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 <title>MRC - Mouvement Républicain et Citoyen</title>
 <subtitle><![CDATA[Site officiel du MRC. Découvrez les élus, le programme, les positions, l'organisation et l'équipe du Mouvement Républicain et Citoyen. Articles, communiqués, adhésions.]]></subtitle>
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 <updated>2026-10-16T22:15:47+02:00</updated>
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   <title>Budget 2016 : la course aux 3% est finie</title>
   <updated>2015-11-17T18:51:00+01:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Budget-2016-la-course-aux-3-est-finie_a901.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2015-11-17T18:50:00+01:00</published>
   <author><name>Jean-Luc Laurent</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, mardi 18 novembre 2015.     <div>
      Les députés du Mouvement Républicain et Citoyen ont voté en première lecture le projet de budget pour l’année 2016.        <br />
              <br />
       Le vote du budget est un acte politique d’appartenance à la majorité qui ne préjuge pas de l’appréciation portée sur le contenu de ce budget ni sur la trajectoire arrêtée dans le cadre disciplinaire européen.        <br />
              <br />
       Ce dernier budget plein marque l’abandon de la course aux 3% de déficit public. Le pire a été évité, mais le quinquennat a été plombé lorsqu’à l'été 2012,  François Hollande a renoncé à un engagement central : la réorientation de la construction européenne. Avec une stratégie plus volontariste de renégociation du traité européen TSCG, la France aurait pu prendre la tête d’une révolte contre l’Europe de la récession et des disciplines budgétaires idéologiques.       <br />
              <br />
       Le Président de la République a annoncé hier qu’il soustrairait son Pacte de Sécurité aux disciplines budgétaires du Pacte de Stabilité. Nous saluons ce tournant. Comme nous le disions dès janvier, la France ne pourra pas faire face aux défis du terrorisme et de la cohésion nationale avec un Etat affaibli tant dans ses fonctions régaliennes que sociales. Une résolution européenne adoptée à l’initiative des députés MRC avait d’ailleurs proposé d’exclure les dépenses de défense du calcul du déficit. Le Président de la République veut aller plus loin, nous le soutiendrons.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Mistral : un accord perdant sur le plan économique, perdant sur le plan politique</title>
   <updated>2015-09-17T11:12:00+02:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Mistral-un-accord-perdant-sur-le-plan-economique-perdant-sur-le-plan-politique_a868.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2015-09-17T09:57:00+02:00</published>
   <author><name>Jean-Luc Laurent</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, jeudi 17 septembre 2015.     <div>
      L’Assemblée nationale valide aujourd’hui l’accord franco-russe réglant l’affaire des Mistral. Cet accord prévoit le versement de près d’1 milliard d’euros indemnisant la Russie pour l'annulation de la vente de 2 porte-hélicoptères par la France, suite à la crise ukrainienne.       <br />
              <br />
       Le coût pour la France est supérieur car s’ajouteront la mise aux normes de sécurité de l’OTAN nécessaire pour espérer une revente et la couverture, garantie par le Gouvernement, de la marge des entreprises concernées. Ni l’existence de repreneurs potentiels (Egypte, Arabie Saoudite), ni les astuces de financement par la Coface ne masquent le manque à gagner réel pour notre pays.       <br />
              <br />
       Enfin d'autres pertes à moyen et long terme doivent être attendues, sur de futurs contrats d'armements que les acquéreurs potentiels pourraient hésiter à signer s'ils jugent que la France n'est plus un partenaire crédible – c'est à dire capable d'honorer sa parole et ses livraisons, indépendamment notamment de la politique étrangère des États-Unis.       <br />
              <br />
       A cet égard, quelles que soit les précautions prises par le gouvernement, cette décision constitue un mauvais coup porté à toute une filière, ses entreprises et ses emplois.        <br />
              <br />
       Si d’un point de vue comptable cet accord est perdant pour la France, il l’est aussi et surtout sur le plan politique.       <br />
              <br />
       En refusant de céder les 2 Mistrals vendus, avec pour objectif affiché de sanctionner la Russie, la France a choisi en septembre dernier le parti pris dans le conflit ukrainien plutôt que la médiation et l’apaisement. Un an plus tard, la fragilité du cessez-le-feu et l’absence de perspectives donnent tort à cette stratégie. La crise ukrainienne et ses suites constituent un cas complexe procédant de provocations répétées de part et d’autre et non d’une simple volonté expansionniste russe. L’application aujourd’hui imparfaite des accords de Minsk 2 témoigne d’une responsabilité partagée entre gouvernement et forces pro-russes.       <br />
              <br />
       L'annulation de la vente des Mistral comme la pérennisation du conflit ne servent que ceux qui ont intérêt à rejouer le scénario d'une Guerre froide pourtant achevée depuis plus de vingt-cinq ans.       <br />
              <br />
        La Russie est un partenaire essentiel pour la France et un acteur clé pour l’équilibre de l'Europe. Son affaiblissement économique, relevant pour partie des sanctions appliquées par l’Union européenne, constitue une menace sérieuse pour le reste du continent et contribue à pousser la Russie dans les bras de la Chine.       <br />
              <br />
       Il est nécessaire pour la France de faire évoluer sa stratégie à l’égard d’un pays avec lequel les liens historiques sont forts. Honorer notre parole sur le strict plan commercial eût été un premier pas bienvenu. Il convient également pour l’Union européenne d’envisager la levée de sanctions économiques dont l’effet est quasi nul sur la situation en Ukraine, mais bien réel sur nos exportations.       <br />
              <br />
        Les députés du MRC s’abstiendront sur l’ « accord Mistral », un accord doublement perdant, doublement absurde.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Frappes en Syrie: plus d’objectifs réalistes, moins de communication</title>
   <updated>2015-09-15T18:27:00+02:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Frappes-en-Syrie-plus-d-objectifs-realistes-moins-de-communication_a867.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2015-09-15T18:24:00+02:00</published>
   <author><name>Jean-Luc Laurent</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, mardi 15 septembre 2015.     <div>
      L’Assemblée nationale a débattu aujourd’hui des frappes aériennes que la France effectuera en Syrie, comme l’a annoncé le Président de la République la semaine dernière. La France participe depuis un an à la coalition dans le cadre de l’opération Chammal et Daech n’a pas reculé.       <br />
              <br />
       Confrontée au terrorisme de Daech depuis le début de l’année, la France choisit d’élargir son action tactique dans un cadre stratégique et diplomatique qui ne fonctionne pas. Même les Américains, qui en sont à l’initiative, en font un bilan très mitigé et sans grandes perspectives.       <br />
              <br />
       La France fait depuis le début de la guerre civile syrienne un contre-sens flagrant en donnant la priorité absolue à la chute du régime. Cette extension des frappes doit être l’occasion d’en finir avec le mot d’ordre cher au Ministre des Affaires Etrangères, « Bachar tombera ». Sans blanchir le régime de Damas, il faut mener maintenant une diplomatie réaliste qui permette une action militaire d’envergure contre Daech.       <br />
              <br />
       Face à Daech, la France est à la fois une cible et un vivier de recrutement. Cette extension des frappes doit répondre aux attentats perpétrés en France depuis le mois de janvier. La France doit se fixer des objectifs anti-terroristes comme l’élimination de la hiérarchie de cette organisation terroriste. Devant la difficulté de bâtir une véritable coalition contre Daech, il ne faut pas que ces frappes, à moyens constants, relèvent de la seule communication, en prétendant riposter a posteriori aux attaques terroristes de Daech ou traiter à la racine la crise des réfugiés.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Syrie : mettre un terme à une politique absurde</title>
   <updated>2015-09-15T14:43:00+02:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Syrie-mettre-un-terme-a-une-politique-absurde_a865.html</id>
   <category term="Actualités" />
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   <published>2015-09-15T12:38:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Tribune de Bastien Faudot, porte-parole du MRC et conseiller départemental du Territoire-de-Belfort, parue sur le site Huffington Post, mardi 15 septembre 2015.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.mrc-france.org/photo/art/default/8266294-12929496.jpg?v=1442313698" alt="Syrie : mettre un terme à une politique absurde" title="Syrie : mettre un terme à une politique absurde" />
