Le projet de loi relatif au Grenelle de l’environnement rappelle les engagements des chefs d’Etat de l’Union Européenne en matière de lutte contre le changement climatique : le 3 fois 20 :
-20% de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
-20% d’augmentation de l’efficacité énergétique.
-20% d’augmentation des énergies renouvelables.

Réduire de 20% les émissions de gaz à effet de serre est le seul des trois engagements qui a un véritable impact écologique. L’augmentation inéluctable des prix du gaz et du pétrole aura une incidence qui devrait permettre d’être plus exigeant vis-à-vis de cet engagement, car il représentera une véritable taxe carbone. Mais imposer 20% d’énergie renouvelable, en France, n’est pas un objectif écologiquement intéressant contrairement à d’autres pays. Toujours en France, l’utilisation des énergies renouvelables pour la production d’électricité, n’est intéressante ni pour le climat, ni pour l’indépendance énergétique. Ce n’est pas le cas pour les pays qui utilisent les ressources fossiles pour cette production. Dans ces pays, chaque kWh produit par de l’énergie renouvelable réduit automatiquement les émissions de CO2. L’Union devrait se donner un seul objectif, celui de diminuer ses rejets de gaz à effet de serre, et laisser la liberté aux pays membres d’améliorer l’efficacité énergétique ou de recourir aux énergies renouvelables pour atteindre cet objectif. Pourquoi demander à tous les pays le même pourcentage de réduction ? Il est plus équitable et plus efficace de moduler ce pourcentage en fonction des rejets actuels par habitant de chaque pays, afin d’arriver, à terme, à un rejet uniforme pour chaque Européen.

L’Union devrait avoir une politique d’approvisionnement énergétique en développant avec les pays producteurs des contrats à longs termes, basés sur des collaborations durables. Une telle politique serait profitable à l’ensemble des pays qui la compose.

Il est clair que le souci de protéger le climat sera promoteur du vecteur électricité, à condition que le mode de production ne fasse pas appel aux énergies fossiles carbonées. Le nucléaire doit jouer un rôle important dans la réduction des gaz à effet de serre. Il faudra à terme passer à la génération IV pour obtenir la durabilité de ce type de production. L’effort de recherche et développement doit se poursuivre.

Le transport collectif doit être développé, mais les Français sont attachés à leur voiture. Pour accompagner ce changement, il faut promouvoir les transports collectifs comme alternative à la voiture et prévoir un moyen de transport individuel propre et durable. La voiture hybride est donc intéressante pour les déplacements urbains et périurbains. Elle doit être développée et améliorée ; la voiture hybride rechargeable ou la voiture tout électrique, dans un pays où l’électricité est produite sans gaz à effet de serre, est le moyen de déplacement individuel le plus économique et le plus écologique.

Pour le chauffage des habitations et des bureaux, il faut étudier la possibilité de développer des réseaux de chaleur où la source ne produirait pas de gaz à effet de serre. Là, les énergies renouvelables (solaire thermique…) d’une part, et l’énergie nucléaire (pompe à chaleur…) d’autre part, peuvent apporter chacune des solutions complémentaires.

Enfin l’État, en termes d’aménagement du territoire, doit dans ses directives prendre en compte les problèmes énergétiques et en particulier s’efforcer de rapprocher les lieux de vie des lieux de travail.
En conclusion, au moins trois choix énergétiques sont possibles, ayant des conséquences différentes. Le premier est de continuer à consommer les énergies fossiles, c’est un choix de développement non durable. Le deuxième consiste à n’utiliser que des énergies renouvelables, c’est un choix de « non développement », mais durable. Le troisième est de ne rien négliger : ni les énergies renouvelables, ni la gestion raisonnable de l’énergie afin d’en réduire la consommation, ni l’indispensable développement de l’énergie nucléaire.

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I Publié le Jeudi 4 Septembre 2008 par MRC

Mots-clés : éducation

Aujourd’hui, l’Ecole publique ne tient plus pleinement son rôle d’institution majeure de l’Etat républicain, dont la mission est de donner à chaque élève, futur citoyen, les clés de sa liberté, grâce à une solide maîtrise du savoir. Pour la redresser et la refonder, il faudrait faire le pari de la qualité, et mettre l’accent tout à la fois sur le travail, l’exigence et l’implication forte de l’Etat.


Les tropismes libéraux de la droite ruinent les quelques velléités de redressement. La gauche, attachée historiquement à l’Ecole, doit refuser les dérives inspirées par une idéologie libérale-libertaire, à l’œuvre depuis plus de trente ans dans le domaine pédagogique, comme sur des structures marquées de plus en plus par la concurrence et le marché.

