de ces derniers soient tenus à l'écart de ces décisions et qu'ils en subissent le plein effet. Ce point est fondamental car l'épisode de la gestion de la crise financière illustre jusqu'à la caricature l'impunité totale dont ont bénéficié les fauteurs de troubles et la complaisance dont ils jouissent dans les milieux politiques.       <br />
              <br />
       <b>3/ Face à la gigantesque crise bancaire qui s'annonce, mettre les banques sous tutelle par l'Etat et remplacer leurs dirigeants</b>       <br />
       Les dirigeants actuels des banques doivent être écartés et remplacés par des personnels au-dessus de tout soupçon. Des dirigeants de l'industrie, formés par l'économie réelle (c'est-à-dire par la production industrielle) ou des commis de l'Etat (indépendant par culture des habitus du monde de la finance) rempliraient idéalement ce rôle.       <br />
              <br />
       Il faut noter ici que ce sont les banques qui étaient managées par des « ringards » (dixit le monde de la finance) qui ont en définitive bien géré leurs affaires (le cas de la Banque Postale en France est emblématique).       <br />
              <br />
       <b>4/ Réduire le poids de la finance dans l'économie et les élites en commençant par les grandes écoles</b>       <br />
       Le problème économique posé est celui de la prédation de la finance qui a crû plus vite que l'économie réelle. Une saine politique devrait consister à réduire son poids (en part du PIB comme en nombre de salariés) dans les prochaines années.       <br />
              <br />
       A ce titre, une politique indispensable de réorientation des jeunes élites diplômées doit être menée vigoureusement. Les grandes écoles financées par l'Etat doivent être réorientées vers les besoins fondamentaux de l'économie (santé, énergies renouvelables ou décarbonnées, Internet, enseignement, recherche, etc.). Les jeunes diplômés de ces grandes écoles qui ont vu financer leurs études par l'Etat (comme c'est par exemple le cas à l'Ecole polytechnique, à l'Ecole normale supérieure ou à l'ENA) doivent remplir leurs obligations auprès de celui-ci.       <br />
              <br />
       Les sanctions financières prévues en cas de manquement à ces devoirs doivent être à nouveau appliquées, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui. Cette politique de bon sens réaffirmerait l'autorité de l'Etat républicain tout en rappelant les élites à un devoir de décence trop souvent oublié.       <br />
              <br />
       <b>5/ Cesser de mentionner dans les discours gouvernementaux les avis des institutions financières et des agences de notations</b>       <br />
       Face aux entreprises de subversion menées par certaines institutions financières et agences de notation, le gouvernement doit cesser toute référence à leurs avis ou conseils. « La politique de la France ne se décide pas à la Corbeille », affirmait le général de Gaulle.       <br />
              <br />
       Le drame actuel est que, dans la tête des élites, domine le logiciel imposé par le monde de la finance. Il faut dès lors rendre étanches les discours des autorités gouvernementales de celui des institutions financières pour autonomiser la sphère de la décision politique.       <br />
              <br />
       « Ce n'est pas en cassant le thermomètre que l'on fait cesser la fièvre », diront certains. Mais ceux qui fournissent le thermomètre ne sont pas des médecins appliquant le principe « d'abord, ne pas nuire » (primum non nocere) mais les bandits des temps modernes ne perdant jamais une occasion de se servir sur la bête. Ce n'est pas en suivant les « avis » (en fait les injonctions) des princes de la finance que l'on reconstruira une économie robuste, au contraire.       <br />
              <br />
       Cette brève liste, par nature non exhaustive, mérite d'être largement complétée, car, telle une hydre, le secteur financier se débattra et d'autant plus que pour le moment, il nous écrase tous… ou presque.       <br />
              <br />
       ------       <br />
       Source : <a class="link" href="http://www.rue89.com/2011/08/23/cinq-mesures-pour-soustraire-la-politique-a-lempire-de-la-finance-218834">Rue89</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.mrc-france.org/Cinq-mesures-pour-soustraire-la-politique-a-l-empire-de-la-finance_a268.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Contre les agences de notation, renationaliser la dette publique française</title>
   <updated>2013-02-12T11:24:00+01:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Contre-les-agences-de-notation-renationaliser-la-dette-publique-francaise_a266.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <photo:imgsrc>https://www.mrc-france.org/photo/art/imagette/3210334-4593872.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2011-08-21T09:53:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Tribune de Julien Landfried, secrétaire national du Mouvement Républicain et Citoyen, parue sur le site Atlantico, lundi 8 août 2011.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.mrc-france.org/photo/art/default/3210334-4593872.jpg?v=1313913938" alt="Contre les agences de notation, renationaliser la dette publique française" title="Contre les agences de notation, renationaliser la dette publique française" />
     </div>
     <div>
      A  l’approche de l’élection présidentielle française, et alors qu’il apparaît évident que le dernier plan européen d’aide à la Grèce ne suffira pas, les candidats et commentateurs politiques font assaut de vertu pour complaire aux « marchés » et aux agences de notation.       <br />
              <br />
       Le maintien du « triple A » pour la France semble ainsi devenu l’objectif prioritaire des candidats « sérieux », chacun guettant chez l’autre le faux pas synonyme de laxisme budgétaire.       <br />
              <br />
       S’il n’est guère contestable qu’un réflexe keynésien sur le plan de la dépense publique est devenu quelque peu anachronique dans un univers libre-échangiste (l’excès de dépense profitant avant tout à l’industrie étrangère), il n’en demeure pas moins que les grandes variables du problème sont superbement ignorées pour le moment.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>La faute à l'Allemagne et aux Etats-Unis ?</b></div>
     <div>
      Premièrement, quelles sont les causes de la dette publique française ? D’abord la gestion catastrophique de la réunification allemande dans les années 90 (la dette publique passe alors de 32 à 57% du PIB entre 1992 et 1997), soit une erreur de politique économique majeure avec la délétère politique dite du « franc fort ». Ensuite, l’effondrement des recettes fiscales (et non l’envolée des dépenses budgétaires) consécutives à la crise financière américaine en 2008 (la dette publique passe de 63 à 81% du PIB entre 2007 et 2010), soit l’encaissement difficile d’un choc extérieur venu d’outre Atlantique. La moitié environ de notre dette publique provient de ces deux chocs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un euro plus faible</b></div>
     <div>
      Deuxièmement, comment revenir à une situation plus favorable en termes de déficit public ? En accroissant les recettes ! D’abord, en retrouvant un niveau de croissance bien supérieur, ce qui suppose avant tout un euro plus faible par rapport au dollar et au yuan. Il s’agit là d’une condition sine qua non au rétablissement des comptes publics. Ensuite, en reconstituant une base productive qui passe nécessairement par la priorité à l’investissement dans ses trois composantes : investissement productif des entreprises, investissement public dans les infrastructures et investissement des ménages dans la construction résidentielle. C’est l’élargissement de notre capacité de production qui permettra la consolidation et l’accroissement de nos recettes fiscales. A ce stade du raisonnement, il convient de souligner que le réalisme fiscal impose de s’appuyer sur les impôts à fort rendement (en particulier la TVA) et de restructurer ceux dont le rendement a décru de manière catastrophique (l’impôt sur les sociétés, essentiellement pour les grandes entreprises).       <br />
              <br />
       Il faudra également d’une manière ou d’une autre cesser de tolérer un régime de dumping fiscal en Europe, la situation de l’Irlande apparaissant tout à fait extravagante. Plus généralement, la mise en place d’eurobonds qui signifierait en creux une mutualisation partielle des dettes publiques de la zone euro devrait s’accompagner de la fin des politiques de fonds structurels européens très coûteuses pour les finances publiques de pays comme la France et inefficaces à créer ex nihilo une réalité productive comme les montrent les exemples grecs, espagnols ou portugais.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Renationaliser la dette</b></div>
     <div>
      Troisièmement, comment desserrer l’étau que font peser sur la politique économique française les marchés financiers et les agences de notation ? Non pas en créant une « agence de notation européenne » comme le croient des esprits naïfs ou simplement déconnectés de toute réalité un tant soit peu sérieuse. Mais en renationalisant la dette publique française, objectif atteignable du fait de l’abondante épargne des ménages français. Notre dette publique est en effet désormais détenue à 70 % par l’étranger contre seulement 27 % il y a dix ans.       <br />
              <br />
       Comment faire ? En proposant des OAT (Obligations assimilables du Trésor) « perpétuelles » (ou d’une durée de 100 ans) que les ménages pourraient souscrire directement auprès de la Banque postale, des mutualistes et des agents comptables du Trésor (autrement dit les centres d’impôt), voire des banques (mais sans commissions). En proposant un taux élevé (par exemple 4,5 %) et en n’oubliant pas que 31 % des intérêts sont récupérés par le trésor public sous forme de CSG et de prélèvement libératoire, on aurait en gros le taux actuel des OAT proposées… aux marchés financiers, mais sans aucun des inconvénients liés (amateurisme des agences de notations, fébrilité des opérateurs des marchés, etc.).       <br />
              <br />
       La dette publique n’est pas affaire de contrat : la « règle d’or » n’ayant pas plus de valeur que le plafond de la dette aux Etats-Unis, ou que les promesses de « perroquets » répétant furieusement « 3 %, 3 % » comme si la répétition d’un vœu le rendait réel. Les suggestions proposées ci-dessus finiront par s’imposer par la force des événements. Ou bien nous sortirons du cadre démocratique, désormais insupportable pour nos nouveaux maîtres de la finance, et la situation prendra des allures qu’il faudra bien qualifier de coup d’Etat.       <br />
              <br />
       ------------       <br />
              <br />
       (*) cet article s’inspire largement des interventions de MM. Jean-Luc Gréau et Jean-Michel Quatrepoint au cours du colloque « Comment faire face à l’explosion de la dette publique ? » tenu par la Fondation Res Publica le 14 mars 2011 (actes en cours de publication sur le site Internet de la Fondation : <a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/">www.fondation-res-publica.org</a>).       <br />
              <br />
       Source : <a class="link" href="http://www.atlantico.fr/decryptage/dette-degradation-note-etats-unis-renationaliser-dette-france-158760.html">Atlantico.fr </a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.mrc-france.org/Contre-les-agences-de-notation-renationaliser-la-dette-publique-francaise_a266.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>La France à la reconquête de son destin</title>
