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 <title>Mouvement Républicain et Citoyen</title>
 <subtitle><![CDATA[Dernières actualités du MRC]]></subtitle>
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 <updated>2010-03-14T07:43:59+01:00</updated>
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   <title>Bulletin d’adhésion au MRC (2010)</title>
   <updated>2010-03-10T23:01:00+01:00</updated>
   <id>http://www.mrc-france.org/Bulletin-d-adhesion-au-MRC-2010_a151.html</id>
   <category term="Adhérer" />
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   <published>2010-03-10T22:58:00+01:00</published>
   <author><name>MRC</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
A télécharger en bas de page au format PDF et à imprimer.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.mrc-france.org/photo/1935203-2659464.jpg" alt="Bulletin d’adhésion au MRC (2010)" title="Bulletin d’adhésion au MRC (2010)" />
     </div>
     <div>
      Bulletin à retourner accompagné du chèque à l’ordre de l’AFMRC au :       <br />
              <br />
       MRC - 3 avenue de Corbéra - 75012 Paris       <br />
              <br />
       Le service adhésions vous confirmera par courrier votre adhésion sous 15 jours 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
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   <title>Téléchargez et distribuez le numéro de Citoyens Militants de mars 2010</title>
   <updated>2010-03-06T10:07:00+01:00</updated>
   <id>http://www.mrc-france.org/Telechargez-et-distribuez-le-numero-de-Citoyens-Militants-de-mars-2010_a150.html</id>
   <category term="Tracts" />
   <photo:imgsrc>http://www.mrc-france.org/photo/imagette-1925823-2644659.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-03-06T10:02:00+01:00</published>
   <author><name>MRC</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Téléchargez le dernier numéro en ligne de "Citoyens Militants" (mars 2010), le bulletin d'information du Mouvement Républicain et Citoyen.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.mrc-france.org/photo/1925823-2644659.jpg" alt="Téléchargez et distribuez le numéro de Citoyens Militants de mars 2010" title="Téléchargez et distribuez le numéro de Citoyens Militants de mars 2010" />
     </div>
     <div>
      Le bulletin (8 pages) est disponible ci-dessous au format PDF.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.mrc-france.org/Telechargez-et-distribuez-le-numero-de-Citoyens-Militants-de-mars-2010_a150.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Accord entre le PS et le MRC pour les régionales des 14 et 21 mars 2010</title>
   <updated>2010-02-11T11:43:00+01:00</updated>
   <id>http://www.mrc-france.org/Accord-entre-le-PS-et-le-MRC-pour-les-regionales-des-14-et-21-mars-2010_a148.html</id>
   <category term="Le Mouvement Républicain et Citoyen" />
   <published>2010-02-11T11:36:00+01:00</published>
   <author><name>MRC</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le Parti Socialiste et le Mouvement Républicain et Citoyen se sont rencontrés le 5 novembre dernier, Martine Aubry et Jean-Pierre Chevènement conduisant leur délégation respective.     <div>
      Ils ont constaté une vision commune de la situation de notre pays, pris en étau entre la crise de la mondialisation financière et le maintien des politiques libérales au niveau national et européen.       <br />
              <br />
       Dans le même temps, la réforme territoriale comme celle de la taxe professionnelle constituent des attaques inadmissibles contre la démocratie locale et contre l’action publique dans son ensemble.       <br />
              <br />
       Faute de soutien populaire, le gouvernement entend poursuivre sa politique de libéralisation en cassant les outils même de l’action collective. La gauche doit apporter une réponse républicaine et progressiste à ces attaques. C’est un préalable nécessaire à la mobilisation des citoyens.       <br />
              <br />
       Dans les prochaines semaines cette mobilisation pourra s’exprimer dans le cadre des élections régionales. Le MRC et le Parti Socialiste sont convenus de la constitution de listes unitaires capables de rassembler les forces de gauche aux élections régionales des 14 et 21 mars 2010.       <br />
              <br />
       Depuis le 5 novembre, des représentants des deux partis (Claude Bartolone et Christophe Borgel pour le PS, Jean-Luc Laurent et Guillaume Vuilletet pour le MRC) se sont rencontrés pour examiner le résultat des discussions engagées dans les régions et ont abouti à un protocole d’accord entre le PS et le MRC le 23 décembre 2009. À cette occasion, il avait été convenu de poursuivre le travail pour améliorer le protocole et aboutir à un accord. Le Parti Socialiste et le Mouvement Républicain et Citoyen représentés par deux délégations conduites respectivement par Martine Aubry et Jean-Pierre Chevènement se sont à nouveau rencontrés le 10 février 2010 et ont signé l’accord pour les élections régionales des 14 et 21 mars 2010.       <br />
              <br />
              <br />
       Le MRC participera aux listes d’Union conduites par le PS avec des candidats en position éligible et inamovible pour les premier et second tours dans les régions suivantes :       <br />
              <br />
       <ul class="list"><li>Alsace :        <br />
       -la 12ème place (femme) dans le Haut Rhin       
       </li></ul><ul class="list"><li>Auvergne :       <br />
       -la 11ème place (homme) au premier tour et la 15ème ou 17ème place au second tour dans le Puy de Dôme       
       </li></ul><ul class="list"><li>Franche Comté :        <br />
       -la tête de liste (homme) dans le territoire de Belfort        <br />
       -la 12ème place dans le Doubs       
       </li></ul><ul class="list"><li>Ile de France :       <br />
       -les 12ème (homme) et 27ème (femme) places à Paris       <br />
       -la 14ème place (homme) dans la Seine et Marne       <br />
       -la 7ème place (homme) en Yvelines       <br />
       -la 15ème place (homme) en Essonne       <br />
       -la 14ème place (femme) dans les Hauts de Seine       <br />
       -la 14ème place (femme) en Seine Saint Denis       <br />
       -les 4ème et 14ème places (hommes) en Val de Marne       <br />
       -la 7ème place (homme) en Val d’Oise       
       </li></ul><ul class="list"><li>Lorraine :       <br />
       -la 22ème place (femme) en Moselle       
       </li></ul><ul class="list"><li>Limousin :       <br />
       -la 10ème place (homme) en Corrèze       
       </li></ul><ul class="list"><li>Midi Pyrénées :       <br />
       -la 20ème place (femme) en Haute Garonne       
       </li></ul><ul class="list"><li>Nord pas de calais :        <br />
       -la 12ème (femme) et la 29ème (homme) places dans le Nord       <br />
       -la 9ème (homme) et la 22ème  (femme) places dans le Pas de Calais       
       </li></ul><ul class="list"><li>Haute-Normandie :       <br />
       -La 29ème place (homme) en Seine Maritime       
       </li></ul><ul class="list"><li>Pays de Loire :       <br />
       -la 19ème place (femme) dans la Loire Atlantique       
       </li></ul><ul class="list"><li>Picardie :        <br />
       -la 10ème Place (homme) dans l’Aisne       <br />
       -la 8ème place (femme) dans la Somme       
       </li></ul><ul class="list"><li>Provence Alpes Côte d’Azur       <br />
       -la 3ème place (homme) dans les Alpes Maritimes.       <br />
       -La  33ème place (homme) dans les Bouches du Rhône       
       </li></ul><ul class="list"><li>Rhône Alpes :       <br />
       -la 6ème place (femme) dans la Drome       <br />
       -la  25ème  place (homme) dans le Rhône       
       </li></ul><ul class="list"><li>Île de la Réunion :       <br />
       -la 8ème place (femme)       <br />
              <br />
              <br />
       Le 10 février 2010,       <br />
       Pour le Parti Socialiste, Martine Aubry       <br />
       Pour le Mouvement Républicain et Citoyen, Jean-Pierre Chevènement</li></ul>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Logement : changeons de cap</title>
   <updated>2010-01-25T15:08:00+01:00</updated>
   <id>http://www.mrc-france.org/Logement-changeons-de-cap_a147.html</id>
   <category term="Positions" />
   <published>2010-01-25T15:08:00+01:00</published>
   <author><name>MRC</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Par Jean-Luc Laurent, Vice-président de la Région Ile de France, en charge du logement. Contre le misérabilisme et le tout-libéral qui marchent souvent la main dans la main, la République a besoin d’un parc de logements échappant à la logique marchande et accessible au plus grand nombre.      <div>
      Le 1er février est un jour important pour tous ceux qui s’intéressent du logement. Date anniversaire de l’appel fondateur de l’Abbé-Pierre contre le mal-logement en 1954, le 1er février est la date à laquelle, chaque année, la Fondation Abbé-Pierre rend son rapport annuel et offre ainsi un éclairage très documenté sur la situation du logement. La Fondation livre aussi une analyse acérée des politiques menées par les pouvoirs publics, en particulier l’Etat qui reste le seul responsable de la mise en œuvre du droit au logement.        <br />
              <br />
       Aujourd’hui, la politique du gouvernement peut se résumer à trois dispositifs :        <br />
              <br />
           * une mesure gadget : la maison à 15€       <br />
           * une mesure de défiscalisation de l’investissement locatif : le « Scellier »       <br />
           * un amortisseur social : les 3 milliards d’Euros d’aides à la personne.       <br />
              <br />
       Les « maisons à 15€ » sont l’illustration médiatique de la politique d’accession dite sociale à la propriété. Au contraire, le dispositif d’investissement locatif« Scellier » est une mesure fiscale très coûteuse qui permet de produire quelques dizaines de milliers de logements mal situés et aux loyers élevés. Les 5 milliards d’euros d’aides à la personne jouent leur rôle d’amortisseur en soutenant directement les ménages. Ces mesures  forment une politique qui a sa cohérence mais qui ne créera pas de dynamique positive.        <br />
              <br />
       Avant l’été, le gouvernement a communiqué sur les modestes résultats de la « maison à 15€ ». Ce dispositif gadget consiste à vendre à des ménages endettés jusqu’à 40 ans des biens de qualité médiocre. Cette mesure est malheureusement au cœur de la politique gouvernementale qui donne la priorité à la mise en œuvre du slogan présidentiel, « la France des propriétaires ». Alors que le taux de propriétaires est aujourd’hui de 58%, il y aurait urgence à passer à 70%. Il est vrai que la France est en Europe dans une position intermédiaire…mais  « très en retard » sur la Bulgarie et ses 98% de propriétaires. On reconnaît bien là, la marque de fabrique du « réformisme » sarkozyste alliant bataille idéologique et objectif chiffré absurde.         <br />
              <br />
       Avec la loi Boutin votée au printemps 2009, le gouvernement met sous pression le mouvement HLM le contraignant à vendre une partie du parc social et à construire des programmes d’accession à la propriété. Cette politique idéologique accompagne le retrait financier de l’Etat. Avec la Révision Générale des Politiques Publiques,  la disparition des aides de l’Etat (« les aides à la pierre ») est programmée. La crise a un peu ralenti le processus mais on aurait tort de se féliciter d’un budget 2010 qui est simplement « moins pire que prévu » (480M€ au lieu de 350M€ prévus initialement mais contre  550M€ en 2009 et encore plus d’1 milliard en 2003).       <br />
              <br />
       Depuis 2007, le gouvernement a indiqué clairement la direction : demain le logement social devra fonctionner sans aide budgétaire de l’Etat à partir des loyers, du produit des ventes et de l’aide des collectivités locales qui sont invitées à payer. Une partie des milieux patronaux réfléchit même ouvertement à une marchandisation du parc social.         <br />
