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 <title>Mouvement Républicain et Citoyen</title>
 <subtitle><![CDATA[Parti politique de gauche républicaine présidé par Jean-Pierre Chevènement.]]></subtitle>
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 <updated>2010-09-03T03:08:05+02:00</updated>
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   <title>Université d'été du MRC de Valence les 4 et 5 septembre : Pour un programme de salut public</title>
   <updated>2010-09-02T23:35:00+02:00</updated>
   <id>http://www.mrc-france.org/Universite-d-ete-du-MRC-de-Valence-les-4-et-5-septembre-Pour-un-programme-de-salut-public_a176.html</id>
   <category term="Le Mouvement Républicain et Citoyen" />
   <photo:imgsrc>http://www.mrc-france.org/photo/imagette-2241226-3129074.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-09-02T23:35:00+02:00</published>
   <author><name>MRC</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Voici le programme complet, le bulletin d'inscription et les aspects pratiques de l'Université d'été du MRC qui se tient cette année à Valence les 4 et 5 septembre 2010.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.mrc-france.org/photo/2241226-3129074.jpg" alt="Université d'été du MRC de Valence les 4 et 5 septembre : Pour un programme de salut public" title="Université d'été du MRC de Valence les 4 et 5 septembre : Pour un programme de salut public" />
     </div>
     <div>
      <b>Le programme de l'Université d'été :</b>       <br />
              <br />
       <span class="u">Journée du samedi</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">10H – 10H15 : ACCUEIL</span>       <br />
       -	Accueil par Catherine COUTARD (première secrétaire fédérale de la Drôme, secrétaire nationale aux élus)       <br />
       -	Accueil par Alain MAURICE (maire de Valence)       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">10H15-10H30 : Ouverture de l’université d’été par Bastien FAUDOT (secrétaire national à la formation et aux universités d’été)</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">10H30-12H 30: TABLE RONDE N° 1 / Comment sortir de la logique des marchés financiers ?</span>        <br />
       Crise des crédits hypothécaires de juillet 2007, crise financière de l’été 2008, crise de l’euro au printemps 2010 : cette série de crises en cascades a révélé l’assujettissement des acteurs économiques traditionnels aux injonctions des marchés financiers. Hier imaginés pour mobiliser des capitaux,  financer les investissements et soutenir la production, les marchés financiers ont aujourd’hui renversé l’équation. Etats, entreprises et salariés sont pris dans l’étau de la contrainte actionnariale qui exige des rendements toujours croissants. Cette logique de financiarisation se développe au détriment de l’économie de production, de la croissance et de l’emploi. Faut-il réguler ou réglementer les activités financières ? Jusqu’où ? Comment rétablir une logique économique au service du plus grand nombre, affranchie des œillères et du  « court-termisme » du capitalisme financier ? Comment remettre les Etats, dépositaires de l’intérêt général, au centre du jeu ? La porosité du système économique libéral impose-t-elle exclusivement des réponses globales ou autorise-t-elle encore d’envisager des stratégies nationales ?       <br />
              <br />
       Animateur : Etienne BUTZBACH (maire de Belfort, secrétaire national aux relations internationales)       <br />
       Intervenants :        <br />
       Bruno MOSCHETTO (ancien banquier, universitaire)       <br />
       Laurent MAUDUIT (journaliste économique à Mediapart)       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">14H15-16H15 : TABLE RONDE N°2 / Quel avenir pour la zone euro ? </span>       <br />
       La zone euro est entrée dans une phase de turbulences particulièrement aigüe. Cet espace monétaire unique composé de 16 pays était viable en période de croissance, mais est devenu difficilement soutenable depuis le début de la crise. Après de longues hésitations, les pays membres de la zone euro ont apporté un soutien conditionné à la Grèce pour éviter qu’elle fasse défaut à ses créditeurs. D’autres pays fortement endettés (Espagne, Portugal, Irlande) sont aujourd’hui les proies du marché du crédit et des agences de notation privées. Dans ce contexte, l’éclatement de la zone euro, hypothèse jugée hier fantaisiste, est devenu une menace plausible. Structurellement hétérogène, cet espace monétaire pourrait ne pas survivre aux forces centrifuges qui l’animent. L’Allemagne, qui réalise son excédent commercial au détriment des autres pays de la zone euro, jugera-t-elle opportun de revenir sur sa politique de déflation compétitive ? L’euro peut-il être sauvé, et à quelles conditions ? Faut-il anticiper un plan B ? Quelles seraient les conséquences économiques et politiques d’un éclatement de la zone euro ? Le retour à une monnaie commune peut-il être une solution ?       <br />
              <br />
       Animateur : Julien LANDFRIED (secrétaire national à la communication)       <br />
       Intervenants :        <br />
       Yves LE HENAFF (secrétaire national aux questions économiques)       <br />
       Alain COTTA (professeur d’économie à HEC)       <br />
       Laurent PINSOLLE (porte-parole de Debout la République)       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">16H30-18H30 : TABLE RONDE N° 3/ Refaire de la France un grand pays industriel </span>       <br />
       Depuis 1970, le nombre d’employés dans le secteur tertiaire a doublé en France, tandis que l’on dénombre 2 millions d’emplois perdus dans l’industrie. Cette lente désindustrialisation du pays a accompagné la lente progression d’un chômage de masse devenu chronique. Longtemps sous-estimé, parfois considéré comme une inexorable fatalité, le démantèlement de l’industrie française a été le premier symptôme de la mondialisation. L’ouverture des frontières et la libéralisation des échanges a livré le secteur productif à la concurrence déloyale des pays à très bas coûts, entraînant la surenchère du moins-disant, donc les délocalisations. La crise a cependant rendu manifeste l’extrême volatilité des valeurs financières qui s’étaient progressivement substituées à l’économie de production dans les pays développés. Par contraste, les pays émergents qui tirent précisément leur épingle du jeu sont d’abord de grandes nations industrielles. Comment relever le défi de la réindustrialisation  aujourd’hui ? Quel est le rôle de la puissance publique en la matière ? Quelles règles de concurrence doivent être mises en place pour permettre à la France de restaurer durablement son secteur productif ?        <br />
              <br />
       Animateur : Patrick QUINQUETON (secrétaire national aux prises de positions du parti, chargé du programme de Salut public)       <br />
       Intervenants :        <br />
       Jean-Michel QUATREPOINT (journaliste économique)       <br />
       Pierre-Alain WEILL (Secrétaire national adjoint à l’industrie du Parti Socialiste, chargé des PME)       <br />
       Jean-Pierre GERARD (Chef d’entreprise, président du club des n°1 mondiaux à l’export, vice-président de Debout la République, ancien membre du Conseil de la politique monétaire)       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <span class="u">Matinée du dimanche : </span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">8H30-10H : petits-déjeuners thématiques </span>       <br />
       -	 Santé et hôpital public       <br />
       -	Education       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">10H15 – 10H45 : Intervention de Jean-Luc LAURENT (Président du MRC, maire du Kremlin-Bicêtre)</span>       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">10H45 – 12H15 : DEBAT /Quel projet pour 2012 ?</span>       <br />
       Animatrice : Marie-Françoise BECHTEL (vice-présidente du MRC)       <br />
       Intervenants :       <br />
       François HOLLANDE (député, ancien premier secrétaire du PS)       <br />
       Jean-Pierre CHEVENEMENT (sénateur du territoire de Belfort, président d’honneur du MRC)       <br />
              <br />
              <br />
       Ce programme est disponible ci-dessous au format PDF, ainsi que le bulletin d'inscription et les modalités pratiques (transport et hébergement).       <br />
              <br />
       Le plan d'accès est disponible ci-dessous :       <br />
       Lieu : parc des expositions de Valence (Drôme), 16 avenue Georges Clémenceau.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <iframe width="425" height="350" frameborder="0" scrolling="no" marginheight="0" marginwidth="0" src="http://maps.google.fr/maps?f=q&amp;source=s_q&amp;hl=fr&amp;geocode=&amp;q=PARC+DES+EXPOSITIONS,+16+Avenue+Georges+Clemenceau,+26000+VALENCE&amp;mrt=all&amp;sll=48.973569,2.514668&amp;sspn=0.013409,0.038581&amp;ie=UTF8&amp;hq=PARC+DES+EXPOSITIONS,&amp;hnear=16+Avenue+Georges+Clemenceau,+26000+Valence,+Dr%C3%B4me,+Rh%C3%B4ne-Alpes&amp;ll=44.935815,4.899601&amp;spn=0.006295,0.006295&amp;output=embed"></iframe><br /><small><a href="http://maps.google.fr/maps?f=q&amp;source=embed&amp;hl=fr&amp;geocode=&amp;q=PARC+DES+EXPOSITIONS,+16+Avenue+Georges+Clemenceau,+26000+VALENCE&amp;mrt=all&amp;sll=48.973569,2.514668&amp;sspn=0.013409,0.038581&amp;ie=UTF8&amp;hq=PARC+DES+EXPOSITIONS,&amp;hnear=16+Avenue+Georges+Clemenceau,+26000+Valence,+Dr%C3%B4me,+Rh%C3%B4ne-Alpes&amp;ll=44.935815,4.899601&amp;spn=0.006295,0.006295" style="color:#0000FF;text-align:left">Agrandir le plan</a></small>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.mrc-france.org/Universite-d-ete-du-MRC-de-Valence-les-4-et-5-septembre-Pour-un-programme-de-salut-public_a176.html" />
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  <entry>
   <title>Les réformes de l'École qui détruisent sans rien construire, ça suffit !</title>
   <updated>2010-09-02T23:32:00+02:00</updated>
   <id>http://www.mrc-france.org/Les-reformes-de-l-Ecole-qui-detruisent-sans-rien-construire,-ca-suffit-!_a181.html</id>
   <category term="Positions" />
   <published>2010-09-02T23:32:00+02:00</published>
   <author><name>MRC</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le MRC avec les grévistes du 6 septembre 2010.     <div>
      Le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) exprime son soutien à la journée de mobilisation du 6 septembre décidée par les personnels de l'éducation nationale.       <br />
              <br />
       La suppression programmée de 90 000 postes en 5 ans et le cortège de réformes engagées par le gouvernement affaiblissent l'École républicaine garante d'égalité et de justice, mais aussi de développement économique et social : détérioration de la formation des enseignants, réduction des heures d'enseignement dans les filières générales et professionnelles, augmentation souhaitée des effectifs par classe y compris dans les zones sensibles, fermeture de nombreux établissements situés en zone rurale, déclin de l'enseignement des humanités au lycée... La liste est longue des mesures qui concourent à la dégradation du système éducatif.       <br />
              <br />
       Certes, des réformes sont nécessaires pour préparer les élèves de toutes les couches sociales à la vie citoyenne tout en créant les conditions de l'innovation de demain. Mais cela suppose une véritable réflexion à long terme sur la formation des enseignants, la transmission des savoirs et les structures ou filières au sein desquelles cette transmission s'opère.       <br />
              <br />
       Les mesures décrétées par le gouvernement ne font pas le pari de l'avenir mais gèrent l'institution scolaire selon une logique aveugle, purement comptable, aggravée par la vision idéologique d'une école que l'on dirige comme une entreprise.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.mrc-france.org/Les-reformes-de-l-Ecole-qui-detruisent-sans-rien-construire,-ca-suffit-!_a181.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>La "diversité" est un dérivatif à la question sociale</title>
   <updated>2010-08-29T09:37:00+02:00</updated>
   <id>http://www.mrc-france.org/La-diversite-est-un-derivatif-a-la-question-sociale_a179.html</id>
   <category term="Positions" />
   <published>2010-08-29T09:37:00+02:00</published>
   <author><name>MRC</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Intervention de Julien Landfried, Secrétaire national du MRC et auteur de "Contre le communautarisme" (Armand Colin, 2007) à l'Université d'été du Parti socialiste sur le thème "Discrimination positive, statistiques ethniques, quotas sont-ils compatibles avec les principes républicains ?", samedi 28 août 2010.     <div>
      L'idéologie dominante est celle des classes dominantes, avait écrit Marx en son temps.       <br />
              <br />
       Avec l'idéologie de la diversité, célébrée à l'UMP comme au Parti socialiste, au Parti communiste comme au Medef, des grandes banques d'affaires au Grand Journal de Canal Plus, ne sommes-nous pas en présence, précisément, d'une idéologie dominante, et à ce titre d'une des composantes de l'ADN du néo-libéralisme ou de sa variante de "gauche", le social-libéralisme ?       <br />
              <br />
       Mon intervention s'articulera autour des hypothèses suivantes :       <br />
              <br />
       1/ l'idéologie de la diversité est inséparable d'une rupture à gauche : l'aversion au peuple       <br />
       2/ l'idéologie de la diversité est liée à une vision déformée de la société française de l'intelligentsia de gauche         <br />
       3/ l'idéologie de la diversité est une rupture avec l'idée républicaine         <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">1/ l'idéologie de la diversité, d'abord issue de la gauche est un idéologie qui substitue au peuple des travailleurs celui des immigrés ou des personnes issues de l'immigration et des "minorités visibles".</span>       <br />
