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 <title>MRC - Mouvement Républicain et Citoyen</title>
 <subtitle><![CDATA[Site officiel du MRC. Découvrez les élus, le programme, les positions, l'organisation et l'équipe du Mouvement Républicain et Citoyen. Articles, communiqués, adhésions.]]></subtitle>
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   <title>Inscription de la Corse dans la Constitution, cheval de Troie contre l'unité et l'indivisibilité de la République.</title>
   <updated>2018-02-17T10:57:00+01:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Inscription-de-la-Corse-dans-la-Constitution-cheval-de-Troie-contre-l-unite-et-l-indivisibilite-de-la-Republique_a1081.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2018-02-08T17:29:00+01:00</published>
   <author><name>Mouvement Républicain et Citoyen</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Billet de Jean-Luc Laurent, président du MRC, le 08 février 2018     <div>
      <span style="color: rgb(29, 33, 41); font-family: &quot;SF Optimized&quot;, system-ui, -apple-system, BlinkMacSystemFont, &quot;.SFNSText-Regular&quot;, sans-serif; font-size: 14px; letter-spacing: -0.11999999731779099px; background-color: rgb(255, 255, 255);">L’inscription de la Corse dans la Constitution est un cheval de Troie contre l’unité et l’indivisibilité de la République qui sera suivie d’autres demandes dans d’autres régions. Et s’il s’agit d’inscrire dans la constitution, un droit à la différenciation pour les régions, cela conduira à la différence des droits !</span><br style="color: rgb(29, 33, 41); font-family: &quot;SF Optimized&quot;, system-ui, -apple-system, BlinkMacSystemFont, &quot;.SFNSText-Regular&quot;, sans-serif; font-size: 14px; letter-spacing: -0.11999999731779099px;" />  <span style="color: rgb(29, 33, 41); font-family: &quot;SF Optimized&quot;, system-ui, -apple-system, BlinkMacSystemFont, &quot;.SFNSText-Regular&quot;, sans-serif; font-size: 14px; letter-spacing: -0.11999999731779099px; background-color: rgb(255, 255, 255);">En lâchant sur cette revendication des autonomistes et des indépendantistes, Emmanuel Macron a fait encore du « En Même Temps » : il pose ses pieds dans les pas de ses prédécesseurs de gauche et de droite. Nous devons refuser cette fuite en avant qui conduit au démantèlement de l’Egalité et de la France républicaine !</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>La hausse de la CSG est une attaque contre le pouvoir d'achat et les personnes âgées en particulier.</title>
   <updated>2017-12-09T09:14:00+01:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/La-hausse-de-la-CSG-est-une-attaque-contre-le-pouvoir-d-achat-et-les-personnes-agees-en-particulier_a1048.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2017-10-09T14:08:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Communiqué de Christian Hutin, Vice-président du MRC, le 09 octobre 2017     <div>
      La hausse de la CSG est une attaque contre le pouvoir d'achat et les personnes âgées en particulier. <br />   <br />  Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre, contrairement à ce qu’affirme le Gouvernement, que la hausse du taux de CSG est une attaque en règle contre pouvoir d’achat en général de beaucoup de Français et contre les personnes âgées en particulier. Notamment pour 800 000 d'entre-elles qui vivent dans des maisons de retraite et qui ne sont donc pas concernées par le dégrèvement de taxe d'habitation. <br />  Il ne faut pas avoir peur des mots, c'est une véritable injustice qui est faite à nos aînés pour lesquels le coût pour accéder aux EHPAD est bien souvent colossal (jusqu'à 3000 euros par mois). Dans le même temps, la suppression de l'ISF, sera un cadeau fiscal de plus de 4,5 milliards d'euros aux 1% des Français les plus fortunés. <br />  Avec les députés du groupe "Nouvelle gauche", nous ferons des contre-propositions afin de mettre la majorité face à ses responsabilités, mais il est désormais évident que la politique fiscale et budgétaire actuellement menée par le Gouvernement, n'aboutira qu'à fracturer davantage encore la société française.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Nationalisation de STX : une bonne nouvelle qui appelle de la cohérence</title>
   <updated>2017-07-30T14:46:00+02:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Nationalisation-de-STX-une-bonne-nouvelle-qui-appelle-de-la-coherence_a1035.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2017-07-30T14:37:00+02:00</published>
   <author><name>Jean-Luc Laurent</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC, le 30 juillet 2017     <div>
      <span style="color: rgb(0, 0, 0); font-family: Helvetica; font-size: 12px;">La nationalisation de STX est une bonne nouvelle qui mérite d'être saluée. Les chantiers navals de Saint Nazaire représentent une industrie et un savoir-faire qui doivent être défendus en raison de leur intérêt national.&nbsp;</span><br style="color: rgb(0, 0, 0); font-family: Helvetica; font-size: 12px;" />  <br style="color: rgb(0, 0, 0); font-family: Helvetica; font-size: 12px;" />  <span style="color: rgb(0, 0, 0); font-family: Helvetica; font-size: 12px;">Décidé par un président de la République et un gouvernement qui sont les zélateurs du libéralisme économique et de la construction européenne libérale et austéritaire, il faut se féliciter du recours au décret Montebourg qui permet à l'État de défendre ses secteurs stratégiques.&nbsp;</span><br style="color: rgb(0, 0, 0); font-family: Helvetica; font-size: 12px;" />  <br style="color: rgb(0, 0, 0); font-family: Helvetica; font-size: 12px;" />  <span style="color: rgb(0, 0, 0); font-family: Helvetica; font-size: 12px;">Une décision équivalente pour défendre les intérêts stratégiques de la France aurait dû intervenir pour protéger Alstom face à General Electric en 2015. Mais la volonté politique n'était pas au rendez-vous. Emmanuel Macron, ministre de l'économie avait autorisé la vente. On avait fait miroiter au parlement qu'il n'y avait pas d'autre choix possible et qu'il y aurait 1000 emplois créés en France. La réalité est apparue par la suite bien différente : sans parler des dividendes importants qui ont été perçus par les actionnaires et l'ancien président d'Alstom, les créations d'emplois se sont transformés en 765 emplois supprimés en France !</span><br style="color: rgb(0, 0, 0); font-family: Helvetica; font-size: 12px;" />  <br style="color: rgb(0, 0, 0); font-family: Helvetica; font-size: 12px;" />  <span style="color: rgb(0, 0, 0); font-family: Helvetica; font-size: 12px;">J'espère que cette décision concernant les chantiers navals ne relève pas d'un coup de com. Il faut que cette décision marque le retour de l'État stratège qui permettra la réussite industrielle de la France. &nbsp;La cohérence voudrait que le gouvernement renonce aussi aux privatisations envisagées et prenne conscience de l'intérêt d'un secteur public. C'est ainsi qu'on pourra réussir le redressement économique de la France, son renouveau industriel et retrouver la prospérité et l'emploi.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Loi travail : exigeons un référendum !</title>
   <updated>2016-06-13T15:12:00+02:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Loi-travail-exigeons-un-referendum-_a981.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2016-06-13T14:59:00+02:00</published>
   <author><name>Mouvement Républicain et Citoyen</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le MRC appelle les militants et sympathisants à se mobiliser à l'occasion de la manifestation nationale du 14 juin. Rendez-vous à 13h30 à la station Les Gobelins !     <div>
      <p  style=" margin: 12px auto 6px auto; font-family: Helvetica,Arial,Sans-serif; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 14px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; -x-system-font: none; display: block;">   <a title="View Tract Loi Travail on Scribd" href="https://www.scribd.com/doc/315572824/Tract-Loi-Travail"  style="text-decoration: underline;" >Tract Loi Travail</a> by <a title="View MRC_France's profile on Scribd" href="https://www.scribd.com/user/186469027/MRC-France"  style="text-decoration: underline;" >MRC_France</a></p><iframe class="scribd_iframe_embed" src="https://www.scribd.com/embeds/315572824/content?start_page=1&view_mode=scroll&access_key=key-2MHeoHDEkPwkx4ujf728&show_recommendations=true" data-auto-height="false" data-aspect-ratio="0.7068965517241379" scrolling="no" id="doc_72835" width="600" height="800" frameborder="0"></iframe>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Les députés du MRC s’engagent pour une motion de censure de gauche</title>
   <updated>2016-05-11T12:17:00+02:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Les-deputes-du-MRC-s-engagent-pour-une-motion-de-censure-de-gauche_a968.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2016-05-11T11:53:00+02:00</published>
   <author><name>Jean-Luc Laurent</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, mercredi 11 mai 2016.     <div>
      On réduit souvent le débat autour de la loi travail à une affaire entre socialistes. C'est un peu court...l'opposition de gauche à la loi travail est très vaste et profonde. A-t-on déjà oublié le succès de la pétition &quot;Loi Travail: non merci !&quot; qui a largement dépassé le million de signataires ? A-t-on oublié que l’opposition à la loi Travail est le déclencheur de la Nuit Debout ? L’opposition à la loi travail est tout sauf une étroite querelle de socialistes.       <br />
              <br />
       Il faut réunir 58 députés de gauche pour déposer une motion de censure après le recours au 49.3. La marche est haute ! Avec Christian Hutin (député MRC du Nord), nous signerons cette motion afin de sanctionner le recours au 49.3 avant toute discussion collective.       <br />
              <br />
       La semaine dernière, nous avions voté le rejet préalable et le renvoi en commission du texte. En septembre 2014, nous n'avions pas voté la confiance au second gouvernement Valls qui présentait une base politique très réduite après l'expulsion d'Aurélie Filippetti, Arnaud Montebourg et Benoit Hamon.       <br />
              <br />
       L'utilisation du 49.3 pour une loi de de recul social et de concurrence économique, qui ne répond qu'à la seule logique européenne impulsée par Bercy, Bruxelles et Berlin, ne fait que conforter notre opposition. En s’appuyant sur la majorité élue en 2012, l’exécutif doit maintenant changer de cap.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Loi Travail : la France vaut mieux que ça !</title>
   <updated>2016-05-04T11:42:00+02:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Loi-Travail-la-France-vaut-mieux-que-ca-_a967.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2016-05-04T09:58:00+02:00</published>
   <author><name>Jean-Luc Laurent</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Intervention de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, à la tribune de l'Assemblée nationale dans le cadre du projet de loi Travail, mardi 3 mai 2016.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.mrc-france.org/v/65800af74c5b919e82faee7d755ce471e0d5a259" width="608" height="372">
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     </div>
     <div>
      Madame la présidente, madame la ministre, madame la secrétaire d’État, madame la présidente de la commission, monsieur le rapporteur, chers collègues, pour la troisième fois en quatre ans, le Gouvernement présente au Parlement un projet de loi réformant – comme il est convenu de dire – le droit social.       <br />
              <br />
       Contrairement aux précédents, ce texte n’a été précédé d’aucune concertation nationale. Il est le fruit de négociations de couloirs entre technocrates et représentants du patronat – et encore : d’une partie seulement du patronat.       <br />
              <br />
       À défaut d’être concerté, le projet a été largement, très largement contesté, et la contestation a permis une appropriation critique par les citoyens, qui ont compris la réalité du texte. Il s’agit d’une loi mal inspirée et mal conçue, qui est très largement refusée.       <br />
              <br />