              <br />
       Dans ce paysage sinistre, l’Etat n’a pas complètement démissionné car il reste…le Conseil d’Etat qui a rendu public un travail important consacré au « droit du logement ». Se présentant comme un état juridique de la question, le rapport pointe toutes les questions que le gouvernement s’acharne à ignorer et invite à un renouveau de l’action publique.        <br />
               <br />
              <br />
       <b>Le financement du logement social </b>       <br />
              <br />
       La première question est l’argent. Le rapport appelle un effort budgétaire public conséquent aux alentours de 2% du PIB à rebours du désengagement constant de l’Etat au cours des vingt dernières années. On a souvent lu cet appel sous la plume de la Fondation Abbé Pierre mais le renfort du conseil d’Etat est important. Bien que les collectivités locales, à l’image du conseil régional d’Ile-de-France, aient augmenté leur budget, l’effort collectif reste insuffisant. Contrairement à ce que pense le ministère, une politique du logement ne peut se faire sans argent…ou avec l’argent des autres (1%, bailleurs et collectivités locales). Le pillage du 1% au profit de l’ANRU est une mauvaise nouvelle qui compromet le financement du logement social et fragilise un instrument paritaire associant patronat et syndicats. Non seulement, L’Etat masque provisoirement son désengagement mais il assèche le système paritaire du 1%.         <br />
               <br />
              <br />
       <b>Logement social et décentralisation </b>       <br />
              <br />
       Le rapport demande également une clarification de la gouvernance du logement. Le droit au logement est un droit fondamental dont l’Etat est le garant. La loi Dalo, initiative démagogique dans un contexte de crise de l’offre, prise par Jacques Chirac pour flatter les associations et endormir l’opinion pendant l’hiver 2006-2007, a rappelé cette évidence. L’Etat en tire pourtant la conclusion inverse en procédant  au démantèlement de ses outils propres et en dispersant des bribes de compétences aux collectivités locales. Le Conseil d’Etat suggère que l’achèvement de la décentralisation se fasse au profit des intercommunalités et des départements « sauf en région parisienne où le niveau régional apparaît le seul pertinent ». La situation en Ile-de-France, par l’intensité de la crise comme par la densité urbaine, nécessite d’être traitée au bon niveau. Le Conseil d’Etat rejoint ainsi la revendication  francilienne d’une autorité organisatrice travaillant à l’échelle régionale.        <br />
               <br />
              <br />
       <b>L’importance de la question foncière </b>       <br />
              <br />
       La crise du logement est une crise de l’offre. Au milieu des années 70, décrétant question quantitative réglée, l’ensemble des acteurs a durablement freiné le rythme de construction. Avec le rapport Barre (1977), la droite a réorienté les financements vers les aides à la personne pour favoriser, déjà à l’époque, une politique d’accession à la propriété. La décentralisation a ensuite atomisé les responsabilités. Le droit des sols a été confié aux maires. Il est trop facile aujourd’hui de faire le procès de maires qui seraient frileux ou malthusiens alors que l’Etat n’a fixé ni cadre ni objectifs opérationnels et que les maires-bâtisseurs n’ont pas été accompagnés. Le laissez-faire a prévalu avec pour résultats un déficit de constructions accumulé sur vingt ans. Construire est devenu un problème et l’étalement urbain a progressé. L’inachèvement de la décentralisation et le désengagement de l’Etat ont conduit dans cette impasse. L’acte II de la décentralisation et les lois successives n’ont pas affronté cette question. L’Etat commence, avec la loi Boutin, à prendre, la mesure du problème mais sans apporter de réponses nettes. Aujourd’hui, on se perd encore entre les PLU, PLH, PDALPD et autres SCOT…élaborés par les différentes autorités locales sans aucune cohérence.         <br />
              <br />
       Répondre à  la crise nécessite aussi des outils opérationnels. Le rapport du Conseil d’Etat souligne l’importance de la maîtrise du foncier par la collectivité publique et appelle à « la constitution d’établissements publics fonciers puissants et évitant leur fragmentation ». Le conseil régional d’Ile-de-France a obtenu la création d’un établissement public foncier régional qui, malheureusement, coexiste avec trois petits établissements départementaux dont la pertinence n’est que partisane.        <br />
              <br />
       Le foncier n’est pas rare, il est cher. Le foncier n’est pas une donnée brute, il faut le produire et cela demande du temps, de l’argent et du savoir-faire. C’est le travail des établissements publics fonciers qui ont la force de frappe financière et technique pour agir et anticiper. La vocation de l’action foncière n’est pas de constituer d’improbables réserves foncières à trente ans mais plutôt d’organiser, ici et maintenant, la mobilisation du foncier privé pour accompagner les projets locaux.         <br />
              <br />
       L’enjeu foncier est également fort en milieu périurbain et rural. La maison individuelle est une aspiration constante de nombreux Français. Malheureusement, les lotissements sont souvent mal conçus et mal reliés aux bourgs. Un établissement foncier a aussi l’expertise pour accompagner des projets plus qualitatifs, plus économes en foncier et ainsi concevoir les lotissements du 21ème siècle.         <br />
              <br />
       <b>Développer le parc public </b>       <br />
              <br />
       Le Conseil d’Etat affiche un grand scepticisme face à la priorité donnée à l’accession dite « sociale » à la propriété. Obsession présidentielle depuis 2007, l’accession à la propriété ne peut être l’objectif unique d’une politique logement cohérente en refusant de prendre en compte l’ensemble des aspects (parc privé/parc social, locataires/propriétaires…).         <br />
              <br />
       L’aspiration à l’accession est légitime et n’a rien de condamnable. La faute du gouvernement est de détourner le logement social de sa vocation et de l’asservir à un illusoire objectif, « La France des Propriétaires ». Il est vrai qu’avec la flambée des prix, la base sociale de l’accession a rétréci. Avec ses dispositifs d’aide, le gouvernement fait mine de répondre à quelques milliers de ménages en les solvabilisant avec le prêt à taux zéro ou le Pass-Foncier. Cette action n’a d’effets que marginaux alors qu’une volonté politique de discipliner le marché avec des outils d’interventions foncières et de renverser le rapport de force propriétaires/locataires en développant une offre locative accessible profiteraient à tous et favoriseraient indirectement l’accession à la propriété.        <br />
              <br />
       Dans la situation de crise du logement, qu’il ne faut pas confondre avec la crise immobilière, il est nécessaire de construire des logements sociaux nombreux et ouverts à tous (des ménages pauvres à la classe moyenne). Alors que la logique de la loi DALO pousse le logement social à se spécialiser, sur le modèle anglo-saxon, dans l’accueil exclusif des ménages pauvres et très pauvres, il faut défendre une conception plus large du parc HLM qui doit accueillir aussi les classes moyennes. Avant la récente baisse des plafonds opérés par le ministère, 70% de la population était éligible et cela n’avait rien d’aberrant. C’est au contraire une condition de la mixité sociale et de la viabilité du parc HLM et de son développement. On pourrait même envisager, comme certains pays nordiques, un accès universel au parc social avec un loyer qui prenne en compte les revenus des occupants sur un mode proportionnel ou progressif.         <br />
              <br />
       Plus qu’un outil social, le logement est irremplaçable pour l’aménagement pour sortir de la spécialisation territoriale et être indépendant des stratégies des promoteurs privés. Pour le développement durable, les bailleurs HLM sont aux avant-postes quand les promoteurs trainent les pieds.         <br />
              <br />
       Contre le misérabilisme et le tout-libéral qui marchent souvent la main dans la main, la République a besoin d’un parc de logements échappant à la logique marchande et accessible au plus grand nombre. Les bailleurs sociaux exercent une mission de service public et sont des partenaires indispensables de l’Etat, des collectivités locales, des entreprises et partenaires sociaux. Les affaiblir c’est se désarmer collectivement face au marché dont on a mesuré toutes les impasses au cours des vingt dernières années. Le débat sur le logement social tourne trop souvent autour des questions de l’hébergement des sans-abris ou de l’application de l’article 55 de la loi SRU…ce sont évidemment des sujets importants mais la sortie de crise appelle une réponse qui prenne en compte l’ensemble de la question du logement. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Réunion : « Peut-on sortir du piège dans lequel la Gauche a été enfermée ? »</title>
   <updated>2010-01-25T17:44:00+01:00</updated>
   <id>http://www.mrc-france.org/Reunion-Peut-on-sortir-du-piege-dans-lequel-la-Gauche-a-ete-enfermee_a146.html</id>
   <category term="Le Mouvement Républicain et Citoyen" />
   <published>2010-01-24T17:08:00+01:00</published>
   <author><name>MRC</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Réunion avec Jean-Pierre Chevènement et Georges Sarre mardi 9 février 2010 à 19h à la Mairie du XIe arrondissement, place Léon Blum, Métro Voltaire (ligne 9).     <div>
      <span style="font-style:italic">A l'attention des adhérents et sympathisants du Mouvement Républicain et Citoyen :</span>       <br />
              <br />
       Réunion organisée à l'initiative de Georges Sarre, Conseiller de Paris, Ancien Ministre, avec :       <br />
       Jean-Pierre Chevènement, Sénateur du territoire de Belfort, Ancien Ministre        <br />
               <br />
       sur le thème :  «Peut-on sortir du piège dans lequel la Gauche a été enfermée ?» 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <iframe width="425" height="350" frameborder="0" scrolling="no" marginheight="0" marginwidth="0" src="http://maps.google.fr/maps?f=q&amp;source=s_q&amp;hl=fr&amp;geocode=&amp;q=Mairie+du&amp;sll=48.858871,2.37957&amp;sspn=0.00336,0.009645&amp;ie=UTF8&amp;radius=0.22&amp;rq=1&amp;ev=zo&amp;hq=Mairie+du&amp;hnear=&amp;cid=14779614533739704605&amp;ll=48.858955,2.37957&amp;spn=0.003183,0.009645&amp;iwloc=A&amp;output=embed"></iframe><br /><small><a href="http://maps.google.fr/maps?f=q&amp;source=embed&amp;hl=fr&amp;geocode=&amp;q=Mairie+du&amp;sll=48.858871,2.37957&amp;sspn=0.00336,0.009645&amp;ie=UTF8&amp;radius=0.22&amp;rq=1&amp;ev=zo&amp;hq=Mairie+du&amp;hnear=&amp;cid=14779614533739704605&amp;ll=48.858955,2.37957&amp;spn=0.003183,0.009645&amp;iwloc=A" style="color:#0000FF;text-align:left">Agrandir le plan</a></small>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.mrc-france.org/Reunion-Peut-on-sortir-du-piege-dans-lequel-la-Gauche-a-ete-enfermee_a146.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Forum de Gauche Avenir : "La Gauche, c'est nous"</title>
   <updated>2010-01-24T11:53:00+01:00</updated>
   <id>http://www.mrc-france.org/Forum-de-Gauche-Avenir-La-Gauche,-c-est-nous_a145.html</id>
   <category term="Positions" />
   <photo:imgsrc>http://www.mrc-france.org/photo/imagette-1835304-2504754.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2010-01-24T11:53:00+01:00</published>
   <author><name>MRC</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le Mouvement Républicain et Citoyen invite ses adhérents et sympathisans à assister à ce forum prévu le jeudi 28 janvier 2010 à 18H00  à l'Assemblée nationale. Etienne Butzbach représentera le MRC à cette occasion.
