Le Mouvement Républicain et Citoyen

I Publié le Mercredi 26 Décembre 2018 par Mouvement Républicain et Citoyen


aux adhérents et aux sympathisants du MRC


Citoyennes,
Citoyens,
Cher(e) camarade,


Au lendemain de notre congrès, il me semble utile de m'adresser directement à vous. Je souhaite en effet, informer les adhérents du MRC et les citoyens qui suivent avec attention et bienveillance le combat de notre formation politique, des décisions prises lors de notre 8ème congrès qui s'est tenu les 1er et 2 décembre derniers à Paris.    

L'élection présidentielle de 2017 à chamboulé le paysage politique de la France en écartant les deux partis qui, au gré des alternances, se contentaient de mimer un clivage gauche / droite pour mieux masquer leur accord profond sur les enjeux majeurs : européisme naïf, ordo libéralisme et politique de l’offre. Emmanuel Macron a fait exploser ce faux clivage pour constituer un bloc des centres issu de la fusion des libéraux de droite et de gauche, cette vieille chimère qui remonte à la troisième République et, comme disait Alain Juppé « couper les deux bouts de l’omelette ».

Pourtant, une fois la « poudre de perlimpinpin » d’Emmanuel Macron retombée, le clivage gauche / droite, parce qu’il est essentiel, s’impose à nouveau de lui-même. C’est justement parce que ce clivage est essentiel qu’il est urgent d'engager le chantier de la reconstruction pour bâtir une alternative politique de gauche en phase avec les enjeux du XXIe siècle. C'est la tâche que nous nous sommes fixés lors de notre congrès.

La crise des gilets jaunes et le puissant soutien qu'ils ont reçu de la part des citoyens, a replacé au centre du débat public la question sociale. Cette crise oblige la gauche à prendre ses responsabilités et à apporter une réponse à cette colère par une politique alternative de transformation sociale qui concerne la France et l'Europe.  

Notre congrès a connu un débat riche, argumenté et passionné qui a été à la hauteur des réponses à apporter à la période de décomposition politique que nous traversons. Deux orientations différentes ont été soumises à la discussion et au vote des adhérents lors des congrès locaux. Le contenu des deux motions d'orientation, des contributions, et des discussions qui ont eu lieu, ont montré la vitalité de la réflexion au sein du MRC et notre volonté d'ouvrir un nouvel horizon pour nos idées.          

Le congrès national a approuvé la motion d'orientation "notre fil rouge : la République sociale, laïque et souveraine" qui a obtenu 73,50% des votes. Cette motion d'orientation, enrichie des modifications votées par le congrès, fixe le cap du MRC pour les deux ans à venir que la nouvelle direction devra mettre en œuvre. Chacun pourra trouver ici les textes du congrès et la motion adoptée sur le site.   

Je remercie les militants qui m’ont renouvelé leur confiance en me confiant à nouveau la responsabilité de diriger le MRC ainsi que pour leur adhésion à l'orientation proposée qui devient la feuille de route de notre mouvement et nous engage tous au niveau national, mais aussi dans les fédérations, les comités et sur le terrain avec les militants. Ces décisions collectives, nous les mettrons en œuvre ensemble.            

Deux axes importants ont été décidés et ont fait l'objet de décisions opérationnelles depuis notre congrès : 
 
  • Le premier axe concerne l'élection européenne de 2019. Nous avons décidé d'ouvrir un processus avec la France Insoumise pour rechercher une convergence de vues sur la question européenne. Cette convergence politique est intervenue les 8 et 9 décembre derniers à l'occasion de la convention de la France Insoumise et de l'annonce de la présence de Catherine Coutard, vice-présidente du MRC comme première candidate en 19ème position. C'est la première fois depuis 15 ans que le MRC est présent sur une liste pour les élections européennes. C'est une bonne chose pour faire entendre nos idées et d'être présent avec Emmanuel Maurel pour montrer qu'il faut refermer la période des "gauches irréconciliables".             
     
