Dépêche AFP, mercredi 1er octobre 2008, 13h54.


Crise: PS, PCF, PRG et MRC «exigent» un débat à l'Assemblée et au Sénat
Les numéro un du PS François Hollande, du PCF Marie-George Buffet, du MRC Jean-Pierre Chevènement et du PRG Jean-Michel Baylet, ont exigé mercredi du gouvernement un "débat" à l'Assemblée et au Sénat sur la crise financière, rejetant son appel à l'unité nationale.

Les leaders des quatre formations de l'ex-gauche plurielle se sont réunis dans le cadre du comité de liaison de la gauche, en l'absence une nouvelle fois des Verts, qui avaient déjà boudé la rencontre le 3 septembre dernier.

"Le débat a porté sur la gravité de la situation économique et sociale dans le contexte de la crise que traverse le monde et qui marque l'échec d'un système: celui de la finance dérégulée", affirment ces responsables dans un communiqué commun publié à l'issue de la rencontre.

Les quatre formations "ont décidé d'exiger du gouvernement l'organisation d'un débat parlementaire dans chacune des deux assemblées" portant sur la crise.

"Nous demandons un débat parlementaire dans chaque Assemblée, et non en Congrès, car nous voulons un véritable débat, pour poser des questions et faire nos propositions", a précisé à l'AFP, à l'issue de la rencontre, Jean-Michel Baylet. La réunion des deux assemblées en Congrès permettrait à Nicolas Sarkozy de s'adresser aux parlementaires, conformément à la Constitution révisée.

Les quatre dirigeants ont refusé l'appel du Premier ministre François Fillon à l'unité nationale face la crise.

"Le lieu où doivent se confronter les propositions dans l'intérêt du pays c'est le Parlement. Avant de proclamer l'unité nationale faisons au moins un débat national de façon à ce que chaque force politique - majorité, opposition -, puisse présenter ses analyses et solutions, sinon c'est une commodité, c'est une diversion", a affirmé François Hollande.

Pour Marie-George Buffet, "l'unité nationale conduirait à une catastrophe : ça veut dire 'taisez-vous il n'y a rien à dire, on continue la politique comme avant'. Au contraire, on a besoin que les forces de gauche disent les propositions alternatives et fassent entendre leur exigence notamment sur l'utilisation de l'argent".

Jean-Pierre Chevènement estime que "la crise actuelle est le résultat des politiques libérales et de dérégulation à tout va. Ce sont les pyromanes qui veulent jouer les pompiers".

Selon lui, "la gauche doit exiger que si des mesures de soutien sont apportées à des banques ou à des groupes en difficulté, ce soit sous forme de contreparties en prise de participation dans le capital". Il a jugé la participation de 28% de l'Etat dans Dexia insuffisante.

Les quatre leaders ont confirmé l'organisation d'un forum public le 21 octobre sur le thème de la mondialisation qui traitera notamment de "la crise financière et de ses conséquences".

Ce forum devrait permettre de "définir une analyse de la crise et avancer des propositions", a souligné M. Chevènement.

"Nous souhaitons un débat de haute volée avec la participation d'experts, notamment internationaux" pour avancer ensuite "des propositions", a affirmé M. Baylet, très enthousiaste sur "l'accord constaté" mercredi entre les quatre dirigeants de gauche. Il a espéré que les Verts finiront pas les rejoindre.

Plus réservée, Mme Buffet a jugé que le forum ne peut être qu'une "première étape", "la gauche a beaucoup de travail à faire", selon elle.

Les leaders de la gauche sont convenus de se revoir le 5 novembre.

Actualités

I Publié le Mercredi 24 Septembre 2008 par MRC

Mots-clés : la poste

Dépêche AFP, mardi 23 septembre 2008, 15h36.


Sarre (MRC) soutient le mouvement de grève contre la privatisation de La Poste
Georges Sarre, secrétaire national du MRC et ancien inspecteur des postes, à apporté mardi son soutien à la grève contre la privatisation de La Poste, estimant qu'il en va de "l'avenir du service public et de l'égalité sociale et spatiale face à la tout-marchandisation du monde".

M. Sarre, également adjoint à la mairie de Paris, déclare, dans un communiqué, que "non seulement la gauche doit s'opposer à ce non-sens --et le MRC participe de l'initiative collective d'une pétition contre cette privatisation--, mais elle doit inclure dans un programme alternatif la reconstitution d'un service public du courrier".

Ceci suppose, selon lui, "de revenir sur les directives européennes de libéralisation du service postal".

Pour M. Sarre, cette grève, "au-delà des légitimes inquiétudes des personnels, pose un enjeu de société: il est stupéfiant que les pouvoirs publics s'appliquent à détruire, l'un après l'autre, les mécanismes de la performance économique et de la cohésion nationale et territoriale françaises".

