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 <title>MRC - Mouvement Républicain et Citoyen</title>
 <subtitle><![CDATA[Site officiel du MRC. Découvrez les élus, le programme, les positions, l'organisation et l'équipe du Mouvement Républicain et Citoyen. Articles, communiqués, adhésions.]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-12T11:30:12+02:00</updated>
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   <title>Reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël par Donald Trump, une décision irresponsable.</title>
   <updated>2017-12-09T09:17:00+01:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Reconnaissance-de-Jerusalem-comme-capitale-d-Israel-par-Donald-Trump-une-decision-irresponsable_a1064.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2017-12-06T23:04:00+01:00</published>
   <author><name>Jean-Luc Laurent</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC, le 06 décembre 2017     <div>
      <div style="text-align: justify;"><span style="color: rgb(29, 33, 41); font-family: Helvetica, Arial, sans-serif; font-size: 14px; background-color: rgb(255, 255, 255);">La reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël par Donald Trump est une décision irresponsable qui viole les résolutions de l’ONU, va attiser le conflit et conduire à davantage de violences.&nbsp;</span><br style="color: rgb(29, 33, 41); font-family: Helvetica, Arial, sans-serif; font-size: 14px; background-color: rgb(255, 255, 255);" />  <span style="color: rgb(29, 33, 41); font-family: Helvetica, Arial, sans-serif; font-size: 14px; background-color: rgb(255, 255, 255);">La France a le devoir d’agir par elle-même et sans attendre contre cette décision inacceptable qui confirme que les faucons néoconservateurs ont repris le pouvoir à la Maison Blanche.&nbsp;</span><br style="color: rgb(29, 33, 41); font-family: Helvetica, Arial, sans-serif; font-size: 14px; background-color: rgb(255, 255, 255);" />  <span style="color: rgb(29, 33, 41); font-family: Helvetica, Arial, sans-serif; font-size: 14px; background-color: rgb(255, 255, 255);">Attaché à la création d’un État palestinien à côté de l’Etat d’Israël, le MRC demande à Emmanuel Macron que la France reconnaisse l’Etat palestinien et prenne les initiatives nécessaires notamment dans la poursuite de la conférence internationale de Paris le 3 juin 2016 pour faire prévaloir une solution à deux États pour la paix au Proche-Orient.</span></div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Le paradoxe de la réforme de l'ISF.</title>
   <updated>2017-12-09T09:20:00+01:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Le-paradoxe-de-la-reforme-de-l-ISF_a1049.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2017-10-11T17:18:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Moschetto</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Analyse de Bruno Moschetto, Secrétaire national du MRC, le 11 octobre 2017     <div>
      Ce paradoxe résulte de l'opposition entre une réalité et une fiction. Nul doute que cette réforme est une réalité pour les détenteurs d'actifs financiers alors qu'elle est une fiction pour le développement de l'activité économique. <br />  &nbsp; <br />  Une réalité pour les détenteurs d'actifs financiers puisque précisément ceux-ci sortiront de l'assiette de l'impôt de solidarité sur la fortune, ISF. Seuls seront soumis à celui-ci les actifs immobiliers d'où le nom de ce futur impôt sur le stock de capital, qui devient Impôt sur la fortune immobilière, IFI.&nbsp; Les actifs financiers bénéficieront d'autant plus de cette réforme qu'il est prévu également d'alléger la fiscalité sur leurs revenus en limitant l'imposition à un taux forfaitaire de 30% et de réduire l'impôt sur les sociétés à un taux également inférieur à 30%. Donc tout est bénéfice pour les détenteurs de ces actifs financiers. <br />  &nbsp; <br />  Seront seuls soumis à l'impôt sur la fortune les stocks d'actifs immobiliers lesquels sont déjà grevés chaque année d'un impôt sur le capital assimilable à un impôt sur les portes et fenêtres, à savoir la taxe d'habitation et les impôts fonciers. Au plan des volumes, l'ISF qui portait sur les actifs financiers et les actifs immobiliers, rapportait chaque année un peu plus de cinq milliards d'euros. On peut estimer que cette réforme coûtera en manque à gagner environ deux milliards et demi d'euros au budget. Un montant de cet ordre comparé aux grands agrégats économiques de la nation, relève du symbole. <br />  &nbsp; <br />  En revanche, en dépit des illusions du gouvernement, les conséquences sur le développement de l'activité économique relèvent de la plus haute fiction. Le gouvernement a axé cette réforme sur la volonté de contribuer au financement de l'économie réelle. C'est en fait une utopie au plan économique et financier. <br />  &nbsp; <br />  Certes, l’IFI, en contribuant à restreindre les sorties de capitaux et encourager les entrées sur les marchés boursiers, favorisera automatiquement l'augmentation des cours des actions. Mais une telle augmentation, tout au moins à moyen terme, n'a aucune incidence certaine sur le développement de l 'économie réelle. En effet, pour que cela soit le cas, il faudrait que les entreprises cotées procèdent à l'émission d'actions nouvelles afin de financer des investissements nouveaux. Ce n'est pas parce que le cours de l'action d'une entreprise monte, même d'une façon significative, que le chef d'entreprise décide d'augmenter son capital afin d'investir. Seule l'émergence d'une demande potentielle peut l'inciter à le faire sans réserve. Autrement dit, le marché des émissions nouvelles correspond au marché du neuf ou marché primaire et seul celui-ci peut contribuer à financer l'économie réelle. Alors que les transactions qui portent sur les émissions anciennes et correspondent au marché secondaire ou d'occasion, dont les cours peuvent fluctuer à la hausse ou à la baisse, sans incidence aucune sur le financement de l'économie réelle.&nbsp; <br />  &nbsp; <br />  En définitive il y a une cloison étanche entre le marché de l'occasion et le marché du neuf. Certes, il est plus euphorisant de voir un marché boursier tendre à la hausse que l'inverse.&nbsp; Mais ce qui est encore plus important pour relancer l'activité économique, c'est que ce soient les revenus et les dépenses, des agents économiques portant sur les flux et non pas sur les stocks, qui tendent à augmenter.&nbsp; D'où la volonté désespérée de Mario Draghi, Président de la Banque centrale européenne (BCE), de tout faire pour relancer un taux d'inflation contenu, non seulement en retrouvant le plafond initial des 2%, mais en le rehaussant à 4 ½ % ainsi que le lui a suggéré les Fonds monétaire international (FMI). On est malheureusement pour l'instant très loin du compte&nbsp;!&nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Entrée en vigueur du CETA, nouvel acte de l'ère postdémocratique.</title>
   <updated>2017-12-09T09:24:00+01:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Entree-en-vigueur-du-CETA-nouvel-acte-de-l-ere-postdemocratique_a1045.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2017-09-30T10:19:00+02:00</published>
   <author><name>Jean-Luc Laurent</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Communiqué de Jean-Luc Laurent, Président du MRC, le 30 septembre 2017     <div>
      <div style="text-align: justify;">Depuis le 21 septembre,&nbsp; le CETA, accord commercial entre l'Union Européenne et le Canada est entré en vigueur sans attendre le vote sur sa ratification (ou non) par l’Assemblée nationale et les 37 autres parlements nationaux ou régionaux de l'Union Européenne. Comme un mauvais film de science fiction, certains technocrates bruxellois, aidés il est vrai par la plupart de nos élites politiques, arriveraient donc à prédire le vote de la représentation nationale et des autres parlements. En fait, en décidant que le CETA entre "provisoirement en vigueur", on cherche à forcer la ratification. C'est la postdémocratie en actes ! <br />  &nbsp;</div>    <div style="text-align: justify;">Le MRC a toujours combattu ce traité dont les bénéficiaires seront les grandes entreprises. Il aura des conséquences désastreuses pour notre économie nationale avec des risques majeurs pour notre agriculture, l'emploi qui sera menacé par la concurrence commerciale, et nos normes, en particulier avec la mise en place des tribunaux arbitraux (ISDS) qui permettront aux entreprises de poursuivre un Etat si une de ses décisions compromet les bénéfices futurs de ces multinationales, bien sûr sans réciprocité. <br />  Il s’agit d’une nouvelle attaque faite à notre souveraineté nationale, base de notre modèle social. <br />  « Un traité de libre-échange au mauvais sens du terme », c’est ainsi que Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique, a récemment décrit le CETA, le Président Macron aura beau sortir autant de tweets « Make the Planet Great Again », qu’il veut, il faudra bien un jour aller au delà des annonces tonitruantes&nbsp; et agir véritablement. <br />  &nbsp; <br />  Réelle attaque contre notre souveraineté nationale et notre démocratie, le MRC qui avait demandé un vote du parlement par la voix de ses parlementaires, s’opposera donc naturellement à la ratification de ce traité et appelle toutes les forces progressistes à faire de même.</div>  
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada (CETA) : le Conseil constitutionnel reconnait la pertinence de la saisine des 106 députés</title>
   <updated>2017-03-23T15:47:00+01:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Accord-de-libre-echange-entre-l-Union-europeenne-et-le-Canada-CETA-le-Conseil-constitutionnel-reconnait-la-pertinence-de_a1028.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2017-03-23T15:42:00+01:00</published>
   <author><name>Jean-Luc Laurent</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, jeudi 23 mars 2017.     <div>
      Dans un bref communiqué, le Conseil constitutionnel a fait savoir qu’il prendrait le temps le temps d’examiner la constitutionnalité de l’accord commercial UE-Canada.       <br />
              <br />
