Réaction de Bastien Faudot, porte parole du MRC et conseiller départemental de Belfort, le 08 décembre


Coupables d’avoir falsifié des tracts du FN et de la France Insoumise à l’avant-veille du scrutin, Ian Boucard et son suppléant Damien Meslot ont vu leur élection annulée. Ce jugement du Conseil Constitutionnel vient sanctionner les méthodes malhonnêtes employées par la droite départementale lors de la campagne de juin dernier. Le début de la jeune carrière de M. Boucard est déjà entachée par ce que le Conseil constitutionnel qualifie de « manœuvre ». Les sages viennent de rappeler une réalité : le Territoire de Belfort n’est pas la Calabre. Nous sommes dans une République où la fin ne justifie pas tous les moyens.

Plus largement, cela donne une idée des tricheries dont Damien Meslot est capable et dont son poulain s’inspire pour avoir la mainmise sur le pouvoir. J’en appelle à tous les citoyens de Belfort et du Territoire : instruits par l’expérience, nous sommes désormais dans l’obligation d’organiser une surveillance rigoureuse sur les conditions dans lesquelles vont s’effectuer les prochains scrutins.

Une nouvelle élection législative aura donc lieu. Ce sera l’occasion d’affirmer une résistance déterminée au projet de régression sociale et de révolution libérale portée par Emmanuel Macron et son gouvernement. Ni M. Boucard, aujourd’hui disqualifié par ses méthodes, ni M. Grudler, vieux routier de la droite libérale dans le département, ne pourront porter une voix utile à l’Assemblée. Il est temps de renouer le fil d’une histoire interrompue et de refermer la parenthèse. Le rassemblement des forces de gauche et des citoyens de progrès est dès à présent une obligation pour faire gagner la morale publique.

Le point de vue de Jean-Luc Laurent, président du MRC, le 08 décembre 2017


Le ministre de l’Education nationale vient de prendre plusieurs décisions utiles qu’il convient de saluer. Je pense au refus du ministre des formations d’enseignants en « non mixité » que le syndicat SUD 93 voulait réserver aux « non blancs ». 

Je pense aussi aux décisions prises par Jean Michel Blanquer après les très mauvais résultats de l’enquête internationale sur la compréhension de l’écrit par les élèves qui place la France à la dernière place des pays européens : le ministre a annoncé la mise en place d’une dictée quotidienne et une incitation à la pratique de la lecture publique. Je soutiens ces décisions nécessaires à la réussite des jeunes à l’école primaire qui mettent la priorité à l’acquisition des savoirs fondamentaux.

Mais je m’interroge sur la cohérence de ces deux décisions avec la diminution de près de 1500 postes ouverts au concours d’enseignants pour 2018 (7008 recrutements ouverts cette année contre 8500 l’an dernier). La cohérence est plutôt à rechercher dans les 120 000 postes de fonctionnaires qui seront supprimés dans le mandat présidentiel d’Emmanuel Macron et qui commencent à devenir réalité avec l’Education nationale. Quel décalage entre les intentions et les actes.

Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC, le 06 décembre 2017


La reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël par Donald Trump est une décision irresponsable qui viole les résolutions de l’ONU, va attiser le conflit et conduire à davantage de violences. 
La France a le devoir d’agir par elle-même et sans attendre contre cette décision inacceptable qui confirme que les faucons néoconservateurs ont repris le pouvoir à la Maison Blanche. 
Attaché à la création d’un État palestinien à côté de l’Etat d’Israël, le MRC demande à Emmanuel Macron que la France reconnaisse l’Etat palestinien et prenne les initiatives nécessaires notamment dans la poursuite de la conférence internationale de Paris le 3 juin 2016 pour faire prévaloir une solution à deux États pour la paix au Proche-Orient.

Le Mouvement Républicain et Citoyen

I Publié le Mardi 5 Décembre 2017 par Mouvement Républicain et Citoyen

Mots-clés : gauche république

Texte de réflexion préparé par Michel Sorin, secrétaire national, et adopté par le secrétariat national.


Cette année 2017 aura été celle de la clarification politique après plus de 30 ans de confusion programmatique entre droite et gauche au gouvernement, liées par leur engagement européen.
 
Bénéficiant de circonstances favorables, un homme jeune et peu connu a surgi de l’entourage du pouvoir en place et du monde de la finance. Il a saisi l’opportunité de se positionner en dehors des clivages traditionnels afin de donner un espoir de changement. 
 