              <br />
       Elle est une réponse idéologique consécutive au tournant de la rigueur de 1983 qui a durablement démoralisé la gauche sociale-démocrate (car si la gauche ne mène plus la critique du capitalisme de son temps, quel est son rôle historique ?) et une évolution cosmétique de l'anti-racisme compassionnel qui s'est substitué au marxisme comme réflexe dominant à gauche. A cet égard, rien de nouveau sous le soleil depuis les années 1980.       <br />
              <br />
       Le peuple des travailleurs, idéalisé par les socialistes depuis ses origines historiques, devient suspect. Auparavant digne de respect et d'admiration, il est presque systématiquement dévalorisé par les médias, les intellectuels dominants et les sociologues officiels, en même temps que sont valorisées toutes les figures de l'"étranger", du descendant d'immigré ou du "minoritaire".       <br />
              <br />
       A cet égard, l'idéologie de la diversité est inséparable d'une "prolophobie" culturelle enracinée dans les représentations des classes dominantes. La xénophilie systématique est, pour le dire autrement, le pendant naturel du mépris de classe.       <br />
              <br />
       Je renvoie ici aux analyses de Christopher Lasch aux Etats-Unis ou de Jean-Claude Michéa en France qui ont bien montré comment la gauche à partir des années 1970 s'est peu à peu déliée du peuple, au point de faire du "populisme" une insulte disqualifiante. Nous serions bien en peine de trouver chez un Léon Blum ou un Jaurès la moindre critique du "populisme", et pour cause, l'un et l'autre n'hésitaient pas à critiquer les puissants avec vigueur.       <br />
              <br />
       Mais il est vrai qu'alors, défendre les intérêts de la banque Lazard ou Goldman Sachs de l'époque aurait paru suspect à n'importe quel socialiste digne de ce nom !       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">2/ L'idéologie de la diversité provient d'une vision sociologique déformée de l'intelligentsia de gauche.</span>       <br />
              <br />
       A en croire les médias dominants, la question sociale se résumerait à celle des "quartiers", c'est-à-dire dans la novlangue médiatique aux banlieues à forte population immigrée localisés en bordure des villes-centre.       <br />
              <br />
       Or, rien n'est plus faux. S'il serait absurde de nier les difficultés économiques, sociales et culturelles (j'insiste sur ce point) des populations de ces quartiers, il n'en demeure pas moins que 80% des ménages pauvres résident dans les zones péri-urbaines et rurales, le plus souvent dans de modestes zones pavillonnaires éloignées des services publics essentiels et des centres culturels.       <br />
              <br />
       Le <a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/Nouvelle-geographie-sociale-et-cohesion-nationale_a460.html">géographe Christophe Guilluy</a> a bien montré, cartes à l'appui, dans son "Atlas des nouvelles fractures sociales en France" cette réalité méconnue de la France populaire, pourtant éclatante lors du référendum sur le Traité constitutionnel européen en 2005 ou lors de l'élection présidentielle en 2007. Gaël Brustier (que je salue ici) et Jean-Philippe Huelin ont également bien souligné cet aveuglement collectif dans leur essai "Recherche le peuple désespérément", dont les conclusions avaient été présentées devant le "Laboratoire des idées" du Parti Socialiste. Je renvoie également sur le sujet <a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/Que-sont-devenues-les-couches-populaires_r66.html">aux actes du séminaire "Que sont devenues les couches populaires?"</a> de la Fondation Res Publica.       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">3/ L'idéologie de la diversité est une rupture avec l'idée républicaine  </span>       <br />
              <br />
       Elle noircit à l'excès les conditions de vie des "minorités visibles" et réclame des résultats rapides dans la représentation de celles-ci dans les métiers de la communication, les filières d'excellence de l'enseignement suprieur et la politique. On serait parfois bien en peine de déceler la moindre rigueur scientifique dans les "travaux" d'intellectuels complaisamment relayés par les médias dominants, et il faudra faire la "sociologie de la sociologie" pour comprendre l'effondrement d'une certaine sociologie universitaire.       <br />
              <br />
       Mais disons pour résumer que l'idéologie de la diversité, en réclamant des quotas et des politiques de discrimination positive, s'apprête à rompre le principe républicain d'égalité devant la loi. Etrange paradoxe qui voudrait faire sauter la dernière digue face à la puissance de l'argent au nom de l'égalité. Mais il est vrai que c'est toujours au nom de l'égalité que l'on détruit l'égalité...       <br />
              <br />
       Au fond, la diversité, comme la bien montré <a class="link" href="http://www.marianne2.fr/La-diversite-est-au-service-du-neoliberalisme-!_a175285.html">Walter Benn Michaels dans son essai "La diversité contre l'égalité"</a>, se préoccupe essentiellement de diversifier les classes dominantes selon leurs préoccupations propres.       <br />
              <br />
       Il n'est que de noter l'extraordinaire intérêt porté à Rama Yade, par exemple, dont on serait bien en peine d'énoncer la moindre idée propre pour résumer la diversité à ce qu'elle est : un élément de la société du spectacle contemporaine et de son cortège d'egos hyper-narcissiques et en aucun cas un moyen de lutter contre les injustices ou les inégalités, dont elle est au contraire un dérivatif.       <br />
              <br />
       Le cas spécifiques des "statistiques ethniques" est complexe car le climat de politiquement correct qui sévit depuis trop longtemps laisse à craindre qu'une utilisation sérieuse de ces statistiques laisserait plutôt la place à une instrumentalisation de celles-ci. Or, les catégories ethniques sont à manier avec prudence : le poison de l'ethnicisation n'a pas d'antidote connu.       <br />
              <br />
       Si la gauche continue de confondre diversité et inégalité, alors il lui sera impossible de reconquérir les couches populaires (des zones péri-urbaines et rurales comme des banlieues) et bien évidemment impossible de constituer un socle sociologique majoritaire, sauf à faire le pari d'une abstention massive des classes populaires aux prochaines élections présidentielles. Il est à craindre que ce calcul ne soit fait insidieusement.       <br />
              <br />
       Les discriminations spécifiques dont peuvent être victimes telle ou telle population doivent être combattues sévèrement par la loi. L'école publique doit former des citoyens instruits et respectueux des lois. Les moyens d'action de l'Etat doivent être concentrés quand cela est nécessaires sur les zones les plus défavorisées comme c'est le cas avec les Zones d'éducation prioritaires. Les institutions existantes (je penseen particulier à la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité) doivent être dégagées des préoccupations militantes et recentrées sur l'aide aux victimes et la mise en place de bonnes pratiques. Je crains que les nouveaux responsables de la Halde ne manquent d'esprit de mesure, mais c'est un autre sujet.       <br />
              <br />
       Ne nous trompons pas de débat. L'heure n'est pas à la dénonciation surréaliste de la "France post coloniale" mais au redressement d'un pays en état de décomposition avancée, ravagé par les inégalités et dominé par l'oligarchie financière. Tel doit être l'enjeu pour une gauche "à la hauteur".       <br />
              <br />
       Merci de votre attention.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.mrc-france.org/La-diversite-est-un-derivatif-a-la-question-sociale_a179.html" />
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  <entry>
   <title>Le MRC présent aux Universités d'été du Parti socialiste et du Parti communiste</title>
   <updated>2010-08-27T08:17:00+02:00</updated>
   <id>http://www.mrc-france.org/Le-MRC-present-aux-Universites-d-ete-du-Parti-socialiste-et-du-Parti-communiste_a178.html</id>
   <category term="Positions" />
   <published>2010-08-25T10:40:00+02:00</published>
   <author><name>MRC</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
A l'invitation des deux partis de gauche, le MRC sera présent lors de leurs deux universités d'été.     <div>
      <b>Université d'été du Parti socialiste à la Rochelle :</b>       <br />
       Julien Landfried, secrétaire national du MRC, participera au débat <a class="link" href="http://www.parti-socialiste.fr/evenement/discrimination-positive-statistiques-ethniques-quotas-sont-ils-compatibles-avec-les-princi">"Discrimination positive, statistiques ethniques, quotas sont-ils compatibles avec les principes républicains ?"</a> samedi 28 août à 14h45.       <br />
              <br />
       <b>Université d'été du Parti communiste à à Seignosse- le-Penon :</b>       <br />
       Le Mouvement Républicain et Citoyen y sera représenté par Thierry Cotelle, secrétaire national.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.mrc-france.org/Le-MRC-present-aux-Universites-d-ete-du-Parti-socialiste-et-du-Parti-communiste_a178.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Téléchargez et distribuez le numéro de Citoyens Militants de juillet 2010</title>
   <updated>2010-07-27T16:45:00+02:00</updated>
   <id>http://www.mrc-france.org/Telechargez-et-distribuez-le-numero-de-Citoyens-Militants-de-juillet-2010_a177.html</id>
   <category term="Tracts" />
   <photo:imgsrc>http://www.mrc-france.org/photo/imagette-2255323-3150604.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-07-27T16:45:00+02:00</published>
   <author><name>MRC</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Téléchargez le dernier numéro en ligne de "Citoyens Militants" (juillet 2010), le bulletin d'information du Mouvement Républicain et Citoyen. Ce numéro reprend les princpales informations du congrès des 27 et 28 juin et contient le programme et les dispositions pratiques pour l'Université d'été de Valence les 4 et 5 septembre.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.mrc-france.org/photo/2255323-3150604.jpg" alt="Téléchargez et distribuez le numéro de Citoyens Militants de juillet 2010" title="Téléchargez et distribuez le numéro de Citoyens Militants de juillet 2010" />
     </div>
     <div>
      Le bulletin (8 pages) est disponible ci-dessous au format PDF.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.mrc-france.org/Telechargez-et-distribuez-le-numero-de-Citoyens-Militants-de-juillet-2010_a177.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Les photos du Congrès du Mouvement Républicain et Citoyen</title>
   <updated>2010-06-28T18:08:00+02:00</updated>
   <id>http://www.mrc-france.org/Les-photos-du-Congres-du-Mouvement-Republicain-et-Citoyen_a175.html</id>
   <category term="Le Mouvement Républicain et Citoyen" />
   <published>2010-06-28T18:08:00+02:00</published>
   <author><name>MRC</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Voici les photos du congrès du Mouvement Républicain et Citoyen, Paris, samedi 26 et dimanche 27 juin 2010.     <div>
      <object width="600" height="450"> <param name="flashvars" value="offsite=true&lang=en-us&page_show_url=%2Fphotos%2Fchevenement%2Fsets%2F72157624242329487%2Fshow%2F&page_show_back_url=%2Fphotos%2Fchevenement%2Fsets%2F72157624242329487%2F&set_id=72157624242329487&jump_to="></param> <param name="movie" value="http://www.flickr.com/apps/slideshow/show.swf?v=71649"></param> <param name="allowFullScreen" value="true"></param><embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.flickr.com/apps/slideshow/show.swf?v=71649" allowFullScreen="true" flashvars="offsite=true&lang=en-us&page_show_url=%2Fphotos%2Fchevenement%2Fsets%2F72157624242329487%2Fshow%2F&page_show_back_url=%2Fphotos%2Fchevenement%2Fsets%2F72157624242329487%2F&set_id=72157624242329487&jump_to=" width="600" height="450"></embed></object>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Vous pouvez également accéder aux photos <a class="link" href="http://www.flickr.com/photos/chevenement/sets/72157624242329487/">en allant sur Flickr</a>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.mrc-france.org/Les-photos-du-Congres-du-Mouvement-Republicain-et-Citoyen_a175.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Face à la crise, un candidat républicain</title>
   <updated>2010-07-10T14:57:00+02:00</updated>
   <id>http://www.mrc-france.org/Face-a-la-crise,-un-candidat-republicain_a174.html</id>
   <category term="Le Mouvement Républicain et Citoyen" />
   <photo:imgsrc>http://www.mrc-france.org/photo/imagette-2191621-3055316.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-06-27T15:59:00+02:00</published>
   <author><name>MRC</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Intervention de Jean-Luc Laurent lors du Congrès du Mouvement Républicain et Citoyen, Paris, dimanche 27 juin 2010.      <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.mrc-france.org/photo/2191621-3055316.jpg" alt="Face à la crise, un candidat républicain" title="Face à la crise, un candidat républicain" />
     </div>
     <div>
      Citoyennes, Citoyens,       <br />
       Chers camarades,       <br />
              <br />
       La France, l’Europe et le monde traversent une crise historique. Cette crise doit être envisagée totalement, comprise globalement. Cette crise est la crise d’un système. Il ne s’agit pas d’une petite convulsion ou d’une simple réplique des secousses précédentes, qui d’ailleurs, furent autant d’opportunités pour le capitalisme financier de consolider sa suprématie.        <br />