     </div>
     <div>
      Lors de sa récente conférence de presse, le président de la République a déclaré que les forces françaises seraient impliquées en Syrie à travers des premières opérations de reconnaissance aérienne pour combattre Daech. Attendue depuis plusieurs semaines, cette annonce a été accélérée par le cours des événements: l'attentat avorté du Thalys, la destruction du site de Palmyre et l'afflux de réfugiés en Europe, fuyant le désastre au Proche-Orient.       <br />
              <br />
       <b>Volte-face</b>       <br />
              <br />
       Cette annonce constitue une spectaculaire volte-face. La doctrine du quai d'Orsay, jusqu'ici largement soutenue par l'Elysée, consistait à favoriser le changement de régime à Damas. L'actuel ministre des Affaires étrangères, comme son prédécesseur Alain Juppé, ont été les artisans d'une ligne implacable à l'égard de Bachar El Assad, convaincus que ses jours étaient comptés. La réalité démontre que le quai d'Orsay eût été mieux inspiré de lire attentivement les télégrammes de l'ambassadeur de France à Damas, Eric Chevallier, qui estimait dès 2011 le régime d'El Assad suffisamment solide pour ne pas tomber.       <br />
              <br />
       La politique étrangère de la France s'est enfermée dans une logique aveugle que François Hollande est aujourd'hui contraint de désavouer. Cette absence de discernement a conduit Laurent Fabius à affirmer le 12 décembre 2013 que &quot;sur le terrain, [le Front Al-Nosra] fait un bon boulot&quot;, au moment même où les Etats-Unis inscrivaient cette filiale d'Al-Qaida sur la liste des organisations terroristes ! Au moment même aussi où la France déployait ses troupes au Mali pour combattre Al-Qaida au Magreb islamique... Une autre asymétrie témoigne de l'absurdité de la position française: alors que notre armée bombarde Daesh côté irakien depuis un an, nous restons spectateurs impuissants des décapitions côté syrien. Où est notre ligne ? Où sont nos principes et nos intérêts?       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>L'histoire repasse les plats</b>       <br />
              <br />
       Au fond, la position du gouvernement français ne se démarque pas vraiment du positionnement cynique des faucons américains. La situation syrienne procède de la déstabilisation de l'ensemble de la région qui a débuté en 1991 avec la première guerre du Golfe, puis s'est poursuivie par la guerre en Afghanistan en 2001, l'intervention en Irak en 2003, les bombardements en Libye en 2011. Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que vingt cinq années d'ingérence occidentale dans le monde arabo-musulman ont conduit à échanger des dictatures militaires contre des théocraties moyenâgeuses aux mains de seigneurs de guerre sans foi ni loi.       <br />
              <br />
       On pouvait espérer que les expériences passées serviraient de leçon, mais il n'en a rien été. En invoquant l'équivalence entre le régime de Damas et l'Etat islamique[2] pour justifier notre indolence, le patron du Quai d'Orsay a fait preuve d'une méconnaissance inouïe des réalités de la région. Dictature militaire souvent impitoyable, la Syrie du parti Baas maintenait l'unité d'un Etat mosaïque où cohabitaient quelques 17 groupes religieux. Hier encore, vivaient au nord de Damas les derniers chrétiens qui parlaient araméen. Hier encore, le temple de Bel était debout et offrait au monde une vision unique du métissage culturel gréco-romain. Hier encore, l'une des plus vieilles cités du monde, Alep, abritait des communautés arméniennes, maronites, chaldéennes, alaouites, sunnites à l'ombre de ses souks séculaires. Hier encore, 5 millions d'enfants étaient scolarisés à travers le pays. Tout cela est aujourd'hui anéanti.       <br />
              <br />
       <b>Que faire?       <br />
       </b>       <br />
       Que faire aujourd'hui face à ce chaos? Premièrement il faut mettre un terme à nos tergiversations et se fixer un objectif central: neutraliser l'expansion de Daech dont l'intention ne consiste pas seulement à installer un califat en Mésopotamie, mais aussi à exporter le conflit au cœur des démocraties occidentales et en Afrique. Même tardivement, François Hollande a raison de souligner que notre sécurité est en jeu.       <br />
              <br />
       Revenons ensuite à une saine realpolitik. En considérant l'urgence, il convient de rassembler une coalition capable d'agir efficacement en trouvant préalablement un accord sur les objectifs et les moyens. Ne nous payons pas de mots: chacun sait que les frappes aériennes ne suffiront pas et que l'intervention au sol sera inévitable. Elle devra être coordonnée avec Damas et ce qu'il reste de l'Etat irakien qui sont les seuls interlocuteurs sinon légitimes, du moins légaux. Ce sont prioritairement les armées et les populations de ces territoires qui seront en mesure de délivrer leur pays, avec l'aide des grandes puissances de la région (au premier rang desquelles l'Iran), de la Russie, mais aussi des pays membres de l'OTAN. Ce soutien devra inclure la formation, la logistique, l'armement et la transmission d'informations.       <br />
              <br />
       ----------       <br />
       Source : <a class="link" href="http://www.huffingtonpost.fr/bastien-faudot/intervention-france-syrie_b_8138564.html">Huffington Post</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Règles européennes et déficit français : avancer à petits pas</title>
   <updated>2015-06-09T17:24:00+02:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Regles-europeennes-et-deficit-francais-avancer-a-petits-pas_a812.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2015-06-09T17:24:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Intervention de Marie-Françoise Bechtel, députée de l'Aisne et 1ere vice-présidente du MRC, à la tribune de l'Assemblée nationale pour présenter le proposition de résolution européenne "Juste appréciation des efforts en matière de défense et d’investissements publics dans le calcul des déficits publics" initiée par les députés du MRC, lundi 8 juin 2015.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      Monsieur le président, monsieur le secrétaire d’État chargé des anciens combattants et de la mémoire, chers collègues, le projet de résolution qui vous est présenté ce soir est le produit croisé de différentes réflexions sur les effets parfois inattendus de la règle budgétaire européenne, dite « règle d’or », qui a été instituée par le traité d’Amsterdam avec le pacte de stabilité, puis introduite dans notre législation interne lorsque la France a ratifié le traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l’Union économique et monétaire, le TSCG, en octobre 2012.       <br />
              <br />
       Quoi que l’on pense de la règle tendant à limiter à 3 % le déficit budgétaire des États signataires, force est de constater que les effets réels de cette règle n’étaient pas nécessairement connus de ceux qui l’ont approuvée. Certes, les prises de conscience sont lentes et difficiles, mais du moins certains effets pervers particulièrement manifestes sont-ils aujourd’hui devenus assez visibles pour que notre assemblée vienne à s’en soucier.       <br />
              <br />
       Tel est le cas de la question – maintes fois soulevée, à vrai dire, mais jusqu’ici jamais abordée de front, du moins dans un texte législatif – des dépenses militaires françaises assumées dans le cadre des opérations extérieures, les OPEX. Soulignons que ces dépenses, qui sont engagées pour la troisième année, ne se sont imposées à notre pays qu’après la ratification du TSCG.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Tous ou presque s’accordent à le reconnaître aujourd’hui : l’absence de participation des autres États européens – hormis le timide effort connu sous le nom d’Athena – met la France en première ligne, notamment au Mali et en Centrafrique, alors même que l’effort national bénéficie à l’Europe tout entière. En effet, depuis la malheureuse expédition en Libye, l’éclatement de ce pays nous a contraints à des actions militaires ainsi qu’à une présence dont nous voyons bien aujourd’hui qu’elle ne se limitera pas à des interventions ponctuelles – comme c’est déjà d’ailleurs le cas. À l’évidence, le relais pris par les groupes terroristes depuis le Sahara jusqu’au Moyen-Orient ne conduit pas à limiter notre présence et nos interventions, dont l’intérêt européen n’est contesté par personne.       <br />
              <br />
       Il est donc du devoir du Parlement et au moins de cette assemblée, restant dans son rôle tel que l’a défini l’article 88-4 de notre Constitution, de demander au Gouvernement qui, dans la tradition française, est seul chargé de la conduite de nos relations extérieures, de faire en sorte de tirer les conséquences de cet état de fait dans le cadre des responsabilités qu’il assume au sein du Conseil européen. Notons à cet égard que ce raisonnement vaudrait tout aussi bien pour l’effort injuste pesant sur un pays tel que l’Italie, à raison des contraintes qu’elle assume face aux mouvements de migration devenus incontrôlables, contraintes qui, d’ailleurs, ont aussi pour origine l’éclatement de la Libye, tout particulièrement.       <br />