   <updated>2013-02-24T15:13:00+01:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/La-France-a-la-reconquete-de-son-destin_a171.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2010-06-27T13:00:00+02:00</published>
   <author><name>Jean-Pierre Chevènement</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Discours de clôture de Jean-Pierre Chevènement au Congrès du Mouvement Républicain et Citoyen, Paris, dimanche 27 juin 2010.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.mrc-france.org/photo/art/default/2191524-3055143.jpg?v=1289529572" alt="La France à la reconquête de son destin" title="La France à la reconquête de son destin" />
     </div>
     <div>
      Dans moins de deux ans d’ici, l’élection présidentielle qui est, dans le système politique français, l’élection primordiale, « la mère des batailles » en quelque sorte, nous donnera, si nous le voulons, l’occasion de peser pour redonner à notre pays, non pas un futur comme aujourd’hui, mais un avenir.       <br />
              <br />
       Le MRC est avant tout une ligne politique, indissociablement au service du monde du travail et au service de la France, continue dans la durée, à la fois cohérente et exigeante, ambitieuse enfin pour la République et pour la nation. Je vous parlerai de la crise qui est devant nous, des perspectives qu’elle offre à notre projet et enfin des moyens que nous avons de peser d’ici 2012 et après.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>I – La crise</b>       <br />
              <br />
       Elle est fondamentalement celle du capitalisme financier dont nous avons combattu la mise en place en France et en Europe, dès 1983. Elle est aussi la crise de la monnaie unique, celle de l’euro que nous avions prévue depuis la création de celui-ci en 1992 par le traité de Maastricht. Il n’y avait pas besoin d’être grand clerc pour deviner que l’abandon de la souveraineté monétaire à une Banque Centrale européenne indépendante, copiée sur le modèle allemand de la Bundesbank, conduirait à des tensions insupportables dans une Europe faite de nations diverses, aux structures économiques et aux cultures différentes, et aux politiques économiques souvent divergentes.       <br />
              <br />
       A ce pari fou sur une convergence économique improbable des nations dans la zone euro, nous avons dès le départ manifesté une opposition solidement argumentée, non pas contre l’Europe mais pour une Europe des peuples avec leurs nations et non pas sans elles, voire contre elles. L’heure des comptes est arrivée. L’arrogance de nos élites bien-pensantes perd déjà de sa superbe.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(La vidéo intégrale du discours)</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      https://www.mrc-france.org/video/<object type="application/x-shockwave-flash" id="104896" data="http://www.chevenement.fr/v/34b1bb00f2c040992badafe7acaf022216d74942" width="432" height="243"><param name="movie" value="http://www.chevenement.fr/v/34b1bb00f2c040992badafe7acaf022216d74942"><param name="allowscriptaccess" value="always"><param name="allowfullscreen" value="true"><param name="quality" value="high" /></object>     </div>
     <div>
      1.	La crise du capitalisme financier est inséparable de la déréglementation néolibérale mise en oeuvre dans le monde anglo-saxon d’abord par Mme Thatcher et M. Reagan, en Europe ensuite en vertu des traités européens et particulièrement de l’Acte Unique de 1987. Au nom de la « concurrence », trois cents directives européennes ont interdit les politiques industrielles et cassé les services publics. La seule régulation admise était celle du capital dont la liberté de mouvement, y compris vis-à-vis des pays tiers, a été consacrée le 1er janvier 1990. Tout le pouvoir aux actionnaires !        <br />
              <br />
       Leurs exigences de rentabilité ont fini par commander tous les choix économiques. Les délocalisations industrielles s’ensuivirent. L’épargne française s’est envolée à l’étranger, les capitaux investis à l’extérieur passant de 80 milliards d’euros en 1982 à 880 milliards en 2006, soit onze fois plus. Les effectifs employés dans l’industrie française ont fondu dans le même temps de 6 millions à 3,5 millions. Une quasi stagnation industrielle a marqué les deux dernières décennies, installant notre pays dans un chômage de masse (10 %), frappant particulièrement les jeunes (20 %).       <br />
              <br />
       Le capitalisme financier à l’anglo-saxonne est entré, depuis 2007, dans une crise de longue durée. Il a vu son principe se retourner contre lui avec la crise des subprimes. L’Hyperpuissance américaine, qui soutient le capitalisme financier comme la clé de voûte la cathédrale, s’est enlisée militairement et financièrement. Obama solde les comptes de G.W .Bush.       <br />
              <br />
       Dès le 4 septembre 2001, <a class="link" href="http://www.chevenement.fr/Discours-de-Vincennes_a30.html">je vous avais dit à Vincennes</a> « Les marchés financiers ne sont pas l’horizon de l’Humanité. Ce sont les nations et les peuples qui font la permanence de l’Histoire ». Nous y sommes. Notre motion d’orientation fait une large place à l’analyse de cette crise que nous avions vu venir depuis longtemps, et en particulier à la situation de l’Europe prise en étau dans les tenailles du G2, ou si vous préférez de la « Chinamérique », je veux dire l’alliance objective des Etats-Unis, dont la monnaie - le dollar - est aussi la monnaie mondiale, et de la Chine qui a bâti sa croissance, tirée par l’exportation, sur l’exploitation par les multinationales d’une immense armée de réserve industrielle dont la qualité est d’ailleurs indéniable.        <br />
              <br />
       Le centre de gravité du monde a glissé vers le Pacifique. L’Europe est devenue un continent périphérique. Le traité de Lisbonne a achevé de la réduire à l’impuissance, à travers un mécanisme décisionnel opaque et inopérant. Quel échec  tous égards pour les prophètes de Maastricht !       <br />
              <br />
              <br />
       2.	La crise de l’euro manifeste la fragilité pour ne pas dire l’absurdité d’une construction européenne fondée sur la négation des nations et de leur irréductible diversité. Les marchés financiers s’en prennent au maillon faible, c’est-à-dire aux Etats de la zone euro, à commencer par ceux qui sont les plus endettés. Il est loin le temps où le général de Gaulle déclarait « la politique de la France ne se fait pas à la corbeille ».       <br />
              <br />
       Invité à une émission de télévision, en février 2009, le Président de la République déclarait : « J’observe tous les jours l’évolution de ce qu’on appelle les « spreads », les primes de risque sur un certain nombre de pays. » Monnaie unique ou pas, la pression des marchés financiers recrée, non plus entre les monnaies mais entre les Etats, les tensions que reflétaient autrefois – avant 1999-, les parités monétaires affrontées à la spéculation. Quel désaveu pour cette monnaie unique, dès le départ mal pensée !       <br />
              <br />
       L’erreur initiale de la monnaie unique conçue à Maastricht et même avant, dès 1989, a été de faire comme si les nations n’existaient pas. La souveraineté monétaire de chaque pays a été transférée à une instance déconnectée du suffrage universel, la Banque Centrale Européenne indépendante, sans qu’ait été mis en place un gouvernement économique de la zone euro dont le rôle eût été de ne pas laisser se creuser les écarts de compétitivité entre les différents pays et d’ouvrir à tous un sentier de croissance partagé. Le mot « gouvernement économique » semble aujourd’hui accepté, y compris par Mme Merkel mais les interprétations divergent du tout au tout quant à son contenu.       <br />
              <br />
       Le Fonds européen de stabilisation financière, mis en place le 9 mai dernier, n’est pas un remède suffisant à la crise de l’euro. J’observe en effet que contre l’avis initial de la France, l’Allemagne a obtenu que chaque pays ne garantisse les futures levées d’argent qu’à hauteur de sa contribution au Fonds.       <br />
              <br />
       Le refus de la solidarité financière des Etats pour la mise en œuvre de plans de sauvetage éventuels est une grave faute. Un tel dispositif, en cas de crise grave, favorisera le creusement d’écarts de taux entre les différents pays. Bref, il aggravera la crise ! L’Europe navigue sur un volcan ! Ces Etats peuvent être acculés à la faillite par la pression des marchés. La responsabilité de tous ceux qui ont soutenu le traité de Maastricht et encore hier approuvé le traité de Lisbonne est engagée. « l’autocritique doit être partagée » entre le PS et l’UMP. Pour autant je ne pense pas qu’il faille faire la politique du pire en prenant par avance son parti du défaut possible de tel ou tel pays et de l’éclatement de la zone euro. La monnaie unique est devenue réalité. Elle a coûté beaucoup de sacrifices. Mais elle a eu aussi beaucoup d’inconvénients : un euro trop fort pénalise nos exportations et favorise les délocalisations industrielles. Certes, là où la BCE avait échoué : obtenir une parité un peu plus réaliste, la crise actuelle a provisoirement réussi mais la méthode n’est pas satisfaisante ! Elle est même franchement insuffisante. Nous sommes partisan de défendre la zone euro dans son intégrité mais en changeant les règles du jeu, en introduisant par exemple la croissance et l’emploi parmi les objectifs de la BCE. Le modèle américain, quoi ! Or, un concours de plans de rigueur s’organise dans toute la zone euro sous la pression des marchés financiers et à l’initiative de Mme Merkel. Il est sans doute nécessaire de responsabiliser les Etats. Solidarité de l’Europe et responsabilité des Etats sont deux principes qui doivent aller de pair.       <br />
              <br />
       Mais on ne peut raisonnablement demander à la Grèce de réduire son déficit de 13,6 % de son PIB en 2009 à 3 % d’ici à 2013. L’Irlande a de même un déficit de 13,4 %, le Portugal de 9,4 %, l’Espagne de 11,2 %. La purge imposée à ces pays, blocage voire diminution des salaires et des retraites à la clé, n’a aucune chance de réussir en si peu de temps.       <br />
              <br />
       En France, les engagements pris – réduire de 100 milliards notre déficit budgétaire d’ici 2013 - risquent de casser la reprise. Il eût fallu distinguer la bonne dette et la mauvaise : la bonne qui prépare l’avenir à travers l’investissement, et la mauvaise qui couvre les frais de fonctionnement et qu’il faut effectivement supprimer. Mais tout cela ne peut se faire sur le dos du monde du travail. Une réforme fiscale de grande ampleur s’impose. On ne peut pas non plus, pour équilibrer nos régimes de retraites mais aussi pour calmer les marchés financiers, remettre en cause la conquête essentielle qu’a été pour la classe ouvrière la retraite à soixante ans. L’espérance de vie pour les ouvriers est de sept ans inférieure à la moyenne. Nous demandons que pour les ouvriers de l’industrie, l’âge de départ à la retraite soit maintenu à soixante ans. Ce sera une bonne manière de revaloriser à la fois le travail et l’industrie.       <br />
              <br />
