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 <title>MRC - Mouvement Républicain et Citoyen</title>
 <subtitle><![CDATA[Site officiel du MRC. Découvrez les élus, le programme, les positions, l'organisation et l'équipe du Mouvement Républicain et Citoyen. Articles, communiqués, adhésions.]]></subtitle>
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   <title>Fermeture de Fessenheim : une décision de toute petite politique</title>
   <updated>2017-02-08T18:46:00+01:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Fermeture-de-Fessenheim-une-decision-de-toute-petite-politique_a1019.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2017-01-24T12:38:00+01:00</published>
   <author><name>Jean-Luc Laurent</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, mardi 24 janvier 2017.     <div>
      Sous la menace de représailles hallucinantes de la part du gouvernement (blocage  de Flamanville et arrêt de Paluel), le conseil d’administration d’EDF a été contraint de voter le mécanisme d’indemnisation qui va permettre au gouvernement de fermer la centrale de Fessenheim.        <br />
              <br />
       Cette décision va contre l’intérêt de l’entreprise EDF (dont l’Etat est actionnaire à 85% et qu’il doit prochainement recapitaliser) et contre l’intérêt des Français qui sont privés d’une électricité abondante et bon marché.  Malgré son âge, la centrale de Fessenheim est productive et sûre. Rien ne justifie cette fermeture.       <br />
              <br />
       Si on poursuit ces fermetures, on se demande bien quelles énergies on va pouvoir taxer pour financer le subventionnement massif des énergies renouvelables ?         <br />
              <br />
       Le rééquilibrage et la diversification du mix énergétique, comme le développement des renouvelables, ne doit pas se faire à coups de mesures-guillotines comme le plafond de production électronucléaire inscrit dans la loi de 2015 (que je n’ai pas votée pour cette raison) ou de slogans idéologiques.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Climat/COP21 : "Le nucléaire est un atout pour la France"</title>
   <updated>2015-08-29T13:23:00+02:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Climat-COP21-Le-nucleaire-est-un-atout-pour-la-France_a856.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2015-08-29T12:25:00+02:00</published>
   <author><name>Jean-Luc Laurent</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Intervention de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, à l'Université d'été du Parti Socialiste de La Rochelle, lors de la plénière "COP21 : les partis s'engagent", vendredi 28 août 2015.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      Chers camarades, nous sommes d'accord sur un point : le changement climatique est une réalité. Et à  partir du moment où il y a une responsabilité humain, le politique doit s’en emparer et se poser la question des moyens d’agir. Quelle action conduire ?       <br />
              <br />
       Faire des choix de société, investir, encourager les comportements vertueux, parfois même en contraignant ou en taxant - sans tomber dans ce qui a été qualifié d’écologie punitive : voilà le rôle du politique et il est donc important que nous ayons à gauche ces débats.       <br />
              <br />
       Du point de vue du MRC, nous considérons tout d'abord qu’il est fondamental de ne pas opposer l'environnement et le développement. Nous devons articuler la lutte contre le réchauffement climatique et la croissance, le progrès d’un côté et la préservation de l’environnement de l’autre. Il faut à la fois répondre aux besoins de notre économie et de notre modèle social, aux besoins des Français tout en affrontant les enjeux climatiques mais également de santé publique. C’est tout cet ensemble qu’il faut avoir à l’esprit. La responsabilité de la politique est de “tenir tous les bouts” et donc de fixer des objectifs atteignables, loin des simples effets d’annonce. Les questions sociales et économiques, la question nationale et la question environnementale  sont liées. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Ensuite, le MRC estime qu’un des objectifs centraux de nos décisions et de nos positions doit être d'assurer notre indépendance et de maintenir notre souveraineté énergétique ainsi que la sécurité de notre approvisionnement. C’est un enjeu d'intérêt national. Car, s’il y a la COP21 et des négociations internationales, la France a aussi des responsabilités particulières        <br />
              <br />
       Pour le MRC, le traitement politique du changement climatique passe par la production d’énergie avant tout. C’est la question structurante et c’est dans ce domaine que l’Etat doit garder la main et rester l’acteur stratégique. De ce point de vue, je me félicite par exemple du rapprochement entre AREVA et EDF intervenu il y a quelques mois et qui permet non seulement de sauvegarder la filière industrielle nucléaire, mais également de préserver les positions de la France et la présence publique dans le secteur de l’énergie.       <br />
              <br />
       La question qui se pose donc à nous est : comment produire une énergie de faible intensité en carbone et peu émettrice de gaz à effet de serre tout en répondant aux besoins importants de notre pays ?       <br />
              <br />
       Tout d’abord, évidemment il faut tourner à terme la page du combustible fossile et, en attendant, améliorer le captable et stockage du carbone pour les centrales électrique ayant recours à ces combustibles.       <br />
              <br />
       Ensuite, les énergies renouvelables ont évidemment toute leur place dans un mix énergétique équilibré et diversifié mais ni les énergies renouvelables stables (hydraulique, géothermie), ni les énergies renouvelables intermédiaires (éoliennes, photovoltaïque) ne sont totalement au point à ce jour. Il faut poursuivre l’investissement et la recherche dans ce domaine pour monter en charge. Nous savons que cela sera progressif, que cela demande du temps.        <br />
              <br />
       La clé est donc le nucléaire, même si l’idée ne plait pas à tout le monde. Je fais partie des quelques députés à l’Assemblée qui étaient en désaccord sur le volet nucléaire de la loi de transition énergétique, tant sur le plafonnement de la production que sur la réduction, trop rapide à mon sens, de la part du nucléaire dans notre production énergétique. Le nucléaire est un atout de la France, un rare fleuron de l’industrie française, un pilier de notre économie à préserver. Mais surtout : c’est un mode de production électrique qui émet peu de gaz à effet de serre et surtout un coût raisonnable pour les ménages et les entreprises !        <br />
              <br />
       J’entends bien les objections que l’on peut faire sur le coût à long terme, sur la sécurité et la gestion des déchets mais nous aurions tort de jeter le bébé avec l’eau du bain, surtout lorsqu’il constitue un atout dans la lutte contre le réchauffement climatique. Ne faisons pas les mêmes erreurs que l’Allemagne, contrainte aujourd’hui à revenir à la combustion de fossiles pour sortir du nucléaire.       <br />
              <br />
       Au-delà, de la production énergétique se posent évidemment d’autres questions sur lesquelles nous devons agir, en France :       <br />
              <br />
       Je pense au logement : il faut encourager plus vivement les travaux d'isolation;       <br />
              <br />
       Je pense aussi aux transports, pour lesquels il faut favoriser le passage de la route au rail pour les échanges commerciaux et le déploiement de transports collectifs pour les déplacements des personnes. Je regrette donc le développement des transports en car décidé par la loi Macron. Il faut également soutenir le développement et l’achat de véhicules individuels propres : voitures mais aussi vélos électriques.       <br />
              <br />
       Au niveau de l’industrie, je pense qu'il faut augmenter sensiblement le prix du carbone sur le marché européen (ETS) qui évolue aujourd’hui entre 5 et 10 euros. C’est beaucoup trop peu pour peser sur les comportements des entreprises.       <br />
              <br />
       Enfin, pour l’agriculture : favoriser les circuits courts et donc le made in France même si une grande part de l’émission de gaz à effet de serre provient de la production agricole plutôt que du transport.        <br />
              <br />
       Voilà quelques pistes concrètes. Comme citoyen français et comme responsable politique, je souhaite que ne soient pas opposés développement de notre économie et environnement car question sociale, question économique, question de souveraineté et question environnementale sont liées. Nous devons parvenir à établir cette bonne articulation dans le cadre de l’action publique. C’est comme cela que nous pourrons contribuer utilement à la lutte contre le réchauffement climatique, à apporter une réponse aux besoins de nos concitoyens et en ayant conscience de notre responsabilité à l'égard de l'humanité et des générations futures.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"L’écologie est une question beaucoup trop sérieuse pour être laissée à un parti politique"</title>
   <updated>2014-12-02T21:17:00+01:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/L-ecologie-est-une-question-beaucoup-trop-serieuse-pour-etre-laissee-a-un-parti-politique_a702.html</id>
   <category term="Actualités" />
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   <published>2014-11-26T20:43:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Marie-Françoise Bechtel, députée de l'Aisne et vice-présidente du MRC, était invitée de l'émission Parlement'air sur LCP mercredi 26 novembre 2014. Elle débattait avec Damien Abad, député UMP de l'Ain.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Au sujet des 40 ans de la loi IVG : </span>       <br />
       <ul class="list"><li> La loi IVG est très emblématique. En 1974, c’est au fond une loi de liberté, de libéralisme politique, de même que l’abaissement de l’âge de la majorité ou le divorce. En 1981 la gauche arrivée au pouvoir en fait une réforme sociale avec le remboursement intégral de l’IVG, gauche sans laquelle cette réforme ne serait d’ailleurs jamais passée en 1974.       
       </li></ul><ul class="list"><li>La Charte européenne des droits fondamentaux, qui est intégrée au Traité de Lisbonne, permet encore à des pays tels que l’Irlande de ne pas légaliser le droit à l’avortement.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je ne crois pas que ce type d’acquis puisse être remis en question véritablement. Mais je constate avec regret que la Charte, en réalité, n’aide pas.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">A propos du mariage pour tous:</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je me suis abstenu sur cette réforme mais je pense qu’il faut maintenant arrêter avec ce débat et que les passions sourdes qui remontent de la droite - forte, populaire ou extrême – ne sont pas à l’honneur de notre pays.</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span style="font-style:italic">       <br />
       Au sujet de Sivens</span>       <br />
       <ul class="list"><li>Je trouve extrêmement curieux le comportement de la Commission européenne. Celle-ci finance un projet, comme des centaines d’autres en Europe. En principe tout se passe bien. Le projet donne lieu à enquête publique, les juridictions administratives saisies rejettent les requêtes. Et maintenant la Commission vient dire, après tout un débat tumultueux, qu’elle va vérifier si le projet est bien conforme aux règles européennes. Monsieur Juncker ferait mieux de s’occuper de problèmes plus importants comme la croissance qui a du plomb dans l’aile en Europe.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Il y a une forme de terrorisme vert. L’écologie est une question beaucoup trop sérieuse pour être laissée à un parti politique.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je pense que l’expérience Sivens a été très dure pour le Ministre de l’Intérieur, qui a rappelé qu’il avait vécu le terrible attentat de Cherbourg lorsqu’il était maire.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Bernard Cazeneuve est un ministre républicain, j’en suis certaine. Je pense qu’il a été douloureusement frappé par des polémiques qui ne devraient pas prospérer sur ce type d’évènements tragiques.        
       </li></ul><ul class="list"><li>Ce qui est préoccupant, c’est que des manifestations, et je pense ici notamment à l’aéroport de Notre-Dame des Landes, soient la porte ouverte à des débordements très violents. D’une manière vraiment ou faussement naïve, les Verts ouvrent la porte à des débordements de violence d’une jeunesse sans repères.        <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">A propos du plan Juncker</span>       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je suis très sceptique à ce sujet. Je pense que la croissance en Europe est un sujet qui aurait dû être négocié beaucoup plus tôt, au minimum il y a 2 ans lorsque nous avons ratifié ce funeste traité TSCG.       
       </li></ul><ul class="list"><li>Le plan de M.Juncker vient tard, il cherche à s’acheter une vertu. Pendant les 7 années durant lesquelles il a été Premier Ministre du Luxembourg, il a freiné des 4 fers contre toute tentative de lutter pour la transparence fiscale. </li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Nous soutenons l'idée de substituer à l’écotaxe une taxe sur les profits des sociétés autoroutières"</title>
   <updated>2014-10-10T15:44:00+02:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Nous-soutenons-l-idee-de-substituer-a-l-ecotaxe-une-taxe-sur-les-profits-des-societes-autoroutieres_a679.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2014-10-10T15:39:00+02:00</published>
   <author><name>Jean-Luc Laurent</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, participait à l'émission Politique Matin sur LCP, vendredi 10 octobre 2014. Il débattait avec Geoffroy Didier (secrétaire général adjoint de l'UMP).     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
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     </div>
     <div>
      <ul class="list"><li><span style="font-style:italic"> A propos du prix Nobel de littérature attribué à Patrick Modiano</span>: C’est une bonne nouvelle, en ce moment ça fait du bien. J’ai été frappé par sa réaction pleine d’humilité, à l’image de l’auteur qu’il est.       
       </li></ul><ul class="list"><li><span style="font-style:italic">Au sujet de l’écotaxe</span> : On en parle depuis longtemps. Cette affaire était, dès le départ, mal emmanchée.       
       </li></ul><ul class="list"><li>L’idée de faire payer les transporteurs routiers, qui surconsomment la route, est une idée intéressante mais cette taxe a été mal conçue.        
       </li></ul><ul class="list"><li>Ségolène Royal a constaté qu’il y avait un blocage. Ce qui m’inquiète au fond, c’est qu’en en raison de la situation politique, le Gouvernement ne peut pas mettre en œuvre certaines idées intéressantes mais impopulaires. C’est révélateur d’une situation de grandes difficultés dans laquelle se trouve le Gouvernement       
       </li></ul><ul class="list"><li>Je soutiens l’idée de substituer à l’écotaxe une taxe sur les sociétés autoroutières. A l’époque de Dominique de Villepin, il y a eu privatisation des autoroutes avec des profits incroyables depuis pour les concessionnaires. Nous sommes plusieurs à demander une taxation de ces profits, notamment au Mouvement Républicain et Citoyen. Nous déposerons d’ailleurs un amendement en ce sens sur le budget.       <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li><span style="font-style:italic">Concernant les élections à l'UMP</span> :  Il faut regarder les choses en face : 2 Français sur 3 considèrent que le retour de Nicolas Sarkozy n’est pas une bonne chose.        <br />
              
       </li></ul><ul class="list"><li><span style="font-style:italic">A propos du renforcement des contrôles par Pôle emploi</span> : On ne se préoccupe pas assez de l’essentiel : la reconquête de l’emploi. La politique économique menée par le Gouvernement ne produit pas, hélas, les résultats espérés en termes de croissance et donc d’emploi.        
       </li></ul><ul class="list"><li>Qu’il y ait des mesures expérimentées par Pole emploi, sur le principe cela ne me choque pas pourvu que ce ne soit pas l’arbre qui cache la foret. La plupart des gens cherchent réellement un travail. C’est le gisement d’offres d’emploi qu’il faut accroitre.       