       A tous ceux qui disaient que le recours formulé par plus de 100 députés n’avait aucun fondement juridique et relevait de l’agitation politicienne, l’annonce du Conseil constitutionnel répond clairement. Ce traité commercial de nouvelle génération mérite un examen approfondi tant ses conséquences pour la souveraineté nationale et les principes démocratiques pourraient être importants.       <br />
              <br />
       Je suis convaincu que l’issue de cet examen donnera raison à tous ceux qui sont mobilisés contre le CETA et la technocratie bruxelloise.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Un plan pour sauver l'euro : sa nationalisation</title>
   <updated>2017-03-14T17:03:00+01:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Un-plan-pour-sauver-l-euro-sa-nationalisation_a1027.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2017-03-14T17:00:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Moschetto</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Par Bruno Moschetto, Secrétaire national aux questions économiques, mardi 14 mars 2017.     <div>
      Avant que ne se produise  une désintégration anarchique de l'euro ainsi que le préconisent certains responsables politiques de droite comme de gauche,  une gestion pragmatique par tous les pays membres pourrait se concevoir en amont. En effet, bien que la banque centrale, sise à Francfort soit européenne, les billets émis par chacune des banques centrales nationales ne le sont pas. En France, en particulier, la définition de l'euro témoigne d'un ancrage national. L'article premier du chapitre premier de notre  code monétaire et financier stipule que : «  la monnaie de la France est l'euro » et que  «  l 'euro est divisé en 100 centimes ». On peut en déduire que l'euro est la monnaie de chaque Etat membre avant d’être la monnaie de la zone euro. Pour chaque Etat, ceci est illustré par le fait que les pièces de monnaie ont une face nationale et que les billets ont un code national qui précède son numéro, par exemple : U pour la France, X pour l'Allemagne, Y pour la Grèce.        <br />
              <br />
       Ainsi, pour ce qui concerne la France dans une volonté de nationalisation de l’euro,  rien ne lui interdirait de débaptiser  son unité monétaire actuelle, l'euro en euro-franc. Une banque commerciale française dont le déposant, résident ou non, souhaiterait convertir ses avoirs en compte en billets, se verrait offrir des billets portant explicitement la mention euro-franc, marqués du signe distinctif existant U. Ceux-ci cohabiteraient au sein de la zone euro avec les autres euros nationaux des pays qui auraient adopté une telle réforme monétaire.  Cela pourrait donner lieu  pour chacune des monnaies à des dépréciations ou des appréciations sur les marchés  qui tempéreraient le passage d'une euro-monnaie à une autre sans que cela nécessite l'établissement d'un  contrôle des changes.       <br />
              <br />
       Les risques d'un tel passage procèdent de la définition de la monnaie. Pour ceux qui la détiennent, qu'ils soient résidents ou non, il s'agit de créances sur l'appareil bancaire des pays concernés. Des créances sur les banques commerciales pour les avoirs en compte (monnaie scripturale) et des créances sur le la banque centrale pour les avoirs en poche (monnaie fiduciaire). Ces  créances ont pour contrepartie des crédits, pour l'essentiel sur  chacune des économies nationales. En définitive, en matière monétaire, tout ou presque se ramène aux territoires nationaux. Ainsi, pour un pays donné le passage de l'euro à l'euro national ne change en rien   la nature et le montant de ses dettes. Ce passage pour la France  serait comparable à la réforme monétaire de 1958 pour l’adoption du nouveau franc.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Ce qui est vrai pour les avoirs monétaires, le serait aussi pour les avoirs obligataires et en particulier les créances souveraines. A leur échéance, celles-ci seraient payées en euro nationaux et à leur valeur de remboursement laquelle n'aurait pas été modifiée par cette mutation monétaire. Tant que les détenteurs d'avoirs monétaires en euros nationaux ne les convertissent pas en euro-euros, leur pouvoir d'achat sur le marché national ne change pas. Il en est de même pour les détenteurs de créances obligataires, pourvu qu'ils attendent les échéances respectives de leurs créances. Seuls les détenteurs non résidents d'euro- nationaux, et notamment les banques  pourraient voir éventuellement la valeur de leurs créances monétaires ou obligataires, se déprécier sur les marchés secondaires.   Libre à eux, face à une dépréciation significative de leur valeur,  de constituer des provisions compensatrices. Rien n’interdirait de penser que celles-ci pourraient être reprises en cas d’appréciation ultérieure de leur valeur sur les mêmes marchés secondaires.          <br />
              <br />
       Dans ce nouvel univers monétaire né de la nationalisation des différents euros, chacun retrouverait sa compétitivité globale sur les marchés des biens et des services, sans avoir à rendre compte à une quelconque troïka en cas de difficultés. Celles-ci auraient été par avance résolues et éliminées par l'adoption de changes multiples en lieu et place d'une monnaie unique. La France et les autres pays de la zone euro retrouveraient ainsi leur souveraineté monétaire tout en conservant leur euro. La fluctuation des euros-monnaies les unes par rapport aux autres favoriserait aussi les investissements internationaux  et les déplacements touristiques des détenteurs d'euro monnaie forte vers les pays à euro monnaie faible. On retrouverait ainsi un système   de régulation non contraint, potentiellement plus efficace et bien moins douloureux que le système de régulation fixe  imposé par Bruxelles du fait de  l’adoption de la monnaie unique qui empêche tout ajustement monétaire externe.        <br />
              <br />
       Une telle nationalisation de l’euro demeurant toujours la monnaie de la France débaptisée en euro-franc, implique en revanche que la France sorte de l’Union économique et monétaire (UEM). A ce titre la Banque de France redeviendrait notre banque centrale, notre participation au capital de la Banque centrale européenne (BCE) devrait être rachetée par nos partenaires et nos réserves publiques de change antérieurement « communautarisées » seraient rapatriées de Francfort à Paris. L’adoption d’une telle réforme monétaire qui n’implique pas de dévaluation externe mais des dépréciations ou des appréciations monétaires sur les marchés, est préférable à une dévaluation  interne c’est-à-dire un ajustement des salaires et des retraites à la baisse.  Cette politique a été adoptée par certains pays  tels que l’Allemagne et le Royaume Uni,  lesquelles en vertu  d’une politique de l’offre à vocation compétitive ont  déclenché un ralentissement  généralisé de l’activité économique de l’ensemble des partenaires de la zone. Une politique de la demande, permise par une  souveraineté budgétaire retrouvée, pourrait être enfin mise en place. Pour l’Europe, tout sauf l’austérité ! 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>La refonte du Code du Travail renvoyée à plus tard : tant mieux ! Tant pis !</title>
   <updated>2017-03-07T14:23:00+01:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/La-refonte-du-Code-du-Travail-renvoyee-a-plus-tard-tant-mieux--Tant-pis-_a1026.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2017-03-07T14:22:00+01:00</published>
   <author><name>Jean-Luc Laurent</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, mardi 7 mars 2017.     <div>
      En 2016, l’exécutif a joué gros et perdu gros sur une réforme libérale du Code du Travail qui a fracturé la gauche pour complaire à Bruxelles. Cette réforme, la loi dite El Khomri, a malheureusement vu le jour à coup de 49.3 successifs pendant tout le printemps 2016.       <br />
              <br />
       Cet automne, le gouvernement s’est activé pour sortir les décrets d’application. On apprend aujourd’hui que le comité de refonte du Code du Travail ne sera même pas installé avant les élections. Nous ne coulerons pas une larme sur cette entreprise d’abaissement des protections des salariés pour augmenter la sacro-sainte flexibilité.       <br />
              <br />
       Cette information laisse un goût amer.  Cette loi qui, au départ, constituait le volet travail de la loi Macron aura été un immense gâchis toute la gauche. Dans une campagne électorale où de Macron à Fillon les projets de régression sociale ne manquent pas, les Français doivent défendre un droit du travail protecteur et la solidarité collective.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Contre la ratification du CETA, les députés MRC sont mobilisés</title>
   <updated>2017-02-22T15:16:00+01:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Contre-la-ratification-du-CETA-les-deputes-MRC-sont-mobilises_a1024.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2017-02-22T15:12:00+01:00</published>
   <author><name>Jean-Luc Laurent</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, mercredi 22 février 2017.     <div>
      Le CETA a été adopté la semaine dernière par le Parlement européen au terme de débats mouvementés qui présagent de ratifications nationales difficiles. Cette contestation a dû beaucoup surprendre ses promoteurs et avocats, qui n’ont jamais hésité devant les superlatifs pour défendre l’ «accord le plus progressiste jamais conclu dans l’histoire » (dixit Cecilia Malmström, Commissaire européen au commerce, en janvier dernier).         <br />
              <br />
       Accord dit de « nouvelle génération », le CETA est plus qu’un accord de libre-échange. Il est le symbole d’une Union Européenne post-démocratique qui organise l’impuissance des Etats et la trahison des peuples. Majoritairement, les Français n’en veulent pas. Ils ne sont pas les seuls : dans toute l’Europe, une opposition  s’est manifestée ces derniers mois, au travers de multiples pétitions et jusqu’à un véto du gouvernement belge.       <br />
              <br />
       Députés français, nous devons prendre le relais. Les députés du MRC ne voteront pas la ratification du CETA       <br />
              <br />