              <br />
       Le temps semble donc venu pour notre assemblée de dire clairement et fermement ce que certains disent ou pensent tout bas, voire par des déclarations publiques. C’est pourquoi je me réjouis que le groupe majoritaire ait accepté de soutenir le présent projet de résolution que je présente ce soir en son nom, même s’il a pour origine la réflexion que mènent avec Jean-Pierre Chevènement les députés – peu nombreux, reconnaissons-le – qui suivent son action.       <br />
              <br />
       Le premier objet – modeste – de la résolution est d’appeler à ce que j’appellerais un effort de bon sens. Qui pourrait en effet contester les constatations aussi évidentes que celle de notre engagement, de son coût et du bénéfice qu’en tire notre continent tout entier pour sa protection ? Qui pourrait le contester au regard de la menace terroriste vis-à-vis de laquelle le bouclier que nous offrons, notamment en Afrique saharienne, reste une nécessité incontournable, même s’il est probable qu’il ne s’avérera pas suffisant ?       <br />
              <br />
       Le bon sens doit-il cependant s’arrêter là ? Faut-il le laisser aux seuls économistes, qui sont aujourd’hui largement d’accord pour constater la spirale négative que créent le manque d’investissement et son cortège d’effets désormais bien connus – croissance trop faible, absence d’emplois en nombre suffisant et donc de rentrées fiscales – et eux-mêmes générateurs de ce déficit budgétaire que nous nous sommes par ailleurs donné pour impératif de restreindre ?       <br />
              <br />
       Écoutons par exemple ce que dit Olivier Blanchard, chef économiste du FMI, de la zone euro : « il est nécessaire de continuer à soutenir la demande pour compenser les effets de la faiblesse prolongée de la demande sur l’investissement et la croissance du capital, ainsi que sur le chômage » – l’économiste place ce phénomène en dernière position alors que, pour ma part, je le placerais volontiers en premier. De la même façon, le FMI indique que l’investissement fixe privé a décru à un tel point ces dernières années qu’il est à l’origine, pour l’essentiel, de la baisse de croissance dans la zone, et il ajoute que les politiques budgétaires et monétaires actuelles « ont peu de chances de ramener l’investissement à sa tendance d’avant-crise ». Ce n’est là, mes chers collègues, qu’une référence parmi d’autres, mais nous savons tous bien qu’il existe un accord des principaux économistes sur ce point.       <br />
              <br />
       Un écho de ces constatations concordantes a d’ailleurs été perçu par les autorités européennes, puisque le plan Juncker, présenté en ce premier semestre 2015 et qui doit être voté d’ici à la fin du mois de juin, aborde cette question cruciale de la nécessité des investissements dans l’Union européenne. Toutefois, nous savons bien qu’il ne faut pas se payer de mots et que les 21 milliards d’euros dont sera doté le Fonds européen pour les investissements stratégiques ne sont pas à la hauteur des besoins de l’ensemble des pays membres, même en tenant compte d’un effet de levier fort généreusement estimé – sans aucune garantie véritable et encore moins de preuve – à 315 milliards d’euros.       <br />
              <br />
       Dans sa communication du 13 janvier dernier, à laquelle nous reviendrons largement lors de l’examen de l’article unique de la proposition de résolution, la Commission européenne a proposé que soient prises en compte « trois dimensions politiques spécifiques » dans l’application des règles budgétaires afin d’intégrer les investissements prévus par le plan Juncker. Toutefois, les conditions fixées dans cette recommandation sont trop strictes et, de plus, elles ont pour effet d’en exclure la France. En effet, les États membres ne pourront s’écarter temporairement de leurs objectifs à moyen terme ou de leur trajectoire d’ajustement qu’en cas de croissance très faible de leur PIB et dès lors que l’écart lié aux dépenses d’investissements ne conduit pas à dépasser le seuil de déficit public de 3 % – d’où le fait que la France en soit écartée.       <br />
              <br />
       Enfin, les dépenses nationales engagées pour de tels investissements ne peuvent concerner que des projets cofinancés par l’Union européenne ou par le Fonds européen pour les investissements stratégiques. C’est pourquoi la présente proposition de résolution vous propose d’élargir de façon limitée et réaliste cette vision encore très marquée par une forme d’académisme d’un droit européen étroitement borné par les services de la Commission. Afin de tenir compte des recommandations déjà citées des organisations internationales elles-mêmes, il serait désormais utile pour des pays comme le nôtre de permettre la prise en compte des investissements nationaux entrant dans le champ de la recommandation de la Commission lorsque ces investissements sont directement productifs et qu’ils sont réalisés dans des domaines d’excellence, pour qu’ils cessent d’être bridés par une vision budgétaire extrêmement étroite et, en réalité, très peu économique.       <br />
              <br />
       Cette vision anticipatrice est aujourd’hui cruciale, à l’heure où une reprise encore trop faible se manifeste dans notre pays grâce – disons-le – aux efforts de compétitivité déployés par les politiques gouvernementales. Nous savons tous cependant que ni la baisse de l’euro, grâce à l’ouverture par la Banque centrale européenne du robinet à liquidités, ni la baisse du prix du pétrole ne constituent un socle suffisamment solide. Ces deux tendances, surtout la seconde, sont d’ailleurs réversibles. Tel est le message de l’OCDE qui, en mars, avait certes relevé ses prévisions de croissance pour la zone euro en raison de la baisse de l’euro et de celle du prix du pétrole, mais avait aussi souligné que c’est la faiblesse de l’investissement qui sape la force de l’économie de cette zone. Selon l’OCDE, le marché du travail est « peu performant » et se caractérise par « une stagnation des revenus et un accroissement des inégalités », à quoi s’ajoute « une dissémination plus faible des innovations technologiques au sein de l’économie », ce qui est en soi un signe atterrant.       <br />
              <br />
       Mes chers collègues, est-ce cela, l’Europe que nous voulons ? Devons-nous, au nom même des efforts que notre pays consent pour satisfaire aux règles européennes, abandonner tout bon sens en matière de conduite de l’économie au risque même de voir notre pays dépassé, affaibli et, nous le savons hélas, politiquement miné ? Je vous invite à retrouver le bon sens, celui dont Descartes disait qu’il est « la chose du monde la mieux partagée – ajoutant, il est vrai, un membre de phrase qui détruit le premier, plus souvent cité : « car chacun pense en être si bien pourvu » qu’il n’a pas coutume d’en souhaiter plus qu’il n’en possède.       <br />
              <br />
       Cette proposition de résolution vous invite à partager le bon sens, c’est-à-dire une vision claire des réalités mais aussi une direction qui serait la bonne et qui contiendrait plusieurs rectifications et avancées dont j’espère que notre gouvernement sera prêt à demander l’approbation par le Conseil européen qui doit prochainement se réunir.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.mrc-france.org/Regles-europeennes-et-deficit-francais-avancer-a-petits-pas_a812.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Défense et investissements publics dans le calcul des déficits nationaux: l'Assemblée pour une meilleure appréciation des efforts</title>
   <updated>2015-06-08T22:56:00+02:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Defense-et-investissements-publics-dans-le-calcul-des-deficits-nationaux-l-Assemblee-pour-une-meilleure-appreciation-des_a811.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <photo:imgsrc>https://www.mrc-france.org/photo/art/imagette/7883982-12242444.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-06-08T22:48:00+02:00</published>
   <author><name>Mouvement Républicain et Citoyen</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dépêche AFP, lundi 8 juin 2015.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.mrc-france.org/photo/art/default/7883982-12242444.jpg?v=1433796908" alt="Défense et investissements publics dans le calcul des déficits nationaux: l'Assemblée pour une meilleure appréciation des efforts" title="Défense et investissements publics dans le calcul des déficits nationaux: l'Assemblée pour une meilleure appréciation des efforts" />
     </div>
     <div>
      L'Assemblée nationale a adopté lundi une proposition de résolution européenne sur une &quot;juste appréciation&quot; des efforts pour la défense, notamment les opérations extérieures, et les investissements publics dans le calcul des déficits publics, invitant le gouvernement à mener       <br />
       des discussions en ce sens.       <br />