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.mrc-france.org/photo/1835304-2504754.jpg" alt="Forum de Gauche Avenir : "La Gauche, c'est nous"" title="Forum de Gauche Avenir : "La Gauche, c'est nous"" />
     </div>
     <div>
          * 18h- Ouverture du forum, par Paul Quilès, animateur de Gauche Avenir       <br />
              <br />
           * 18H15-20h - 1ère partie (les auditions), animée par Stéphane Allies (Médiapart)       <br />
              <br />
       Quelles attentes? Quelles propositions de changements ? Quelles démarches communes pour une dynamique de rassemblement unitaire ?       <br />
              <br />
       Thèmes évoqués: logement ; éducation ; droits de l’Homme, libertés et République; chômage, emploi et pouvoir d’achat ; solidarité et humanitaire ; environnement et développement durable.       <br />
              <br />
       Intervenants : Serge Inserti-Formentini, (Confédération Nationale du Logement), Jacques Oudot, (Fondation Abbé Pierre), Gérard Aschieri (FSU), Jean-Marc Roirant (Ligue de l’enseignement), Jean-Jacques Hazan, (FCPE), Jean-Pierre Dubois (Ligue des droits de l’Homme), Caroline Fourest (écrivain, journaliste), Jean-Christophe Le Duigou (CGT), Maxime Dumont (CFDT), Rony Brauman (Médecins sans frontières), Pascal Percq (ATD-Quart-Monde ), Bernard Laponche (consultant, Global chance), Patrick Gonthier (UNSA- éducation)       <br />
              <br />
           * 20h-20h15- Synthèse des auditions, par Michel Charzat, animateur de Gauche Avenir.       <br />
              <br />
           * 20h15-21h45 - 2ème partie (les interpellations), animée par Lucile Schmidt       <br />
              <br />
       La nouvelle pratique du pouvoir : les voies démocratiques nouvelles, la construction d’un projet commun et l’exercice du pouvoir       <br />
              <br />
       Intervention de Thierry Pech (Directeur adjoint de la rédaction d’Alternatives économiques), sur «la gauche et l’exercice du pouvoir»       <br />
              <br />
       Interpellation des « grands témoins », personnalités issues des diverses sensibilités de la gauche, en particulier Etienne Butzbach (MRC), Arnaud Montebourg (PS), Eric Coquerel (PG), Marie-Pierre Vieu (PCF), Gérard Charasse (PRG), Claire Villiers (les alternatifs).       <br />
              <br />
           * 21h45-22h- Conclusion du forum, par Marie-Noëlle Lienemann, animatrice de Gauche Avenir.       <br />
              <br />
       Pour vous inscrire, <a class="link" href="http://www.gaucheavenir.org/index.php?option=com_chronocontact&chronoformname=forumlagauchecestnous">cliquer ici</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.mrc-france.org/Forum-de-Gauche-Avenir-La-Gauche,-c-est-nous_a145.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Le MRC considère que le port de la burqua dans l’espace public est contraire aux valeurs de la démocratie et aux valeurs républicaines</title>
   <updated>2010-01-20T21:52:00+01:00</updated>
   <id>http://www.mrc-france.org/Le-MRC-considere-que-le-port-de-la-burqua-dans-l-espace-public-est-contraire-aux-valeurs-de-la-democratie-et-aux-valeurs_a144.html</id>
   <category term="Positions" />
   <published>2010-01-20T21:50:00+01:00</published>
   <author><name>MRC</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      C’est une atteinte à la démocratie en ce qu’il consacre un comportement contraire aux valeurs d’égalité et de dignité reconnues par tout Etat de droit. C’est une atteinte aux valeurs républicaines parce que c’est la négation d’un espace public caractérisé par le civisme et le refus d’exalter les différences.       <br />
              <br />
       Dès lors la seule question qui se pose est celle d’une action efficace et elle-même respectueuse de ces valeurs fondatrices.       <br />
              <br />
       Le MRC constate que nous disposons aujourd’hui d’un arsenal législatif et réglementaire qui, si on veut bien l’appliquer, est suffisant pour prohiber les atteintes à l’ordre public qui pourraient être engendrées par le port de la burqua en public.        <br />
              <br />
       D’une part en effet il est toujours possible d’interdire ce port aux usagers des services publics lorsqu’il altérerait leur fonctionnement ou lorsqu’il mettrait en cause l’intégrité de la personne : on songe notamment au cas du port de la burqua par une patiente se présentant à l’hôpital. D’autre part, il convient de rappeler que la loi du 9 décembre 1905 selon laquelle la République ne reconnaît aucun culte fonde une distinction particulièrement claire entre ce qui relève du comportement privé, qui est libre, et ce qui relève de la sphère publique qui est soumis au respect de l’ordre public. Sur ce fondement, les autorités disposant du pouvoir de police ,c’est-à-dire, les maires et les préfets sont habilités à interdire tel ou tel comportement public portant atteinte à l’ordre, la sécurité et la tranquillité publique ainsi qu’à la dignité de la personne dont la jurisprudence du Conseil d’Etat reconnaît qu’elle est aujourd’hui une composante de l’ordre public. C’est ainsi également que les textes existants font de l’intégration républicaine une condition de l’accès au séjour en France et du regroupement familial, sans parler bien entendu de la naturalisation. Aujourd’hui il est impossible à une femme portant la burqa de séjourner régulièrement en France.       <br />
              <br />
       Ce que les juges aussi bien administratif que constitutionnel et aussi bien nationaux qu’européens prohibent c’est l’interdiction générale et absolue en tant qu’elle porte une atteinte disproportionnée à la liberté individuelle.   Mais justement,  ce qui importe ici est de saisir les situations concrètes qui mettent en cause l’ordre républicain et de le faire chaque fois que cela s’impose et sans défaillance mais non et bien inutilement par une législation générale.       <br />
              <br />
       Cette rigueur, attentive aux cas réels, doit s’allier autant que possible à une ferme politique éducative en direction des jeunes filles qui pourraient être tentées par le port de la burqa. Allier le respect de l’ordre public et la croyance dans les vertus de l’éducation est l’essence même de notre République.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.mrc-france.org/Le-MRC-considere-que-le-port-de-la-burqua-dans-l-espace-public-est-contraire-aux-valeurs-de-la-democratie-et-aux-valeurs_a144.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Le MRC solidaire du peuple haïtien</title>
   <updated>2010-01-18T23:30:00+01:00</updated>
   <id>http://www.mrc-france.org/Le-MRC-solidaire-du-peuple-haitien_a143.html</id>
   <category term="Positions" />
   <published>2010-01-18T23:29:00+01:00</published>
   <author><name>MRC</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Face au drame sans précédent que vivent les haïtiens après ce terrible tremblement de terre, la solidarité est une exigence élémentaire mais surtout un devoir des Etats.     <div>
      Au-delà  de l’aide que chaque citoyen doit apporter aux haïtiens, la France a commencé à répondre à l’urgence, mais ce n’est pas suffisant. La France, compte tenu des liens historiques qui l’unissent à Haïti, doit exiger un effort financier immédiat et conséquent (beaucoup + que les 100 Millions d’Euros prévus) de l’Union européenne et des nations européennes pour permettre aux haïtiens de se soigner, de subsister et de se reconstruire.       <br />
              <br />
       La France a une responsabilité historique vis-à-vis d’Haïti et ne peut abandonner aux seuls Etat Unis la primauté de l’aide à la reconstruction de ce pays meurtri.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.mrc-france.org/Le-MRC-solidaire-du-peuple-haitien_a143.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Le naufrage de Fadela Amara</title>
   <updated>2010-01-12T21:56:00+01:00</updated>
   <id>http://www.mrc-france.org/Le-naufrage-de-Fadela-Amara_a142.html</id>
   <category term="Positions" />
   <published>2010-01-12T21:54:00+01:00</published>
   <author><name>Jean-Luc Laurent</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Par Jean-Luc Laurent, la sécurisation et le renouveau de nos banlieues appellent une approche sérieuse et républicaine, et non des dérapages électoralistes.     <div>
      Fadela Amara incarne l’échec de la politique de l’ouverture. A l’image d’Eric Besson, l’ancienne présidente de « Ni Putes Ni Soumises » a choisi le zèle et la surenchère dans le sarkozysme le plus caricatural.       <br />
              <br />
       En appelant à « nettoyer au kärcher » la violence « qui tue nos enfants dans les cités », la secrétaire d’Etat s’imagine sans doute sauver sa carrière gouvernementale en mettant ses pas dans le déplorable sillon tracé par Nicolas Sarkozy au ministère de l’Intérieur.       <br />
              <br />
       Je me permets donc de rappeler à Mme Amara que la saillie de M. Sarkozy sur le « nettoyage de la racaille au kärcher » avait été suivie, non pas d’une sécurisation des quartiers sensibles, mais bien au contraire d’une explosion sans précédent de la violence dans nos banlieues qui avait abouti aux émeutes de novembre 2005.       <br />
              <br />
       Grâce à Jean-Pierre Chevènement en 1997, la gauche française s’est saisie de la question de la sécurité. La création de la police de proximité, stupidement supprimée par Nicolas Sarkozy, constituait une réponse autrement efficace à la montée des insécurités sur notre territoire, que les provocations et les gesticulations de la droite UMP.       <br />
              <br />
       De tels discours, assortis d’aucune mesure nouvelle et efficace, visent beaucoup plus à instaurer un climat de conflit, de violence latente, qu’à rassurer les citoyens. Ce n’est pas par de telles provocations que l’UMP parviendra à convaincre les citoyens de la pertinence de son action en matière de sécurité. Ce n’est pas non plus ainsi que Fadela Amara fera oublier son échec cinglant au ministère de la Ville : échec du plan Espoir banlieue, échec des contrats d’autonomie, mise à mort programmée de la politique de la ville au printemps prochain…       <br />
              <br />
       La sécurisation et le renouveau de nos banlieues appellent une approche sérieuse et républicaine, et non des dérapages électoralistes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Pour le maintien de l'histoire-géographie en terminale scientifique</title>
   <updated>2009-12-10T09:15:00+01:00</updated>
   <id>http://www.mrc-france.org/Pour-le-maintien-de-l-histoire-geographie-en-terminale-scientifique_a141.html</id>
   <category term="Positions" />
   <published>2009-12-10T09:12:00+01:00</published>
   <author><name>MRC</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
par Michel Vignal, secrétaire national à l’Education du MRC     <div>
      La suppression de l’enseignement de l’histoire-géographie en terminale scientifique, orientation qui concerne plus de la moitié des lycéens de la filière générale, montre combien Luc Chatel renonce, dans sa réforme du lycée, à faire de la formation du citoyen une priorité, en particulier pour ceux des élèves qui se destinent à devenir scientifiques ou techniciens, ingénieurs, cadres issus des écoles de commerce et de gestion ou cadres administratifs…       <br />
              <br />
       La présence de l’histoire-géographie sous forme optionnelle est trompeuse et démagogique car, en réalité, avec la spécialisation renforcée en mathématique et en sciences, bien peu d’élèves choisiront d’alourdir leur temps d’études.       <br />
              <br />
       L’incohérence de cette décision est profonde alors qu’un débat sur l’identité nationale est lancé par le président de la République. Comment comprendre ce qu’est être citoyen français dans le monde d’aujourd’hui, si tous les lycéens ne sont pas en mesure de se forger un jugement à partir de savoirs historiques solides sur leur peuple et les autres peuples et d’une réflexion critique sur la période récente ? Participer à une construction collective et se projeter dans le futur autour d’un destin commun exigent une bonne connaissance du passé.       <br />
              <br />