       L’article 54 de la Constitution prévoit que «le Conseil constitutionnel, saisi par le Président de la République, par le Premier ministre, par le président de l'une ou l'autre assemblée ou par soixante députés ou soixante sénateurs, a déclaré qu'un engagement international comporte une clause contraire à la Constitution, l'autorisation de ratifier ou d'approuver l'engagement international en cause ne peut intervenir qu'après la révision de la Constitution ».       <br />
              <br />
       Signataires de la saisine initiée par notre collègue socialiste Jean-Paul Chanteguet et réunissant 106 députés, mon collègue Christian Hutin et moi considérons que le CETA porte atteinte frontalement à au moins trois  principes constitutionnels :       <br />
       - Conditions essentielles d’exercice de la souveraineté nationale, notamment par la limitation de la liberté normative de notre pays et l’introduction de tribunaux arbitraux étrangers à notre ordre juridique       <br />
       - Principe d’indépendance et d’impartialité des juges       <br />
       - Principe d’égalité devant la loi (article 6 de la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen), du fait du régime de protection spéciale des investisseurs étrangers       <br />
              <br />
       A compter de la saisine, le Conseil constitutionnel disposera d’un mois pour se prononcer. Je ne doute pas qu’il nous donnera raison et compliquera la tâche des technocrates libéraux de Bruxelles et leurs alliés de Bercy.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Le temps d'un monde fracturé</title>
   <updated>2017-02-22T15:12:00+01:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Le-temps-d-un-monde-fracture_a1023.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <photo:imgsrc>https://www.mrc-france.org/photo/art/imagette/11233412-18679934.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-02-22T14:27:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Moschetto</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Tribune de Bruno Moschetto, Secrétaire national aux questions économiques, parue sur LaTribune.fr, mardi 21 février 2017.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.mrc-france.org/photo/art/default/11233412-18679934.jpg?v=1487772702" alt="Le temps d'un monde fracturé" title="Le temps d'un monde fracturé" />
     </div>
     <div>
      Depuis 1945, date du constat prémonitoire de Paul Valéry sur la finitude du monde, celui-ci s'est terriblement unifié jusqu'à devenir monolithique. Mais en observant l'écorce terrestre de haut, l'on peut constater que celle-ci présente aujourd'hui des signes de fractures que l'on peut localiser de la périphérie au centre.       <br />
              <br />
              <br />
       A la périphérie tout d'abord. Certes,la libéralisation générale des échanges a accéléré l'unification de la surface du globe. Mais à la réflexion, cette libéralisation ne porte que sur trois composantes des échanges : les biens, les services et les capitaux et en aucune manière sur les hommes, en dépit de flux migratoires sévèrement contenus et de montants extraordinairement modestes. Donc la plénitude des trois premières composantes est annihilée par la quatrième qui neutralise l'ensemble. Cet état de fait pénalise un certain nombre de pays avancés, dont le nôtre, d'où l'apparition de déséquilibres, à la longue, insupportables.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Un pacte colonial à l'envers</b></div>
     <div>
      Comme les capitaux sortent librement des pays avancés excédentaires en épargne, à destination des pays émergents déficitaires en investissements, qui utilisent une main d'œuvre à bas coûts salariaux et à protection sociale quasi nulle, l'équilibre des échanges résulte des importations des produits de consommation issus des entreprises ainsi délocalisées. De tels échanges déséquilibrés correspondent à une sorte de pacte colonial à l'envers, au titre duquel ce sont les pays colonisés qui vampirisent les pays colonisateurs du fait de la compétitivité insurmontable de leur prix de production à l'exportation. Le rééquilibre de ces échanges inégaux ne pourrait résulter que d'une immigration totalement libérée en provenance des pays émergents, dont l'Afrique. Ainsi, la population de l'Europe de 500 millions d'habitants devrait théoriquement passer à 2 500 000 et les prix s'y'uniformiseraient vers le bas . Autrement dit, la délocalisation à terme tuerait la délocalisation .
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Une première fracture entre le nord et le sud</b></div>
     <div>
      D'où en attendant cet « eldorado » les ripostes successives des pays pénalisés, à commencer par les Etats-Unis, où Donald Trump vient de décider de stopper la création au sud du Rio Grande de « maquiladoras », mot dérivé de maquila c'est-à-dire le droit de farinage payé par le laboureur au meunier afin que celui-ci transforme le blé ( matière première) en farine (produit semi-fini). De telles usines bénéficient de l'exonération des droits de douane sur les capitaux de production importés et sur les exportations de leurs produits. L'implantation des maquiladoras résulte de l'écart considérable des taux de rémunération horaire entre le travailleur mexicain - 1 dollar- et le travailleur américain - 8 dollars- . Par cette décision, Donald Trump ambitionne de créer des emplois au Michigan au détriment du Mexique en vertu de son slogan : America First. Il donne ainsi le  « la » et d'autres pays suivront  un tel mouvement de rationalisation de leur production intérieure. Ainsi apparaît une première fracture de tracé horizontal entre les pays du Nord et les pays du Sud.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Nouvelles fractures en Europe</b></div>
     <div>
      De nouvelles fractures vont apparaître notamment en Europe. Une première résulte d'un vote référendaire , le Brexit , au terme duquel le peuple britannique a exprimé sa volonté de voir le Royaume-Uni sortir de l'Union européenne. Pourquoi  ? Parce que les électeurs étaient opposés à la libre circulation intra européenne des personnes et non pas à l'existence du marché unique pour les marchandises et les capitaux. Pourquoi cette hostilité à l'immigration intra européenne ? Parce que les travailleurs de l'Europe de l'Est et surtout ceux de la Pologne étaient totalement compétitifs par rapport aux salariés britanniques non protégés par des minima sociaux. D'où la volonté de mettre un terme à cette concurrence inégale dans les échanges.       <br />
              <br />
       Aussi, le rejet de la libre circulation intra européenne des travailleurs ne devrait concerner que les pays à main d' œuvre très compétitive . Les autres pays de l'Union européenne vont -ils se battre, pour sauver la libre circulation du   soldat polonais  ? D'autant plus que ce dernier leur tire dessus lorsqu'il se camoufle en travailleur détaché. En fait la fracture qui se dessine à l'issue du Brexit n'a pas un tracé horizontal entre le Royaume-Uni et l'Union européenne  situés en deçà et au-delà de la Manche, mais un tracé vertical entre les pays de l'Europe occidentale et ceux de l'Europe orientale et contribuera à séparer l'Europe en deux moitiés .       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Hyper compétitivité allemande...</b></div>
     <div>
      Une deuxième fracture se dessine aussi en Europe,  découlant  de l'hyper compétitivité des prix des produits allemands notamment par rapport à ceux de l'économie française. Cette fracture se traduit par le déficit important et récurrent de notre balance commerciale et par l'excédent symétrique et insolent de celui de l'Allemagne. Aussi la France est dite à la traîne de celle-là parce que ses prix ne sont pas compétitifs à l'exportation. À la réflexion, ainsi que nous le rappelle l'Organisation internationale du travail (OIT) qui est dans la mouvance de l'ONU - ceci est totalement faux selon les conclusions de son rapport pour 2011 puisque l'Allemagne tire l'ensemble de l'activité économique de ses partenaires vers le bas et tout particulièrement celle de la France, et ce par l'artifice d'un avantage comparatif.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>... en raison d'une dévaluation interne</b></div>
     <div>
      Celui-ci résulte de ce que l'on appelle pudiquement l'effet des dévaluations internes   au titre desquelles la baisse généralisée des salaires et des retraites imposée par les gouvernants est acceptée par l'ensemble des populations. Une telle dévaluation interne a été adoptée par l'Allemagne sous la gouvernance du Chancelier Shroëder au début des années deux mille. Ainsi, pour fixer les idées, chacun sait que la coupe de cheveux pour homme coûte 18 euros en Allemagne contre 24 euros en France soit 30% de plus.       <br />
              <br />
       Mais quel est le lien entre les prix du secteur tertiaire et la compétitivité des prix industriels à l'exportation ? Un simple calcul permet de l'identifier : dans des pays à structure comparable tels que la France et l'Allemagne, la production du secteur primaire (agriculture) est équivalente à 10% ; celle du secteur secondaire (industrie) est équivalente à 20% et celle du secteur tertiaire (les services) est équivalente à 70% de l'ensemble de la production. En effet, si les prix du secteur tertiaire sont du fait des dévaluations internes inférieurs de 25% aux nôtres, le tour est joué ! C'est parce que l'ouvrier de la construction automobile allemande paie l'ensemble des services à moins de 25% que les produits à l'exportation sont inéluctablement compétitifs. Donc cette composante de la demande pour accroitre nos parts de marché nous est strictement fermée puisque nous ne pouvons pas, dans le cadre de la zone euro, procéder à une dévaluation externe de notre monnaie devenue unique.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b> Quelle solution pour relancer l'économie française?</b></div>
     <div>
