Actualités

I Publié le Mardi 9 Janvier 2018 par Mouvement Républicain et Citoyen


Le MRC soutient l'appel "Lier le combat laïque au combat social, fédérer le peuple". 
Jean-Luc Laurent, président du MRC, Catherine Coutard,  vice-présidente, Bastien Faudot, porte parole, et Michel Vignal ont apporté leur soutien à la pétition et vous invitent à la signer. Défendons la laïcité qui est de plus en plus mise en cause. 

"Héritier de la Révolution française, le combat laïque accompagne les forces d’émancipation sociale, féministe, antiraciste, écologiste. Il est inséparable de l’unité du peuple souverain dans une République indivisible, la matrice politique de notre pays.

Sans la laïcité, comment fédérer le peuple pour surmonter la période de décomposition politique et idéologique actuelle ? La laïcité est la première des conditions pour une riposte d’envergure face à la paupérisation d’une large fraction de la population, en particulier celle de la jeunesse."

Nous partageons cet appel pour lier le combat laïque au combat social.
Le MRC a appelé, dès le mois d’octobre dernier, à une candidature d’union de toute la gauche compte tenu d’une possible élection législative partielle dans le Territoire de Belfort.
L’élection de Ian Boucard et de son suppléant Damien Meslot, maire de Belfort, a été invalidée, le 8 décembre dernier, par le Conseil Constitutionnel pour tricherie.
Cette élection, qui doit faire gagner la morale publique, suppose le rassemblement le plus large.
A l’issu des discussions entre les partis de gauche, un accord entre La France Insoumise, le MRC et le PCF est intervenu avec une candidature commune conduite par LFI qui était arrivé en tête, parmi ces formations, pour les législatives de 2017.

Le MRC appelle les autres forces de gauche à se joindre à ce rassemblement.

Nous vous invitons à lire la déclaration de Bastien Faudot, porte-parole du MRC, conseiller départemental et municipal de Belfort
:

"Avec le MRC et nos amis du PCF, nous avons fait le choix de nous allier à la candidature présentée par la France Insoumise pour l'élection législative partielle dans la première circonscription du Territoire de Belfort.
 
Ce choix est un choix d'efficacité : repartir dans le même format qu'en juin dernier, c'était se résoudre à rester spectateur du 2ème tour en divisant l'électorat des forces de progrès. C'est ce qui m'a amené, dès début octobre, à prendre position pour une candidature unique à gauche.
 
Ce choix est aussi un choix de clarification face à la déferlante libérale qui s'abat sur le pays après l'élection d'Emmanuel Macron au printemps. La révolution libérale voulue par Jupiter programme l'accroissement du séparatisme social et des inégalités.
D'un coté, pour les citoyens ordinaires : ordonnances travail, hausse de la CSG, gel des salaires dans la fonction publique, baisse des APL, hausse du forfait hospitalier, etc...
De l'autre côté, pour les puissants : suppression de l'impôt sur la fortune, plafonnement de l'impôt sur les revenus du capital, application du CETA, facilitation des licenciements...
 
Ce choix est aussi un choix d'avenir : à l'heure où la gauche est éparpillée façon puzzle, nous devons dès à présent nous mettre en situation de bâtir une alternative plus large et plus solide. Cette élection législative partielle peut être un laboratoire pour la suite.
 
Bien sûr il reste des débats entre les Insoumis et la gauche républicaine. Nous avons des désaccords sur certains sujets, pourquoi le cacher ?
 
Il reste que nous avons au fond les mêmes inspirations (notamment le programme "Les jours heureux" du Conseil National de la Résistance) et la même aspiration à un monde plus juste où la réussite des uns ne signifie pas l'écrasement des autres.
 
Le 28 janvier prochain, dès le premier tour, j'invite l'ensemble des citoyennes et citoyens de la première circonscription du Territoire de Belfort à voter et à faire voter pour Anaïs Beltran et Gérald Loridat. Seule cette candidature de rassemblement d'une gauche populaire, sincère et exigeante sera en capacité de battre ceux qui ont triché pour gagner en juin et celui qui soutient la société des "premiers de cordée" de M. Macron."
 