              <br />
       Depuis l’été 2007, elle a connu des épisodes liés les uns aux autres. On en comprend le sens profond qu’en s’efforçant  de relier les premières fissures du système bancaire à l’été 2007 à la crise des subprimes de septembre 2008, et cette crise des subprimes aux turbulences qui agitent aujourd’hui la zone euro.       <br />
              <br />
       Au plan des symptômes, cette crise est celle d’un endettement généralisé : endettement des Etats (près de 40.000 milliards de dollars, 2/3 du PIB mondial), endettement des banques, endettement des ménages. Cet endettement est le produit d’un déséquilibre économique majeur qui tient à plusieurs facteurs : porosité du système par la concurrence déloyale des hommes et des territoires, assujettissement de l’économie de production à l’économie des services et aux injonctions de la spéculation, détricotage méthodique du rôle de l’Etat depuis 3 décennies.       <br />
              <br />
       La crise n’a pas tardé à produire ses funestes conséquences. Le coût social qu’elle engendre donne le vertige : en 2009, 412.000 emplois ont été détruits en France, plus de 4 millions pour les seuls Etats-Unis.       <br />
              <br />
       Rappelez-vous ce que nous disions en juin 2008 lors de notre congrès au Kremlin-Bicêtre : Un tsunami barre l’horizon. La démesure des chiffres conduit à considérer que le tsunami dont nous parlions au précédent congrès n’était pas une emphase mais une réalité que nous sommes bien seuls à avoir anticipé. C’est à ce type de phénomène auquel nous sommes bel et bien confrontés : une déferlante contre laquelle les digues construites par notre pacte social et politique risquent de céder.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="" data="http://www.mrc-france.org/v/4f3378c023430c66067d1f677e60efa610377a81" width="608" height="372">
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     </div>
     <div>
      Au MRC, cette crise, nous ne l’avons pas seulement anticipée. Nous en combattons les causes agissantes depuis plus de vingt ans. Qui se rappelle aujourd’hui du combat qui fut le nôtre contre la désindustrialisation de notre pays ? Devons-nous avoir honte de l’attachement qui a toujours été le nôtre au secteur public bancaire – nationalisation, prononçons le mot puisqu’il est, paraît-il, redevenu fréquentable ? N’étions-nous pas hier qualifiés d’archaïques lorsque nous dénoncions lors du référendum de 1992, l’indigence de l’Europe de Maastricht ?       <br />
              <br />
       Nous avons été bien seuls à refuser l’enterrement des Nations et à avoir une conception réaliste de l’Europe. Notre horizon fut toujours celui d’une République européenne des Nations et des peuples. A la lumière des développements récents, nous n’avons pas à en rougir. Au contraire, le mépris dont nous faisions alors l’objet, est devenu proprement risible.       <br />
              <br />
       Car cette crise a déjà fait quelques victimes : le traité de Maastricht et toute sa descendance (Amsterdam, Nice, Lisbonne). Ceux qui s’obstinaient à soutenir le caractère indépassable de ces textes sacrés en sont pour leurs frais : toutes les dispositions substantielles de ces traités ont d’ores et déjà fini à la poubelle. Je vous propose d’inventorier rapidement ces fondamentaux devenus subitement accessoires :       <br />
       -	piétiné le fameux article 107 de Lisbonne qui interdit les aides d’Etat ;       <br />
       -	oublié l’article 123 qui interdisait, autrefois, à la banque centrale européenne de prêter aux autorités publiques ;       <br />
       -	orphelins les articles 101 et 102 interdisant les constitutions de position dominante et qui pourtant, n’ont pas fait obstacle aux restructurations bancaires ;       <br />
       -	violés un à un tous les critères de convergence hérités de Maastricht : déficit de 3% (article 126 de Lisbonne) lorsque certains pays atteignent des chiffres à deux points, dette publique de 60% du PIB qu’aucun pays ne sera bientôt plus en capacité de respecter.       <br />
              <br />
       Cette logique du traité européen en jachère doit interroger nos élites au-delà du cycle de la crise. Des dispositions qui ne sont valables que par beau temps ont déjà perdu toute crédibilité. Il ne suffit plus de dénoncer ces impostures, il est urgent d’y mettre fin.       <br />
              <br />
       L’Europe-bouclier-contre-la-mondialisation ?  Elle apparaît désormais pour ce qu’elle est : une fable qui n’a que trop duré. L’acte unique de 1987 et les directives Lamy-Delors de 1988 (article 63 de Lisbonne) sont directement en cause. C’est la clause extérieure de cet article 63, interdisant toute protection, qui a permis que la nocivité des subprimes vienne contaminer le bilan des banques européennes.       <br />
              <br />
       Si je rappelle tout cela, c’est parce que cette Europe n’a pas seulement péché par absence de volonté face à la mondialisation. Elle en est le principe actif.       <br />
              <br />
       C’était hier.       <br />
              <br />
       De ce privilège de l’antécédence, nous ne devons pas tirer de gloire particulière. Nous le savons bien, nous autres : au Mouvement Républicain et Citoyen, faire de la politique veut d’abord dire penser le monde qui nous entoure, en comprendre les contours, en analyser les forces qui l’animent. C’est la première condition de l’action.       <br />
              <br />
       Aussi, si nous pensons en situation, le moment politique que nous vivons est important. Il est même, à certains égards, décisif. Depuis près de vingt ans, le courant idéologique que nous représentons a forgé une doctrine et un projet qui se trouvent aujourd’hui justifiés par la réalité elle-même.       <br />
              <br />
       Dans ce contexte économique, social et politique, nous avions dit il y a deux ans notre disponibilité pour la refondation républicaine de toute la gauche. Nous connaissions la réponse des autres partis de gauche : chacun a choisi son pré carré ! Pour autant, cette stratégie reste notre perspective.       <br />
              <br />
       Dans le prolongement, nous avions également répondu OUI, mais un OUI conditionnel à l’organisation des primaires de toute la gauche pour aborder 2012. Nous étions partants dès lors qu’un contenu politique substantiel, un projet commun précédait les primaires proprement dites. Nous souhaitions par ailleurs que ces primaires soient ouvertes et permettent de s’adresser aux citoyens et non seulement aux seuls militants de nos partis respectifs.       <br />
              <br />
       L’idée de réunir des Assises de toute la gauche pour préfigurer ce qu’aurait pu être un grand parti d’une part, et ces conditions minimales pour les primaires, n’ont pas été retenues par nos partenaires. Nous devions en prendre acte. C’est ce qu’a décidé notre Conseil national le 28 mars dernier.        <br />
              <br />
       Disons-le à nouveau clairement. Participer aux primaires dans les conditions et les modalités définies par nos partenaires socialistes entraînait non seulement notre ralliement automatique au candidat socialiste sans connaissance et discussion du projet.       <br />
              <br />
       Par ailleurs, chacun garde en mémoire le sort qui a été réservé à notre accord dans le cadre des élections régionales qui étaient selon Martine Aubry . Il se trouve que nous demeurons attachés au respect de la parole donnée.       <br />
              <br />
       Dans ces conditions, le processus des primaires se trouve réduit à une question de casting. Face aux enjeux déterminants de ce monde, il est à craindre qu’une candidature qui ne serait que le produit des sondages ne pourra y répondre. Chacun sait que la république n’est pas soluble dans la démocratie d’opinion : nous plaçons le peuple dans une toute autre estime.       <br />
              <br />
       Il faut mettre la gauche en garde contre la tentation de se réfugier dans l’antisarkozysme pour 2012. L’antisarkozysme est une posture, cela n’en fait pas une politique. On ne répond pas aux défis de la crise d’une telle ampleur avec la crise de l’euro et le plan d’austérité qu’on nous prépare, en misant sur le désespoir légitime des Français face à la politique du gouvernement. A défaut, la gauche court le risque de connaître rapidement le soir qui déchante.        <br />
              <br />
       Nous avons l’obligation de regarder plus loin. Pour la gauche, il ne s’agit pas seulement de gagner en 2012. Pour la gauche, il s’agit de retrouver le peuple et de s’adresser à la Nation. La victoire ne serait que cosmétique si elle n’était pas d’abord bâtie par la force du projet.       <br />
              <br />
       C’est parce que le MRC veut une alternative sérieuse, réaliste et conséquente à Nicolas Sarkozy, que la candidature républicaine est une nécessité.        <br />
              <br />
       C’est le sens de notre programme de Salut public que notre congrès a choisi d’adopter. Parmi les 40 propositions qu’il contient, je veux citer quelques grands axes qui me paraissent significatifs :       <br />
       -	nous voulons un gouvernement économique de la zone euro qui s’affranchisse des règles absurdes qui la mettent aujourd’hui en péril. Il faut une politique monétaire au service de la croissance et de l’emploi, non une politique monétaire d’accompagnement du marché.       <br />
       -	nous voulons mettre un terme à la dictature du capitalisme financier en proposant, notamment, la nationalisation du crédit. Le crédit doit être envisagé pour ce qu’il est : un bien public qui ne saurait être abandonné à des intérêts privés. Ce  n’est pas une position dogmatique : nous sommes instruits par l’expérience et avons vu ce qu’ils en ont fait.       <br />
       -	nous voulons une politique industrielle volontariste, convaincus que la force de l’économie réside d’abord dans la production, la recherche et l’innovation. Nous devons revenir à cette grammaire : les pays qui aujourd’hui tirent leur épingle du jeu sont précisément ceux qui font de l’industrie une priorité.       <br />
       -	nous voulons une école de l’instruction et de la transmission des savoirs. Elle est un pari sur l’avenir, le moyen de former des citoyens libres disposant d’un esprit critique, capables de participer à la prospérité du pays.       <br />
       -	nous voulons une citoyenneté qui articule la réciprocité des droits et des devoirs. Oui nous assumons pleinement la sécurité dont doivent jouir tous les citoyens. Celle-ci ne doit pas être l’otage des émotions souvent instrumentalisées par le gouvernement. C’est tout le sens de la discipline républicaine.       <br />
       -	nous voulons une société débarrassée des fantasmes communautaires. Pour cela, notre Nation doit faire vivre son modèle de laïcité que la logique libérale met chaque jour en péril par l’individualisme triomphant. L’atomisation de la société se nourrit de l’incapacité de la France à accepter son propre destin : celle de la communauté des citoyens, libérée de l’obsession des origines. Notre modèle républicain est le meilleur antidote à toutes les conceptions communautaristes, de droite comme de gauche.        <br />
              <br />
       Avec son adoption, le congrès décide aujourd’hui de mettre ce programme de Salut Public en débat avec tous les Français. Ayons aussi l’immodestie de penser que ce projet bénéficiera d’un avantage comparatif évident : nous ne l’avons pas découvert dans une pochette surprise. Il est le fruit de notre histoire, de notre cohérence, de notre volonté. Vous connaissez la phrase de Madeleine Proust : « Quand on voit ce qu’on voit, quand on entend ce qu’on entend, on se dit qu'on a raison de penser ce qu’on pense et de n'en rien dire ».  Et nous, au MRC, nous le disons !       <br />
              <br />
       Malgré les ravages qu’elle produit, la crise que nous traversons a une vertu essentielle : celle de rendre pensable ce qui ne l’était plus. La crise constitue une opportunité à saisir pour proposer aux citoyens d’ouvrir un nouveau chemin.       <br />
              <br />
       Nous connaissons suffisamment bien les dommages collatéraux de la dialectique entre les archaïques et les modernes pour en avoir été longtemps victimes. La réalité a subi un tonitruant retournement : la social-démocratie et sa variante sociale-libérale ont pris un sacré coup de vieux. Elle se révèle impuissante, candide et obsolète. Politiquement, nous vivons la fin d’un cycle au terme duquel, le projet républicain réaffirme toute sa pertinence. Disons-le sans faiblir : ce sont nous, les Républicains, qui sommes redevenus modernes ! Ce sont eux, les libéraux, qui sont redevenus archaïques !       <br />
              <br />
       Mais une candidature républicaine n’est pas une candidature hors-sol. Que la République soit née à gauche ne procède pas d’un hasard. Elle est la substance de la société politique par excellence, l’affirmation qu’il y a du « plus que soi ». Elle est la prise en compte de l’humain comme être social, lié aux autres, dépositaire de l’intérêt général.       <br />
              <br />
       Le sens du combat républicain est plus que jamais opportun car la crise n’est pas seulement celle de l’économie. Elle est, plus profondément, celle du système libéral qui a mis en péril l’Etat et la puissance publique face au marché, mais aussi en faisant l’apologie de cet objet politique non identifié : l’introuvable société civile !        <br />
              <br />
       De ce projet est né la nécessité de proposer pour 2012 un candidat républicain qui devra aller à la rencontre du peuple.       <br />