      Alors, comment augmenter notre taux d'activité ? En relançant la demande de consommation qui pourrait bénéficier de crédits bancaires à bas taux . Mais force est de constater que les consommateurs ne sont pas enclins, par prudence, dans un cadre général quasi déflationniste, à accroitre leurs demandes de crédits. En effet, l'on peut selon le sophisme de Keynes « conduire l'âne à la rivière, mais on ne peut le contraindre à y boire ». Reste donc la possibilité de relancer notre demande d'investissement et plus particulièrement celle des investissements publics affectés à des grands travaux d'infrastructure. Mais une telle relance se heurterait  à un plafond de verre : celui du taux d'endettement par rapport à la production intérieure brute devenue une espèce de loi d'airain budgétaire depuis Maastricht. Mais si nous crevions ce plafond de verre en portant le taux d'endettement à plus de  100%   nous serions conduits à sortir de l'Union économique et monétaire (UEM) sans nécessairement sortir de l'euro, demeurant toujours la monnaie de la France, mais devenant l'euro-franc à parités flexibles avec ses pareils de la zone. En fait cela correspond à une nationalisation de l'euro et une telle hypothèse est reprise partiellement par Joseph Stiglitz dans son tout récent ouvrage sur l'euro.       <br />
              <br />
       Ainsi une autre fracture à profil vertical viendrait disloquer le couple franco-allemand. Autrement dit, soit nous restons dans le statu quo avec la poursuite de l'austérité et le ralentissement de l'activité économique, soit nous voulons en sortir et cela se concrétisera par une fracture franco-allemande. Le temps du monde fracturé a bien commencé !       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.mrc-france.org/Le-temps-d-un-monde-fracture_a1023.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Pour faire obstacle au CETA, saisissons le Conseil Constitutionnel</title>
   <updated>2017-02-15T14:57:00+01:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Pour-faire-obstacle-au-CETA-saisissons-le-Conseil-Constitutionnel_a1021.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2017-02-15T14:56:00+01:00</published>
   <author><name>Jean-Luc Laurent</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, mercredi 15 février 2017.     <div>
      Le Parlement européen a voté ce matin l’accord de libre-échange entre l’UE et le Canada (CETA), par 408 voix contre 254. L’issue de ce vote était prévisible, elle n’en est pas moins regrettable tant le CETA est une incongruité.       <br />
              <br />
       Incongruité économique d’abord, il incarne la surenchère libre-échangiste alors que celui-ci est partout en crise. Incongruité démocratique surtout, une fois encore le destin des peuples européens se décide à l’abri des regards, avec un Parlement européen qui ne représente que lui-même. Comme l’a voulu et obtenu la Commission européenne, la plupart des dispositions du traité vont à présent entrer en vigueur, avant même vote des parlements nationaux.       <br />
              <br />
       Matthias Fekl s’est beaucoup employé pour nous convaincre que ce traité était un modèle du genre, qu’il inventait un libre-échange progressiste.  La réalité est toute autre: c’est avant tout la droite européenne qui permet son adoption. Je salue d’ailleurs les nombreux députés européens de gauche qui ont voté contre la ratification du traité.       <br />
              <br />
       La phase des ratifications nationales s’annonce difficile. En France, elle n’interviendra qu’au début de la prochaine législature mais dès à présent, l’opposition au CETA s’organise.        <br />
              <br />
       Ce traité de libre-échange porte atteintes à de nombreux principes constitutionnels: principe de souveraineté, principe d’égalité, principe de précaution.  Comme le prévoit l’article 54 de la Constitution, les parlementaires ont la possibilité de saisir le Conseil Constitutionnel pour vérifier la conformité à la Constitution d’un traité. Avec Christian Hutin, député du Nord, nous signerons la saisine du Conseil Constitutionnel préparée à l’initiative de notre collègue socialiste, Jean-Paul Chanteguet.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.mrc-france.org/Pour-faire-obstacle-au-CETA-saisissons-le-Conseil-Constitutionnel_a1021.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Hinkley Point : pour le meilleur et pour le pire</title>
   <updated>2016-09-15T14:57:00+02:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Hinkley-Point-pour-le-meilleur-et-pour-le-pire_a999.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2016-09-15T14:56:00+02:00</published>
   <author><name>Jean-Luc Laurent</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, jeudi 15 septembre 2016.     <div>
      Le gouvernement anglais vient de donner son feu vert au projet d’EPR à Hinkley Point. J’ai beaucoup de réserves sur la compatibilité entre cet investissement lourd et la situation actuelle d’EDF mais maintenant que la décision est prise entre les trois parties françaises, anglaises et chinoises, il faut s’assurer de la réussite de ce projet important qui concrétise une relance du nucléaire civil en Europe. Le gouvernement français devra surtout s’assurer qu’EDF évolue dans un environnement favorable en France.       <br />
              <br />
       Après Taishan et Flammanville, Hinkley Point sera le troisième projet EPR construit par EDF et je ne doute pas de la capacité technique des équipes d’EDF à le mener à bien. J’ai visité le chantier de Flammanville au mois de juin et j’ai vu à l’œuvre le savoir-faire français, trop longtemps laissé en jachère. Il est par contre essentiel que le gouvernement français soit intransigeant sur le prix garanti d’achat de l’électricité produite à Hinkley Point qui assure l’équilibre d’un investissement de 23 milliards d’euros. Ce prix ne devra être ni révisé ni rogné par des dispositions fiscales.       <br />
              <br />
       La véritable difficulté d’Hinkley Point, c’est l’environnement dans lequel évolue EDF.       <br />
              <br />
       La loi de transition énergétique a mis l’accent sur la montée des renouvelables et la diversification du mix électrique français mais ces politiques n’ont de sens que si la base est assurée. La base, c’est l’électricité nucléaire produite en grande quantité, en haute tension et sans intermittence par nos centrales. Nous devons cesser d’avoir le nucléaire honteux, surtout que le nucléaire est la première énergie sans carbone. Aujourd’hui, le marché européen de l’électricité ne fonctionne pas: on survalorise les renouvelables  très bien subventionnés, la faiblesse des prix de gros favorise les énergies carbone. La fermeture idéologique de Fessenheim va handicaper EDF et un gouvernement conséquent devrait y renoncer.  La libéralisation des barrages hydroélectriques, différée mais jamais enterrée par le gouvernement sous la pression de Bruxelles, fragiliserait l’entreprise.       <br />
              <br />
       L’Etat doit achever la restructuration de la filière nucléaire pour permettre à la France d’assurer le grand carénage, de planifier le renouvellement du parc et aussi de se relancer à l’export. EDF s’est d’autant plus accroché au lancement rapide d'Hinkley Point que c’était son seul projet export…alors que le marché du nucléaire civil a un avenir et la filière française doit prendre sa part.       <br />
              <br />
       Pour EDF, l’Etat doit être un actionnaire soucieux du long terme et pas simplement de ses dividendes. L’Etat demande beaucoup à EDF mais l’Etat a aussi la responsabilité de créer un environnement économique et règlementaire qui assure l’indépendance énergétique, la sécurité d’approvisionnement, la compétitivité et le développement durable.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Brexit : les vraies conséquences</title>
   <updated>2016-06-30T12:40:00+02:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Brexit-les-vraies-consequences_a990.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2016-06-30T11:29:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Moschetto</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Tribune de Bruno Moschetto, Secrétaire national aux questions économiques, parue sur LaTribune.fr, jeudi 30 juin 2016.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.mrc-france.org/photo/art/default/9768684-15766474.jpg?v=1467279331" alt="Brexit : les vraies conséquences" title="Brexit : les vraies conséquences" />
     </div>
     <div>
      L'Angleterre, je la veux toute nue, aurait dit le Général de Gaulle, c'est-à-dire, sans attaches. Il craignait qu'à un moment ou à un autre elle prenne « le grand large ». Aussi l'empêcha-t-il d'entrer dans la Communauté Economique Européenne (CEE) en 1962, dès sa première tentative d'adhésion. Il opposa à nouveau un refus cinq ans plus tard, en 1967. Et c'est seulement à la troisième requête, que le Président Pompidou leva la barrière en 1973. La France était à l'époque, le véritable chef d'orchestre de l'Europe. Après plus de quarante cinq ans de cohabitation, le Royaume- Uni vient de décider de larguer les amarres après un vote référendaire a priori sans appel compte tenu du résultat       <br />
              <br />
       Il nous est apparu intéressant de chercher l'explication à ce vote de retrait. A la réflexion, elle est relativement simple. L'Angleterre a absolument voulu adhérer à le CEE car l'Europe était à l'époque un havre de prospérité. Elle la quitte car celle-ci est devenue depuis plus d'une décennie, une économie dominée par l'austérité. Le bateau européen prenant l'eau, et ce vraisemblablement pour longtemps, les Britanniques le quittent. On ne saurait leur reprocher un tel réalisme.       <br />
       <b>       <br />
       Recherche de flexibilité salariale</b>       <br />
              <br />
       Si l'on affine l'analyse, le cœur de l'explication se trouve par la pratique, en Grande-Bretagne, d'une recherche continue de la flexibilité des salaires. Nous savons qu'il n'y existe pas de salaire mensuel minimum, qu'il n'existe pas une durée minimale de temps de travail hebdomadaire, que 2,5 % de la population active est contrainte à la pratique du contrat de travail à zéro heure « zero hour contract » (ZHC). Evidemment, dans ce contexte, le taux de chômage ainsi obtenu est seulement de 5%, alors qu'en Espagne il est de 25%. Il n'est pas étonnant que cela favorise l'immigration intra-européenne en Grande-Bretagne où les salaires sont malgré tout attrayants pour les travailleurs de certains pays membres de l'Union européenne, notamment ceux de Pologne.       <br />