Le Mouvement Républicain et Citoyen

I Publié le Samedi 23 Décembre 2017 par Mouvement Républicain et Citoyen

Mots-clés : assemblée nationale

Article de Michel Sorin, secrétaire national du MRC, le 23 décembre 2017


 Après de multiples péripéties et tergiversations de l’État, compte tenu des obstacles rencontrés, le temps est venu de la décision dans le projet de transférer ou non l’aéroport de Nantes-Atlantique. Le président de la République, Emmanuel Macron, et le Premier ministre, Edouard Philippe, se sont engagés à le faire avant la fin janvier 2018.
 
Si l’on en croit le quotidien Ouest-France ( Arnaud Wajdzik, 21 décembre), le président de la République va trancher en faveur de l’abandon du projet de nouvel aéroport.
En réalité, en y regardant de près, il est possible de conclure l’inverse.
Le président doit opter pour la réalisation du projet de Notre-Dame-des-Landes
D’abord, il  y a le poids des faits. Ce projet a été voulu par l’État, dans le cadre de l’équilibre et du développement des territoires (les métropoles d’équilibre de la DATAR dans les années 1960, Olivier Guichard) puis il a été désiré très fortement par les élus locaux et régionaux, à partir de 1998 (métropole nantaise, région des Pays de la Loire, Jean-Marc Ayrault et François Fillon).
Il a été porté par un syndicat mixte de 15 collectivités locales, départementales et régionales. C’est un projet ratifié par l’ensemble des institutions de la nation, par tous les gouvernements qui se sont succédé. Il a été soumis à de multiples recours judiciaires et en est sorti indemne, en étant même amélioré en ce qui concerne les conditions liées à l’environnement.
Si la question est posée au nouveau gouvernement issu des élections de 2017, c’est pour une seule raison : l’État, ces dernières années, sous le quinquennat de François Hollande, a plié devant les occupants illégaux et violents de la ZAD. Il n’a pas su créer les conditions politiques de la mise en œuvre de la décision collective. Il n’a pas été à la hauteur de ses responsabilités.
L’alternative que le gouvernement a demandé aux trois médiateurs d’étudier de manière approfondie - ce qu’ils ont fait - était nécessaire pour pouvoir choisir entre deux options mais c’est oublier que les collectivités territoriales, pendant ces années de tergiversations, ont lancé de nouveaux projets. Un exemple important : la métropole nantaise a prévu de construire un nouvel hôpital sur une partie des terrains, dans l’alignement de l’actuelle piste, ce qui ne serait plus possible en cas de non transfert.
Un autre élément à prendre en considération, c’est la forte croissance du nombre de passagers, qui rendra nécessaire de construire un nouvel aéroport à partir de 2030 si la décision est prise de ne pas construire maintenant.
Sans oublier les graves inconvénients de l’aéroport actuel, qui est situé entre deux zones Natura 2000, la Loire et le lac de Grandlieu. Sans oublier non plus que la piste est orientée sud-nord (ce qui crée des difficultés d’atterrissage en cas de gros temps) alors qu’une orientation ouest-est dans le sens des vents dominants est préférable. Sans oublier, encore moins, le risque d’accident en raison du survol de l’agglomération nantaise (deux incidents notables ces cinq dernières années).
En réalité, le temps est passé de pouvoir dire non à ce projet. Il fallait le faire quand la question était posée, au moment de l’enquête publique et par divers recours.
Le président de la République, nouvellement élu, doit tenir compte de la consultation des citoyens en Loire-Atlantique (26 juin 2016 - 55 % en faveur du projet). Il dispose de l’opportunité de jouer son rôle en optant pour la continuité des décisions prises et l’intérêt général. Il reviendra au gouvernement d’adopter les moyens de mettre en œuvre cette décision en évitant les traumatismes. Les occupants de la ZAD n’auront aucune raison de rester sur place et les citoyens aucune raison de les soutenir. Que signifient la République et la démocratie en France s’il n’est pas possible aux autorités publiques de faire appliquer les décisions prises selon les règles institutionnelles ?
Aéroport de Nantes : une longue histoire depuis presque un siècle
L’aéroport actuel est localisé au sud-ouest de Nantes sur les communes de Bouguenais et de Saint-Aignan-Grandlieu. 
C’était à l’origine, à partir de 1928, un terrain d’aviation à usage essentiellement militaire. Il accueillit ensuite l’une des usines des établissements de la société Louis Breguet. Pendant la guerre, les Allemands occupèrent le site, s’en servant pour aller bombarder l’Angleterre. Les Alliés le détruisirent partiellement en 1943.
Après la guerre, l’Armée de l’air française reprit possession du terrain, le remit en état pour en faire un aérodrome commercial aménagé, plus grand (300 hectares de plus), sous le nom de Aéroport international Château Bougon jusqu'en 1988, année où il fut nommé Nantes-Atlantique.
Jusqu'à fin 2010, l'aéroport Nantes-Atlantique a été géré par la chambre de commerce et d'industrie de Nantes et de Saint-Nazaire (CCI). Depuis le 1er janvier 2011, le gestionnaire est la société Aéroports du Grand Ouest, qui associe Vinci, la CCI de Nantes et de Saint-Nazaire et ETPO (Entreprise de Travaux Publics de l'Ouest).
L’évolution du transport de passagers est plus rapide que prévu. Près de 5,6 millions en 2017, soit une progression de 14 % par rapport à 2016 (+ 8 % en 2016 par rapport à 2015).
 