              <br />
       En se rendant disponible, Jean-Pierre Chevènement fait un pas en avant vers la candidature républicaine. Son expérience, sa stature d’homme d’Etat, sa probité intellectuelle, lui permettent de se mettre en situation et de préparer cet objectif, non pas pour le MRC mais pour la France. Car nous le savons, l’élection présidentielle, c’est la rencontre entre un homme et la Nation.       <br />
              <br />
       En me proposant de lui succéder à la Présidence du MRC, je veux remercier Jean-Pierre Chevènement pour la confiance qu’il me témoigne. Je mesure la responsabilité qu’il me confie. Si le congrès le souhaite, je conduirai notre mouvement, avec le concours de tous, dans la clarté et la cohérence, pour préparer cette échéance, et l’accompagner.       <br />
              <br />
       Parce qu’il m’importe d’inscrire ce qui vient dans la fidélité et la continuité, je propose au congrès que Jean-Pierre Chevènement devienne notre Président d’honneur.        <br />
              <br />
       Le MRC doit se mobiliser pour le rendez-vous de 2012. La situation nous oblige collectivement et nous impose des tâches à la hauteur desquelles il nous appartient, et à nous seuls, de nous hisser.       <br />
              <br />
       Il nous revient de créer l’espace politique nécessaire pour rendre demain possible ce que la situation exige aujourd’hui.       <br />
              <br />
       Le chemin entamé il y a vingt ans, a été long, parfois douloureux. Si on a voulu nous faire disparaître, nous avons survécu et sommes debouts et vaillants. Si nous avons été confinés dans la marginalité au gré des événements, la période est nouvelle et ces événements ne manqueront pas pour l’avenir, d’être les plus fidèles de nos alliés.       <br />
              <br />
       « Aide-toi, le ciel t’aidera » n’est pas, malgré les apparences, un verset biblique, mais la morale d’une fable de La Fontaine « Le Charretier embourbé ». C’est aussi le nom d’une société jacobine née en 1827 et qui compta beaucoup dans la réussite des Trois glorieuses en juillet 1830. Voilà peut-être la maxime que le MRC doit faire sienne pour les deux années qui viennent.       <br />
              <br />
       Le MRC doit donc se mettre au travail et se dépenser sans compter. C’est dans cet esprit que la composition de la prochaine direction a été imaginée. A la mesure de l’ambition qui est la nôtre, nous devrons réunir les bonnes volontés et les envies pour nous mettre en situation d’ici 2012.       <br />
              <br />
       Conscient du défi qui nous attend, la composition de la direction nationale que je soumets à l’approbation du congrès s’inscrit dans le prolongement du travail réalisé depuis 2008. Elle témoigne aussi d’un nécessaire renouvèlement et ouvre au rassemblement de tous.       <br />
              <br />
       En lien avec Jean-Pierre Chevènement, j’ai souhaité constituer une EQUIPE.       <br />
              <br />
       L’EQUIPE est empruntée au langage marin. Au sens premier, c’est un équipage d’hommes et de femmes embarqués pour une aventure commune, qui suppose le dévouement et l’indéfectible solidarité. Je propose une EQUIPE opérationnelle qui devra faire preuve d’une implication et d’une disponibilité exemplaires. Ce Secrétariat national aura pour tâche de remplir les objectifs politiques fixés par le Congrès.       <br />
              <br />
       A mes côtés, Jean-Pierre Chevènement a proposé de créer une vice-présidence du MRC confiée à une femme de talent, une femme exigeante et solide : il s’agit de Marie-Françoise Bechtel.        <br />
              <br />
       En accord avec Jean-Pierre Chevènement, je vous propose d’élire également un 2ème vice-président en la personne de Christian Hutin, député-maire de Saint-Pôl-sur-Mer.       <br />
              <br />
       Au sein du Secrétariat national, un responsable aura la charge des parrainages pour 2012. Ce Secrétaire national animera le travail collectif que nous aurons à faire avec vous.       <br />
              <br />
       Je propose que le Secrétariat national comprenne un Secrétariat national exécutif qui se réunirait chaque semaine et un Secrétariat élargi qui serait constitué de membres issus de fédérations et qui se réunirait au moins deux fois par trimestre, pour être le lieu du débat, de la préparation de l’action et du travail sur le terrain. Par ailleurs, une conférence des premiers Secrétaires des Unions régionales et des fédérations importantes  sera créée par le Secrétariat national pour l’animation et le développement du MRC. Cette conférence dont l’idée revient à Marie-Françoise Bechtel, permettra de faire le lien entre la direction et l’action territoriale.       <br />
              <br />
       Avec cette équipe, si vous le souhaitez, je conduirai demain notre mouvement jusqu’à l’objectif de 2012 pour que la France, notre patrie, puisse reconquérir son destin. Nous disposons d’un dessein et d’une stratégie fidèles au sens de notre engagement. J’entends les servir avec chacun d’entre vous.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.mrc-france.org/Face-a-la-crise,-un-candidat-republicain_a174.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Le nouveau secrétariat national du MRC</title>
   <updated>2010-06-27T17:15:00+02:00</updated>
   <id>http://www.mrc-france.org/Le-nouveau-secretariat-national-du-MRC_a173.html</id>
   <category term="Le Mouvement Républicain et Citoyen" />
   <photo:imgsrc>http://www.mrc-france.org/photo/imagette-2191574-3055248.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-06-27T14:22:00+02:00</published>
   <author><name>MRC</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Voici la liste du nouveau secrétariat national du Mouvement Républicain et Citoyen, après le congrès de Paris des 26 et 27 juin 2010     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.mrc-france.org/photo/2191574-3055248.jpg" alt="Le nouveau secrétariat national du MRC" title="Le nouveau secrétariat national du MRC" />
     </div>
     <div>
      Président : Jean-Luc Laurent       <br />
       Président d'honneur : Jean-Pierre Chevènement       <br />
              <br />
       <b>Secrétariat National</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Secrétariat National Exécutif </span>       <br />
              <br />
       - 1ère Vice-présidente : Animation et développement du Parti, relations extérieures : Marie-Françoise Bechtel       <br />
       - 2ème Vice-président : Monde du travail, services publics : Christian Hutin        <br />
       - Parrainages 2012 : Pierre Dubreuil        <br />
       - Programme de Salut Public, prises de position du parti : Patrick Quinqueton        <br />
       - Elus : Catherine Coutard        <br />
       - Président du Conseil National: Georges Sarre        <br />
       - Relations internationales : Etienne Butzbach       <br />
       - Questions économiques : Yves Le Henaf       <br />
       - Trésorier : Christophe Benavides        <br />
       - Organisation, Fédérations et comités : Béatrice Desmartin        <br />
       - Affaires politiques et élections : Guillaume Vuilletet       <br />
       - Communication, réseaux sociaux, NTIC, relations presse : Julien Landfried       <br />
       - Formation, université d’été : Bastien Faudot        <br />
       - Citoyens actualités : Aimée Gourdol       <br />
       - Santé et Protection sociale : Ladislas Polski       <br />
       - Campagnes et actions militantes : Eric Martin        <br />
       - Education, enseignement supérieur, recherche : Estelle Folest       <br />
       - Jeunesse : Adeline Crépin       <br />
       - Citoyenneté, droits des femmes : Christine Meyer       <br />
       - Environnement, énergie : Gérard Pierre       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Secrétariat National Elargi </span>       <br />
       -David Bouderballa       <br />
       -Thierry Cotelle       <br />
       -Sandrine Goffinon       <br />
       -Serge Lezement       <br />
       -Jean-Marc Miguet       <br />
       -Claude Nicolet	       <br />
       -Eléonore Perrier       <br />
       -Josette Robert       <br />
       -Michel Sorin       <br />
       -Dominique Vial 				       <br />
       -Michel Vignal       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Délégués Nationaux</span>       <br />
       Collectivités Locales : Denis Durand       <br />
       Transports : Jean-Luc Gary       <br />
       Questions économiques internationales : Bruno Moschetto       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">D’autres délégués nationaux seront désignés ultérieurement.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.mrc-france.org/Le-nouveau-secretariat-national-du-MRC_a173.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Le MRC pour un "candidat républicain" en 2012, Chevènement en première ligne</title>
   <updated>2010-06-27T14:06:00+02:00</updated>
   <id>http://www.mrc-france.org/Le-MRC-pour-un-candidat-republicain-en-2012,-Chevenement-en-premiere-ligne_a172.html</id>
   <category term="Positions" />
   <photo:imgsrc>http://www.mrc-france.org/photo/imagette-2191569-3055238.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-06-27T14:05:00+02:00</published>
   <author><name>MRC</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dépêche AFP, dimanche 27 juin 2010, 13h15.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.mrc-france.org/photo/2191569-3055238.jpg" alt="Le MRC pour un "candidat républicain" en 2012, Chevènement en première ligne" title="Le MRC pour un "candidat républicain" en 2012, Chevènement en première ligne" />
     </div>
     <div>
      Le Mouvement républicain et citoyen (MRC), regrettant la tournure qu'ont prise les primaires, a décidé de soutenir un "candidat républicain" pour la présidentielle de 2012 qui pourrait bien être Jean-Pierre Chevènement, désormais président d'honneur du parti.       <br />
              <br />
       Lors du 5e congrès du MRC ce week-end à Paris, à l'Auditorium George V (VIIIe arr.), les quelque 200 délégués ont voté à la quasi-unanimité pour "se préparer à présenter un candidat républicain" à cette "élection primordiale, la mère des batailles", selon les mots de l'ancien ministre de la Défense et de l'Intérieur.       <br />
              <br />
       "Nous avions répondu oui aux primaires de toute la gauche dès lors qu'un contenu politique précédait les primaires proprement dites", a expliqué à la tribune Jean-Luc Laurent élu, à 53 ans, nouveau président du MRC à 91,7%.       <br />
              <br />
       Un "score pas tout à fait biélorusse", s'est amusé son prédécesseur, M. Chevènement, élu, lui, à 71 ans et à l'unanimité, président d'honneur.       <br />
              <br />
       Mais il n'est pas question de "participer aux primaires dans les conditions définies par le PS, entraînant inéluctablement notre ralliement automatique au candidat socialiste sans connaissance ni discussion du projet", a ajouté M. Laurent, maire du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne).       <br />
              <br />
       Dénonçant un PS qui "nous écrase" et "reste prisonnier d'une vision libérale et européiste dépassée", M. Chevènement a estimé, devant le secrétaire national PS aux élections Christophe Borgel, que ces primaires risquaient de "se résumer à une campagne médiatique arbitrée par les sondages" après le "pacte" Martine Aubry, Dominique Strauss-Kahn, Ségolène Royal.       <br />
              <br />
       Face à la crise du capitalisme financier et "la crise de la monnaie unique que nous avions prévue depuis sa création", le MRC propose donc un "programme de salut public" en 40 propositions.       <br />
              <br />
       "Nous voulons faire la révolution", c'est-à-dire "remettre les choses à l'endroit" et "faire passer le souci de l'Homme avant celui de la finance", a lancé "le Che" comme l'appellent certains délégués, se prononçant notamment pour "une monnaie qui n'écrase pas notre compétitivité" et une "mise en oeuvre d'un contrôle public du crédit".       <br />
              <br />
       Dans un parti qui reproche au PS d'avoir renié les accords électoraux aux régionales (19 élus obtenus au lieu de 26 prévus), la candidature de M. Chevènement qui doit rencontrer Martine Aubry en juillet, semble donc se profiler.       <br />
              <br />
       "Son expérience, sa stature d'homme d'Etat, sa probité lui permettent de se mettre en situation et de préparer cet objectif, non pas pour le MRC mais pour la France", a affirmé M. Laurent, très applaudi.       <br />
              <br />
       En devenant président d'honneur, M. Chevènement qui avait obtenu 5,3% des voix en 2002 et soutenu Ségolène Royal en 2007, se rend "disponible le cas échéant" pour 2012, selon Julien Landfried, secrétaire national MRC à la communication qui a déjà réservé les noms de domaine "www.chevenement2012.fr" et "www.chevenement2012.com".       <br />
              <br />
       Avant d'entonner la Marseillaise à la fin de son discours, l'intéressé, lui, a assuré ne "rien exclure", n'étant "animé que par le souci de servir (s)on pays". "Certes je ne suis plus jeune, mais l'expérience est irremplaçable", a dit l'ex-ministre de Lionel Jospin, récusant "le procès ridicule qui (lui) a été fait d'avoir fait perdre le candidat socialiste" en 2002.       <br />
              <br />
       Mais une autre ambition pourrait changer la donne. Selon un proche du sénateur de Belfort, "M. Chevènement pourrait être un bon candidat à la présidence du Sénat" en cas de basculement à gauche aux sénatoriales de 2011, car il est "respecté à droite et apparaîtrait comme une candidature d'équilibre".