              <br />
       Aussi, cela est vrai, ces travailleurs prennent-ils sans entrave les emplois des Britanniques sur le sol anglais où ils peuvent librement pénétrer. Le résultat de ce referendum devrait mettre un terme à ce manège à la grande satisfaction des travailleurs insulaires. Les dispositions de la loi El Khomri, dont la finalité est justement la recherche de la flexibilité salariale pour parvenir à la compétitivité économique avec des conséquences sociales identiques, devrait nous faire réfléchir à ce parallèlisme et légitime davantage encore notre refus de voter ce projet de loi qui vient de mettre si inopportunément le feu aux poudres.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b> Un vote de réflexe pour la survie</b>       <br />
              <br />
       Par ailleurs, le clivage entre les partisans du « in »  et ceux du « out » révèle l'opposition entre l'Angleterre pauvre et l'Angleterre riche. Rien n'a changé depuis « Sybil et les Deux Nations » de Disraeli publié en 1845 ! A cet égard, il est tout à fait condamnable d'assimiler ce vote d'une population pauvre à un vote populiste. C'est un vote de réflexe qu'une majorité significative de la population a fait pour sa survie. Ce vote doit être absolument respecté. Nous n'avons pas, ni aujourd'hui ni demain, à nous ingérer dans ses affaires intérieures. L'Angleterre est plus que jamais « Prince en son Royaume ».       <br />
              <br />
       <b>Mettre un terme à la déflation importée</b>       <br />
              <br />
       L'Angleterre de demain ne sera pas nécessairement la perdante de cette sortie démocratique et volontaire. Détentrice déjà, à la différence des autres membres de l'Union européenne, d'une triple souveraineté cambiaire, monétaire et budgétaire, elle va pouvoir en gérant les flux démographiques extérieurs mettre un terme à une politique de déflation importée. Elle n'aura aucun mal à retrouver la cible inflationniste après laquelle court désespérément Mario Draghi. Il est tout aussi naïf de penser que ce retrait va pénaliser les activités de la City. Ainsi, par exemple, le marché de l'euro, qui concerne les achats et les ventes de cette unité monétaire ainsi que les prêts et les dépôts dans cette même unité monétaire, s'est progressivement installé sur la place de Londres depuis plus de quinze ans, dès l'introduction de l'euro ! Ce marché n'a pas de vocation à se déplacer dans les années à venir. Les marchés ont leurs propres pratiques : ils sont conservateurs et les Anglais sont de grands financiers et de grands commerçants. On ne peut espérer que le Stock Exchange s'installe au Palais de la Bourse de sitôt. !       <br />
              <br />
       <b>Europe: constituer une troika avec l'Italie et l'Espagne</b>       <br />
              <br />
       En toute hypothèse, la France ne doit pas rester inerte après le départ du Royaume Uni - cinquième puissance économique du monde - et qui bénéficie d'une alliance toute particulière avec les Etats-Unis et l'ensemble des pays du Commonwealth. Aussi, dans ce contexte, afin de faire face à l'éloignement d'un partenaire puissant, faut-il concevoir une autre Europe et un autre euro auxquels nous sommes particulièrement attachés.       <br />
              <br />
       Pour ce qui concerne l'Europe, nous avons connu un ménage à trois avec un Royaume Uni à économie libre échangiste et à politique indépendante d'une part, et une Allemagne politiquement fédéraliste et économiquement anti-inflationniste, d'autre part. Maintenant, nous allons nous trouver seuls face à elle et nous savons que  le couple franco-allemand n'est pas équilibré. Aussi, faut-il tendre à constituer, en contrepoids de ce couple, une Troïka avec nos sœurs latines, l'Espagne et l'Italie avec lesquelles nous avons de nombreuses racines communes à commencer par notre langue mère. Ainsi, la France aurait une double appartenance, à la fois membre du couple et de la troïka. La France redeviendrait ainsi le centre de gravité de l'Europe.       <br />
              <br />
       <b>Nationaliser l'euro</b>       <br />
              <br />
       Quant à l'euro, nous rappelle l'article premier du chapitre premier de notre code monétaire et financier : « C'est la monnaie de la France  - Il est divisé en cent centimes ». Il a vocation à le demeurer. Afin de passer cette zone de turbulences et de pouvoir dominer les vents contraires, il nous faut absolument nationaliser l'euro ainsi que le préconise depuis longtemps le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) et désormais son candidat à l'élection présidentielle, Bastien Faudot. Au titre de cette réforme il s'agit tout simplement de débaptiser notre monnaie, l'euro-euro en euro-franc. Rien ne serait changé pour ses détenteurs qu'ils soient résidents ou non. Rien ne serait changé quant à la nature et au volume de notre endettement public vis-à-vis des résidents et des non résidents. Rien n'empêcherait les autres partenaires de la zone euro d'en faire autant en débaptisant l'euro-euro en autant d'euro nationaux. D'après les informations publiées dans la presse, le prix Nobel Joseph Stiglitz envisage de recommander, dans son prochain livre à paraître le 15 septembre, pour que la zone euro soit viable, que ses membres adoptent une telle réforme.       <br />
               <br />
       <b>Une triple souveraineté retrouvée</b>       <br />
              <br />
       Limitée à deux ans - durée minimale qu'il faudra pour négocier la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne -, nous récupérerions immédiatement notre souveraineté en matière de politique de change, monétaire et budgétaire, ce qui nous permettrait d'adopter une politique de relance par la demande et de donner le « la » à nos partenaires européens. Cette triple souveraineté retrouvée nous permettrait peut-être de faire aussi bien que la Grande-Bretagne dans l'avenir dont les citoyens ont fait preuve aujourd'hui de réalisme. A nous d'être euro réalistes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.mrc-france.org/Brexit-les-vraies-consequences_a990.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>La France doit demander à la Grande-Bretagne le déclenchement rapide de l’article 50 du Traité de Lisbonne</title>
   <updated>2016-06-30T11:32:00+02:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/La-France-doit-demander-a-la-Grande-Bretagne-le-declenchement-rapide-de-l-article-50-du-Traite-de-Lisbonne_a989.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2016-06-28T18:15:00+02:00</published>
   <author><name>Jean-Luc Laurent</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, mardi 28 juin 2016.     <div>
      L’Assemblée nationale a débattu cette après-midi des suites du référendum Britannique et la préparation du Conseil européen.       <br />
       	       <br />
       Si Manuel Valls s’est surtout livré à une condamnation facile et attendue des « populismes », sa déclaration est rassurante sur un point: il a indiqué clairement que la France n’était pas sur la ligne punitive de nombreux responsables européens. Le Premier ministre s’est tenu loin des déclarations délirantes qui occupent le débat depuis quelques jours. Croire que plus douloureuse sera la sortie de la Grande Bretagne de l'Union Européenne, plus dissuasif sera l’exemple pour les autres peuples européens est un réflexe primaire.  Les citoyens britanniques ont fait leur choix, ils ne doivent pas être traités comme des enfants.       <br />
              <br />
       Ce choix doit être doublement respecté.       <br />
              <br />
       D’abord par les institutions européennes. Il ne serait pas étonnant que les discours d’apparence martiale se transforment en une politique de déni. Ensuite par les conservateurs britanniques, dans leurs différentes factions, qui ont choisi une attitude inquiétante depuis l’annonce du résultat.  La tentation de faire trainer les négociations voire de revenir d’une manière ou d’une autre sur le vote de dimanche dernier existe. Elle doit être combattue pour une question de principe. Par ailleurs, une Europe déjà malade de l’austérité, des politiques disciplinaires, de l’effondrement de Schengen et du fédéralisme rampant peut-elle se permettre une telle période de flottement ?       <br />
              <br />
       La France doit appeler la Grande-Bretagne à une activation rapide de la procédure de sortie prévue à l’article 50 du Traité de Lisbonne. Le vote britannique implique toutes les démocraties européennes. Ce vote historique doit être suivi d’effets sauf à remettre en cause gravement le pacte démocratique.       <br />
              <br />
       Enfin, ce vote doit être suivi des bonnes questions pour nous autres, pays membres de l’UE : la crise est profonde et l’Europe telle que nous la connaissions n’a plus d’avenir car elle ne rencontre plus l’adhésion populaire. Pour en sortir, la France doit proposer une Europe de la coopération qui laisse respirer la démocratie et les Etats-nations, plutôt que rêver à « un saut fédéral » dont les conséquences seraient catastrophiques.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.mrc-france.org/La-France-doit-demander-a-la-Grande-Bretagne-le-declenchement-rapide-de-l-article-50-du-Traite-de-Lisbonne_a989.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Brexit : une procédure admirable et un choix de liberté</title>
   <updated>2016-06-30T11:32:00+02:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Brexit-une-procedure-admirable-et-un-choix-de-liberte_a988.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2016-06-24T17:24:00+02:00</published>
   <author><name>Jean-Luc Laurent</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, vendredi 24 juin 2016.     <div>
      La Grande-Bretagne a choisi de sortir de l’Union européenne à l’issue d’un débat sérieux. La procédure est admirable et le résultat consacre un choix de liberté qui doit être absolument respecté. Ni l’Union européenne ni les Etats membres ne doivent se mettre en tête de faire payer ou punir la Grande-Bretagne. La construction européenne a beau être fâchée avec la démocratie: la Grande-Bretagne ne revotera pas !       <br />