Actualités

I Publié le Dimanche 21 Septembre 2008 par MRC

Mots-clés : gauche mrc sénat

Communiqué de presse, dimanche 21 septembre 2008.


Au parlement, la voix de Jean-Pierre Chevènement contribuera au débat démocratique et portera l’exigence républicaine.

Sa parole et son action seront des atouts pour la gauche et pour la France, au moment où notre pays est confronté à une crise économique et financière sans précédent, où chaque jour voit le modèle républicain remis en cause, les services publics démantelés avec la privatisation de la Poste, les libertés publiques menacées avec le fichier EDVIGE.

Plus que jamais, la France a besoin d’une gauche qui fonde son opposition sur l’analyse de la crise du capitalisme financier, de l’échec d’une Union Européenne soumise au dogme libéral et aux diktats de la Banque Centrale Européenne, au détriment de la croissance et du bien-être des peuples.

La gauche a besoin de retrouver sa voix et son identité au service de la France. Autour de Jean-Pierre Chevènement, une équipe rajeunie, renouvelée et déterminée fera du MRC un pivot du rassemblement pour faire gagner la gauche.

Actualités

I Publié le Jeudi 18 Septembre 2008 par MRC


Dépêche AFP, 18 septembre 2008, 19h27.


La région Idf contre la réforme de la dotation de solidarité urbaine
Le président du Conseil régional d'Ile-de-France, Jean-Paul Huchon (PS), a dénoncé jeudi le projet gouvernemental de réforme de la dotation de solidarité urbaine (DSU), estimant que "ce nouveau désengagement de l'Etat accentue l'étranglement financier subi par les communes les plus en difficulté".

"En Ile-de-France, ce sont 65 villes qui vont ainsi être privées de ressources pérennes de fonctionnement", souligne M. Huchon dans un communiqué, citant les communes de Gennevilliers (Hauts-de-Seine), Montreuil (Seine-Saint-Denis), Villejuif (Val-de-Marne), Draveil (Essonne), Les Ulis (Essonne) ou encore Deuil-la-Barre (Val-d'Oise).

"A l'inverse des objectifs de justice fiscale et financière, le gouvernement pénalise ainsi de nombreuses communes pauvres pour faire face à ses propres contraintes budgétaires", estime le président du conseil régional.

Selon M. Huchon, "en choisissant de ne plus tenir compte du nombre de logements sociaux dans le calcul des dotations, le projet de réforme gouvernemental frappe aussi les +maires bâtisseurs+" alors que la crise du logement ne cesse pourtant de s'accentuer".

Pour le vice-président du conseil régional chargé du logement Jean-Luc Laurent (MRC), "l'Etat, qui appelle régulièrement à la mobilisation de tous pour le logement, démontre une fois de plus son incapacité à soutenir les élus qui s'engagent en faveur du logement social".

Communiqué de presse du MRC, jeudi 18 septembre 2008.


Les faillites en cascades de plusieurs grandes institutions financières américaines témoignent des déséquilibres abyssaux de l'économie de ce pays. Le mode de financement de la croissance économique américaine, fondé sur le surendettement des ménages et la spéculation immobilière, n'était pas soutenable à moyen terme. La déréglementation financière a conduit les Etats-Unis au bord du précipice : l'auto-régulation des marchés a fait long feu.

Il est vain de croire que la France et l'Europe resteront à l'abri de la crise financière américaine. Les investissements inconsidérés des banques et le mimétisme des acteurs des marchés commencent à éclater au grand jour. Hier lénifiante, la finance française se fait soudain plus prudente devant les risques de contagion.

Le Mouvement Républicain et Citoyen demande au Gouvernement, par son Ministre des finances, de dire la vérité aux Français sur l'ampleur des pertes que les banques françaises vont subir. Les pouvoirs publics doivent user de l'ensemble de leurs moyens de contrôles bancaires à très court terme : la Commission bancaire, chargée de veiller à l'application des règles prudentielles pour assurer la sécurité des dépôts du public, doit agir vite. Le MRC propose par ailleurs qu'une commission d'enquête parlementaire soit chargée de faire la lumière sur les investissements français dans les subprimes américains. Enfin il demande au Premier Ministre de saisir le Conseil d'analyse économique afin qu'il formule des propositions pour renforcer le contrôle public sur les institutions financières.
1 ... « 217 218 219 220 221 222 223 » ... 227
Abonnez-vous à la newsletter




Président du MRC
Ancien député du Val-de-Marne
Président du MRC




Suivez le MRC sur Facebook