       Quand on a renoncé à la politique budgétaire, quand on se satisfait d’une croissance atone en guettant le bon alignement des planètes, le bréviaire du libéralisme impose évidemment les réformes structurelles. L’an dernier, le Parlement a été amené à se prononcer – ou plutôt à ne pas se prononcer – sur les réformettes structurelles libérales contenues dans la loi Macron.       <br />
              <br />
       Cette année, le Gouvernement récidive avec un projet de loi autrement plus ambitieux, qui aura un impact durable et profond.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
             <br />
       Au cœur du texte, il y a pour moi et pour les députés du Mouvement républicain et citoyen une contre-révolution du fait du renversement de la hiérarchie des normes et de la victoire de l’accord d’entreprise, au nom prétendument de la modernité, de la souplesse, de la flexibilité, des réalités du terrain et que sais-je encore ?       <br />
              <br />
       Ces accords d’entreprises seront contre les accords de branches, contre l’ordre public social. Ce renversement total est inacceptable à nos yeux : le bouleversement que le projet de loi introduit dans la hiérarchie des normes en marginalisant l’accord de branche sera un levier du recul social, du dumping social au sein même de l’économie française. Il accompagnera, il prolongera la déflation salariale et lui donnera pour ainsi dire de l’aisance.       <br />
              <br />
       Pour le dire concrètement, là où nous avons tenté de favoriser le dialogue social, le projet de loi fait prévaloir la négociation d’entreprise sur les matières les plus larges et dans les pires conditions.       <br />
              <br />
       On cite souvent la loi de Gresham, selon laquelle « La mauvaise monnaie chasse la bonne ». Avec votre projet de loi, madame la ministre, nous en aurons une déclinaison sociale : les mauvais patrons chasseront les bons patrons. Ce n’est d’ailleurs pas moi qui le dis, mais le premier employeur de France : l’artisanat, qui redoute le triomphe d’accords d’entreprise organisant la concurrence à la baisse des organisations et donc le dumpingsocial.       <br />
       En cela, le projet de loi que vous présentez aujourd’hui est plus que compatible avec l’ordre européen. Même si la question est noyée au milieu de l’article 2, en prenant comme cible principale la durée du temps de travail ou la prise en compte des heures supplémentaires, votre projet assume un objectif : faire baisser les salaires, certes sans toucher au SMIC ni à la durée légale hebdomadaire, mais en donnant le maximum de souplesse à ce que l’on appelle l’annualisation du temps de travail, avec de nouvelles périodes de référence. À ce rythme, je crains que l’on ne passe rapidement de l’annualisation à un autre rythme : la « décennalisation ».       <br />
              <br />
       Comme des millions de Français, les députés du Mouvement républicain et citoyen rejetteront ce texte, qui souffre d’une circonstance aggravante : notre incompréhension, et même notre déception, devant cette offensive sociale-libérale qui, bien que tardive, n’en est pas moins résolue.       <br />
              <br />
       À l’automne 2012, la France a malheureusement renoncé à réformer l’ordre européen en renégociant le traité TSCG – traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance – et la politique austéritaire européenne.       <br />
              <br />
       Ce choix a été une erreur fatale et tragique, qui a condamné le mandat du Président de la République.       <br />
              <br />
       Plutôt que de vous déjuger, vous choisissez la soumission à cet ordre. Madame la ministre, mesdames et messieurs les membres du Gouvernement, ne comptez pas sur nous, députés du Mouvement républicain et citoyen, car la France vaut mieux que cela ! 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title> Faudot (MRC) veut non pas "baisser mais répartir le temps de travail"</title>
   <updated>2016-04-21T10:56:00+02:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Faudot-MRC-veut-non-pas-baisser-mais-repartir-le-temps-de-travail_a964.html</id>
   <category term="Actualités" />
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   <published>2016-04-21T10:51:00+02:00</published>
   <author><name>Mouvement Républicain et Citoyen</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dépêche AFP, jeudi 21 avril 2016.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.mrc-france.org/photo/art/default/9348338-14953159.jpg?v=1461229018" alt=" Faudot (MRC) veut non pas "baisser mais répartir le temps de travail"" title=" Faudot (MRC) veut non pas "baisser mais répartir le temps de travail"" />
     </div>
     <div>
      Le candidat du MRC à la présidentielle Bastien Faudot veut &quot;non pas baisser mais répartir le temps de travail&quot; sur toute la population en situation de travailler en France via un transfert social et fiscal massif des entreprises sur les ménages.       <br />
              <br />
       &quot;L'enjeu n'est pas de baisser mais de répartir le temps de travail. L'idée est que ce soit à salaire égal et sans remise en cause de la compétitivité des entreprises&quot;, a dit à l'AFP le jeune candidat du Mouvement républicain et citoyen créé par Jean-Pierre Chevènement - qui l'a quitté depuis.       <br />
              <br />
       Pour contrer une augmentation du chômage qu'il qualifie de &quot;structurelle&quot; en période de révolution technologique, il affirme que &quot;le problème n'est pas de travailler plus ou moins individuellement mais de répartir la moyenne de 37 heures par semaine, qui est la moyenne française, sur l'ensemble de la population active et non sur ceux qui sont effectivement au travail&quot;.       <br />
              <br />
       &quot;La France va travailler davantage mais les gens vont travailler moins&quot;, dit le jeune conseiller départemental du Territoire de Belfort qui a annoncé sa candidature début février.       <br />
              <br />
       Dans cette perspective, M. Faudot envisage un financement par une &quot;vraie flexi-sécurité&quot;, avec des horaires de travail plus souples mais surtout un transfert des cotisations sociales payées par les entreprises (parts patronale et salariale) pour les branches maladie et famille vers les ménages, les entreprises continuant à prendre en charge la maladie professionnelle, les retraites et le chômage.       <br />
              <br />
       &quot;Il ne s'agit pas d'opposer les patrons aux salariés mais les pauvres aux riches&quot;, déclare le candidat qui entend faire basculer &quot;environ 200 milliards d'euros&quot; de cotisations sociales en impôt sur les ménages.       <br />
              <br />
       Il souhaite dans ce but créer un &quot;impôt universel sur le revenu&quot; qui fusionnera l'impôt sur le revenu et la CSG.       <br />
              <br />
       Selon lui, le temps de travail individuel baissera et, sans les cotisations, les salaires augmenteront mécaniquement. Il compte également sur le retour à l'emploi de nombre de chômeurs.       <br />
              <br />
       M. Faudot a en outre assuré disposer déjà de près de la moitié des 500 signatures nécessaires à sa candidature en 2017. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Loi Travail : l'Europe contre les salariés</title>
   <updated>2016-03-31T11:31:00+02:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Loi-Travail-l-Europe-contre-les-salaries_a960.html</id>
   <category term="Tracts" />
   <published>2016-03-31T11:24:00+02:00</published>
   <author><name>Mouvement Républicain et Citoyen</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le MRC appelle les militants et sympathisants à se mobiliser contre la loi travail le jeudi 31 mars dans toute la France !     <div>
      <p  style=" margin: 12px auto 6px auto; font-family: Helvetica,Arial,Sans-serif; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 14px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; -x-system-font: none; display: block;">   <a title="View Tract Loi Travail on Scribd" href="https://fr.scribd.com/doc/306492687/Tract-Loi-Travail"  style="text-decoration: underline;" >Tract Loi Travail</a> by <a title="View MRC_France's profile on Scribd" href="https://www.scribd.com/user/186469027/MRC-France"  style="text-decoration: underline;" >MRC_France</a></p><iframe class="scribd_iframe_embed" src="https://www.scribd.com/embeds/306492687/content?start_page=1&view_mode=scroll&access_key=key-IJnWyTa4OXxDRqBQs0sM&show_recommendations=true" data-auto-height="false" data-aspect-ratio="0.7080062794348508" scrolling="no" id="doc_10926" width="600" height="800" frameborder="0"></iframe>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.mrc-france.org/Loi-Travail-l-Europe-contre-les-salaries_a960.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Loi travail : contester, mobiliser et proposer</title>
   <updated>2016-03-02T17:27:00+01:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Loi-travail-contester-mobiliser-et-proposer_a950.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2016-03-02T16:18:00+01:00</published>
   <author><name>Mouvement Républicain et Citoyen</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Par Thierry Rochefort, secrétaire national du MRC au travail et à l'emploi, mercredi 2 mars 2016.     <div>
      Les reculades du gouvernement n’y feront rien : les masques sont tombés. La jeunesse et le monde du travail qui ont contribué à l’élection de François Hollande demandent des comptes et exigent que leurs revendications soient enfin satisfaites. Contre les adeptes des petites manœuvres de couloirs, il faut tenir bon, c'est-à-dire contester le fond du texte, mobiliser la jeunesse et le monde du travail, mais aussi proposer d’ores et déjà l’alternative républicaine.       <br />
              <br />
       Contester ce texte, mélange de cynisme et d’inconséquence, est finalement le plus facile. Celui-ci  vise à la fois à diminuer  les salaires par une baisse du taux horaire, à rendre possible l’allongement de la durée du travail, à faciliter les licenciements et à rendre quasi indolore les ruptures abusives.  Bref, les élites incapables de protéger le peuple dans la mondialisation se retournent contre lui et l’accusent de tous les maux. C’est la politique de la post-démocratie. Mais, incapables d’assumer leur forfait jusqu’au bout, ces élites demandent aux organisations syndicales de faire « le sale boulot » par la généralisation d’accords d’entreprises dérogatoires aux accords de branche.       <br />
              <br />
       Mobiliser l’ensemble de la jeunesse et du monde du travail dans la période est un impératif. Le MRC sera présent le 9 mars pour amplifier la contestation du texte initial et refonder la promesse républicaine d’égalité. Ce qui se joue en ce moment, c’est la possibilité de faire émerger à la suite des mouvements de contestation espagnol et grec une politique sociale et républicaine au service du peuple, contre les oligarchies dominantes et leurs serviteurs.       <br />
              <br />
       Une politique républicaine du travail est nécessaire. Le MRC demande que plusieurs sujets soient mis à l’agenda par le gouvernement :  l’intégration des jeunes, la sécurité au travail des intérimaires comme le montre les accidents mortels survenus à Arcelor, les temps partiels subis notamment par les femmes dans la grande distribution, la rénovation des conditions du chômage partiel incluant des volets de formation et/ ou de reconversion, la surtaxation des contrats courts, la reconnaissance du burn-out comme maladie professionnelle, le mandatement des délégués syndicaux dans les TPE, l’extension des administrateurs salariés.  Il faut voir loin et de manière anticipée en matière de politique du travail. Dans une société où le nombre de séniors s’accroît comme l’atteste les derniers chiffres de l’INSEE, un programme massif de prévention de l’usure au travail devra être conduit  à l’instar de ce qui a été fait en Finlande ces dernières années, de manière notamment à réduire l’absentéisme dans les entreprises.  Par ailleurs nous devons faire de l’entreprise un nouveau « bien commun » pour éviter que cette dernière disparaisse du fait d’une financiarisation accrue qui limite l’investissement, l’innovation et la prise de risque réelle.  Pour les grandes entreprises, aucun licenciement ne pourra être accepté si parallèlement le montant des dividendes continue de croitre de manière indécente.       <br />