       Joseph Stiglitz l’a dit clairement « Si l’Union européenne continue dans la voie d’un plan coordonné d’austérité, elle court au désastre. Nous savons, depuis la Grande Dépression des années trente, que ce n’est pas ce qu’il faut faire ! ». Le pronostic de Joseph Stiglitz pour la monnaie unique est pessimiste. Je le cite « Pour Athènes, Madrid ou Lisbonne se posera sérieusement la question de savoir s’ils ont intérêt à poursuivre le plan d’austérité imposé par le FMI et par Bruxelles, ou au contraire, à redevenir maîtres de leur politique monétaire. » Le Président de la BCE a déclaré qu’il n’avait pas de plan B. Est-ce prudent ? Je ne le crois pas. Il faut préparer un plan B. Il n’est pas nécessaire de le dire. Mais il faut le faire.       <br />
              <br />
       Nicolas Sarkozy a fait malheureusement à Mme Merkel deux concessions majeures en acceptant :       <br />
              <br />
       -	que le droit de vote d’un pays au sein du Conseil européen puisse être suspendu pour laxisme, en contravention avec les traités existants ;        <br />
       -	que la coordination économique et budgétaire s’opère au niveau de l’Union à vingt-sept, et pas au niveau des seize pays qui ont adopté la monnaie unique où se pose justement ce problème, les onze autres pays qui ont gardé leur monnaie pouvant procéder à des ajustements monétaires.       <br />
              <br />
       Même suivisme pour constitutionnaliser l’interdiction du déficit budgétaire. Cette reculade est inquiétante. M. Trichet a proposé un « fédéralisme budgétaire » qui priverait les Parlements nationaux de leur prérogative essentielle : le vote du budget de la nation. Ce n’est pas ainsi qu’on remédiera au déficit démocratique des institutions européennes.       <br />
              <br />
       Nous ne saurions accepter l’idée d’un visa préalable de la Commission européenne sur les budgets nationaux. C’est le Parlement qui vote le budget et personne d’autre. Monsieur Trichet sort de son rôle quand il parle de « fédéralisme budgétaire ». Ce discours ne peut avoir qu’un sens : soustraire à la délibération des Parlements l’élaboration des budgets. C’est une remise en cause fondamentale de la démocratie. Parler de fédéralisme relève de l’intoxication.        <br />
              <br />
       Celui-ci est impraticable : le budget européen dépasse à peine 1 % du PIB européen. Le taux moyen des prélèvements obligatoires en Europe est d’environ 40 %. Le mot « fédéralisme » dissimule en réalité la volonté de priver les peuples de toute possibilité d’expression et d’influence politique.       <br />
              <br />
       Ce qui serait raisonnable ce serait un processus itératif : le Conseil européen approuverait un cadre général de prévisions macroéconomiques, éventuellement ventilé par pays. Il reviendrait aux Parlements nationaux de délibérer et d’établir une programmation, d’ailleurs révisable, des recettes et des dépenses. En cas de désaccord, le Conseil européen chercherait à dégager un compromis, à charge par le gouvernement concerné de le faire ratifier par son Parlement. Il s’agirait donc d’un document de programmation concernant l’évolution de l’économie dans son ensemble aussi bien que celle des Finances publiques. Les parlements continueraient, dans ce cadre, à voter le budget.       <br />
              <br />
       Le gouvernement allemand devrait être incité à infléchir sa politique en relâchant la pression qu’il exerce notamment sur l’évolution des normes salariales. Sans doute est-ce là d’abord l’affaire du patronat et des syndicats. Mais dans le passé le gouvernement allemand n’a-t-il pas impulsé des plans comme l’Agenda 2010 ou les différents plans Harz, du nom du conseiller économique de M. Schröder ?       <br />
              <br />
       De même, la BCE devrait-elle être encouragée à ouvrir davantage le robinet monétaire, en prenant en pension, en cas de besoin manifeste et comme elle l’a déjà fait occasionnellement pour les titres de l’Etat grec, les titres d’emprunt d’Etat de façon à stopper la spéculation. Il y a là un vrai mécanisme de solidarité européenne défensive. Sur ce sujet, il est important qu’un accord intervienne entre la France et l’Allemagne avant le remplacement de M. Trichet à la tête de la BCE. M. Axel Weber, président de la Bundesbank, s’il est nommé à la place, doit l’être sur la base d’un contrat. La cohésion franco-allemande est sans doute nécessaire, mais elle ne saurait se confondre avec l’alignement !       <br />
              <br />
       On ne peut que regretter rétrospectivement le projet de monnaie commune soutenu en 1990 par la Grande-Bretagne, dit encore « hard écu », la monnaie commune ayant cours vers l’extérieur et laissant subsister, à l’intérieur, des monnaies nationales inconvertibles autrement qu’à travers un accord politique fixant leur parité par rapport à la monnaie commune. Ce système simple permettait, sous un « toit européen » commun, les ajustements monétaires rendus nécessaires par les évolutions divergentes que le pacte de stabilité de 1997, rudimentaire et arbitraire, n’a pas permis d’empêcher et qu’on ne pourra jamais empêcher, car ils sont enracinés dans les comportements nationaux façonnés par des siècles d’Histoire.       <br />
              <br />
              <br />
       La situation st aujourd’hui gravissime. Après la Grèce, ce peut être le tour d’un grand pays comme l’Espagne et ensuite le détricotage de toute la zone euro. Nous devons nous préparer à toutes les hypothèses en nous efforçant d’approfondir le dialogue avec l’Allemagne et d’élaborer des positions communes, y compris des scénarios alternatifs.        <br />
              <br />
       Nous savons ce que nous ne voulons pas : il ne serait pas réaliste et même franchement contraire à l’intérêt national de vouloir redécouper la zone euro pour en exclure les pays autrefois désignés comme « pays du club Med ». La France ne pourrait pas accepter une union monétaire à cinq ou six avec l’Allemagne et le Benelux. Ce qui reste de notre industrie n’y résisterait pas. Ce serait inacceptable pour l’idée que nous nous faisons de l’Europe. Nous devrons le faire savoir à nos amis allemands. La zone euro doit être défendue dans ses limites actuelles. Il serait inacceptable de revenir à la conception d’un noyau dur à cinq (Allemagne-Benelux-France) tel que proposé en 1994.        <br />
              <br />
       Pouvons-nous faire confiance aux milieux dirigeants français, toutes tendances confondues, pour manifester une telle volonté ? Non, nous ne le pouvons pas ! Ils ont trop investi sur l’Europe de Maastricht et sur la monnaie unique. Leur orgueil nourrit leur aveuglement. Nos élites, comme dans les années trente, manquent de confiance en la France. Voilà pourquoi nous devons peser. Ici et maintenant !        <br />
              <br />
              <br />
       <b>II – Notre projet</b>       <br />
              <br />
       Notre projet est clairement de refaire de la France un grand pays industriel et technologique. Pour cela nous n’avons aucune confiance dans ceux qui nous ont fourvoyés.  Combien d’emplois ont créés en France depuis dix ans les entreprises du CAC40 ? A ma connaissance, aucun. Elles se développent à l’étranger. Nos dirigeants manifestent tous les jours à quel point ils ne croient pas en l’avenir de la France. Et nous, nous voulons rendre confiance à la France et à sa jeunesse. Nous voulons rendre à la France une éthique républicaine exigeante, et avec elle sa fierté et son ambition.       <br />
              <br />
       C’est possible ! Nos atouts restent immenses et d’abord dans la formation, la recherche, l’innovation, et ensuite dans notre épargne, l’une des plus élevées du monde ! Ce qui manque c’est la volonté de créer un cadre propice à la valorisation des atouts de la France. Notre mot d’ordre est le même qu’en 1981 : d’abord l’emploi !       <br />
              <br />
       Nous disons non à la dictature de l’Argent ! Non à « l’acquisition de la valeur par l’actionnaire », comme disent nos financiers. Nous voulons faire la Révolution. Au sens étymologique du terme : remettre les choses à l’endroit. Faire passer le souci de l’Homme avant celui de la Finance.        <br />
              <br />
       Ce n’est pas si difficile que cela :       <br />
              <br />
       -	Il nous faut d’abord une monnaie qui n’écrase pas notre compétitivité.       <br />
       -	Et nous devons imaginer et mettre en œuvre un contrôle public du crédit, afin de soustraire le développement de nos entreprises à la dictature du court terme et à la myopie de nos élites financières.       <br />
              <br />
       Voilà le projet de salut public qui éclaire nos quarante propositions.       <br />
              <br />
       Nous voulons une autre Europe, fondée sur la démocratie qui vit dans les nations. Nous voulons une ligue de peuples étendue jusqu’à la Russie. Nous devons organiser la « résilience » de l’Europe. Certes, les temps où l’Europe dominait le monde sont définitivement derrière nous. Nous nous réjouissons du développement légitime de grands pays milliardaires en hommes. Mais pas au prix de la destruction de notre industrie, de notre modèle social et de notre avenir !       <br />
              <br />
       Je suis persuadé qu’un projet commun peut réunir Paris et Berlin vers la Russie d’une part, vers la Méditerranée et l’Afrique d’autre part. Et ce projet européen peut associer Rome, Madrid, Varsovie, et d’ailleurs toutes les autres capitales européennes. C’est de la « résilience » de l’Europe qu’il s’agit, bref de la survie d’un ensemble de nations libres, démocratiques et que nous voulons maintenir prospères. Oui le moment approche où il faudra repenser ce que le mot « Europe » veut dire !       <br />
              <br />
       Il faut faire bouger les lignes. Que le vrai débat s’ouvre. Nos élites ne comprennent qu’un langage : celui des rapports de forces. Nous sommes seuls ? Mais ouvrons les yeux : en Europe, les peuples n’acceptent pas la purge. Les Etats-Unis d’Obama non plus, qui ont besoin d’une locomotive européenne pour les aider à combler leurs déficits.        <br />
              <br />
       Regardons le calendrier : après 2012 en France, il y a en Allemagne 2013, l’échéance des élections générales ! Or, la gauche allemande reprend du poil de la bête, même si ses divisions entre le SPD, die Linke et les Verts constituent pour elle un handicap historique. Une France progressiste pourrait l’aider à surmonter ce handicap. Parions que de toute façon les évènements feront bouger les mentalités chez notre grand voisin. À condition que la France se tienne et qu’elle joue son rôle, celui de la nation forte qu’elle a été et qu’elle doit redevenir !       <br />
              <br />
       Je ne m’étends pas davantage sur notre projet : Il est de rendre la France exemplaire !       <br />
              <br />
              <br />
       <b>III – Comment peser ?</b>       <br />
              <br />
       1. Comment d'abord mettre la France à la hauteur des formidables défis qui sont devant nous ?        <br />
              <br />
       Je ne dirai que peu de mots de Nicolas Sarkozy. Sa fonction n’est pas en cause. Il a été élu démocratiquement Président de la République. Mais c’est son projet, libéral, européiste et atlantiste que nous combattons. Il ne met pas la France sur la bonne pente. Nicolas Sarkozy peut être battu, mais il n’y a pas aujourd’hui d’alternative politiquement et intellectuellement construite : Le Parti socialiste reste prisonnier d’une vision libérale et européiste dépassée. Comme hier avec les Verts, au sein de la « gauche plurielle », l’alliance avec Europe Ecologie pose problème. Certes, sur divers sujets de société ou même de politique extérieure, et sur les questions environnementales, nous pouvons trouver des convergences ou des compromis avec cette formation, mais sa thématique (décroissance, sortie du nucléaire, rejet de la philosophie des Lumières, au nom de la contestation du « progrès »), tourne trop souvent le dos aux orientations d’une politique de salut public.       <br />
