Actualités

I Publié le Dimanche 10 Juin 2018 par Mouvement Républicain et Citoyen


Suite au colloque "Gauche Année 0" a été lancé un appel commun par les trois formations organisatrices : MRC, l'Union et l'Espoir et République et Socialisme.
Appel du 9 juin de nos "causes communes".

Le Mouvement Républicain et Citoyen

I Publié le Samedi 9 Juin 2018 par Mouvement Républicain et Citoyen


Intervention de Jean-Luc Laurent, Président du MRC au colloque "gauche année 0", samedi 9 juin 2018


Colloque "Gauche année 0" : discours introductif du Président du MRC
"Notre rencontre-débat intervient un an après qu’Emmanuel Macron a été élu Président de la République au terme d’une campagne hors-norme. Cette campagne a éliminé les deux partis qui se succédaient au pouvoir depuis près de quarante années en réalisant des alternances sans alternatives.
 

L’élection d’Emmanuel Macron repose sur l’imposture d’une politique du « en même temps » de droite et de gauche qui est en réalité la fusion des libéraux de gauche et de droite. Cette politique a pu laisser croire à la disparition du clivage gauche-droite. Il n’en est rien !
 

La réalité rattrape Emmanuel Macron : cette politique clairement de droite ET de droite a pour objectif d’aligner la France sur le modèle du libéralisme.
 
Pourtant ces clivages politiques n’ont pas disparu. Le clivage gauche-droite ne s’est pas évaporé.
 

« Il faut être absolument moderne » nous dit Emmanuel Macron comme si nous ne l’étions pas. Ce mot de Rimbaud résonne un siècle et demi plus tard avec d’autant plus de force que nous assistons à la lutte sourde entre deux visions diamétralement opposées de la modernité. Il faut le dire, Emmanuel Macron est le parangon de la modernité libérale radicale, celle qui fait porter à l’individu seul le poids et la responsabilité de sa situation passée, présente et future, entrainant mépris pour les plus pauvres, les plus faibles et fascination pour les plus riches, les plus forts. Celle qui, conséquemment, oppose le marché à l’Etat, le privé au public, l’individu au collectif mais toujours au détriment du second. Face à cette modernité éreintante qui nous abîme collectivement, il demeure l’autre modernité, celle de la promesse républicaine toute entière saisie par Rousseau dans cette admirable phrase du Contrat social : « La liberté, parce que toute dépendance particulière est d’autant de force ôtée au corps de l’Etat ; l’égalité, parce que la liberté ne peut subsister sans elle. » Point de liberté sans égalité, point d’égalité sans un Etat fort et démocratique.
 

C’est ce qui rend d’autant plus urgente la construction d’une alternative qui doit être adaptée au 21e siècle. Cette alternative doit énoncer les orientations pour une politique de transformation sociale. A cet égard, pour le MRC, la gauche doit aborder franchement la question de la construction européenne dont les politiques d’austérité et ordo-libérales empêchent les politiques de transformation sociale. Gardons à l’esprit cette déclaration de Jean-Claude Juncker : « il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens. » C’est la négation même de la démocratie.
 

C’est un nouveau cycle politique que nous devons ouvrir. Avec l’élection d’Emmanuel Macron c’est la fin du cycle ouvert à Epinay avec la stratégie d’Union de la gauche et le programme commun de gouvernement qui s’achève.

Le choix de l’unité est une exigence au regard de la politique du gouvernement qui attaque les couches populaires, met en cause les services publics et notre modèle social.
 

Nous ne devons pas être ceux qui s’opposent à la politique d’Emmanuel Macron sans agir concrètement pour bâtir une alternative politique, proposer un projet de transformation sociale et nous donner les moyens de le mettre en œuvre en s’engageant pour le rassemblement et pour la reconstruction de la gauche.
 