              <br />
       Les élites devront, comme le disait naguère le regretté Philippe Cohen, protéger le peuple ou disparaitre. Tel est le sens de la candidature de Bastien Faudot à l'élection présidentielle, que notre mouvement politique soutient
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Droit du travail : désordre à tous les étages</title>
   <updated>2016-02-25T23:25:00+01:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Droit-du-travail-desordre-a-tous-les-etages_a949.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2016-02-25T11:39:00+01:00</published>
   <author><name>Mouvement Républicain et Citoyen</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Communiqué de Thierry Rochefort, secrétaire national du MRC au travail et à l'emploi, jeudi 25 février 2016.     <div>
      Le texte de loi qui va venir en discussion à l’assemblée se donne comme objectif d’assouplir le droit du travail pour sécuriser les employeurs et in fine favoriser l’embauche. Ce texte en réalité repose sur des postulats faux, il est injuste socialement, inefficace sur le plan économique et va générer de nombreux désordres et conflits dans les entreprises. Il passe à côté de ce que pourrait être une grande politique du travail conduite dans un esprit républicain. <br />   <br />  Il n’y pas si longtemps, la décision de licencier était considérée comme un acte suffisamment grave pour faire l’objet d’une demande d’autorisation administrative. Au nom de l’emploi déjà cette autorisation a été supprimée avec le succès que l’on connait. Depuis, les facilités de rupture se sont multipliées et le nombre de ruptures conventionnelles atteint désormais 350&nbsp;000 par an. Le texte de loi El Khomri veut aller plus loin notamment en simplifiant le recours aux licenciements économiques et en autorisant le licenciement pour motif personnel en cas d’accord d’entreprise sur la compétitivité de l’entreprise. Au nom de l’emploi, on facilite les ruptures, alimentant ainsi la préférence française pour le chômage, alors que les allemands que l’on cite si souvent en exemple, font tout, en cas de crise, pour garder le personnel en utilisant massivement le recours négocié au chômage partiel. La base du raisonnement rarement explicité, mais dans toutes les têtes mal faites des élites actuelles est le suivant&nbsp;: le monde change, tout bouge si vite alors tout doit être flexible, agile, précaire.&nbsp; Cette antienne permanente ne résiste pas une seconde à l’analyse pour qui connaît un peu le monde du travail et des entreprises. La flexibilité bien réelle des technologies, des produits, des services, des marchés exige une polyvalence accrue des salariés, une montée en compétences, des changements négociés d’organisation qui constituent les seuls leviers pour une performance durable des entreprises. Fragiliser encore plus le lien salarial, c’est affaiblir&nbsp; les sources de l’engagement dans une économie de plus en plus fondée sur la connaissance et l’implication des personnes au travail. <br />  &nbsp;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      La philosophie néo-libérale de ce texte n’est plus à démontrer. Outre l’élargissement des motifs de rupture, les dispositions les plus régressives pour le monde du travail s’accumulent. La droite libérale en a rêvé, la gauche post-démocratique le réalise&nbsp;: allongement de la durée du travail, extension du forfait-jours, diminution drastique du niveau de rémunération des heures supplémentaires, plafonnement indécent pour les jeunes notamment des indemnités aux Prud’hommes rendant quasi légal le licenciement abusif, sans cause réelle et sérieuse. A la lecture de ce texte, on peine à croire qu’il a été proposé par un gouvernement de&nbsp;«&nbsp;gauche&nbsp;» tant il affiche un mépris de classe à l’égard du monde du travail. <br />   <br />  Censé relancer le dialogue social par une décentralisation du dialogue social, ce texte va en outre décrédibiliser toutes les formes d’action syndicale et opposer les salariés entre eux. <br />   <br />  Le syndicalisme est instrumentalisé avec la généralisation d’accords d’entreprises régressifs sans régulation possible au niveau de la branche. Lorsque le syndicalisme aura perdu sa force critique et&nbsp; ne sera plus perçu par les salariés que comme une courroie de transmission de la ligne managériale, les salariés se tourneront vers des formes violentes d’action que l’on condamnera en paroles après les avoir encouragé dans les faits. Par ailleurs, le recours au référendum, dans un contexte de chantage à l’emploi, va créer de profondes divisions entre salariés. A titre d’exemple le référendum au sein de l’entreprise Smart a laissé des traces profondes entre les différentes catégories de personnel, cadres, maîtrise, ouvriers&nbsp;: le dialogue est moins fluide dans l’entreprise, les relations de méfiance se sont installées, la qualité s’est dégradée. <br />   <br />  Ce texte va à rebours de ce qu’il faudrait faire pour mobiliser le monde du travail, au service du redressement productif du pays&nbsp;: étendre la présence d’administrateurs salariés, négocier l’organisation du travail, lutter contre le burn-out, développer une politique de vieillissement actif&nbsp; permettant le travail des seniors, développer la formation professionnelle, favoriser le chômage partiel plutôt que le licenciement, donner une définition légale du licenciement économique qui pénalise le versement excessif de dividendes et fasse de l’entreprise un bien commun. Le MRC est disponible pour refonder une gauche sociale et républicaine. La campagne de Bastien Faudot permettra de porter ces exigences.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Licenciements chez General Electric / Alstom : Merci Monsieur Kron</title>
   <updated>2016-01-14T17:20:00+01:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Licenciements-chez-General-Electric-Alstom-Merci-Monsieur-Kron_a932.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2016-01-14T17:14:00+01:00</published>
   <author><name>Jean-Luc Laurent</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, jeudi 14 janvier 2016.     <div>
      General Electric vient d’annoncer un plan de social qui prévoit la suppression de 6500 emplois en Europe dont 765 en France. Les activités de l’ex-division énergie d’Alstom rachetée par General Electric seront particulièrement touchées.       <br />
              <br />
       En 2014, le Gouvernement est intervenu pour bloquer un temps la vente à la sauvette d’Alstom décidée par son PDG M.Patrick Kron.  Une offre de Siemens, concurrente à celle de GE, avait même été présentée. Le gouvernement avait même pris un décret de patriotisme économique. A l’issue des négociations, des engagements importants ont été pris par General Electric quant à l’avenir des activités d’Alstom.       <br />
              <br />
       Aujourd’hui General Electric annonce 765 suppressions d’emplois dans les fonctions support et l’activité de réseaux électriques. Malgré cela, GE affirme que l’engagement de créer 1000 emplois en France sur trois ans est maintenu. Le conglomérat américain ne prend vraiment pas le chemin le plus court pour parvenir à cet objectif et tenir son engagement.       <br />
              <br />
       En 2015, la General Electric avait déjà annoncé que la gouvernance des co-entreprises prévues avec Alstom pour accueillir certaines activités serait loin du 50-50 annoncé.  Nous savons que la France paiera longtemps cette vente à la découpe de la division énergie  d’Alstom et nous n’avons à ce stade que deux certitudes : 750 emplois sont détruits et le futur-ex PDG d’Alstom a empoché son bonus de quatre millions d’euros comme paradoxale « prime de résultat ».       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>#URMRC 2015 : Table-ronde n°1 "Vers la société du plein emploi"</title>
   <updated>2015-10-05T17:08:00+02:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/URMRC-2015-Table-ronde-n-1-Vers-la-societe-du-plein-emploi_a880.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2015-10-05T16:40:00+02:00</published>
   <author><name>Mouvement Républicain et Citoyen</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Table-ronde n°1 de l’Université de rentrée de Clermont, samedi 26 septembre 2015, avec : Guillaume Duval, rédacteur en chef d'Alternatives économiques, André Chassaigne, député PCF, président du groupe GDR à l'Assemblée nationale, Christian Proust, ancien président du Conseil Général de Belfort, et Gabrielle Siry, secrétaire nationale à l'économie du PS. Animation par Thierry Rochefort, secrétaire national au travail.     <div>
      <iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/KEqCe0fOWaY" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>L'année du Macron</title>
   <updated>2015-10-02T13:32:00+02:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/L-annee-du-Macron_a879.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <photo:imgsrc>https://www.mrc-france.org/photo/art/imagette/8338683-13063635.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-10-02T13:25:00+02:00</published>
   <author><name>Jean-Luc Laurent</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Tribune de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, parue sur le site Huffington Post, vendredi 2 octobre 2015.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.mrc-france.org/photo/art/default/8338683-13063635.jpg?v=1443785480" alt="L'année du Macron" title="L'année du Macron" />
     </div>
     <div>
      L'astrologie chinoise ne retient pas cette dénomination mais en France, l'année du Macron vient de s'achever. Il faut reconnaitre le grand talent dont le ministre, nommé il y a un an en septembre 2014 pour succéder à Arnaud Montebourg, a fait preuve pour se placer au centre de l'action gouvernementale, avec un projet de loi &quot;Macron&quot; qui a occupé le Parlement un semestre, comme au centre du jeu politique par un festival de déclarations fracassantes sur les 35 heures, le droit du travail ou le statut de la fonction publique. Je retiens cinq éléments de cette année du Macron.       <br />
              <br />
       <b>1. Renoncer à la gauche en Europe</b>. Accepter sans discuter le cadre européen c'est renoncer à la croissance. Emmanuel Macron était à l'Elysée de 2012 à 2014, il était donc aux premiers loges de la scène initiale du quinquennat lorsque François Hollande a renoncé à toute renégociation du traité TSCG par la France. A l'été 2012, la France s'est coulée dans la discipline européenne et a ratifié le traité Merkel-Sarkozy. Logiquement, la France a alors entamé une politique d'ajustement budgétaire qui, s'ajoutant aux hausses d'impôts décidées par François Fillon, a littéralement tué la reprise économique qui s'amorçait.       <br />
              <br />
       <b>2. Keynes en autocar</b>. De 2011 à 2013, notre politique budgétaire a mis le pays au bord de la récession et transformé 2% de croissance potentielle en croissance zéro (chiffres de l'OFCE). La purge inspirée par Bercy, Bruxelles et Berlin nous a cassés économiquement et politiquement. Il faut partir de là pour comprendre que désormais, avec la loi Macron, le gouvernement recherche la croissance par le développement des autocars ou l'ouverture des commerces le dimanche. Privé de politique monétaire et de politique budgétaire, la gauche Macron invente le keynésianisme en autocar. Là où le néo-libéralisme orthodoxe, celui qu'on applique à la Grèce depuis 2010 par exemple, réclame des réformes structurelles, la gauche Macron privilégie les réformettes structurelles qui sont autant de coups d'épingles, de preuves de réformisme envoyé à Bruxelles et de victoires idéologiques sur la vieille gauche.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>       <br />