En ayant la confiance des milieux d’affaires les plus engagés au sein du capitalisme financier mondialisé et des militants du projet fédéral européen, mais aussi le soutien de la majorité des médias, il a pu rassembler sur son nom un petit quart des suffrages exprimés. C’était suffisant pour le placer en tête du premier tour de l’élection présidentielle et pour l’emporter largement au second, face au Front National.
Les élections législatives lui ont donné la majorité absolue à l’Assemblée nationale, les électeurs ayant été fort nombreux à refuser de prendre part aux votes. Cela ne doit pas être interprété comme un manque d’intérêt pour la démocratie. C’est plutôt une façon de laisser l’élection se faire avant de juger aux actes ce nouveau venu qui affiche une volonté de rupture avec le clivage droite gauche et avec les anciennes pratiques au sommet de l’Etat.
 
. Au bout de quelques mois d’exercice du nouveau pouvoir, il est clair que le président de la République met en œuvre ce qu’il avait annoncé
Les orientations de politique économique se situent dans la continuité néolibérale, avec des méthodes différentes de celles de ses prédécesseurs. La filiation européenne est plus clairement affirmée, avec l’objectif de faire en sorte que la souveraineté nationale s’efface progressivement devant la souveraineté européenne. Libéralisme économique et européisme sont les deux marqueurs les plus nets de ce début de quinquennat.
 
. Clairement aussi, les élections 2017 ont déstabilisé les trois partis politiques jusqu’alors dominants.
 
Le PS est le plus abîmé, ayant perdu 90 % de ses députés. Son premier secrétaire a laissé la place à une direction collégiale pléthorique, chargée de préparer le congrès de refondation en février 2018. Le départ de ses deux candidats finalistes des primaires facilite la recomposition, celle-ci restant fort incertaine au niveau de son contenu. La tendance est au franc soutien du président de la République sur la question européenne et à des oppositions modérées sur la question économique.
 
LR est en cours de redéfinition de sa ligne politique et de recomposition de sa direction, avec une échéance fixée en décembre 2017 lors d’un congrès. Le seul élément stabilisateur est le maintien - et même le renforcement - du contrôle du Sénat. Le point clé de l’avenir de ce parti est l’équilibre à trouver entre opposition et soutien au président de la République, afin d’atténuer l’attractivité de la majorité parlementaire.
 
 
Le FN est également en cours de refondation après la contre-performance de sa candidate au second tour de l’élection présidentielle et le départ de son vice-président après les élections. La faiblesse de sa représentation parlementaire est un handicap, qui s’ajoute à la perte de présence médiatique et de crédibilité politique. Le retour vers le passé est pour ce parti un moyen de survie.
 
. Toute aussi claire est la percée de La France Insoumise en 2017, d’abord par l’audience électorale de son leader, mais plus encore par sa stratégie tous terrains qui donne des résultats probants : présence dynamique à l’Assemblée nationale, dans les médias et dans les rues. Mais les méthodes personnelles et les foucades de son président, son peu d’intérêt pour les alliances avec d’autres groupes politiques, tendent à atténuer le bilan positif de cette année 2017 pour ce Mouvement.
 
Ainsi, cette année 2017 restera dans l’Histoire comme la fin d’un partage du pouvoir entre deux grands partis politiques libéraux et européens, ne s’opposant que sur des questions subalternes dans l’attente de la prochaine échéance électorale. 
 
Ce qui a caractérisé leur action, c’est le non-dit sur l’essentiel : l’influence croissante des institutions européennes, limitant leur pouvoir réel. Cela, les citoyens l’ont ressenti de plus en plus, depuis 25 ans : du référendum de ratification du traité de Maastricht, en 1992, qui créait la monnaie unique (l’euro) - et entérinait l’acte unique (marché libre) voté par le Parlement français en 1987 - aux traités de mise sous tutelle budgétaire de la représentation nationale en 2012, en passant par le traité de Lisbonne, en 2007, ratifié par le Parlement en 2008, qui reprenait l’essentiel de ce que le peuple français avait refusé de ratifier par référendum le 29 mai 2005.
 
Le PS de 1971 est quasiment mort de ce refus réitéré de dire la vérité aux citoyens. Ceux-ci ne sont pas dupes. Ils voient bien l’échec de la construction européenne telle qu’elle s’est effectuée depuis les années 1984-1985, quand ont été lancés les projets de marché et de monnaie uniques. 
C’est une construction qui a été faite pour les entreprises multinationales, pas pour les citoyens. Elle a favorisé le libre-échange commercial au niveau mondial et la concurrence entre pays membres et entre groupes sociaux, dans le but d’augmenter les profits d’une minorité de capitalistes, au détriment du niveau de vie des classes populaires et du monde du travail. 
 