              <br />
       Défendu par Marie-Françoise Bechtel (chevènementiste, apparentée socialiste), qui a vanté &quot;un premier pas vers une vision plus réaliste et plus ambitieuse de l'Europe&quot;, ce texte touchant notamment à la fameuse règle des 3% a été voté par le PS, les radicaux de gauche, les écologistes.        <br />
              <br />
       Les élus du Front de Gauche se sont abstenus sur une proposition jugée trop restreinte après son passage en commission, notamment car &quot;elle n'appelle plus à une renégociation du traité TSCG&quot;.       <br />
              <br />
       Les Républicains (ex-UMP), qui ont dénoncé &quot;un très mauvais signal envoyé à nos partenaires européens&quot;, et l'UDI, qui a épinglé l'&quot;approche erronnée&quot; d'exclure certaines dépenses et a jugé préférable notamment de discuter d'une véritable Europe de la défense, ont voté contre.       <br />
              <br />
       Le premier objectif vise à exclure les dépenses des opérations militaires extérieures de la France, engagées sous mandat de l'ONU et présentant un lien avec la défense des Etats membres de l'Union européenne, du calcul des déficits (nominal et structurel).       <br />
              <br />
       Pour protéger le territoire européen de &quot;la menace terroriste&quot;, la France est &quot;en première ligne&quot;, notamment au Mali et en Centrafrique, a plaidé Mme Bechtel.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Les dépenses liées à l'entretien d'une force de dissuasion nucléaire ne sont plus mentionnées dans la proposition de résolution, après l'adoption dans l'hémicycle d'un amendement écologiste porté par Eva Sas.       <br />
              <br />
       Dans la perspective du Conseil européen des 25 et 26 juin sur la sécurité et la défense, le gouvernement est invité par la résolution à négocier cette exclusion avec ses partenaires.       <br />
              <br />
       Ce conseil fournira &quot;une fenêtre d'opportunité pour poser la question fondamentale du partage du fardeau&quot;, a considéré le secrétaire d'Etat aux Anciens combattants Jean-Marc Todeschini. Malgré &quot;une dynamique nouvelle sur les questions de défense&quot;, il est &quot;difficile de parler de  solidarité européenne en matière&quot; et &quot;des percées majeures dans les prochains mois&quot; sont &quot;peu probables&quot;, a-t-il reconnu.       <br />
              <br />
       Dans un autre volet, la proposition de résolution suggère principalement d'exclure du calcul des déficits publics les investissements dans des projets cofinancés par l'Union européenne, en particulier par le nouveau Fonds pour les investissements stratégiques, quels que soient le secteur économique concerné ou la situation économique ou financière des Etats membres.       <br />
              <br />
       Cela permettrait notamment d'inclure les Etats visés par une procédure pour déficits excessifs.       <br />
              <br />
       Et des Etats tels que l'Italie pourraient voir déduire du calcul de leurs déficits des dépenses liées au coût de l'afflux de réfugiés, ont jugé des orateurs de gauche.       <br />
              <br />
       Le texte recommande aussi d'exclure les contributions nationales nettes au budget de l'Union européenne du calcul des déficits publics, via le vote d'un amendement des socialistes Estelle Grelier et Philip Cordery.       <br />
              <br />
       &quot;Les discussion sur les modalités de calcul des déficits publics (...) cela ne remet pas en cause la dynamique de rétablissement des comptes, qui sera poursuivie par le gouvernement conformément au programme de stabilité 2015-2018&quot;, a assuré M. Todeschini.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.mrc-france.org/Defense-et-investissements-publics-dans-le-calcul-des-deficits-nationaux-l-Assemblee-pour-une-meilleure-appreciation-des_a811.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Déficit européen et dépenses militaires de la France : retrouver le bon sens</title>
   <updated>2015-06-08T15:39:00+02:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Deficit-europeen-et-depenses-militaires-de-la-France-retrouver-le-bon-sens_a810.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2015-06-08T15:38:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Communiqué de Marie-Françoise Bechtel, 1ere vice-présidente du MRC et députée de l'Aisne, lundi 8 juin 2015.     <div>
      Je me félicite que l’Assemblée nationale débatte aujourd’hui à mon initiative des moyens de faire reconnaître par les autres Etats européens l’effort militaire fourni par la France.       <br />
       L’objectif de la résolution qui devrait être votée ce soir est simple : encourager le gouvernement à ouvrir des négociations au niveau européen pour exclure du calcul du déficit les dépenses militaires de notre pays, et tout particulièrement celles occasionnées par les opérations extérieures.       <br />
              <br />
       La question du fardeau de la défense supporté par la France au bénéfice de l’Europe n’est pas nouvelle mais se pose avec une acuité particulière alors que nos forces sont toujours déployées en Afrique subsaharienne. Nous y agissons sur mandat de l’Onu en vue de protéger le territoire européen et non seulement français, comme le montre la porosité des actions terroristes. Il faut donc obtenir de voir exclues du calcul du déficit budgétaire français les dépenses que notre pays assume seul au titre des OPEX. Ce ne sera que justice.       <br />
              <br />
       Au-delà, j’ai l’espoir que cette résolution aide à poser en termes de bon sens la question du déficit budgétaire non seulement pour la France mais aussi pour les autres pays européens. Pour tous, en effet, se pose la question d’une meilleure prise en compte des investissements productifs dans l’approche, jusqu’ici très étroite, faite par les autorités de Bruxelles de la situation budgétaire réelle des pays signataires du TSCG.       <br />
              <br />
       La Commission européenne elle-même a reconnu dans sa communication du 13 janvier 2015 que cette question se posait. C’est un pas en avant encore timide vers l’encouragement aux investissements dans les domaines de la recherche, de la technologie, de l’énergie notamment. Les économistes le soulignent tous : sans investissements publics, l’Europe ne repartira pas. Ceux qui se soucient de sa bonne santé économique, seule génératrice d’emplois, doivent se mobiliser pour faire évoluer les choses.       <br />
              <br />
       C’est dans ce sens que va notre résolution, soutenue par l’ensemble du groupe SRC et adoptée en commission (affaires européennes puis finances) la semaine dernière. J’y vois un premier pas prometteur vers une vision à la fois plus réaliste et plus ambitieuse de l’Europe.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.mrc-france.org/Deficit-europeen-et-depenses-militaires-de-la-France-retrouver-le-bon-sens_a810.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"L’amplification de notre effort de défense est un bon choix mais surtout une nécessité"</title>
   <updated>2015-06-05T11:23:00+02:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/L-amplification-de-notre-effort-de-defense-est-un-bon-choix-mais-surtout-une-necessite_a808.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2015-06-05T11:21:00+02:00</published>
   <author><name>Jean-Luc Laurent</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Intervention de Jean-Luc Laurent, Député du Val-de-Marne et Président du Mouvement Républicain et Citoyen, à la tribune de l'Assemblée nationale dans le cadre de la discussion de la loi de programmation militaire 2015-2019, jeudi 4 juin 2015.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="https://www.mrc-france.org/v/c472feaca2fa5e5c5c4704726530b8f8d00a28c4" width="608" height="372">
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     </div>
     <div>
       Monsieur le président, monsieur le ministre, madame la présidente de la commission, messieurs les rapporteurs pour avis, chers collègues, ce projet de loi d’actualisation de la programmation militaire pour les années 2015 à 2019 est une bonne nouvelle pour notre nation. Prévue par l’article 6 de la LPM, cette actualisation intervient plus tôt que prévu, dans un contexte grave, après les attentats commis en janvier sur le sol français et la montée en puissance des périls de l’Afrique subsaharienne à l’Irak.       <br />
              <br />