       Etre citoyen français, c’est aussi comprendre les données de la mondialisation, les caractéristiques et les facteurs de la vie et des crises économiques et sociales, la géopolitique avec les rapports de force entre les nations, les interrelations aussi entre les groupes humains et leurs milieux. Ces connaissances sur le monde contemporain sont l’objet de la géographie.       <br />
              <br />
       L’histoire et la géographie sont constitutives d’une culture générale dont la maîtrise est un des objectifs de l’école républicaine. Cet acte de rupture avec les humanités et les valeurs républicaines, décidée par le ministre, est inadmissible puisque qu’il éloigne le lycée de la nécessaire formation d’esprits libres et éclairés. Le ministre Luc Chatel s’enferme, sous prétexte de rééquilibrage des filières, dans une vision utilitariste de l’enseignement.       <br />
              <br />
       C’est pourquoi, le Mouvement Républicain et Citoyen soutient les nombreuses protestations qui s’expriment pour demander le retour à un enseignement obligatoire d’histoire-géographie en terminale scientifique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Identité = souveraineté</title>
   <updated>2009-12-09T21:25:00+01:00</updated>
   <id>http://www.mrc-france.org/Identite-souverainete_a140.html</id>
   <category term="Positions" />
   <photo:imgsrc>http://www.mrc-france.org/photo/imagette-1755414-2382231.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-12-09T20:50:00+01:00</published>
   <author><name>MRC</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Tribune de Georges Sarre, parue dans Le Monde, 8 décembre 2009.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.mrc-france.org/photo/1755414-2382231.jpg" alt="Identité = souveraineté" title="Identité = souveraineté" />
     </div>
     <div>
      Dans la République, l'identité nationale se confond avec la citoyenneté, impliquant l'exercice en commun de la souveraineté. Si celle-ci est ignorée, livrée à quelque instance supranationale, si donc la nationalité est déconnectée de la citoyenneté, il ne reste plus que l'ethnicité. Voilà pourquoi le débat sur l'identité nationale, proposé par le président de la République, piège tous ceux qui acceptent le traité de Lisbonne, et par-là même atteint son objectif premier, son objectif politicien. Mais voilà aussi pourquoi ce débat peut se retourner contre son initiateur, si les républicains sont suffisamment forts pour y faire entendre la conception française de la nation, pour isoler les quelques tenants de la conception allemande, qui se situent à l'extrême droite de l'éventail politique.       <br />
              <br />
       Une trop grande partie de la gauche est paralysée de peur devant le mot "nation", oubliant qu'il est à la racine même d'"internationalisme". Et l'internationalisme, loin d'être la négation des nations, est la coopération entre les nations, mais entre des nations souveraines, des nations dans lesquelles les peuples s'expriment librement. Cette gauche craintive croit pouvoir dissoudre les nations dans des ensembles plus ou moins artificiels, dans lesquels les peuples sont sommés de voter conformément aux exigences de couches dirigeantes cooptées. Si un peuple n'obtempère pas, il est condamné soit à revoter jusqu'au moment où il se conforme, comme en Irlande, quitte à lui faire quelques concessions formelles, soit il est contourné, comme en France. Ainsi, la volonté du peuple français exprimée le 29 mai 2005 a été bafouée par le Congrès le 4 février 2008.       <br />
              <br />
       A partir du moment où la France n'est plus l'expression d'une volonté politique souveraine, à partir du moment où l'objet même de l'espace public devient flou, les Français, quelles que soient leurs origines culturelles et géographiques, ne trouvent plus dans la citoyenneté le support à leur intégration dans la collectivité nationale. Pour légitimement se donner une identité qui dépasse leur propre personne, ils sont contraints de puiser dans leur sphère privée, faisant appel à la religion, à l'origine ethnique ou à tout autre critère qui, en France, appartient au particulier de chacun. Alors, les nouveaux Français, et les anciens, ne voient plus que les différences, souvent les plus superficielles, qui les séparent entre eux. Il ne leur reste plus que le repli communautariste. Pour les Français immigrés ou de parents immigrés, ce communautarisme permet de combiner leurs liens avec leurs "compatriotes de là-bas" et un étroit localisme limité au lieu d'habitation.       <br />
              <br />
       Si la souveraineté inclut la coopération sous forme intergouvernementale, elle exclut la démarche européenne dite communautaire. Dans la République, pour qu'une décision s'impose au peuple français, il faut que les instances qu'il a démocratiquement désignées à cet effet aient dûment et librement approuvé ladite décision. Une directive européenne devrait pouvoir être amendée par le Parlement français. Les décisions des cours de justice supranationales devraient être indicatives, et non impératives.       <br />
              <br />
       Mais il ne suffirait pas que les citoyens aient enfin retrouvé leur capacité à agir sans contrainte extérieure dans l'espace public. Il faut encore qu'ils soient fiers de leur citoyenneté, qu'ils soient fiers de la nation à laquelle ils appartiennent, non pas au détriment des autres, mais en connaissant l'histoire dont ils sont les héritiers. La fierté républicaine ne repose pas sur le sang, sinon sur le sang versé pour la liberté. La fierté républicaine repose surtout sur la culture, dont les citoyens doivent être les promoteurs et les défenseurs. Cette culture dont tout citoyen français est l'héritier simplement parce que juridiquement il est citoyen français. Or, précisément, en ce moment même, le gouvernement porte un nouveau coup à l'enseignement de l'histoire, la discipline qui permet de comprendre que l'identité nationale, en France, ne repose pas sur la génétique, mais sur le politique. Pour appréhender le débat public, sinon y participer, un citoyen doit au moins se percevoir dans une continuité temporelle, qui lui permet d'envoyer son arbre généalogique dans sa sphère privée.       <br />
              <br />
       Il faut donc ouvrir les portes de ce débat sur l'identité nationale, ne pas les laisser coincées dans l'opération électoraliste où voudrait les confiner le président de la République, ne pas laisser la patrie, notre bien commun le plus précieux, dans des marécages peu ragoûtants. Au contraire, la question nationale doit prendre toute son ampleur pour interroger et modifier la politique française dans son ensemble, pour la remettre à l'endroit, pour maintenir l'intime fusion entre identité nationale et identité républicaine. Alors, seront traitées dans un même mouvement la question nationale et la question sociale, parce que le problème des quartiers dits sensibles est à la fois celui du chômage et celui de la culture. Et la France ne retrouvera le chemin de l'emploi que par une politique volontariste de réindustrialisation, politique qui demande que les nouvelles productions, quelles qu'elles soient, soient protégées, au moins dans un premier temps. Le grand emprunt n'a de sens que s'il sert à investir dans des industries permettant d'assurer l'avenir et de rééquilibrer la balance commerciale.       <br />
              <br />
       Mais, alors, il faut remettre en cause les dogmes libre-échangistes du FMI, de l'OMC et de l'Union européenne. Mais, alors, il faut que le peuple français retrouve sa pleine souveraineté. Ainsi donc, ce débat sur l'identité nationale est soit une politicaillerie qui confine à la canaillerie, soit à l'inverse, si les républicains s'en emparent, le prélude à une véritable modernisation de la France.       <br />
              <br />
       --------       <br />
       Voir la tribune <a class="link" href="http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/12/08/identite-souverainete-par-georges-sarre_1277504_3232.html">sur le site du Monde</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.mrc-france.org/Identite-souverainete_a140.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Régionales : MRC et PRG veulent que que le PS "respecte leur personnalité"</title>
   <updated>2009-12-09T17:42:00+01:00</updated>
   <id>http://www.mrc-france.org/Regionales-MRC-et-PRG-veulent-que-que-le-PS-respecte-leur-personnalite_a139.html</id>
   <category term="Positions" />
   <photo:imgsrc>http://www.mrc-france.org/photo/imagette-1755054-2381645.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-12-09T17:42:00+01:00</published>
   <author><name>MRC</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dépêche AFP, mercredi 09 décembre, 11h58.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.mrc-france.org/photo/1755054-2381645.jpg" alt="Régionales : MRC et PRG veulent que que le PS "respecte leur personnalité"" title="Régionales : MRC et PRG veulent que que le PS "respecte leur personnalité"" />
     </div>
     <div>
      Le Mouvement républicain et citoyen (MRC) et le Parti radical de gauche (PRG) <a class="link"  href="http://www.mrc-france.org/Rencontre-entre-le-MRC-et-le-PRG_a137.html">ont annoncé mercredi</a> qu'ils souhaitaient "faire respecter leur personnalité en vue d’un accord national" avec le PS pour les régionales alors que des problèmes de places sur les listes se posent.       <br />
              <br />
       Jean-Pierre Chevènement, président du MRC et Jean-Michel Baylet, président du PRG, qui se sont rencontrés mardi au siège du PRG, ont "affirmé leur identité ancrée dans les valeurs communes de citoyenneté et de laïcité et sur une démarche républicaine partagée, fondée sur la recherche de l’intérêt général", selon leur communiqué commun.       <br />
              <br />
       Ayant engagé l’un et l’autre des "conversations" avec le Parti socialiste pour les régionales, ils précisent vouloir "faire respecter leur personnalité en vue d’un accord national PS-PRG-MRC".       <br />
              <br />
       Début novembre, les deux partis avaient, chacun de leur côté, décidé de listes communes avec le PS dès le premier tour des régionales.       <br />
              <br />
       Jean-Luc Laurent, secrétaire national du MRC chargé de la coordination, a dit à l'AFP qu'il y avait "des blocages pour la bonne mise en oeuvre de cet accord national" notamment "en termes de places sur les listes".       <br />
              <br />
       Pour MM. Chevènement et Baylet, l'échéance régionale se situe "dans la perspective d’une reconstruction de la gauche en 2012 autour d’une identité républicaine refondée".
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.mrc-france.org/Regionales-MRC-et-PRG-veulent-que-que-le-PS-respecte-leur-personnalite_a139.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Téléchargez et distribuez le dernier numéro de Citoyens Militants</title>
   <updated>2009-12-10T09:15:00+01:00</updated>
   <id>http://www.mrc-france.org/Telechargez-et-distribuez-le-dernier-numero-de-Citoyens-Militants_a138.html</id>
   <category term="Tracts" />
   <photo:imgsrc>http://www.mrc-france.org/photo/imagette-1753944-2379924.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-12-09T08:32:00+01:00</published>
   <author><name>MRC</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Téléchargez le dernier numéro en ligne de "Citoyens Militants" (décembre 2009), le bulletin d'information du Mouvement Républicain et Citoyen.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.mrc-france.org/photo/1753944-2379924.jpg" alt="Téléchargez et distribuez le dernier numéro de Citoyens Militants" title="Téléchargez et distribuez le dernier numéro de Citoyens Militants" />
     </div>
     <div>
      Le bulletin (16 pages) est disponible ci-dessous au format PDF.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.mrc-france.org/Telechargez-et-distribuez-le-dernier-numero-de-Citoyens-Militants_a138.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Rencontre entre le MRC  et le PRG</title>
   <updated>2009-12-08T23:29:00+01:00</updated>
   <id>http://www.mrc-france.org/Rencontre-entre-le-MRC-et-le-PRG_a137.html</id>
   <category term="Positions" />
   <published>2009-12-08T23:29:00+01:00</published>
   <author><name>MRC</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le Mouvement Républicain et Citoyne et le Parti Radical de Gauche se sont rencontrés le 8 décembre 2009 au siège du Parti Radical de Gauche. 