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.mrc-france.org/Le-MRC-pour-un-candidat-republicain-en-2012,-Chevenement-en-premiere-ligne_a172.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>La France à la reconquête de son destin</title>
   <updated>2010-07-02T12:30:00+02:00</updated>
   <id>http://www.mrc-france.org/La-France-a-la-reconquete-de-son-destin_a171.html</id>
   <category term="Le Mouvement Républicain et Citoyen" />
   <photo:imgsrc>http://www.mrc-france.org/photo/imagette-2191524-3055143.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-06-27T13:00:00+02:00</published>
   <author><name>MRC</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Discours de clôture de Jean-Pierre Chevènement au Congrès du Mouvement Républicain et Citoyen, Paris, dimanche 27 juin 2010.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.mrc-france.org/photo/2191524-3055143.jpg" alt="La France à la reconquête de son destin" title="La France à la reconquête de son destin" />
     </div>
     <div>
      Dans moins de deux ans d’ici, l’élection présidentielle qui est, dans le système politique français, l’élection primordiale, « la mère des batailles » en quelque sorte, nous donnera, si nous le voulons, l’occasion de peser pour redonner à notre pays, non pas un futur comme aujourd’hui, mais un avenir.       <br />
              <br />
       Le MRC est avant tout une ligne politique, indissociablement au service du monde du travail et au service de la France, continue dans la durée, à la fois cohérente et exigeante, ambitieuse enfin pour la République et pour la nation. Je vous parlerai de la crise qui est devant nous, des perspectives qu’elle offre à notre projet et enfin des moyens que nous avons de peser d’ici 2012 et après.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>I – La crise</b>       <br />
              <br />
       Elle est fondamentalement celle du capitalisme financier dont nous avons combattu la mise en place en France et en Europe, dès 1983. Elle est aussi la crise de la monnaie unique, celle de l’euro que nous avions prévue depuis la création de celui-ci en 1992 par le traité de Maastricht. Il n’y avait pas besoin d’être grand clerc pour deviner que l’abandon de la souveraineté monétaire à une Banque Centrale européenne indépendante, copiée sur le modèle allemand de la Bundesbank, conduirait à des tensions insupportables dans une Europe faite de nations diverses, aux structures économiques et aux cultures différentes, et aux politiques économiques souvent divergentes.       <br />
              <br />
       A ce pari fou sur une convergence économique improbable des nations dans la zone euro, nous avons dès le départ manifesté une opposition solidement argumentée, non pas contre l’Europe mais pour une Europe des peuples avec leurs nations et non pas sans elles, voire contre elles. L’heure des comptes est arrivée. L’arrogance de nos élites bien-pensantes perd déjà de sa superbe.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(La vidéo intégrale du discours)</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <object type="application/x-shockwave-flash" id="104896" data="http://www.chevenement.fr/v/34b1bb00f2c040992badafe7acaf022216d74942" width="432" height="243"><param name="movie" value="http://www.chevenement.fr/v/34b1bb00f2c040992badafe7acaf022216d74942"><param name="allowscriptaccess" value="always"><param name="allowfullscreen" value="true"><param name="quality" value="high" /></object>     </div>
     <div>
      1.	La crise du capitalisme financier est inséparable de la déréglementation néolibérale mise en oeuvre dans le monde anglo-saxon d’abord par Mme Thatcher et M. Reagan, en Europe ensuite en vertu des traités européens et particulièrement de l’Acte Unique de 1987. Au nom de la « concurrence », trois cents directives européennes ont interdit les politiques industrielles et cassé les services publics. La seule régulation admise était celle du capital dont la liberté de mouvement, y compris vis-à-vis des pays tiers, a été consacrée le 1er janvier 1990. Tout le pouvoir aux actionnaires !        <br />
              <br />
       Leurs exigences de rentabilité ont fini par commander tous les choix économiques. Les délocalisations industrielles s’ensuivirent. L’épargne française s’est envolée à l’étranger, les capitaux investis à l’extérieur passant de 80 milliards d’euros en 1982 à 880 milliards en 2006, soit onze fois plus. Les effectifs employés dans l’industrie française ont fondu dans le même temps de 6 millions à 3,5 millions. Une quasi stagnation industrielle a marqué les deux dernières décennies, installant notre pays dans un chômage de masse (10 %), frappant particulièrement les jeunes (20 %).       <br />
              <br />
       Le capitalisme financier à l’anglo-saxonne est entré, depuis 2007, dans une crise de longue durée. Il a vu son principe se retourner contre lui avec la crise des subprimes. L’Hyperpuissance américaine, qui soutient le capitalisme financier comme la clé de voûte la cathédrale, s’est enlisée militairement et financièrement. Obama solde les comptes de G.W .Bush.       <br />
              <br />
       Dès le 4 septembre 2001, <a class="link" href="http://www.chevenement.fr/Discours-de-Vincennes_a30.html">je vous avais dit à Vincennes</a> « Les marchés financiers ne sont pas l’horizon de l’Humanité. Ce sont les nations et les peuples qui font la permanence de l’Histoire ». Nous y sommes. Notre motion d’orientation fait une large place à l’analyse de cette crise que nous avions vu venir depuis longtemps, et en particulier à la situation de l’Europe prise en étau dans les tenailles du G2, ou si vous préférez de la « Chinamérique », je veux dire l’alliance objective des Etats-Unis, dont la monnaie - le dollar - est aussi la monnaie mondiale, et de la Chine qui a bâti sa croissance, tirée par l’exportation, sur l’exploitation par les multinationales d’une immense armée de réserve industrielle dont la qualité est d’ailleurs indéniable.        <br />
              <br />
       Le centre de gravité du monde a glissé vers le Pacifique. L’Europe est devenue un continent périphérique. Le traité de Lisbonne a achevé de la réduire à l’impuissance, à travers un mécanisme décisionnel opaque et inopérant. Quel échec  tous égards pour les prophètes de Maastricht !       <br />
              <br />
              <br />
       2.	La crise de l’euro manifeste la fragilité pour ne pas dire l’absurdité d’une construction européenne fondée sur la négation des nations et de leur irréductible diversité. Les marchés financiers s’en prennent au maillon faible, c’est-à-dire aux Etats de la zone euro, à commencer par ceux qui sont les plus endettés. Il est loin le temps où le général de Gaulle déclarait « la politique de la France ne se fait pas à la corbeille ».       <br />
              <br />
       Invité à une émission de télévision, en février 2009, le Président de la République déclarait : « J’observe tous les jours l’évolution de ce qu’on appelle les « spreads », les primes de risque sur un certain nombre de pays. » Monnaie unique ou pas, la pression des marchés financiers recrée, non plus entre les monnaies mais entre les Etats, les tensions que reflétaient autrefois – avant 1999-, les parités monétaires affrontées à la spéculation. Quel désaveu pour cette monnaie unique, dès le départ mal pensée !       <br />
              <br />
       L’erreur initiale de la monnaie unique conçue à Maastricht et même avant, dès 1989, a été de faire comme si les nations n’existaient pas. La souveraineté monétaire de chaque pays a été transférée à une instance déconnectée du suffrage universel, la Banque Centrale Européenne indépendante, sans qu’ait été mis en place un gouvernement économique de la zone euro dont le rôle eût été de ne pas laisser se creuser les écarts de compétitivité entre les différents pays et d’ouvrir à tous un sentier de croissance partagé. Le mot « gouvernement économique » semble aujourd’hui accepté, y compris par Mme Merkel mais les interprétations divergent du tout au tout quant à son contenu.       <br />
              <br />
       Le Fonds européen de stabilisation financière, mis en place le 9 mai dernier, n’est pas un remède suffisant à la crise de l’euro. J’observe en effet que contre l’avis initial de la France, l’Allemagne a obtenu que chaque pays ne garantisse les futures levées d’argent qu’à hauteur de sa contribution au Fonds.       <br />
              <br />
       Le refus de la solidarité financière des Etats pour la mise en œuvre de plans de sauvetage éventuels est une grave faute. Un tel dispositif, en cas de crise grave, favorisera le creusement d’écarts de taux entre les différents pays. Bref, il aggravera la crise ! L’Europe navigue sur un volcan ! Ces Etats peuvent être acculés à la faillite par la pression des marchés. La responsabilité de tous ceux qui ont soutenu le traité de Maastricht et encore hier approuvé le traité de Lisbonne est engagée. « l’autocritique doit être partagée » entre le PS et l’UMP. Pour autant je ne pense pas qu’il faille faire la politique du pire en prenant par avance son parti du défaut possible de tel ou tel pays et de l’éclatement de la zone euro. La monnaie unique est devenue réalité. Elle a coûté beaucoup de sacrifices. Mais elle a eu aussi beaucoup d’inconvénients : un euro trop fort pénalise nos exportations et favorise les délocalisations industrielles. Certes, là où la BCE avait échoué : obtenir une parité un peu plus réaliste, la crise actuelle a provisoirement réussi mais la méthode n’est pas satisfaisante ! Elle est même franchement insuffisante. Nous sommes partisan de défendre la zone euro dans son intégrité mais en changeant les règles du jeu, en introduisant par exemple la croissance et l’emploi parmi les objectifs de la BCE. Le modèle américain, quoi ! Or, un concours de plans de rigueur s’organise dans toute la zone euro sous la pression des marchés financiers et à l’initiative de Mme Merkel. Il est sans doute nécessaire de responsabiliser les Etats. Solidarité de l’Europe et responsabilité des Etats sont deux principes qui doivent aller de pair.       <br />
              <br />
       Mais on ne peut raisonnablement demander à la Grèce de réduire son déficit de 13,6 % de son PIB en 2009 à 3 % d’ici à 2013. L’Irlande a de même un déficit de 13,4 %, le Portugal de 9,4 %, l’Espagne de 11,2 %. La purge imposée à ces pays, blocage voire diminution des salaires et des retraites à la clé, n’a aucune chance de réussir en si peu de temps.       <br />
              <br />
       En France, les engagements pris – réduire de 100 milliards notre déficit budgétaire d’ici 2013 - risquent de casser la reprise. Il eût fallu distinguer la bonne dette et la mauvaise : la bonne qui prépare l’avenir à travers l’investissement, et la mauvaise qui couvre les frais de fonctionnement et qu’il faut effectivement supprimer. Mais tout cela ne peut se faire sur le dos du monde du travail. Une réforme fiscale de grande ampleur s’impose. On ne peut pas non plus, pour équilibrer nos régimes de retraites mais aussi pour calmer les marchés financiers, remettre en cause la conquête essentielle qu’a été pour la classe ouvrière la retraite à soixante ans. L’espérance de vie pour les ouvriers est de sept ans inférieure à la moyenne. Nous demandons que pour les ouvriers de l’industrie, l’âge de départ à la retraite soit maintenu à soixante ans. Ce sera une bonne manière de revaloriser à la fois le travail et l’industrie.       <br />
              <br />
       Joseph Stiglitz l’a dit clairement « Si l’Union européenne continue dans la voie d’un plan coordonné d’austérité, elle court au désastre. Nous savons, depuis la Grande Dépression des années trente, que ce n’est pas ce qu’il faut faire ! ». Le pronostic de Joseph Stiglitz pour la monnaie unique est pessimiste. Je le cite « Pour Athènes, Madrid ou Lisbonne se posera sérieusement la question de savoir s’ils ont intérêt à poursuivre le plan d’austérité imposé par le FMI et par Bruxelles, ou au contraire, à redevenir maîtres de leur politique monétaire. » Le Président de la BCE a déclaré qu’il n’avait pas de plan B. Est-ce prudent ? Je ne le crois pas. Il faut préparer un plan B. Il n’est pas nécessaire de le dire. Mais il faut le faire.       <br />
              <br />
       Nicolas Sarkozy a fait malheureusement à Mme Merkel deux concessions majeures en acceptant :       <br />
              <br />
       -	que le droit de vote d’un pays au sein du Conseil européen puisse être suspendu pour laxisme, en contravention avec les traités existants ;        <br />
       -	que la coordination économique et budgétaire s’opère au niveau de l’Union à vingt-sept, et pas au niveau des seize pays qui ont adopté la monnaie unique où se pose justement ce problème, les onze autres pays qui ont gardé leur monnaie pouvant procéder à des ajustements monétaires.       <br />
              <br />
       Même suivisme pour constitutionnaliser l’interdiction du déficit budgétaire. Cette reculade est inquiétante. M. Trichet a proposé un « fédéralisme budgétaire » qui priverait les Parlements nationaux de leur prérogative essentielle : le vote du budget de la nation. Ce n’est pas ainsi qu’on remédiera au déficit démocratique des institutions européennes.       <br />
              <br />
       Nous ne saurions accepter l’idée d’un visa préalable de la Commission européenne sur les budgets nationaux. C’est le Parlement qui vote le budget et personne d’autre. Monsieur Trichet sort de son rôle quand il parle de « fédéralisme budgétaire ». Ce discours ne peut avoir qu’un sens : soustraire à la délibération des Parlements l’élaboration des budgets. C’est une remise en cause fondamentale de la démocratie. Parler de fédéralisme relève de l’intoxication.        <br />
              <br />
       Celui-ci est impraticable : le budget européen dépasse à peine 1 % du PIB européen. Le taux moyen des prélèvements obligatoires en Europe est d’environ 40 %. Le mot « fédéralisme » dissimule en réalité la volonté de priver les peuples de toute possibilité d’expression et d’influence politique.       <br />
              <br />
       Ce qui serait raisonnable ce serait un processus itératif : le Conseil européen approuverait un cadre général de prévisions macroéconomiques, éventuellement ventilé par pays. Il reviendrait aux Parlements nationaux de délibérer et d’établir une programmation, d’ailleurs révisable, des recettes et des dépenses. En cas de désaccord, le Conseil européen chercherait à dégager un compromis, à charge par le gouvernement concerné de le faire ratifier par son Parlement. Il s’agirait donc d’un document de programmation concernant l’évolution de l’économie dans son ensemble aussi bien que celle des Finances publiques. Les parlements continueraient, dans ce cadre, à voter le budget.       <br />
              <br />
       Le gouvernement allemand devrait être incité à infléchir sa politique en relâchant la pression qu’il exerce notamment sur l’évolution des normes salariales. Sans doute est-ce là d’abord l’affaire du patronat et des syndicats. Mais dans le passé le gouvernement allemand n’a-t-il pas impulsé des plans comme l’Agenda 2010 ou les différents plans Harz, du nom du conseiller économique de M. Schröder ?       <br />
              <br />