  • Le deuxième axe est d'engager le processus de la reconstruction de la gauche qui doit être une stratégie neuve pour bâtir une majorité de transformation afin d'ouvrir une ère nouvelle après la fin du cycle d’Épinay. Dans un premier temps, notre congrès a décidé de participer à la construction d'une force politique nouvelle qui doit être la maison commune de la gauche républicaine. Ce processus est maintenant lancé avec Emmanuel Maurel, Marie-Noëlle Lienemann et leurs camarades avec lesquels ils ont fait scission du PS.
 
Cette seconde décision est pour le MRC une nouvelle mutation qui s'inscrit dans la continuité de notre histoire faite de transformations successives et au service des idées que nous portons avec ardeur et constance pour certains d'entre nous depuis les années du Cérès. Avec ce projet de mutation, le combat du MRC ne disparaît pas. Il ne se dissout pas. Il s'intègre dans une aventure nouvelle à laquelle je vous appelle à participer.

D'ores et déjà, je vous invite à participer au congrès fondateur de cette nouvelle force politique qui aura lieu les 2 et 3 février 2019 à Valence et à propos duquel vous serez plus amplement informés très prochainement. Je vous donne donc rendez-vous à Valence les 2 et 3 février 2019 et d'ici là, je vous souhaite de belles fêtes de fin d'années à partager avec tous ceux qui vous sont chers.        


Salutations républicaines à toutes et tous !


Jean-Luc LAURENT    
Président du MRC
 
 

Le Mouvement Républicain et Citoyen

I Publié le Lundi 24 Décembre 2018 par Mouvement Républicain et Citoyen

Mots-clés : Européennes 2019

Projet de texte commun entre le MRC et APRES


Le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) et l'Alternative pour un Programme Républicain, Ecologiste et Socialiste (APRES) ont élaboré un texte d'orientation commun sur l'Europe, en vue des élections européennes 2019 et soumis à modification de la part de ses militants qui devront le valider.

Ci-dessous le texte commun :

 

l’Europe Au Service Des Peu... by on Scribd


Actualités

I Publié le Jeudi 13 Décembre 2018 par Mouvement Républicain et Citoyen


Position commune de l’APRÉS et du MRC suite aux annonces d’Emmanuel Macron le lundi 10 décembre 2018


Emmanuel Macron ne répond pas à l’urgence sociale économique et démocratique !
Emmanuel Macron a dû pour la première fois lundi soir concéder aux Français une forme de reculade. On le doit à une mobilisation inédite.