              <br />
       Comment, dans ces conditions, substituer une régulation politique à la dictature des marchés financiers, sinon en se tournant vers le peuple lui-même ? C’est tout simplement notre devoir, car il faut que notre peuple soit à nouveau rendu maître de son avenir.       <br />
              <br />
       2. Nous devons donc remédier à l’insuffisance de l’offre politique.        <br />
              <br />
       Non que les hommes ou les femmes qui prétendent à concourir soient médiocres.        <br />
              <br />
       Nicolas Sarkozy a des défauts, mais il a aussi d’incontestables qualités, d’habileté et de pragmatisme. Cela ne suffit pas. Dominique de Villepin a beaucoup de qualités, mais il a aussi quelques défauts, par exemple d’avoir gardé sa carte à l’UMP.       <br />
              <br />
       Pouvons-nous nous tourner en confiance vers le PS ? Martine Aubry est une femme énergique. Elle donne le sentiment de savoir où elle va mais si son projet rencontrait le nôtre, elle ne nous marcherait pas sur les pieds tous les jours.        <br />
              <br />
       Je ne reviendrai pas sur les régionales où neuf de nos candidats, placés en position éligible et inamovible, aux termes mêmes de l’accord dûment paraphé par Martine et par moi-même, ont été purement et simplement éjectés entre les deux tours.        <br />
              <br />
       Je ne dirai rien sur les élections européennes où les conversations engagées ont tourné court, du fait du PS.        <br />
              <br />
       Je ne dirai rien sur les municipales où quand nous sommes en position forte, comme à Belfort, nous devons affronter une liste socialiste au premier tour. Encore, avec 13 % se désiste-t-elle au second tour pour la liste conduite par Etienne Butzbach qui l’avait nettement devancée au premier avec 33 % des voix.       <br />
              <br />
       Rien de tel aux sénatoriales, où le Président du Conseil général socialiste se maintient contre moi au deuxième tour bien que je l’aie devancé au premier. Cela ne m’a d’ailleurs pas empêché d’être élu contre le candidat de l’UMP, ce qui est normal, et contre celui du PS, ce qui ne l’est pas du tout.        <br />
              <br />
       Bref, le Parti socialiste ne nous tolère que lorsque cela lui est utile ou qu’il y est contraint. Autrement, il nous écrase. Il ne reconnaît pas la légitimité du débat qui nous oppose à lui sur maints sujets. Il est incapable d’une autocritique sérieuse, sur Maastricht par exemple ou sur 2002 où il nous transforme en bouc émissaire commode pour ne pas avoir à remettre en cause la ligne politique qui l’a conduit à la défaite. Il délaisse le social pour le sociétal et au point où il est parvenu, il transformerait volontiers la gauche en organisation caritative.       <br />
              <br />
       Dominique Strauss-Kahn, a de remarquables facilités intellectuelles. Comme Martine Aubry, je le connais bien. Nous avons eu longtemps des relations sympathiques. Sauf sur la politique industrielle, sur l’Europe dont, dans un rapport remis à Romano Prodi en 2004, il voulait faire une nation, thèse peu sérieuse pour un candidat potentiel à la Présidence de la République française, sauf enfin sur les plans de rigueur qu’il administre à la tête du FMI. Au sein de celui-ci, les Etats-Unis disposent d’une minorité de blocage. Etait-il si prudent de les introduire dans la bergerie européenne ? Et de mettre d’éventuels plans de sauvetage de l’euro sous tutelle américaine ?        <br />
              <br />
       Ségolène Royal est courageuse. Sa personnalité est charismatique. Elle n’a malheureusement pas respecté jusqu’au bout l’accord politique qui la liait à nous.        <br />
              <br />
       François Hollande est talentueux. C’est le meilleur orateur chez les socialistes. J’ajoute, à titre personnel, qu’il est très sympathique. Mais sur l’essentiel, ces quatre-là pensent la même chose. Ce sont des sociaux-libéraux. Ils ne voient rien, au-delà de l’horizon des marchés financiers. C’est embêtant.        <br />
              <br />
       Je ne dirai rien du Parti communiste et du Parti de gauche. Il faut d’abord qu’ils s’entendent sur la procédure.       <br />
              <br />
       3. Nous avions un moment envisagé, avec circonspection mais esprit d’ouverture, des primaires de toute la gauche. Elles n’auraient été possibles que sur la base d’un dessein à peu près partagé. Sinon le désistement n’aurait eu que le sens d’un ralliement. En sommes-nous là aujourd’hui ? Certainement pas. Il faut donc faire bouger les lignes !       <br />
              <br />
       Par ailleurs, il faudrait bien sûr un accord sur l’organisation de ces primaires. Mais les dirigeants du PS n’ont-ils pas commencé à vider eux-mêmes ces « primaires » de leur substance en passant par avance des pactes de désistement ? Pacte de Marrakech entre Dominique Strauss Kahn et Martine Aubry … Pacte du Boulevard Raspail où se sont rencontrées Ségolène Royal et Martine Aubry … François Hollande lui-même exprime sa crainte de passer pour un « diviseur » s’il se présente à ces primaires ! Bonjour l’ambiance !       <br />
              <br />
       Bref, les choses de ce côté là ne sont pas mûres … Il faudrait que sur tous les sujets de fond s’engage un débat fracassant !  Sinon ces primaires risquent de se résumer à une campagne médiatique arbitrée par les sondages.       <br />
              <br />
       Pouvons-nous changer la donne ?       <br />
              <br />
       4. Devant tant d’incertitudes, nous devons prendre nos résolutions.  Pour faire bouger les lignes et engager un débat sur le fond, le MRC doit se préparer à présenter un candidat républicain – je cite notre motion d’orientation. C’est la seule manière de faire que 2012 soit le début de la reconquête par la France de son destin.       <br />
              <br />
       La tâche est infiniment rude car la gravité de la situation financière va très vite mettre le salut public à l’ordre du jour. Ce n’est pas seulement une candidature républicaine qui fera bouger les lignes. Ce seront les évènements eux-mêmes. Pour préparer l’avenir d’une Europe des peuples, avec en son cœur une compréhension franco-allemande renforcée, il faut une France forte et une France capable de raisonner mondial. La crise du capitalisme financier mondialisé implique en effet une réponse mondiale. Notre meilleur allié aujourd’hui s’appelle Obama. Car le Président américain doit résorber les énormes déficits de la balance commerciale (700 milliards de dollars) et du budget général américain (12 % du PIB !).       <br />
              <br />
       Il ne le peut qu’à travers une croissance forte, non seulement aux Etats-Unis mais dans le reste du monde. Il doit pouvoir compter sur une France  capable de jouer son rôle de contrepoids en Europe, dans l’intérêt de l’Europe et de l’Allemagne elle-même. Car celle-ci réalise 60 % de son excédent commercial sur la zone euro. L’Allemagne aussi a ses problèmes. Elle connaît notamment une précarité grandissante. Une relance de la demande intérieure, y compris par la voie salariale, peut ranimer la croissance allemande. Bref un compromis européen est nécessaire à tous égards, y compris pour aider les Etats-Unis à surmonter leur crise.       <br />
              <br />
       Voilà le discours que devrait tenir un candidat républicain, animé d’une vision qui réponde à l’intérêt national mais plus largement encore à l’intérêt de l’Humanité tout entière dans cette période historique dangereuse où la guerre peut, comme dans toutes les périodes de crise, à tout moment, surgir à l’horizon.       <br />
              <br />
       5. Qui peut nous inspirer confiance dans ces circonstances difficiles ? Objectivement, il n’y a pas beaucoup d’hommes d’Etat à l’horizon. Certes on ne naît pas homme d’Etat. On le devient. Je suggère que nous ne prenions pas aujourd’hui de décision précipitée sur la personne du candidat républicain dont la France a besoin et que nous soutiendrons. Un candidat à la Présidence de la République peut être soutenu par un parti. Mais il ne peut être le candidat d’un parti. Pour ma part, vous le savez, je n’ai jamais été tenaillé depuis l’adolescence par l’envie rentrée de devenir Président de la République. Je n’ai pas calibré ma carrière en conséquence.       <br />
              <br />
       Je me suis borné à une fonction d’instituteur républicain, en quelque sorte, au sens étymologique du terme. Si je me suis résolu à être candidat en 2002, c’est pour témoigner d’une vision républicaine qui n’était portée par aucun autre. Je ne retire rien des vues que j’ai exprimées qui n’avaient en général que le défaut d’être prémonitoires. Sur l’Europe par exemple.       <br />
              <br />
       Je récuse évidemment le procès imbécile qui m’a été fait d’avoir fait perdre le candidat socialiste. Si 11 % des ouvriers seulement ont voté pour lui, ce n’est quand même pas la faute de Chevènement. Trêve donc de balivernes ! En démocratie il est légitime de porter le débat devant l’électeur.       <br />
              <br />
       Aujourd’hui, je ne veux rien exclure. Certes, je ne suis plus jeune. Mais l’expérience est irremplaçable. Depuis quarante ans, depuis le Congrès d’Epinay, j’ai vu qui était qui, qui faisait quoi. J’ai compris beaucoup de choses. Et je ne suis animé que par le souci de servir mon pays. J’observe qu’en 1917, Clemenceau avait soixante-dix-sept ans. Quelle leçon d’énergie il a laissée ! Celle-ci serait aujourd’hui bien nécessaire !       <br />
              <br />
       6. Quel profil d’ailleurs doit avoir un Président de la République par les temps qui courent ?       <br />
              <br />
       La hauteur de vues, c’est le principal.       <br />
       La volonté ensuite de rétablir dans l’Etat une stricte déontologie républicaine.        <br />
       Le souci enfin d’aller à l’essentiel, en laissant le Premier ministre gouverner et recevoir, par exemple, Thierry Henry.       <br />
              <br />
       Bref, du grand classique ! En outre, le souci de rassembler largement, sans sectarisme  et sans démagogie, car le Président de la République doit être « l’Homme de la Nation » et pas celui d’un parti. C’est ce qui est embêtant aujourd’hui : les institutions de la Vème République n’étaient pas faites pour être ainsi confisquées par deux partis. Il faudrait donner un peu d’air à tout cela ! Voilà pour le profil du candidat.       <br />
              <br />
       7. Le moment est-il venu de décider ? Chacun comprendra qu’il faut créer d’abord un espace politique. C’est là votre mission. Pour ma part, je porterai dans le pays le message de la République à chaque occasion       <br />
              <br />
       Comment créer cet espace politique ? Je ne vois qu’un moyen : convaincre nos concitoyens que ceux qui les ont fourvoyés depuis Maastricht, et même avant et jusqu’à Lisbonne en 2008, ne sont pas les mieux placés pour solliciter leur confiance. Faites donc entendre le langage de la vérité ! Vous le connaissez ! Faites connaître nos analyses et notre projet. Sachez que pour ma part, je suis disponible !  Alors, vous verrez, d'ici un an, vous ferez bouger les lignes. C’est ainsi que vous ferez revivre la République, que vous aiderez au grand retour de la France et que vous ouvrirez non pas un misérable futur, mais un bel avenir à notre jeunesse. 