Les deux délégations étaient conduites par Jean-Michel Baylet et Jean-Pierre Chevènement. Les deux partis ont publié le communiqué suivant :      <div>
      « Nos deux partis ont affirmé leur identité ancrée dans les valeurs communes de citoyenneté et de laïcité et sur une démarche républicaine partagée, fondée sur la recherche de l’intérêt général.        <br />
       C’est cette approche politique commune qu’ils entendent poursuivre ensemble comme la meilleure réponse à la crise actuelle.        <br />
       Ils ont engagé l’un et l’autre des conversations avec le Parti Socialiste en vue des élections régionales.        <br />
       Ils entendent faire respecter leur personnalité en vue d’un accord national PS-PRG-MRC.        <br />
       Ils situent cette échéance régionale dans la perspective d’une reconstruction de la gauche en 2012 autour d’une identité républicaine refondée. »
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.mrc-france.org/Rencontre-entre-le-MRC-et-le-PRG_a137.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Pour Noël, Christian Blanc offre un train électrique à la région capitale</title>
   <updated>2009-12-01T14:46:00+01:00</updated>
   <id>http://www.mrc-france.org/Pour-Noel,-Christian-Blanc-offre-un-train-electrique-a-la-region-capitale_a136.html</id>
   <category term="Positions" />
   <photo:imgsrc>http://www.mrc-france.org/photo/imagette-1739491-2357116.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-12-01T14:41:00+01:00</published>
   <author><name>Jean-Luc Laurent</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Une tribune de Jean-Luc Laurent, maire du Kremlin Bicêtre, paru sur Rue89     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.mrc-france.org/photo/1739491-2357116.jpg" alt="Pour Noël, Christian Blanc offre un train électrique à la région capitale" title="Pour Noël, Christian Blanc offre un train électrique à la région capitale" />
     </div>
     <div>
      Ma famille politique, jacobine et décentralisatrice, n'est pas hostile par principe au retour de l'Etat en Ile-de-France. Aucun territoire n'appartient aux seules collectivités locales et aux élus du cru, encore moins la région capitale.       <br />
              <br />
       Malheureusement, ce retour se fait aujourd'hui de manière très contestable, presque caricaturale. M. Blanc pense être l'héritier du baron Haussmann et de Paul Delouvrier, il serait plus juste de le décrire comme le petit-fils du Père Noël et du Père Fouettard.       <br />
              <br />
       Voilà donc le Père Noël qui dépose, sous le sapin des Franciliens, un magnifique train électrique, 130 kilomètres, rapide, 40 gares… bref moderne. Le secrétaire d'Etat n'a pas de mots assez beaux pour le décrire. L'Etat va investir un peu mais mobiliser tous les moyens de la puissance publique et les outils opérationnels pour avancer vite, quitte à court-circuiter le débat public et les citoyens. Le projet de loi évoque 800000 emplois, 9 clusters reliés entre eux…       <br />
              <br />
       L'Ile-de-France est invitée à prendre le train pour le XXIe siècle. Le tracé est ambitieux et large quand l'opinion peine à bien cerner l'action des collectivités locales franciliennes, émancipées en matière de transports seulement depuis 2005.       <br />
              <br />
       Sous le charme, nous devrions applaudir la vision du secrétaire d'Etat. Parallèlement, dix grandes équipes internationales d'architectes ont dessiné le futur de l'Ile-de-France. Les images sont belles, contradictoires entre elles, contradictoires avec le projet de M.Blanc mais qu'importe c'est Noël…       <br />
              <br />
       Tout va bien se passer d'autant que le Père et le Fils veillent. Malheureusement, la magie de Noël ne dure jamais et nous serons vite le 26 décembre et il restera alors une interrogation inquiète : ce secrétaire d'Etat ne serait-il pas plutôt le Père Fouettard ?       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Le pire de la méthode technocratique</b>       <br />
              <br />
       Commençons par la méthode. La critique est facile, à peu près systématique et souvent convenue. Dans ce cas précis, elle ne manque pas de pertinence. Pendant une année, le secrétaire d'Etat s'est enfermé dans son ministère avec une équipe réduite pour élaborer le projet. M.Blanc revisite le pire de la méthode technocratique : absence de débat sur les finalités considérées comme des évidences et débat tardif et marginal sur les moyens.       <br />
              <br />
       Présenter le débat actuel comme une bataille de pouvoirs et d'égos est très commode pour le secrétaire d'Etat. Le fond de l'affaire est que le train électrique est un projet dangereux qui roulera à vide et à contresens. Ce train traversera sans s'y arrêter les territoires franciliens, reliant une dizaine de clusters aux aéroports et aux gares.       <br />
              <br />
       Ce train sera vide parce qu'il repose sur une conception fausse des transports de banlieue à banlieue. Il va favoriser l'urbanisation périphérique et l'étalement urbain au moment où la priorité est de bâtir une ville compacte, économe en énergie. A quelques jours du sommet de Copenhague, le parti-pris du projet de M. Blanc est clairement pré-Kyoto.       <br />
              <br />
       Plutôt que de répondre aux besoins de déplacements inter-banlieues dans la zone dense et d'y créer une véritable armature métropolitaine, le projet de Société du Grand Paris choisit la fuite en avant, hors du réel. Ses hypothèses économiques sont irréalistes et les chiffres de créations d'emplois ne sont pas sérieux.       <br />
              <br />
       L'Ile-de-France va, et doit, croître, plus vite que la moyenne nationale mais jamais ne seront atteints les chiffres agités par l'Etat. Le volet caché du Grand Paris serait-il une politique nataliste francilienne ?       <br />
              <br />
       Quatre ans après les émeutes de 2005 dont les images ont été diffusées dans le monde entier sous le nom de « Paris riots », le malaise social reste entier et déborde les quartiers populaires. Les émeutes n'ont pas qu'un impact négatif en matière de « marketing territorial » ; la justice sociale est nécessaire à la compétitivité.       <br />
              <br />
       L'Ile-de-France a besoin de raccrocher ses quartiers populaires. Notre région sera invivable sans sa classe moyenne et sans emplois intermédiaires qualifiés. Dans le schéma de M. Blanc, la métropole sera duale juxtaposant des zones d'hyper-compétitivité reliées entre elles et des territoires à l'abandon. La globalisation pousse dans ce sens.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>En compétition avec Lille, Lyon et Nantes pour le cadre de vie</b>       <br />
              <br />
       Tout l'enjeu pour les politiques publiques est de contrecarrer ce mouvement, pas de le précipiter. Il ne s'agit pas de défendre une « Ile-de-France village » (formule de la tête de liste Europe Ecologie en Ile-de-France) mais de conforter le rôle de Paris dans l'économie-monde en assurant la cohésion sociale. La métropole francilienne doit être compétitive, solidaire et vivable.       <br />
              <br />
       Avant même d'être en compétition avec Londres, New York et Tokyo…Paris l'est avec Lille, Lyon et Nantes pour la qualité de vie. En réduisant le « Grand Paris » à un projet de transport et de développement économique, en ignorant la construction de logements abordables, nous nous préparons collectivement un avenir très difficile. Convaincu que la dualité est nécessaire ou fatale, M.Blanc ne s'arrête pas à ces subtilités. Le train doit rouler.       <br />
              <br />
       Le rapide débat parlementaire est sans grand espoir. La bataille reprendra le 21 mars au lendemain des régionales et tous ceux qui ont à cœur l'avenir de la métropole francilienne devront s'atteler à mettre en échec- même si c'est regrettable du point de vue des principes républicains- ce projet insensé.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.mrc-france.org/Pour-Noel,-Christian-Blanc-offre-un-train-electrique-a-la-region-capitale_a136.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Téléchargez et distribuez le tract : "Pour un programme de salut public !"</title>
   <updated>2009-11-13T00:21:00+01:00</updated>
   <id>http://www.mrc-france.org/Telechargez-et-distribuez-le-tract-Pour-un-programme-de-salut-public-!_a135.html</id>
   <category term="Tracts" />
   <photo:imgsrc>http://www.mrc-france.org/photo/imagette-1701868-2300125.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-11-12T14:51:00+01:00</published>
   <author><name>MRC</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le tract est disponible en bas de page au format PDF. Il est à votre disposition pour vos tractages, vos réunions publiques, vos permanences, etc.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.mrc-france.org/photo/1701868-2300125.jpg" alt="Téléchargez et distribuez le tract : "Pour un programme de salut public !"" title="Téléchargez et distribuez le tract : "Pour un programme de salut public !"" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.mrc-france.org/photo/1701868-2300133.jpg" alt="Téléchargez et distribuez le tract : "Pour un programme de salut public !"" title="Téléchargez et distribuez le tract : "Pour un programme de salut public !"" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>POUR UN PROGRAMME DE SALUT PUBLIC !</b>       <br />
              <br />
       Souvenez-vous, c'était il y a 10 ans ! Les attentats du 11 septembre n'avaient pas eu lieu. La Chine ne semblait pas à ce point conquérante sur le plan économique. L'euro valait seulement un dollar. Le modèle néo-libéral américain et anglais était montré en exemple au monde entier. La bourse et la “ création de valeur pour l'actionnaire ” étaient les alpha et omega de la pensée unique médiatique. Les Etats-Unis n'étaient pas encore enlisés sur deux fronts, en Irak et en Afghanistan. La Russie ne se relevait pas de la chute du communisme. Le Brésil ne s'imaginait pas encore organiser les jeux olympiques. La liste pourrait s'allonger, qui prouverait à quel point le monde a changé en dix ans, et comment le prêt à penser conformiste n'est plus en mesure <span style="font-style:italic">de faire face au monde tel qu'il est</span>.       <br />
              <br />
       Le Mouvement Républicain et Citoyen, présidé par Jean-Pierre Chevènement (sénateur du Territoire de Belfort), conscient des immenses mutations à l'oeuvre sous le double mouvement de la globalisation financière et de la constitution d'un monde multipolaire fait de grandes puissances nationales, propose aux citoyens français <b>un programme de salut public en dix points pour la France</b>, à la hauteur des enjeux de la crise.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>1 - Lutter contre la concurrence déloyale du dollar et des pays à très bas salaires</b>       <br />
       Entre la concurrence déloyale du dollar et celle des bas salaires de la Chine, la France doit affirmer son indépendance stratégique en oeuvrant de manière déterminée pour un euro moins cher contre le dollar et pour la mise en oeuvre de protections commerciales à l'échelle de l'Europe (à 27 ou à défaut à 6), réponses les plus sérieuses aux délocalisations et à la pression à la baisse sur les salaires. La France doit rechercher la coopération de l'Allemagne à cette stratégie, ainsi que la mise en place d'un gouvernement économique de la zone euro. A défaut, la sortie de la zone euro de plusieurs pays dont la France s'imposera comme le seul moyen d'échapper à l'asphyxie.       <br />
              <br />
       <b>2 - Programmer le retour au plein emploi</b>       <br />
       La priorité absolue doit être accordée à la protection des emplois industriels, agricoles et dans les services existants par une protection commerciale européenne, la taxation plus forte des suppressions d’emplois par les grands groupes, le soutien à l’emploi non délocalisable, un statut du travail dans les activités de service à la personne, etc.       <br />
              <br />
       <b>3 - Nouer des partenariats avec les puissances émergentes</b>       <br />
       La France doit mener une politique étrangère de construction de grands partenariats avec les puissances émergentes (Russie, Inde, Brésil, etc.), seule politique réaliste pour échapper à l'étau sino-américain qui structurera le début du XXIème siècle. Il ne saurait par ailleurs être question pour la France de renoncer à son siège au Conseil de sécurité des Nations Unies ou de le partager, ni de demeurer dans le commandement intégré de l'OTAN.       <br />