Un projet de transfert à Notre-Dame-des-Landes d’un demi-siècle
Parallèlement, un projet de nouvel aéroport pour le grand ouest (accueil des longs courriers) apparaît en 1964 dans le cadre des réflexions sur les métropoles d’équilibre, à l’initiative du président Olivier Guichard, qui fut le premier dirigeant de la DATAR.
La préfecture de Loire-Atlantique recherche un nouveau site en 1965. En 1967, le site de Notre-Dame-des-Landes est identifié comme étant prioritaire en raison de sa situation au nord de Nantes (proximité de la Bretagne).
En 1970, le schéma d’aménagement de l’aire métropolitaine Nantes-Saint-Nazaire est validé en Comité Interministériel d’Aménagement du Territoire ( CIAT). « Les différentes études concernant le développement des structures aéroportuaires de l’aire métropolitaine Nantes – Saint-Nazaire ont montré la nécessité de prévoir la création d’un nouvel aérodrome, extensible à la catégorie A, afin de pouvoir satisfaire en temps voulu les besoins de la clientèle des avions long-courriers ».
En 1974, les pouvoirs publics décident de créer, par arrêté préfectoral, une  Zone d’Aménagement Différé  (ZAD) à vocation aéroportuaire de 1 225 ha au bénéfice du département de la Loire-Atlantique qui se porte acquéreur des terrains nécessaires à cet équipement.
La crise pétrolière des années 1970, et l'opposition de  l’Association de Défense des Exploitants Concernés par l'Aéroport (ADECA ) , créée en 1972 par des agriculteurs, mettront ce projet en veille pendant 25 ans.
En 1998, le projet est relancé à l’initiative conjointe du maire de Nantes, Jean-Marc Ayrault, et du nouveau président du Conseil régional des Pays de la Loire, François Fillon. Celui-ci convainc son homologue du Conseil régional de Bretagne de soutenir le projet de Notre-Dame-des-Landes contre son propre soutien au projet de Ligne à grande vitesse (LGV) Le Mans-Rennes, très désiré par la Bretagne. Les deux Conseils régionaux sont réunis salle du Triangle à Rennes afin d’officialiser l’accord.
C’est en 2000 que le gouvernement de Lionel Jospin remet le dossier sur la table. Le Comité interministériel du  26 octobre 2000 décide de « réaliser un nouvel aéroport, en remplacement de Nantes-Atlantique, sur le site de Notre-Dame-des-Landes afin de valoriser la dimension internationale et européenne des échanges de l’Ouest Atlantique ».
On entre dans la  phase d’études active. En janvier 2002, pour rendre possible le pilotage du projet par l’État, 15 collectivités vont créer le Syndicat Mixte d'Études de l'Aéroport de Notre-Dame-des-Landes : les régions  Bretagne et  Pays de la Loire , les départements d'Ille-et-Vilaine ,  de Loire  Atlantique,  du Maine-et-Loire , de la Mayenne,  du Morbihan ,  de la Sarthe et de Vendée, ainsi que six agglomérations et intercommunalités. Un débat public mené jusqu’en 2003 ne débouche sur aucun consensus.
Le  préfet de la région Pays-de-la-Loire reçoit le rapport reconnaissant l'utilité publique  de ce projet le 13 avril 2007. La contestation avait repris depuis 2000 mais l’État confirme la validité du rapport d’utilité publique malgré les conclusions du Grenelle de l’Environnement, en 2007, qui excluent la création de zones aéroportuaires nouvelles.
Avis favorable du Conseil d’État en janvier 2008. Puis, le 10 février 2008, parution du décret déclarant d’utilité publique le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.
Le projet est jugé démesuré, inutile et dangereux pour l’environnement, par des militants qui commencent à occuper la ZAD en août 2009 après un « camp action climat ». La ZAD devient une « Zone A Défendre » avec la ferme volonté de s’opposer au projet d’aménagement (la ZAD est faite pour permettre d’acheter les terrains nécessaires à l’opération).
En décembre 2010, Vinci gagne l’appel d’offres pour la conception, le financement, la construction et l’exploitation du futur aéroport sur une période de 55 ans.
Fin 2012, le gouvernement Ayrault suspend l’opération qui visait à déloger les occupants de la ZAD et met en place une « commission du dialogue ». Celle-ci conclut, en avril 2013, à l’utilité du projet, en recommandant une amélioration des compensations environnementales.
Le 30 octobre 2015, la préfecture de Loire-Atlantique annonce la reprise des travaux en 2016 quand le Premier ministre Valls aura donné son feu vert, après rejet des recours environnementaux.
Le 25 janvier 2016, la justice valide l’expulsion des occupants de la ZAD.
Le 26 juin 2016, les électeurs de Loire-Atlantique votent majoritairement (55%) en faveur de la construction du nouvel aéroport, lors d’une consultation décidée par le président Hollande dans des conditions contestées par les opposants au projet.
Le 13 décembre 2017, les trois experts nommés - dans un souci d’ultime médiation avant décision - par le nouveau gouvernement issu des élections, remettent leur rapport après un travail de six mois. Il leur était demandé de faire en sorte qu’existe une alternative au projet de nouvel aéroport. Ils ont donc étudié les conditions dans lesquelles l’aéroport actuel pourrait être maintenu en activité. Et ils concluent que les deux options ont des avantages et des inconvénients, laissant le champ libre aux décideurs politiques. 