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     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>Rupture !</title>
   <updated>2013-02-24T15:14:00+01:00</updated>
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   <category term="Actualités" />
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   <published>2009-09-06T20:03:00+02:00</published>
   <author><name>Jean-Pierre Chevènement</name></author>
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    <![CDATA[
Éléments pour l’intervention de clôture de Jean-Pierre Chevènement, Université d’été du Mouvement Républicain et Citoyen, Toulouse, le 6 septembre 2009.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.mrc-france.org/photo/art/default/5141763-7673559.jpg?v=1371904645" alt="Rupture !" title="Rupture !" />
     </div>
     <div>
      Je veux tout d’abord remercier Thierry Cotelle, maire adjoint de Toulouse, Patrick Quinqueton, secrétaire national du MRC, ainsi que Jean-Luc Laurent, Secrétaire national à la Coordination, et son équipe. Sur eux a reposé l’organisation de cette université d’été. Merci également à tous nos intervenants, et notamment à nos invités extérieurs : Paul Quilès, ancien ministre, Arnaud Montebourg, député, Jean-François Kahn qui aurait pu être député européen s’il avait voulu, Paul Thibaud, philosophe, Jean-François Knepper, syndicaliste, Président du Comité européen Airbus, Liem Hoang Ngnoc, économiste et député européen. Merci aussi à notre ami Pierre Cohen, maire de Toulouse et Martin Malvy, Président de la région Midi-Pyrénées qui ont bien voulu intervenir à l’ouverture de nos travaux. Merci à vous tous qui êtes venus nombreux de toute la France.       <br />
              <br />
       Face à la crise d’un système, celui du capitalisme financier mondialisé, nous avons besoin d’une réponse républicaine pour la France mais aussi pour le monde.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>I – Une crise de la mondialisation</b>       <br />
              <br />
       A)	Il ne faut pas se tromper sur l’analyse. Le problème n’est pas celui de la moralisation du capitalisme, celui des bonus, tout cela est, bien entendu, scandaleux mais le problème est plus profond. La déflation salariale, qui est à l’origine du surendettement des ménages américains, a des causes : La principale, est dans un libre-échangisme effréné, dans la liberté donnée aux multinationales de mettre en concurrence les territoires et les mains d’œuvre. Le rapprochement Chine/Etats-Unis intervenu à la fin des années soixante-dix du précédent siècle, a joué un rôle essentiel dans cette fuite en avant du capitalisme vers l’exploitation du travail à bas coût. Certains évoquent aujourd’hui la Chinamérique ou encore le G2 : cette expression est inadéquate pour traduire la réalité d’un monde multipolaire beaucoup plus complexe. Mais il est vrai que ce soi-disant G2 a une réalité : c’est la parité fixe entre le yuan et le dollar. L’Administration Obama a renoncé à demander une réévaluation du yuan. Ce renoncement exprime un rapport de forces. La Chine tient le dollar à sa merci. Cette réalité géopolitique aussi est au cœur de la crise.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      La mondialisation financière a fonctionné dans l’intérêt des multinationales et du capital spéculatif avec une monnaie mondiale, le dollar, qui a été gérée par les Etats-Unis comme si c’était seulement leur monnaie. Un secrétaire d’Etat au Trésor américain, M. Conally, disait à ses collègues : « le dollar est notre monnaie et c’est votre problème ». Les Etats-Unis se sont permis des déficits abyssaux. Ils vivent aujourd’hui très au-dessus de leurs moyens. Parce qu’ils étaient la puissance dominante, ils ont cru trouver une porte de sortie à leurs difficultés économiques dans la guerre en mettant la main sur les hydrocarbures du Moyen-Orient. Le résultat : ce sont deux guerres dans lesquelles les forces américaines sont aujourd’hui enlisées. Nous vivons le début de la fin de l’hégémonie américaine. La tache du Président Obama est difficile. Son but affiché est de restaurer le leadership américain. Mais dans la réalité, il faudra bien que les Etats-Unis adoptent une politique conforme à ce qu’ils sont : une grande nation certes, mais qui doit réapprendre à épargner, à dialoguer, bref à faire avec le reste du monde. Cette transition sera grosse de conflits.       <br />
              <br />
       À cet égard, l’Europe risque d’être prise en étau entre la Chine et les Etats-Unis. L’affaiblissement de la parité du dollar rendra les produits américains plus compétitifs et accroîtra encore l’hypercompétitivité du yuan et des produits fabriqués en Chine.       <br />
              <br />
       Les énormes déficits américains vont accroître les déséquilibres macro-économiques à l’échelle mondiale. De nouvelles bulles se créeront. De nouvelles crises sont en perspective. C’est une nouvelle donne – un  nouveau New Deal - à l’échelle mondiale qui est nécessaire. Si nous voulons sortir durablement de la crise, il faudra mettre un terme à la domination des marchés financiers.        <br />
              <br />
       Remettre la politique aux postes de commande, bref refaire des peuples et des nations les acteurs de l’Histoire et non les marchés financiers afin de mettre sur pied un nouveau modèle de développement.       <br />
              <br />
              <br />
       B)	<span style="font-style:italic">Désuétude de la social-démocratie</span>. Le modèle social-démocrate correspondait à un équilibre entre le travail et le capital. C’était vrai il y a un demi-siècle. Le capitalisme, à l’époque, fonctionnait sur un modèle fordiste. Il obéissait à une régulation keynésienne dans le cadre national. Ce capitalisme-là n’est plus ; il a été remplacé par le capitalisme financier. C’est la dictature de l’actionnariat, le triomphe de la théorie dite de « l’acquisition de la valeur pour l’actionnaire » dans un cadre entièrement dérégulé à l’échelle mondiale. Le communisme, qui faisait peur aux bourgeoisies occidentales qui se croyaient obligées de faire des concessions à leurs classes ouvrières, n’est plus. Les taux de syndicalisation ont fléchi. Les sociaux-démocrates sont devenus des sociaux-libéraux. Partout en Europe ils ont cru trouver une « troisième voie » (Anthony Giddens) : Jouer le jeu du libéralisme censé produire des richesses et ensuite opérer des corrections à la marge : RMI, CMU, investissement éducatif, etc. Cette politique, introduite en France en 1983, consacrée par l’Acte Unique en Europe, a été théorisée en Grande-Bretagne par Anthony Giddens et Tony Blair. Elle a été mise en œuvre aussi en Allemagne par Gerhard Schröder, à travers le plan Agenda 2010, à partir de l’année 2000. Ses orientations ont été généralisées à l’échelle européenne par les sommets de Lisbonne (2000) et Barcelone (2002). Ces politiques ont fait faillite. Les gouvernements sociaux-démocrates, qui étaient onze en 1999 dans l’Europe à quinze, ont tous perdu le pouvoir ou sont en voie de le perdre. Le cycle du social-libéralisme est clos. C’est ce dont beaucoup de nos camarades socialistes ne se sont pas encore avisés. Notre rôle est de leur ouvrir l’esprit.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>II – Pour faire face à la crise, la gauche doit faire sa mutation républicaine</b>       <br />
              <br />
       A)	La classe des producteurs ne s’identifie plus à un bloc de classes homogène. Le retour aux sources de la République, l’appel à la raison du citoyen, la croyance en l’égalité humaine, voilà ce qui pourrait permettre à la gauche de se définir comme « parti républicain du peuple ». Il nous faut réhabiliter l’idée d’un intérêt général qui serait à la fois l’intérêt national et correspondrait aussi à l’intérêt général de l’humanité.        <br />
              <br />
       Comment substituer à la logique des  marchés financiers une autre logique politique ? Chacun comprend qu’un nouveau modèle de développement soutenable peut seul permettre de concilier l’aspiration légitime de pays comme la Chine ou l’Inde au développement, la volonté des Etats-Unis et de l’Europe de préserver leur tissu industriel, leur emploi et leur bien-être, et en même temps l’intérêt général de l’Humanité qui est d’économiser ses ressources rares (énergies fossiles, eau, air, sol) et lutter contre l’effet de serre.        <br />
              <br />
       Pour cela, nous devons planifier une révolution énergétique sans tomber dans le catastrophisme écologique mais en promouvant les énergies nouvelles, y compris nucléaire, les économies d’énergie, les techniques de charbon propre et en préservant les forêts équatoriales. J’ai lu que Martine Aubry, à La Rochelle, a déclaré : « Nous vivons l’ombre des Lumières. C’est l’idée même de progrès qui est épuisée. »       <br />
              <br />
        À mon sens c’est une erreur. Malthus déjà, au début du dix-neuvième siècle, considérait que la terre était trop petite pour nourrir les hommes. Cette prophétie s’est révélée une erreur historique car elle méconnaît les ressources de l’humanité en inventivité, créativité, progrès des connaissances et de la technologie. Il faut faire confiance en l’homme. La gauche est inséparable de la volonté de raison. Elle ne doit pas renier l’héritage des Lumières. Elle doit affirmer le primat des valeurs de la connaissance, ne pas sombrer dans la technophobie.        <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">B)	Un projet républicain en forme de nouveau new-deal</span>       <br />
              <br />
       J’énoncerai sept propositions :        <br />
              <br />
       1.	Relance concertée des économies. Un effort supplémentaire sera demandé à chacun (davantage d’épargne aux Etats-Unis, relance du marché intérieur et sécurité sociale en Chine, relance allemande et japonaise, financement du développement de l’Afrique et des PMA).       <br />
       2.	Réforme du système monétaire international : création d’une nouvelle monnaie internationale de réserve reflétant la place des différents pays dans l’économie mondiale et ayant vocation à se substituer au dollar. L’émission de 250 Milliards de DTS par le FMI est un premier pas. Il faut aller beaucoup plus loin pour aider au développement des pays pauvres. Nouveaux « accords du Louvre », fixant des fourchettes aux parités monétaires (dollar, euro, yen, yuan) afin de parvenir à une concurrence équitable.       <br />
       3.	Redéfinition du mandat de l’OMC (en fonction des principes comme la « concurrence équitable » et la « souveraineté alimentaire »). Changeons les règles du jeu en matière commerciale.       <br />
       4.	Plan mondial d’aide à l’Afrique et aux PMA.       <br />
       5.	Contrôle du crédit par la voie de nationalisations bancaires.       <br />
       6.	Réglementation des marchés financiers visant à éliminer les fonds purement spéculatifs. Chasse aux paradis fiscaux et traçabilité obligatoire des mouvements de capitaux, les banques devant être tenues de communiquer à la police et à la justice leurs archives informatiques.       <br />
       7.	Réintroduction d’éléments de planification au niveau régional et mondial par exemple :       <br />
       -	en matière de politique énergétique ;       <br />
       -	`d’autosuffisance alimentaire (suspension des négociations agricoles de l’OMC et redéfinition du mandat de l’OMC sur cette  base) ;       <br />
       -	de planification industrielle ;       <br />
       -	d’eau potable et de grandes infrastructure (assainissement, routes, chemins de fer, hôpitaux, écoles, université et recherche).       <br />
              <br />
              <br />
       <b>III – La France 2009-2012</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">A)	La France souffre </span>       <br />
              <br />
       Elle récolte les fruits amers d’un choix libéral effectué dans les années quatre-vingt et aujourd’hui renouvelé par Nicolas Sarkozy. Je n’évoquerai que quelques têtes de chapitre : le bouclier fiscal, la cure d’austérité infligée aux services publics à travers la RGPP, la réforme des collectivités territoriales qui serait un coup terrible pour la solidarité et pour les investissements collectifs, le tour de vis donné à l’Hôpital public, la réintégration de l’OTAN qui est un contresens politique.        <br />
              <br />