              <br />
       L’Union européenne, cette machine à avancer perpétuellement, en contournant les obstacles démocratiques si nécessaire, connait un coup d’arrêt majeur. C’est une bonne nouvelle pour la France comme pour l’ensemble des Etats membres.       <br />
              <br />
       La France doit être à l’avant-garde de la négociation avec Londres pour organiser une sortie juste et efficace de l’Union européenne.. La Grande-Bretagne est un pays voisin, ami et allié, une grande nation européenne souvent à l’avant-garde de la liberté et la France doit avoir le souci de préserver la relation franco-britannique et jeter les bases d’un futur partenariat UE-Grande-Bretagne       <br />
              <br />
       La France est marginalisée sur la scène européenne. Après les années d’agitation suiviste de Nicolas Sarkozy, François Hollande est sur la défensive depuis son refus de renégocier le traité d’austérité TSCG en 2012 et sa soumission au carcan budgétaire et monétaire imposé par Bruxelles et Berlin, relayé par Bercy.       <br />
              <br />
       L’Europe du « surveiller et punir » produit la récession, le chômage et le recul des coopérations et des solidarités. La crise explose à la périphérie mais elle est brûlante dans tous les Etats membres.       <br />
              <br />
       Il serait bon que le Conseil européen ne perde pas trop de temps en essayant d’habiller en « relance » ce qui constitue une crise majeure.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Brexit : un vote sans appel</title>
   <updated>2016-06-30T11:32:00+02:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Brexit-un-vote-sans-appel_a987.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2016-06-24T10:10:00+02:00</published>
   <author><name>Ladislas Polski</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Communiqué de Ladislas Polski, secrétaire national aux relations européennes et internationales, vendredi 24 juin 2016.     <div>
      Le vote, qui semble sans appel, du peuple britannique en faveur de la sortie de son pays de l'Union européenne, est une nouvelle secousse après laquelle il ne faut pas continuer de faire comme si de rien n'était.       <br />
              <br />
       Bien sûr, la Grande-Bretagne a toujours occupé une place à part au sein de l'Union européenne. Mais la sortie de l'Union d'une nation de cette envergure continue de révéler une crise européenne qui oblige à un changement de cap.       <br />
              <br />
       La question européenne doit être au centre du débat public à l'occasion de l'élection présidentielle.       <br />
              <br />
       C'est le non respect par le président Hollande de son engagement numéro 1 en 2012, celui de renégocier les traités européens, qui est la tâche originelle de son quinquennat, à la source de tous les renoncements et de toutes les décisions destinées à satisfaire aux exigences de la commission européenne et de l'Allemagne, au premier rang desquelles l'obsession de rigueur budgétaire entièrement dévouée à la stabilité monétaire mais délétère pour l'investissement public.       <br />
              <br />
       Il est temps de revoir la construction européenne et de lui donner une géométrie variable où chaque nation puisse trouver sa place en fonction des intérêts de ses peuples.       <br />
              <br />
       Le Mouvement Républicain et Citoyen fera entendre pour l'élection présidentielle la voix spécifique qu'il porte depuis de nombreuses années pour une réorientation de la construction européenne vers une Europe des nations.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Motion de censure issue de la gauche : un coup de semonce</title>
   <updated>2016-05-11T18:24:00+02:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Motion-de-censure-issue-de-la-gauche-un-coup-de-semonce_a969.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2016-05-11T18:23:00+02:00</published>
   <author><name>Jean-Luc Laurent</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, mercredi 11 mai 2016.     <div>
      Malheureusement, avec 56 signatures de députés, il nous a manqué deux signatures pour parvenir aux 58  nécessaires au dépôt d’une motion de censure issue de la gauche. C'est un coup de semonce.        <br />
              <br />
       Notre objectif est connu: un changement de cap à gauche face à une dérive sociale-libérale sous contrainte européenne. Demain, la droite présentera tout le contraire: une motion de censure de soumission aux dogmes du libéralisme, de la flexibilité, d’insécurité sociale et de soumission européenne.       <br />
              <br />
       Les députés MRC ne censureront pas le gouvernement sur cette base. Cette motion de censure de droite ne réunira pas une majorité absolue des députés.       <br />
              <br />
       Nous continuerons notre travail de persuasion contre le projet de loi. Après le passage au Sénat et l’échec probable de la commission mixte paritaire, la nouvelle lecture à l’Assemblée nationale sera décisive.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Loi Travail : la France vaut mieux que ça !</title>
   <updated>2016-05-04T11:42:00+02:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Loi-Travail-la-France-vaut-mieux-que-ca-_a967.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2016-05-04T09:58:00+02:00</published>
   <author><name>Jean-Luc Laurent</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Intervention de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, à la tribune de l'Assemblée nationale dans le cadre du projet de loi Travail, mardi 3 mai 2016.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.mrc-france.org/v/65800af74c5b919e82faee7d755ce471e0d5a259" width="608" height="372">
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     </div>
     <div>
      Madame la présidente, madame la ministre, madame la secrétaire d’État, madame la présidente de la commission, monsieur le rapporteur, chers collègues, pour la troisième fois en quatre ans, le Gouvernement présente au Parlement un projet de loi réformant – comme il est convenu de dire – le droit social.       <br />
              <br />
       Contrairement aux précédents, ce texte n’a été précédé d’aucune concertation nationale. Il est le fruit de négociations de couloirs entre technocrates et représentants du patronat – et encore : d’une partie seulement du patronat.       <br />
              <br />
       À défaut d’être concerté, le projet a été largement, très largement contesté, et la contestation a permis une appropriation critique par les citoyens, qui ont compris la réalité du texte. Il s’agit d’une loi mal inspirée et mal conçue, qui est très largement refusée.       <br />
              <br />
       Quand on a renoncé à la politique budgétaire, quand on se satisfait d’une croissance atone en guettant le bon alignement des planètes, le bréviaire du libéralisme impose évidemment les réformes structurelles. L’an dernier, le Parlement a été amené à se prononcer – ou plutôt à ne pas se prononcer – sur les réformettes structurelles libérales contenues dans la loi Macron.       <br />
              <br />
       Cette année, le Gouvernement récidive avec un projet de loi autrement plus ambitieux, qui aura un impact durable et profond.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
             <br />
       Au cœur du texte, il y a pour moi et pour les députés du Mouvement républicain et citoyen une contre-révolution du fait du renversement de la hiérarchie des normes et de la victoire de l’accord d’entreprise, au nom prétendument de la modernité, de la souplesse, de la flexibilité, des réalités du terrain et que sais-je encore ?       <br />
              <br />
       Ces accords d’entreprises seront contre les accords de branches, contre l’ordre public social. Ce renversement total est inacceptable à nos yeux : le bouleversement que le projet de loi introduit dans la hiérarchie des normes en marginalisant l’accord de branche sera un levier du recul social, du dumping social au sein même de l’économie française. Il accompagnera, il prolongera la déflation salariale et lui donnera pour ainsi dire de l’aisance.       <br />
              <br />
       Pour le dire concrètement, là où nous avons tenté de favoriser le dialogue social, le projet de loi fait prévaloir la négociation d’entreprise sur les matières les plus larges et dans les pires conditions.       <br />
              <br />
       On cite souvent la loi de Gresham, selon laquelle « La mauvaise monnaie chasse la bonne ». Avec votre projet de loi, madame la ministre, nous en aurons une déclinaison sociale : les mauvais patrons chasseront les bons patrons. Ce n’est d’ailleurs pas moi qui le dis, mais le premier employeur de France : l’artisanat, qui redoute le triomphe d’accords d’entreprise organisant la concurrence à la baisse des organisations et donc le dumpingsocial.       <br />
       En cela, le projet de loi que vous présentez aujourd’hui est plus que compatible avec l’ordre européen. Même si la question est noyée au milieu de l’article 2, en prenant comme cible principale la durée du temps de travail ou la prise en compte des heures supplémentaires, votre projet assume un objectif : faire baisser les salaires, certes sans toucher au SMIC ni à la durée légale hebdomadaire, mais en donnant le maximum de souplesse à ce que l’on appelle l’annualisation du temps de travail, avec de nouvelles périodes de référence. À ce rythme, je crains que l’on ne passe rapidement de l’annualisation à un autre rythme : la « décennalisation ».       <br />
              <br />
       Comme des millions de Français, les députés du Mouvement républicain et citoyen rejetteront ce texte, qui souffre d’une circonstance aggravante : notre incompréhension, et même notre déception, devant cette offensive sociale-libérale qui, bien que tardive, n’en est pas moins résolue.       <br />
              <br />
       À l’automne 2012, la France a malheureusement renoncé à réformer l’ordre européen en renégociant le traité TSCG – traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance – et la politique austéritaire européenne.       <br />
              <br />