Nous devons joindre le geste à la parole. C’est dans cette perspective que le Mouvement Républicain et Citoyen co-organise cette rencontre aux côtés de l’Union et l’Espoir animé par Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann, et de République et Socialisme.
 

Réaffirmer notre appartenance commune à la pensée politique féconde et toujours en mouvement de la gauche républicaine, mettre l’accent sur les fondamentaux qui nous rassemblent plutôt que les détails qui nous divisent, c’est cela dont nous avons besoin et que les Citoyens attendent.
 

C’est une tâche difficile mais c’est une tâche exaltante qu’il nous faut mener avec confiance, exigence et volonté en gardant à l’esprit qu’en tant que républicains nous travaillons au service de l’intérêt général et pour l’intérêt de la France."

 


Le Mouvement Républicain et Citoyen

I Publié le Mardi 5 Juin 2018 par Mouvement Républicain et Citoyen


Demandez le programme !


Depuis l'élection présidentielle qui s'est traduite par l'élimination historique des partis qui se sont succédés au pouvoir pendant une trentaine d'années, le Mouvement Républicain et Citoyen a décidé d'inscrire son action pour faire émerger une alternative face au libéralisme et reconstruire la gauche.

Dans ce cadre, nous organisons conjointement avec l'Union et l'Espoir d'Emmanuel Maurel et Marie Noëlle Lienemann, et République et Socialisme des rencontres qui auront lieu le samedi 9 juin dans l'après-midi auxquelles je vous invite à participer.
La diversité et la qualité des intervenants en cette période de crise politique nous permettra de commencer à concevoir et préparer l'avenir. 
Vous trouverez ci-dessous le programme de cette rencontre-débat à laquelle j'espère vous retrouver.

Amitiés républicaines

Jean-Luc Laurent
Président du MRC
Samedi 9 juin : Initiative commune "Gauche, année zéro"

Le Mouvement Républicain et Citoyen

I Publié le Vendredi 18 Mai 2018 par Mouvement Républicain et Citoyen


Communiqué de Catherine Coutard, vice-présidente du MRC, le 18 mai 2018


Le modèle social français est l’outil pour que l’Égalité, valeur centrale de notre devise républicaine, s’inscrive dans la réalité. Ce modèle social a été redéfini dans ses moyens et ses objectifs par le programme du Conseil National de le Résistance. Il est au cœur de la cohésion nationale. Pourtant, notre modèle social appuyé sur des services publics, subit depuis bientôt 30 ans des réformes qui au final le font régresser alors que de nouvelles solidarités sont à inventer (4ème âge…)  et que le chômage de masse entraîne toujours plus de familles dans la pauvreté.


Le MRC appelle à participer aux manifestations du 26 mai 2018 avec de nombreuses organisations politiques, syndicales et associatives  qui sont rassemblées contre la politique libérale d'Emmanuel Macron et de son gouvernement, et sont unies pour l'égalité, la justice sociale et la solidarité. 

Le Mouvement Républicain et Citoyen

I Publié le Mardi 15 Mai 2018 par Mouvement Républicain et Citoyen


Communiqué de Ladislas Polski, secrétaire national chargé des relations internationales, le 15 mai 2018


Les terribles violences survenues lundi à Gaza ont hélas fait de cette journée d'anniversaire de l'État d'Israël une journée macabre.

L'Etat d'Israël, créé il y a 70 ans, issu d'une profonde et légitime aspiration nationale, et reconnu par la communauté internationale au terme d'un douloureux processus historique, a droit à sa sécurité, et ses citoyens doivent pouvoir forger l'avenir de leur pays dans la paix et la sérénité. 

Par ailleurs, plus de 70 ans après la première résolution de l'Organisation des Nations Unies sur la Palestine, la création d'un État palestinien doit être un objectif prioritaire pour la communauté internationale.

Les puissances internationales ont la responsabilité d'oeuvrer pour favoriser les conditions d'un dialogue et d'une paix durables au Proche-Orient. 
A cet égard, l'initiative d'inauguration de l'ambassade des États-Unis à Jérusalem par le Président Trump est une décision irresponsable.