       Certes toutes les initiatives de Nicolas Sarkozy ne sont pas mauvaises, l’idée d’un grand emprunt national, s’il permet de financer les investissements économiquement rentables, est judicieuse dans un pays comme le nôtre où le taux de l’épargne avoisine 15%. Quand Nicolas Sarkozy propose des Assises de l’Industrie, je ne vais pas être contre puisque je les avais moi-même proposées en 1982-83. Jean Riboud ayant accepté  l’époque de les présider. Ce n’est pas ma faute si elles ont été annulées par mon successeur. Qu’elles soient reprises vingt-cinq ans après, sur une suggestion de la CGT paraît-il, ne me fera pas changer d’avis. Évitons l’antisarkozysme primaire et systématique. Celui-ci est la  marque d’un vide conceptuel, d’une absence de projet alternatif réel, bref d’un opportunisme politique que nous avons toujours combattu.        <br />
              <br />
       Nous devons nous opposer sur des bases solides. En France par exemple, il y a place pour un M.I.T.I. à la française, un contrôle public du système bancaire, une priorité accordée à la ressource humaine, un exercice calme et réfléchi des prérogatives régaliennes de l’Etat à l’opposé des effets de manche dont nous sommes las sur des questions comme la sécurité ou la justice. Ainsi, la suppression du juge d’instruction n’a rien de républicain. Le risque est grand de voir l’Etat instrumenter la justice à travers les parquets. Nous ne devons pas prendre des vessies pour des lanternes, accepter que la communication se substitue à la politique. Nous ne voulons pas que l’endettement de l’Etat permette seulement de renflouer les banques tandis que ceux qui sont aux commandes, après avoir failli, les conserveraient. « On prend les mêmes et on recommence » : de cela nous ne voulons pas.       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">B) Que faire ?</span>       <br />
              <br />
       1.	L’état de la gauche.        <br />
              <br />
       La gauche aujourd’hui ressemble à une flotte démâtée. Il est vrai que la gauche plurielle était au départ une idée essentiellement tactique, une alliance dominée par le parti socialiste avec les Verts en éclaireurs et le parti communiste en arrière-garde. Aujourd’hui, trois épaves surnagent : la proue supposée, je veux dire les Verts, prétend naviguer toute seule ; à la poupe, c’est-à-dire les communistes et leurs alliés, il manque une hélice : elle n’a pas connu de véritable dynamique aux dernières élections européennes et elle doit faire face à la concurrence du NPA ; quant au corps du bâtiment, je veux dire le PS, il a un sérieux problème de direction.       <br />
              <br />
       Il n’y a pas de solution à cette situation désespérante en dehors d’un projet qui soit à la hauteur des défis du temps. C’est le rôle que le MRC revendique non pas pour lui mais pour toute la gauche et pour la France. La Maison commune de la gauche proposée par Martine Aubry ne saurait être que le replâtrage de la gauche plurielle.       <br />
              <br />
       2.	La gauche a un problème d’identité et ce problème surdétermine la question des alliances. Il faut donner la priorité au projet. L’Europe, telle qu’elle s’est construite sur une base libérale et technocratique, n’est pas la solution, elle est le problème. Il faut la réorienter. Sur la base de la démocratie qui vit dans les nations. À cet égard l’arrêt de la Cour Constitutionnelle de Karlsruhe de juin dernier dit tout. Il y a un déficit de démocratie structurel dans l’Union européenne. La légitimité est dans les Etats nationaux et dans les Parlements nationaux. Il n’y a pas de peuple européen. C’est pourquoi le Parlement de Strasbourg ne peut être qu’un ersatz de Parlement. Tout cela nous pouvons d’autant mieux le reprendre à notre compte que c’est ce que nous disons depuis toujours.        <br />
              <br />
       Il faut reprendre la construction européenne sur la base de la démocratie qui vit dans les nations et aller vers une Confédération européenne qui nous permette d’exister, d’être un pôle, comme on dit, dans le monde multipolaire de demain.        <br />
              <br />
       C’est de cela dont nous devons discuter, sans exclusive, avec toute la gauche, y compris le NPA s’il le souhaite. Il y a là un rôle politique essentiel pour la France. Faut-il parler de tout cela  avec M. Bayrou ? M. Bayrou – nous le savons - est un homme politique qui vient de la droite mais il s’est dit « prêt à tendre la main à la gauche ». Si nous sommes sûrs de nous-mêmes, si nous avons des idées claires, il n’y a pas lieu de montrer un quelconque sectarisme.        <br />
              <br />
       Le problème pour la gauche, c’est d’abord d’avoir les idées claires. Nous avons proposé, il y a plus d’un an, des Assises de toute la gauche. Nous sommes prêts à examiner un projet de primaires dès lors qu’elles concerneraient plusieurs partis de gauche qui en seraient ensemble les co-organisateurs, bien entendu sur la base d’une charte d’orientation politique.  La gauche doit rompre avec une orientation qui l’a coupée des couches populaires depuis les années quatre-vingt. Je n’idéalise pas les primaires, mais elles peuvent être l’occasion d’une rupture salutaire. En tout état de cause, le MRC ne restera pas silencieux en 2012. Il pèsera, quoi qu’il arrive, directement ou indirectement. Nous sommes les gardiens de l’avenir républicain de la France. La priorité c’est le projet !       <br />
              <br />
       Y a-t-il un autre choix ? Sincèrement je ne le crois pas sauf à laisser le champ libre à M. Sarkozy qui s’emploie déjà activement à rassembler la droite autour de lui, en profitant des divisions et du désordre de la gauche.        <br />
              <br />
              <br />
       <b>Conclusion</b>       <br />
              <br />
       Nous avions jadis, au début des années soixante-dix, fait lever un immense espoir. La gauche ensuite a tourné le dos à ses engagements. Elle a rendu les armes sans avoir combattu. Le néolibéralisme a triomphé. Les couches populaires se sont détournées de la gauche. Mais ce cycle est désormais derrière nous. Les triomphateurs d’hier sont les faillis d’aujourd’hui.  Sachons trouver en nous-mêmes l’énergie de nous redresser. Sachons renouer avec les idées, c’est-à-dire avec le réel, mais aussi avec l’ambition collective, c’est-à-dire avec l’idéal. Il n’y a pas d’autre chemin pour une victoire qui, demain, ne décevra pas.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.mrc-france.org/Rupture-_a399.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>La crise économique, ses conséquences sociales et l'intervention politique</title>
   <updated>2013-02-24T15:24:00+01:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/La-crise-economique-ses-consequences-sociales-et-l-intervention-politique_a94.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <photo:imgsrc>https://www.mrc-france.org/photo/art/imagette/1285471-1686702.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-03-23T12:39:00+01:00</published>
   <author><name>Patrick Quinqueton</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
par Patrick Quinqueton, secrétaire national du MRC à l'Université d’été, au Projet et aux prises de position du parti.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.mrc-france.org/photo/art/default/1285471-1686702.jpg?v=1289529562" alt="La crise économique, ses conséquences sociales et l'intervention politique" title="La crise économique, ses conséquences sociales et l'intervention politique" />
     </div>
     <div>
      La crise financière, économique et sociale grave que nous traversons doit être l’occasion de mettre de la politique dans un débat qui, parce que beaucoup ne le comprennent pas, reste un débat de connaisseurs.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>1 – Une réalité économique</b>       <br />
              <br />
       	La crise <span style="font-style:italic">financière</span> demeure. Certains établissements financiers, notamment aux Etats-Unis, sont encore en difficultés. Les banques ont augmenté les garanties qu’elles demandaient et le crédit est donc plus rare.       <br />
              <br />
       	C’est de <span style="font-style:italic">récession</span> qu’il faut parler et non pas d’une croissance en baisse ou d’une croissance négative. Il est curieux que le mot ne soit que rarement employé. En 6 mois, la production a baissé de l’ordre de 2,5 % en France. Cela entraine (en positif) une baisse de l’inflation, qui était déjà faible et approche le niveau zéro.       <br />
              <br />
       	La production <span style="font-style:italic">automobile</span>, traditionnellement élément important de la croissance dans les pays industrialisés qui ont une telle industrie, est toujours en baisse, malgré la « prime à la caisse », qui n’a fait qu’amortir la récession dans ce secteur.       <br />
              <br />
       	La crise <span style="font-style:italic">immobilière</span> dont le lien, via le crédit hypothécaire, avec le déclenchement de la crise est évident, est importante : baisse des ventes, baisse des prix (ce qui n’a pas que des inconvénients, dans la mesure où ils avaient monté de façon spéculative). Pourtant, la difficulté de trouver un logement  est plus que jamais une réalité. Les pays qui avaient développé sans retenue l’accession à la propriété (Etats-Unis, Espagne) sont à cet égard en grande difficulté.       <br />
              <br />
       	Le <span style="font-style:italic">nombre d’emplois supprimés</span> est important. Il est de l’ordre de 300 000 emplois en France, et de près de 3 millions aux Etats-Unis.       <br />
              <br />
       	Les pays traditionnellement <span style="font-style:italic">exportateurs</span> de biens d’équipement (Allemagne, Japon) voient leurs commandes s’effondrer. Les exportations allemandes connaissent une baisse supérieure à 30 %.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>2 – Des conséquences sociales</b>       <br />
              <br />
       	Le <span style="font-style:italic">chômage</span> est en hausse. La poursuite de la tendance actuelle conduit à un chômage de 8,8 % en juin, soit une augmentation de plus de 20% du nombre des chômeurs depuis le début de l’an dernier. Le chômage partiel (heures ou jours non travaillés sans qu’il y ait rupture du contrat de travail), qui se comptait en centaines de milliers d’heures l’an dernier, est désormais supérieur à 10 millions d’heures par mois.       <br />
              <br />
       	Le <span style="font-style:italic">pouvoir d’achat</span> diminue, malgré une inflation proche de zéro, du fait de l’augmentation du chômage et de la sous-activité, ainsi que de la tendance à l’épargne de précaution. Mais, comme le montre le débat actuel, les inégalités sont fortes.       <br />
              <br />
       	Les <span style="font-style:italic">sinistres industriels</span> ne sont pas toujours directement liés à la récession, ils conservent une dimension de délocalisation d’activités. Si Heuliez (autocars et équipements automobile) a des difficultés directement liées à la crise, la décision de délocalisation est davantage présente pour Continental à Clairoix.       <br />
              <br />
       	Les grandes journées d’action manifestent une <span style="font-style:italic">unité syndicale</span> nouvelle incluant l’UNSA et SUD en plus du cercle des cinq grandes organisations. Mais le contenu de cette unité est pour l’instant assez flou.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>3 – L’intervention politique</b>       <br />
              <br />
       	Le discours dominant est celui de la <span style="font-style:italic">parenthèse</span> : une fois la parenthèse de la crise passée, tout redeviendrait comme avant. Or, c’est bien entendu une profonde transformation qu’il nous faut exiger, à la hauteur de la gravité de la crise.       <br />
              <br />
       	Le <span style="font-style:italic">retour de l’Etat</span> est une donnée qu’il nous faut théoriser. En effet, l’intervention de l’Etat dans l’économie n’est pas indispensable seulement en temps de crise, c’est au contraire la crise qui met en évidence une insuffisante intervention de l’Etat, au nom de l’intérêt général, dans la régulation des activités économiques. L’Etat ne doit pas s’excuser d’intervenir dans le capital des banques, il doit en exiger la contrepartie : son mot à dire dans les conseils d’administration.       <br />