Avec cette rentrée 2008, la politique Sarkozy-Darcos avance masquée : au delà des mots qui rappellent les grands principes et peuvent être marqués par le bon sens, c’est globalement un grave affaiblissement de l’école républicaine qui est engagé.

Quel jugement porter sur les principales mesures mises en œuvre ou annoncées ?


1- Pour l’école primaire
Le MRC est depuis longtemps partisan de programmes simples, structurés, rigoureux, qui redonnent toute leur place à une solide progressivité des apprentissages.
Les nouveaux programmes, qui mettent l’accent sur les apprentissages fondamentaux (l’orthographe, la grammaire, la rédaction, le calcul opératoire, …) et le recours à des exercices plus systématiques et à la mémoire, comportent des éléments positifs. Des bases solides ne sont en rien contradictoires avec le développement de la compréhension et de l’esprit critique des élèves.
En revanche, quand Darcos, poussé par la volonté de Sarkozy de réduire le nombre de fonctionnaires, décide de supprimer deux heures hebdomadaires pour les élèves en fermant les écoles le samedi matin, c’est une faute grave contre l’école primaire. Ce n’est pas en travaillant moins que les élèves amélioreront leurs résultats.
L’aide personnalisée instituée pour les élèves en difficulté, qui justifie cette réduction selon le ministre, est bienvenue, mais elle aurait dû être financée tout en maintenant pour tous les élèves l'horaire ancien.
C’est, sur ce point, une véritable régression scolaire qui va entrainer l'amenuisement de l’enseignement dans de nombreuses disciplines.


2- Dans l’enseignement secondaire
Nous sommes partisans d’accroître le rôle des dispositifs de soutien. La généralisation de « l’accompagnement éducatif » pour les élèves volontaires, dans les collèges, et les stages de soutien initiés dans les lycées vont dans le bon sens.
En revanche, le projet de réforme du lycée vise à réduire, là aussi, le nombre d’heures de cours donnés aux élèves par des professeurs qualifiés, pour faire des économies massives de postes.
Et cela, au prix d’un mensonge pour le primaire, comme pour le secondaire : la France n’est pas le pays où les horaires annuels des élèves sont les plus élevés d’Europe. Elle est simplement dans une bonne moyenne. Notre école va donc régresser.
Le ministre Darcos veut faire le « lycée light » qu’Allègre avait tenté d’imposer. Allègement des connaissances acquises, allègement de l’encadrement professoral, seront le résultat de cette réforme si elle aboutit.

3- Au niveau des personnels
Les conditions d’enseignement vont souvent être rendues plus difficiles, du fait des 11 200 suppressions de postes en septembre 2008 et des 13 500 prévues pour 2009. Le ministère s’oriente aussi vers une utilisation accrue des heures supplémentaires et plus gravement, vers l’appel à des vacataires de droit privé. Ainsi, le noyau dur des professeurs fonctionnaires, au statut protecteur, pourra progressivement être déstabilisé (la Poste a connu sur plusieurs années une telle évolution).
L’annonce brusque et succincte, par Nicolas Sarkozy, d’une réforme de la formation des enseignants, fait craindre le pire.
Certes, le contenu de la formation dans les IUFM nécessite de profonds changements. Le MRC est critique sur toute forme de « pensée unique » sur le plan pédagogique, orientation qui est loin d’ailleurs d’avoir montré son efficacité. Toutes les conceptions et méthodes doivent être enseignées aux futurs professeurs afin qu'ils puissent exercer leur liberté pédagogique.
Mais le projet vise, là aussi pour réaliser des économies importantes de postes, à liquider toute formation professionnelle sérieuse, derrière l’affichage trompeur d’un recrutement au niveau du Master.


4- Enfin, le principe de « concurrence » va davantage s’appliquer dans l’enseignement :
L’autonomie renforcée des établissements que souhaite Nicolas Sarkozy, alliée à la marche accélérée en cette rentrée 2008 vers la suppression totale de la carte scolaire, vont encore accroître la concurrence et les inégalités entre les établissements scolaires puisque le gouvernement n'a pas pris les mesures permettant d'améliorer la qualité des établissements en difficulté et d'accroitre résolument le brassage social.
Déjà, un rapport de l’Inspection générale, montre que les mesures prises à la rentrée 2007 ont contribué à faire régresser la mixité sociale. Les plus pauvres, les plus démunis culturellement et financièrement seront assignés à leur territoire-ghetto et se retrouveront entre eux, avec très peu d’espoir de réussite et d’élévation sociale.
La détérioration de la situation de certains établissements publics, notamment dans les quartiers difficiles, favorise auprès des familles la concurrence des établissements privés de plus en plus attractifs, et de fait, favorisés par la politique du gouvernement qui porte atteinte à l’école publique.