       De même, la BCE devrait-elle être encouragée à ouvrir davantage le robinet monétaire, en prenant en pension, en cas de besoin manifeste et comme elle l’a déjà fait occasionnellement pour les titres de l’Etat grec, les titres d’emprunt d’Etat de façon à stopper la spéculation. Il y a là un vrai mécanisme de solidarité européenne défensive. Sur ce sujet, il est important qu’un accord intervienne entre la France et l’Allemagne avant le remplacement de M. Trichet à la tête de la BCE. M. Axel Weber, président de la Bundesbank, s’il est nommé à la place, doit l’être sur la base d’un contrat. La cohésion franco-allemande est sans doute nécessaire, mais elle ne saurait se confondre avec l’alignement !       <br />
              <br />
       On ne peut que regretter rétrospectivement le projet de monnaie commune soutenu en 1990 par la Grande-Bretagne, dit encore « hard écu », la monnaie commune ayant cours vers l’extérieur et laissant subsister, à l’intérieur, des monnaies nationales inconvertibles autrement qu’à travers un accord politique fixant leur parité par rapport à la monnaie commune. Ce système simple permettait, sous un « toit européen » commun, les ajustements monétaires rendus nécessaires par les évolutions divergentes que le pacte de stabilité de 1997, rudimentaire et arbitraire, n’a pas permis d’empêcher et qu’on ne pourra jamais empêcher, car ils sont enracinés dans les comportements nationaux façonnés par des siècles d’Histoire.       <br />
              <br />
              <br />
       La situation st aujourd’hui gravissime. Après la Grèce, ce peut être le tour d’un grand pays comme l’Espagne et ensuite le détricotage de toute la zone euro. Nous devons nous préparer à toutes les hypothèses en nous efforçant d’approfondir le dialogue avec l’Allemagne et d’élaborer des positions communes, y compris des scénarios alternatifs.        <br />
              <br />
       Nous savons ce que nous ne voulons pas : il ne serait pas réaliste et même franchement contraire à l’intérêt national de vouloir redécouper la zone euro pour en exclure les pays autrefois désignés comme « pays du club Med ». La France ne pourrait pas accepter une union monétaire à cinq ou six avec l’Allemagne et le Benelux. Ce qui reste de notre industrie n’y résisterait pas. Ce serait inacceptable pour l’idée que nous nous faisons de l’Europe. Nous devrons le faire savoir à nos amis allemands. La zone euro doit être défendue dans ses limites actuelles. Il serait inacceptable de revenir à la conception d’un noyau dur à cinq (Allemagne-Benelux-France) tel que proposé en 1994.        <br />
              <br />
       Pouvons-nous faire confiance aux milieux dirigeants français, toutes tendances confondues, pour manifester une telle volonté ? Non, nous ne le pouvons pas ! Ils ont trop investi sur l’Europe de Maastricht et sur la monnaie unique. Leur orgueil nourrit leur aveuglement. Nos élites, comme dans les années trente, manquent de confiance en la France. Voilà pourquoi nous devons peser. Ici et maintenant !        <br />
              <br />
              <br />
       <b>II – Notre projet</b>       <br />
              <br />
       Notre projet est clairement de refaire de la France un grand pays industriel et technologique. Pour cela nous n’avons aucune confiance dans ceux qui nous ont fourvoyés.  Combien d’emplois ont créés en France depuis dix ans les entreprises du CAC40 ? A ma connaissance, aucun. Elles se développent à l’étranger. Nos dirigeants manifestent tous les jours à quel point ils ne croient pas en l’avenir de la France. Et nous, nous voulons rendre confiance à la France et à sa jeunesse. Nous voulons rendre à la France une éthique républicaine exigeante, et avec elle sa fierté et son ambition.       <br />
              <br />
       C’est possible ! Nos atouts restent immenses et d’abord dans la formation, la recherche, l’innovation, et ensuite dans notre épargne, l’une des plus élevées du monde ! Ce qui manque c’est la volonté de créer un cadre propice à la valorisation des atouts de la France. Notre mot d’ordre est le même qu’en 1981 : d’abord l’emploi !       <br />
              <br />
       Nous disons non à la dictature de l’Argent ! Non à « l’acquisition de la valeur par l’actionnaire », comme disent nos financiers. Nous voulons faire la Révolution. Au sens étymologique du terme : remettre les choses à l’endroit. Faire passer le souci de l’Homme avant celui de la Finance.        <br />
              <br />
       Ce n’est pas si difficile que cela :       <br />
              <br />
       -	Il nous faut d’abord une monnaie qui n’écrase pas notre compétitivité.       <br />
       -	Et nous devons imaginer et mettre en œuvre un contrôle public du crédit, afin de soustraire le développement de nos entreprises à la dictature du court terme et à la myopie de nos élites financières.       <br />
              <br />
       Voilà le projet de salut public qui éclaire nos quarante propositions.       <br />
              <br />
       Nous voulons une autre Europe, fondée sur la démocratie qui vit dans les nations. Nous voulons une ligue de peuples étendue jusqu’à la Russie. Nous devons organiser la « résilience » de l’Europe. Certes, les temps où l’Europe dominait le monde sont définitivement derrière nous. Nous nous réjouissons du développement légitime de grands pays milliardaires en hommes. Mais pas au prix de la destruction de notre industrie, de notre modèle social et de notre avenir !       <br />
              <br />
       Je suis persuadé qu’un projet commun peut réunir Paris et Berlin vers la Russie d’une part, vers la Méditerranée et l’Afrique d’autre part. Et ce projet européen peut associer Rome, Madrid, Varsovie, et d’ailleurs toutes les autres capitales européennes. C’est de la « résilience » de l’Europe qu’il s’agit, bref de la survie d’un ensemble de nations libres, démocratiques et que nous voulons maintenir prospères. Oui le moment approche où il faudra repenser ce que le mot « Europe » veut dire !       <br />
              <br />
       Il faut faire bouger les lignes. Que le vrai débat s’ouvre. Nos élites ne comprennent qu’un langage : celui des rapports de forces. Nous sommes seuls ? Mais ouvrons les yeux : en Europe, les peuples n’acceptent pas la purge. Les Etats-Unis d’Obama non plus, qui ont besoin d’une locomotive européenne pour les aider à combler leurs déficits.        <br />
              <br />
       Regardons le calendrier : après 2012 en France, il y a en Allemagne 2013, l’échéance des élections générales ! Or, la gauche allemande reprend du poil de la bête, même si ses divisions entre le SPD, die Linke et les Verts constituent pour elle un handicap historique. Une France progressiste pourrait l’aider à surmonter ce handicap. Parions que de toute façon les évènements feront bouger les mentalités chez notre grand voisin. À condition que la France se tienne et qu’elle joue son rôle, celui de la nation forte qu’elle a été et qu’elle doit redevenir !       <br />
              <br />
       Je ne m’étends pas davantage sur notre projet : Il est de rendre la France exemplaire !       <br />
              <br />
              <br />
       <b>III – Comment peser ?</b>       <br />
              <br />
       1. Comment d'abord mettre la France à la hauteur des formidables défis qui sont devant nous ?        <br />
              <br />
       Je ne dirai que peu de mots de Nicolas Sarkozy. Sa fonction n’est pas en cause. Il a été élu démocratiquement Président de la République. Mais c’est son projet, libéral, européiste et atlantiste que nous combattons. Il ne met pas la France sur la bonne pente. Nicolas Sarkozy peut être battu, mais il n’y a pas aujourd’hui d’alternative politiquement et intellectuellement construite : Le Parti socialiste reste prisonnier d’une vision libérale et européiste dépassée. Comme hier avec les Verts, au sein de la « gauche plurielle », l’alliance avec Europe Ecologie pose problème. Certes, sur divers sujets de société ou même de politique extérieure, et sur les questions environnementales, nous pouvons trouver des convergences ou des compromis avec cette formation, mais sa thématique (décroissance, sortie du nucléaire, rejet de la philosophie des Lumières, au nom de la contestation du « progrès »), tourne trop souvent le dos aux orientations d’une politique de salut public.       <br />
              <br />
       Comment, dans ces conditions, substituer une régulation politique à la dictature des marchés financiers, sinon en se tournant vers le peuple lui-même ? C’est tout simplement notre devoir, car il faut que notre peuple soit à nouveau rendu maître de son avenir.       <br />
              <br />
       2. Nous devons donc remédier à l’insuffisance de l’offre politique.        <br />
              <br />
       Non que les hommes ou les femmes qui prétendent à concourir soient médiocres.        <br />
              <br />
       Nicolas Sarkozy a des défauts, mais il a aussi d’incontestables qualités, d’habileté et de pragmatisme. Cela ne suffit pas. Dominique de Villepin a beaucoup de qualités, mais il a aussi quelques défauts, par exemple d’avoir gardé sa carte à l’UMP.       <br />
              <br />
       Pouvons-nous nous tourner en confiance vers le PS ? Martine Aubry est une femme énergique. Elle donne le sentiment de savoir où elle va mais si son projet rencontrait le nôtre, elle ne nous marcherait pas sur les pieds tous les jours.        <br />
              <br />
       Je ne reviendrai pas sur les régionales où neuf de nos candidats, placés en position éligible et inamovible, aux termes mêmes de l’accord dûment paraphé par Martine et par moi-même, ont été purement et simplement éjectés entre les deux tours.        <br />
              <br />
       Je ne dirai rien sur les élections européennes où les conversations engagées ont tourné court, du fait du PS.        <br />
              <br />
       Je ne dirai rien sur les municipales où quand nous sommes en position forte, comme à Belfort, nous devons affronter une liste socialiste au premier tour. Encore, avec 13 % se désiste-t-elle au second tour pour la liste conduite par Etienne Butzbach qui l’avait nettement devancée au premier avec 33 % des voix.       <br />
              <br />
       Rien de tel aux sénatoriales, où le Président du Conseil général socialiste se maintient contre moi au deuxième tour bien que je l’aie devancé au premier. Cela ne m’a d’ailleurs pas empêché d’être élu contre le candidat de l’UMP, ce qui est normal, et contre celui du PS, ce qui ne l’est pas du tout.        <br />
              <br />
       Bref, le Parti socialiste ne nous tolère que lorsque cela lui est utile ou qu’il y est contraint. Autrement, il nous écrase. Il ne reconnaît pas la légitimité du débat qui nous oppose à lui sur maints sujets. Il est incapable d’une autocritique sérieuse, sur Maastricht par exemple ou sur 2002 où il nous transforme en bouc émissaire commode pour ne pas avoir à remettre en cause la ligne politique qui l’a conduit à la défaite. Il délaisse le social pour le sociétal et au point où il est parvenu, il transformerait volontiers la gauche en organisation caritative.       <br />
              <br />
       Dominique Strauss-Kahn, a de remarquables facilités intellectuelles. Comme Martine Aubry, je le connais bien. Nous avons eu longtemps des relations sympathiques. Sauf sur la politique industrielle, sur l’Europe dont, dans un rapport remis à Romano Prodi en 2004, il voulait faire une nation, thèse peu sérieuse pour un candidat potentiel à la Présidence de la République française, sauf enfin sur les plans de rigueur qu’il administre à la tête du FMI. Au sein de celui-ci, les Etats-Unis disposent d’une minorité de blocage. Etait-il si prudent de les introduire dans la bergerie européenne ? Et de mettre d’éventuels plans de sauvetage de l’euro sous tutelle américaine ?        <br />
              <br />
       Ségolène Royal est courageuse. Sa personnalité est charismatique. Elle n’a malheureusement pas respecté jusqu’au bout l’accord politique qui la liait à nous.        <br />
              <br />
       François Hollande est talentueux. C’est le meilleur orateur chez les socialistes. J’ajoute, à titre personnel, qu’il est très sympathique. Mais sur l’essentiel, ces quatre-là pensent la même chose. Ce sont des sociaux-libéraux. Ils ne voient rien, au-delà de l’horizon des marchés financiers. C’est embêtant.        <br />
              <br />
       Je ne dirai rien du Parti communiste et du Parti de gauche. Il faut d’abord qu’ils s’entendent sur la procédure.       <br />
              <br />
       3. Nous avions un moment envisagé, avec circonspection mais esprit d’ouverture, des primaires de toute la gauche. Elles n’auraient été possibles que sur la base d’un dessein à peu près partagé. Sinon le désistement n’aurait eu que le sens d’un ralliement. En sommes-nous là aujourd’hui ? Certainement pas. Il faut donc faire bouger les lignes !       <br />
              <br />
       Par ailleurs, il faudrait bien sûr un accord sur l’organisation de ces primaires. Mais les dirigeants du PS n’ont-ils pas commencé à vider eux-mêmes ces « primaires » de leur substance en passant par avance des pactes de désistement ? Pacte de Marrakech entre Dominique Strauss Kahn et Martine Aubry … Pacte du Boulevard Raspail où se sont rencontrées Ségolène Royal et Martine Aubry … François Hollande lui-même exprime sa crainte de passer pour un « diviseur » s’il se présente à ces primaires ! Bonjour l’ambiance !       <br />
              <br />
       Bref, les choses de ce côté là ne sont pas mûres … Il faudrait que sur tous les sujets de fond s’engage un débat fracassant !  Sinon ces primaires risquent de se résumer à une campagne médiatique arbitrée par les sondages.       <br />
              <br />
       Pouvons-nous changer la donne ?       <br />
              <br />
       4. Devant tant d’incertitudes, nous devons prendre nos résolutions.  Pour faire bouger les lignes et engager un débat sur le fond, le MRC doit se préparer à présenter un candidat républicain – je cite notre motion d’orientation. C’est la seule manière de faire que 2012 soit le début de la reconquête par la France de son destin.       <br />
              <br />
       La tâche est infiniment rude car la gravité de la situation financière va très vite mettre le salut public à l’ordre du jour. Ce n’est pas seulement une candidature républicaine qui fera bouger les lignes. Ce seront les évènements eux-mêmes. Pour préparer l’avenir d’une Europe des peuples, avec en son cœur une compréhension franco-allemande renforcée, il faut une France forte et une France capable de raisonner mondial. La crise du capitalisme financier mondialisé implique en effet une réponse mondiale. Notre meilleur allié aujourd’hui s’appelle Obama. Car le Président américain doit résorber les énormes déficits de la balance commerciale (700 milliards de dollars) et du budget général américain (12 % du PIB !).       <br />
              <br />
       Il ne le peut qu’à travers une croissance forte, non seulement aux Etats-Unis mais dans le reste du monde. Il doit pouvoir compter sur une France  capable de jouer son rôle de contrepoids en Europe, dans l’intérêt de l’Europe et de l’Allemagne elle-même. Car celle-ci réalise 60 % de son excédent commercial sur la zone euro. L’Allemagne aussi a ses problèmes. Elle connaît notamment une précarité grandissante. Une relance de la demande intérieure, y compris par la voie salariale, peut ranimer la croissance allemande. Bref un compromis européen est nécessaire à tous égards, y compris pour aider les Etats-Unis à surmonter leur crise.       <br />
              <br />