Le Président a tenté de surfer sur certaines revendications des « gilets jaunes » pour en réalité faire des annonces trompeuses, qui témoignent d’une autre forme de mépris ; nos concitoyens ne doivent pas se laisser abuser. Le gouvernement ne change pas de cap. Il maintient ses choix libéraux se refusant à redistribuer les richesses, à augmenter les salaires et soutenir le pouvoir d’achat de l’ensemble des couches populaires et moyennes. Il n’y a en réalité aucun tournant social et, de surcroît, il met à mal la sécurité sociale et les services publics.
Regardons clairement les quatre « concessions » qui auraient été consenties :
  1. L’augmentation de « 100 € pour les salariés au SMIC » n’est pas une hausse du SMIC. Une hausse du SMIC constitue une vraie revalorisation des salaires, car elle s’applique non seulement aux salariés à taux plein mais aussi à temps partiel. L’augmentation du SMIC a en général un effet sur l’ensemble de la grille salariale – en tout cas pour les salaires bas et moyens – et compte pour le calcul des retraites. Les Français ont par ailleurs clairement exprimé qu’ils veulent être rémunérés dignement pour leur travail, pas que l’État leur fasse l’aumône, sans que les entreprises assument leur responsabilités économiques. Ces 100 € (sans négliger que cette somme, si elle est réellement perçue par certains foyers, ne sera jamais accessoire) se décomposent ainsi :
    1. l’augmentation légale du SMIC au 1er janvier 2019 de 1,8% au niveau de l’inflation. Elle aurait été de toute façon mise en œuvre à la même date (environ 21 €) ;
    2. l’anticipation des augmentations déjà programmées pour avril 2019, octobre 2020 et octobre 2021 de la prime d’activité (qui doit être demandée et n’est pas versée automatiquement). Ces augmentations ne mettent pas à contribution les entreprises seront financées par prélèvement sur le budget de la sécurité sociale. Or la prime d’activité est versée en fonction de la situation sociale du foyer et ne touchera donc pas tous les salariés au SMIC. Par ailleurs, la prime d’activité ne touche pas les salariés à temps partiels gagnants moins de 296 € ;
  2. La fin de la hausse de la CSG pour les retraités touchant moins de 2000 € ne concernera que l’année 2019. En réalité, ne seront concernés que les retraités célibataires dont l’ensemble des revenus (et non les seules pensions) est inférieur à 2000 € ainsi que les couples dont les revenus sont inférieurs à 2750 €. En revanche, les retraites ne seront toujours pas indexées sur l’inflation (1,8%), leur revalorisation restera bloquée à 0,3% ; en conséquence, tous les retraités continueront à perdre 1,5 points de pouvoir d’achat par an et cela sera cumulatif, engageant un vrai recul des retraites en France. Le Président a d’ailleurs pris soin d’annoncer qu’il poursuivra la réforme des retraites, ce qui n’augure rien de bon.
  3. La prime de fin d’année versée par « les employeurs qui le peuvent » : promesse de Gascon puisque le Président de République compte sur le volontariat ; il y a fort à parier que l’immense majorité des salariés en PME n’en bénéficiera pas. De plus, le versement aléatoire de ces primes sera défiscalisé et désocialisé, ce dont pâtiront les recettes de l’État et de la sécurité sociale. Ce sont tous les salariés, les PME qui devront payer ces cadeaux aux entreprises allant bien qui devraient assumer cette prime d’autant qu’elles touchent déjà le CICE !
  4. Les heures supplémentaires défiscalisées : ceux à qui on accordera des heures supplémentaires seront sans doute contents, mais rappelons un instant qui octroie les heures supplémentaires… a-t-on déjà vu un employé exiger et obtenir parce qu’il les avait exigées de son patron des heures supplémentaires ? Là aussi, défiscalisation et désocialisation veut dire que c’est la sécurité sociale et nos impôts qui paieront le prix alors même que la mesure aura en soi un effet négatif sur la création d’emploi.
 
Mais il y a aussi un grand silence et la poursuite de décisions injustes, très pénalisantes pour un très grand nombre de nos concitoyens :
 
  1. La non indexation des minima sociaux, du point d’indice de la fonction publique, des retraites. C’est un grave recul de leur pouvoir d’achat ;
  2. Rien pour combattre l’injustice fiscale et, en premier lieu, rien sur le rétablissement de l’ISF, la réduction et mise sous conditions du CICE, et encore moins pour créer de nouvelles tranches à l’impôt sur le revenu. Ce ne seront pas les « riches » qui paieront. Tout juste Emmanuel Macron évoque l’idée de faire payer les multinationales et demander un effort à ses amis les plus fortunés qui seront bientôt consultés. On attend de voir mais chacun comprend bien que cela ne sera pas à la hauteur des dépenses annoncées.
  3. Rien pour réduire la fracture territoriale mais, au contraire, en insistant sur le maintien du déficit budgétaire dans le cadre européen, le gouvernement veut poursuivre et amplifier la baisse des dépenses publiques, qui pénaliseront lourdement les services publics, notamment de proximité.
  4. Aucun message à la jeunesse et en particulier aux lycéens qui a leur tour se mobilisent…
  5. Silence radio sur la transition énergétique et une nouvelle méthode pour la réussir.
 
En réalité, Emmanuel Macron est un président dépassé et débordé qui tente en catastrophe de colmater la brèche tout en maintenant un cap qui va contre l’intérêt de la grande majorité des Français et l’avenir de la France. Cependant il vient de montrer qu’il n’était pas invincible. Il est clair qu’on ne peut en rester là, que les préoccupations des Français méritent d’autres réponses ; c’est la raison pour laquelle il est fort probable que la mobilisation ne va pas cesser… C’est en tout cas aux Français mobilisés qu’il appartient de dire quelles suites et quelles formes ils entendent donner au mouvement : nous soutiendrons les décisions qu’ils prendront dans le respect du cadre républicain.