       Député du Mouvement républicain et citoyen, je faisais partie de ces élus qui considéraient que la loi de programmation militaire était une sorte de minimum qu’il était inenvisageable de ne pas respecter à l’euro près – je veux dire qu’il était inenvisageable de dépenser un euro de moins. Je ne peux donc qu’être satisfait de l’amplification de notre effort de défense. C’est là un épisode inédit, dont j’espère qu’il ne restera pas sans suite. Pour la première fois, nous inversons la courbe des dépenses militaires. C’est un bon choix, et une nécessité. Nous le faisons dans un cadre assaini, puisque les ressources extraordinaires les plus hasardeuses ont disparu – le recours à des expédients du type « société de projet » a été écarté par le Président de la République lors du conseil de défense du 29 avril dernier –, et l’essentiel des dépenses sera couvert par des crédits budgétaires.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Je tiens à vous signaler, mes chers collègues, que nous examinerons lundi un projet de résolution européenne présenté par Marie-Françoise Bechtel, les autres députés du Mouvement républicain et citoyen et les députés du groupe socialiste, républicain et citoyen, dans laquelle nous proposons que les dépenses de défense soient exclues du calcul du déficit public. L’effort de défense de la France, un effort indépendant, contribue à la sécurité de l’Europe. L’Union européenne doit en tenir compte.       <br />
              <br />
       Ces ressources nouvelles serviront aux effectifs pour la force opérationnelle terrestre, pour le renseignement et la cyberdéfense. Ces ressources permettront l’acquisition d’équipements qui sont vitaux. Ce changement de trajectoire budgétaire accompagne un investissement inédit dans la sécurité intérieure. En effet, si notre Livre blanc est construit sur le triptyque protection, dissuasion, intervention, l’impératif de protection prend un tour nouveau – nous le constatons fort bien avec les opérations Sentinelle et Cuirasse. La France vit malheureusement au rythme de Vigipirate depuis les années 90, notre armée aussi. Le provisoire dure, le provisoire s’amplifie. Il est vital de mieux définir cet engagement durable dans la sécurité intérieure, sa doctrine, les moyens et son économie. Aussi, après avoir actualisé notre programmation budgétaire, une actualisation de notre Livre blanc serait sans doute très utile, monsieur le ministre.       <br />
              <br />
       Partisan du lien armée-nation, en faveur duquel je milite, je salue les dispositions sur la réserve et surtout la création du service militaire volontaire, sur la base de l’expérience du service militaire adapté. Je suis tellement convaincu de l’importance de cette proposition que j’ai voulu en supprimer le caractère expérimental. Malheureusement, le président de la commission des finances et le rasoir de l’article 40 de la Constitution sont passés par là.       <br />
              <br />
       Je me permets d’ajouter une petite note diplomatique, monsieur le ministre. Je pense que les deux phrases sur la Russie qui figurent dans le rapport annexé à ce projet de loi sont deux phrases de trop. La crise russo-ukrainienne me préoccupe, les initiatives du Président Poutine ne sont pas toujours compréhensibles, mais pour la France l’enjeu est diplomatique, il n’est pas militaire.       <br />
              <br />
       La France doit être médiatrice, et non belligérante. Cette erreur, nous l’avons commise en Syrie. Nous ne devons pas la commettre avec la Russie.       <br />
              <br />
       Pour conclure, je veux saluer le professionnalisme, le courage et la solidité de nos soldats dans les missions qui leur sont confiées tant à l’extérieur qu’à l’intérieur de nos frontières. Député du Val-de-Marne, maire du Kremlin-Bicêtre, au contact quasi quotidien de nos forces armées, je voulais aussi en porter témoignage, leur dire notre reconnaissance, leur dire que nous les soutenons avec cette programmation militaire actualisée que les députés du Mouvement républicain et citoyen approuveront.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Infographie : Pourquoi faut-il exclure certaines dépenses militaires du calcul du déficit public?</title>
   <updated>2015-05-23T13:28:00+02:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Infographie-Pourquoi-faut-il-exclure-certaines-depenses-militaires-du-calcul-du-deficit-public_a792.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2015-05-21T15:54:00+02:00</published>
   <author><name>Mouvement Républicain et Citoyen</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Infographie sur la proposition de résolution européenne MRC (Marie-Françoise Bechtel, Jean-Luc Laurent et Christian Hutin) qui sera examinée à l'Assemblée nationale le 8 juin 2015.     <div>
      <p  style=" margin: 12px auto 6px auto; font-family: Helvetica,Arial,Sans-serif; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 14px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; -x-system-font: none; display: block;">   <a title="View Infographie PPRE défense et calcul déficit on Scribd" href="https://www.scribd.com/doc/266333557/Infographie-PPRE-defense-et-calcul-deficit"  style="text-decoration: underline;" >Infographie PPRE défense et calcul déficit</a> by <a title="View MRC_France's profile on Scribd" href="https://www.scribd.com/MRC_France"  style="text-decoration: underline;" >MRC_France</a></p><iframe class="scribd_iframe_embed" src="https://www.scribd.com/embeds/266333557/content?start_page=1&view_mode=scroll&access_key=key-4SEjJ1dbkuoJUdv2cIlJ&show_recommendations=true" data-auto-height="false" data-aspect-ratio="0.20749942489072923" scrolling="no" id="doc_28188" width="100%" height="600" frameborder="0"></iframe>       <br />
       Crédits : Alban Busnel       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.mrc-france.org/Infographie-Pourquoi-faut-il-exclure-certaines-depenses-militaires-du-calcul-du-deficit-public_a792.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Une proposition de résolution parlementaire MRC examinée en juin à l’Assemblée pour desserrer l’étau du critère européen des 3% de déficit</title>
   <updated>2015-05-20T10:43:00+02:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Une-proposition-de-resolution-parlementaire-MRC-examinee-en-juin-a-l-Assemblee-pour-desserrer-l-etau-du-critere-europeen_a790.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <photo:imgsrc>https://www.mrc-france.org/photo/art/imagette/7807809-12109363.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2015-05-20T10:23:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Par Marie-Françoise Bechtel, députée de l'Aisne et vice-présidente du MRC, mardi 19 mai 2015. Le texte de la proposition de résolution est disponible ci-dessous.     <div>
      Adopté avec le Traité d’Amsterdam et le Pacte de stabilité et de croissance, le critère de déficit budgétaire dit des « 3% » s’est révélé être, à bien des égards, excessivement rigide : la crise économique déclenchée en 2008 ainsi que l’atonie de la zone euro lui ont donné un caractère contreproductif, incitant les Etats européens à des politiques de rigueur simultanées.       <br />
               <br />
       Le TSCG, ratifié en 2012, a encore renforcé ces règles qui enserrent les budgets des Etats membres à la fois dans la loi de finances annuelle et sur le moyen terme.       <br />
              <br />
       De ce fait, le budget de nos armées est plus que jamais contraint par nos engagements européens en matière de déficit public et cela alors même que la France intervient notamment en Centrafrique dans des conditions qui pèsent essentiellement sur le budget national.       <br />
              <br />
       Il est incontestable que la France assume une partie de l’effort pour le compte de nos partenaires européens à travers ses opérations extérieures (OPEX), notamment dans des zones d’Afrique subsaharienne. Dans ce cadre, nous agissons sur mandat de l’Onu en vue de protéger le territoire européen et non seulement français, comme le montrent la porosité des actions terroristes. De plus, les investissements nécessités par le maintien d’un arsenal nucléaire nous placent dans une situation unique au sein des pays ayant ratifié le TSCG, c’est-à-dire soumis à la règle des 3%.       <br />
              <br />
       Il y a donc urgence à agir pour faire reconnaitre par l’Europe le double effort supporté par notre pays.       <br />
              <br />
       La résolution, initiée par les députés du Mouvement Républicain et Citoyen et portée par le groupe SRC, propose le retrait du calcul des 3% du surplus de dépenses engendré tant par le poids des OPEX que par le maintien de la dissuasion nucléaire. Pour y parvenir, elle appelle à une renégociation européenne du Protocole n°12 annexé au TFUE et définissant le déficit structurel.       <br />
              <br />
       Elle propose également d’entamer avec nos partenaires européens une réflexion sur un possible retrait, à terme, des investissements d’avenir.       <br />
              <br />
       Cette résolution sera examinée en séance le lundi 8 juin, la semaine suivant l’examen de la Loi de programmation militaire.       <br />
              <br />
       Son adoption serait un message fort et volontariste adressé aux institutions européennes autant qu’une reconnaissance méritée de l’implication de nos armées.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.mrc-france.org/photo/art/default/7807809-12109363.jpg?v=1432111304" alt="Une proposition de résolution parlementaire MRC examinée en juin à l’Assemblée pour desserrer l’étau du critère européen des 3% de déficit" title="Une proposition de résolution parlementaire MRC examinée en juin à l’Assemblée pour desserrer l’étau du critère européen des 3% de déficit" />