       Voilà le discours que devrait tenir un candidat républicain, animé d’une vision qui réponde à l’intérêt national mais plus largement encore à l’intérêt de l’Humanité tout entière dans cette période historique dangereuse où la guerre peut, comme dans toutes les périodes de crise, à tout moment, surgir à l’horizon.       <br />
              <br />
       5. Qui peut nous inspirer confiance dans ces circonstances difficiles ? Objectivement, il n’y a pas beaucoup d’hommes d’Etat à l’horizon. Certes on ne naît pas homme d’Etat. On le devient. Je suggère que nous ne prenions pas aujourd’hui de décision précipitée sur la personne du candidat républicain dont la France a besoin et que nous soutiendrons. Un candidat à la Présidence de la République peut être soutenu par un parti. Mais il ne peut être le candidat d’un parti. Pour ma part, vous le savez, je n’ai jamais été tenaillé depuis l’adolescence par l’envie rentrée de devenir Président de la République. Je n’ai pas calibré ma carrière en conséquence.       <br />
              <br />
       Je me suis borné à une fonction d’instituteur républicain, en quelque sorte, au sens étymologique du terme. Si je me suis résolu à être candidat en 2002, c’est pour témoigner d’une vision républicaine qui n’était portée par aucun autre. Je ne retire rien des vues que j’ai exprimées qui n’avaient en général que le défaut d’être prémonitoires. Sur l’Europe par exemple.       <br />
              <br />
       Je récuse évidemment le procès imbécile qui m’a été fait d’avoir fait perdre le candidat socialiste. Si 11 % des ouvriers seulement ont voté pour lui, ce n’est quand même pas la faute de Chevènement. Trêve donc de balivernes ! En démocratie il est légitime de porter le débat devant l’électeur.       <br />
              <br />
       Aujourd’hui, je ne veux rien exclure. Certes, je ne suis plus jeune. Mais l’expérience est irremplaçable. Depuis quarante ans, depuis le Congrès d’Epinay, j’ai vu qui était qui, qui faisait quoi. J’ai compris beaucoup de choses. Et je ne suis animé que par le souci de servir mon pays. J’observe qu’en 1917, Clemenceau avait soixante-dix-sept ans. Quelle leçon d’énergie il a laissée ! Celle-ci serait aujourd’hui bien nécessaire !       <br />
              <br />
       6. Quel profil d’ailleurs doit avoir un Président de la République par les temps qui courent ?       <br />
              <br />
       La hauteur de vues, c’est le principal.       <br />
       La volonté ensuite de rétablir dans l’Etat une stricte déontologie républicaine.        <br />
       Le souci enfin d’aller à l’essentiel, en laissant le Premier ministre gouverner et recevoir, par exemple, Thierry Henry.       <br />
              <br />
       Bref, du grand classique ! En outre, le souci de rassembler largement, sans sectarisme  et sans démagogie, car le Président de la République doit être « l’Homme de la Nation » et pas celui d’un parti. C’est ce qui est embêtant aujourd’hui : les institutions de la Vème République n’étaient pas faites pour être ainsi confisquées par deux partis. Il faudrait donner un peu d’air à tout cela ! Voilà pour le profil du candidat.       <br />
              <br />
       7. Le moment est-il venu de décider ? Chacun comprendra qu’il faut créer d’abord un espace politique. C’est là votre mission. Pour ma part, je porterai dans le pays le message de la République à chaque occasion       <br />
              <br />
       Comment créer cet espace politique ? Je ne vois qu’un moyen : convaincre nos concitoyens que ceux qui les ont fourvoyés depuis Maastricht, et même avant et jusqu’à Lisbonne en 2008, ne sont pas les mieux placés pour solliciter leur confiance. Faites donc entendre le langage de la vérité ! Vous le connaissez ! Faites connaître nos analyses et notre projet. Sachez que pour ma part, je suis disponible !  Alors, vous verrez, d'ici un an, vous ferez bouger les lignes. C’est ainsi que vous ferez revivre la République, que vous aiderez au grand retour de la France et que vous ouvrirez non pas un misérable futur, mais un bel avenir à notre jeunesse. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.mrc-france.org/La-France-a-la-reconquete-de-son-destin_a171.html" />
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  <entry>
   <title>Le programme du Congrès du Mouvement Républicain et Citoyen des 26 et 27 juin 2010</title>
   <updated>2010-06-23T13:10:00+02:00</updated>
   <id>http://www.mrc-france.org/Le-programme-du-Congres-du-Mouvement-Republicain-et-Citoyen-des-26-et-27-juin-2010_a170.html</id>
   <category term="Le Mouvement Républicain et Citoyen" />
   <photo:imgsrc>http://www.mrc-france.org/photo/imagette-2184291-3044904.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-06-23T13:08:00+02:00</published>
   <author><name>MRC</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Voici le programme détaillé du Congrès ainsi que le plan d'accès.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.mrc-france.org/photo/2184291-3044904.jpg" alt="Le programme du Congrès du Mouvement Républicain et Citoyen des 26 et 27 juin 2010" title="Le programme du Congrès du Mouvement Républicain et Citoyen des 26 et 27 juin 2010" />
     </div>
     <div>
      <span class="u">Samedi 26 juin</span>       <br />
              <br />
       9h30 	<span style="font-style:italic">Ouverture du Congrès</span>        <br />
       Accueil par Pierre Dubreuil, premier secrétaire fédéral de Paris       <br />
       Mise en place du bureau du Congrès, de la Commission des Statuts, et de la commission des résolutions       <br />
              <br />
       9h45	<span style="font-style:italic">Présentation du rapport d’activité et du rapport financier</span>       <br />
       Débat        <br />
       Vote des quitus       <br />
       Rapport de la commission des statuts par Marie-Françoise Bechtel       <br />
       Débat et vote        <br />
              <br />
       12h30 	Fin de la première séance – Déjeuner libre       <br />
              <br />
       14h30 	<span style="font-style:italic">Présentation du projet de motion d’orientation et du programme de salut public par Patrick</span> Quinqueton       <br />
       Deuxième séance        <br />
       Débat général        <br />
              <br />
       18h30 	Fin de la deuxième séance        <br />
              <br />
              <br />
       <span class="u">Dimanche 27 juin</span>       <br />
              <br />
       9h30	<span style="font-style:italic">Ouverture de la troisième séance</span>        <br />
       	Rapport de la Commission des résolutions par Patrick Quinqueton        <br />
       	Vote sur la motion d’orientation        <br />
       	Election de Direction nationale        <br />
       	Présentation des invités       <br />
              <br />
       11h30	<span style="font-style:italic">Intervention de Jean-Pierre Chevènement</span>       <br />
              <br />
              <br />
       Le Congrès a lieu à l'Auditorium George V, 28 avenue George V, 75008 Paris       <br />
       Métro George V ou Alma Marceau       <br />
              <br />
       Voir le plan ci-dessous :
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <iframe width="580" height="400" frameborder="0" scrolling="no" marginheight="0" marginwidth="0" src="http://maps.google.fr/maps?f=q&amp;source=s_q&amp;hl=fr&amp;geocode=&amp;q=28+Avenue+George+V,+Paris&amp;sll=48.865562,2.306571&amp;sspn=0.01341,0.038581&amp;ie=UTF8&amp;hq=&amp;hnear=28+Avenue+George+V,+75008+Paris,+Ile-de-France&amp;ll=48.871151,2.300777&amp;spn=0.022582,0.049696&amp;z=14&amp;iwloc=A&amp;output=embed"></iframe><br /><small><a href="http://maps.google.fr/maps?f=q&amp;source=embed&amp;hl=fr&amp;geocode=&amp;q=28+Avenue+George+V,+Paris&amp;sll=48.865562,2.306571&amp;sspn=0.01341,0.038581&amp;ie=UTF8&amp;hq=&amp;hnear=28+Avenue+George+V,+75008+Paris,+Ile-de-France&amp;ll=48.871151,2.300777&amp;spn=0.022582,0.049696&amp;z=14&amp;iwloc=A" style="color:#0000FF;text-align:left">Agrandir le plan</a></small>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Le bulletin d'inscription ainsi que les principaux documents du Congrès sont disponibles <a class="link" href="http://www.mrc-france.org/tags/congr%C3%A8s+2010/">dans le dossier Congrès 2010</a>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.mrc-france.org/Le-programme-du-Congres-du-Mouvement-Republicain-et-Citoyen-des-26-et-27-juin-2010_a170.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Le MRC soutient les manifestations intersyndicales pour la sauvegarde des retraites qui seront organisées partout en France  jeudi 24 juin</title>
   <updated>2010-06-21T18:42:00+02:00</updated>
   <id>http://www.mrc-france.org/Le-MRC-soutient-les-manifestations-intersyndicales-pour-la-sauvegarde-des-retraites-qui-seront-organisees-partout-en_a169.html</id>
   <category term="Positions" />
   <published>2010-06-21T18:40:00+02:00</published>
   <author><name>MRC</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      Le MRC soutient les manifestations intersyndicales pour la sauvegarde des retraites qui seront organisées partout en France ce jeudi 24 juin       <br />
              <br />
       et appelle tous ses adhérents et sympathisants à y participer.       <br />
               <br />
       A Paris, un tract sera distribué et tous les adhérents d'Ile de France sont invités à se joindre aux parisiens.       <br />
              <br />
       Le point de présence est fixé : à l'angle du Bd Beaumarchais et de la rue du Chemin Vert entre 13h45 et 16h       <br />
              <br />
       (métro Chemin Vert, ou métro Bastille à proximité)       <br />
              <br />
       Venez nombreux avec des autocollants, des drapeaux ....       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.mrc-france.org/Le-MRC-soutient-les-manifestations-intersyndicales-pour-la-sauvegarde-des-retraites-qui-seront-organisees-partout-en_a169.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>La motion d'orientation et le programme de salut public</title>
   <updated>2010-06-03T19:17:00+02:00</updated>
   <id>http://www.mrc-france.org/La-motion-d-orientation-et-le-programme-de-salut-public_a167.html</id>
   <category term="Le Mouvement Républicain et Citoyen" />
   <photo:imgsrc>http://www.mrc-france.org/photo/imagette-2142805-2985028.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-06-03T19:17:00+02:00</published>
   <author><name>MRC</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Voici la motion d'orientation présentée par Jean-Pierre Chevènement et le Conseil national du Mouvement Républicain et Citoyen, et le Programme de salut public proposé par le MRC, pour le Congrès qui se tiendra les 26 et 27 juin 2010 à Paris. Ces deux textes sont soumis au débat et au vote des adhérents du MRC.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.mrc-france.org/photo/2142805-2985028.jpg" alt="La motion d'orientation et le programme de salut public" title="La motion d'orientation et le programme de salut public" />
     </div>
     <div>
      Les deux documents sont disponibles ci-dessous au format PDF.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.mrc-france.org/La-motion-d-orientation-et-le-programme-de-salut-public_a167.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Les contributions présentées par les militants</title>
   <updated>2010-06-21T18:40:00+02:00</updated>
   <id>http://www.mrc-france.org/Les-contributions-presentees-par-les-militants_a168.html</id>
   <category term="Le Mouvement Républicain et Citoyen" />
   <published>2010-06-03T19:15:00+02:00</published>
   <author><name>MRC</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Voici les contributions présentées par des adhérents du Mouvement Républicain et Citoyen pour la réflexion et le débat, mais non soumises au vote.     <div>
      <ul class="list"><li>L'avenir du MRC : une stratégie claire, des moyens d'action renforcés, contribution présentée par Clément Lacaille</li></ul>       
       <ul class="list"><li>Faire du MRC la base du rassemblement des républicains dans une gauche refondée Pour une alternative en 2012, contribution présentée par Michel Sorin</li></ul>       
       <ul class="list"><li>Le dernier carré de la gauche, contribution présentée par Pascal Olivier</li></ul>       
              <br />
       Les contributions sont disponibles ci-dessous au format PDF. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.mrc-france.org/Les-contributions-presentees-par-les-militants_a168.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Ecole : une recherche contre-productive d'économies aux dépens des élèves</title>
   <updated>2010-06-03T18:30:00+02:00</updated>
   <id>http://www.mrc-france.org/Ecole-une-recherche-contre-productive-d-economies-aux-depens-des-eleves_a166.html</id>
   <category term="Positions" />
   <published>2010-06-03T18:26:00+02:00</published>
   <author><name>MRC</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Par Michel Vignal, Secrétaire national à l’Education     <div>
      Le redressement de l’Ecole ne se réduit pas à une question de moyens. Le MRC pense qu’il faut allier à la priorité budgétaire une claire orientation pour faire le pari de la qualité sur l’ensemble des établissements scolaires et mettre l’accent sur l’exigence, le travail et la solidité des connaissances transmises et acquises par les élèves.       <br />
              <br />
       Mais les actes gouvernementaux répétés, pour faire des économies budgétaires à n’importe quelles conditions et réduire systématiquement le nombre de fonctionnaires, sont aujourd’hui dangereux pour l’avenir de l’Ecole publique.       <br />
              <br />
       Après avoir supprimé plus de 40 000 postes ces trois dernières années, le Ministre Luc Chatel, dans un courrier aux recteurs envisage « 13 leviers » pour supprimer des postes : 16 000 postes environ sont visés.       <br />
              <br />
       Les académies sont chargées d’augmenter la taille des classes. Dans les collèges et les lycées en prévoyant une moyenne de 30 élèves par classe, alors même que les réformes ministérielles préconisent l’individualisation de l’enseignement.       <br />
              <br />
       Dans l’enseignement primaire, il est recommandé d’élever d’un élève en moyenne la taille des classes, de supprimer d’avantage de postes d’instituteurs spécialisés et psychologues scolaires dans les RASED qui sont pourtant chargés de soutenir les élèves en grande difficulté, et enfin de se passer des assistants étrangers de langues.       <br />
              <br />
       L‘ensemble de l’école primaire va encore plus se dégrader après la réforme Darcos qui a supprimé le samedi matin et réduit le nombre d’heures enseignées.       <br />
              <br />
       L’école maternelle est tout particulièrement visée puisque le ministre envisage d’accélérer sa politique de réduction drastique de la scolarisation des moins de trois ans, passée de 35% en 2000 à 15% aujourd’hui. Nous savons pourtant que cette scolarisation à deux ans est bénéfique, en particulier pour les enfants de milieux défavorisés.       <br />
              <br />
       Avec de telles intentions, le malaise de l’Ecole publique ne pourra que s’accentuer. L’intérêt des élèves est complètement bafoué. Le MRC agira pour que soit développé et concilié les efforts en faveur de la quantité et de la qualité dans l’esprit de Paul Langevin qui affirmait à la : « l’Ecole doit assurer la promotion de tous et la sélection démocratique des meilleurs ».