       </li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Pour une écotaxe qui protège et non qui punisse</title>
   <updated>2013-10-29T16:36:00+01:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Pour-une-ecotaxe-qui-protege-et-non-qui-punisse_a537.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2013-10-29T16:31:00+01:00</published>
   <author><name>Jean-Luc Laurent</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Communiqué de presse de Jean-Luc Laurent, Président du Mouvement Républicain et Citoyen, Député du Val-de-Marne, mardi 29 octobre 2013.     <div>
      Je salue la décision raisonnable de suspendre la mise en œuvre de l’écotaxe sur l’ensemble du territoire national car ce projet de fiscalité nouvelle ne constituait pas un problème breton.       <br />
              <br />
       Conçue à la suite du Grenelle de l’Environnement, l’écotaxe  est inadaptée à nos priorités qui doivent être la relocalisation et la réindustrialisation du pays.       <br />
              <br />
       Aujourd’hui, la France n’a pas les moyens de lester ses territoires et son appareil productif par la diabolisation du transport routier et la création de taxes dites comportementales qui, en fait, piègent les usagers. Une écotaxe intelligente doit intégrer les transports internationaux (routiers, maritimes et aériens), je suis favorable à une écotaxe qui protège et non qui punisse.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>Le MRC, une boussole républicaine pour la gauche et pour la France</title>
   <updated>2013-01-27T16:37:00+01:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Le-MRC-une-boussole-republicaine-pour-la-gauche-et-pour-la-France_a391.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2012-12-17T18:14:00+01:00</published>
   <author><name>MRC</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Voici la motion adoptée à l’unanimité lors du Congrès de Paris du Mouvement Républicain et Citoyen, dimanche 16 décembre 2012.     <div>
      La France, avec son modèle républicain né de la Révolution de 1789, traverse une crise nationale de longue durée, amplifiée par le déferlement de la crise financière qui a commencé voici cinq ans aux Etats-Unis. La République et son corollaire, la souveraineté du peuple, font face à une rude adversité. Depuis la fin des années 70, la finance mondialisée a peu à peu ruiné les bases du contrat social.        <br />
              <br />
       En Europe, la déréglementation mise en œuvre à partir de l'Acte unique en 1985 et particulièrement la libéralisation des mouvements de capitaux depuis 1990, le traité de Maastricht en 1992, un libre-échangisme érigé en dogme par l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) instituée en 1994, ont précarisé le travail et favorisé les délocalisations et l'érosion industrielles. Un chômage de masse (10% de la population active), frappant particulièrement la jeunesse, s'est installé durablement. Les vieilles nations, et avec elles, la démocratie, ont été mises en congé au profit d'une Europe technocratique, à la fois libérale par son esprit et tracassière par ses méthodes. Le lien qui unissait hier les citoyens et l’Etat républicain s’est peu à peu défait, au point de mettre en péril le système de représentation politique des démocraties européennes. Les mouvements populaires qui battent le pavé à Athènes ou à Madrid en sont les signes les plus manifestes, mais le délitement de l'esprit public est le plus préoccupant. À mesure que des décisions visant à satisfaire aux exigences du capitalisme financier, au détriment du pouvoir d'achat des salariés, de la protection sociale et des services publics, sont prises par les dirigeants européens, le fossé se creuse avec les citoyens dont ils ont reçu mandat.       <br />
              <br />
       En France, la séquence électorale du printemps dernier offre elle aussi des enseignements qu’il convient  de ne pas minimiser. Après cinq années d’outrances au plus haut niveau de l’État, et malgré le désir évident de changement, la moitié des citoyens ont apporté leurs suffrages aux extrêmes ou se sont abstenus. Si elle permet d’offrir des perspectives nouvelles, la victoire de François Hollande, à laquelle le MRC a apporté les yeux ouverts son soutien et sa contribution, a été célébrée dans la sobriété et la &quot;normalité&quot; à laquelle le candidat avait lui-même appelé. Le temps est à la retenue, dans un contexte de crise majeure  et d’incertitudes tenaces. François Hollande a été élu président de la République et a obtenu une majorité parlementaire aux législatives. Pour autant l’enjeu politique est identifié : le 6 mai une majorité s’est constituée sans que la gauche soit majoritaire dans les urnes. La victoire place la gauche devant d’immenses responsabilités pour réussir à redresser la France et réorienter la construction européenne. Dans un mandat de cinq ans, les décisions essentielles doivent intervenir maintenant. Le pays veut des choix courageux. C’est l’État stratège et protecteur que réclame aujourd’hui le peuple français.       <br />
              <br />
       Dans le système international, la zone euro est devenue le maillon faible. Non seulement les décisions prises jusqu’ici par les dirigeants européens ne sont pas à la hauteur, mais elles aggravent souvent le mal qu'elles prétendent combattre. L'ensemble de la zone euro, en dehors de l'Allemagne, est entré en récession. La situation au sud devient particulièrement critique : une grande partie de la jeunesse grecque et espagnole est au chômage, les politiques d’austérité – qui enracinent leur justification dans la prétendue « crise de la dette » – aggravent la récession. La crise financière, devenue économique et sociale, menace de se muer en une crise politique mettant en cause la démocratie elle-même, si les décisions nécessaires ne sont pas prises pour sortir l’Europe de l’impasse dans laquelle elle s’est égarée notamment depuis la création d'une monnaie unique, dont les règles, transposées du mark allemand, ne peuvent convenir à dix-sept économies fortement hétérogènes.        <br />
              <br />
       Mais l'Europe n'est pas seulement fragilisée par ses propres faiblesses, notamment du fait de la surévaluation de l’euro. D'une part, le centre de gravité de l'économie mondiale s'est peu à peu déplacé vers l'Océan Pacifique avec l'installation d'une bipolarité Etats-Unis - Chine qui fonctionne sur une entente tacite. La Chine finance une grande part de l'endettement américain, grâce auquel elle écoule une part croissante de sa production. D'autre part, l'évolution du monde arabo-musulman, aux portes du continent européen, est facteur de déstabilisation. Avec l'incertitude des &quot;révolutions arabes&quot; et la montée objective de l'intégrisme (notamment à travers l'affrontement d'un intégrisme sunnite et d'un intégrisme chiite au Moyen-Orient), une ère de troubles s'annonce à l'horizon. A cet égard, toute tentation d’ingérence et d’intervention dans la guerre civile qui sévit aujourd’hui en Syrie, comme en Irak et en Libye hier, serait facteur d’aggravation de la situation. L’autodétermination des peuples à laquelle le MRC est attaché est incompatible avec la logique interventionniste qui consiste à agir en dehors de tout mandat des Nations Unies pour un changement de régime dans une nation souveraine.       <br />
              <br />
       <b>Notre projet politique vient de loin</b>       <br />
              <br />
       Le Mouvement Républicain et Citoyen est un mouvement politique enraciné à gauche mais indépendant. Il est le vecteur d'un projet politique : celui de la construction et de l'affirmation d'une force républicaine, pour relever la France avec la gauche dans la justice sociale, par l'affirmation de l’indépendance nationale et de la souveraineté populaire sans lesquelles il n’y a pas de démocratie.       <br />
              <br />
       Il se situe dans la lignée d'une expérience constamment mise à jour dans des contextes politiques différents. Le CERES est né dans le contexte des années 60, à la fin des &quot;trente glorieuses&quot;. Il a tenté, à l'intérieur du PS, de réunir les conditions d'une transformation sociale de grande ampleur, par l'union de toutes les forces de la gauche à travers un programme commun de gouvernement, dans le contexte de la fin de la guerre froide. C'était la tâche des années 70, par ailleurs marquées par la fin du système de Bretton Woods et par la crise économique qui, née d'un double choc pétrolier, s'est révélée être une véritable mutation d’un capitalisme managérial en un capitalisme financier mondialisé. Advint le règne d'un capitalisme dit &quot;patrimonial&quot; : tout le pouvoir aux actionnaires !       <br />
              <br />
       Quand la gauche est arrivée au pouvoir en 1981, la transformation dont elle était porteuse a été entamée dans un contexte hostile, celui de la montée du néolibéralisme, et sans véritable volonté politique. Elle a été très vite interrompue par une &quot;pause&quot; dans les réformes, puis par une politique de rigueur avec l'ouverture de la &quot;parenthèse libérale&quot; jamais refermée . Les défis du capitalisme financier et les renoncements de la gauche au gouvernement dès 1982-1983 conduisent à la création en 1986 de &quot;Socialisme et République&quot;, courant du Parti socialiste, qui se fixe toujours l'objectif de changer la gauche pour relever la France, mais en prenant appui sur le paradigme républicain.        <br />
              <br />
       Mais la participation de la France à la guerre du Golfe et la négociation du traité de Maastricht en 1991-92 montrent les limites de l’action interne face à la dérive sociale-libérale et atlantiste : après les désaccords de 1983 sur la politique économique dite « parenthèse de la rigueur », viennent la démission de Jean-Pierre Chevènement , ministre de la défense, lors de l'engagement de la France dans la guerre du golfe en 1991, et le non à la ratification du traité de Maastricht en 1992. C'est la création du MDC (Mouvement des citoyens) en 1992-1993. L’expérience de la &quot;gauche plurielle&quot; née avec la surprise de la victoire de 1997 suite à la dissolution ratée, montre les  apports et les limites d'une participation gouvernementale fondée sur l'équilibre implicite entre des forces politiques centrifuges et sans projet commun. L'appui d'une partie importante de la gauche aux thèses communautaristes, les oppositions sur l'immigration comme sur l'affaire du statut de la Corse et les dérives libérale et européiste conduisent les républicains à reprendre leur liberté pour faire entendre leur voix et rééquilibrer la gauche.       <br />
              <br />
       La campagne électorale de 2002 est l'occasion, autour de Jean-Pierre Chevènement, de tenter à travers sa candidature une expérience politique visant au rassemblement des républicains « des deux rives » et au rééquilibrage de la gauche sur une base républicaine. La stratégie du « Pôle républicain » est une réponse difficile à une bonne question : celle de la pertinence des clivages politiques actuels par rapport à une Europe néolibérale. Les partis de gouvernement étant d'accord sur l'essentiel, qui est l'acceptation de la construction européenne dans sa forme libérale actuelle, taire cette question, cela aurait été renoncer sans le dire à la souveraineté populaire et à la démocratie sur l’air de la rengaine « c'est l'Europe, nous n'avons pas le choix ».        <br />
              <br />
       L'effondrement du candidat de la gauche, qui est due au détachement du vote populaire vis-à-vis de la gauche de gouvernement et la présence du Front national au second tour se traduit non pas par une remise en cause de clivages périmés et par une rénovation de la gauche, mais par une glaciation européiste. Pour avoir brisé de nombreux tabous et secoué l’équilibre politique traditionnel, le courant républicain que nous incarnons à gauche a payé le prix fort. Né au lendemain de 2002, le Mouvement Républicain et Citoyen a subi les représailles d’une gauche sociale libérale vaincue par elle-même et qui cherchait ailleurs les causes de sa déroute. Cette stratégie de diversion sur un bouc émissaire avait pour but essentiel de préserver la ligne social-libérale et européiste. Seule notre ténacité a permis de franchir les nombreux obstacles qui entravaient notre chemin.       <br />
              <br />
       Le vote non au référendum de 2005 sur le projet de constitution européenne, dans lequel le MRC a pris toute sa part, a montré une résistance populaire qu’un déni de démocratie (la ratification du Traité de Lisbonne par la voie parlementaire) a privée de débouché politique.        <br />
              <br />
       En 2007, après le retrait de la pré-candidature de Jean-Pierre Chevènement, le MRC passe avec le PS un accord politique dont la contrepartie est le soutien à la candidature de Ségolène Royal à l’élection présidentielle. La candidate prend des distances vis-à-vis de certaines positions classiques du PS, même si l’évolution en matière européenne et sur le statut de la BCE contenue dans notre accord est remise en cause au congrès du PSE de Porto en janvier 2007.       <br />
              <br />
       L’accord entre le MRC et le PS de 2012, qui se traduit par un soutien « les yeux ouverts » à la candidature de François Hollande, est le prolongement de la « candidature pédagogique » de Jean-Pierre Chevènement annoncée le 5 novembre. Il s’agit d’une stratégie d’influence lucide : le MRC se situe dans une perspective responsable, et jamais dans une opposition protestataire. L’accord passé avec le PS identifie des convergences, mais aussi des points de désaccord assumés, notamment sur l’analyse et sur l’issue probable de la crise de l’euro et le refus de la fuite en avant post-nationale. Le MRC rappelle aussi l’importance de l’industrie – y compris nucléaire – pour la sauvegarde de nos emplois qui passe notamment par l’indépendance énergétique. L'accord pose enfin le refus de tout ce qui est de nature à remettre en cause l’unité de la République.       <br />
               <br />
       Cet accord politique qui engage le PS et le MRC, constitue un curseur pour le MRC qui a pris la mesure de ses responsabilités en décidant de prendre toute sa part dans la majorité présidentielle, tout en conservant son autonomie politique : nos trois députés élus en juin 2012 jouissent de la liberté d’expression et de vote au sein du groupe Socialiste, Républicain et Citoyen (SRC) auquel ils sont rattachés. Le MRC est une composante non alignée de la majorité présidentielle. Nous sommes alliés, pas ralliés. Si nous avons voté le budget qui comporte une réforme fiscale inspirée par le souci de faire partager plus justement l'effort nécessaire et deux priorités que nous approuvons - l’éducation et la sécurité-, nous avons dit non au TSCG.       <br />
              <br />
       <b>       <br />
       Notre logiciel politique républicain garde toute sa pertinence dans la situation actuelle</b>       <br />
              <br />
       Le logiciel politique du Mouvement Républicain et Citoyen repose sur quelques fondamentaux, qu’il est nécessaire de rappeler. Ce logiciel, ces fondamentaux, doivent être les outils de notre influence, qui n’est pas séparable de l’affirmation claire et publique de nos positions.       <br />
              <br />
       <b>1 – L’Europe ne peut se construire qu’en s’appuyant sur des peuples souverains.</b>       <br />
              <br />
       Cette question est plus actuelle que jamais. En tant qu'entités historiquement constituées, les nations sont le cadre essentiel de la démocratie et de la solidarité. Bien entendu, nous défendons la conception républicaine de la Nation, communauté de citoyens, et nous condamnons la conception ethnique. Nous ne confondons pas la nation et le nationalisme qui en est une maladie. Nous sommes des patriotes car le patriotisme est l'amour des siens, tandis que le nationalisme est la haine des autres. On ne peut rien faire dans l'ordre international si on ne s'appuie pas sur les nations, briques de base de toute organisation supranationale. Le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN est une faute.       <br />
              <br />