       Ce choix a été une erreur fatale et tragique, qui a condamné le mandat du Président de la République.       <br />
              <br />
       Plutôt que de vous déjuger, vous choisissez la soumission à cet ordre. Madame la ministre, mesdames et messieurs les membres du Gouvernement, ne comptez pas sur nous, députés du Mouvement républicain et citoyen, car la France vaut mieux que cela ! 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Choses vues à Lesbos</title>
   <updated>2016-03-25T11:42:00+01:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Choses-vues-a-Lesbos_a957.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <photo:imgsrc>https://www.mrc-france.org/photo/art/imagette/9190627-14655018.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-03-25T11:29:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Par Bastien Faudot, candidat du MRC à l'élection présidentielle de 2017, mercredi 23 mars 2016.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.mrc-france.org/photo/art/default/9190627-14655018.jpg?v=1458902549" alt="Choses vues à Lesbos" title="Choses vues à Lesbos" />
     </div>
     <div>
      « S’il vous plaît, regardez avec vos yeux, et dites seulement la vérité. Il ne faut pas dramatiser. Les choses telles qu’elles sont, ça suffit pour comprendre. Dites seulement ce que vous avez vu. » L’homme nous ouvre la porte et nous remercie chaleureusement d’être venus.       <br />
              <br />
       Il conclue son message d’accueil par un avertissement : « Ici, il est juste question d’humanité. Il n’y a pas de héros. Nous accueillons des visiteurs, des voyageurs. Ce sont nos hôtes et notre devoir est de les recevoir dignement. »       <br />
              <br />
       Nous sommes au camp de Kara Tepe. Stavros Myrogiannis est le responsable du camp.       <br />
              <br />
       Installé sur les hauteurs de Mytilène, Kara Tepe compte 700 personnes en ce jour de printemps. Ce chiffre varie du simple au double dans une journée, au gré des arrivées. Au total, la capacité d’accueil dans les différents camps de l’île est de près de 10.000.       <br />
              <br />
       Giorgios Pallis, député de Syriza élu en septembre, précise : « en ce moment, c’est beaucoup plus calme« . Quelques centaines par jour. Au moment critique, l’île accueillait jusqu’à 4000 ou 5000 réfugiés quotidiennement, soit une centaine de bateaux.       <br />
              <br />
       « Bateaux », c’est beaucoup dire : rafiots, zodiacs de fortune, embarcations promises à la destruction rachetées par les passeurs pour leur offrir une dernière vie… Certaines n’ont pas tenu cette courte traversée d’une heure ou deux et ont achevé leur parcours au fond de la mer Égée, et les réfugiés avec. Le dernier drame remonte à octobre. Panagiotis est allé aux obsèques. « Une famille de sept personnes a été décimée. Il n’en restait qu’un : l’aîné des enfants. »
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Kara Tepe est un camp « municipal ». C’est le maire de la ville qui a pris l’initiative a la fin de l’été face à l’afflux de migrants qui arrivaient quotidiennement sur les côtes. Le maire de Mytilène est membre de l’ANEL, ce parti dit de la droite souverainiste qu’on nous présente souvent comme opposé à l’accueil des migrants. Le responsable local de Syriza insiste : « il s’est engagé totalement et sans aucune arrière-pensée. Son mot d’ordre, c’est la solidarité avec les réfugiés quoi qu’elle coûte à la ville et à la population. » Plus tard, il nous rappellera l’histoire de la région. En réalité, Mytilène est tournée vers l’est, vers l’Asie mineure « depuis la Grèce archaïque. Qu’est-ce qu’on fait maintenant ? On laisse ces gens ? On laisse la Turquie gérer le problème toute seule ? Après avoir mis le bazar dans toute la région, nous, européens, on n’a pas le droit de les abandonner à leur propre sort. »       <br />
              <br />
       Kara Tepe peut accueillir environ 2500 personnes. La ville a mis un terrain à disposition, construit le bloc sanitaire. Le personnel municipal est mobilisé, mais ce sont surtout des bénévoles grecs ou des volontaires étrangers dans le cadre des ONG qui assurent l’organisation quotidienne au camp. Ils prennent le relais. Chaque jour, les familles grecques de l’île livrent des denrées, des vêtements, des produits sanitaires pour parer aux premiers besoins. MSF, Médecins du monde, des associations de médecins locaux s’occupent des familles. D’après eux, il n’y a pas d’épidémies ou de maladies liées aux mauvaises conditions sanitaires. Ce sont essentiellement les enfants et les personnes âgées qui doivent être suivis : ils ont souffert en particulier des conditions du voyage.       <br />
              <br />
       Kara Tepe est essentiellement habité par des familles. Dans les allées qui séparent les tentes rigides fournies par le Haut commissariat aux réfugiés, les enfants jouent pieds nus sur des chemins en galets. L’intérieur des tentes est propre, mais spartiate.       <br />
              <br />
       80 % des réfugiés de Kara Tepe viennent de Syrie. Ils cherchent un lieu pour s’établir le temps que la situation revienne à la normale dans leur pays. « Ils savent que ça peut être long » nous glisse le responsable de Samaritan’s Purse, une organisation humanitaire états-unienne. « Mais s’il y a une chose que les Syriens ont tous en tête, c’est de rentrer à la maison et de retrouver leur Syrie. »       <br />
              <br />
       On perçoit ce 20 mars que les choses changent. Avant de monter à Kara Tepe, nous sommes passés au port. Là, des centaines de personnes attendent, munies de leurs affaires compilées de façon souvent rudimentaire, enroulées dans des couvertures ou entassés dans des grands sacs poubelle. Un ferry est à quai. Ce sont les premiers à quitter l’île dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord. Un autre ferry est parti une demi-heure plus tôt en direction de Kavala. Celui-là part au Piree. Les policiers grecs essaient d’ordonner les files d’attente.       <br />
              <br />
       L’entrée en vigueur de l’accord UE-Turquie a pour premier effet de plonger tout le monde dans l’incertitude : grecs, migrants, autorités, élus. Giorgios résume : « Au fond, ce traité n’est pas vraiment satisfaisant. Je me demande encore comment il pourra être appliqué. Les Turcs sont censés ne plus nous envoyer de réfugiés le temps qu’on évacue l’île et qu’on organise l’enregistrement. 600 ou 800 sont encore arrivés ce matin. »       <br />
              <br />
       Nous nous rendons plus tard au hot-spot de Moria. Changement d’atmosphère : ici, le camp est entouré de trois hautes séries de barbelés. Vu du dehors, Moria ne ressemble pas à un « centre d’accueil ». C’est pourtant par la case Moria que passent tous les migrants de l’île. C’est ici qu’ils sont enregistrés, et jusqu’à ce que l’accord intervienne, ils étaient remis en liberté, dotés d’un statut spécifique selon les cas.       <br />
              <br />
       Désormais, Moria va servir de centre de tri : d’un côté les migrants qualifiés à devenir des réfugiés et à qui l’UE octroie l’asile, de l’autre les migrants jugés illégaux et qui deviendront dès lors clandestins. Ce sont eux qui seront reconduits vers la Turquie et échangés contre des « bons » migrants. De façon concrète, on ressent combien les Grecs rencontrés sont sceptiques sur la pertinence de l’accord, lorsqu’ils ne sont pas fondamentalement opposés à ses termes.       <br />
              <br />
       Adossé à Moria, un autre camp s’est constitué spontanément. Ici, ce sont 600 ou 700 personnes – presque exclusivement des Pakistanais, qui vivent au milieu des oliviers. Ce camp « sauvage » ne dispose pas des mêmes infrastructures que les autres. Au sol, de la boue séchée et de grands tipis pour d’arbitrer. Dans ce camp, c’est l’association « Better days for Moria » qui organise la vie quotidienne. Un jeune volontaire suisse originaire de Winthertur nous explique : « ce n’était plus supportable pour moi de regarder les choses se dérouler à la télévision. J’ai décidé de recueillir les témoignages des réfugiés pour sortir de l’abstraction. Ce ne sont pas des masses et des statistiques. Ce sont des personnes qui ont une histoire, des motivations, une existence. Il faut en rendre compte. »       <br />
              <br />
       L’accord entre l’Union européenne et la Turquie est critiquable sur bien des points mais il est nécessaire pour améliorer le contrôle effectif de notre frontière extérieure commune. Deux périls menacent l’efficacité de cet accord. À court terme, le soutien des Européens à la Grèce doit être rapide et à la hauteur. Trois nouveaux milliards sont accordés à la Turquie, une somme égale devrait être allouée la Grèce pour faire face à la situation. À moyen terme, les Européens devront s’assurer que la Turquie contrôle effectivement son côté de la frontière et démantèle les réseaux de passeurs.       <br />
              <br />
       La diplomatie européenne ne peut se réduire à un dialogue germano-turc. Après les attentats de 2015, la France exerce un leadership en Europe sur les questions sécuritaires liées aux migrants, elle doit faire entendre une voix plus forte sur les autres volets : coopération européenne pour le contrôle des frontières, mise en œuvre du dispositif de relocalisation adopté en 2015 et solidarité effective avec la Grèce. Le rôle européen de la France n’est pas de chercher à passer à travers les gouttes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.mrc-france.org/Choses-vues-a-Lesbos_a957.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Élections en Allemagne : le double échec de Merkel</title>
   <updated>2016-03-15T09:14:00+01:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Elections-en-Allemagne-le-double-echec-de-Merkel_a955.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2016-03-14T16:55:00+01:00</published>
   <author><name>Ladislas Polski</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Par Ladislas Polski, secrétaire national aux relations internationales et européennes, lundi 14 mars 2016.     <div>