Le Mouvement Républicain et Citoyen

I Publié le Jeudi 21 Décembre 2017 par Mouvement Républicain et Citoyen


Le tour de France de rencontre avec les adhérents se poursuit !
Le tour de France du MRC pour rencontrer et échanger avec les adhérents sur la situation politique et réfléchir à l’avenir, se poursuit. Jean-Luc Laurent était pour sa part à Vierzon dans le Cher le jeudi 7 décembre 2017 puis à Pontault-Combault en Seine-et-Marne le samedi16 décembre 2017. Le journal régional « Le Berry » a fait un article reproduit ci dessous sur la rencontre de Vierzon. Le tour de France se poursuivra jusqu’au printemps. C’est l’occasion d’échanges toujours intéressants pour concevoir ensemble l’avenir.

Actualités

I Publié le Mercredi 13 Décembre 2017 par Mouvement Républicain et Citoyen


Article de Michel Sorin, secrétaire national du MRC, le 13 décembre 2017


Après les élections du 10 décembre 2017 à la nouvelle assemblée de Corse, les alliés autonomistes-indépendantistes ont emporté la majorité absolue des sièges, en fait près des deux tiers (41 sur 63).
 
Quelques observations :
- L’abstention est très forte (47,5%). Près d’un électeur sur deux ne s’est pas déplacé.
A comparer avec le référendum de 2003 (39,5 % d’abstention) qui avait vu une courte majorité (51%) en faveur du non à la réforme institutionnelle (collectivité territoriale unique, remplaçant les deux départements et la région). De nombreux électeurs ont voulu manifester leur mécontentement en refusant d’aller voter.
Comme l’a dit Jean-Pierre Chevènement à Alexandre Devecchio (Le Figaro, 9 décembre 2017, "La République n'a pas de concessions à faire à l'ethnicisme"), « l'Etat français s'est assis sur le référendum de 2003.
Les Corses avaient pourtant rejeté la fusion des deux départements. Ils voulaient garder un découpage territorial qui les rapprochait de la France continentale et n'acceptaient pas d'être transformés en territoire d'Outre-mer bis avec une collectivité unique. Le législateur, sous le précédent Président de la République, a fait fi des résultats de ce référendum ».
- Il y a eu du « dégagisme » qui s’explique par le rejet des clans.
Ce que dit Chevènement. « Il s'agit d'abord d'un rejet des clans qu'ils soient de gauche ou de droite. La gauche dominait le Nord avec la dynastie Giacobbi et Paul Giacobbi sur le destin duquel je ne vais pas épiloguer (ndlr: il a été condamné à trois ans de prison ferme pour détournement de fonds publics). Au Sud et à droite, c'est le clan Rocca Serra qui régnait depuis 1962. Ces clans ont fait l'objet d'un réflexe «dégagiste» qui s'est traduit aux présidentielles par un vote Marine Le Pen. Il faut observer que moins d'un quart des électeurs corses inscrits ont voté pour les listes nationalistes. Le taux d'abstention, qui s'élève à près de 50%, est massif.
Nous allons voir ce que nous verrons, mais moi qui connais les oiseaux, je conseille au gouvernement une grande vigilance. Je ne pense pas qu'on puisse satisfaire la revendication de la co-officialité de la langue corse. Cela voudrait dire une politique d'exclusion à l'égard de tous les continentaux. Je l'ai observé quand j'étais ministre de l'Education nationale lorsque tous les agrégés et certifiés d'origine continentale ont été renvoyés dans leur «douar» d'origine. Je pense qu'on a accordé aux nationalistes tout ce qu'ils demandaient en matière d'aménagement du territoire. Les Corses se plaignent de la spéculation, mais ce sont les élus locaux, soumis aux pressions que nous savons, qui octroient les permis de construire.
 