       On ne gagne rien à occulter le rôle et la spécificité de chaque Nation, comme l'a fait le système de la monnaie unique. Celle-ci se révèle être une impasse. La situation de nombreux pays montre combien la création de l’euro, monnaie unique rassemblant des pays radicalement hétérogènes sur le plan économique et social, est une erreur profonde. Dans la tempête, l’orientation monétariste héritée de Maastricht (et sa seule obsession de lutte contre l’inflation) a été le principal facteur de divergence des nations européennes dont les économies demeurent structurellement différentes. Les intérêts propres de l’Allemagne ne sont pas les mêmes que ceux de la France et encore moins de la Grèce. Il faut nous rendre à l’évidence : il est peu probable que l’Allemagne accepte que la BCE vienne en appui du MES (mécanisme européen de stabilité), et accepte une politique de création monétaire à l’image de celle de la Réserve fédérale américaine, bref devienne une banque centrale comme les autres. Dans ces conditions, il nous appartient de rendre crédible la mutation de la monnaie unique en une monnaie commune qui permette de rétablir une compétitivité adéquate pour chaque économie nationale. Pour les membres de la zone euro, le maintien contre vents et marées de la monnaie unique n'est pas viable en l'état car la crise de l’euro n’est pas une crise de la dette mais d’abord une crise de divergence de compétitivité entre les différentes économies. Une politique monétaire tournée vers la croissance dans l’UE et dans chacun des États membres est l’une des clés d’une politique de progrès. Au-delà, il nous faut redresser et réorienter la politique européenne : le libre-échange intégral doit céder la place à une protection raisonnée des industries européennes. Les coopérations renforcées doivent progressivement remplacer le processus bureaucratique de l’unification juridique. La politique commune de commerce extérieur doit être sérieusement réorientée pour avoir comme unique objectif la défense de l’industrie et de l’agriculture européenne.       <br />
              <br />
       <b>       <br />
       2 – Le peuple français peut se rassembler autour de l’intérêt général.</b>       <br />
              <br />
       La République française est fondée sur la citoyenneté. Celle-ci est le corollaire de la souveraineté nationale. Chaque citoyen est une parcelle du souverain. La République ne va donc pas sans civisme, valeur aujourd'hui décriée, voire ignorée. République de citoyens, la République française se veut aussi une République sociale. Or, qu'en restera-t-il dans l'océan de la mondialisation libérale ? Ancienne base sociale de la gauche, les couches populaires l’ont largement rejetée ou abandonnée. La tentation est grande de chercher dans des réformes sociétales une diversion aux difficultés sociales. Mais dans une société en perte de repères, la structuration de la famille, la citoyenneté, la fermeté par rapport à la drogue ne peuvent être exclues de nos débats, ni dévoyées. Ainsi le MRC se prononce contre la libéralisation du cannabis. Il est essentiel de ne pas déstabiliser encore plus des couches populaires inquiètes pour leur avenir et de leur fournir les sûrs repères de la République et de la citoyenneté. Celles-ci sont en recherche de sécurité devant l’incertitude de l’avenir. Elles sont de plus en plus  installées dans les zones périurbaines et rurales sans l'avoir forcément choisi : c'est la France des personnes modestes, des oubliés, des invisibles. Il ne suffit pas de constater que la classe ouvrière vote en partie à l’extrême-droite, encore faut-il mener une politique qui supprime le terreau sur lequel prospèrent les thèses du Front National et tenir un discours qui réponde au besoin de sécurité de ces couches populaires sans céder à la logique tendant à faire de l'immigré le bouc émissaire de la crise. Cette vision qui ethnicise les problèmes sociaux,  est une impasse, non seulement parce qu’elle divise, mais parce qu’elle tourne le dos aux valeurs républicaines. Le droit de vote des étrangers aux élections locales déconnecterait le lien entre droit de vote et citoyenneté auquel le MRC est particulièrement attaché. Nous y sommes donc opposés mais favorable à un accès élargi à la naturalisation dans le respect des valeurs de la République.        <br />
              <br />
       Comment rendre le peuple acteur de son propre devenir ? Pour agir dans l’intérêt général, il nous faut retrouver des marges de manœuvre au niveau national comme au niveau européen. Nous proposons de relocaliser la dette publique par un grand emprunt, qui serait ouvert aux ménages afin d’assurer notre indépendance par rapport aux marchés financiers. Nous sommes favorables à une dette responsable pour assurer une politique de relance fondée sur la croissance et les investissements d’avenir. Si chacun peut admettre qu’elle ne peut être sans limite, la dette française se doit d’être relativisée. En effet, le montant de la dette nationale est en mettre en perspective (deux années de recettes).       <br />
       L’impôt est un des fondements de la solidarité nationale, c’est un acte fort d’appartenance à la nation. Nous devons revoir l’assiette de l’impôt pour assurer une plus juste égalité entre le capital et le travail. Nous défendons un impôt progressif, assumé par tous en fonction des capacités contributives de chacun.       <br />
              <br />
        Mais il faut aussi mesurer que l’éclatement des cadres collectifs et le délitement de l'esprit républicain amènent les individus à s’identifier à des communautés aussi diverses que variées : le communautarisme est répandu à gauche comme à droite. La situation de victime est un des moteurs de l’action individuelle, fût-ce pour des causes parfaitement défendables, mais elle conduit aux recours juridictionnels plus qu’à l’action. Il est nécessaire de contrer par la laïcité et par le civisme républicain les communautarismes de toutes sortes, qui sont aujourd’hui flattés par la gauche et par la droite &quot;branchées&quot;. Cela exclut toute inscription du concordat en Alsace-Moselle dans la Constitution. Pour lutter contre l'hyper individualisme libéral et les diverses formes de communautarismes qui l'accompagnent, il y a un remède : relever les valeurs républicaines, et particulièrement la laïcité.       <br />
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       <b>3 - L'Etat républicain est le garant de l'égalité des citoyens</b>       <br />
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       La République décentralisée n’est pas une juxtaposition de territoires &quot;féodaux&quot; ; elle reste une et indivisible. Le rôle de l’État républicain porteur de l’intérêt général doit être rappelé dans un contexte d’effritement de la notion de territoire national. Il appartient à l’État d’exercer pleinement ses fonctions régaliennes.  Il assure l’aménagement du territoire. La sécurité doit être garantie à tous par l’État. En France, l’État républicain doit être en mesure de garantir la cohésion institutionnelle et sociale à chaque niveau d’administration du territoire, plus particulièrement en période de crise. Il convient de stopper le démantèlement des services de l’État dont les compétences et les capacités se sont réduites considérablement ces cinq dernières années avec l'application de la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques). La mise en oeuvre de politiques publiques comme l’emploi ou l’aménagement du territoire, si elles doivent être coordonnées au niveau régional, comme au niveau national, s’inscrivent aussi dans le cadre de « bassins de vie » souvent infra-départementaux.  Nous devons asseoir et défendre des services publics efficaces qui s’adaptent aux enjeux et aux nouveaux modes de vie de nos concitoyens, dans le respect des valeurs d’égalité républicaine et de non-marchandisation des services. C’est par la modernisation de notre administration et de nos services que nous pourrons aussi à la réduction des inégalités et assurer la continuité territoriale, jusque dans les espaces ruraux aujourd'hui abandonnés (notamment victimes de la désertification médicale). La commune doit être réaffirmée comme cellule de base de l’organisation républicaine du pays et nous affirmons notre attachement à l’existence des départements.       <br />
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       <b>4 – L’industrie est la base de notre richesse collective.</b>       <br />
              <br />
       Pour sortir de la crise et du chômage de masse, il est illusoire de penser que c’est par le seul développement des services et sans aucune base productive qu’on y parviendra. Notre pays ne renouera avec la prospérité et l’emploi  que par une politique économique et industrielle cohérente visant à la réindustrialisation du &quot;site de production France&quot;. Il n’y a aucune raison pour que l’Allemagne excelle et que la France périclite. Notre balance commerciale se détériore régulièrement depuis la fin des années 90 alors que celle de l’Allemagne s’améliore. La productivité des salariés français est plus performante que celle de nos voisins, mais les productions allemandes sont encore peu confrontées à la concurrence des pays émergents.  Un pays sans industrie est un pays qui s’appauvrit et cesse de peser. Le discours environnementaliste se satisfait parfois d’un recul de l’activité industrielle, certains allant jusqu’à théoriser la décroissance. A l’inverse, nous plaidons pour une politique qui recherche les voies de la compétitivité de notre industrie pour créer des emplois. Cette compétitivité dépend de la base de financement de la protection sociale, des structures des entreprises, de l’organisation de la sous-traitance, de la recherche et de l’innovation, de la formation et la qualification des salariés, de l’indépendance, du bas coût de l'énergie, et enfin de la participation des représentants des salariés à la stratégie des entreprises. Si l’État Républicain se doit d’agir en ce sens, il doit aussi être un État stratège pour soutenir et développer les filières industrielles prioritaires. Il doit se donner la possibilité d’introduire un contrôle public pouvant aller jusqu’à la nationalisation vis-à-vis d’entreprises qui mettent en péril nos capacités productives, l’emploi salarié et l’intérêt national. Cela doit nous conduire à élargir la base des prélèvements sociaux pour qu’ils pèsent moins sur le travail et davantage sur les revenus financiers et cela doit nous conduire à faire baisser le taux de la monnaie, aujourd'hui surévaluée. La relance industrielle doit s’accompagner d’une politique de relance de l’emploi par le biais de grands travaux. Il convient de prendre des dispositions pour protéger l’économie de production à l’échelle de l’Europe par une préférence communautaire assumée vis-à-vis des pays à bas coût de main d’œuvre.       <br />
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       <b>5– Notre pays a besoin de recherche, c’est-à-dire de science et de rationalité.</b>       <br />
              <br />
       La rationalité exige un effort de recherche qui s’inscrit dans le long terme. Nous ne sommes pas des partisans du principe de précaution, qui n’est pas un principe scientifique. Les questions relatives au développement énergétique, à la nutrition ou à la nécessaire protection de l’environnement ne doivent pas être traitées frileusement. Ces questions doivent être passées au crible du doute méthodique. C’est par la recherche et l’innovation que les déséquilibres nés des excès de l’économie mondialisée et financiarisée seront contenus et pourront être dépassés.       <br />
              <br />
       Si l’on veut avoir une vision à long terme pour la recherche, il ne faut pas oublier ses fondements qui reposent sur l’amélioration de la connaissance, du savoir, du bien-être de l’humanité. C’est ce pourquoi la recherche fondamentale doit rester indépendante des lobbys financiers. L’innovation est la partie appliquée issue de la recherche fondamentale qui, valorisée, permet de générer des richesses. De nouvelles dynamiques de notre système de recherche doivent être trouvées en renforçant l’interdisciplinarité.       <br />
               <br />
       Enjeu majeur du XXIème siècle, la question de l'énergie doit satisfaire aux exigences d'indépendance, d'efficacité et d'accès pour tous. A ce titre, l'énergie nucléaire reste pour la France un atout majeur non seulement parce qu'elle favorise la réduction des émissions de gaz à effet de serre, mais aussi parce qu'elle permet de fournir une électricité à bon marché (aujourd'hui l'une des moins chère d'Europe). Nous sommes favorables à la recherche publique sur les gaz de schiste en même temps qu’une recherche sur la captation du CO2.       <br />
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       <b>6 – L’école de la République est le socle de la France de demain.</b>       <br />
              <br />
       C’est l’instruction, la transmission de savoirs, qui est la mission fondamentale de l’école. L’école ne doit pas se construire sur l’idée d’un enfant construisant lui-même ses savoirs, mais autour de l’acquisition méthodique par l’élève, sous l’autorité de maîtres compétents, des principaux savoirs de base. La République a besoin de citoyens éclairés : l’École est le lieu par excellence de la formation du citoyen. Elle est une institution de la République. Il revient à la Nation de définir les programmes et les objectifs qu’elle lui assigne. L’école élémentaire constitue une étape déterminante du parcours scolaire. Le socle des savoirs fondamentaux (lire, écrire, compter) doit être acquis à la fin de l’école élémentaire et la priorité doit être mise sur la maîtrise de la langue française, condition vitale de l’exercice d’une pleine citoyenneté. Pour les élèves en difficulté d’apprentissage, l’école doit veiller également à rester son propre recours, au travers de la prise en compte des besoins éducatifs de chacun :  il convient de s’opposer fermement à toute marchandisation de l’accès au savoir.       <br />
              <br />
       ***       <br />
              <br />
       Bien entendu, le projet du MRC ne se limite pas à ces piliers porteurs. Il est rappelé que le MRC a en 2010 adopté un programme de salut public qui est encore d’actualité. Les 40 propositions de ce programme constituent le support du projet du MRC pour sortir la France et l’Europe de l’impasse. Il est de notre responsabilité d’être davantage présents dans les débats économiques et sociaux. Il nous faut être à la fois offensifs et efficaces dans l’affirmation de nos propositions et de nos refus lorsque l’essentiel est en jeu.       <br />
              <br />
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       <b>La gauche a besoin d’une refondation républicaine</b>       <br />
              <br />
       Plus que jamais face à une droite décomplexée et à un centre européiste, l’idéal républicain ne peut être porté que par une gauche responsable. Nous devons mesurer la portée et les limites de l’actuelle équation politique. L’élection de François Hollande peut permettre des avancées décisives. Nous nous situons dans une perspective qui est la seule qui doit nous déterminer : faire réussir la France. C’est à cette aune-là que nous devons mesurer nos soutiens et le cas échéant, nos critiques, mais toujours avec l’objectif de servir le pays.       <br />
              <br />
       Il y a des républicains et des libéraux (ou des différentialistes) dans toutes les familles de la gauche : c’est aussi le cas au PS bien sûr, mais également au Front de gauche. Notre tâche est de nouer des liens avec tous les républicains et de faire mûrir les prises de conscience.       <br />
              <br />
       La gauche n’a plus de ligne directrice. Les mythes de la gauche – communiste et social-démocrate – se sont effondrés de pair. Les organisations demeurent avec des militants et des responsables sincères mais souvent déboussolés. La gauche doit se mettre au niveau. C’est le sens de la conversion républicaine que nous lui proposons (par opposition à la conversion libérale).       <br />
              <br />
       La social-démocratie se débat difficilement dans une situation historique où il n’y a plus rien à distribuer, parce que les marchés financiers dictent leur loi aux États et que la croissance a disparu. Or, si elle a réfléchi à la distribution, la social-démocratie a insuffisamment pensé les conditions de la production et la lutte contre le capitalisme financier. Partout en Europe, elle régresse durablement. Les difficultés actuelles de la social-démocratie allemande en sont le signe. Cela ne lui interdit pas quelques victoires ponctuelles. Le parti socialiste français est par ailleurs traversé de courants divers, que l’exercice du pouvoir devrait permettre de dépasser en une nouvelle synthèse républicaine.       <br />