La France quant à elle, dont l'histoire a tissé des liens étroits avec l'Etat d'Israël et avec les nations arabes, doit rapidement proposer une initiative pour qu'Israëliens et Palestiniens reprennent le chemin de la négociation pour la paix.

Seule la coexistence de deux États aux frontières mutuellement reconnues permettra d'assurer un avenir serein pour les Israëliens et pour les Palestiens.

Actualités

I Publié le Jeudi 3 Mai 2018 par Mouvement Républicain et Citoyen


Conférence de Bruno Moschetto, secrétaire nationale en charge des questions économiques, le 03 mai 2018.


Dans le cadre du tour de France du MRC, Bruno Moschetto était à Limoges le 28 avril 2018 à l'invitation du MRC87
L’occasion pour le secrétaire national du MRC de faire le point sur la question des "Crises financières : 10 ans après - risques et solutions" 
 
Dès l'abord, Bruno MOSCHETTO rappelle que le soubassement des crises et de leurs solutions repose sur la politique économique. A ce propos il n'y a pas une politique économique de gauche et il n'y a pas une politique économique de droite . Il y a depuis trente ans une seule politique économique : c'est la politique de l'offre versus une politique de la demande conduite par les Etats de l' Union européenne sous la tutelle de Bruxelles et de Francfort. D'où la nécessité de dénoncer des mythes, porteurs de risques  et d’y apporter des solutions
 
 
1 – Les mythes à dénoncer 
 
Par la suite, il s'est efforcé de dénoncer deux mythes ou contre vérités portés par une pensée devenue unique. Tout d'abord celui de la possibilité pour un Etat, et tout particulièrement la France,de faire faillite, ainsi que l'avait proclamé urbi et orbi  en 2007 François Fillon, le Premier ministre de l’époque. En fait, une telle situation  est impossible. Certes sous deux réserves.
D'abord si l'Etat dont il s'agit est endetté dans sa propre monnaie. C'est le cas de la France puisque sa  dette de 2 000 milliards d'euros est intégralement libellée dans notre, monnaie: l'euro. Et, deuxième réserve, qu’il dispose d'une administration financière capable de lever l'impôt puisqu'en dernière analyse les contribuables résidents sont garants des dettes de  l'Etat. A cet égard, il faut rappeler que la détention de notre dette, à hauteur de plus de 50% par des non résidents ne change rien quant à sa nature. Si ces non résidents qui ont acheté notre dette parce qu'ils avaient  confiance dans le crédit de la France, décidaient de vendre leurs titres, ceux-ci seraient immédiatement rachetés par les résidents qui développent parallèlement une capacité de financement employée notamment  dans des titres émis par des non résidents.
Donc, la France n'a pas été, n'est pas et ne sera pas en faillite.
 
Deuxième mythe: une crise bancaire ne peut de nouveau éclater au sein de la zone l'euro. Cela est également faux. Et ce pour deux raisons. Tout d'abord les régulations post crises en Europe continentale en sont au  stade des velléités et la directive de séparation des activités bancaires des activités de marché - là où se situe le paratonnerre - voulue par Michel Barnier   n'a pu voir le jour du fait de la résistance des lobbies bancaires français et allemands désireux de  protéger le soi disant  modèle de banque universelle.  A telle enseigne  que le Gouverneur de la Banque de France de l'époque - Christian Noyer - a qualifié dans le Figaro du 30 janvier 2014,  les propositions de Michel Barnier d'irresponsables !
De plus, les moyens réunis par un Fonds unique de résolution  (FUR) des crises et financé par les banques   ne sont  pas à la hauteur des risques potentiels . En effet, on  évoque la constitution progressive  d'un montant  de 55 milliards d'euros à l'horizon 2024 pour ce FUR,  alors que la seule faillite de la Deutsche Bank, qui n'est pas impensable, nécessiterait à elle seule l'utilisation  de la totalité des ressources de ce fonds. Et comme toutes les banques sont interconnectées et par là  interdépendantes, la faillite de la Deutsche Bank en entraînerait de nombreuses autres. D'où l'émergence possible  d'une nouvelle crise systémique au sein de la zone euro. 
 