              <br />
       	L’<span style="font-style:italic">Union européenne est inexistante</span> face à la crise. Pourtant, elle ne change rien à sa doctrine de fond : la concurrence plutôt que la politique industrielle, le libre échange plutôt que la protection, la marché plutôt que le service d’intérêt général. Elle met juste un (petit)bémol à certaines positions qui apparaitraient décalées (par exemple sur les aides d’Etat), mais son mandat ultra libéral n’a pas été changé.       <br />
              <br />
       	Il existe des <span style="font-style:italic">débats intéressants</span>, mais mal posés et qui exigent donc une clarification politique de la part de la gauche. C’est la question de la maitrise du système économique, au nom de l’intérêt général, qui est au centre de la crise que nous traversons. Or, une telle maitrise est contestée dans sa légitimité depuis que la victoire de l’ultralibéralisme dans les pays anglo-saxons au début des années 80, puis dans le monde entier par la suite.       <br />
              <br />
       	Il nous faut nous emparer des débats réels qui existent aujourd’hui pour transformer les débats conjoncturels en débats de fond :       <br />
       -	le débat sur la <span style="font-style:italic">régulation financière</span> : ce n’est pas seulement quelques règles de transparence qu’il faut imposer aux marchés, c’est une vraie régulation nationale et internationale de la place de la finance qui est nécessaire ;       <br />
       -	le débat sur la protection et les <span style="font-style:italic">limites du libre échange</span> : ce n’est pas seulement quelques correctifs qu’il faut apporter en s’excusant, c’est la protection contre la mise en concurrence des systèmes sociaux qui est légitime ;       <br />
       -	le débat sur les <span style="font-style:italic">revenus des patrons</span> et les « boni » des financiers : ce n’est pas seulement une question morale dont il faut se scandaliser quand la crise atteint les petites gens, c’est une nouvelle inversion de la part respective des revenus du travail et de ceux du capital qui est nécessaire ;       <br />
       -	le débat sur la <span style="font-style:italic">relance</span> montre que les Etats-Unis et l’Europe montre que nous n’en avons pas fini avec les déficits américains qui vont s’accroître : les parts respectives du soutien aux banques, aux entreprise et aux ménages doivent bouger en Europe, malgré les réticences allemandes et communautaires ;       <br />
       -	le débat sur les <span style="font-style:italic">paradis fiscaux</span> est ambigu, dans la mesure où il peut se substituer à la nécessité d’une régulation financière : or, il faut à la fois remettre en cause les paradis fiscaux et réglementer l’activité financière.       <br />
              <br />
       Sur toutes ces questions, la gauche est tout sauf claire. C’est pour nous l’occasion d’une intervention publique claire, <span style="font-style:italic">au nom de l’intérêt général</span>. La période nécessite plus que jamais de l’audace pour combattre les idées qui permettent au capitalisme financier mondialisé de s’imposer sur le ton de l’évidence.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Le MRC : une ligne claire face à la crise</title>
   <updated>2008-12-06T12:26:00+01:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Le-MRC-une-ligne-claire-face-a-la-crise_a69.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <photo:imgsrc>https://www.mrc-france.org/photo/art/imagette/1136394-1458807.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-12-06T12:25:00+01:00</published>
   <author><name>MRC</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
300 personnes ont assisté à la réunion publique organisée par le MRC jeudi 4 décembre avec Jacques Sapir, Jean-Luc Gréau, Marie-Noëlle Lienemann, Ernst Hillebrand, Benoît Hamon et Jean-Pierre Chevènement.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.mrc-france.org/photo/art/default/1136394-1458807.jpg?v=1371687219" alt="Le MRC : une ligne claire face à la crise" title="Le MRC : une ligne claire face à la crise" />
     </div>
     <div>
      Toutes les photos de la <a class="link"  href="https://www.mrc-france.org/Reunion-publique-du-MRC-avec-Jean-Pierre-Chevenement-et-Benoit-Hamon-Face-a-la-crise-que-faire_a64.html">réunion</a> sont disponibles dans l'album consultable <a class="link" href="http://www.chevenement.fr/index.php?action=galerie&amp;subaction=album&amp;id_album=24231">ici</a>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Réunion publique du MRC avec Jean-Pierre Chevènement et Benoît Hamon : Face à la crise, que faire ?</title>
   <updated>2008-12-01T13:48:00+01:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Reunion-publique-du-MRC-avec-Jean-Pierre-Chevenement-et-Benoit-Hamon-Face-a-la-crise-que-faire_a64.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2008-12-01T10:55:00+01:00</published>
   <author><name>MRC</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le Mouvement Républicain et Citoyen vous invite jeudi 4 décembre à 18h30 à une réunion publique ouverte à tous, avec les thèmes et invités suivants :     <div>
      -La reprise en main par l'Etat de la banque et de la finance, par Jacques Sapir, directeur d'études à l'EHESS (dernier ouvrage paru : &quot;Le nouveau XXIè siècle&quot;, Seuil, 2008)       <br />
       -L'incontournable réorientation de la gauche en Europe, par Ernst Hillebrand, directeur du <a class="link" href="http://www.fesparis.org">bureau parisien de la Fondation Friedrich Ebert</a> (voir ses articles dans Le Débat, la Revue socialiste, etc.)       <br />
       -Sortir du libre-échange, par Jean-Luc Gréau, économiste (dernier ouvrage paru : &quot;La trahison des économistes&quot;, Le Débat-Gallimard, 2008)       <br />
       -Marie-Noëlle Lienemann, député européen PS et membre de <a class="link" href="http://www.gaucheavenir.org/">Gauche Avenir</a>       <br />
       -Benoît Hamon, député européen PS et fondateur du think tank <a class="link" href="http://www.la-forge.info">&quot;La Forge&quot;</a>       <br />
       -La France dans le monde qui vient, par Jean-Pierre Chevènement, président du MRC, sénateur du Territoire de Belfort.       <br />
              <br />
       Entrée libre       <br />
       Jeudi 4 décembre 2008 entre 18h30 et 21h       <br />
       Salle Paul Delouvrier - Conseil Régional d'Ile-de-France       <br />
       33, boulevard des Invalides, Paris
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <iframe width="400" height="350" frameborder="0" scrolling="no" marginheight="0" marginwidth="0" src="http://maps.google.fr/maps?f=q&amp;hl=fr&amp;geocode=&amp;q=33+bd+des+invalides+paris+france&amp;sll=47.15984,2.988281&amp;sspn=13.09218,39.550781&amp;ie=UTF8&amp;g=33+bd+des+invalides+paris+france&amp;s=AARTsJo_nECe_ma_WnITrfKy0JbvG5dlag&amp;ll=48.86336,2.319231&amp;spn=0.019763,0.034332&amp;z=14&amp;iwloc=addr&amp;output=embed"></iframe><br /><small><a href="http://maps.google.fr/maps?f=q&amp;hl=fr&amp;geocode=&amp;q=33+bd+des+invalides+paris+france&amp;sll=47.15984,2.988281&amp;sspn=13.09218,39.550781&amp;ie=UTF8&amp;g=33+bd+des+invalides+paris+france&amp;ll=48.86336,2.319231&amp;spn=0.019763,0.034332&amp;z=14&amp;iwloc=addr&amp;source=embed" style="color:#0000FF;text-align:left">Agrandir le plan</a></small>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.mrc-france.org/Reunion-publique-du-MRC-avec-Jean-Pierre-Chevenement-et-Benoit-Hamon-Face-a-la-crise-que-faire_a64.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Appel à une refondation de toute la gauche</title>
   <updated>2013-02-24T15:15:00+01:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Appel-a-une-refondation-de-toute-la-gauche_a59.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <photo:imgsrc>https://www.mrc-france.org/photo/art/imagette/1056812-1336593.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2008-10-02T13:07:00+02:00</published>
   <author><name>Jean-Pierre Chevènement</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jean-Pierre Chevènement a adressé dans le courant du mois de juin 2008, cet appel à une refondation de la gauche aux responsables du Parti socialiste (François Hollande), du Parti communiste (Marie-George Buffet) et du Parti radical de gauche (Jean-Michel Baylet). Il réitère son appel à débattre de ce texte.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.mrc-france.org/photo/art/default/1056812-1336593.jpg?v=1289529561" alt="Appel à une refondation de toute la gauche" title="Appel à une refondation de toute la gauche" />
     </div>
     <div>
      A moins de quatre ans de la prochaine élection présidentielle qui est devenue, dans notre système politique, l’élection directrice, celle autour de laquelle toutes les autres s’ordonnent, nous devons porter un regard lucide sur le rapport des forces à l’échelle mondiale afin de créer l’évènement qui permettra d’ouvrir à la France un nouveau chemin de progrès.       <br />
              <br />
       Trois échecs successifs à l’élection présidentielle depuis 1995 n’ont pas été l’effet du hasard. Ils s‘enracinent dans la distance prise à l’égard de la gauche par l’électorat populaire. Cette distanciation a elle-même des causes anciennes et profondes. Le projet que nous portions dans les années soixante-dix s’est heurté de plein fouet à la victoire du néo-conservatisme libéral, au tournant des années quatre-vingt et à la politique d’ouverture généralisée des marchés, y compris des marchés de capitaux. Le capitalisme financier a pris progressivement le pas sur le capitalisme industriel. Avec l’effondrement du communisme, les multinationales ont mis en concurrence les territoires et les main-d’œuvre à l’échelle mondiale, entraînant une délocalisation ouverte ou sournoise des activités des pays anciennement industrialisés vers les pays émergents à bas coût salarial, dont certains sont dotés d’immenses « armées de réserve industrielles ». Le développement des fonds spéculatifs et des fonds de pension a abouti à l’instauration d’une véritable « dictature » de l’actionnariat. Mais, victime de ses excès, la « globalisation » est entrée en crise profonde avec la dérive du système financier, le retour de l’inflation et l’éclatement du système monétaire international.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <b>I – La « globalisation » est entrée en crise</b>       <br />
              <br />
       Cette « globalisation », en effet, est un phénomène à la fois économique et politique. Ce serait rester à la surface des choses que de voir dans les « subprimes » américaines et les dérives du capitalisme financier à l’échelle mondiale la cause essentielle de la crise actuelle. Le surendettement des ménages américains a été encouragé par les autorités publiques pour sortir de la précédente crise née de l’explosion de la bulle technologique, en septembre 2000. La réalité est que les Etats-Unis ont depuis longtemps un train de vie qui dépasse leurs moyens. Ils ont proclamé imprudemment la fin de l’Histoire après la chute de l’Union Soviétique. L’Histoire les a rattrapés. Les pays émergents se sont autonomisés. L’Hyperpuissance américaine a cru pouvoir pratiquer une politique de fuite en avant avec un déficit commercial abyssal. Elle est devenue tributaire des réserves de change chinois. Enfin, l’Administration Bush a entraîné ses alliés en Irak, provoquant, au nom de « la guerre contre la terreur », un véritable « clash des civilisations ».       <br />
              <br />
       Les Etats-Unis se trouvent confrontés aujourd’hui à trois problèmes cumulatifs : la récession économique, la chute du dollar, l’enlisement en Irak et au Moyen-Orient. Ils n’ont plus les moyens de maintenir seuls leur domination mondiale. Avec un budget militaire de 640 Milliards de dollars (plus de la moitié des budgets de défense à l’échelle mondiale), les Etats-Unis cherchent en Europe et en Asie des supplétifs. Cette situation est très dangereuse. Nous n’avons pas à nous mettre à la remorque d’une politique américaine sur laquelle nous n’exerçons aucun contrôle, comme le fait Nicolas Sarkozy en subordonnant notre défense à l’organisation militaire intégrée de l’OTAN.        <br />