       3. L'Etat spectateur</b>. Depuis les années 1970, la deuxième gauche nous a habitué à critiquer le rôle de l'Etat dans l'économie et miser sur la société. Plus de 30 ans après le tournant de la rigueur et la conversion de la gauche au &quot;réalisme&quot;, il ne reste plus grand-chose de l'Etat dans l'économie. Même l'Etat stratège n'est plus qu'un slogan. Alstom, Alcatel, ces deux grands groupes symbolisent l'absence de toute politique industrielle. Le groupe Areva a vu une démission complète de l'Etat actionnaire qui a laissé prospéré des conflits intestins d'une supposée &quot;équipe de France du nucléaire&quot;. Ce que le nouvel Etat fait en matière de politique d'attractivité et d'innovation est essentiel mais il ne doit pas faire oublier ce que l'Etat ne fait plus: le pilotage stratégique de ces grandes entreprises. Actionnaire passif, stratège verbal... l'Etat conduit une politique industrielle hôtelière.       <br />
              <br />
       <b>4. Le mépris du politique</b>. Au rejet de l'Etat en économie, Emmanuel Macron ajoute le mépris du politique. Un de ces éphémères prédécesseurs, Francis Mer, avait déjà abusé du &quot;Vous, les politiques&quot; alors qu'il était... ministre de l'Economie. Haut-fonctionnaire du Trésor puis banquier d'affaires, Emmanuel Macron a fait le choix de renouer avec l'intérêt général et servir son pays. C'est un choix louable. Malheureusement, il cultive un mépris de la démocratie et de ses contraintes. L'examen de la loi Macron a été un épisode très ambivalent : un long débat de fond et une absence de vote. Homme de conviction et d'argumentation, le ministre a pris le temps du débat parlementaire pour finalement échouer à convaincre et voir le gouvernement avoir recours à la procédure du &quot;49.3&quot;. Cette absence de vote final a totalement floué les parlementaires. Depuis, le traité de Lisbonne adopté en violation du référendum de 2005, nous n'avons plus d'illusion sur la rigueur démocratique des élites européistes. En Italie, on a vu un Mario Monti, &quot;réformer&quot; l'Italie avec un gouvernement de technocrates avant de fuir le suffrage universel. En Grèce, après la victoire de Syriza aux législatives du mois de janvier, les Européens ont traité indifféremment avec le gouvernement et l'opposition. Dans la nouvelle gouvernance européenne, la démocratie n'a plus une place assurée : &quot;On ne gouverne pas contre les traités&quot; (Jean-Claude Juncker).       <br />
              <br />
       <b>5. Trop d'économie</b>. La fonction de Ministre de l'Economie le pousse dans ce sens mais Emmanuel Macron fait preuve d'un économisme constant qui pense que tous les problèmes peuvent se régler à l'aune du marché, de l'offre et de la demande. La crise des réfugiés ? &quot;Une chance pour l'économie&quot;. Les agents de l'Etat ? Des salariés comme les autres. Dans une France qui vient de connaitre deux années de croissance zéro, où les statistiques recensent 3 millions de chômeurs, et où la réalité du sous-emploi est bien plus vaste, on comprend que les problèmes économiques viennent d'abord. Mais la politique ne peut pas se réduire à un ingénierie économique et sociale où l'on ajusterait taux de chômage et produit intérieur. L'école de la République doit former des citoyens éclairés et des individus libres et pas seulement veiller à l'employabilité des futurs salariés. La loi qui protège, la frontière qui distingue, l'Etat qui organise, voilà trois piliers politiques qui échappent la loi du marché, au jeu de l'offre et de la demande et que le Ministre tout à son économisme ne semble pas comprendre.       <br />
              <br />
       Y-aura-t-il un An 2 pour la gauche Macron ? Difficile à dire à quelques semaines des élections régionales de décembre qui sont la dernière élection intermédiaire du quinquennat et s'annoncent extrêmement difficiles pour l'ensemble de la gauche. Le soutien apparent de l'opinion au personnage Macron sera de bien peu de poids face à la froide réalité électorale de décembre. Comme la loi Macron était minoritaire dans l'hémicycle au mois de février dernier, la gauche Macron est minoritaire dans le pays. Au lendemain des régionales, le choix sera entre l'accélération ou la réorientation. Il faudra trancher le sort de ce réformisme intransitif qui est indifféremment de gauche ou de droite. On imagine facilement Emmanuel Macron en Premier ministre d'Alain Juppé, comme son mentor Jean-Pierre Jouyet l'a été de Nicolas Sarkozy en 2007. Ce réformisme social-libéral conduit la gauche dans l'impasse et condamne le pays au déclin. Si la gauche ne veut pas mourir en 2017, elle doit relever le défi que lui lance Emmanuel Macron ou être condamnée à être une force d'appoint de la droite.       <br />
              <br />
       --------       <br />
       Source : <a class="link" href="http://www.huffingtonpost.fr/jeanluc-laurent/lannee-du-macron_b_8226392.html?utm_hp_ref=france">Huffington Post</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.mrc-france.org/L-annee-du-Macron_a879.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Face à la gauche Macron</title>
   <updated>2015-09-29T09:52:00+02:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Face-a-la-gauche-Macron_a873.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <photo:imgsrc>https://www.mrc-france.org/photo/art/imagette/8319863-13029415.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-09-29T09:52:00+02:00</published>
   <author><name>Jean-Luc Laurent</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Discours de clôture de l'Université de rentrée de Clermont par Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, dimanche 27 septembre 2015.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.mrc-france.org/photo/art/default/8319863-13029415.jpg?v=1443513058" alt="Face à la gauche Macron" title="Face à la gauche Macron" />
     </div>
     <div>
      Merci à tous.       <br />
               <br />
       Merci aux organisateurs.       <br />
               <br />
       Merci aux intervenants pour la qualité de leurs interventions et leur éclairage.       <br />
               <br />
       Ces deux jours ont été utiles et fertiles.       <br />
               <br />
       Une université d’été ne doit pas être un barnum de rentrée et je crois que nous sommes fidèles à cette tradition inventée par les jeunes giscardiens à l’été 1975… il y a quarante ans. Ca pourra surprendre mais il y a 40 ans : on pouvait être jeune et giscardien, et même jeune, giscardien et innovant. Je le dis avec beaucoup de respect alors que nous sommes ici à quelques kilomètres de la ville de Chamalières, chère à l’ancien Président de la République, Valéry Giscard d’Estaing.       <br />
               <br />
       Désormais, dans toute université d’été du Mouvement Républicain et Citoyen, il y a un fantôme.        <br />
               <br />
       Non !        <br />
               <br />
       Non, je ne pense pas à Jean-Pierre Chevènement qui nous a quittés de manière un peu théâtrale au mois de juin, beaucoup ici étaient à ce congrès de Paris et ont dû digérer cela.       <br />
               <br />
       Jean-Pierre n’a rien d’un fantôme, il a finalement trouvé qu’un parti politique était encombrant. Il a souhaité reprendre sa liberté et nous savons qu’il en fera bon usage sur le fond, dans le champ des idées, il n’a pas été avare d’interventions depuis juin. Nous lui souhaitons de faire bon usage de sa liberté dans le champ pratique où doivent s’articuler analyse et action.       <br />
               <br />
       Une divergence d’analyse conduit logiquement à des actions différentes.        <br />
              <br />
       Je suis convaincu que la voie difficile que nous avons choisi collectivement semble bien moins chimérique que la grande coalition à laquelle il est facile de rêver mais qu’on a beaucoup plus de mal à penser pratiquement. « Il n’y pas de politique qui vaille en dehors des réalités » disait le Général de Gaulle.       <br />
               <br />
       Désormais dans toute université d’été du Mouvement Républicain et Citoyen, il y a un fantôme.       <br />
               <br />
       Non !       <br />
               <br />
       Non, je ne pense pas à Florian Philippot. Je ne pense pas à lui et je ne m’attarderai pas sur son cas. On connait l’auto-désignation habile du personnage qui ne perd jamais une occasion de se revendiquer « chevènementiste », on connait la gourmandise que certains journalistes ont à nous le mettre dans les pattes. Inutile d’y revenir.       <br />
               <br />
       Désormais dans toute université d’été du Mouvement Républicain et Citoyen, il y a un fantôme.       <br />
               <br />
       Et c’est…Emmanuel Macron. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Toute bonne biographie d’Emmanuel Macron doit mentionner son passage, assez furtif mais réel, à l’université de notre parti en 1998 à Perpignan. Il n’a pas été chevènementiste, il ne se revendique pas comme tel. Il s’est formé au sein de la deuxième gauche, et plus précisément au sein de la gauche anti-totalitaire qu’on peut retrouver autour de la revue Esprit. Il était là à Perpignan par curiosité et par intelligence car Emmanuel Macronest un homme intelligent. Que de chemin parcouru en 17 ans…       <br />
               <br />
       Il y a un an qui connaissait Emmanuel Macron ?       <br />
              <br />
       Les insidersavaient pu repérer le brillant secrétaire général adjoint de l’Elysée. Les entomologistes avaient peut-être vu son nom sur le rapport remis par Jacques Attali au Président de la République…Nicolas Sarkozy…en 2008 ? Les grincheux avaient relevé son lucratif passage dans une fameuse banque d’affaires.       <br />
               <br />
       Pour ceux qui ont vu ces images, difficile d’oublier le sourire de Jean-Pierre Jouyet, secrétaire général de l’Elysée avec François Hollande, précédemment ministre de Nicolas Sarkozy, annonçant la nomination de son protégé au Ministère de l’Economie en remplacement de notre ami Arnaud Montebourg coupable de déviance politique, coupable de crime de lèse-majesté.        <br />
               <br />
       Il y a un an, hors les militants attentifs, quel Français ordinaire connaissait Emmanuel Macron ? Un an plus tard, qui ne connait pas Emmanuel Macron grâce à la loi qui porte son nom et à un débat parlementaire de 6 mois.       <br />
               <br />
       Grâce aussi à ses nombreuses déclarations dont on peine à mesurer la part de maladresse, la part de provocation et l’éventuelle sincérité candide.       <br />
               <br />
       Jusqu’à présent l’année 2015 a été l’année Macron sur l’ensemble des questions économiques et sociales et même parfois au-delà.       <br />
               <br />
       Emmanuel Macron, je peux en parler en connaissance de cause car nous avons passé ensemble quelques dizaines d’heures, peut-être une centaine, lors de l’examen en première lecture du projet de loi nommé Croissance et activité mais plus connu sous le nom de la loi Macron. Un gros texte difficile à appréhender tant il poursuivait d’objectifs différents.       <br />
               <br />
       La droite a lutté pour protéger les professions règlementées, avec souvent de forts arguments, et une petite partie de la gauche a lutté contre tout le reste de ce grand catalogue de libéralisation, déréglementation…pardon &quot;libération des énergies et de la croissance&quot; en langage Bercy…       <br />
               <br />
       J’ai souvent utilisé le terme de réformettes structurelles pour parler de la Loi Macron. Le néo-libéralisme qui domine idéologiquement le monde depuis les années 80 est comme une religion, il a ses écritures saintes qui contiennent une liste de réformes structurelles pour adapter une économie, mais plus que ça puisqu’il s’agira d’adapter un pays à travers son économie, à la mondialisation: lutte contre tous les monopoles, réforme de la gouvernance comme on dit, réforme du marché du travail, offrir un cadre aux investisseurs étrangers… La liste est longue, vous la connaissez tant nous sommes exposés à ce catéchisme.       <br />
              <br />
       Les grandes institutions internationales comme l’OCDE, la Banque Mondiale ou le FMI constituent un clergé, qui pour chaque situation, a une réponse toute prête. A chaque pays, sa liste de réformes structurelles impératives, vitales et non-négociables, à mettre en place démocratiquement si possible mais bon si ce n’est pas possible…       <br />
               <br />