              <br />
       L’idéologie communiste s’est dissoute avec la chute du mur de Berlin et l’effondrement de l’URSS. Le discours du PCF, en l'absence de débouché politique clair, est devenu largement incantatoire, se limitant à la défense, souvent louable mais essentiellement protestataire, des intérêts des &quot;gens&quot;, qu’il oublie parfois de présenter comme des travailleurs. Il décline de plus en plus un discours sur les droits de l’homme oubliant ceux du citoyen, faute d’assumer aussi sa propre histoire. L’effondrement de sa base électorale est préoccupant. Son insertion en France dans le Front de gauche et son alliance municipale de fait avec le PS entrent en contradiction. Nous devons cependant maintenir un dialogue ouvert, à condition bien entendu que le parti communiste ne se dérobe pas devant le débat de fond, en cherchant à jeter l’anathème sur le discours républicain.       <br />
              <br />
       L’écologie politique est devenue un des modes d’expression des couches moyennes supérieures qui ont une activité tertiaire. Cette idéologie souvent a-républicaine et opportuniste a connu des succès relatifs aux élections régionales et européennes (scrutins peu clivants, où le taux d'abstention est de plus en plus élevé), mais ne s’est jamais vraiment affirmée comme une force politique nationale dotée de positions politiques claires, sauf dans le refus viscéral de l’électricité d’origine nucléaire et, parfois de toute forme d’aménagement structuré du territoire qui dépasserait la seule conservation de la Nature idolâtrée (tandis que le génie créateur de l’Homme est systématiquement dévalorisé).       <br />
              <br />
       Le trotskisme, qui s’est construit contre le communisme d’État et qui a connu quelques poussées électorales éphémères, est malade d’une vision exclusivement protestataire de l’action politique qui n’échappe pas toujours au communautarisme et ne se pose plus la question de la prise du pouvoir.       <br />
              <br />
       La crise politique qui s’est déclenchée à droite après la défaite de Nicolas Sarkozy est révélatrice d’un système politique obsolète qui a vu progressivement les grands partis muter en des appareils dont l’activité consiste essentiellement à gérer des ambitions et distribuer les postes, l’œil rivé sur les courbes de sondage pour coller à l’ &quot;opinion publique&quot;. Le dessein d’un grand mouvement hégémonique à droite et l’approche d’un bipartisme à l’américaine ont échoué.        <br />
              <br />
       C’est donc à un vide idéologique que doit faire face la gauche française, alors même que la droite semble avoir définitivement rompu les amarres avec le gaullisme et que l’extrême droite essaie – hélas avec succès actuellement– de s’inscrire dans le paysage politique en profitant de la crise sur les décombres de la classe ouvrière. C’est aussi l’envers de la trahison de la plupart de ses élites politiques, médiatiques et économiques, qui ont perdu le sens de la patrie. Nous continuons de penser, avec Jaurès, que la République sociale que nous appelons de nos voeux, suppose d'organiser &quot;les noces de la classe ouvrière et de la Nation&quot;.       <br />
              <br />
       La question républicaine est elle aussi revenue en force, parce que la question sociale est brûlante d’actualité. Or, la République en France est le système, la perspective, le moyen qui met en œuvre la question sociale comme question politique et démocratique. La question de l’égalité est au cœur de la République. Or, il est plus facile de parler de diversité que d’égalité, car on touche à des intérêts moins puissants en occultant le rapport entre le travail et le capital et les rapports de domination qui en découlent.       <br />
              <br />
       Pour réussir, la gauche doit d’abord se ressourcer dans sa meilleure tradition, qui est en France l’exigence républicaine. Nous le rappelions récemment lors de l’Université d’été de Belfort en septembre 2012 : « Cette exigence est particulièrement actuelle dans une époque dominée par l’Argent roi, celle du capitalisme financier à son apogée, où les marchés financiers rançonnent les États et où le Capital met les territoires en concurrence, en n’hésitant pas à coup de plans sociaux, à délocaliser la production au nom d’intérêts purement financiers. Actuelle est la République, face au déchaînement des intérêts particuliers et des corporatismes, à l’explosion de l’individualisme et des inégalités, et à la fragmentation de l’espace public au profit de revendications identitaires et communautaristes qui obscurcissent  l’idée même d’un intérêt commun à tous les citoyens. »       <br />
              <br />
       Nous devons faire un bon usage de l’accord PS-MRC de 2012, qui préserve entièrement notre identité politique. Son contenu, qui identifie nos convergences, mais aussi quelques divergences importantes, doit nous conduire à une utilisation intelligente des termes de cet accord. Nous ne devons pas nous situer dans une opposition de gauche systématique qui chercherait à affaiblir le gouvernement. Mais il est utile de saisir toutes les occasions de mettre en évidence nos priorités politiques, en soutenant clairement les décisions gouvernementales qui vont dans le bon sens et en faisant entendre notre différence chaque fois que cela s’avère nécessaire.       <br />
              <br />
       A cet égard, le vote de nos quatre parlementaires contre la ratification du TSCG et la loi organique qui inscrit ce traité dans notre droit national, s’inscrit clairement dans ce qui est présenté comme une des positions communes de cet accord : « Le prochain traité européen est inacceptable, il provoquerait une austérité et une récession généralisée, et doit être renégocié : rachat des dettes publiques par la BCE qui doit soutenir la croissance, grand plan d’investissement financé par un emprunt européen, relance salariale, politique de change assurant un euro compétitif ». Mais il peut aussi se référer à l’un des points de désaccords reconnus par l’accord : « Le MRC rappelle son opposition au traité de Maastricht, propose la révision des statuts de la BCE afin que l’objectif de croissance soit intégré dans ses missions et qu’il soit mis fin à la politique de l’euro cher. De plus, la souveraineté budgétaire ne saurait en aucun cas être soustraite au contrôle des Parlements nationaux, et la monnaie devra être conforme à nos intérêts ». Il nous revient de faire un usage politique de cet accord qui permette de faire les choix que nous jugerons opportuns. La tâche du MRC est d’être la boussole républicaine de la majorité que nous voulons aider à réussir. Là est notre objectif central.       <br />
              <br />
       La forme politique que prendra la refondation républicaine de la gauche ne peut pas encore à ce stade être précisée. Mais si nous observons des limites sérieuses à court terme, il existe des possibilités à moyen terme, dès lors que le débat politique sera conduit sérieusement, sans opposition facile et sans approbation mécanique.        <br />
              <br />
       C’est par notre présence dans le débat politique à gauche que nous pourrons aider le plus efficacement la gauche de gouvernement à faire face aux difficultés de l’heure. La gauche comme force de gouvernement rencontre les limites de cette seule perspective, même si elle est nécessaire : faire de la politique, c’est agir sur le réel. Nous avons choisi, en soutenant « les yeux ouverts » François Hollande, d’être dans la majorité et d’en être l’aiguillon républicain. Cela signifie que, « les yeux ouverts », nous travaillons dans la majorité présidentielle, à sa réussite. Car il s’agit de la réussite et de l’avenir de la France. Nous savons que la réussite ou non du quinquennat passera par des changements que nous devons faire émerger en pesant dans le débat public.       <br />
              <br />
       &quot;Donner du temps à François Hollande&quot;, comme nous l'affirmions à notre Université d'été, ne signifie pas que nous ne sommes pas conscients des choix politiques décisifs auxquels le gouvernement devra procéder rapidement si les mots d'ordre de la campagne doivent avoir un sens. A titre d'exemple, il convient que nous appuyions  la proposition formulée par le candidat François Hollande consistant à organiser la séparation des activités bancaires. Face à la montée du risque systémique, la déconnexion des banques de dépôt et des banques d'affaires est une étape essentielle pour assainir la finance mondialisée. La responsabilité monétaire, élément fondamental de l'ordre public, doit être dissociée des responsabilités économiques, et en particulier des activités de marché. A contrario, le projet de supervision bancaire unifiée par la BCE, elle-même soustraite à tout contrôle démocratique, ne permettra pas d'encadrer les activités spéculatives.       <br />
              <br />
       Notre solidité politique consiste à être conséquents avec nous-mêmes en portant l'accord politique que nous avons passé. Dans l'immédiat, le MRC doit prendre la mesure de ses responsabilités pour aider la gauche à réussir, au service de la France. Comme le général De Gaulle avait su s'adapter hier face à l'évolution du problème algérien, François Hollande est confronté à des résistances aussi puissantes, parce qu'elles s'enracinent dans des croyances anciennes, sur la question européenne notamment. Mais les événements ne manqueront pas selon nous de fragiliser les certitudes des plus européistes. Le MRC doit avoir suffisamment confiance dans ses propres analyses pour exercer son influence et peser. La mobilisation de nouvelles générations de républicains sera la condition essentielle pour assurer la continuité de ce combat.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Le MRC, pour quoi faire ?</b>       <br />
              <br />
       Nous devons apprécier précisément les possibilités et les limites d’un mouvement comme le nôtre. Il nous appartient de concevoir et de mettre en œuvre comme souvent en politique, une « action du faible au fort ». Cela passe simultanément par une stratégie d’influence – en nous en donnant les moyens – et par une stratégie d’affirmation – en faisant un bon usage de la force de nos idées. La poursuite et l’aggravation de la crise,  la dégradation de la situation politique et la volonté de gagner en 2017, peuvent permettre les révisions et les réorientations nécessaires.       <br />
              <br />
       Une réalité doit retenir notre attention : créé il y a 20 ans, notre parti doit continuer à inscrire sa stratégie dans la durée. Il nous appartient de développer le MRC en prenant une part plus active dans ce développement.       <br />
              <br />
       <b>1 – Participer au mouvement des idées : quels moyens pour les faire connaître ?</b>       <br />
              <br />
       Nous ne devons pas seulement avoir une stratégie de communication, mais surtout une stratégie de diffusion de nos idées et d’échange sur nos propositions. Qui visons-nous, sur quels sujets, et donc comment atteindre les publics que nous recherchons à convaincre ou à faire réagir à nos propositions politiques : c’est à ces questions que nous devons répondre, puis mettre en œuvre ces réponses.       <br />
              <br />
       <b>2 – Etre présents dans la vie économique et sociale : quels réseaux, quelles priorités choisir ?</b>       <br />
              <br />
       La question fondamentale est celle de l’euro. Après le rapport Gallois, il y aura lieu de rendre effectives les orientations qui devront toucher aussi bien la monnaie que la politique industrielle, les politiques du travail et de l’emploi comme l’aménagement du territoire ou les services publics. L’exigence de compétitivité de nos entreprises à l’exportation implique la mobilisation des partenaires sociaux sur la sortie de la crise. Cela rend nécessaire un dialogue étroit avec les forces organisées représentatives sur le terrain industriel et sur le terrain social.       <br />
              <br />
       <b>3 – Avoir une audience internationale : quels axes prioritaires à notre portée retenir ?       <br />
       </b>       <br />
       Nous sommes des défenseurs de la charte de l’ONU, qui est fondée sur la souveraineté des États. Nous sommes donc en principe contre les interventions militaires fondées sur le pseudo droit  d’ingérence. Une action de politique étrangère est à mettre en place, qui couvre les relations internationales dans leurs dimensions politique et économique, ainsi que la défense nationale. Pour ce faire, il nous faut bâtir des relations sérieuses et suivies avec des forces politiques, notamment en Europe.       <br />
              <br />
       <b>4 – Etre actifs au Parlement : comment le rendre visible pour le plus grand nombre ?</b>       <br />
              <br />
       L’activité de nos parlementaires ne peut pas être connue indépendamment de notre propre notoriété. C’est à une articulation entre l’activité du mouvement et celle de ses élus que nous devons travailler.       <br />
              <br />
       <b>5 – Elargir le champ de nos interventions : dans quelles directions le faire ?</b>       <br />
              <br />
       Si nous avons travaillé sur des sujets comme la santé et la protection sociale, nous devons en faire un champ d’intervention plus important. Il ne fait cependant pas partie de nos identifiants actuels. Nous pourrions en faire un champ d’intervention important. Il est d’autant plus d’actualité que des changements auront nécessairement lieu dans ce domaine (cotisations/contributions, dépenses de maladie, avenir des retraites, etc.) et que la protection sociale n’est pas sans rapport avec la compétitivité des économies et donc les échanges.       <br />
       La défense et la protection de l’environnement doivent être inscrites dans le logiciel du MRC et donc fondées en Raison. Par ailleurs, nous avons des propositions intéressantes à formuler sur les questions de logement qui préoccupent particulièrement nos concitoyens.       <br />
       <b>       <br />
       6 – Promouvoir et former de nouvelles générations de militants : y mettre davantage de moyens ?</b>       <br />
              <br />
       Cet effort a déjà été entrepris : il nous faut le démultiplier. Un mouvement politique exige des militants formés, qui ne récitent pas un programme inchangé, mais qui sont capables de penser par eux-mêmes et collectivement la politique.  Un parti politique doit aussi assurer le renouvellement et la promotion de nouvelles générations de militants. La création du comité des jeunes et le rayonnement qu’il exerce seront poursuivis et soutenus. Dans cette perspective, les jeunes du MRC ont vocation à s’impliquer davantage dans le parti.       <br />
              <br />
       <b>7 – Faire connaître nos idées dans les partis de gauche : quelle stratégie adopter ?</b>       <br />
              <br />
       Il nous appartient de faire levier pour que nos idées et nos propositions ne restent pas seulement les nôtres, mais soient discutées et partagées par d’autres dans le champ politique. Nous avons à nous organiser en ce sens.       <br />
              <br />
       <b>8 – Préparer les échéances électorales à venir</b>       <br />
              <br />
       Le MRC devra se mettre en ordre de bataille pour préparer les échéances futures. Elections municipales, européennes, cantonales, régionales et sénatoriales auront lieu en 2014 et 2015. Il convient d'ici là de mobiliser les militants et d'anticiper notre préparation pour être en mesure de décider librement, le moment venu, des modalités de notre participation à ces scrutins. Le travail que nous serons collectivement capables de réaliser pour préparer ces échéances est la seule condition  essentielle du plein exercice de notre liberté.       <br />
              <br />
       ***       <br />
              <br />
       Le Mouvement Républicain et Citoyen est engagé dans un objectif de longue haleine, dans un contexte tourmenté : il s’agit de rechercher les voies du redressement de notre pays. Cela exige de notre part de la rigueur, de l’échange et une capacité à comprendre les événements pour les orienter et les infléchir.       <br />