     </div>
     <div>
      <p  style=" margin: 12px auto 6px auto; font-family: Helvetica,Arial,Sans-serif; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 14px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; -x-system-font: none; display: block;">   <a title="View Proposition de Résolution Européenne MRC on Scribd" href="https://fr.scribd.com/doc/265968659/Proposition-de-Resolution-Europeenne-MRC"  style="text-decoration: underline;" >Proposition de Résolution Européenne MRC</a> by <a title="View MRC_France's profile on Scribd" href="https://www.scribd.com/MRC_France"  style="text-decoration: underline;" >MRC_France</a></p><iframe class="scribd_iframe_embed" src="https://www.scribd.com/embeds/265968659/content?start_page=1&view_mode=scroll&access_key=key-ibeOtbCxg2qHMCvSmCDg&show_recommendations=true" data-auto-height="false" data-aspect-ratio="0.6676535899333826" scrolling="no" id="doc_65080" width="100%" height="600" frameborder="0"></iframe>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.mrc-france.org/Une-proposition-de-resolution-parlementaire-MRC-examinee-en-juin-a-l-Assemblee-pour-desserrer-l-etau-du-critere-europeen_a790.html" />
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   <title>Vote du MRC sur l’intervention en Irak : oui, mais…</title>
   <updated>2015-01-13T19:00:00+01:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Vote-du-MRC-sur-l-intervention-en-Irak-oui-mais_a730.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2015-01-13T14:44:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Communiqué de Marie-Françoise Bechtel, 1ere vice-présidente du MRC et députée de l'Aisne, mardi 13 janvier 2015.     <div>
      L’autorisation que le gouvernement va demander cet après-midi au Parlement de prolonger son intervention en Irak ne peut légitimement être refusée même si elle appelle des réserves.        <br />
              <br />
       Le MRC ne refusera pas de voter cette autorisation afin de ne pas donner un signe de faiblesse dans la lutte contre un terrorisme particulièrement dangereux, celui de Daech, dont notre pays vient de faire particulièrement les frais.        <br />
              <br />
       Mais cette autorisation n’interdit pas une certaine lucidité. L’intervention en Irak est une opération ciblée qui exclut sans justification une autre intervention, tout aussi nécessaire, sur le territoire syrien. En s’enferrant depuis deux ans d’une diplomatie du « tout sauf Bachar », prenant d’ailleurs la suite de la diplomatie de N. Sarkozy et A. Juppé, la France s’interdit aujourd’hui de lutter, partout où cela est nécessaire, contre l’ennemi principal qui est le terrorisme des épigones de Ben Laden et de l’Etat islamique au Levant.       <br />
              <br />
       Le MRC appelle en outre le gouvernement à une analyse véritable des causes internationales du terrorisme que sont l’éclatement des Etats dans tout le Moyen-Orient auquel les puissances occidentales ont contribué et dont elles paient aujourd’hui le prix. Le retour à une position plus juste dans le conflit israélo-palestinien n’a jamais, de son côté, été plus nécessaire pour éviter les amalgames suicidaires qui atteignent toute une génération vouée à la rage de l’impuissance, et conduite par-là à une violence sans excuse.        <br />
              <br />
       Une politique internationale plus juste permettrait de donner des fondements solides à la réponse ferme et sans concession que la République doit faire à tous ceux qui veulent importer sur son territoire le fanatisme et la violence.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>L'adieu au critère des 3%</title>
   <updated>2014-12-02T14:46:00+01:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/L-adieu-au-critere-des-3_a705.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2014-12-02T14:46:00+01:00</published>
   <author><name>Jean-Luc Laurent</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Intervention de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, à la tribune de l'Assemblée nationale dans le cadre du projet de loi de de finances rectificative pour 2014, lundi 1er décembre 2014.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      Monsieur le président, monsieur le secrétaire d’État, monsieur le président de la commission des finances, madame la rapporteure générale, chers collègues, nous abordons le dernier épisode de l’exercice budgétaire de 2014. Certes, il reste encore celui de la loi de règlement, mais celle-ci suscite rarement des débats fiévreux.       <br />
              <br />
       Quoi qu’il en soit, 2014 restera comme l’année où la France est sortie de la trajectoire. Elle en est sortie non par un coup de volant énergique, non plus que par le choix d’un autre chemin, comme le propose le Mouvement républicain et citoyen. Non, la France est sortie de la route par la force des choses : la politique de rigueur a fini de tuer la croissance et nous supportons la rigueur sans ses fruits attendus : le redressement des comptes publics.       <br />
              <br />
       Les comptes publics sont assainis, comme en témoigne l’amélioration du solde structurel, mais le bilan reste totalement déséquilibré, loin du critère des 3 % – critère magique pour certains, maléfique pour d’autres comme moi. Nous récoltons une croissance quasi nulle et un chômage au plus haut.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Déçus par le suivisme européen du Président de la République, nous nous en sommes remis à une forme de pragmatisme qui conduirait l’exécutif à frôler le précipice sans y sauter.       <br />
              <br />
       C’est le cas de ce projet de loi de finances rectificative pour 2014 qui, après celui du mois de juillet, maintient un objectif de déficit – le terme de « cible » serait plus juste – de 4,4 % sans en rajouter, sans transformer la rigueur en austérité comme le propose la droite, en serrant les dépenses et en constatant que les recettes rentrent mal.       <br />
              <br />
       Plutôt qu’une sortie volontaire du critère des 3 %, l’exécutif a choisi ou subi une sortie en biais. Le moins que l’on puisse dire est que le résultat politique n’est pas vraiment le même.       <br />
              <br />
       Dans la nouvelle gouvernance de la zone euro, cette sortie en biais nous expose aux échanges de courriers cachés, aux promesses qui n’engagent pas et à l’éloge permanent des réformes structurelles à venir, tout cela sous le regard d’un Parlement qui préfère pour l’instant – je veux y croire – ne pas trop chercher à savoir s’il est encore souverain, et de citoyens désabusés qui s’inquiètent de savoir si les efforts qui leur sont demandés sont utiles pour que la France s’en sorte.       <br />
              <br />
       Je voudrais à présent faire deux remarques qui devraient, je l’espère, nourrir autant d’actions volontaristes.       <br />
              <br />
       Tout d’abord, la France assume des responsabilités mondiales. Membre du Conseil de sécurité des Nations Unies, elle intervient en Afrique et au Proche-Orient. Notre pays en assume seul les coûts, monsieur le secrétaire d’État, et ces interventions extérieures prouvent l’absurdité des critères comptables des traités européens depuis Maastricht. La France ne doit pas renoncer à faire reconnaître la spécificité de ces charges qui bénéficient à tous, y compris à nos voisins qui ont la faiblesse de penser que l’instabilité au Sahel ou au Proche-Orient ne les concerne pas. Quand certains dissertent sur les vertus de l’intégration de la prostitution dans le PIB, il me semble plus urgent d’exclure les dépenses militaires du critère des 3 % de déficit, et en particulier les dépenses d’intervention mais aussi de dissuasion nucléaire.       <br />
              <br />
       Ce sont des opérations souveraines et nous ne demandons pas à nos voisins de les financer. Nous demandons simplement que ces interventions ne soient pas soumises aux règles absurdes – c’est ma conviction profonde – des comptables de Bercy, de Bruxelles ou de Berlin.       <br />
              <br />
       Le deuxième sujet peut sembler plus futile et je l’aborde sans gaieté de cœur, contraint par une exigence anachronique et par un suivisme gouvernemental que je ne comprends pas. Il s’agit de la défiscalisation des manifestations sportives internationales, à commencer par le prochain Euro 2016 – nous y reviendrons naturellement en examinant l’article 24.       <br />
              <br />
       J’ai pris connaissance des débats en commission des finances. Payer l’impôt commun devrait être une évidence ; ce n’est plus le cas. Le sport professionnel, les spectacles sportifs et le sportbusiness sont des phénomènes sociaux et des objets politiques très ambivalents, voire embarrassants. Personne ne souhaite les renvoyer à la catégorie du pur spectacle et en faire de modernes jeux du cirque.       <br />
              <br />