En Corse, on n'est pas libre de s'exprimer. Déroger à la doxa ou aux oukases nationalistes, c'est prendre le risque de passer un mauvais quart d'heure.
Il faut maintenant tenir compte du résultat de l'élection. Je suis un démocrate, mais je n'augure rien de bon de ce qui suivra. C'est pourquoi j'attends du gouvernement de la République française qu'il reste ferme sur ses principes: la République n'a pas de concessions à faire à l'«ethnicisme». D'autant que ce type de revendication peut se révéler contagieux ».
 
- Il faudrait estimer la part de l’électorat majoritaire qui est réellement indépendantiste.
En dehors du refuge dans l’abstention, une part de l’électorat du FN et de la gauche a pu se résoudre à voter pour la liste de Gilles Simeoni, car celui-ci  a démontré beaucoup d’efficacité à rassembler les indécis. Il faut se souvenir que les trois députés autonomistes élus en 2017 (sur les quatre élus corses) ont réussi à influer sur la perception de Jean-Luc Mélenchon à l’égard du mouvement autonomiste.
- Elu sur des valeurs culturelles, le groupe majoritaire va devoir gérer la collectivité.
On peut prévoir qu’il cherchera à compenser ses difficultés de gestion en pratiquant la fuite en avant dans la demande de compétences supplémentaires auprès de la République française. De plus, les élections européennes de 2019 seront l’occasion du retour des débats autour des questions politiques de fond. Bien sûr, ceux-ci ont été complètement dissimulés sous le tapis pendant la période électorale qui vient de s’achever. 
 
 

Réaction de Jean-Luc Laurent, président du MRC, le 11 décembre 2017




Le mode de scrutin aux élections européennes qui existe actuellement avec 8 circonscriptions sur des grandes régions, va changer.

C’est le retour à une circonscription unique pour toute la France. Tant mieux. Le MRC a toujours été hostile à ce scrutin régionalisé mis en place en 2003 pour morceler la France et favoriser les partis politiques dominants à droite et à gauche.

Il est vrai que depuis leurs mises en place, les circonscriptions par grandes régions sont restées des inconnues pour les citoyens. En outre, la proximité des députés européens avec les citoyens qui était un argument de promotion de ce nouveau mode de scrutin régionalisé, n’a jamais été au rendez-vous.

Le MRC est favorable  à l’élection des députés européens dans le cadre d’un scrutin national car une circonscription nationale est la mieux à même de faire émerger un débat sur la construction européenne.

Pour le MRC, la nation est le cadre de la démocratie. Attaché à la souveraineté nationale et populaire, le MRC s’oppose au projet fédéraliste et veut réorienter radicalement l’Europe dans une construction confédérale.

Retrouvez la proposition de loi pour revenir à un scrutin de liste nationale que j’avais proposée avec les députés MRC
 
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