       Notre boussole est la République. Notre rôle ne consiste pas à réciter un bréviaire républicain mais à faire avancer par la pertinence de nos analyses la conscience de la gauche et du pays tout entier. Tâche exigeante. Mais c’est seulement si nous nous en montrons capables que nous pourrons être nous-mêmes la « boussole républicaine » de la gauche et de la France.       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.mrc-france.org/Le-MRC-une-boussole-republicaine-pour-la-gauche-et-pour-la-France_a391.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Ecologie et développement humain : la réponse républicaine</title>
   <updated>2013-01-27T16:51:00+01:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Ecologie-et-developpement-humain-la-reponse-republicaine_a237.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2011-04-13T23:46:00+02:00</published>
   <author><name>MRC</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Projet d'orientation adopté par le Conseil National le 3 Avril 2011.     <div>
      Ces quarante dernières années ont été marquées par la montée en puissance des thématiques écologiques, à la fois sur le plan « sociétal » avec l’omniprésence médiatique de questions environnementales, et sur le plan politique avec l’installation dans le paysage d’un courant dont l’identification se fond avec l’écologie pour déboucher sur « l’écologisme ».        <br />
              <br />
       Ce texte « L’écologie dans le débat politique » est un projet d’orientation politique sur les principes d’intégration des questions écologiques à une approche républicaine d’une société de progrès et de développement. Ce projet qui a été soumis au débat interne au Mouvement Républicain et Citoyen a été adopté par le conseil national le 3 Avril 2011. Il est appelé à être complété, une fois adopté dans sa forme définitive, par un volet propositionnel.        <br />
              <br />
              <br />
       <b>A. L'écologie dans le débat politique : la nécessité d'une réponse républicaine</b>.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>1. De l’écologie sociétale à « l’écologisme » </b>       <br />
              <br />
       <b>1.1. Les problématiques écologiques sont mal définies</b> et, de ce fait, recouvre un large spectre. Leur point commun est de s’attaquer à des « nuisances » :        <br />
       - de proximité ayant ou pouvant avoir des incidences de santé publique (déchets industriels ou urbains, pollutions chimiques de l’air – ozone -, de l’eau phosphates… - ou de la terre – site de stockage industriel, agriculture intensive… -, méconnaissance d’effets secondaires de matériaux utilisés – plomb puis amiante…-),        <br />
       - d’« agression » d’une nature parfois idéalisée (chasse mais aussi déforestation, disparition puis réintroduction de l’ours brun ou du loup…)        <br />
       - d’essence métaphorique, c’est-à-dire renvoyant à des métaphores ancestrales : sauver la planète (climatologie, biodiversité, énergie nucléaire…).        <br />
              <br />
       Ces problématiques s’appuient sur des éléments objectifs que chacun peut constater dans sa vie courante ou à travers des images médiatisées : les maux de santé publique bien sûr, mais aussi la fonte des glaciers depuis 150 ans, le smog londonien, la propagation des algues vertes, la rétraction de la forêt amazonienne, les oiseaux englués dans du mazout, le pouvoir de destruction massive de l’arme atomique, la disparition du dodo, le trou de la couche d’ozone, la dissémination d’espèces invasives …  ou encore qui sont aisément déductibles : l’épuisement des énergies fossiles, les enjeux géopolitique de l’eau et de la nourriture. Les prédictions apocalyptiques s’appuient sur des travaux scientifiques (biodiversité, réchauffement climatique…) plus ou moins valides ou contestés mais dont les conclusions sont présentées comme tout aussi aisément admissibles. La croissance démographique, le développement économique des pays émergents, la puissance des technologies concourent à l’amplification de toutes ces problématiques. La fin des frontières planétaires confrontée à l’étendue des connaissances a favorisé le sentiment de la finitude du monde et de la fragilité de la vie : le monde parait fini, limité, vulnérable.        <br />
              <br />
       Ces questions sont secondaires tant que les questions de subsistance persistent. Elles prennent de l’importance sociale avec l’amélioration du mode de vie. Les thématiques écologiques sont donc plus sensibles dans les sociétés occidentales.        <br />
              <br />
       <b>1.2. Toutes ces problématiques font émerger, dans « l’écologisme », une rhétorique unificatrice</b> : ce sont les activités de l’Homme qui sont la source des « nuisances » (origine anthropique), donc l’Homme qui en est responsable collectivement et individuellement, ce qui renvoie à une autre forme de métaphore ancestrale, une métaphore culpabilisatrice. L’Homme est dans cette représentation, extérieur au monde, exogène au système dans lequel il vit et il est doté de pouvoirs quasi-métaphysiques : par son action, il peut détruire ou sauver la planète ; le Bien et le Mal sont aisément discernables ; bien que l’Homme soit fautif, il peut encore se racheter.        <br />
              <br />
       Les prédictions apocalyptiques jouent, dans cette rhétorique, des instincts primitifs (archaïques) et évoquent toutes les craintes ataviques. En clair, la vulgate de l’écologisme n’est que la transposition modernisée de métaphores universelles et multimillénaires, avec leur dimension eschatologique (relative au destin ou à la fin du monde).        <br />
              <br />
       La responsabilisation de l’Homme évite de soulever celle du système de reproduction du capital, c’est à dire essentiellement celle du capitalisme des sociétés occidentales historiquement, celle de la globalisation financière aujourd’hui, en tant que modes d’organisation sociale.        <br />
              <br />
       <b>2. L’écologisme politique </b>       <br />
              <br />
       <b>2.1. L’eschatologie n’étant pas d’essence politique, les politiques peinent à trouver des réponses adaptées à l’écologisme</b>. C’est la force du mouvement écologiste de s’appuyer sur une rhétorique métaphorique à laquelle les politiques ne peuvent jamais répondre.        <br />
              <br />
       Depuis le club de Rome (1970), le péché originel est nommé : la croissance. L’amélioration du bien être matériel est assimilée à une destruction de la nature. Le sacrifice expiatoire demandé est donc le renoncement à la croissance au nom de la condamnation du productivisme. L’écologisme politique se situe au confluant de différents mouvements hostiles au progrès. C’est l’appel à la décroissance. Cette théologie est d’essence malthusienne, dont la théorie originelle arrivait à la conclusion - devenue indicible - de la fatalité de la limitation de la population. Le déclin démographique des pays européens est le reflet de l’intériorisation sociale de ce paradigme.        <br />
              <br />
       Comme l’écologisme politique est une critique du monde tel qu’il est, il a tendance à être situé à gauche, en dépit de la diversité des courants idéologiques qui sont venus l’alimenter. Comme ses thématiques sont médiatiquement porteuses, la majeure partie de la gauche a tendance à abonder dans ce sens et à encourager la confusion, d’autant qu’elle est elle-même à court de projets.        <br />
              <br />
       Mais l’écologisme politique est a-social (extérieur aux questions sociales). Il n’appelle pas de prise de position sur les rapports sociaux, les systèmes de retraite, l’inégalité des revenus, les droits syndicaux… Les revendications des plus démunis d’améliorer leur bien-être matériel sont aussi condamnables que celles de nantis de préserver leur mode de vie. Copenhague a été l’occasion de formuler la problématique autour de cette question empreint d’un tiers-mondisme dévoyé : peut-on permettre aux pays émergents de se développer comme nous l’avons fait ? Comme si l’aval des pays occidentaux était requis, comme s’ils restaient les puissances coloniales qu’ils ont été, comme si la question était ouverte.        <br />
              <br />
       <b>2.2. L’identification eschatologique de l’écologisme politique, avec l’absence de critique du système de reproduction du capital qu’elle implique, explique aussi son enracinement dans le « libéralisme » politique</b> : libéral au sens économique, libertaire au sens moral (les « lilis », qualification qui côtoie celle des « bobos »). Le radicalisme eschatologique de la critique écologique épouse l’épanouissement de l’individualisme politique. Le rejet de toute contrainte sociale se concilie avec la déstructuration de la société : du pédagogisme scolaire au laisser-faire en matière de sécurité, du libre-échangisme mondialisé au développement des inégalités sociales.        <br />
              <br />
       L’ordre social étant traditionnellement une valeur de droite, l’écologisme politique y trouve un argument supplémentaire pour se revendiquer de gauche. Les courants historiques de la gauche sociale, la « première gauche », étant à la fois productivistes et défendeurs d’un ordre – certes alternatif, mais qui reste un ordre -, l’écologisme politique s’en distingue aussi. Ces forces bilatérales de répulsion mènent au seul point d’équilibre possible : une convergence entre l’écologisme politique et le social libéralisme. La perméabilité de l’écologisme politique au libéralisme économique le rend aussi centro-conciliable, d’autant que le centre français se déchristianise à l’image de la société, ce qui le rend lui-même perméable au culte païen et à ses aspects libertaires.        <br />
              <br />
       L’écologisme politique bénéficie en outre d’un certain nombre d’aubaines : le monde médiatique trouve dans ces sujets autant d’occasions d’attirer le chaland, et il le fait avec d’autant plus d’entrain que les intérêts financiers qui le contrôlent sont servis par la marginalisation des thèmes de la gauche sociale ; du fait de son ancrage a-social, l’écologisme politique gagne à jouer sur des élections à faible participation (les régionales et les européennes notamment) et tire son épingle de jeu de la montée de l’abstention due à la défection de l’électorat populaire.        <br />
              <br />
       <b>3. La réponse républicaine </b>       <br />
              <br />
       <b>3.1. Jusqu’à présent, aucune réponse vraiment convaincante et efficace à l’installation de l’écologisme politique</b> dans les dynamiques de la gauche française et européenne n’a été trouvée. La priorité doit être de construire une réponse crédible enracinée dans les valeurs républicaines, qui sont aux antipodes de la vulgate de l’écologisme puisque qu’elles reposent sur une mise en cause du mode de reproduction sociale du capitalisme mondialisé.        <br />
              <br />
       La globalisation commerciale et financière des trente dernières années a provoqué des déséquilibres considérables, tant sur le plan social avec la levée massive d’une armée de réserve de travailleurs qu’a permise leur mise en concurrence mondialisée, que sur le plan financier avec l’explosion de l’endettement spéculatif.        <br />
              <br />
       Mais les déséquilibres écologiques ne sont pas en reste avec une exploitation débridée des ressources ouverte à l’appropriation de profits à court terme par de grands groupes privés mondialisés, avec une utilisation intensive des transports à moindre coût générant des dégradations environnementales ou biologiques externalisées (socialisées), et avec la prohibition au nom du libre-échange de toute mesure de régulation sociale ou écologique des activités commerciales et mercantiles. La maîtrise politique des frontières est un préalable à la maîtrise politique des questions écologiques.        <br />
              <br />
       La période qui s’ouvre est propice à une formulation des réponses républicaines : les compagnons de route sociaux-libéraux de l’écologisme politique sont mis à mal par la crise, la vulgate arrive aux bords de ses contradictions (rejet des contraintes sociales mais multiplication des contraintes environnementales, échecs de Copenhague et du projet fédéral européen en dépit d’une posture messianique, craintes liées au réchauffement de la planète mais rejet de l’énergie nucléaire, absence générale de réponses cohérentes et opérantes aux questions posées…).        <br />
              <br />
       <b>3.2. La réponse républicaine doit reconnaître aux questions écologiques leur pleine dimension scientifique et opposer le statut politique de l’écologie au statut idéologique de l’écologisme</b>.       <br />
              <br />
       <b>i) La question écologique doit d’abord être prise pour elle-même, c’est son statut scientifique que le politique doit respecter</b> en garantissant des moyens adaptés et l’intégrité des recherches vis-à-vis des différents lobbies. L’écologie est un objet de la science et du progrès. La maîtrise des questions écologiques est nécessaire au développement dans la durée. La réponse républicaine passe donc par la distinction entre « écologie », champ scientifique d’analyse objective et de recherche de réponses rigoureuses, et « écologisme », domaine de construction d’une vulgate métaphorique. Mêler les deux revient à donner crédit à « l’écologisme » puisque l’écologie appelle une implication scientifique. A cet égard, les prédictions erronées ou discutées doivent être prises comme telles et non comme la démonstration des conclusions opposées… L’incertitude ne vaut pas la certitude du contraire ! La dénonciation du catastrophisme hollywoodien de l’écologisme ne doit pas se confondre avec un négationnisme écologique et conduire à un déni des questions écologiques.        <br />
              <br />
       <b>ii) Ensuite, l’écologie ne suffit pas à définir un projet politique</b> : le statut idéologique de l’écologie, aujourd’hui établi par l’écologisme, doit être violemment contesté ; c’est l’enjeu de la période. Il faut contester à l’écologisme le monopole des questions écologiques qu’il a confisquées. L’écologisme politique allié à des personnalités de la société civile s’est arrogé le monopole de la représentation des intérêts de la planète. Ce monopole doit s’effacer devant une démarche de confrontation rigoureuse et responsable.        <br />
              <br />
       iii) <b>L’écologie ne doit donc pas être réduite à une lubie de bobos</b>. Mais elle doit être articulée avec les questions sociales. Les modalités d’intégration des questions écologiques à un projet progressiste renvoient au statut politique de l’écologie. Ce statut politique s’oppose frontalement au statut idéologique de l’écologie. Un projet politique ne peut qu’être global, c’est-à-dire apporter des réponses aux questions écologiques dans le cadre d’un projet de développement économique et social. La question n’est pas : « peut-on permettre aux pays émergents d’adopter notre mode de vie ? », ils le feront. La question est « quels axes de recherche et développement doit-on privilégier pour offrir à tous  un mode vie à la fois élevé et durable ? ». Le développement durable est indissociable d’une croissance offrant des emplois à tous et d’une amélioration durable des conditions matérielles de vie  du plus grand nombre. La question du développement durable doit être intégrée à la question du développement humain, dont elle est une des composantes, lequel constitue le défi prioritaire du XXIème siècle.        <br />
              <br />
              <br />
       <b>B. Pour le développement humain</b>       <br />
              <br />
              <br />
       <b>1. La rôle des média</b>       <br />
              <br />
       La plupart des médias, pour attirer les lecteurs, les auditeurs ou les téléspectateurs  délivre des informations anxiogènes, principalement dans le domaine écologique, pouvant remettre en cause le développement humain. Il est alors extrêmement difficile aux citoyens de se faire un point de vue objectif de la situation.        <br />
       Les citoyens sont confrontés à de multiples questions. En voici une liste non exhaustive :       <br />