       Emmanuel Macron a choisi de mener une offensive sur des projets plus petits, ce que j’appelle des réformettes. Mais il ne faut pas se tromper : ces coups de canifs sur la justice prudhommale, ces coups d’épingles parfois…sont autant de points marqués et autant de victoires idéologiques. Ces réformettes structurelles sont aussi faites pour Bruxelles. Elles ont pour vocation d’attendrir le surveillant général qui a consacré énormément d’énergie pour contraindre la Grèce avec Syriza de rentrer dans le rang et de garder un œil sur l’Espagne, l’Italie mais aussi la France.       <br />
               <br />
       Que signifie cette année Macron, cette gauche Macron qui se dessine et surtout qu’annonce-t-elle si on a en tête l’échéance importante, capitale, qui attend notre pays en 2017, cette échéance qui vient d’être évoqué ce matin et à laquelle le MRC aura son candidat pour porter son projet ?       <br />
               <br />
       En un an, Emmanuel Macron a mené à bon port un énorme projet de loi qui a, il faut être juste, échappé à la censure sauf –heureusement - sur le point scandaleux du plafonnement différencié des indemnités de licenciements.       <br />
               <br />
       Depuis quelques jours, s’exprime ici et là, à gauche et même à droite, une exaspération à l'égard d'Emmanuel Macron qui est assez superficielle : tel grand élu s’estime maltraité par l’Etat, telle héritière énarque en politique lui reproche d’être un énarque en politique… Tout cela est superficiel même si cette année Macron a été un peu systématiquement émaillée de citations malheureuses, mal-comprises, sorties de leur contexte pour alimenter une petite musique social-libérale.       <br />
               <br />
       Le train avance, je devrais dire la flotte d’autocars avance, et on nous annonce pour cet hiver une deuxième loi Macron.       <br />
               <br />
       La prochaine loi Macron changera de braquet et passera paraît-il essentiellement par des ordonnances, le Parlement étant ainsi dépossédé de sa fonction. Pour Macron, nous avions eu un long débat et pas de vote. Pour Macron 2, nous aurons un débat rapide, les ordonnances ne s’y prêtent pas, et un vote…enfin peut-être. On verra.       <br />
               <br />
       Il y a quand même un petit problème démocratique avec cette gauche-là.       <br />
              <br />
       Toute la mécanique européenne créé une tension démocratique inouïe. Nos amis grecs sont bien placés pour le savoir. Les citoyens le découvrent progressivement, et nous le savons bien depuis l’adoption du Traité de Lisbonne en violation du résultat du référendum de 2005.        <br />
               <br />
       Et sur le fond, sur les grands choix macro-économiques, disons-le clairement, Macron c’est la gauche du renoncement. Puisque les outils traditionnels de la politique économique sont…indisponibles. Puisque le budget est enserré dans les règles européennes du TSCG, du 6-pack, du 2-pack. Puisque la politique monétaire est fédéralisée à la BCE. Puisque ces attributs sont tout simplement neutralisés par les traités. Alors il nous reste…les autocars.        <br />
               <br />
       C’est pas complètement idiot les autocars, ça peut se discuter mais je ne pense pas que Keynes y aurait pensé pour sortir de la Grande Dépression.       <br />
               <br />
       On va chercher la croissance avec les autocars quand on a renoncé au reste.       <br />
               <br />
       L’OFCE avait prévenu, l’a même dit très cruellement a posteriori -- et ça a été très peu relevé : mi-2012, la France pouvait atteindre rapidement 2% de croissance. Rien ne nous condamne à la croissance 0.       <br />
               <br />
       Les choix que nous avons faits dans un contexte européen très défavorable, ont mis l’économie française dans le mur.       <br />
              <br />
       Le renoncement initial de François Hollande à toute forme de rapport de force européen, nous a mis dans le mur. Quand on voit le courage de Tsipras et des Grecs pendant six mois, on imagine, et c’est malheureusement cruel, ce qu’aurait pu faire la France en 2012 !       <br />
               <br />
       Dans le cadre contraint du TSCG, l’approche par la fiscalité semblait moins déraisonnable, plus vertueuse et moins néfaste que les coupes sombres dans les dépenses publiques mais au final l’effet conjugué des hausses d’impôts Fillon et Cahuzac ont cassé la reprise qui était là.       <br />
               <br />
       Nous avons eu les impôts et les coupes, sans aucun des résultats attendus par les promoteurs de cette politique. Trois ans plus tard, le Président de la République court encore après les 3 % et le certificat de bonne conduite que lui signera Mme Merkel ou plus sûrement M.Schäuble.        <br />
               <br />
       Le prochain chantier de la gauche Macron, c’est le droit du travail. Il y a eu quelques escarmouches dans la loi qui porte son nom ce printemps avec la réforme de la justice. Cet été, l’opération a été rondement menée pour gauchir une réforme d’essence patronale, on a même réussi à embringuer Robert Badinter dans ce douteux combat.        <br />
               <br />
       Mais à la question fondamentale, cela va-t-il créer des emplois ? On évite, on fuit le débat. On proclame que le droit du travail serait une entrave, les salarié français seraient trop protégés, le Code du Travail serait trop gros…les slogans fleurissent mais les arguments sont pauvres. Le livre MM.Badinter et Lyon-Caen se lit en 5 minutes et argumentent sur le mode de l’évidence et de la sagesse. Tout ça ne parle pas beaucoup à la raison.       <br />
               <br />
       J’ai toujours pensé qu’il fallait se méfier de cette histoire de « dialogue social ». C’était une des grandes réformes constitutionnelles verbales inscrites dans le programme de François Hollande. Qui peut être contre le dialogue social dans une société et une économie où les salariés peinent à s’organiser ?       <br />
               <br />
       Les députés MRC ont même fait voter l’augmentation du nombre d’administrateurs salariés. Le dialogue social ne nous est pas étranger mais là il s’agit d’autre chose. Il s’agit de renverser la hiérarchie des normes, de s’affranchir de la protection de la loi pour permettre des organisations du travail, et d’abord le temps de travail et la rémunération à la carte, et en fonction des rapports de forces locaux.       <br />
               <br />
       Notre nation est politique, notre droit du travail est législatif. Il n’y a jamais eu de présence syndicale forte dans le privé, et encore moins avec la réorganisation des entreprises et du travail. On se propose donc de livrer le droit du travail à la loi du plus fort.       <br />
               <br />
       La victoire de la gauche Macron, c’est d’abord le triomphe de l’économisme. Les questions de politique économique sont centrales, ce n’est pas nous qui allons critiquer l’importance des questions monétaires. Mais l’économie n’épuise pas le réel. La France n’est pas une entreprise ou un site de production. On l’a vu avec la crise des réfugiés.       <br />
               <br />
       Le chaos au Moyen Orient et en Afrique met l’Europe sous pression.La France doit choisir en Syrie une diplomatie réaliste pour permettreune action militaire d’envergure contre Daech. Dans un premier temps, les pays voisins ont absorbé et absorbe encore l’immense foule de réfugiés. Mais la situation dépasse les frontières et depuis deux ans arrivent en Europe un nombre inédit de réfugiés et de migrants venues de régions chaotiques où cette distinction assez claire dans les manuels, n’est pas toujours opérante.       <br />
               <br />
       Les nations européennes doivent faire face, doivent appliquer les principes qu’elles brandissent, les valeurs que nous chérissons et respecter les engagements que nous avons signés au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.       <br />
               <br />
       Cette solidarité qui doit être effective ne peut pas être absolue. Une autre solidarité doit aussi jouer entre Etats partenaires et voisins, membres de l’Espace Schengen, c’est le sens des mécanismes des quotas. Le défi est immense. Il passe par la stabilisation de la région et il est aussi interne. C’est le sens de la présence de Christian Hutin en Syrie. On peut comprendre la stupéfaction des associations de solidarité face à la capacité de mobilisation de l’Etat qui est resté un temps en sommeil.       <br />
               <br />
       Dans une société fragmentée, ébranlée par des années de néo-libéralisme, par trente ans de chômage de masse, il faut comprendre cette difficulté. Il ne s’agit pas d’opposer les uns aux autres, de prendre aux uns pour donner aux autres, mais de profiter de l’occasion pour remettre sur la table l’effort de solidarité nationale. Car si la nation est une communauté de destin, c’est aussi une communauté de solidarité organisé en France par l’Etat et consacré dans le programme du Conseil National de la Résistance. Le défi va au-delà de la solidarité avec des interrogations politiques, des interrogations culturelles.       <br />
               <br />
       Alors face à la crise des migrants, des réfugiés, j’écoute Emmanuel Macron et que me dit-il ? D’abord que « tout va bien se passer », et ensuite que les migrants sont « une chance pour la France ».  Son « tout va bien se passer » pourrait être le propos publiquement rassurant d’un gouvernant raisonnablement inquiet.       <br />
               <br />
       Mais non, la force d’Emmanuel Macron c’est sa sincérité. Il pense que tout va bien se passer.       <br />
               <br />
       Face aux dérèglements du monde, face au libre-échange, face à la libre-circulation, tout va toujours bien se passer. La France va s’adapter, on l’aidera un peu mais il suffit de se couler dans le mouvement. On nous sort les études économiques qui prouvent que c’est une chance. Tous les arguments sont bons, on ressort même la littérature patronale sur les emplois dont les Européens ne voudraient pas. On convoque les démographes. En France, au pays de Descartes, on essaie de convaincre. En Allemagne, le patronat est plus direct et ouvre des bureaux de recrutement. Voilà comment l’économisme dissout les problèmes. Emmanuel Macron, avec la deuxième gauche a une capacité orwelienne a nous expliquer, toujours d’assez haut, bien en surplomb, qu’une crise est une chance.       <br />
               <br />
       Notre pays crève de cet économisme qui l’empêche de voir comment sa société fonctionne et se fragmente, qui l’empêche de voir les dynamiques politiques à l’œuvre. Et Emmanuel Macron, malgré toute son intelligence, ne semble pas penser la dimension politique de la crise. La crise des réfugiés ne peut être laissée aux socio-libéraux de gauche ou aux dérives d’une partie de l’ex-UMP qui veut trier les réfugiés selon la religion.       <br />
               <br />
        Avec sa récente sortie sur le statut du fonctionnaire, on a même l’impression qu’il a séché les cours : cours sur l’Etat, le sens de l’Etat etle service de l’Etat. Cette question est centrale, capitale en France mais c'est en vérité la réforme de l'Etat dont il s'agit.        <br />
               <br />
       On a tous des griefs contre des fonctionnaires, les citoyens attendent des services publics efficaces, ils sont parfois déçus. Les Français peuvent ne pas comprendre ce qui est ressenti comme des inégalités de destin pendant le temps de l’activité et même à la retraite. En tant qu’employeur public, on a tous à un moment ou à un autre l’envie d’avoir un peu plus les mains libres. Mais le débat sur les fonctionnaires doit être porté au bon niveau et prendre en compte l’ensemble de la question. Le proclamer anachronique comme le fait le Ministre, dans une espèce de propos dont il faut bien dire qu’il a le secret, est une faute politique et une aberration. Au MRC, nous pensons au contraire que l’Etat est indispensable, qu’il fait tenir la France ensemble. N’oublions pas que la France qui est d’une grande richesse, d’une grande diversité, souffre de la décomposition de l’Etat par le deux bouts. Par la fuite en avant européenne. Par le morcellement opéré par une interminable décentralisation sans cap. L’Etat souffre de l’intérieur de l’idéologie managériale et de la « réforme de l’Etat » qui cache bien souvent le recul, le retrait, la banalisation de l’action publique.        <br />