C’est ce constat qui a empêché le président sortant de se représenter, ouvrant la voie à la candidature de son ancien collaborateur avec la réussite que l’on sait. Celui-ci avait pris la mesure de la difficulté croissante de cette construction européenne fondée sur le mensonge permanent. 
Le Brexit et l’élection de Trump aux USA, ainsi que les résultats des élections dans les pays européens, sont des faits dont il faut tenir compte. Bien souvent, on constate que les classes populaires, le monde du travail en général, sont en voie de divorce avec leurs représentants politiques. Les politiques néolibérales sont contestées. L’Union européenne est rejetée.
 
Macron s’est lancé dans la campagne présidentielle avec l’idée qu’il pouvait réussir à sauver le navire européen, à condition de réaliser les réformes libérales exigées par l’Allemagne et les institutions européennes. Il compte aussi sur les plus fortunés pour investir leurs capitaux dans l’économie, en leur accordant des avantages fiscaux. 
C’est donc la même politique, européiste et libérale, mais avec des moyens différents pour parvenir à la mettre en œuvre dans cette France qui, jusqu’à présent, a toujours voulu préserver son modèle social républicain. Ce que veut Macron est irréaliste car il part d’une erreur de diagnostic.
Il ne s’agit pas de faire une République fédérale d’Europe, comme se sont faits les Etats-Unis d’Amérique.
Macron persiste dans l’erreur car il ne part pas des réalités européennes. Il part d’une idéologie qui a décrété la fin des nations européennes. Les peuples ne veulent pas l’effacement des nations. Ils souhaitent qu’elles coopèrent entre elles pour résoudre les problèmes de leur niveau de vie et de l’avenir de leurs enfants.
 
La question posée aux militants de la gauche républicaine que nous sommes – que ce soit au Mouvement Républicain et Citoyen ou dans d’autres formations politiques - est simple dans sa formulation. 
 
Comment, sur quelles bases, fonder une stratégie de conquête du pouvoir à moyen terme (cinq ou dix ans) ? Telle est la question qui se pose au MRC.

Le point de vue de Jean-Luc Laurent, président du MRC, le 04 décembre 2017


Les indépendantistes ont obtenu en 2015 avec François Hollande et la loi NOTRe, la création de la collectivité unique qui avait été refusée par les corses lors d’un référendum organisé par Nicolas Sarkozy en 2003.
J’ai combattu en 2015 au nom du MRC à l’assemblée nationale cette remise en cause du référendum par un amendement du gouvernement présenté en catimini lors d’une séance de nuit et voté par quelques députés socialistes, radicaux, écologistes et de droite qui étaient dans la confidence avec la présence de Guy Siméoni et Jean-Guy Talamoni dans La tribune du public ...
C’est ainsi que la démocratie a été bafouée ; comme l’a été le référendum de 2005 en France sur la constitution européenne dont le NON a été piétiné ensuite par le traité de Lisbonne qui a été approuvé par la voie parlementaire. Quand le résultat d’un référendum ne convient pas, on refait le vote en évitant la voie référendaire jusqu’à ce que oui s’en suive !
Le caractère unitaire de la France et l’indivisibilité de la République sont maintenant mis en cause par cette élection territoriale. Derrière ce que les nationalistes nous présentent comme un projet d’émancipation et d’autonomie fiscale, législative et réglementaire, l’indépendance est en embuscade.
Après le scrutin du premier tour, M Jean-Guy Talamoni vient de vendre la mèche en déclarant que « puisque les corses ont voté pour des nationalistes, cela veut dire que pour les corses, la Corse est une nation ». Et il demande à nouveau la reconnaissance du peuple corse qui a été censurée par le conseil constitutionnel en 1991.
À cette logique d’indépendance qui n’est pas la solution, opposons une autre perspective, celle de la modernité de la citoyenneté. L’Egalité républicaine mérite d’être enfin mise en œuvre. Faire France, c’est le chemin du progrès pour la Corse dans la République.

Actualités

I Publié le Vendredi 1 Décembre 2017 par Mouvement Républicain et Citoyen

Mots-clés : travail

Les ordonnances de la loi Travail sont ratifiées aujourd’hui. Un mauvais coup porté contre les salariés et les petites entreprises. La question au gouvernement, portant sur les conséquences concrètes de ces ordonnances, de Christian Hutin à laquelle la ministre ne répond pas.
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