              <br />
       <ul class="list"><li>Fallait-il vacciner tout le monde contre la grippe porcine ?</li></ul>       
       <ul class="list"><li>Les téléphones portables et les antennes pour la téléphonie mobile sont-ils dangereux ?</li></ul>       
       <ul class="list"><li>Quels sont les dangers et les avantages des OGM ?</li></ul>       
       <ul class="list"><li>Quelle est la toxicité de la dioxine rejetée par l’incinération des ordures ménagères ?</li></ul>       
       <ul class="list"><li>L’utilisation des nanoparticules présente-elle un danger ?</li></ul>       
       <ul class="list"><li>Faut-il autoriser la création de nouvelles lignées de cellules souches embryonnaires ?</li></ul>       
       <ul class="list"><li>Les déchets des centrales nucléaires font-ils courir un risque déraisonnable ?</li></ul>       
       <ul class="list"><li>Y a t-il un réchauffement climatique et l’homme en est-il responsable ?</li></ul>       
       <ul class="list"><li>Les accélérateurs de particules peuvent-ils provoquer un « avalement » de toute la terre par un trou noir créé par une collision de haute énergie ?</li></ul>       
              <br />
       Des mouvements économiques, médiatiques ou politiques peuvent parfois donner des réponses en fonction de leurs propres intérêts. Pour cela il suffit de se souvenir de quelques faits : l’industrie du tabac a financé de nombreuses « pseudos études » niant ses effets toxiques ; la mémoire de l’eau : un chercheur prétendait observer des réactions même lorsque la solution étudiée ne contenait plus que de l’eau. Cette thèse qui remettait en cause toutes les sciences physiques, chimiques, biologiques… avait reçu le soutien financier de « laboratoires » homéopathiques.          <br />
              <br />
       Il ne faut pas attendre des informations fiables sur les effets du round-up ou la vérité sur de possibles économies de pesticides que l’on peut attendre, ni même sur les OGM de la part de Monsanto. Par ailleurs l’entreprise sert de prétexte aux opposants systématiques pour éluder toute interrogation sur les OGM. La stratégie commerciale de cette firme est un moyen très commode pour justifier l’arrachage des champs expérimentaux de l’INRA pourtant destinés précisément à examiner s’il y a ou non problèmes.       <br />
              <br />
       Oubliant le siècle des lumières, le pays de Pasteur est souvent l’un des plus enclin à se méfier des résultats scientifiques. Est-ce parce que nous sommes le seul pays au monde à avoir inscrit le principe de précaution dans notre constitution ?       <br />
              <br />
       <b>2. Quand l’écologie oublie l’Homme.</b>       <br />
              <br />
       Tout le monde s’accorde à dire que <b>les insecticides et les pesticide</b>s sont dangereux pour la santé. Mais c’est la dose qui fait le poison. Utilisés en faible dose ils éliminent les insectes et les maladies des végétaux leur permettant une meilleure croissance sans pour autant présenter de danger pour l’Homme.       <br />
              <br />
       Le dichlorodiphényltrichloroéthane (DDT) était le premier insecticide moderne, développé au début de la Seconde Guerre mondiale. Il fut utilisé avec beaucoup de succès dans la lutte contre les moustiques transmettant le paludisme, le typhus, ainsi que d'autres insectes vecteurs de maladies et également comme insecticide agricole. En 1948, le chimiste suisse Paul Hermann Müller, reçut le prix Nobel de médecine pour sa découverte de la grande efficacité du DDT en tant que poison contre divers arthropodes. Le DDT fut fréquemment utilisé jusqu’en 1960 où l’on découvre à Long Island que celui-ci (utilisé pour se protéger de la malaria) fragiliserait les coquilles des œufs de faucons sauvages. Il y a un procès au USA et le DDT est interdit au Etats-Unis d’abord, puis sur l’ensemble de la planète. La malaria refait sa réapparition et 700 millions de personnes sont actuellement atteintes, faisant de l’ordre de 1 à 3 millions de morts par an dans les pays du sud (comparable à celles due au SIDA). Depuis l’an 2000 l’utilisation du DDT est à nouveau possible sont certaines conditions (application le long des murs) ; six mois plus tard, le nombre d’infections avait chuté de moitié. Cet exemple montre que le choix a été fait pendant plusieurs années de sauver le faucon sauvage de Long Island contre la mort de plusieurs millions d’habitants des pays du Sud. Ceci ne défausse pas l’humanité de développer d’autres méthodes de luttes contre les moustiques et les autres parasites nuisibles aux hommes et aux cultures : assainissement des zones humides, recherche sur des méthodes insecticides plus efficaces et moins polluantes.       <br />
              <br />
       Enfin traditionnellement les partis de « gauche » étaient plus portés vers la science que les partis de « droite » plus conservateurs, jusqu’à ce que les mouvements écologistes soient venus faire l’union avec la « gauche ». Cela a entrainé une grande partie de la « gauche » vers une attitude antiscientifique. Le mouvement écologiste qui souhaite une meilleure gestion de la planète devrait s’appuyer sur les sciences pour améliorer cette gestion, car il n’y a d’écologie efficace que scientifique.       <br />
              <br />
       <b>3. Les progrès technologiques ont été très souvent plus protecteurs de l’écosystème que destructeurs de celui-ci. Deux exemples :</b>       <br />
              <br />
       <ul class="list"><li> <b>Le passage de paléolithique au néolithique</b> a permis à l’humanité de s’affranchir de contraintes environnementales en diminuant les périodes de disette et a conduit l’humanité à une véritable explosion démographique. Le passage du cueilleur chasseur à celui du cultivateur éleveur a favorisé la sédentarisation. Elle a également permis le développement des rapports humains et l’accumulation et la transmission des connaissances acquises, développant ainsi les premières civilisations.</li></ul>       
              <br />
       <ul class="list"><li>Plus récemment <b>le développement des nanotechnologie</b>s dans l’électronique a permis à la plupart d’entre nous de posséder dans sa poche un ordinateur qui, de plus, lui permet de téléphoner. Cet ordinateur est environ un million de fois plus puissant que son ancêtre des années 1970, un million de fois moins consommateur d’énergie et possède un nombre d’applications beaucoup plus grand. Faire la même chose voire plus avec moins de matériaux est une avancée écologique bénéfique à l’humain.</li></ul>       
              <br />
       <b>4. Toutefois des problèmes demeurent :</b>       <br />
              <br />
       Avec 9 milliards d’habitants prévus vers 2050, la diminution des ressources énergétiques fossiles, le réchauffement climatique et la raréfaction annoncée de matériaux indispensables aux technologies modernes, le questionnement sur la biodiversité, les questions écologiques sont au cœur des politiques publiques actuelles.       <br />
              <br />
       L’humanité va devoir <b>faire face au changement climatique</b> : en limiter l’impact humain nécessite un plan d'action développé sans démagogie et sans catastrophisme. Il faut développer des systèmes de productions d’énergies décarbonées et cela sans exclusive, en prenant toutefois en compte les facteurs économiques. La France devrait développer un pôle énergétique public, ou au moins très majoritairement contrôlé par le public.       <br />
              <br />
       <b>Le 21ème siècle verra la raréfaction des ressources gazières et pétrolières. Il faut anticiper la pénurie à venir, développer les économies d’énergie et les énergies alternatives aux énergies fossiles</b>. Il faut donc réorienter la consommation énergétique vers l’électricité en particulier quand elle est, comme en France, produite à 90 % sans gaz à effet de serre. L’isolation et le chauffage des habitations par pompe à chaleur, la voiture électrique doivent être développés.        <br />
              <br />
       <b>Pour le nucléaire</b>, la France doit poursuivre son effort et en particulier contribuer au développement du nucléaire de 4ème génération afin de s’affranchir des ressources d’uranium et bénéficier de réserves énergétiques pour plusieurs milliers d’années. La question des déchets nucléaire qui inquiète très justement les Français, doit également être prise être au sérieux. La 4ème génération de réacteur nucléaire encore plus sûr, qui produira environ 10 fois moins de déchets et brulera une grande partie de ceux produits par la génération précédente,  sera une importante source d’énergie en même temps qu’un moyen efficace pour une meilleure gestion de ces déchets.       <br />
              <br />
       En 1974 lorsque la France a lancé son programme nucléaire, trois types de réacteurs ont été envisagés :       <br />
        - le graphite-gaz (filière française des années 50 à 60)       <br />
        - le BWR de General Electric (comme à FUKUSHIMA).       <br />
        - le PWR de Westinghouse (comme à Three Mile Island).       <br />
       <b>La France a choisi le PWR, car le graphite gaz n'était pas bien adapté à une exploitation industrielle, et le BWR de General Electric (le même qu'à FUKUSHIMA) a été jugé insuffisant sur le plan de la sureté en cas d'accident.</b> Il existe des recombineurs d'hydrogène sur tous les réacteurs français limitant les risques d’explosions qui se sont produit à FUKUSHIMA ; l’enceinte de confinement est plus petite pour les PWR et le bâtiment réacteur n’est pas sécurisé ; les piscines de stockage du combustible sont en hauteur dans le bâtiment réacteur ; enfin il n’y a pas de filtre en sable qui permettent de réduire considérablement les rejets radioactifs. Pour l'avenir il faudra traiter explicitement le risque de fusion de cœur, comme cela a été fait pour l'EPR.       <br />
       Les constructeurs avaient sous estimé le risque tsunami. L’EPR, réacteur de type PWR, est un réacteur dont la sécurité a encore été renforcée par l’analyse des incidents déjà observés au niveau mondial.       <br />
       Les centrales BWR d'Onagawa (100km de l'épicentre) ont parfaitement résisté au séisme, seule une ligne d'arbre Turbine-Alternateur a été endommagée par le tremblement de terre, tandis qu'à Tokyo (320km) les unités de stockage et de distillation pétrolières ont été détruites par le feu. Les réacteurs de la centrale de Fukushima ont également assez bien résisté au tremblement de terre, mais pas au tsunami qui a submergé la centrale et endommagé le système électrique des réacteurs.        <br />
              <br />
       <b>L’origine des causes des 3 accidents nucléaires majeurs sont différentes : erreurs humaines et déficit démocratique à Tchernobyl, défaillances techniques et erreurs humaines à Three Mile Island, catastrophe naturelle et déficit de la sécurité vis à vis des risques naturels à Fukushima</b>. L’ensemble de ces éléments est à prendre en compte pour l’avenir : prendre en compte l’ensemble des risques, former les personnels et informer les populations concernées.       <br />
       L’énergie nucléaire étant extrêmement concentrée, les problèmes de sécurité sont à prendre au sérieux. Ceux qui ont proposé de développer à la place de l’EPR un réacteur « low cost » permettant de remporter plus facilement les marchés internationaux ont commis une erreur monumentale : la sécurité doit être le maitre mot de cette filière.        <br />
              <br />
       Comme pour Tchernobyl,<b> il faut tirer toutes les leçons de cet accident dont la cause première est une catastrophe naturelle </b>d’une ampleur considérable faisant plusieurs dizaines de milliers morts et disparus. <b>L’analyse des faiblesses de ces centrales y compris de leur emplacement sur des zones sismiques doit être faites pour que des améliorations dans le domaine de la sécurité soient proposées</b> afin de les rendre plus fiable, en particulier dans le cas de catastrophes naturelles : Tsunamis, tempêtes, ...       <br />
              <br />
              <br />
       <b>La diminution de la biodiversité</b> présente de grands risques pour l’humanité, car la grande majorité des molécules contenues dans nos médicaments sont obtenus par synthèse de molécules d’origine biologique. Elles représentent un stock d’une importance primordiale pour l’Homme. Nous devons tout faire pour maintenir ce stock.       <br />
              <br />
       <b>Les océans</b> sont également un milieu important pour les écosystèmes. La pêche industrielle met certaines espèces de poissons en danger. Les norvégiens Axel Boeck et Ossian Sars, ont, dès 1850, calculé à partir des prises de morues des pêcheries arctiques des îles Lofoten que les stocks étaient modulés par une variation naturelle cyclique, mais aussi par une surpêche conduisant périodiquement à l’effondrement de la pêcherie et à l'épuisement de la ressource au-delà d'un seuil ne permettant plus à l'espèce de se reproduire. Le biologiste anglais Michael Graham a noté que certains stocks de poissons (plies en l'occurrence) se sont reconstitués après qu'on eut diminué la pression de pêche durant la Première Guerre mondiale.        <br />
              <br />
       Ceci a laissé penser qu'en diminuant la pression de pêche, le stock se reconstituerait rapidement, mais, plus tard, il a été montré que l'écosystème pouvait être durablement affecté par la régression massive d'une espèce et que, parfois, cesser la pêche d'une espèce ne suffisait pas à lui permettre de reconstituer sa population antérieure. En mer du Nord, le stock de morue serait en train de lentement se reconstituer depuis que sa pêche est fortement limitée. Toutefois une étude du centre de recherche de Kiel, publiée en 2010, a néanmoins montré qu'avec les plafonds actuels fixés par la politique commune de la pêche, l'objectif européen de reconstitution des ressources halieutiques ne pourra être atteint avant 2030, et que pour 12 espèces, dont la morue, le carrelet et le flétan, le niveau des stocks est tellement faible que même l'arrêt total et immédiat de la pêche pour ces poissons ne permettra pas leur reconstitution d'ici 2015. Dans ce domaine comme dans de nombreux autres, le libéralisme produit des dégâts qui peuvent devenir irréversibles.       <br />
              <br />
       La méthode, utilisée sous l’impulsion du député Christian Bataille, peut être considérée comme exemplaire et devrait servir de modèle. En décembre 1991, les députés ont voté une loi sur les déchets nucléaires. Différentes solutions sont envisagées : le stockage en surface, qui consiste à attendre après avoir correctement conditionné les déchets, l’enfouissement profond, à condition que le confinement des déchets soit assuré, ou la transmutation des déchets par réaction nucléaire. Les députés ont voté une loi qui exige des organismes publics (CEA, CNRS, ANDRA) de travailler sur ces trois axes de recherche, et rendez-vous leur est donné 15 années plus tard. Voici l’exemple qu’il faut suivre du bon rapport entre élus et scientifiques. Les élus qui doivent prendre des décisions difficiles interrogent alors les scientifiques, leur demandent de travailler sur des domaines qui paraissent encore trop mal connus. Cet exemple d’interaction entre le monde scientifique et le monde politique aurait pu être suivi dans de nombreux cas.       <br />
              <br />
       <b>La question de l’énergie sera le grand débat du 21ème siècle</b>. L’énergie consommée dans le monde est actuellement pour 80% d’origine fossile carbonée : gaz, pétrole et charbon. Les réserves de pétrole d’abord et de gaz ensuite s’épuisent faisant exploser le prix de ces combustibles. Certains proposent de sortir du nucléaire, ils proposent même un grand débat ouvert aux seuls antinucléaires. Dans ces conditions le débat est inutile et les conclusions sont connues d’avance.       <br />
              <br />
       Nous sommes favorables à <b>un débat sur l’énergie</b> : toutes les formes d’énergie, économies d’énergie incluses, sans exclure personne. Il faut comprendre le mixte énergétique dont l’humanité pourra disposer et donner à espérer aux jeunes et aux générations à venir.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.mrc-france.org/Ecologie-et-developpement-humain-la-reponse-republicaine_a237.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Ecologie et développement humain</title>