               <br />
       Cette gauche Macron, c’est au final l’évacuation du politique. La deuxième gauche croyait encore un peu à la société. Après 30 ans d’hégémonie néo-libérale, il ne reste plus que des individus et une économie. Cette 2ème gauche est au cœur du grand consensus européen. N’est-ce pas Jean-Pierre Jouyet qui a été Ministre des Affaires Européennes – justement parce que c’était l’Europe disait-il - de Nicolas Sarkozy pendant 2 ans ? Cette interchangeabilité est délétère, sape la confiance des citoyens !  Emmanuel Macron aime dire qu’il n’a pas besoin d’être élu. On a connu dans le passé des Jacques Delors ou des Mario Monti en Italie qui n’avaient « pas besoin » d’être élus. Ces hommes se rêvent parfois en Troïka de l’intérieur, réformateurs d’un pays sclérosé et d’un personnel politique parasite. Jacques Delors a renoncé, Mario Monti a gouverné sans être élu  Mais M.Macron aime convaincre, il sera candidat un jour…dans une circonscription pas trop compliquée quand même si on en croit ce qui circule.        <br />
               <br />
       Depuis un an, Emmanuel Macron incarne aussi bien l’écume et le fond de ce quinquennat qui a rétréci sa base politique. On ne peut laisser la gauche Macron en situation de monopole pour 2017. Car au fond, c’est ce qu’on nous demande matin, midi et soir.       <br />
               <br />
       Les régionales ne sont qu’une répétition de 2017 de ce point de vue. Laisser la gauche Macron en situation de monopole, c’est rendre un très mauvais service à la France et à la gauche !       <br />
               <br />
       Car cette gauche est minoritaire. Elle l’était en février dernier quand le Gouvernement a utilisé le 49-3 pour passer en force. Elle est minoritaire malgré l’hyper-présidentialisation, malgré la discipline et les menaces.        <br />
               <br />
       La France en 2017 a besoin d’une proposition différente à gauche, une proposition qui ne soit pas économiciste et c’est souvent la limite de toutes les stratégies d’ »aile gauche » ou de « à gauche toute ».       <br />
               <br />
       Il faut poser la question politique, la question de la nation. La bonne vieille question de Renan : que voulons-nous faire ensemble ? Car si 2015 a été l’année Macron, elle a été aussi d’une violence inouïe avec un attentat meurtrier tous les deux mois. Nous devrons affronter cette situation, cette insécurité radicale, les défis qu’elle lance à la cohésion nationale et à notre capacité à vivre ensemble. Et ce n’est pas dans l’obsession économique oudans l’ajustement structurel de la France que nous trouverons les réponses ou simplement la force de convaincre pour bâtir une alternative, un espoir.       <br />
               <br />
       Depuis longtemps maintenant, nous essayons de convaincre de la nécessité d’une refondation républicaine. Personne n’a jamais bien compris ce qu’était la refondation et tout le monde parle de la République. Nous avons tous été agacés par ces marchands de République qui n’ont pas un échantillon sur eux ou qui n’arrivent pas à dépasser l’incantation républicaine.       <br />
               <br />
       2017 pour nous, c’est d’abord un défi. Définir un projet républicain qui ne soit ni un verbalisme ni une nostalgie grincheuse. Trouver les mots, parler aux raisons, toucher les cœurs. C’est la décision que nous avons prise en juin en ayant un candidat et qui nous engage. C'est ainsi que nous serons utiles pour que vivent la République et la France.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <link rel="alternate" href="https://www.mrc-france.org/Face-a-la-gauche-Macron_a873.html" />
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   <title>Revivez l’Université de rentrée du MRC</title>
   <updated>2015-09-28T12:25:00+02:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Revivez-l-Universite-de-rentree-du-MRC_a872.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2015-09-25T21:08:00+02:00</published>
   <author><name>Mouvement Républicain et Citoyen</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L’Université de rentrée de MRC s'est tenue à Clermont-Ferrand les 25, 26 et 27 septembre 2015 sur le thème : « Pour la France et pour l'Europe, il y a une alternative ! ». Revivez les échanges.     <div>
      <div class="storify"><iframe src="//storify.com/MRC_France/suivez-en-direct-l-urmrc-2015/embed?border=false" width="100%" height="750" frameborder="no" allowtransparency="true"></iframe><script src="//storify.com/MRC_France/suivez-en-direct-l-urmrc-2015.js?border=false"></script><noscript>[<a href="//storify.com/MRC_France/suivez-en-direct-l-urmrc-2015" target="_blank">View the story "Suivez en direct l'#URMRC 2015" on Storify</a>]</noscript></div>
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     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.mrc-france.org/Revivez-l-Universite-de-rentree-du-MRC_a872.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"La République a de l'avenir !"</title>
   <updated>2015-06-16T12:59:00+02:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/La-Republique-a-de-l-avenir-_a822.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2015-06-16T12:45:00+02:00</published>
   <author><name>Jean-Luc Laurent</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Discours de clôture du Congrès de Paris par Jean-Luc Laurent, réélu Président du MRC, dimanche 14 juin 2015.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/cT5sKq8-jZ8" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Seul le prononcé fait foi</span>       <br />
              <br />
       Je disais hier combien je considérais ce congrès important, combien il constituait une étape dans notre histoire et dans celle de la gauche républicaine. L’annonce de Jean-Pierre Chevènement, par son message hier, m’aura donné raison sur ce point plus que je n’imaginais.        <br />
              <br />
       La décision de Jean-Pierre Chevènement de quitter le Mouvement Républicain et Citoyen, dont il était président d’honneur, afin de « reprendre sa liberté », ne réjouit personne. Je déplore cette décision au regard de tout ce que nous avons fait à ses côtés : je considère que Jean-Pierre a toujours été un homme libre, que le MRC n’a jamais entravé cette liberté. Bien au contraire le MRC a été le moyen pour Jean-Pierre Chevènement comme pour nous tous, d’être libres. Jean-Pierre nous a élevé, par sa hauteur de vue et sa stature d’homme d’Etat. Il est celui pour qui je me suis engagé en politique il y a maintenant 40 ans et je suis sûr qu’il en est ainsi pour beaucoup d’entre vous.        <br />
              <br />
       Je tiens donc à le remercier pour son combat, pour ce qu’il nous a apporté mais également pour ce qu’il a apporté et continuera d’apporter à la gauche et à la France. Les fils tissés tout au long de ces années de militantisme ne vont pas se couper. Car j’ai une trop haute idée de la pertinence de nos analyses, et pour qu’elles soient incarnées et portées par de nouvelles générations.       <br />
              <br />
       Le MRC est un parti politique et comme tout parti politique, il a le devoir d’être toujours en marche, tourné vers l’avenir : 2017 bien sûr, mais au-delà car il faut voir loin. Un parti politique a  le devoir de rester toujours fidèle aux idées qui l’ont fondé et, je vous l’assure, nous le serons. Car avec Jean-Pierre Chevènement, nous sommes d’accord sur l’essentiel et cela a toujours été. Cela n’a pas de raison de cesser, quand bien même les chemins semblent se séparer. Nous nous ne renonçons pas au chevenementisme, magnifique doctrine politique qui a tant à offrir au pays.       <br />
              <br />
       Seulement, oui, nous sommes en désaccord sur la stratégie. En désaccord sur la préparation de l’élection de 2017, à laquelle je considère que nous ne pouvons pas renoncer. En désaccord sur les alliances et le dialogue privilégié avec les « Républicains de l’autre rive » qui, à notre sens, est une voie sans issue. Et quand il y a désaccord, il faut débattre puis décider. Lorsque les désaccords subsistent encore et ne sont pas dépassés, il n’y a pas de drame à les constater et à le dire. Et qui sait ce que la vie nous réserve ? Car la meilleure attitude à avoir avec un ami, c’est de savoir lui dire non quand une erreur ou une bêtise risque d’intervenir.       <br />
              <br />
       Nous devons donc continuer, chers camarades, notre chemin et le rassemblement intervenu avec notre motion d’orientation issue de la commission des résolutions nous offre une base solide pour préparer la suite. Avec cette direction que vous venez d’élire, j’ai confiance dans notre capacité à affronter l’avenir car nous sommes lucides sur nos erreurs d’hier, toujours fidèles à nos valeurs et à notre projet, et plus déterminés que jamais à agir demain.        <br />
              <br />
       ---
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Je ne brosserai pas le tableau de la situation internationale ni de celle de l’Europe. D’abord parce que j’en ai parlé lors de mon intervention d’ouverture du Congrès. Ensuite, parce que je crois que les motions ont très bien traité ces questions et qu’elles font consensus sur ces points. C’est aussi l’avantage du débat interne : nous rassurer sur les analyses qui nous rassemblent. Cependant, il faut regarder avec lucidité la situation et rappeler une évidence : celle-ci n’est pas bonne pour la France. Chômage, défiance verticale et horizontale, absence totale de perspective. Rien n’incite à l’optimisme si ce n’est notre foi inébranlable dans les atouts de notre pays. Et de ce point de vue, quel gâchis que ces 3 premières années de pouvoir pour le PS.        <br />
              <br />
       Quelle est la vérité des trois années écoulées depuis l’élection en mai 2012 avec notre soutien lucide ?        <br />
              <br />
       François Hollande porte d’abord la responsabilité d’un renoncement initial avec la ratification sans renégociation du Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance (TSCG). Ce renoncement est central puisqu’il commande l’essentiel des choix économiques et sociaux du gouvernement. Faire une politique de compétitivité, dans un contexte budgétaire correct et en travaillant sur les véritables facteurs de croissance n’a rien à voir avec une politique qui porte le même nom mais qui est faite avec une politique budgétaire récessive, qui veut faire reculer le coût du travail et déréguler le marché du travail. En s’appuyant sur les préconisations du rapport  de Louis Gallois à l’automne 2012, la majorité aurait pu mener une tout autre politique de compétitivité. Le TSCG c’est le choix capital qui transforme l’or en plomb. C’est cela que nous n'acceptons pas.       <br />
              <br />
       Il y a certes une différence entre Nicolas Sarkozy et François Hollande. Nicolas Sarkozy pratiquait une forme de suivisme européen, dans lequel les concessions allemandes portaient essentiellement sur la mise en scène du directoire franco-allemand en Europe. L’illusion était loin de tromper tout le monde. François Hollande a choisi la stratégie d’effacement aux premiers signes de l’échec –prévisible—de la politique budgétaire récessive. La France a commencé à rechercher le passage entre les gouttes. Le point d’aboutissement étant le silence glacial sur la situation de la Grèce après la victoire de Syriza en janvier dernier. Là où il fallait y trouver l’argument d’une nouvelle donne en Europe, un allié…le gouvernement a alterné le silence et quelques appels à la mise au pas du gouvernement grec. Avec d’autres arguments et avec un autre projet, Thomas Piketty le rappelait il y a quelques jours, l’Europe est une affaire de rapport de forces. Mais voilà, le François Hollande est assez étranger au rapport de forces. La figure de proue est la figure de Pierre Moscovici qui passe insensiblement de Bercy à Bruxelles, qui passe de contrôlé à contrôleur, de sermonné à sermonneur. Placer la France dans le continuum européen, dans l’orthodoxie de Bruxelles, c’est la conduire la France à s’effacer.       <br />
              <br />
