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I Publié le Jeudi 7 Septembre 2017 par Mouvement Républicain et Citoyen

Mots-clés : APL Macron Logement

Communiqué de Hugo Prod'homme, secrétaire national du MRC, le 07 septembre 2017


En juillet dernier, le gouvernement annonçait baisser, à compter du 1er octobre, les Aides Personnalisées au Logement (APL) de cinq euros par mois. La mesure, qui touchera exclusivement les classes populaires, a logiquement été critiquée.
Pour la justifier, le gouvernement s’appuie sur les études des économistes qui ont montré de manière convaincante que l’augmentation des aides individuelles au logement ont largement bénéficié aux bailleurs. Ce fut effectivement le cas lors de la généralisation des APL dans les années 1980 et 1990. Depuis, il n’y a plus aucun lien entre l’évolution des prestations et celle des loyers [[1]]
De plus, il n’existe aucune certitude qu’une baisse des allocations puisse résulter en une baisse du prix des loyers, spécialement dans un marché aussi tendu que le marché du logement !
Aussi, l’appel d’Emmanuel Macron aux propriétaires et bailleurs à baisser les loyers de cinq euros laisse pantois.

Vouloir que les classes populaires aient accès à des logements dignes et abordables est une excellente chose. Toutefois, si l’Etat, incarné par le Président de la République, n’a comme solution que de mendier aux propriétaires et aux bailleurs une baisse des loyers pour faire oublier sa faute sur l’APL, nous courons au désastre !

Si le président de la République souhaite, comme nous, fournir aux français un logement moins cher, réduire le nombre de sans-logis et de mal logés, nous avons des propositions à lui faire !
Il peut tout de suite mettre en place l’encadrement des loyers afin d’en baisser le prix, la disposition est votée.
Il devra bien sûr agir sur l’offre de logements, ce qui inclue les 3 000 000 de logements vacants (en augmentation continue depuis dix ans), mais aussi en rénovant le parc de logements existants. Pourquoi alors a-t-il réduit les crédits de construction de logements sociaux et de la rénovation urbaine (annonce du 20 juillet dernier) ?

Il lui faudra également agir sur la demande de logements. Nous devons en finir avec le culte de la concentration de l’emploi et de l’activité. Les nouvelles technologies de l’information et de la communication, les infrastructures de transports françaises nous permettent aujourd’hui de refonder notre politique d’aménagement du territoire. Les emplois et les logements doivent être mieux répartis sur le territoire national ! L’Etat devrait non seulement montrer l’exemple, mais également accompagner, par des politiques publiques ciblées, la déconcentration de l’emploi parisien et des grandes métropoles.
 
[[1]] Voir le blog du Professeur émérite d’économie Didier Cornuel http://www.economieimmobiliere.com/baisse-des-apl-qui-est-le-plus-impacte/

Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC, le 30 juillet 2017


La nationalisation de STX est une bonne nouvelle qui mérite d'être saluée. Les chantiers navals de Saint Nazaire représentent une industrie et un savoir-faire qui doivent être défendus en raison de leur intérêt national. 

Décidé par un président de la République et un gouvernement qui sont les zélateurs du libéralisme économique et de la construction européenne libérale et austéritaire, il faut se féliciter du recours au décret Montebourg qui permet à l'État de défendre ses secteurs stratégiques. 

Une décision équivalente pour défendre les intérêts stratégiques de la France aurait dû intervenir pour protéger Alstom face à General Electric en 2015. Mais la volonté politique n'était pas au rendez-vous. Emmanuel Macron, ministre de l'économie avait autorisé la vente. On avait fait miroiter au parlement qu'il n'y avait pas d'autre choix possible et qu'il y aurait 1000 emplois créés en France. La réalité est apparue par la suite bien différente : sans parler des dividendes importants qui ont été perçus par les actionnaires et l'ancien président d'Alstom, les créations d'emplois se sont transformés en 765 emplois supprimés en France !

J'espère que cette décision concernant les chantiers navals ne relève pas d'un coup de com. Il faut que cette décision marque le retour de l'État stratège qui permettra la réussite industrielle de la France.  La cohérence voudrait que le gouvernement renonce aussi aux privatisations envisagées et prenne conscience de l'intérêt d'un secteur public. C'est ainsi qu'on pourra réussir le redressement économique de la France, son renouveau industriel et retrouver la prospérité et l'emploi.

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I Publié le Samedi 22 Juillet 2017 par


Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC, vendredi 22 juillet 2017.


Faux car en mettant en cause la démocratie parlementaire , il provoque la démission inédite du chef d'état major des armées (CEMA) et une crise entre l'armée et la nation. Persister dans l'erreur serait une faute lourde politique. 

Faux sur le coup de menton et le recadrage humiliant de son chef d'état major devant les armées rassemblées à la veille du défilé militaire pour la Fête nationale du 14 Juillet. L'autorité n'est pas l'autoritarisme. 

Faux sur la légitimité du CEMA à s'exprimer dans le huis clos de la commission de la défense de l'assemblée nationale. D'autant plus que le CEMA à la charge de définir les moyens opérationnels des armées selon la loi d'organisation des finances publiques. 