   <updated>2011-02-21T19:05:00+01:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Ecologie-et-developpement-humain_a225.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2011-02-21T19:05:00+01:00</published>
   <author><name>MRC</name></author>
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La plupart des médias, pour attirer les lecteurs, les auditeurs ou les téléspectateurs délivre des informations anxiogènes principalement dans le domaine écologique pouvant remettre en cause le développement humain, alors il est extrêmement difficile aux citoyens de se faire un point de vue objectif de la situation.     <div>
      Nos sociétés sont de plus en plus complexes et nous sommes de ce fait confrontés à de multiples questions. En voici une liste non exhaustive :       <br />
              <br />
       •	Fallait-il vacciner tout le monde contre la grippe porcine ?       <br />
       •	Les téléphones portables et les antennes pour la téléphonie mobile sont-ils dangereux ?       <br />
       •	Quels sont les dangers et les avantages des OGM ?       <br />
       •	Quelle est la toxicité de la dioxine rejetée par l’incinération des ordures ménagères ?       <br />
       •	L’utilisation des nano particules présente-elle un danger ?       <br />
       •	Faut-il autoriser la création de nouvelles lignées de cellules souches embryonnaires ?       <br />
       •	Les déchets des centrales nucléaires font-ils courir un risque déraisonnable ?       <br />
       •	Y a t-il un réchauffement climatique et l’homme en est-il responsable ?       <br />
       •	Les accélérateurs de particules peuvent-ils provoquer un « avalement » de toute la terre par un trou noir créé par une collision de haute énergie ?       <br />
              <br />
       Des mouvements économiques, médiatiques ou politiques peuvent parfois donner des réponses en fonction de leurs propres intérêts. Pour cela il suffit de se souvenir de quelques faits : l’industrie du tabac a financé de nombreuses « pseudos études » niant ses effets toxiques, la mémoire de l’eau, un chercheur prétendait observer des réactions même lorsque la solution étudiée ne contenait plus que de l’eau. Cette thèse qui remettait en cause toutes les sciences physiques, chimiques, biologiques… avait reçu le soutien financier de « laboratoires » homéopathiques.       <br />
              <br />
       Il ne faut pas attendre des informations fiables sur les effets du round-up ou la vérité sur de possibles économies de pesticides que l’on peut attendre, ni même sur les OGM de la part de Monsanto. Par ailleurs l’entreprise sert de prétexte de la part des opposants systématiques, pour éluder toute interrogation sur les OGM. Cette firme est un moyen très commode pour justifier le fait d’arracher les champs expérimentaux de l’INRA pourtant destinés précisément à examiner s’il y a ou s’il n’y a pas de problèmes.       <br />
              <br />
       Oubliant le siècle des lumières, le pays de Pasteur est souvent celui qui est l’un des plus enclins à se méfier des résultats scientifiques. Est-il possible que la cause soit le fait que nous sommes le seul pays au monde à avoir inscrit le principe de précaution dans notre constitution ?       <br />
              <br />
       Tout le monde s’accorde pour dire que les insecticides et les pesticides sont dangereux pour la santé. Mais c’est la dose qui fait le poison. Utilisés en faible dose ils éliminent les insectes et les maladies des végétaux leur permettant une meilleure croissance sans pour autant présenter de danger pour l’Homme.       <br />
              <br />
       Le dichlorodiphényltrichloroéthane (DDT) était le premier insecticide moderne, développé au début de la Seconde Guerre mondiale. Il fut utilisé avec beaucoup de succès dans la lutte contre les moustiques transmettant le paludisme, le typhus, ainsi que d'autres insectes vecteurs de maladies et également comme insecticide agricole. En 1948, le chimiste suisse Paul Hermann Müller, reçut le prix Nobel de médecine pour sa découverte de la grande efficacité du DDT en tant que poison contre divers arthropodes. Le DDT fut fréquemment utilisé jusqu’en 1960 où l’on découvre à Long Island que celui-ci (utilisé pour se protéger de la malaria) fragiliserait les coquilles des œufs de faucons sauvages. Il y a un procès au USA et le DDT est interdit au Etats-Unis d’abord, puis sur l’ensemble de la planète. La malaria refait sa réapparition et 700 millions de personnes sont actuellement atteintes, faisant de l’ordre de 1 à 3 millions de morts par an dans les pays du sud (comparables à celles due au SIDA). Depuis l’an 2000, l’utilisation du DDT est à nouveau possible sous certaines conditions (application le long des murs) : six mois plus tard, le nombre d’infections avait chuté de moitié. Cet exemple montre que le choix a été fait pendant plusieurs années de sauver le faucon sauvage de Long Island contre la mort de plusieurs millions d’habitants des pays du Sud.       <br />
              <br />
       Enfin traditionnellement les partis de « gauche » étaient plus portés vers la science que les partis de « droite » plus conservateurs, jusqu’à ce que les mouvements écologistes soient venus faire l’union avec la « gauche ». Cela a entrainé une grande partie la « gauche » vers une attitude antiscience. Le mouvement écologiste qui souhaite une meilleure gestion de la planète devrait s’appuyer sur les sciences pour améliorer cette gestion.        <br />
              <br />
       <b>Les progrès technologiques ont été très souvent plus protecteurs de l’écosystème que destructeurs de celui-ci. Deux exemples :</b>       <br />
              <br />
       •	Le passage de paléolithique au néolithique a permis à l’humanité de s’affranchir de contraintes environnementales en diminuant les périodes de disette et a conduit l’humanité à une véritable explosion démographique. Le passage du cueilleur chasseur à celui du cultivateur éleveur a favorisé la sédentarisation. Elle a également permis le développement des rapports humains et l’accumulation et la transmission des connaissances acquises, développant ainsi les premières civilisations.       <br />
       •	Plus récemment, le développement des nanotechnologies dans l’électronique a permis à la plupart d’entre nous de posséder dans sa poche un ordinateur qui, de plus, lui permet de téléphoner. Cet ordinateur est environ un million de fois plus puissant que son ancêtre des années 1970, un million de fois moins consommateur d’énergie et possède un nombre d’applications beaucoup plus grand. Faire la même chose voire plus avec moins de matériaux est une avancée écologique bénéfique à l’humain.       <br />
              <br />
       <b>Toutefois des problèmes demeurent :</b>       <br />
              <br />
       	Avec 9 milliards d’habitants prévus vers 2050, la diminution des ressources énergétiques fossiles, le réchauffement climatique et la raréfaction annoncée de matériaux indispensables aux technologies modernes, le questionnement sur la biodiversité, les questions écologiques sont au cœur des politiques publiques actuelles.       <br />
              <br />
       	L’humanité va devoir faire face au changement climatique : en limiter l’impact humain nécessite un plan d'action développé sans démagogie et sans catastrophisme. Il faut développer des systèmes de productions d’énergies décarbonées et cela sans exclusive en prenant toutefois en compte les éléments économiques. La France devrait développer un pôle énergétique public ou au moins très majoritairement contrôlé par le public.       <br />
              <br />
       	Le 21ème siècle verra la raréfaction des ressources gazières et pétrolières. Il faut anticiper la pénurie à venir, développer les économies d’énergie et les énergies alternatives aux énergies fossiles. Il faut donc réorienter la consommation énergétique vers l’électricité en particulier quand elle est, comme en France, produite à 90 % sans gaz à effet de serre. L’isolation et le chauffage des habitations par pompe à chaleur, la voiture électrique doivent être développés. Pour le nucléaire, la France doit poursuivre son effort et en particulier contribuer au développement du nucléaire de 4ème génération afin de s’affranchir des ressources d’uranium et bénéficier de réserves énergétiques pour plusieurs milliers d’années. La question des déchets nucléaires qui inquiète très justement les Français doit également être prise au sérieux. La 4ème génération de réacteurs nucléaires produisant environ 10 fois moins de déchets et brulant une grande partie de ceux produits par la génération précédente sera un moyen efficace pour une meilleure gestion de ces déchets.       <br />
              <br />
       	L’année de la biodiversité qui vient de se terminer fait craindre une disparition plus importante des espèces que lors les périodes précédentes. Cette diminution de la biodiversité présente de grands risques pour l’humanité, car la grande majorité des molécules contenues dans nos médicaments sont obtenues par synthèse de molécules d’origine biologique. Elles représentent un stock d’une importance primordiale pour l’Homme. Nous devons tout faire pour maintenir ce stock.       <br />
              <br />
       Les océans sont également un milieu important pour les écosystèmes. La pêche industrielle met certaines espèces de poissons en danger. Les norvégiens Axel Boeck et Ossian Sars ont, dès 1850, calculé à partir des prises de morues des pêcheries arctiques des îles Lofoten que les stocks étaient modulés par une variation naturelle cyclique, mais aussi par une surpêche conduisant périodiquement à l’effondrement de la pêcherie et à l'épuisement de la ressource au-delà d'un seuil ne permettant plus à l'espèce de se reproduire. Le biologiste anglais Michael Graham a noté que certains stocks de poissons (plies en l'occurrence) se sont reconstitués après qu'on eut diminué la pression de pêche durant la Première Guerre mondiale. Ceci a laissé penser qu'en diminuant la pression de pêche, le stock se reconstituerait rapidement, mais, plus tard, il a été montré que l'écosystème pouvait être durablement affecté par la régression massive d'une espèce et que, parfois, cesser la pêche d'une espèce ne suffisait pas à lui permettre de reconstituer sa population antérieure. En mer du Nord, le stock de morue serait en train de lentement se reconstituer depuis que sa pêche est fortement limitée. Toutefois une étude du centre de recherche de Kiel, publiée en 2010, a néanmoins montré qu'avec les plafonds actuels fixés par la politique commune de la pêche, l'objectif européen de reconstitution des ressources halieutiques ne pourra être atteint avant 2030, et que pour 12 espèces, dont la morue, le carrelet et le flétan, le niveau des stocks est tellement faible que même l'arrêt total et immédiat de la pêche pour ces poissons ne permettra pas leur reconstitution d'ici 2015. Dans ce domaine comme dans de nombreux autres le libéralisme sans contrainte produit des dégâts qui peuvent devenir irréversibles.       <br />
              <br />
       La méthode, utilisée sous l’impulsion du député Christian Bataille, peut être considérée comme exemplaire et devrait servir de modèle. En décembre 1991, les députés ont voté une loi sur les déchets nucléaires. Différentes solutions sont envisagées : le stockage en surface, qui consiste à attendre après avoir correctement conditionné les déchets , l’enfouissement profond, à condition que le confinement des déchets soit assuré, ou la transmutation des déchets par réaction nucléaire. Les députés ont voté une loi qui exige des organismes publics (CEA, CNRS, ANDRA) de travailler sur ces trois axes de recherche et rendez-vous leur est donné 15 années plus tard. Voici l’exemple qu’il faut suivre du bon rapport entre élus et scientifiques. Les élus qui doivent prendre des décisions difficiles interrogent alors les scientifiques, leur demandent de travailler sur des domaines qui paraissent encore trop mal connus. Cet exemple d’interaction entre le monde scientifique et le monde politique aurait pu être suivi dans de nombreux cas.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <link rel="alternate" href="https://www.mrc-france.org/Ecologie-et-developpement-humain_a225.html" />
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  <entry>
   <title>L'écologie dans le débat politique: la nécessité d'une réponse républicaine</title>
   <updated>2010-12-21T15:06:00+01:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/L-ecologie-dans-le-debat-politique-la-necessite-d-une-reponse-republicaine_a207.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <published>2010-11-19T08:50:00+01:00</published>
   <author><name>MRC</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le texte « L’écologie dans le débat politique » est un projet d’orientation politique sur les principes d’intégration des questions écologiques à une approche républicaine d’une société de progrès et de développement. Ce projet est soumis au débat interne au Mouvement Républicain et Citoyen. Il est appelé à être complété, une fois adopté dans sa forme définitive, par un volet propositionnel.     <div>
      Ces quarante dernières années ont été marquées par la montée en puissance des thématiques écologiques, à la fois sur le plan « sociétal » avec l’omniprésence médiatique de questions environnementales, et sur le plan politique avec l’installation dans le paysage d’un courant dont l’identification se fond avec l’écologie pour déboucher sur « l’écologisme ».       <br />
              <br />
              <br />
       <b>1. De l’écologie sociétale à « l’écologisme »</b>       <br />
              <br />
       1.1. Les <span class="u">problématiques écologiques</span> sont mal définies et, de ce fait, recouvre un large spectre. Leur point commun est de s’attaquer à des <span class="u">« nuisances »</span> :        <br />
       -	de proximité ayant ou pouvant avoir des incidences de santé publique (déchets industriels ou urbains, pollutions chimiques de l’air – ozone -, de l’eau   phosphates… -  ou de la terre – site de stockage industriel, agriculture intensive… -, méconnaissance d’effets secondaires de matériaux utilisés – plomb puis amiante…-),       <br />
       -	d’« agression » d’une nature parfois idéalisée (chasse mais aussi déforestation, disparition puis réintroduction de l’ours brun ou du loup…)        <br />
       -	d’essence métaphorique, c’est-à-dire renvoyant à des métaphores ancestrales : sauver la planète (climatologie, biodiversité, énergie nucléaire…).       <br />
              <br />
       Ces problématiques <span class="u">s’appuient sur des éléments objectifs</span> que chacun peut constater dans sa vie courante ou à travers des images médiatisées (les maux de santé publique bien sûr mais aussi la fonte des glaciers depuis 150 ans, le smog londonien, la propagation des algues vertes, la rétraction de la forêt amazonienne, les oiseaux englués dans du mazout, le pouvoir de destruction massive de l’arme atomique, la disparition du dodo, le trou de la couche d’ozone, la dissémination d’espèces invasives …) ou encore qui sont aisément déductibles (l’épuisement des énergies fossiles, les enjeux géopolitique de l’eau et de la nourriture…). Les prédictions apocalyptiques s’appuient sur des travaux scientifiques (biodiversité, réchauffement climatique…) plus ou moins valides ou contestés mais dont les conclusions sont présentées comme tout aussi aisément admissibles. La croissance démographique, le développement économique des pays émergents, la puissance des technologies concourent à l’amplification de toutes ces problématiques. La fin des frontières planétaires confrontée à l’étendue des connaissances a favorisé le sentiment de la finitude du monde et de la fragilité de la vie : le monde parait fini, limité, vulnérable.        <br />
              <br />
       Ces questions sont secondaires tant que les questions de subsistance persistent. <span class="u">Elles prennent de l’importance sociale avec l’amélioration du mode de vie</span>. Les thématiques écologiques sont donc plus sensibles dans les sociétés occidentales.         <br />
              <br />
              <br />