       Nous ne pouvons pas suivre François Hollande dans cette exploration du Jardin des Délices du social-libéralisme sous la baguette experte d’Emmanuel Macron.       <br />
              <br />
       Nous ne pouvons pas non plus suivre le Président de la République dans ses velléités de réformes institutionnelles, pour le moment en grande partie platonique. A six mois des régionales, le retour à l’ordre du jour du parlement de la charte des langues régionales conduira le MRC à voter contre ce projet. Il ne s’agit pas d’un petit sujet, la co-officialité n’est pas un petit sujet. La voir portée par l’alliance de quelques régionalistes convaincus, de barons opportunistes et maitres-tacticiens auto-proclamés est un spectacle inquiétant. D’autant plus qu’en trois ans, la décentralisation aura vécu au rythme de la réforme permanente, des ordres et des contre-ordres, des régions élargies et affaiblies par la sécession des métropoles, des départements condamnés, sauvés, en sursis. Là où l’organisation territoriale de la République appellerait une vision claire, des principes u-n-i-f-or-m-e-s, nous avons eu droit à des initiatives sans colonne vertébrale, ballottée au gré des rapports de forces locaux et des résultats électoraux. Non, la France  ne peut pas s’offrir le luxe de la ratification des langues régionales pour raisons électorales.         <br />
              <br />
       Voilà pour le bilan actuel bien terne d’un Président auquel nous avions apporté notre soutien. Certains pariaient en 2011 sur le hollandisme révolutionnaire, nous sommes aujourd’hui face au hollandisme conformiste sur le plan européen, ce qui est l’essentiel. Les résultats sont là et nous devons en tenir compte pour la suite de notre chemin, car il s’agit aussi de notre échec, celui d’une stratégie d’influence qui n’a pas porté ses fruits.       <br />
              <br />
       Dire que nous avons été inaudibles ces 3 dernières années serait faux : nous nous sommes fait entendre quand il le fallait. Dire que nous avons été captifs de nos accords aussi : nous avons fait valoir des désaccords avec la majorité. Nous sommes au clair avec nous même, fidèle à notre charpente idéologique. Mais soyons raisonnables : comment pourrions-nous soutenir François Hollande flanqué d’un tel bilan en 2017 ?                                                                 <br />
              <br />
       ---       <br />
              <br />
       La question de notre présence à l’élection présidentielle de 2017 a suscité beaucoup de débats. N’est-il pas trop tôt ? Est-ce le bon moment pour en discuter ? Je répondrai à cela deux choses :        <br />
              <br />
       - Tout d’abord, la décision de nous présenter ou non à l’élection cardinale appartient aux militants et non à quelques-uns d’entre nous. Et je ne connais pas de meilleur moment pour donner la parole aux adhérents et trancher ensemble qu’un Congrès, dont le rôle est précisément de décider de nos orientations pour les années à venir. Que la question de 2017 soit centrale dans ce 7e congrès du MRC n’est pas simplement normal, c’est une exigence démocratique et de clarté que nous devons à tous nos militants !       <br />
              <br />
       - Ensuite, je ferai un rappel simple : nous sommes en juin 2015, soit 2 ans à peine avant la prochaine élection. Le temps passe vite, surtout en politique et je ne crois pas aux campagnes échafaudées sur un coin de table, ni à celles où l’on attend désespérément un signe pour se lancer dans la course. Nous savons tous comment ces campagnes finissent. Nous savons tous combien elles ébranlent notre crédibilité et meurtrissent tous ceux qui avaient placé des espoirs en nous. Si nous voulons en être digne et véritablement aller au bout de nos capacités à nous présenter à l’élection de 2017, la campagne commence maintenant.       <br />
              <br />
       Alors, non il n’est pas trop tôt pour trancher ces questions et oui, nous avons eu raison d’en débattre. Le texte issu de la commission de résolution des conflits est clair : notre volonté collective est d’y aller, de nous préparer dès aujourd’hui à cette échéance avec nos propres moyens et notre programme.         <br />
              <br />
       Préparons-nous donc à partir en campagne mais préparons-nous également à prendre des coups et préparons-nous à y répondre, droits dans nos bottes, comme toujours.        <br />
              <br />
       Certains vous diront que la montée du Front national menace et que c’est faire son jeu que de contribuer à la division de la gauche : nous connaissons bien cela, jurisprudence 2002 oblige. Mais que ceux qui nous font ce reproche s’interrogent d’abord sur leurs erreurs. Pourquoi la gauche est-elle si faible et divisée aujourd’hui ? Pourquoi le marchandage et la pression sont-ils les seuls arguments pour ramener autour d’une table ceux qui, il y a 30 ans, avaient en commun les valeurs et la volonté de changer le réel ? Que ceux qui nous font le reproche de la division travaille le programme avant les alliances, les fondamentaux plutôt que les questions d’appareils.       <br />
              <br />
       Car le Front national se nourrit des renoncements de la gauche, de ses échecs. Il n’est fort que parce que nous sommes faibles et que nous ne parvenons plus à parler au peuple. Est-ce rendre service à la gauche que de nier cette réalité, que de la masquer par un rassemblement factice qui ne nous épargnera même pas la défaite ? Le MRC répond non ! C’est en allant à la rencontre du peuple français, en lui proposant une véritable alternative, que la gauche sera fidèle à elle-même et qu’elle pourra espérer renouer avec le succès. Si les autres partis politiques n’en sont pas capables : Dont acte, nous y allons. La France a besoin d’une gauche républicaine, sociale et attachée à la souveraineté. Qui mieux que nous pour porter ce discours ? Poser la question, c’est y répondre : personne.       <br />
              <br />
       D’autres vous diront qu’une candidature alternative à gauche peut se dégager et qu’il faut s’y tenir prêts, voire l’encourager, plutôt que de se lancer sous nos propres couleurs. Je l’ai déjà dit tout à l’heure : je ne crois pas qu’attendre, bras croisés, la candidature providentielle, comme certains scrutent le ciel en attendant la pluie ou le soleil, soit très efficace. Rien ne nous dit qu’une telle candidature arrivera un jour. Le nom d’Arnaud Montebourg est revenu quelques fois ce week-end, presque aussi souvent que chez nos amis socialistes dimanche dernier après sa tribune dans le Journal du Dimanche. Sa présence dans le débat est utile, elle est même salutaire. Sera-t-il candidat ? Le souhaite-t-il ?       <br />
              <br />
       Mes camarades, il nous faut, comme souvent, compter avant tout sur nos propres forces. Et elles ne sont pas si modestes qu’on veut bien le dire. Ne faisons pas de complexes. Nous avons les idées claires et des analyses solides, nous avons des moyens financiers, humains avec une jeunesse dynamique et des responsables de talent. Alors pourquoi y aller ? Mais tout simplement parce que nous avons toutes les raisons d’y aller !       <br />
              <br />
       Je propose donc de lancer, dès l’installation du nouveau secrétariat national, la conception de notre programme pour 2017 ainsi que la collecte des parrainages avec un responsable désigné au sein de la direction. Ce processus de préparation sera accompagné par la création de comité locaux citoyens pour travailler notre ancrage sur le terrain et renouer, de manière concrète, avec la population.        <br />
       Bien sûr, pas de présidentielle sans candidat derrière qui tout le parti sera uni : c’est pourquoi je propose également que ce soit vous, militants, qui puissiez designer au premier trimestre 2016 celui qui portera nos couleurs.        <br />
       2017 est le cap : nous aurons besoin de tout le monde pour être au rendez-vous et porter cette parole unique au sein de la gauche. L’enjeu de cette campagne dépasse donc de loin nos questions internes : c’est de la reconstruction de la gauche qu’il est question. Nous aurons un rôle à jouer.       <br />
              <br />
       ---       <br />
              <br />
       Catherine Coutard citait hier cette belle image de Didier Motchane lors d’une soirée d’échanges, l’an dernier à Caen : « la petite lumière », et celle de Jean-Yves Autexier : « la bougie qui peut éclairer de grands espaces sombres ». C’est notre rôle d’être les conservateurs des principes républicains et de l’exigence républicaine. Pas des conservateurs de musée, mais des gardiens actifs, de combat, qui luttent, qui convainquent, qui résistent à l’air du temps, aux facilités, aux modes, aux intérêts, aux idéologues du tout marché, des gardiens de la République en vrai qui rénovent, qui réparent…et non des réformateurs qui normalisent aux standard de l’Europe et de la mondialisation.       <br />
              <br />
              <br />
       Je n’ai pas lancé la procédure judiciaire contre l’UMP de gaité de coeur. Nous avons trop conscience que la judiciarisation de la vie sociale, de la vie publique est une plaie pour ne pas avoir quelques réticences à se lancer dans une telle procédure. Mais il fallait bien rappeler des limites, contre-carrer cette opération de captation. Tout le monde est républicain et personne ne l’est, c’est le propre d’une utopie politique. La République est toujours à venir, la République est exigence vis-à-vis de soi-même, émancipation et lutte contre des forces adverses. La République c’est d’abord bien la simple forme républicaine, mais aussi l’ensemble de notre patrimoine républicain : une histoire, des principes, des grandes lois, des institutions. La République, c’est aussi ce programme politique néo-républicain façonné à partir du milieu des années 80 par Jean-Pierre Chevènement pour répondre à la crise de la France et à la crise de la gauche. Une histoire, des idées, un programme, des principes… la République n’est à pas un passé, la République a de l’avenir.        <br />
              <br />
       Voilà pourquoi l’OPA de Nicolas Sarkozy est odieuse, parce qu’elle brouille parce qu’elle corrompt. On l’a vu à l’oeuvre face à la demande d’autorité ou d’énergie. Il a eu le flair de bien identifier ces aspirations, de les chevaucher avant de totalement les dévoyer en conflictualité permanente et en agitation insécurisante. Nous n’avons pas le droit de lui laisser faire la même chose avec la République. Et les enjeux sont encore plus importants et cette procédure difficile et risquée n’est que la petite partie d’un tout qui doit être notre grand combat pour faire vivre la République, pour éviter qu’insensiblement la France, notre pays, notre nation, se mue en une simple démocratie, ordinaire, normalisée, une région démocratique dans la grande gouvernance européenne. Voilà le sens de notre combat, de notre mobilisation, de notre parti. C’est un combat qu'il nous faut mener pour montrer et affirmer que la République a de l’avenir !       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.mrc-france.org/La-Republique-a-de-l-avenir-_a822.html" />
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   <title>Loi Macron: non, c’est non</title>
   <updated>2015-06-15T18:19:00+02:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Loi-Macron-non-c-est-non_a821.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2015-06-15T18:18:00+02:00</published>
   <author><name>Jean-Luc Laurent</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Communiqué de Jean-Luc Laurent, député du Val-de-Marne et président du MRC, lundi 15 juin 2015.     <div>
      Tout laisse à penser que le Premier ministre utilisera demain la procédure du « 49.3 ». Comme en février dernier, les députés du MRC auraient voté contre le projet de loi dit « Macron ».       <br />
              <br />
       Le Ministre n’avait probablement pas de majorité en février, il n’en a pas plus aujourd’hui pour ce texte. Entre la peste et le choléra, nous aurions préféré le recours au vote bloqué qui aurait permis de limiter les débats tout en conservant un vote final.  Le gouvernement aurait fait le choix de la clarté.       <br />
              <br />