       C’est seulement en restant indépendants ou en se donnant les moyens de le devenir, que la France et l’Europe se feront respecter et pourront modérer utilement et orienter l’usage de l’Hyperpuissance américaine. En effet, ce sont les règles du jeu à l’échelle mondiale qui doivent être modifiées, dans le cadre d’un monde multipolaire rendu d’ailleurs inévitable par la montée des grands pays émergents (Chine – Inde – Brésil, etc.) et le retour de la Russie.       <br />
              <br />
       Là sont les rôles de l’Europe et de la France, levier de notre responsabilité au monde. Nous voulons rester les alliés des Etats-Unis. L’opinion publique européenne est éprise de paix. Elle souhaite que les Etats-Unis redeviennent la grande nation qu’ils sont, en acceptant la réalité d’un monde multipolaire nourri par le dialogue des cultures et régi par le droit.       <br />
              <br />
       La crise de la « globalisation » bat en brèche les postulats libéraux auxquels la gauche française s’est heurtée depuis plus de deux décennies : ainsi le libre-échangisme, car personne, même à l’O.M.C, n’attend plus d’une nouvelle libéralisation des échanges un rebond de la croissance à l’échelle mondiale. Ainsi encore le refus des politiques industrielles au nom d’une conception idéologique de la concurrence libre qui a fini par paralyser l’action publique. Enfin, le refus de l’intervention des Etats, car même les pays les plus libéraux renflouent, sur fonds publics, leur système financier et même leurs grandes entreprises industrielles. Tout montre qu’après trois décennies de « globalisation » succédant aux « trente glorieuses » du New Deal, un nouveau cycle historique est près de s’ouvrir.       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <b>II – Une nouvelle politique est possible</b>        <br />
              <br />
       <span class="u">C’est à l’échelle mondiale qu’il faut agir.</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">A)	Au niveau mondial</span>       <br />
              <br />
       Les désordres monétaires sont devenus insupportables. Des fourchettes de parités doivent être définies et défendues collectivement. Les Etats-Unis doivent rétablir leur épargne. Ils peuvent être aidés à retrouver l’équilibre de leur balance commerciale par une croissance concertée des autres parties du monde. Il faut aussi que les grands pays émergents prennent davantage en compte chez eux les besoins de leur population, ainsi que le respect, au Nord, des équilibres sociaux et, dans le monde, des exigences environnementales. C’est à ce prix seulement que les pays anciennement industrialisés pourront continuer à ouvrir leurs marchés à une concurrence qui repose sur l’avantage comparatif d’un très bas coût de main d’œuvre. Une régulation concertée des échanges internationaux est nécessaire. Elle devra ménager l’accès libre aux marchés des pays riches des produits des pays les moins avancés, et notamment de l’Afrique. Leurs productions, à l’inverse, doivent être protégées. L’aide publique au développement, scandaleusement négligée, devra être rétablie et accrue. Les institutions financières internationales devraient trouver une nouvelle vocation dans la correction des inégalités croissantes de développement. Cette nouvelle donne ne sera rendue possible que par une mobilisation de l’opinion mondiale et par la réunion de grandes conférences internationales sur le modèle de Bretton-Woods en 1944-45, et l’acceptation par tous de nouvelles règles d’organisation collectives.       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">B)	Au niveau européen</span>       <br />
              <br />
       La voix de l’Europe sera essentielle, en tant qu’elle donne l’exemple, malgré toutes ses imperfections, du dépassement d’animosités séculaires entre les peuples. Mais l’exemple de l’Europe ne sera convaincant que si elle-même se révèle capable d’organiser un modèle équilibré de développement.        <br />
       A cet égard l’instauration d’un gouvernement économique de la zone euro est un enjeu décisif. Une politique de change moins pénalisante pour l’activité, la mise en œuvre de politiques contracycliques fondées sur l’investissement et la Recherche, créeront un environnement propice pour l’harmonisation sociale et fiscale et la promotion des services publics. L’Europe ne peut se résumer à la mise en concurrence des systèmes sociaux. Il est temps de lui donner un contenu progressiste. Le rôle de l’Allemagne sera déterminant. Celui de la France n’est pas moins important pour réorienter la construction européenne dans le nouveau contexte mondial. Les institutions européennes ont l’impérieux devoir de réagir, en s’appuyant davantage sur les Etats qui restent les principaux acteurs de l’initiative publique.       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">C)	Au niveau national</span>       <br />
              <br />
       L’urgence première sera de faire face à la récession qui vient. Aucun moyen ne devra être négligé, y compris l’intervention de fonds d’épargne publics, pour préserver le tissu industriel. L’éducation, la recherche, et plus généralement une politique d’investissements seront favorisées. La cohésion sociale, l’activation du sentiment républicain, la solidarité civique face à toutes les formes de communautarisme seront constamment recherchées. Une véritable écologie, au service de l’humanité tout entière, ne saurait s’enraciner que sur le terreau des Lumières, rejetant toutes les formes d’obscurantisme. Tel est notamment le cas pour ce qui est de la lutte contre le réchauffement climatique et pour un développement durable. La science et la culture doivent, en effet, rester au cœur de notre action.       <br />
              <br />
              <br />
       Pour porter cette ambition pour la France, pour une Europe européenne et pour un monde plus humain, il nous faut, sans tarder, en réunir les moyens. La gauche française ne peut forcer l’avenir qu’en dépassant ses tropismes. Il est urgent pour elle de prendre <span style="font-style:italic">un nouveau départ</span> et pour cela d’organiser <span style="font-style:italic">« l’évènement »</span> qui, trente-sept ans après Epinay, permettra une nouvelle refondation, comme elle a su le faire à chaque étape de son histoire. Cet évènement ne saurait être que <span style="font-style:italic">la création d’un grand rassemblement de toute la gauche</span>, ouvert à toutes ses sensibilités, radicales voire utopiques ou au contraire plus gestionnaires. La question n’est pas de savoir jusqu’où ira le rassemblement. L’impératif c’est le rassemblement lui-même qui doit se faire avec l’ensemble des hommes et des femmes de gauche et de progrès, mais en conservant la visée unitaire qui a toujours permis les grandes avancées de la gauche. Beaucoup des clivages hérités du passé ont été tranchés par l’Histoire. D’autres se sont déplacés et doivent être résolus par le débat.        <br />
              <br />
       Ce serait faire un énorme cadeau à la droite conservatrice que de vouloir camper côte à côte un parti social-libéral tourné vers le centre et un parti se disant révolutionnaire cherchant à capter, sans vue d’ensemble, toutes les contestations quelle qu’en soit la nature. Une grande fédération de toute la gauche doit se définir, d’une part, à travers une analyse du monde et précisément de la globalisation libérale et, d’autre part, à travers un projet comportant des éléments programmatiques réalisables.        <br />
              <br />
       Avant de se poser le problème des alliances, la gauche doit savoir où elle habite. Elle vise à rassembler le monde du travail sur un projet humaniste. Elle porte l’héritage républicain qui, à partir de la notion d’intérêt général, permet le dépassement des intérêts particuliers, des égoïsmes, des corporatismes et des communautarismes. La pluralité d’appartenances conduit à définir une multiplicité d’intérêts généraux qu’il faudra savoir hiérarchiser, à travers un projet nouant ensemble l’intérêt national, l’intérêt européen et les intérêts de l’humanité dans son ensemble.        <br />
       Rien là qui ne soit conforme au patriotisme républicain et à l’internationalisme, dont Jaurès avait su montrer la complémentarité.       <br />
              <br />
       La valorisation du travail, la recherche de l’égalité et d’un progrès mieux partagé, l’épanouissement individuel prenant tout son sens dans un dessin de réussite collective, la promotion du sens des responsabilités, bref du civisme, constituent un socle de valeurs pour l’édification d’une République moderne, démocratique et sociale.       <br />
              <br />
       A partir de ces orientations, nous proposons que toutes les organisations et toutes les personnalités de gauche et de progrès qui le voudront réunissent dans tous les départements des forums de l’Unité. Ces forums, largement ouverts, auront à traiter quelques sujets clés :        <br />
              <br />
       -	l’analyse de la globalisation et des conséquences à en tirer pour l’action de la gauche ;       <br />
       -	la valorisation du travail ;       <br />
       -	l’avenir de la protection sociale ;       <br />
       -	les enjeux de l’éducation et de la recherche ;       <br />
       -	la forme du nouveau rassemblement à créer.       <br />
              <br />
              <br />
       Ces forums pourraient déboucher sur des <span style="font-style:italic">Assises de la gauche en 2009</span> qui prépareraient, sur la base d’un projet clair, un <span style="font-style:italic">Congrès de la fédération de toute la gauche</span> anticipant sur le possible grand parti qu’il nous faudra créer. C’est à l’occasion de ce moment que serait élu, au suffrage universel des militants, le candidat de la gauche à l’élection présidentielle de 2012. Ce candidat ne serait pas seul. Il serait porté par un projet collectif et par un élan qu’il nous appartient de faire lever sans attendre dans le pays.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.mrc-france.org/Appel-a-une-refondation-de-toute-la-gauche_a59.html" />
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  <entry>
   <title>Crise financière : le gouvernement doit dire toute la vérité aux Français</title>
   <updated>2008-09-18T15:11:00+02:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Crise-financiere-le-gouvernement-doit-dire-toute-la-verite-aux-Francais_a53.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2008-09-18T15:10:00+02:00</published>
   <author><name>MRC</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Communiqué de presse du MRC, jeudi 18 septembre 2008.     <div>
      Les faillites en cascades de plusieurs grandes institutions financières américaines témoignent des déséquilibres abyssaux de l'économie de ce pays. Le mode de financement de la croissance économique américaine, fondé sur le surendettement des ménages et la spéculation immobilière, n'était pas soutenable à moyen terme. La déréglementation financière a conduit les Etats-Unis au bord du précipice : l'auto-régulation des marchés a fait long feu.       <br />
              <br />
       Il est vain de croire que la France et l'Europe resteront à l'abri de la crise financière américaine. Les investissements inconsidérés des banques et le mimétisme des acteurs des marchés commencent à éclater au grand jour. Hier lénifiante, la finance française se fait soudain plus prudente devant les risques de contagion.       <br />
              <br />
       Le Mouvement Républicain et Citoyen demande au Gouvernement, par son Ministre des finances, de dire la vérité aux Français sur l'ampleur des pertes que les banques françaises vont subir. Les pouvoirs publics doivent user de l'ensemble de leurs moyens de contrôles bancaires à très court terme : la Commission bancaire, chargée de veiller à l'application des règles prudentielles pour assurer la sécurité des dépôts du public, doit agir vite. Le MRC propose par ailleurs qu'une commission d'enquête parlementaire soit chargée de faire la lumière sur les investissements français dans les subprimes américains. Enfin il demande au Premier Ministre de saisir le Conseil d'analyse économique afin qu'il formule des propositions pour renforcer le contrôle public sur les institutions financières.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.mrc-france.org/Crise-financiere-le-gouvernement-doit-dire-toute-la-verite-aux-Francais_a53.html" />
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