              <br />
       <b>4 - Lutter à l'échelle planétaire contre la dégradation de l'environnement</b>       <br />
       La politique environnementale doit prendre acte des grands déséquilibres écologiques et orienter une très grande partie de l'effort de recherche vers les projets de captation du Co2 et d'énergies propres (incluant le nucléaire de 4ème génération). Ces grands projets doivent aider les pays émergents à se développer sans dégrader l'environnement.       <br />
              <br />
       <b>5 - Desserrer l’étau de la dette en acceptant une inflation modérée</b>       <br />
       L'explosion des dettes privées et publiques dans les grands pays industrialisés rend d'ores et déjà très difficile leur remboursement. L'acceptation d'un taux d'inflation modéré de l'ordre de 5 % par an peut aider à soulager de manière décisive le poids que font peser sur les économies ces dettes. Le pouvoir d'achat des ouvriers et des employés sera garanti par une échelle mobile des salaires.       <br />
              <br />
       <b>6 - Nationaliser les banques subventionnées par des fonds publics</b>       <br />
       Le système bancaire doit être profondément assaini par la nationalisation des banques ayant reçu des aides publiques et la séparation légale des banques de dépôt et des banques d'affaires. Il doit être mis un terme au système des bonus extravagants dans les activités prédatrices pour l'économie. De nouvelles réglementations nationales, européennes et internationales doivent encadrer drastiquement les activités financières.       <br />
              <br />
       <b>7 - Lancer une politique industrielle ambitieuse</b>       <br />
       Une politique industrielle ambitieuse doit être lancée urgemment à partir d'un emprunt national dans les domaines d'intérêt stratégique pour la France : réseaux haut-débit et fibre optique, réseaux de ferroutage, isolation des logements, énergies propres et renouvelables, automobile propre, nanotechnologies, biotechnologies, matériaux du futur, etc. Ces grands investissements prépareront les 50 prochaines années.       <br />
              <br />
       <b>8 - Rendre le logement plus abordable pour les familles</b>       <br />
       Le logement devient une charge de plus en plus lourde dans le budget des familles et des personnes seules, qu'il faut réduire. Le parc locatif public doit être soutenu par la création de logements à loyer abordables et de qualité. Un programme national pour les logements sociaux et privés de rénovation et d'économies d'énergie doit être engagé afin de réduire la facture énergétique des locataires. Les avantages fiscaux qui encouragent la spéculation immobilière seront supprimés.       <br />
              <br />
       <b>9 - Revenir à des impôts progressifs en fonction de la richesse des ménages</b>       <br />
       Prenant acte de l'envolée des plus hauts salaires et de la concentration du capital, immobilier en particulier, une réforme de la fiscalité nationale et locale sera engagée pour donner la priorité absolue à la réduction des inégalités, par la suppression du bouclier fiscal, le retour à la progressivité de l'impôt selon les ressources et le rétablissement de l'impôt sur les successions pour les patrimoines supérieurs à 500 000 euros.       <br />
              <br />
       <b>10 - Développer l'égalité républicaine</b>       <br />
       Les services publics, éléments essentiels de l'identité républicaine de la France, doivent être adaptés aux nouveaux besoins des citoyens (éducation, santé, eau, réseaux Internet, transports). Leurs moyens doivent être développés par une contribution de l'ensemble des revenus, en particulier financiers, à l'effort de cohésion nationale. Des services publics forts et modernisés, en particulier dans les zones rurales, périurbaines ou les banlieues populaires, seront un levier puissant de l'égalité entre tous les citoyens.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.mrc-france.org/Telechargez-et-distribuez-le-tract-Pour-un-programme-de-salut-public-!_a135.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Pour le MRC, l’identité nationale, c’est d’abord l’identité républicaine</title>
   <updated>2009-11-05T00:15:00+01:00</updated>
   <id>http://www.mrc-france.org/Pour-le-MRC,-l-identite-nationale,-c-est-d-abord-l-identite-republicaine_a134.html</id>
   <category term="Positions" />
   <published>2009-11-05T00:14:00+01:00</published>
   <author><name>MRC</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le MRC a décidé de ne pas participer aux débats sur l’« identité nationale » organisés dans les préfectures à l’initiative du Président de la République avant l’échéance des élections régionales.     <div>
      Nul plus que nous n’est convaincu de l’importance d’affirmer, dans un monde en perte de repères, l’identité républicaine de la France, fondée sur un message universel. C’était le projet de la Révolution française. Aujourd’hui, même si la France n’a évidemment  pas commencé en 1789, et se définit surtout à travers sa langue, le français, c’est bien le message de la République qui mérite d’être entendu haut et fort. L’identité de la France c’est celle de ce message universel qui se décline dans les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité.       <br />
              <br />
       Mais nous n’acceptons pas l’instrumentalisation de l’identité républicaine de la France, qui, dans les mains du ministre à la fois chargé de l’immigration et de l’identité nationale, se charge d’un sens défensif. L’heure est à la compréhension du monde qui vient, celui du XXIè siècle, avec les repères solides fournis par l’héritage des Lumières. Elle n’est pas au repli identitaire sur un idéal national frileux qui tournerait le dos à la tradition dont nous nous réclamons, celle d’une patrie civique, généreuse et intégratrice. Tenus peu avant les élections régionales, ces débats en préfecture sentent de loin l’opération politicienne visant à ramener les brebis perdues de l’extrême-droite dans le bercail de l’UMP.       <br />
              <br />
       Quant au débat ouvert dès aujourd’hui sur Internet, il peut être l’occasion de quelques rappels salutaires mais plutôt à l’adresse de nos gouvernants. La force de notre pacte républicain vient de ce que les Français s’y reconnaissent massivement.. Ce dont ils doutent, ce serait plutôt de la volonté du président de la République de continuer à leur assurer une assise solide. Liberté ? Voyez du côté de la réforme de la justice, faite pour remettre celle-ci dans la main du pouvoir. Regardez les transferts massifs de pouvoir opérés au profit d’institutions européennes déconnectées du suffrage universel, au détriment du parlement. Egalité ? Voyez du côté de la panne de l’ascenseur social - sauf à Neuilly. Fraternité ? Voyez du côté du copinage des banquiers, des grands medias et des partis politiques assoiffés de « rupture » avec la protection sociale. Laïcité ? Voyez les appels du Président de la République aux autorités religieuses pour leur demander d’investir l’espace public et les accords passés avec le Vatican pour la reconnaissance des diplômes délivrés par l’enseignement confessionnel.       <br />
              <br />
       Nous ferons quant à nous valoir notre point de vue, comme nous l’avons toujours fait, chaque fois que cela nous semblera utile et notamment quand le gouvernement s’attaquera aux valeurs républicaines. Mais de grâce, n’inversons pas les vrais défis. Ce n’est pas aux autorités nationales de demander aux Français confirmation de leur livret de naissance. C’est à nous, Français, d’interpeller les autorités nationales en leur demandant compte de ce qu’elles font de l’héritage républicain de la France. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.mrc-france.org/Pour-le-MRC,-l-identite-nationale,-c-est-d-abord-l-identite-republicaine_a134.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Régionales: listes communes PS-MRC dès le premier tour</title>
   <updated>2009-12-09T17:43:00+01:00</updated>
   <id>http://www.mrc-france.org/Regionales-listes-communes-PS-MRC-des-le-premier-tour_a133.html</id>
   <category term="Positions" />
   <photo:imgsrc>http://www.mrc-france.org/photo/imagette-1687026-2276881.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-11-05T00:05:00+01:00</published>
   <author><name>MRC</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dépêche AFP, mercredi 4 novembre 2009, 17h54.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.mrc-france.org/photo/1687026-2276881.jpg" alt="Régionales: listes communes PS-MRC dès le premier tour" title="Régionales: listes communes PS-MRC dès le premier tour" />
     </div>
     <div>
      La première secrétaire du PS, Martine Aubry, et le président du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC), Jean-Pierre Chevènement, ont décidé mercredi de la constitution de listes communes dès le premier tour des élections régionales de mars.       <br />
              <br />
       Les deux leaders se sont rencontrés mercredi au siège du Parti socialiste et ont décidé de <span style="font-style:italic">"la construction de listes communes dès le premier tour des élections régionales"</span>, indiquent les deux partis <a class="link"  href="http://www.mrc-france.org/Communique-du-Mouvement-Republicain-et-Citoyen-et-du-Parti-Socialiste_a132.html">dans un communiqué commun</a>.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">"Ces listes devront permettre l’expression et la représentation de nos deux formations dans l’ensemble des régions"</span> et <span style="font-style:italic">"ont vocation à être, avec les forces de gauche et républicaines qui voudront s’y associer, le socle d’une union de toute la gauche"</span>, précise le communiqué.       <br />
              <br />
       Les deux partis ont également décidé de réunir <span style="font-style:italic">"un groupe de travail sur la préparation du projet de la gauche"</span> et un autre groupe <span style="font-style:italic">"sur l’organisation des primaires"</span> en vue de la présidentielle de 2012.       <br />
              <br />
       Les instances régionales des deux partis <span style="font-style:italic">"en lien avec les présidents de régions"</span> doivent se rencontrer rapidement pour aboutir à la constitution de listes d’union <span style="font-style:italic">"au premier et au deuxième tour"</span>.       <br />
              <br />
       Mardi, le président du Parti radical de gauche (PRG) Jean-Michel Baylet, avait également rencontré Mme Aubry et décidé de listes communes avec le PS dès le premier tour dans toutes les régions.       <br />
              <br />
       Mais, souligne le communiqué PS-MRC, <span style="font-style:italic">"un certain nombre de formations à gauche sont tentées par l’isolationnisme dans l’espoir de gagner quelques sièges de plus". "Le PS et le MRC appellent les uns et les autres à dépasser cette recherche illusoire. Les enjeux sont au-delà"</span>.       <br />
              <br />
       L'appel s'adresse notamment aux Verts qui ont décidé de partir en autonome dès le premier tour des régionales. Le PCF a également décidé de son autonomie vis-à-vis du PS au premier tour, mais des alliances à la carte avec les socialistes ne sont pas exclues.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.mrc-france.org/Regionales-listes-communes-PS-MRC-des-le-premier-tour_a133.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Communiqué du Mouvement Républicain et Citoyen et du Parti Socialiste</title>
   <updated>2009-11-04T16:44:00+01:00</updated>
   <id>http://www.mrc-france.org/Communique-du-Mouvement-Republicain-et-Citoyen-et-du-Parti-Socialiste_a132.html</id>
   <category term="Positions" />
   <photo:imgsrc>http://www.mrc-france.org/photo/imagette-1686420-2275889.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2009-11-04T16:40:00+01:00</published>
   <author><name>MRC</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Suite à leur réunion du mercredi 4 novembre 2009.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.mrc-france.org/photo/1686420-2275889.jpg" alt="Communiqué du Mouvement Républicain et Citoyen et du Parti Socialiste" title="Communiqué du Mouvement Républicain et Citoyen et du Parti Socialiste" />
     </div>
     <div>
      Les délégations du Parti Socialiste et du Mouvement Républicain et Citoyen conduites respectivement par Martine Aubry et Jean-Pierre Chevènement se sont rencontrées le 4 novembre 2009 au siège du Parti Socialiste.        <br />