       1.2. Toutes ces problématiques font émerger, dans <span class="u">« l’écologisme », une rhétorique unificatrice</span> : ce sont les activités de l’Homme qui sont la source des « nuisances » (origine anthropique), donc  <span class="u">l’Homme</span> qui <span class="u">en est responsable</span> collectivement et individuellement, ce qui renvoie à une autre forme de métaphore ancestrale, une métaphore culpabilisatrice. L’Homme est dans cette représentation, extérieur au monde, exogène au système dans lequel il vit et il est doté de pouvoirs quasi-métaphysiques : par son action, il peut détruire ou sauver la planète ; le Bien et le Mal sont aisément discernables ; bien que l’Homme soit fautif, il peut encore se racheter.        <br />
              <br />
       Les prédictions apocalyptiques jouent, dans cette rhétorique, des instincts primitifs (archaïques) et évoquent toutes les craintes ataviques. En clair, la vulgate de l’écologisme n’est que la transposition modernisée de métaphores universelles et multimillénaires, avec leur dimension eschatologique (relative au destin ou à la fin du monde). L’écologie est offerte comme le nouvel opium du peuple (1), comme substitut au <span class="u">culte de la nature des sociétés païennes</span>. Ce culte païen confisque les problématiques écologiques.        <br />
              <br />
       La responsabilisation de l’Homme <span class="u">évite de soulever celle du système de reproduction du capital</span>, c’est à dire essentiellement celle du capitalisme des sociétés occidentales historiquement, celle de la globalisation financière aujourd’hui, en tant que modes d’organisation sociale.       <br />
                  <br />
              <br />
       <b>2. L’écologisme politique</b>       <br />
              <br />
       2.1. L’eschatologie n’étant pas d’essence politique, les politiques peinent à trouver des réponses adaptées à l’écologisme. C’est la force du mouvement écologiste de s’appuyer sur une rhétorique métaphorique à laquelle <span class="u">les politiques ne peuvent jamais répondre</span>.       <br />
              <br />
       Depuis le club de Rome (1970), <span class="u">le pêché originel est nommé : la croissance</span>. L’amélioration du bien être matériel est assimilée à une destruction de la nature. Le sacrifice expiatoire demandé est donc le renoncement à la croissance au nom de la condamnation du productivisme. L’écologisme politique se situe au confluant de différents mouvements <span class="u">hostiles au progrès</span>. C’est l’appel à la décroissance. Cette théologie est d’essence malthusienne, dont la théorie originelle arrivait à la conclusion - devenue indicible - de la  fatalité de la limitation de la population. Le <span class="u">déclin démographique</span> des pays européens est le reflet de l’intériorisation sociale de ce paradigme.        <br />
              <br />
       Comme l’écologisme politique est une <span class="u">critique du monde tel qu’il est</span>, il a tendance à être situé à gauche, en dépit de la diversité des courants idéologiques qui sont venus l’alimenter. Comme ses thématiques sont médiatiquement porteuses, la majeure partie de la gauche a tendance à abonder dans ce sens et à encourager la confusion, d’autant qu’elle est elle-même à court de projets.        <br />
              <br />
       Mais <span class="u">l’écologisme politique est a-social</span> (extérieure aux questions sociales). Il n’appelle pas de prise de position sur les rapports sociaux, les systèmes de retraite, l’inégalité des revenus, les droits syndicaux… Les revendications des plus démunis d’améliorer leur bien-être matériel sont aussi condamnables que celles de nantis de préserver leur mode de vie. Copenhague a été l’occasion de formuler la problématique autour de cette question empreint d’un tiers-mondisme dévoyé : peut-on permettre aux pays émergents de se développer comme nous l’avons fait ? Comme si l’aval des pays occidentaux était requis, comme s’ils restaient les puissances coloniales qu’ils ont été, comme si la question était ouverte.        <br />
              <br />
              <br />
       2.2. L’identification eschatologique de l’écologisme politique, avec l’absence de critique du système de reproduction du capital qu’elle implique, explique aussi son enracinement dans le « libéralisme » politique : libéral au sens économique, libertaire au sens moral (les « lilis »,  qualification qui côtoie celle des « bobos »). Le radicalisme eschatologique de la critique écologique épouse l’épanouissement de l’individualisme politique. <span class="u">Le rejet de toute contrainte sociale</span> se concilie avec la déstructuration de la société : du pédagogisme scolaire au laisser-faire en matière de sécurité, du libre-échangisme mondialisé au développement des inégalités sociales.        <br />
              <br />
       L’ordre social étant traditionnellement une valeur de droite, l’écologisme politique y trouve un argument supplémentaire pour se revendiquer de gauche. Les courants historiques de la gauche sociale, la « première gauche », étant à la fois productivistes et défendeurs d’un ordre – certes  alternatif, mais qui reste un ordre -, l’écologisme politique s’en distingue aussi. Ces forces bilatérales de répulsion mènent au <span class="u">seul point d’équilibre possible</span> : une convergence entre <span class="u">l’écologisme politique et le social libéralisme</span>. La perméabilité de l’écologisme politique au libéralisme économique la rend aussi centro-conciliable, d’autant que le centre français se déchristianise à l’image de la société, ce qui le rend lui-même perméable au culte païen et à ses aspects libertaires.              <br />
              <br />
       L’écologisme politique bénéficie en outre d’un <span class="u">certain nombre d’aubaines</span> : <span class="u">le monde médiatique</span> trouve dans ces sujets autant d’occasions d’attirer le chaland et elle se fait avec d’autant plus d’entrain que les intérêts financiers qui le contrôle sont servis par la marginalisation des thèmes de la gauche sociale ; du fait de son ancrage a-social, l’écologisme politique gagne à jouer sur des <span class="u">élections à faible participation</span> (les régionales et les européennes notamment) et tire son épingle de jeu de la montée de l’abstention due à la défection de l’électorat populaire.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>3. La réponse républicaine</b>       <br />
              <br />
       3.1. Jusqu’à présent, aucune réponse vraiment convaincante et efficace à l’installation de l’écologisme politique dans les dynamiques de la gauche française et européenne n’a été trouvée. La priorité doit être de construire une réponse crédible enracinée dans les <span class="u">valeurs républicaines</span>, qui sont <span class="u">aux antipodes de la vulgate de l’écologisme</span> puisque qu’elles reposent sur une <span class="u">mise en cause du mode de reproduction sociale du capitalisme mondialis</span>é.       <br />
              <br />
       La <span class="u">globalisation commerciale et financière</span> des trente dernières années a provoqué des déséquilibres considérables, tant sur le plan social avec la levée massive d’une armée de réserve de travailleurs qu’a permise leur mise en concurrence mondialisée, que sur le plan financier avec l’explosion de l’endettement spéculatif. Mais les <span class="u">déséquilibres écologiques</span> ne sont pas en reste avec une exploitation débridée des ressources ouverte à l’appropriation de profits à court terme par de grands groupes privés mondialisés, avec une utilisation intensive des transports à moindre coût  générant des dégradations environnementales ou biologiques externalisées (socialisées) et avec la prohibition au nom de libre-échange de toute mesure de régulation sociale ou écologique des activités commerciales et mercantiles. La <span class="u">maîtrise politique des frontières est un préalable à la maîtrise politique des questions écologiques</span>.           <br />
              <br />
       La <span class="u">période qui s’ouvre est propice</span> à une formulation des réponses républicaines : les compagnons de route sociaux-libéraux de l’écologisme politique sont mis à mal par la crise, la vulgate arrive aux bords de ses contradictions (rejet des contraintes sociales mais multiplication des contraintes environnementales, échecs de Copenhague et du projet fédéral européen en dépit d’une posture messianique, craintes liées au réchauffement de la planète mais rejet de l’énergie nucléaire, absence générale de réponses cohérentes et opérantes aux questions posées…).        <br />
              <br />
              <br />
       3.2. La réponse républicaine doit <span class="u">reconnaître</span> aux questions écologiques leur pleine <span class="u">dimension scientifique</span> et <span class="u">opposer le statut politique de l’écologie au statut idéologique de l’écologisme</span>.       <br />
              <br />
       i) La <span class="u">question écologique</span> doit d’abord être prise pour elle-même, c’est son <span class="u">statut scientifique</span> que le politique doit respecter en garantissant des moyens adaptés et l’intégrité des recherches vis-à-vis des différents lobbies. L’écologie est un objet de la science et du progrès. La <span class="u">maîtrise des questions écologiques est nécessaire au développement</span> dans la durée. La réponse républicaine passe donc par la <span class="u">distinction entre « écologie »</span>, champ scientifique d’analyse objective et de recherche de réponses rigoureuses, <span class="u">et « écologisme »</span>, domaine de construction d’une vulgate métaphorique. Mêler les deux revient à donner crédit à « l’écologisme » puisque l’écologie appelle une implication scientifique. A cet égard, les prédictions erronées ou discutées doivent être prises comme telles et non comme la démonstration des conclusions opposées… L’incertitude ne vaut pas la certitude du contraire ! <span class="u">La dénonciation du catastrophisme hollywoodien de l’écologisme ne doit pas</span> se confondre avec un négationnisme écologique et <span class="u">conduire à un déni des questions écologiques</span>.        <br />
              <br />
       ii) Ensuite, l’écologie ne suffit pas à définir un projet politique : le <span class="u">statut idéologique de l’écologie</span>, aujourd’hui établi par l’écologisme, doit être violemment contesté ; c’est l’enjeu de la période. Il faut contester à l’écologisme le monopole des questions écologiques qu’il a confisquées. L’écologisme politique allié à des personnalités de la société civile s’est érigé en <span class="u">clergé du nouveau culte païe</span>n et s’est arrogé le monopole de la représentation des intérêts de la planète. Ce monopole doit s’effacer devant une démarche de confrontation rigoureuse et responsable.        <br />
              <br />
       iii) <span class="u">L’écologie ne doit donc pas être réduite à une lubie de bobos</span>. Mais elle <span class="u">doit être articulée avec les questions sociales</span>. Les modalités d’<span class="u">intégration des questions écologiques à un projet progressiste</span> renvoient au <span class="u">statut politique de l’écologie</span>. Ce statut politique s’oppose frontalement au statut idéologique de l’écologie. Un projet politique ne peut qu’être global, c’est-à-dire apporter des réponses aux questions écologiques dans le cadre d’un projet de développement économique et social. La question n’est pas : « peut-on permettre aux pays émergents d’adopter notre mode de vie ? », ils le feront. La question est « quels axes de recherche développement doit-on privilégier pour arriver tous à un mode vie à la fois élevé et durable ? ». Le développement durable est indissociable d’une croissance offrant des emplois à tous et d’une amélioration durable des conditions de vie matérielles du plus grand nombre. La question du développement durable doit être intégrée à la question du développement humain, dont elle est une des composantes, lequel constitue le défi clef du XXIème siècle.       <br />
              <br />
       -------       <br />
       1) « Dieu, l’Homme et la nature : l’écologie, nouvel opium du peuple ? »  - Samuèle Surfari – Bourin ed. – mars 2010, 22 €
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Ecologie et République : encore un effort Cécile Duflot !</title>
   <updated>2010-09-16T17:07:00+02:00</updated>
   <id>https://www.mrc-france.org/Ecologie-et-Republique-encore-un-effort-Cecile-Duflot-_a190.html</id>
   <category term="Actualités" />
   <photo:imgsrc>https://www.mrc-france.org/photo/art/imagette/2350712-3289723.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-09-16T17:00:00+02:00</published>
   <author><name>MRC</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Tribune de Pierre Dubreuil, conseiller régional d'Ile de France, secrétaire national du Mouvement républicain et citoyen, parue sur le site Internet du Monde.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.mrc-france.org/photo/art/default/2350712-3289723.jpg?v=1289529573" alt="Ecologie et République : encore un effort Cécile Duflot !" title="Ecologie et République : encore un effort Cécile Duflot !" />
     </div>
     <div>
      La République n'appartient à personne. Pas plus que l'écologie n'est la propriété des écologistes d'ailleurs. On ne peut donc que se féliciter de l'ode à la République de Cécile Duflot et de sa plume audacieuse, invitant les verts à revenir &quot;aux sources de la République&quot;. La défense des valeurs républicaines doit être un objectif essentiel du combat des écologistes nous dit la secrétaire nationale des verts.       <br />
              <br />
       Réjouissons-nous de cette conversion républicaine des écologistes. C'est une excellente nouvelle pour la gauche et pour tous les républicains en cette sombre période ou les valeurs républicaines sont bafouées par le pouvoir.       <br />
              <br />
       Mais à y regarder de plus près, de quelle République parle Cécile Duflot ? En évoquant &quot;sa&quot; République, européenne, fédérale, diverse, écologiste et solidaire, la secrétaire nationale des verts oublierait-elle ce que sont précisément les sources de &quot;notre&quot; république auxquelles elle prétend vouloir revenir. Non, chère Cécile, la République française, la vôtre, la mienne ne vient pas de nulle part ? Ce n'est pas une République &quot;hors sol&quot;. Elle vient des lumières, de 1789 et elle est indissociable de la nation, que vous ne mentionnez nulle part, étrangement. &quot;Notre&quot; République a une histoire, et la souveraineté populaire qui la fonde est étroitement liée à la souveraineté nationale sur laquelle elle s'est construite depuis Valmy. Le cadre naturel de la souveraineté populaire est la nation. Vous faites référence à l'indépendance et je vous rejoins volontiers pour dénoncer le ralliement du président Sarkozy au commandement intégré de l'OTAN, qui renie l'indépendance de la France. Mais allez jusqu'au bout de votre élan, et rappelez que cette indépendance est nationale par essence, n'en déplaise à ceux de vos amis qui voudraient assimiler la nation au nationalisme.       <br />
              <br />
       De même quand vous célébrez les droits de l'homme, pourquoi ne rappelez-vous pas qu'ils prennent racine dans la Déclaration des droits de l'homme… et du citoyen. Ce citoyen, pivot de la République n'apparaît curieusement pas dans votre éloge. Et pourtant, la citoyenneté est un rempart efficace contre les dérives communautaristes qui gangrènent notre pacte républicain. C'est même le meilleur antidote à la xénophobie d'Etat et aux dérives populistes que vous dénoncez à juste titre. La République est indivisible. On ne peut piocher et faire le tri dans les valeurs républicaines sans nuire à cet édifice fragile qu'est la République. Elle a deux piliers, la nation et le citoyen, qui sont le socle de ce que vous appelez le carré magique de la démocratie française.       <br />
              <br />
       Alors, chère Cécile Duflot, 2012 approche. Nous devrons nous rassembler pour gagner. Cela suppose d'avoir les idées claires et d'assumer tout l'héritage républicain. Vous avez fait un premier pas. Avançons ensemble et faisons la synthèse de l'idée républicaine et de l'exigence écologique et sociale.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/09/16/ecologie-et-republique-encore-un-effort-cecile-dufflot_1411912_3232.html">Voir en ligne sur le site du Monde</a>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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