Lundi soir, le Président de la République a tenté une nouvelle fuite en avant en annonçant des consultations locales pour un prétendu « nouveau pacte avec la Nation ». S’il a vraiment conscience qu’il en faut un, alors seul le peuple peut le ratifier ! Il faut un vote des citoyens.
 

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I Publié le Mercredi 12 Décembre 2018 par Mouvement Républicain et Citoyen


Communiqué de Jean-Luc Laurent, Président du MRC


Déclaration du Président de la République : Les mots ne suffisent pas !
Les annonces du Président de la République ne sont pas à la hauteur. Il faut plus que des mesures à minimum et sans changement de cap pour répondre à la colère sociale. Les mots ne suffisent pas.

Aucune remise en cause de la politique économique et sociale n'a été annoncée alors que la crise rend nécessaire de passer d'une politique de l'offre à une politique de la demande pour relancer l'activité économique et l'emploi. Aucun mot sur la politique européenne qui est fondée sur l'austérité budgétaire et la dévaluation salariale pour satisfaire les règles absurdes des traités européens et des 3% de déficit public, et l'ordo-libéralisme au service de la mondialisation. Refus de revenir à un impôt de solidarité sur la fortune (ISF) qui aurait permis de remettre de la justice sociale ni de mettre en chantier une réforme fiscale pourtant 'nécessaire à l'établissement du consentement à l'impôt qui n'existe plus.

Une question se pose après ces annonces : comment sont-elles financées ? Une nouvelle diminution de la dépense publique a été d'ors et déjà annoncée par le ministre de l'économie.  Si tel devait être le cas, il faut craindre une réduction supplémentaire des moyens d'action de l'Etat et des services publics qui vont être réduits et encore regroupés toujours plus loin des usagers. C'est la France périphérique qui va en pâtir alors que le mouvement est parti de ces territoires qui subissent la disparition des commerces et des services publics, et vivent la relégation et l'abandon.

L'annonce de l'augmentation du SMIC est un leurre. Il s'agit en fait de la revalorisation automatique liée à l'inflation à laquelle s'ajoute la baisse des cotisations sociales déjà annoncée et la mise en œuvre plus rapide de l'augmentation de la prime d'activité qui interviendra en une fois au lieu d'être étalée sur trois ans. Il est déplorable que cette mesure de pouvoir d'achat ne concerne pas les travailleurs pauvres qui gagnent jusqu'à un demi SMIC et les temps partiels. De plus, cette mesure est modulée selon la composition familiale. Aucune mesure de pouvoir d'achat n'est prise pour les fonctionnaires.


L'annulation de la hausse de la CSG jusqu'à 2000€ de retraites est une bonne nouvelle mais l'indexation des retraites sur l'inflation aurait été une mesure juste. Les retraites ne progresseront en 2019 que de 0,3% au lieu des 1,6% d'inflation.

Au total ces annonces sont pour beaucoup des mesures recyclées.

Les citoyens n'attendent pas l'aumône mais d'avoir les moyens de vivre dignement.

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I Publié le Lundi 10 Décembre 2018 par Mouvement Républicain et Citoyen


Billet de Jean-Luc Laurent, Président du MRC


Lundi 10 décembre, j’ai été reçu dans le cadre de la consultation des organisations politiques sur le mouvement des Gilets Jaunes par le Premier ministre à Matignon. J’étais avec Bastien Faudot pour le MRC, et Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann pour APRÈS. Nous avons voulu présenter ensemble nos positions et les propositions de la Gauche Républicaine : hausse du smic, augmentation du pouvoir d’achat, de la fiche de paie et des retraites, diminution de la TVA sur les carburants, plan d’investissement pour la transition énergétique et les territoires de la France périphérique, retour à une politique d’aménagement du territoire, passage d’une politique de l’offre à une politique de la demande pour soutenir l’activité économique. Je souhaite qu’Emmanuel Macron comprenne enfin ce mouvement et apporte des réponses à la hauteur de la crise sociale et de la colère juste et légitime qui s’exprime depuis trois semaines.

Retrouvez également la réaction de Bastien Faudot, porte parole du MRC
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