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.mrc-france.org/Ecole-une-recherche-contre-productive-d-economies-aux-depens-des-eleves_a166.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Le MRC ne participera pas au "simulacre" de primaires du PS (Chevènement)</title>
   <updated>2010-06-02T19:07:00+02:00</updated>
   <id>http://www.mrc-france.org/Le-MRC-ne-participera-pas-au-simulacre-de-primaires-du-PS-Chevenement_a165.html</id>
   <category term="Positions" />
   <photo:imgsrc>http://www.mrc-france.org/photo/imagette-2140080-2981175.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-06-02T16:59:00+02:00</published>
   <author><name>MRC</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dépêche AFP, 2 juin 2010, 16h19.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.mrc-france.org/photo/2140080-2981175.jpg" alt="Le MRC ne participera pas au "simulacre" de primaires du PS (Chevènement)" title="Le MRC ne participera pas au "simulacre" de primaires du PS (Chevènement)" />
     </div>
     <div>
      Jean-Pierre Chevènement, président du Mouvement républicain et citoyen (MRC) a annoncé mercredi que son parti ne participerait pas au "simulacre" de primaires organisées par le Parti socialiste à l'automne 2011 pour désigner le candidat de la gauche à la présidentielle 2012.       <br />
              <br />
       L'ex-candidat à la présidentielle 2002 (5,3%) n'a pas exclu d'être lui-même candidat. "Le projet est plus important que les personnes", "être candidat, cela suppose qu'une demande se manifeste, j'y répondrai le moment venu (...) avant 2012!", a lancé, à quelques journalistes, le sénateur de Belfort.       <br />
              <br />
       Le MRC qui tient son congrès les 26 et 27 juin à Paris, soutiendra "un candidat républicain qui porte un projet de redressement" de la France, "pas forcément un candidat de notre mouvement", a-t-il ajouté.       <br />
              <br />
       Martine Aubry, Dominique Strauss-Kahn et Ségolène Royal "sont d'accord pour se ranger derrière le candidat plébiscité par les sondages à travers une campagne organisée par les médias", a déploré ce soutien de la présidente de Poitou-Charentes à la présidentielle 2007. Et selon lui, "les responsables socialistes eux-mêmes ont enterré la primaire avant même de l'avoir adoptée".       <br />
              <br />
       Avec cet "arrangement entre trois des candidats potentiels, il n'y a plus de primaires", a renchéri Jean-Luc Laurent, maire MRC du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne) qui ne voit désormais dans ce processus qu'une "désignation d'un candidat socialiste par le PS".       <br />
              <br />
       "Nous n'allons pas participer à un simulacre" de primaires même si elles étaient au départ "une bonne idée", a expliqué M. Chevènement, dénonçant l'hégémonie du PS qui "nous demandait un ralliement sans conditions".       <br />
              <br />
       Il a souhaité que la gauche propose un "vrai projet politique", pas seulement de "l'antisarkozysme primaire".       <br />
              <br />
       L'ancien ministre de Lionel Jospin a estimé que "le PS de Martine Aubry n'a pas pris la mesure de la situation par rapport à la crise, par rapport à l'euro" et qu'il n'a "pas l'idée d'un projet national" même si "le volet fiscal" de son programme n'est "pas mal".       <br />
              <br />
       Quant à DSK, "il cautionne des plans de rigueur excessifs comme en Grèce" et "ça ne tient pas la route".       <br />
              <br />
       Dans ce contexte, M. Chevènement a indiqué que son parti adopterait lors de son congrès, un "programme de salut public" de 40 propositions réparties en quatre grands thèmes qui sera adressé aux autres partis de gauche pour sortir la France de la "dépression profonde" dans laquelle elle se trouve :       <br />
       - "ouvrir une phase radicalement nouvelle de l'histoire européenne" (gouvernement économique de la zone euro, plan d'indépendance énergétique)       <br />
       - "peser à l'international pour changer la donne mondiale" (reconstruction du système monétaire international, contrôle public du système financier, rénovation de l'ONU)       <br />
       - "rassembler les Français autour d'un projet pour la France" (services publics, laïcité, impôt franchement redistributif et supporté par tous)       <br />
       - "imaginer un nouveau modèle de développement" (valeur travail, industrie, jeunes).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.mrc-france.org/Le-MRC-ne-participera-pas-au-simulacre-de-primaires-du-PS-Chevenement_a165.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Congrès du Mouvement Républicain et Citoyen les 26 et 27 juin 2010</title>
   <updated>2010-05-28T08:50:00+02:00</updated>
   <id>http://www.mrc-france.org/Congres-du-Mouvement-Republicain-et-Citoyen-les-26-et-27-juin-2010_a164.html</id>
   <category term="Le Mouvement Républicain et Citoyen" />
   <photo:imgsrc>http://www.mrc-france.org/photo/imagette-2127636-2963814.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-05-28T08:50:00+02:00</published>
   <author><name>MRC</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le Congrès du Mouvement Républicain et Citoyen aura lieu à Paris les 26 et 27 juin 2010.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.mrc-france.org/photo/2127636-2963814.jpg" alt="Congrès du Mouvement Républicain et Citoyen les 26 et 27 juin 2010" title="Congrès du Mouvement Républicain et Citoyen les 26 et 27 juin 2010" />
     </div>
     <div>
      Vous pouvez télécharger le bulletin d'inscription ci-dessous.       <br />
              <br />
       Bulletin à retourner avant le 15 juin 2010, accompagné du chèque à l’ordre du MRC à l'adresse suivante :       <br />
              <br />
       MRC - 3 avenue de Corbéra - 75012 Paris 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.mrc-france.org/Congres-du-Mouvement-Republicain-et-Citoyen-les-26-et-27-juin-2010_a164.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>La crise de la zone euro : pour une sortie par le haut</title>
   <updated>2010-05-27T11:01:00+02:00</updated>
   <id>http://www.mrc-france.org/La-crise-de-la-zone-euro-pour-une-sortie-par-le-haut_a163.html</id>
   <category term="Positions" />
   <published>2010-05-27T11:00:00+02:00</published>
   <author><name>MRC</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Communiqué du Mouvement Républicain et Citoyen, 26 mai 2010.     <div>
      La crise de l’euro était prévisible. L’hostilité, dès 1992, du Mouvement Républicain et Citoyen au traité de Maastricht, repris en 2008 dans le traité de Lisbonne, était justifiée par l’abandon de notre souveraineté monétaire et par l’absence d’un « gouvernement économique » indispensable à une politique de croissance harmonieuse, dans une zone monétaire hétérogène. Notre critique se fondait particulièrement sur les objectifs déflationnistes assignés à la BCE. Elle a également visé les règles arbitraires et rudimentaires du pacte de stabilité passé en 1997. Telle qu’elle a été conçue, la monnaie unique ne pouvait mener qu’à la crise qui se développe aujourd’hui.       <br />
              <br />
       La première réponse des Gouvernements accentue ces travers : au lieu d’un gouvernement économique, c’est un appareil de sanctions renforcées qui est proposé. La zone euro va devenir une zone de forte déflation dont les ajustements reposeront sur les plus faibles. Les risques d’une telle politique sont trop graves pour qu’elle soit acceptée avec fatalisme. Seule lumière au tableau, la baisse du cours de l’euro, que la BCE avait refusée pendant des années, doit être mise à profit pour servir la croissance et amorcer ainsi la réindustrialisation de l’Europe.       <br />
              <br />
       L’Allemagne a raison sur deux points essentiels : les marchés financiers et la spéculation doivent être ramenés sans concession à leur place. Chaque pays par ailleurs doit faire preuve de responsabilité dans la conduite de ses affaires.        <br />
              <br />
       Mais, pour que l’Europe ne devienne pas une simple communauté de transferts financiers que les peuples ne peuvent accepter, chaque pays doit veiller à l’équilibre de sa balance des paiements. Les pays déficitaires, bien sûr, mais aussi les pays excédentaires doivent adapter leur politique économique de façon coordonnée.       <br />
              <br />
       Pour éviter la spirale déflationniste et la récession, l’Allemagne doit assumer le « leadership » économique qu’elle exerce de fait en Europe. Elle doit cesser de voir dans la déflation compétitive le seul ressort de sa compétitivité au niveau mondial. Son économie a bien d’autres atouts à faire valoir et elle ne peut tourner le dos à l’Europe.        <br />
              <br />
       L’objectif d’accumuler des excédents d’épargne n’est pas soutenable à terme. La politique économique de l’Allemagne et de la zone euro doit participer au rééquilibrage mondial des échanges, la croissance intérieure des pays excédentaires, au premier rang desquels la Chine et l’Allemagne, devant compenser les ajustements des pays déficitaires, notamment des Etats-Unis.       <br />
              <br />
       A défaut d’un tel accord sur une initiative de croissance européenne dans le cadre d’une coordination mondiale, et pour éviter la désintégration complète de la zone euro qu’envisage par exemple Joseph Stieglitz, une transformation de l’euro en monnaie commune devrait être étudiée, « au cas où » ...        <br />
              <br />
       Le bon sens commande de constater que les gouvernements  ne maîtrisent pas entièrement les risques de « défaut ». La réforme des marchés financiers tarde. La souveraineté des marchés financiers n’est pas l’horizon de l’Histoire : ce sont les peuples qui doivent déterminer leur destin.         <br />
              <br />
       La proposition d’une monnaie commune alternative à la monnaie unique, avait été notamment soutenue en son temps par les Britanniques, mais aussi par certains hommes politiques français de droite et de gauche. C’était également notre position en 1992. L’introduction de monnaies nationales inconvertibles, comme entre 1999 et 2002, mais ajustables, permettrait de redonner des marges de manœuvre aux gouvernements pour préserver à la fois les équilibres économiques et la croissance. Un « toit européen » doit être, en tout état de cause, préservé.       <br />
              <br />
       La position du MRC est claire : l’Europe doit sortir de la crise par le haut. L’Union européenne ne peut pas être une communauté de sanctions. Elle doit être une communauté de croissance. Il faut revoir le traité de Lisbonne, le pacte de stabilité et les statuts de la BCE. La croissance, l’emploi, les stratégies industrielles doivent être au cœur du projet européen. Il est temps de mettre toutes ces questions sur la table.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.mrc-france.org/La-crise-de-la-zone-euro-pour-une-sortie-par-le-haut_a163.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Téléchargez et distribuez le numéro de Citoyens Militants de mai 2010</title>
   <updated>2010-05-25T21:40:00+02:00</updated>
   <id>http://www.mrc-france.org/Telechargez-et-distribuez-le-numero-de-Citoyens-Militants-de-mai-2010_a162.html</id>
   <category term="Tracts" />
   <photo:imgsrc>http://www.mrc-france.org/photo/imagette-2121041-2946900.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-05-25T21:34:00+02:00</published>
   <author><name>MRC</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Téléchargez le dernier numéro en ligne de "Citoyens Militants" (mai 2010), le bulletin d'information du Mouvement Républicain et Citoyen.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.mrc-france.org/photo/2121041-2946900.jpg" alt="Téléchargez et distribuez le numéro de Citoyens Militants de mai 2010" title="Téléchargez et distribuez le numéro de Citoyens Militants de mai 2010" />
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      Le bulletin (4 pages) est disponible ci-dessous au format PDF.
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   <title>Pas de financement durable des retraites sans une économie en croissance et une réindustrialisation</title>
   <updated>2010-05-21T11:50:00+02:00</updated>
   <id>http://www.mrc-france.org/Pas-de-financement-durable-des-retraites-sans-une-economie-en-croissance-et-une-reindustrialisation_a161.html</id>
   <category term="Positions" />
   <published>2010-05-21T11:46:00+02:00</published>
   <author><name>MRC</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
En posant la question du financement des retraites, le gouvernement cherche à fermer le débat en acceptant d’en diminuer le montant.     <div>
      Au contraire, c’est d’abord en sortant de la politique d’austérité générale qui gagne l’Europe et en activant la croissance par une politique industrielle, de recherche et de formation, seule de nature à augmenter le nombre d’emplois et donc de cotisants – soit en engageant une action concertée et coopérative de la zone euro soit en sortant de la zone euro pour défendre nos intérêts propres – que seront notamment trouvés les moyens de financer les retraites de demain.       <br />
              <br />
       L’augmentation de l’âge de départ en retraite n’a aucun sens quand on sait que plus de la moitié des personnes de 57 à 60 ans ne travaillent plus et que les jeunes de 20 à 30 ans galèrent pour entrer sur la marché du travail. Ce qui est prioritaire, c’est de donner à chacun la possibilité réelle de cotiser pour une carrière complète.       <br />
              <br />
       La spéculation financière effrénée qui est à l’origine de la crise économique actuelle conduit à deux priorités pour la réforme des retraites :       <br />
              <br />
       - les régimes de base doivent être confortés comme régimes par répartition qui fondent les retraites sur la confiance dans l’avenir et la cohésion sociale, c’est-à-dire sur l’exigence républicaine, en conduisant les cotisants d’aujourd’hui à financer les retraites d’aujourd’hui et à refuser d’augmenter la part de capitalisation, qui ne ferait qu’alimenter la spéculation financière ;       <br />
              <br />
       - l’assiette des revenus faisant l’objet de cotisation doit être franchement élargie aux revenus de la sphère financière : taxation sur les placements off shore par les banques et firmes françaises, prélèvement sociaux sur les bonus et les stock options, augmentation du forfait social de l’intéressement et de la participation, CSG sur les revenus du capital encore exonérés.       <br />
              <br />
       Le droit à la retraite doit être lié à l’espérance de vie. Les négociations sur les travaux pénibles, infructueuses depuis des années, doivent conduire à des décisions. La durée nécessaire de cotisation pour une retraite pleine doit être clairement liée à l’espérance de vie des grandes catégories sociales et professionnelles. Toute mesure indistincte d’augmentation du nombre d’années de cotisations nécessaire pour une retraite pleine conduirait à une aggravation des inégalités et à une explosion du nombre des petites pensions. Il est en outre nécessaire de prévoir un mécanisme de relèvement des petites pensions sur la longue durée.       <br />
              <br />
       L’avenir des retraites est une question de confiance : Seul un système juste trouvera les moyens de son financement. Ces moyens dépendent avant tout du retour à la croissance, qui serait fortement entravé par la multiplication en Europe des politiques d’austérité. C’est au contraire par la volonté du pays de retrouver son dynamisme industriel et sa capacité de créer des emplois que seront dégagés les moyens d’assurer l’avenir de nos retraites.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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