       Pour cela, nous avons besoin de régulation et de régulateurs. C’est le rôle qui incombe aux grandes fédérations. Et voilà qu’une grande fédération, l’UEFA, se comporte comme la plus cynique des multinationales en mettant en concurrence les systèmes fiscaux. La fédération qui promeut une belle idée, le fair-play financier, se révèle hostile au fair-play fiscal le plus élémentaire.       <br />
              <br />
       Rien ne justifie un régime fiscal dérogatoire ; rien ne justifie une telle rupture avec la décence ordinaire du paiement de l’impôt. On m’opposera, je le sais, le rayonnement de la France, mais le rayonnement de la France consiste depuis deux cents ans à montrer la voie à partir de principes simples, de principes justes.       <br />
              <br />
       Si nous n’en sommes pas capables sur un petit sujet comme celui-ci, chers collègues, alors j’ai bien peur qu’il faille en rabattre sur beaucoup d’autres. Or, si l’État ne peut pas dire son fait à une fédération de fédérations, alors à quoi peut bien servir l’État ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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  <entry>
   <title>Irak : Au-delà de l’opération militaire, il faut une solution politique</title>
   <updated>2014-09-24T17:55:00+02:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Irak-Au-dela-de-l-operation-militaire-il-faut-une-solution-politique_a669.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2014-09-24T16:50:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Communiqué de Marie-Françoise Bechtel, députée de l'Aisne et 1ere vice-présidente du MRC, mercredi 24 septembre 2014.     <div>
      La France ne doit pas céder à l’illusion qu’elle serait le fleuron d’une coalition aux avant-postes du combat contre le terrorisme. D’autant plus qu’elle ne participe pas à l’intervention en Syrie, crispée dans une posture qui a fait de Bachar Al Assad la cible principale de l’Occident depuis 2012.       <br />
              <br />
       S’il existe une demande irakienne d’aide militaire, aide approuvée par le Conseil de sécurité, la France ne doit pas pour autant chercher à parader au premier plan d’une coalition hétérogène qui d’ailleurs serait plus légitime si elle s’étendait à l’ensemble des puissances du Conseil de sécurité, en premier lieu la Russie.       <br />
              <br />
       Au-delà, il faut rompre avec le va-t-en-guerrisme sans lendemain qui n’était pas la tradition de la France au sein du camp occidental avant Nicolas Sarkozy et Alain Juppé.       <br />
              <br />
       Nous devons ainsi tirer les leçons des erreurs de la catastrophique opération libyenne qui a voulu l’explosion du régime au prix de l’éclatement du pays en factions, permettant  l’armement des terroristes jusqu’en Afrique et en Syrie.       <br />
              <br />
       La France serait mieux inspirée de faire entendre la voix de la raison : il faut impérativement viser à la reconstruction des Etats dont l’éclatement est d’ailleurs dû aux ingérences incontrôlées des puissances occidentales. Il faut donc regarder au-delà de l’opération militaire vers une solution politique.       <br />
              <br />
       Garantir un cadre national dans lequel ils peuvent vivre en sécurité aux peuples irakien et syrien est un devoir historique absolu pour les puissances qui auront tant contribué, à travers des opérations d’ingérence répétées, à l’éclatement des Etats aux bénéfices de communautés devenues la proie des extrêmes.       <br />
              <br />
       La France doit être le pays qui rappelle cette nécessité, elle doit insister sur l’importance du débouché politique. Elle a su le faire par le passé, y compris en s’opposant à la « guerre des civilisations». Il lui reste à retrouver vraiment la voix qui fut la sienne.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Conférence de Paris sur la paix et la sécurité en Irak : la France doit plaider pour la raison</title>
   <updated>2014-09-15T11:45:00+02:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Conference-de-Paris-sur-la-paix-et-la-securite-en-Irak-la-France-doit-plaider-pour-la-raison_a658.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2014-09-15T11:44:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Communiqué de Marie-Françoise Bechtel, députée de l'Aisne et 1ere vice-présidente du MRC, lundi 15 septembre 2014.     <div>
      Les conditions pour se lancer aujourd’hui dans une coalition contre l’Etat islamique au Levant sont plus qu’incertaines.       <br />
              <br />
       Devant le flou des intentions du président Obama, la composition paradoxale d’une coalition internationale avec des Etats qui ont jusqu’ici financé le terrorisme, l’accord encore insuffisant du gouvernement irakien et l’absence d’appui des forces armées sur le terrain, la France serait bien inspirée de plaider contre une nouvelle aventure au Moyen-Orient.       <br />
              <br />
       Il faut tirer les leçons des désastreuses opérations d'ingérence qui, depuis la guerre d'Irak en passant par le ratage de l'intervention française en Libye, ont contribué à la situation chaotique actuelle et à la multiplication des foyers de terrorisme.       <br />
              <br />
       L’aval de l’ONU est aujourd’hui un prérequis indispensable à toute intervention qui permettrait de sécuriser les frontières au sein desquelles les victimes sont d’abord les peuples.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Ukraine : La France à la remorque de l’OTAN</title>
   <updated>2014-09-04T14:52:00+02:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Ukraine-La-France-a-la-remorque-de-l-OTAN_a656.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2014-09-04T14:49:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Communiqué de Marie-Françoise Bechtel, députée de l'Aisne et 1ere vice-présidente du MRC, jeudi 4 septembre 2014.     <div>
      En prenant la décision de suspendre la livraison à l’automne d’un porte-hélicoptères Mistral à la Russie, le Président de la République enfonce encore un peu plus notre diplomatie dans la mauvaise voie.        <br />
              <br />
       Céder à la pression des Etats-Unis et de l’OTAN comme nous venons de le faire ne pourra qu’accentuer les tensions en Ukraine dont le gouvernement a joué la provocation au lieu de proposer la solution de décentralisation qui lui avait été demandée.        <br />
              <br />
       Notre diplomatie n’a pas et n’a jamais eu vocation à se vassaliser vis-à-vis des Etats-Unis alors que la relation franco-russe est un élément essentiel de l’équilibre européen.        <br />
              <br />
       La France donne en outre des gages à une Union Européenne va-t-en-guerre qui décidément ne montre de volonté que lorsqu’il s’agit d’affaiblir notre continent.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Conseil de Défense: la loi de programmation militaire doit être respectée à l’euro près</title>
   <updated>2014-06-02T10:03:00+02:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Conseil-de-Defense-la-loi-de-programmation-militaire-doit-etre-respectee-a-l-euro-pres_a622.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2014-06-02T10:01:00+02:00</published>
   <author><name>Jean-Luc Laurent</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Communiqué de Jean-Luc Laurent, Président du MRC et député du Val-de-Marne, lundi 2 juin 2014.     <div>
      Le Président de la République réunit un Conseil de Défense cet après-midi dans un contexte où la préparation de la loi de finances rectificative 2014 comme la mauvaise exécution du budget 2013 mettent sous pression le budget de l’Etat. Alors que le gouvernement s’acharne à vouloir faire rentrer le budget dans le critère bruxellois des 3% de déficit budgétaire, la recherche d’économies ne peut en aucun cas concerner le budget militaire qui a déjà payé.       <br />
              <br />
       Le cadre budgétaire a été fixé par la loi de programmation militaire (LPM) pour la période 2014-2019. Voté il y a six mois, ce texte d’équilibre permet d'assurer les missions de la défense nationale (protection du territoire et des ressortissants, opérations extérieures, dissuasion nucléaire) tout en poursuivant la restructuration des armées (baisse d’effectifs, baisse de la masse salariale, calibrage au plus juste des programmes d’armement). Ni gels, ni reports, ni annulations de crédits, cette loi de programmation doit être respectée à l’euro près, quelque que soient les mauvaises nouvelles budgétaires par ailleurs ou le surcoût des opérations extérieures comme au Mali et en Centrafrique.       <br />
              <br />
       La semaine dernière, le Premier Ministre et le Ministre de Défense ont rassuré, en indiquant que la trajectoire budgétaire serait respectée. Il est essentiel maintenant que le Président de la République, chef des Armées aux termes de la Constitution, ait une parole ferme pour confirmer l’engagement de sanctuarisation pris en début d’année lors de la promulgation de la LPM.       <br />
              <br />