2 – Les solutions salvatrices
 
Dans une zone euro destinée par ses concepteurs à faire converger les critères économiques et sociaux de l'ensemble des pays membres,  l'échec est évident  en dépit du fait que l'euro en tant que monnaie courante a été au lendemain de son introduction , une grande réussite' technique. Mais comment peut-on  -  dans une zone qui n'est pas optimale –  faire  coexister dans le même espace monde – selon  la formule de Fernand Braudel  des Etats dont les taux de chômage varient de 5% en  Allemagne à 25 %  en Espagne  dans des Etats nations – ceux de l'Union
européenne qui ne sont pas des Etats régions  comme  ceux des Etats Unis d'Amérique . En effet dans les  Etats-régions, la fluidité des facteurs de production – capital et travail – est quasi absolue alors que ce n’est pas le cas dans les Etats nations où subsistent de nombreux éléments d’inertie à cette fluidité.  Il est donc urgent de favoriser l'harmonisation des facteurs de divergence, que ce soit la protection sociale : santé, chômage, retraite et la protection culturelle , langue et droit ? Il nous faudra pour cela non pas un quinquennat mais au moins cinq quinquennats soit un quart de siècle . Ainsi l'Europe fédérale en est pour l'instant au stade le l'utopie.
 
Aussi, pour vivre d'ici là , il est urgent de nationaliser l' euro  qui en vertu de notre  Code monétaire et financier est défini comme la monnaie de la France et il a vocation à le rester.   En revanche, rien n'empêche de le débaptiser en euro franc afin que celui-ci puisse librement fluctuer sur les marchés - sans dévaluation - mais par appréciation ou dépréciation par rapport à ses pareils et ce sans contrôle des changes, afin de corriger progressivement les divergences économiques et sociales., et de rendre la zone euro optimale.  Naturellement un  terme serait mis à l'Union économique et monétaire – UEM – c'est-à-dire que notre banque centrale redeviendrait la Banque de France et que nos réserves publiques de change seraient rapatriées de Francfort à Paris. Le montant  de notre fameuse dette de 2 000 milliards d'euros ne serait pour les résidents en aucune manière augmenté puisqu'elle serait toujours  libellée en euro ,  non plus en euro euro mais en euro franc à parité égale les uns par rapport aux autres. De surcroit, il n'y aurait aucune modification de la valeur des actifs pour les non résidents s'ils ne vendent pas leurs créances bancaires ou financières libellées en   euro francs sur les  marchés , ils conserveraient l'intégralité de leurs créances à pouvoir d'achat inchangé sur notre  marché national .
 
En conclusion, Bruno MOSCHETTO  rappelle que notre souveraineté monétaire, cambiaire et budgétaire -  retrouvée -  nous permettrait d' emprunter  une seule voie ouverte pour relancer l'économie  celle du « deficit spending » selon la formule de Keynes et ainsi de relancer à la fois la demande de consommation, la demande d'investissement et la demande d'exportation. 
Une telle politique de la demande enfin adoptée entraînerait vraisemblablement   le retour de l'inflation, cet implicite effacement des dettes pour tous, laquelle a disparu de notre horizon monétaire,  et qu'appelle désespérément de ses vœux Mario Draghi, réduit au chômage technique par ses prédécesseurs qui ont réussi à stabiliser la monnaie de la zone mais  au prix d’un  ralentissement général de l’activité économique. Aussi en sacrifiant le dogme de la stabilité monétaire tel que le préconise le Fonds monétaire International (FMI)  il serait enfin  possible de retrouver celui de la croissance économique. 
 
 
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