       La percée du parti classé à l'extrême-droite  &quot;Alternative für Deutschland&quot; aux élections régionales dans trois Länder allemands révèle un nouvel épisode d'une crise politique qui n'en finit pas de s'aggraver à l'échelon européen.       <br />
              <br />
       Mme Merkel paie comptant les incohérences de son approche de la crise des migrants. A l’été 2015, elle s'est voulue en pointe d'une politique d'accueil mais elle a doublement échoué sur le plan européen comme sur le plan intérieur.       <br />
              <br />
       Au plan européen, à la tête d'une puissance économique plus solide que celle de ses voisins, consciente du talon d'Achille que représente la démographie vieillissante de son pays, Madame Merkel a pu envoyer avec plus de détermination que les autres un message d'accueil en direction des migrants poussés hors de leurs pays par les crises du Proche-Orient et de l'Afrique, trouvant sans doute aussi une occasion d'afficher une image positive de son pays après la dureté de ses positions dans le  traitement de la crise grecque.       <br />
              <br />
       Or Mme Merkel bute sur la Grèce là où elle pensait avoir triomphé en faisant plier le gouvernement de ce pays: Etat en faillite, société en péril, solidarité européenne insuffisante: la Grèce ne peut faire face à l’afflux des migrants.       <br />
              <br />
       A l'intérieur des frontières allemandes, la toute récente formation politique &quot;AfD&quot;, centrée à sa création sur la critique de l'euro, a évolué dans l'année en un parti anti-migrants dont le succès sorti des urnes est une conséquence directe de l'imprudence politique de Mme Merkel.       <br />
              <br />
       Le résultat de ces élections allemandes est une nouvelle illustration de la crise profonde traversée par l'Europe, pas seulement à sa périphérie mais ici en son cœur, dans une Allemagne qui n'a cessé d'assoir seule son leadership à la faveur des années Sarkozy-Hollande.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>"Une renégociation des accords du Touquet est indispensable"</title>
   <updated>2016-02-17T12:13:00+01:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Une-renegociation-des-accords-du-Touquet-est-indispensable_a946.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2016-02-17T11:38:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Question de Christian Hutin, député du Nord et vice-président du MRC, à Bernard Cazeneuve, ministre de l'interieur, lors de la séance de questions au gouvernement du 16 février 2016.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     <div>
      Je pensais, monsieur le ministre de l’intérieur, que depuis 1880 et le rattachement à la France de Nice et de la Savoie, les frontières nationales n’avaient pas été modifiées. Or aujourd’hui et depuis six ou sept ans, les accords de Schengen n’ayant pas été signés par la Grande-Bretagne, la frontière britannique s’est déplacée de fait de ce côté-ci de la Manche. Désormais, à Calais, à Grande Synthe, à Dunkerque, c’est nous qui assumons la garde de cette frontière, c’est nous qui assumons la police, la justice, de belle manière d’ailleurs et courageusement, c’est nous qui assumons l’humanitaire.       <br />
              <br />
       Pourrions-nous, monsieur le ministre, dans le cadre d’une renégociation des accords du Touquet qui me semble absolument indispensable tant la situation devient intenable, rappeler à nos amis anglais que Calais, si elle a été la dernière place forte britannique sur le territoire français aujourd’hui ne l’est plus, que ma petite-fille, qui est née il y a deux jours à la maternité de Calais n’est pas binationale, que Louis XIV – excusez du peu – a racheté Dunkerque en 1652 et que la frontière anglaise ne passe ni à Calais ni a Dunkerque.       <br />
              <br />
       La situation est aujourd’hui intenable pour la population et pour le secteur économique. Je remercie l’Angleterre de l’obole qu’elle nous verse pour dresser des barrières autour de nos ports, mais l’activité du port de Calais, comme de celui de Dunkerque, n’en souffre pas moins.       <br />
              <br />
       Merci Majesté, mais cela ne suffit pas. Je pense qu’il est temps de mettre les Britanniques devant leurs responsabilités et je sais que je peux compter sur vous et votre ténacité pour le faire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Bernard Cazeneuve, ministre de l’intérieur</b>       <br />
       Monsieur le député, le sujet que vous évoquez est un sujet extrêmement sérieux et difficile qui appelle une approche pragmatique et tout aussi sérieuse.       <br />
              <br />
       Les accords du Touquet ont été signés au début des années 2000. Ils reposent sur l’idée que si l’on veut éviter de laisser des migrants entre les mains des passeurs sur la façade septentrionale française et de les mettre dans une situation humanitaire intenable, il faut éviter d’ouvrir cette frontière.       <br />
              <br />
       Si demain, dans le cadre d’une renégociation des accords du Touquet, nous ouvrions la frontière, ce ne sont pas quelques milliers de migrants qui seraient à Calais, ce serait des dizaines de milliers compte tenu de la situation migratoire en Europe. Et tous ceux qui aujourd’hui demandent la renégociation des accords du Touquet et l’ouverture de la frontière appelleraient le Gouvernement à sa responsabilité en s’interrogeant sur les raisons pour lesquelles nous aurions fait ce choix.       <br />
              <br />
       Nous avons donc pris la décision de rendre étanche cette frontière parce que nous devons démanteler les filières de passeurs. Ce sont 25 % de filières supplémentaires que nous avons démantelées, et, vous le savez, à Grande-Synthe ce matin ce sont dix-sept passeurs, dix-sept acteurs de la traite des êtres humains qui ont été mis hors d’état de nuire.       <br />
              <br />
       Ensuite, nous voulons offrir une solution humanitaire à ceux qui sont à Calais et Grande-Synthe. Nous avons ouvert 98 centres d’accueil et d’orientation qui ont permis de relocaliser et d’orienter vers la demande d’asile 2 500 personnes qui étaient à Calais, et nous avons continué à expulser ceux qui ne relèvent pas de l’asile en France et qui doivent être reconduits dans leur pays d’origine si nous voulons assurer l’asile dans de bonnes conditions.       <br />
              <br />
       Quant au résultat de cette politique, vous ne l’avez pas souligné dans votre question. Grande-Synthe, où il y avait 3 000 migrants au mois de décembre, n’en compte plus que 1 500 ; Calais, où il y en avait 6 000 à la même époque, n’en compte plus aujourd’hui que 3 800. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Le TAFTA est un symptôme de déficit démocratique</title>
   <updated>2016-01-28T12:19:00+01:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Le-TAFTA-est-un-symptome-de-deficit-democratique_a938.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2016-01-28T11:49:00+01:00</published>
   <author><name>Mouvement Républicain et Citoyen</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Interview de Paul Zurkinden, secrétaire national du MRC chargé de la mondialisation et du TAFTA, par l'agence de presse Sputniknews, mardi 26 janvier 2016.     <div>
      <span class="u">Verbatim express</span>       <br />
              <br />
       <ul class="list"><li> <span style="font-style:italic">Sur l’accès des parlementaires allemands aux documents  de négociations du TAFTA</span> : C’est une avancée mais il faut réaliser que le cycle de négociation a débuté en juillet 2013 et ce n’est qu’en janvier 2016 que les parlementaires auront accès à un minimum de transparence, dans des conditions particulièrement scandaleuses.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Actuellement les parlementaires français, par exemple, ne peuvent consulter les documents que dans des chambres fortes sous la surveillance permanente de fonctionnaires. Cela alors qu’ils sont les représentants de la nation qui, seule, peut donner une légitimité à ce type de négociations.       
       </li></ul><ul class="list"><li> Les parlementaires n’ont pas le droit de diffuser les documents auxquels ils ont accès, ils n’ont pas le droit de les photocopier. Tout cela pose la question du déséquilibre entre parties négociantes. Comment peut-on croire que ce traité entre les États-Unis et l’UE est négocié à armes égales quand les parlementaires européens sont considérés comme des suspects et non comme des représentants de leurs intérêts nationaux légitimes ?       
       </li></ul><ul class="list"><li> Le TTIP a pour objectif de substituer le marché à l’État dans plusieurs domaines : médical, environnemental, agricole, etc.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Une étude avait été commandée par la Commission européenne sur les éventuels bénéfices de ce traité. Elle indiquait que, au mieux, le TTIP pourrait conduire à une augmentation de 0,48% du PIB européen. On s’engage  à baisser nos tarifs douaniers, nos normes sociales, environnementales ou de droit du travail pour un résultat assez médiocre.       
       </li></ul><ul class="list"><li> <span style="font-style:italic">Sur la faible mobilisation contre le TAFTA</span> : Il y a une mobilisation qui se fait, notamment au niveau associatif. Il y a également une position du Ministre (Matthias Fekl) qui s’est sensiblement améliorée  puisqu’il a déclaré qu’il n’était pas prêt  à ratifier un traité aussi déséquilibré. En ce sens, il y a une certaine mobilisation en France.        
       </li></ul><ul class="list"><li> Il faut bien se rendre compte que ce traité symbolise en réalité nouvelle dans les relations internationales : plus qu’un traité commercial, c’est un mode de gouvernement. Il se dispense de toute légitimité démocratique et substitue, dans tous les domaines de la société, le marché à l’État. Il est un symptôme de déficit démocratique. Les peuples et les parlements sont les grands absents de ces négociations. Les textes sont préparés par des fonctionnaires, négociés par des diplomates avant d’être signés par des ministres de gouvernements nommés et non élus.       
       </li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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