Faux sur la décision de gel de 2,5 milliards de crédits et la coupe de 850 millions d'euros pour cette année 2017 alors qu'il a été décidé à juste titre de porter le budget de La Défense de 1,8% du PIB actuellement à 2% en 2025 ce qui nécessite un effort important et de façon continue chaque année. 

Il faut le rappeler : nos armées n'ont pas les moyens suffisants pour remplir les missions que le chef de l'Etat, chef des armées leur confie.

La protection de la France et des français ne doit pas pâtir de la logique comptable de Bercy. Plutôt que de chercher à être le bon élève de Bruxelles, le gouvernement ferait mieux de chercher à obtenir de l'Union européenne de sortir de notre endettement nos dépenses militaires puisque nous contribuons avec nos efforts à la sécurité de l'Europe. Les députés MRC avaient fait adopter par l'assemblée nationale dans la précédente législature, une résolution pour agir dans cet objectif. 

Atteindre cet objectif permettrait d'engager une autre logique de la construction européenne.

Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, lundi 15 mai 2017.


Après un dimanche de passation consensuelle et réussie, la politique reprend ses droits.

Un soutien (venu de la gauche) du Président de la République expliquait qu’il n’était « ni de gauche, ni de droite, ni du centre ».

Cette histoire à dormir debout ne doit tromper personne : en choisissant un Premier Ministre issu de l’ex-UMP, le Président de la République centriste donne la priorité à la droite.

Plus que jamais, les Français doivent envoyer à l’Assemblée nationale une majorité de députés de gauche avec les idées claires.

Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC, et Bastien Faudot, porte-parole du MRC et ex-candidat à l'élection présidentielle de 2017, dimanche 7 mai 2017.


Les Français ont majoritairement choisi Emmanuel Macron. C'est un choix de raison face au projet insensé que portait la candidate d'extrême-droite.

L'écart important de voix entre les deux candidats est une bonne nouvelle : l’entre-deux-tours de l'élection présidentielle a permis de dévoiler l’imposture du Front national. La médiocrité et la volonté de tout abaisser, tout salir, ne peuvent prétendre diriger le pays. La souveraineté, populaire et nationale, est une question centrale qui ne mérite pas d’être abandonnée à l’extrême droite.

Emmanuel Macron est élu ce soir mais chacun sait qu'il a bénéficié d’un vote par défaut, dépourvu d'élan, d'enthousiasme et d'espoir ; le taux d'abstention très élevé pour un second tour d’élection présidentielle le montre, l'explosion des votes blancs et nuls également. Un immense défi se trouve maintenant devant lui : la majorité de nos compatriotes ne se reconnait pas dans le programme social-libéral qu’il a porté. Il ne s’agira pas de chercher à convaincre à tout prix ou de se réfugier derrière une nécessaire pédagogie, encore moins de brutaliser, mais d’entendre les craintes et la colère nées de décennies de crise.

La gauche républicaine et souverainiste mènera la bataille des législatives pour faire entendre la voix de la France que l'on n'écoute pas. Le score historique de l'extrême-droite doit être entendu comme l'ultime avertissement dans une France désormais fracturée qu'il s'agit de réconcilier.

Les forces de gauche ont l'obligation de changer désormais les figures, les pratiques et les idées pour penser dès à présent leur nécessaire reconstruction. Le MRC sera pleinement acteur de cette campagne en présentant des candidatures d’union partout où cela est possible, ainsi que des candidatures autonomes là où le message de la gauche républicaine doit se faire entendre.

Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, dimanche 23 avril 2017.


Les deux candidats de gauche sont éliminés dès le premier tour et les Français ont choisi de placer le candidat du centre en tête du premier tour de l’élection présidentielle. C’est un jour sombre pour la gauche terrassée à l’issue du quinquennat de François Hollande.

La qualification de Marine Le Pen n’est pas une surprise tant cette situation a été annoncée par chaque élection intermédiaire depuis 2012. Les échecs de la gauche ont nourri le Front National. Les deux partis censés structurer la vie politique sont éliminés dès le premier tour, c’est un évènement considérable dont il faudra tirer toutes les leçons.

Le résultat du second tour n’est pas assuré et dans l’immédiat, pas une voix démocrate ne doit manquer pour faire battre le Front National qui est le parti de la surenchère identitaire et constitue un danger pour nos institutions, nos droits fondamentaux et la paix civile. J’appelle donc à voter pour Emmanuel Macron.

L’extrême-droite a un projet pour le pays, il est mauvais et dangereux et il faut en exposer sereinement les enjeux et les conséquences à nos concitoyens. Pour des millions de Français, le vote Front National est l’expression d’un ras-le-bol politique auquel il va falloir répondre.

Le renouvellement apporté par Emmanuel Macron reste extrêmement superficiel et ne peut masquer un programme d’alignement européen et libéral que le MRC conteste. Nous n’entendons pas accorder un chèque en blanc à M.Macron et le dernier candidat démocrate en lice a la responsabilité d’ouvrir le dialogue avec l’ensemble des forces politiques.
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