Au total, les mesures mises en œuvre ou annoncées en cette rentrée de septembre 2008, demandent explications et convictions, pour montrer les contradictions et les enjeux. Derrière des mots rassurants, malgré quelques mesures acceptables, l’essentiel est inspiré par une conception libérale de l’Ecole, une dérive accentuée à l’anglo-saxonne, avec des écoles à plusieurs vitesses.

Le combat pour une école républicaine est plus que jamais d’actualité.

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I Publié le Mercredi 3 Septembre 2008 par MRC


Dépêche AFP, mercredi 3 septembre 2008, 13h37.


Pétition commune PS, PCF, MRC, PRG contre la privatisation de la Poste
Les leaders des partis de la gauche François Hollande (PS), Marie-George Buffet (PCF), Jean-Pierre Chevènement (MRC) et Jean-Michel Baylet (PRG) ont décidé mercredi de lancer une pétition commune contre la privatisation de la Poste.

La rencontre a eu lieu au siège du PS, dans le cadre du "Comité de liaison de la gauche", en l'absence des Verts qui préféraient un "débat de fond".

François Hollande, premier secrétaire du PS, veut néanmoins "que les Verts soient pleinement associés aux décisions".

"Nous avons décidé trois choses, a-t-il résumé : réunion chaque mois à rythme régulier, avec réunion préparatoire; préparation d'un Forum, en octobre, avec pour thème "l'alternative politique dans la nouvelle phase de la mondialisation" et un sur le "progrès". Par ailleurs, sortira en fin de semaine "une pétition commune contre la privatisation de la Poste, sur le projet de loi tel qu'il nous est présenté", en liaison avec les syndicats et collectifs.

"Il faut qu'on lève des millions de signatures par rapport à un mauvais projet qui aboutirait à retirer la présence des services publics sur le territoire", assure le député de Corrèze.

Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF, s'est en outre réjouie que "beaucoup de responsables de gauche vont se retrouver à la Fête de L'Humanité la semaine prochaine".

Pour Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de Gauche (PRG) qui avait voté en juillet la réforme de la Constitution, à la différence de la gauche, "nous sommes des partis différents" mais "les uns, les autres respectueux des positions de chacun". "La question est de montrer que nous sommes tous réunis pour une véritable alternative au pouvoir actuel", a-t-il dit.

Pour Jean-Pierre Chevènement, cette réunion a été "cordiale et constructive", notamment sur la "dangereuse privatisation" de la Poste.

Sur le RSA, également abordé, "nous sommes avec les radicaux de gauche relativement ouverts, plutôt pour un vote positif, pour une mesure qui va quand même dans le bon sens. Le PS a une position réservée", a observé M. Chevènement.

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I Publié le Lundi 1 Septembre 2008 par MRC


Voici le programme final de l'université d'été du Mouvement Républicain et Citoyen qui se tient les 6 et 7 septembre à Belfort sur le thème : l'état de la gauche et les perspectives de sa refondation.


Université d'été : le programme final
Le programme est téléchargeable ci-dessous au format PDF.
mrc_ue_prog.pdf mrc-ue-prog.pdf  (196.91 Ko)

Présentation de l'Université d'été du MRC, Belfort (Centre Atria), samedi 6 et dimanche 7 septembre 2008.


La gauche ne va pas bien. Est-ce, comme certains le disent, un problème de leadership ? Est-ce, comme d’autres le prétendent, une absence de programme ? Est-ce dû simplement à l’habileté manœuvrière de l’actuel président de la république ? Et si la gauche avait, tout simplement, perdu ses repères, sa capacité à penser le monde d’aujourd’hui, et par suite, sa capacité à agir politiquement dans la France telle qu’elle est ?

C’est sur ce sujet que l’université d’été du MRC propose de réfléchir.

Il nous faut d’abord, sans concession, analyser « l’état de la gauche » depuis un quart de siècle : les forces sociales, les idées, les organisations.

  • Les forces sociales qui ont construit historiquement la gauche (les cadres de la République et les classes populaires) sont en déshérence. Depuis un quart de siècle, les évolutions sociologiques sont importantes. Les classes populaires ont été rejetées à la périphérie des villes. Avec la montée des idées libérales, s’est développé une sorte d’hyper-individualisme de consommateur qui s’accommode mal des combats collectifs. Les couches populaires se sont paupérisées. Les inégalités se sont creusées. L’Etat et les services publics ont été affaiblis dans leur capacité à répondre aux besoins collectifs.
  • Les idées libérales ont triomphé, paradoxalement avant-même l’arrivée de la gauche au pouvoir en 1981. Du coup, celle-ci s’est un peu perdue entre les concessions au libéralisme ambiant et la recherche de paradigmes de substitution, soit dans un discours désincarné sur les droits de l’homme ou le développement durable, soit dans un localisme sans perspectives, soit dans un discours de radicalité sans débouchés. Dans le même temps, les idées républicaines cèdent le pas devant les obscurantismes de toutes sortes et les replis communautaires.
  • Les organisations de gauche sont à bout de souffle. Les syndicats, les mouvements d’éducation populaire sont très affaiblis. Le PS est un parti d’élus et n’a plus vraiment de projet fédérateur. Le PCF a beaucoup perdu de militants et s’est effondré électoralement. Le projet d’un mouvement républicain n’a pas rassemblé.