              <br />
       Nos deux partis partagent des analyses communes sur la situation que connaît aujourd’hui notre pays.        <br />
               <br />
       La France est profondément affectée par la crise de la globalisation financière et par la récession économique. Le chômage et les inégalités vont croissant. Pendant ce temps, les banquiers ont repris leur course folle aux bonus et autres avantages extravagants. Les facteurs de la crise demeurent.       <br />
              <br />
       L’Union européenne, qui aurait pu profiter de la coordination opérée entre les principaux gouvernements au plus fort de la crise pour se réformer et instaurer un véritable gouvernement économique, n’a pas apporté de réponse à la mesure de la situation. Au contraire, la Commission européenne n’a  de cesse que d’appeler au rétablissement des règles de concurrence et d’orthodoxie budgétaire comme si l’orage passé, tout pouvait recommencer comme avant. Entre la concurrence déloyale des pays à très bas coût salarial et celle du dollar, la France et l’Europe sont prises en tenaille.       <br />
              <br />
       Le gouvernement Sarkozy-Fillon, au-delà des mesures d’urgence, se révèle incapable d’inscrire son action dans une stratégie du long terme visant à mettre sur pied un nouveau modèle de développement et une société plus juste.        <br />
              <br />
       Il continue sa sape méthodique du modèle français de l’action publique et collective. La prochaine étape est la reprise en main politique et la rigueur financière administrée aux institutions locales.       <br />
              <br />
       Dans les faits, les collectivités locales, majoritairement gérées par la gauche, sont aujourd’hui un vecteur essentiel d’une puissance publique qui répare, protège et prépare l’avenir. Les régions gérées par la gauche sont bien souvent les derniers outils efficaces d’aménagement du territoire, de soutien au développement économique à l’emploi ou à la formation.       <br />
              <br />
       C’est donc un devoir pour les forces de gauche de s’unir au-delà de leurs différences, pour continuer le travail mené dans les régions qu’elles dirigent.        <br />
              <br />
       Un certain nombre de formations à gauche sont tentées par l’isolationnisme dans l’espoir de gagner quelques sièges de plus. Le PS et le MRC appellent les uns et les autres à dépasser cette recherche illusoire. Les enjeux sont au-delà. La gauche n’arrivera à mobiliser les électeurs que sur une démarche claire d’alternative à la politique libérale du gouvernement. Cela se prépare dès aujourd’hui.       <br />
              <br />
       A cet égard le MRC et le PS affirment avec force la nécessité d’une politique favorisant une croissance durable. Il ne pourra y avoir de préparation de l’avenir, de réduction des inégalités ni même de développement durable sans création de richesse.        <br />
              <br />
              <br />
       Sur ces bases, dans le respect de leurs différences, le PS et le MRC ont décidé :        <br />
       1-	La réunion d’un groupe de travail sur la préparation du projet de la gauche ;        <br />
       2-	La réunion d’un groupe de travail sur l’organisation des primaires ;       <br />
       3-	La construction de listes communes dès le premier tour des élections régionales de 2010.        <br />
              <br />
       Ces listes devront permettre l’expression et la représentation de nos deux formations dans l’ensemble des régions. Elles ont vocation à être, avec les forces de gauche et républicaines qui voudront s’y associer, le socle d’une union de toute la gauche capable de réunir les acteurs de la société qui veulent inscrire leur action dans la préparation des échéances nationales prochaines.       <br />
              <br />
       Le PS et le MRC invitent donc leurs instances régionales, en lien avec les présidents de régions, à se rencontrer rapidement afin d’aboutir à la constitution de telles listes d’union au premier et au deuxième tour.       <br />
              <br />
       ------       <br />
       Voir le même communiqué <a class="link" href="http://presse.parti-socialiste.fr/2009/11/04/communique-du-ps-et-du-mrc/">sur le site du PS</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.mrc-france.org/Communique-du-Mouvement-Republicain-et-Citoyen-et-du-Parti-Socialiste_a132.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>L’arrêt du 30 juin 2009 de la cour constitutionnelle et l’Europe : une révolution juridique ?</title>
   <updated>2009-11-11T23:36:00+01:00</updated>
   <id>http://www.mrc-france.org/L-arret-du-30-juin-2009-de-la-cour-constitutionnelle-et-l-Europe-une-revolution-juridique_a131.html</id>
   <category term="Positions" />
   <published>2009-10-21T23:25:00+02:00</published>
   <author><name>MRC</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Par Marie-Françoise Bechtel, Secrétaire national du Mouvement Républicain et Citoyen.     <div>
      <a class="link" href="http://www.bundesverfassungsgericht.de/entscheidungen/es20090630_2bve000208.html">L'arrêt du 30 juin 2009 de la cour constitutionnelle allemande de Karlsruhe</a> aurait dû connaître un véritable retentissement politique. Ses mérites, il est vrai, sont mis en valeur  par la conspiration du silence dans les medias, les gouvernements et les partis. Quant à la doctrine, elle met pour l’essentiel, un grand empressement  à tenter de recoller les morceaux.       <br />
              <br />
       Il est pourtant raisonnable de dire que cet arrêt inaugure une ère nouvelle dans les relations entre l’Union Européenne et les Etats.       <br />
              <br />
       <b>Que dit cet arrêt ?</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span class="u">Résumé de l’arrêt tel que communiqué par la Cour de Karlsruhe :</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">« Le Traité de Lisbonne est compatible avec la loi fondamentale. Mais la loi étendant et renforçant les pouvoirs du Parlement (Bundestag et Bundesrat) dans les matières européennes viole les articles 38.1 et 23.1 de la loi fondamentale dès lors que le Parlement allemand ne se voit pas accorder des pouvoirs suffisants dans la participation à la procédure législative et à la procédure d’amendement des traités. La ratification par la République fédérale d’Allemagne du Traité de Lisbonne ne peut donc avoir lieu  tant que la loi relative aux droits de participation du Parlement  n’est pas entrée en vigueur. Décision prise à l’unanimité quant au résultat et à l’unanimité moins  une voix quant au raisonnement ».</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Que peut-on en conclure ?</b>       <br />
              <br />
       On note tout d’abord l’importance que la cour attache au « raisonnement ». C’est bien lui qui fait le prix de cet arrêt et c’est à lui qu’il faudra se référer pour l’avenir.        <br />
              <br />
       En effet la conclusion même de la Cour selon laquelle le Traité de Lisbonne n’est pas inconstitutionnel  est a priori irénique. Mais à quel prix ! Dans une analyse implacable de la nature même de l’Union Européenne, le juge allemand pointe tout ce qui fait de la construction communautaire un édifice contraire à la démocratie et, par la même occasion, interdit qu’une Constitution vienne coiffer cet édifice qui n’est ni un Etat fédéral - dont il a certain traits - ni un Etat unitaire et qui, comme « organisation internationale », ne peut se prévaloir d’une souveraineté comparable à celle des Etats qui la composent. Elle en déduit que le Parlement national doit se voir reconnaître un droit de regard sur la mécanique de prise des décisions et que, tant qu’une loi n’aura pas reconnu ces droits « de participation », le traité ne peut être ratifié par l’Allemagne.       <br />
              <br />
       En d’autre termes, si la Cour s’apprête vraisemblablement à composer avec le gouvernement qui s’est empressé de préparer la loi qu’elle exige renforçant les pouvoirs du Parlement national dans l’élaboration des normes communautaires, <span style="font-style:italic">elle a verrouillé l’avenir et même le présent dès lors qu’elle  impose  une interprétation réductrice des compétences européennes.</span>       <br />
              <br />
       <b>C’est pourquoi si l’arrêt du 30 juin 2009 n’est pas un séisme, il constitue cependant une fracture dont les institutions de l’Union auront du mal à se remettre.</b>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <b>I/ Cet arrêt n’est pas à proprement parler un séisme : </b>       <br />
              <br />
              <br />
       a) Des fissures antérieures pouvaient laisser présager <span style="font-style:italic">qu’un jour le juge constitutionnel allemand se saisirait de la question même de la souveraineté des Etats au sein de l’UE. Car c’est bien de cela qu’il s’agit.</span> Il l’a fait en plusieurs étapes :       <br />
              <br />
       -L’arrêt dit « So lange » I avait inauguré cette ère de rupture avec l’esprit de la construction européenne. Mais l’évolution n’était pas linéaire. Tout au contraire elle est apparu rassurante aux adeptes de l’UE à la suite des arrêts « So lange » II et III.       <br />
              <br />
       Le premier arrêt (1974) avait inquiété : pas question de reconnaître une primauté du droit européen « aussi longtemps que » (so lange) les droits fondamentaux ne se voyaient pas appliquer dans l’ordre juridique européen une protection au moins équivalente à celle que leur assurait le droit interne.       <br />
              <br />
       Le deuxième arrêt (1986) a rassuré : renversant le raisonnement, il prend acte de ce que l’Allemagne peut respecter le principe de primauté du droit européen « aussi longtemps » que la Cour de justice assure la garantie des droits fondamentaux.       <br />
              <br />
       Et le troisième arrêt (2000) crée un véritable soulagement chez les adeptes de la construction européenne: la Cour n’exige plus une protection identique dans les deux ordres juridiques mais constate qu’il y a désormais un standard européen des droits de l’homme qui doit être respecté. On notera que si le Traité de Lisbonne devait entrer en vigueur, il mettrait fin à toute réticence de la Cour de Karlsruhe sur le terrain des « droits fondamentaux » car il a prévu l’adhésion de l’UE à la Convention européenne des droits de l’homme et donne une valeur contraignante à la « Charte européenne des droits fondamentaux » intégrée au Traité. Fin donc des épisodes « So lange ».       <br />
              <br />
       - Mais les réticences de la Cour ne s’arrêtaient pas là. La Cour avait aussi à l’occasion du Traité de Maastricht (1992) fait des « réserves d’interprétation » et posé quelques jalons quant à la constitutionnalité du traité qui devaient ou du moins pouvaient la conduire à considérer que, avec le Traité de Lisbonne, un pas de trop était franchi.       <br />
              <br />
              <br />
       b) que dit en effet aujourd’hui le juge constitutionnel allemand ? Il énonce trois constatations fondamentales :       <br />
              <br />
       -	les Etats membres restent souverains dans la conclusion des traités. Ils n’ont pas attribué à l’UE la <span style="font-style:italic">« compétence de la compétence »</span> (<span style="font-style:italic">kompetenz kompetenz</span>), célèbre expression qui, chez les juristes allemands du 19° siècle définit la souveraineté extérieure de l’Etat. <span style="font-style:italic">En d’autres termes le Traité de Lisbonne n’a pu créer un ordre constitutionnel européen ni même un transfert irréversible des compétences.</span>       <br />
              <br />
       -	Il n’existe pas de « peuple européen » souverain, par conséquent <span style="font-style:italic">la souveraineté primordiale demeure aux mains des peuples</span> et il s’ensuit que le Parlement européen n’a pas la même légitimité que les Parlements nationaux.       <br />
              <br />
       -	Il appartient par suite au juge constitutionnel de <span style="font-style:italic">faire obstacle à l’application en Allemagne de dispositions européennes incompatibles avec la Constitution</span>. Cette exigence résulte des deux articles de la loi fondamentale qui sont méconnus par le Traité :       <br />
              <br />