       Les dépenses militaires ne sont pas des dépenses comme les autres: la France doit se protéger aujourd'hui et aussi préserver sa capacité d’action future par des investissements importants. C’est le sens du courrier que j'ai adressé au Chef de l'Etat mercredi dernier.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Budget de la défense: l’exception française et l’Europe</title>
   <updated>2014-05-26T18:36:00+02:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Budget-de-la-defense-l-exception-francaise-et-l-Europe_a620.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2014-05-26T18:34:00+02:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Communiqué de Marie-Françoise Bechtel, députée de l'Aisne et 1ere vice-présidente du MRC, lundi 26 mai 2014.     <div>
      A l’heure où se pose avec acuité dans notre pays la question du maintien du budget de notre défense au niveau prévu par la dernière loi de programmation militaire, une issue est possible. Le MRC propose que soit négociée avec nos partenaires européens la sanctuarisation de notre budget militaire qui serait maintenu hors du calcul des déficits tel qu’il résulte du traité TSCG.       <br />
              <br />
       Il s’agirait de retirer du calcul des 3% la part de nos dépenses militaires correspondant à l’effort fait par la France au Mali et en Centrafrique. Il faut comparer ce qui est comparable. Or cet investissement d’utilité commune reste pour l’essentiel un effort qui est assumé par la France seule. Il n’est donc pas équitable que notre budget soit comparé à celui de pays qui non seulement ne font pas le même effort, mais en outre ne manifestent pas leur devoir de solidarité en la matière.       <br />
              <br />
       Une telle négociation permettrait de soulager la charge contributive des Français. Quant à l’Union européenne, elle aurait là l’occasion, rare en ce moment, de faire preuve à la fois non seulement de justice mais aussi d’une vraie capacité de prise en compte des réalités.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.mrc-france.org/Budget-de-la-defense-l-exception-francaise-et-l-Europe_a620.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>La France en Centrafrique: gendarme ou otage ?</title>
   <updated>2014-02-25T14:53:00+01:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/La-France-en-Centrafrique-gendarme-ou-otage_a582.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2014-02-25T14:51:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Communiqué de Marie-Françoise Bechtel, députée de l'Aisne et 1ere vice-présidente du MRC, mardi 25 février 2014.     <div>
      La France ne pouvait s'exonérer de ses responsabilités historiques en Afrique. C'est pourquoi elle est intervenue sous mandat de l'ONU au Mali puis en Centrafrique.       <br />
              <br />
       Il y a toutefois des différences profondes entre ces deux situations : au Mali nous luttons clairement contre le terrorisme, en Centrafrique la France se retrouve au milieu d'une situation qui tend à devenir inextricable entre des groupes porteurs d'une violence extrême, un système de représailles qui devient incontrôlable. La déliquescence de l’Etat avait sans doute été sous-estimée jusque-là.       <br />
              <br />
       Nos troupes sur place font tout ce qu'elles peuvent dans des conditions de plus en plus difficiles. Ne pouvant partir en laissant derrière elle une telle situation, la France, bien loin d'être un gendarme est plutôt en train de devenir un otage en ce sens qu'elle n'est plus libre de partir.       <br />
              <br />
       Il y a au moins un point commun avec le Mali : une Europe aux abonnés absents qui compte sur la France pour faire  le travail. Mais celui- ci devient si difficile que cette inertie ne pourra durer éternellement. C’est à présent à la force internationale de prendre ses responsabilités. Et vite.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.mrc-france.org/La-France-en-Centrafrique-gendarme-ou-otage_a582.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Centrafrique: la France seule jusqu’à quand ?</title>
   <updated>2013-12-10T17:51:00+01:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Centrafrique-la-France-seule-jusqu-a-quand_a558.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2013-12-10T17:49:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Communiqué de Marie-Françoise Bechtel, Députée de l'Aisne et Vice-présidente du MRC, mardi 10 décembre 2013.     <div>
      Moins consensuelle que l’intervention au Mali, l’intervention française en Centrafrique était pourtant inévitable. Mais dans quel contexte et à quel prix ?       <br />
              <br />
       Il ne s’agit pas cette fois d’une lutte frontale contre le terrorisme. Il s’agit d’une intervention, également autorisée par l’ONU, dans un conflit interne qui oppose des milices de groupes armés entre elles, sans Etat capable de remettre de l’ordre et de protéger son peuple. L’opération a déjà fait deux morts et il est à redouter que nos soldats restent très exposés, intervenant au sein même de la population où il faut désarmer les uns en empêchant les autres de se livrer à des lynchages.        <br />
              <br />
       La charge ainsi laissée à la France, les sacrifices en vies humaines qu’elle seule est amenée à consentir, posent une fois encore la question de la démission européenne vis-à-vis d’un continent pourtant essentiel à son avenir. Aujourd’hui l’Europe est toujours présente, pour ne pas dire intrusive, dans les politiques nationales, toujours prête à guider les nations développées qui la composent vers des objectifs qu’elles n’ont pas décidés. Mais lorsqu’il s’agit d’aider les nations faibles avec lesquelles elle est liée par l’histoire, sans parler de la proximité, l’Europe n’a soudainement plus de volonté d’agir.        <br />
              <br />
       A l’heure où la France affronte des risques considérables pour l’intérêt commun, elle est fondée à exiger une déduction de nos dépenses militaires du calcul bruxellois de notre déficit. En aura-t-elle la volonté ? Ce serait bien le minimum.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Loi de programmation militaire (2016-2020) : la France a les moyens de tenir son rang et de faire face à ses responsabilités</title>
   <updated>2013-11-27T10:41:00+01:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Loi-de-programmation-militaire-2016-2020-la-France-a-les-moyens-de-tenir-son-rang-et-de-faire-face-a-ses-responsabilites_a544.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2013-11-26T19:00:00+01:00</published>
   <author><name>Jean-Luc Laurent</name></author>
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Communiqué de Jean-Luc Laurent, Président du Mouvement Républicain et Citoyen, Député du Val-de-Marne, mardi 26 novembre 2013.     <div>
      La loi de programmation militaire, dont la discussion commence aujourd’hui à l’Assemblée Nationale, soulève un enjeu majeur: l’indépendance de la France sur la scène internationale et sa capacité d’action.  Quand certains rêvent la France désarmée et ne tolèrent même plus le défilé militaire du 14 juillet, le Mouvement Républicain et Citoyen est convaincu qu’il n’y a pas de patriotisme sans forces armées.       <br />
              <br />
       Membre permanent du Conseil de Sécurité des Nations Unies, grande nation européenne et riveraine de la Méditerranée, liée de manière forte et ancienne avec le continent africain, la France peut-elle faire face à ses éminentes responsabilités ? C’est à cette seule aune que la loi de programmation de militaire doit être jugée.       <br />
              <br />
       Dans un contexte budgétaire particulièrement contraint, la réponse est positive. Les moyens alloués aux armées représentent plus de 10% du budget de l’Etat et  ils seront stables sur la période 2014-20. Ce format bas reste satisfaisant même si, comme l’ont proposé plusieurs fois les députés MRC, les dépenses militaires ne devraient pas être prises en compte dans le calcul du déficit public.       <br />
              <br />
       La France doit assumer la protection du territoire national et des Français, maintenir les deux composantes de la dissuasion nucléaire  et être capable de mener des interventions extérieures comme actuellement au Mali. La préservation de l’autonomie stratégique est plus que jamais un objectif dont ni la chimérique Europe de la Défense ni le retour dans le commandant intégré de l’OTAN ne doivent nous détourner.       <br />
              <br />
       Même si la baisse sera moins forte que dans la période de 2008-1013, il est essentiel que la dimension humaine de la Défense soit bien prise en compte pour que les personnels militaires et civils qui servent la France soient assurés de la confiance et de la reconnaissance de la Nation.       <br />
              <br />
       La loi de programmation 2014-2020 assure également le maintien des industries de Défense qui sont, elles aussi, indispensables à l’autonomie stratégique de la France.
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     <br style="clear:both;"/>
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