    Nous aborderons ces questions, notamment avec Anicet Le Pors (ancien ministre communiste de la fonction publique), Domenico Lossurdo (penseur critique italien), un politologue (contacts en cours), et Patrick Quinqueton (secrétaire national du MRC).

    Puis nous devons préciser quels sont les défis à relever, quelles sont les valeurs sur lesquelles s’appuyer, pour reconstruire la gauche.

    Pour renouer avec les classes populaires, pour redonner une perspective à la gauche, plusieurs défis sont devant nous.
  • Le premier est le défi de la République, qu’il s’agit de décliner non comme un paradis perdu à retrouver, mais comme un outil dans le monde d’aujourd’hui pour renouer avec les couches populaires, sur l’école, le droit au travail, la sécurité sociale et la sécurité publique, les services publics, le civisme.
  • Un autre défi important est celui d’infléchir la mondialisation. La crise financière, la crise alimentaire, la crise énergétique sont des manifestations d’un monde déséquilibré. La loi du plus fort au niveau international, sur le terrain économique comme sur le terrain politique et militaire, est la cause de bouleversements internes qui ne sont pas maitrisables. L’Europe ne joue manifestement pas cette fonction, puisqu’elle ne se fixe comme objectif que d’y améliorer, difficilement d’ailleurs, l’insertion des pays européens. Le défi d’un monde multipolaire régi par le droit est un des défis de la gauche.
  • Le défi européen n’est pas le moindre. L’enjeu est de passer d’une Europe de marché à une Europe de projets. Il nous faut réhabiliter la nation républicaine pour redresser l’Europe. Le « détour » de Jean Monnet ne conduit, référendum après référendum, qu’à se détourner des citoyens. Seules les nations, s’appuyant sur la volonté des peuples, peuvent redonner à l’Europe le dynamisme qu’elle n’a plus.

    Nous réfléchirons sur ces défis, notamment avec Louis Gautier (auteur de « Table rase – Y a-t-il encore des idées de gauche ? », ancien conseiller pour la défense du Premier ministre), Jacques Nikonoff (ancien président d’ATTAC, responsable altermondialiste), Marie-Noëlle Lienemann (ancienne ministre du logement, députée européenne socialiste), un représentant de « Die Linke » et Marie-Françoise Bechtel (secrétaire nationale du MRC).

    Enfin, la gauche doit définir sa stratégie, en termes sociaux (quel projet appuyé sur quelles classes sociales ?), et en termes politiques (comment construire le parti de toute la gauche ?).
  • Le discours de la gauche, qui s’adressait aux « travailleurs » et aux « citoyens », s’adresse désormais à des ensembles mous, comme « les gens », « la population », ou à des populations définies négativement, comme « les plus défavorisés » ou « les exclus », voire « les victimes ». Il lui appartient de préciser à qui elle s’adresse, quelles couches sociales elle entend mobiliser positivement dans un projet de transformation.
  • En termes politiques, il faut renouveler l’équation de la gauche par un « bing bang » de toute la gauche. Rien ne serait pire que l’acquiescement à la construction d’un pôle social-libéral d’un côté et d’un pôle révolutionnaire de l’autre. C’est avec toute sa capacité de transformation et de gestion réunies que la gauche pourra peser sur l’avenir du pays, et partant, sur celui de l’Europe et du monde.
  • L’échéance de 2012 doit servir à la refondation républicaine. Il nous faut une forte structuration de la gauche. La « gauche plurielle », reprise actuellement par le groupe de liaison de la gauche, est un concept trop lâche. Des choix sont à faire sur la structure (parti, fédération, confédération), sur le mode de mise en œuvre (forums de l’unité, assises de la gauche), sur la désignation du candidat à la présidentielle (vote des militants, collège plus large), sur l’unité ou la pluralité de candidatures, etc.

    Nous débattrons de ces perspectives stratégiques, notamment avec Olivier Dartigolles (porte parole du PCF), Henri Emmanuelli (député et dirigeant socialiste), Sami Naïr (professeur de sciences politiques, secrétaire aux relations internationales du MRC) et bien sûr Jean-Pierre Chevènement (ancien ministre, président du MRC).
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