       Après la première lecture à l’Assemblée, nous avions recommandé au gouvernement d’enterrer ce projet de loi. Lui a choisi de s’obstiner. Le gouvernement a même cru bon d’ajouter une mesure nouvelle particulièrement contestable: le plafonnement des indemnités versées lors des licenciements sans cause. Ces indemnités ne sanctionnent pas les licenciements ordinaires mais les situations où la justice a constaté une faute grave de l’employeur et décide la juste indemnisation du salarié. Cette disposition, peut-être inconstitutionnelle, n’a aucune portée économique et constitue une victoire politique du MEDEF contre les protections essentielles qu’offre le contrat à durée indéterminée.       <br />
              <br />
       A l’heure où ni la croissance ni l’emploi ne sont au-rendez-vous, la loi Macron est un texte idéologique fait par Bercy pour convaincre Bruxelles de la volonté « réformiste » du gouvernement. Ces mesures sectorielles constituent une course à la libéralisation et la dérégulation qui n’est pas à la hauteur de la crise que connait le pays.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.mrc-france.org/Loi-Macron-non-c-est-non_a821.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Trois CDD consécutifs : encore et toujours le rapport Attali</title>
   <updated>2015-06-09T17:31:00+02:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Trois-CDD-consecutifs-encore-et-toujours-le-rapport-Attali_a813.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2015-06-09T17:31:00+02:00</published>
   <author><name>Jean-Luc Laurent</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Communiqué de Jean-Luc Laurent (MRC), président du MRC et député du Val-de-Marne, mardi 9 juin 2015.     <div>
      Le Premier ministre a annoncé ce matin un plan de mesures en faveur de l’emploi dans les Petites, Moyennes et Très Petites Entreprises (PME-TPE).       <br />
              <br />
       A côté de mesures assez innovantes (formation prioritaire, tiers-employeur…), le Gouvernement décide d’affaiblir le contrat à durée indéterminée (CDI) en autorisant le cumul de trois contrats à durée déterminée (CDD) consécutifs.       <br />
               <br />
       L’impact pour l’emploi sera nul et cette mesure est un mauvais coup pour de nombreux salariés, et d’abord ceux qui sont en début de carrière et aspirent à la stabilité.        <br />
              <br />
       Désarmé par les conséquences de sa politique d’ajustement budgétaire, le gouvernement se tourne encore une fois vers les recettes du rapport que Jacques Attali avait remis à Nicolas Sarkozy en 2008. Cette attaque contre le CDI fait partie des mesures attendues par Bruxelles.       <br />
               <br />
       Entre une politique budgétaire récessive et des réformettes structurelles, la France est bien dans la nasse européenne.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.mrc-france.org/Trois-CDD-consecutifs-encore-et-toujours-le-rapport-Attali_a813.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Dialogue social, burn-out et prime d’activité : trois raisons de voter la loi « Rebsamen »</title>
   <updated>2015-06-02T15:38:00+02:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Dialogue-social-burn-out-et-prime-d-activite-trois-raisons-de-voter-la-loi-Rebsamen_a804.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2015-06-02T15:37:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Communiqué de Christian Hutin, député du Nord et vice-président du MRC, mardi 2 juin 2015.     <div>
      Les 3 députés du Mouvement Républicain et Citoyen voteront pour le projet de loi « Dialogue social et emploi » ce mardi 2 juin.       <br />
              <br />
       Nous nous félicitons tout d’abord du renforcement de la présence de salariés dans les conseils d’administration des entreprises par l’abaissement du seuil de 5.000 à 1.000 salariés. Nous avions défendu cette option dès l’adoption de la loi de sécurisation de l’emploi en 2013 et l’avions récemment inscrite dans une proposition de loi déposée en avril dernier. Elle avait également fait l’objet d’un amendement MRC dans la discussion. La représentation des salariés est un facteur durable de compétitivité « hors coût » et un moyen de rééquilibrer le pouvoir entre les actionnaires, le management et les salariés dans l’intérêt de l’entreprise.       <br />
              <br />
       La discussion du projet de loi a également montré une étape dans la prise de conscience collective du phénomène du burnout professionnel. Si nous regrettons que l’inscription de l’épuisement professionnel dans le tableau des maladies professionnelles, qui relève des partenaires sociaux, continue de se heurter au blocage d’une partie du patronat, il faut saluer la volonté d’action du Ministre et les premiers engagements pris en ce sens. En témoigne l’amendement, présenté par le Gouvernement et adopté par les députés, précisant que “les pathologies psychiques pourront être reconnues comme maladies d'origine professionnelle“. Marie-Françoise Bechtel, initiatrice en décembre 2014 d’un appel de parlementaires pour la reconnaissance du burnout comme maladie professionnelle, et qui a pris part au débat sur ce sujet dans l’hémicycle, continuera dans les prochains mois à porter des solutions concrètes pour la prise en compte de ce risque qui concerne aujourd’hui 3 millions de salariés.       <br />
              <br />
       Enfin, en réintégrant dans les bénéficiaires de la nouvelle Prime d’activité les apprentis et une partie des étudiants salariés, le Gouvernement a entendu une demande importante des acteurs du secteur social. L’existence de 2 millions de travailleurs pauvres constitue, au côté du chômage de masse, un terrible aveu d’échec pour notre République. Sans nous résigner à un marché de l’emploi qui paye mal, nous soutenons l’objectif de cette prime issue de la fusion du RSA-activité et de la prime pour l’emploi. Néanmoins, la prime d’activité ne sera efficace que si elle ne laisse aucune personne dans le besoin sur le bord de la route. L’ouverture aux apprentis et aux étudiants est une bonne évolution. Dans un courrier d’avril dernier, nous avions attiré l’attention du Premier ministre sur cette question essentielle. Il revient à présent au Gouvernement de prendre toutes les dispositions pour que les bénéficiaires potentiels ne renoncent pas à cette prime pour de mauvaises raisons.       <br />
              <br />
       Renforcement de la démocratie en entreprise, prise en compte des risques professionnels et soutien plus large aux travailleurs pauvres sont autant d’enrichissements issus de la 1ere lecture à l’Assemblée Nationale prouvant qu’en matière parlementaire comme en matière sociale, le dialogue peut être productif.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.mrc-france.org/Dialogue-social-burn-out-et-prime-d-activite-trois-raisons-de-voter-la-loi-Rebsamen_a804.html" />
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   <title>"L'emploi est un statut, une fierté, un moyen d'appartenir à la société"</title>
   <updated>2015-05-27T14:49:00+02:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/L-emploi-est-un-statut-une-fierte-un-moyen-d-appartenir-a-la-societe_a797.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2015-05-27T11:57:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Intervention de Christian Hutin, député du Nord et vice-président du MRC, à la tribune de l'Assemblée nationale dans le cadre du projet de loi dialogue social et emploi, mardi 26 mai 2015.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      Madame la présidente, monsieur le ministre, madame la vice-présidente de la commission, monsieur le rapporteur, au lendemain de nos travaux en commission, un grand journal national titrait « Coup de jeune sur le RSA activité et la prime pour l’emploi ». J’ai trouvé cela très juste, tant sur le plan philosophique et politique que journalistique.       <br />
              <br />
       Rappelons l’état des lieux, à savoir la quasi-automaticité de la prime pour l’emploi. J’en sais quelque chose car ma fille, un an après avoir été embauchée avec un petit salaire, a perçu sa prime pour l’emploi. Elle m’a demandé à quoi correspondait cette prime pour l’emploi. Son versement est automatique, pourtant la plupart de nos concitoyens n’en avaient pas connaissance.       <br />
              <br />
       Quant au RSA activité, dont le taux de recours atteint 32 %, il n’atteignait pas les jeunes alors même qu’il visait essentiellement le public des jeunes. Mme la ministre, lors des questions au Gouvernement, a indiqué que le nombre des bénéficiaires allait passer de 5 000 à un million. C’est un résultat extraordinaire !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Je remercie le Gouvernement et le rapporteur d’avoir, lors de nos travaux en commission, accepté la philosophie de deux amendements que j’avais déposés avec Jean-Luc Laurent et qui visaient à apporter quelques précisions. Le premier, de nature informatif, destiné à ne pas renouveler les erreurs du RSA activité, a été reformulé avec talent par notre rapporteur Christophe Sirugue ; quant au second, il vise à affirmer qu’on ne peut laisser quiconque imaginer que la majorité des chômeurs ne cherchent pas à trouver un emploi.       <br />
              <br />
       L’emploi est un statut, une fierté, un moyen d’appartenir à la société et peut-être même à la Nation.       <br />
              <br />
       Ne rejoignons pas le Café du commerce, où on parle de chômeurs professionnels. Allons plutôt voir le film La loi du marché avec Vincent Lindon, qui est beaucoup plus proche de la réalité et qui nous montre la réalité, qui n’est pas le Café du commerce mais la grandeur du cinéma français.       <br />
              <br />
       Monsieur le ministre, il y a quelques années, et déjà au cours du mandat précédent, que je dépose, de manière quelque peu cavalière, un certain nombre d’amendements visant à intégrer un certain nombre de salariés au sein du conseil d’administration des entreprises. Je les ai déposés subrepticement, dans différents projets de loi, afin d’abaisser le seuil de 5 000 à 1 000 salariés. Jean-Marc Germain en parlera tout à l’heure. La question des seuils, dont nous avons débattu en commission et sur laquelle nous allons discuter ici, est importante. Les députés du MRC, au nombre de trois, ont déposé une proposition de loi visant à renforcer la présence de salariés dans les conseils d’administration. Elle sera examinée au mois de juin.       <br />
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       Je suis allé jusqu’à proposer, et je peux comprendre que cela soit jugé excessif – cela va plus loin que ce que veulent les frondeurs – que quatre salariés participent au conseil d’administration. Ce serait une avancée extraordinaire.       <br />
              <br />
       Je terminerai mon propos en évoquant le burn out. Il y a encore cinq ans, j’ai participé avec un certain nombre d’entre vous à une mission d’information, dont la présidente était Marisol Touraine et le rapporteur Jean-Frédéric Poisson, sur les risques psychosociaux. C’était, à l’époque, un sujet tout à fait nouveau, qui faisait suite aux drames qui étaient survenus chez France Telecom. Nous ne parlions pas encore de burn out, mais nous nous en étions approchés. C’est dire l’évolution qui a eu lieu, depuis quelques années, dans l’esprit des législateurs et des représentants politiques, tout au moins ceux qui sont progressistes, à propos du burn out, et d’autres avancées vont être apportées par ce texte. Elles ne seront pas définitives, nous en avons tous conscience, mais il est important de savoir que le phénomène existe, et dans de nombreux pays. Il est vrai qu’en France, du fait de notre tempérament, nous y pensions peut-être moins qu’ailleurs. Je tiens à remercier le Gouvernement d’y avoir prêté attention dans le cadre des risques psychosociaux.       <br />
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       J’ai appris aujourd’hui, comme beaucoup d’entre vous, que deux étudiants en médecine français se sont suicidés en Roumanie. C’est un geste terrible, que l’on peut lier à la question des études de médecine en France et au numerus clausus. Ces étudiants ont été victimes d’une forme de burn out. Je suis très touché et je considère qu’il est de notre devoir de nous pencher sur ce problème.
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