       * l’art 23.1de la loi fondamentale (réécrit en 1992) qui, en parallèle avec l’article 88-1 de notre Constitution (même date), <span style="font-style:italic">autorise le transfert de pouvoirs de souveraineté à l’Union européenne  sous la condition que ces transferts de pouvoirs restent compatibles avec le caractère d’organisation internationale de l’Union et que la souveraineté de l’Etat soit maintenue sur la base d’une intégration compatible avec son identité constitutionnelle</span>.       <br />
              <br />
       * l’article 38.1 qui fait écho l’article 3 de la Constitution française et selon lequel : « les députés au Bundestag sont élus au suffrage universel, direct, libre, égal et secret. Ils représentent l’ensemble du peuple, ne sont tenus ni par des mandats ni par des instructions et en sont soumis qu’à leur conscience ».       <br />
              <br />
       Ainsi le constat  ne touche plus au risque d’une atteinte portée aux droits fondamentaux, question réglée par « So lange III ». Il porte bel et bien sur l’ensemble des compétences reconnues à l’UE        <br />
              <br />
       <b>Le point essentiel par rapport au passé est donc que la cour de Karlsruhe met aujourd’hui en cause le cadre institutionnel même dans lequel s’exercent les compétences de l’Union.</b>       <br />
              <br />
              <br />
              <br />
       <b>II/ Des institutions européennes fragilisées pour l’avenir.</b>       <br />
              <br />
              <br />
       a) <span style="font-style:italic">C’est par son analyse même de la nature de l’Union européenne</span> que l’arrêt introduit une rupture avec l’approche antérieure.       <br />
              <br />
        La portée de cette analyse est considérable. Pour la mesurer, on peut faire une comparaison avec les positions de Conseil Constitutionnel français.       <br />
              <br />
       Le Conseil constitutionnel, depuis l’arrêt Maastricht (1992) ne reconnaissait dans l’UE qu’une « organisation internationale ». Mais, et alors même qu’il estimait qu’il n’y avait pas de « peuple européen », il a toujours refusé de regarder comme contraire à la Constitution le fait même de remettre à cette organisation une partie des  « conditions essentielles d’exercice de la souveraineté » que sont la délégation par le peuple au parlement national de l’exercice de la  souveraineté populaire. Son raisonnement est un peu par l’absurde : l’Europe n’est qu’une organisation internationale, par conséquent on peut lui transférer des compétences en certains domaines, quitte à réviser la Constitution si ces compétences sont régaliennes ; mais puisqu’elle n’a pas la nature d’un Etat, ces transferts de compétence n’altèrent pas la souveraineté nationale dans ce qu’elle a d’essentiel.       <br />
              <br />
       Confronté au traité de Lisbonne, le Conseil constitutionnel ne pouvait toutefois maintenir cette position puisqu’il ne s’agissait plus pour l’essentiel de transférer telle ou telle compétence fût-elle régalienne, mais de mettre en place si ce n’est une « Constitution », à tout le moins un cadre institutionnel dans lequel s’exercerait le pouvoir « législatif » de l’Union ainsi que les conditions de son contrôle par le détenteur de la souveraineté.  Que dit alors le CC ?       <br />
              <br />
       Selon lui,  l’article  88.1 de la Constitution, dit amendement Lamassoure (1992), selon lequel : <span style="font-style:italic">« La République participe aux Communautés européennes et à l'Union européenne, constituées d'États qui ont choisi librement, en vertu des traités qui les ont instituées, d'exercer en commun certaines de leurs compétences »</span>, a «<span style="font-style:italic"> consacré l'existence d'un ordre juridique communautaire intégré à l'ordre juridique interne et distinct de l'ordre juridique international »</span>. Et, tout en confirmant la place de la Constitution <span style="font-style:italic">« au sommet de l'ordre juridique interne »,  « ces dispositions constitutionnelles permettent à la France de participer à la création et au développement d'une organisation européenne permanente, dotée de la personnalité juridique et investie de pouvoirs de décision par l'effet de transferts de compétences consentis par les États membres »</span>.       <br />
              <br />
       Certes, le juge constitutionnel réserve la possibilité, <span style="font-style:italic">« lorsque des engagements souscrits à cette fin contiennent une clause contraire à la Constitution, remettent en cause les droits et libertés constitutionnellement garantis ou portent atteinte aux conditions essentielles d'exercice de la souveraineté nationale »</span> (toujours non définie), de ne pas  autoriser la ratification sans révision constitutionnelle. Mais c’est là une précaution assez platonique comme l’a montré la jurisprudence ultérieure (cf. <a class="link" href="http://www.fondation-res-publica.org/Superiorite-de-la-norme-europeenne-et-protection-de-la-Constitution-etat-des-lieux_a254.html">« Supériorité de la norme européenne et protection de la Constitution : état des lieux »</a> par Marie-Françoise Bechtel, note publiée sur le site de la Fondation res Publica en Annexe au colloque du 5 novembre 2007, Peut-on se rapprocher d'un régime présidentiel ?)       <br />
              <br />
       Le véritable tour de passe passe auquel se livre le Conseil constitutionnel consiste à ne considérer que la question des « transferts de compétence » sans aucun égard pour le cadre institutionnel dans lequel doivent s’exercer les compétences transférées. Comme dans le  navire qui fait eau, la Constitution reste donc au sommet de « l’ordre juridique interne » lequel « intègre » l’ordre juridique communautaire et, tel le capitaine, elle sombrera drapeau déployé lorsque les rats ou les masses d’eau en auront fini avec la carcasse.       <br />
              <br />
       Sans accabler le Conseil constitutionnel dont il convient de rappeler qu’il est une instance collégiale tenue donc au compromis et qu’il ne publie pas le détail des votes, on relèvera que c’est à une véritable leçon de droit constitutionnel que la Cour de Karlsruhe se livre à son égard.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">La Cour de Karlsruhe procède en effet à la démarche inverse</span>. Elle prend soin tout d’abord de dire que <span style="font-style:italic">« le problème de la  structure de l’UE est au centre de l’examen de constitutionnalité (du traité) »</span>. Ensuite, loin de qualifier l’UE d’organisation sui generis <span style="font-style:italic">« intégrée à l’ordre juridique interne »</span>, la Cour s’attache à qualifier l’UE au regard des concepts juridiques clairs et reconnus.       <br />
              <br />
       Est-ce un Etat se demande-t-elle d’abord ? Réponse : non, du moins pas dans l’ensemble de ses traits. L’UE a certes connu <span style="font-style:italic">« une extension considérable de son champ d’action de sorte que, en certains domaines, elle revêt une forme qui s’apparente à celle d’un Etat fédéral »</span>. Mais en contraste, <span style="font-style:italic">« le pouvoir interne de décision en reste au modèle prédominant d’une organisation internationale dont la structure répond pour l’essentiel au principe d’égalité entre les Etats »</span>.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">L’Union reste donc une « organisation internationale » ou plus précisément une « union juridique fondée sur le droit international ».</span>       <br />
              <br />
       Deuxième temps : dispose-t-elle de la source de la légitimité ? Réponse : non. Tant qu’ « aucun peuple européen unifié, comme source de légitimité, ne pourra exprimer une volonté majoritaire par des voies politiques effectives, tenant compte de l’égalité dans le contexte de la fondation d’une Etat européen fédéral, les peuples de l’Union, constitués dans les Etats membres demeurent les titulaires exclusifs de l’autorité publique ».        <br />
              <br />
       Cette leçon de… cartésianisme résonne donc avec beaucoup de force. On ne saurait inventer  un nouveau modèle d’ordre juridique ni national ni fédéral ni sui generis. Un chat est un chat. Un peuple souverain peut se substituer à un autre mais précisément, tant qu’il ne s’est pas substitué il n’y a pas de voie tierce fût-ce sous l’expression élégante et creuse – ou embarrassée- d’« ordre juridique communautaire intégré à l’ordre juridique national et distinct de l’ordre juridique international »…       <br />
              <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">b) Quelles sont maintenant les conséquences de cette leçon d’histoire du droit ?</span>       <br />
              <br />
       On peut les estimer limitées au regard de l’analyse sévère faite par la Cour du « déficit démocratique » qui caractérise l’Union. Mais cet arrêt semble susceptible d’une double lecture : d’un côté un véritable réquisitoire, rigoureux, systématique même, qui ne laisse dans l’ombre aucun des vices fondamentaux dont est atteinte la « construction » européenne. <span style="font-style:italic">La Cour donne l’impression de prendre date et indique d’ailleurs que l’extension des compétences à laquelle il est procédé « une fois de plus » doit conduire à une « revue d’ensemble » de l’intégration en laissant planer la menace du futur</span>. De l’autre, l’arrêt tire des conséquences qui, en dehors même de l’analyse, ne sont pas négligeables, même si elles  restent - pour cette fois ? - dans le cadre de l’intégration.       <br />
              <br />
       Elles portent sur deux questions essentielles au fonctionnement futur de l’Union telles que prévues par le Traité de Lisbonne :       <br />
              <br />
              <br />
       a) <span style="font-style:italic">d’abord la question des « clauses passerelles »</span> qui permettraient, en vertu de l’art 48.7 du traité, de passer de l’unanimité à la majorité qualifiée par décision du Conseil ou de passer de la même façon de la procédure législative spéciale à la procédure législative ordinaire. La Cour dit <span style="font-style:italic">qu’il s’agit là d’amendements au droit primaire du Traité</span> qui contreviennent aux pouvoirs du Parlement national lequel doit pouvoir donner l’autorisation aux représentants nationaux au sein du conseil d’y procéder. En d’autres termes, le Parlement ne peut déléguer le pouvoir de ratifier les traités ou accords internationaux, catégorie à laquelle appartient la mise en jeu des « clauses passerelles ».       <br />
              <br />
              <br />
       b)	<span style="font-style:italic">ensuite la question de la « flexibilité »</span>, autrement dit des compétences  « transversales » de l’Union : l’art 352 du Traité permet en effet à l’Union d’attraire à elle des politiques liées à celles pour lesquelles on lui a clairement attribué une compétence. La Cour dit que là aussi,  et compte tenu du caractère « indéterminé » des cas possibles d’application, il faudra une autorisation du Parlement national. La loi doit la mettre en œuvre.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">L’arrêt de la cour de Karlsruhe crée donc un tumulte dans l’ordre communautaire dont les ondes de choc ne se sont pas encore fait vraiment sentir. En France, il met les pouvoirs publics devant leurs responsabilités. En Allemagne, il traduit la montée de l’euroscepticisme face aux avancées incontrôlées et incontrôlables de la construction communautaire. Et, en Europe, il pose la question de l’application d’un Traité pour lequel l’Allemagne a émis ce qui revient à des réserves et ce alors que tous les Etats ne l’ont pas encore ratifié. L’Europe à géométrie variable, déjà actée par la crise, reçoit ici un renfort d’importance: qu’arrivera-t-il en effet si le Parlement allemand refuse à l’Union l’usage de clauses passerelles ou l’attribution de compétences non explicitement attribuées par le Traité ? Doté des nouveaux pouvoirs de contrôle que la Cour a exigé, il est aujourd’hui en situation de s’opposer à cette partie du mécanisme de la prise de décision. Le fera-t-il tout seul ? Sera-t-il imité par d’autres ? L’avenir le dira.</span>       <br />
              <br />
              <br />
       -----------       <br />
       Sur la loi adoptée par le Parlement allemand, en application de cette décision de la Cour de Karlsruhe, voir : <a class="link" href="http://dipbt.bundestag.de/dip21/btd/16/139/1613923.pdf">dipbt.bunedstag.de</a> (<span style="font-style:italic">document PDF</span>, 21/08/2009)
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