Le Mouvement Républicain et Citoyen

I Publié le Mardi 24 Octobre 2017 par Mouvement Républicain et Citoyen


Le MRC engage un tour de France de rencontres avec ses adhérents.
Le MRC engage un tour de France de rencontres avec ses adhérents pour réfléchir à l’avenir de la France, à l’élaboration d’une alternative à la politique libérale d’Emmanuel Macron et à la reconstruction de la gauche. Après Saintes en Charente avec Jean-Luc Laurent, Valence dans la Drôme avec Bastien Faudot, Jean-Luc Laurent était à Laon dans l’Aisne le 20 octobre 2017 à l’invitation de Michel Vignal, premier secrétaire de la fédération pour un dîner débat avec les adhérents du MRC. Une soirée-débat pour écouter les points de vue des adhérents et échanger pour préparer l’avenir. Auparavant, une rencontre avec la presse régionale a eu lieu. Le journal L’Union a publié un article le 21 octobre 2017 sur l’initiative du MRC.

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I Publié le Mercredi 11 Octobre 2017 par Mouvement Républicain et Citoyen


Analyse de Bruno Moschetto, Secrétaire national du MRC, le 11 octobre 2017


Ce paradoxe résulte de l'opposition entre une réalité et une fiction. Nul doute que cette réforme est une réalité pour les détenteurs d'actifs financiers alors qu'elle est une fiction pour le développement de l'activité économique.
 
Une réalité pour les détenteurs d'actifs financiers puisque précisément ceux-ci sortiront de l'assiette de l'impôt de solidarité sur la fortune, ISF. Seuls seront soumis à celui-ci les actifs immobiliers d'où le nom de ce futur impôt sur le stock de capital, qui devient Impôt sur la fortune immobilière, IFI.  Les actifs financiers bénéficieront d'autant plus de cette réforme qu'il est prévu également d'alléger la fiscalité sur leurs revenus en limitant l'imposition à un taux forfaitaire de 30% et de réduire l'impôt sur les sociétés à un taux également inférieur à 30%. Donc tout est bénéfice pour les détenteurs de ces actifs financiers.
 
Seront seuls soumis à l'impôt sur la fortune les stocks d'actifs immobiliers lesquels sont déjà grevés chaque année d'un impôt sur le capital assimilable à un impôt sur les portes et fenêtres, à savoir la taxe d'habitation et les impôts fonciers. Au plan des volumes, l'ISF qui portait sur les actifs financiers et les actifs immobiliers, rapportait chaque année un peu plus de cinq milliards d'euros. On peut estimer que cette réforme coûtera en manque à gagner environ deux milliards et demi d'euros au budget. Un montant de cet ordre comparé aux grands agrégats économiques de la nation, relève du symbole.
 
En revanche, en dépit des illusions du gouvernement, les conséquences sur le développement de l'activité économique relèvent de la plus haute fiction. Le gouvernement a axé cette réforme sur la volonté de contribuer au financement de l'économie réelle. C'est en fait une utopie au plan économique et financier.
 
Certes, l’IFI, en contribuant à restreindre les sorties de capitaux et encourager les entrées sur les marchés boursiers, favorisera automatiquement l'augmentation des cours des actions. Mais une telle augmentation, tout au moins à moyen terme, n'a aucune incidence certaine sur le développement de l 'économie réelle. En effet, pour que cela soit le cas, il faudrait que les entreprises cotées procèdent à l'émission d'actions nouvelles afin de financer des investissements nouveaux. Ce n'est pas parce que le cours de l'action d'une entreprise monte, même d'une façon significative, que le chef d'entreprise décide d'augmenter son capital afin d'investir. Seule l'émergence d'une demande potentielle peut l'inciter à le faire sans réserve. Autrement dit, le marché des émissions nouvelles correspond au marché du neuf ou marché primaire et seul celui-ci peut contribuer à financer l'économie réelle. Alors que les transactions qui portent sur les émissions anciennes et correspondent au marché secondaire ou d'occasion, dont les cours peuvent fluctuer à la hausse ou à la baisse, sans incidence aucune sur le financement de l'économie réelle. 
 
En définitive il y a une cloison étanche entre le marché de l'occasion et le marché du neuf. Certes, il est plus euphorisant de voir un marché boursier tendre à la hausse que l'inverse.  Mais ce qui est encore plus important pour relancer l'activité économique, c'est que ce soient les revenus et les dépenses, des agents économiques portant sur les flux et non pas sur les stocks, qui tendent à augmenter.  D'où la volonté désespérée de Mario Draghi, Président de la Banque centrale européenne (BCE), de tout faire pour relancer un taux d'inflation contenu, non seulement en retrouvant le plafond initial des 2%, mais en le rehaussant à 4 ½ % ainsi que le lui a suggéré les Fonds monétaire international (FMI). On est malheureusement pour l'instant très loin du compte ! 

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I Publié le Lundi 9 Octobre 2017 par Mouvement Républicain et Citoyen


Communiqué de Christian Hutin, Vice-président du MRC, le 09 octobre 2017


La hausse de la CSG est une attaque contre le pouvoir d'achat et les personnes âgées en particulier.

Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre, contrairement à ce qu’affirme le Gouvernement, que la hausse du taux de CSG est une attaque en règle contre pouvoir d’achat en général de beaucoup de Français et contre les personnes âgées en particulier. Notamment pour 800 000 d'entre-elles qui vivent dans des maisons de retraite et qui ne sont donc pas concernées par le dégrèvement de taxe d'habitation.
Il ne faut pas avoir peur des mots, c'est une véritable injustice qui est faite à nos aînés pour lesquels le coût pour accéder aux EHPAD est bien souvent colossal (jusqu'à 3000 euros par mois). Dans le même temps, la suppression de l'ISF, sera un cadeau fiscal de plus de 4,5 milliards d'euros aux 1% des Français les plus fortunés.
Avec les députés du groupe "Nouvelle gauche", nous ferons des contre-propositions afin de mettre la majorité face à ses responsabilités, mais il est désormais évident que la politique fiscale et budgétaire actuellement menée par le Gouvernement, n'aboutira qu'à fracturer davantage encore la société française.

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I Publié le Jeudi 5 Octobre 2017 par Mouvement Républicain et Citoyen


Communiqué de Bastien Faudot, Porte-parole du MRC, le 05 octobre 2017


Quand je vois, lis ou entends la complaisance de nombreux dirigeants de gauche avec les indépendantistes catalans, je suis très inquiet pour l'avenir de la gauche en Europe.
Que les méthodes employées par le gouvernement de M. Rajoy soient inadaptées et inacceptables, c'est une chose.
Mais ça ne peut pas occulter le sujet de fond dont la question catalane est le révélateur : pour faire prospérer le business sans entrave, le capitalisme libéral a besoin d'Etats-Nations affaiblis. Le fédéralisme est le bras armé de cette logique.
La remise en cause de l'unité espagnole n'est pas (seulement) mue par un folklore local avec ses coutumes, ses danses et ses costumes. Les indépendantistes catalans, fussent-ils soutenus par la gauche, refusent les transferts financiers de la solidarité nationale vers les régions pauvres.
Ce risque de démantèlement des Nations "par le bas" se généralise : outre la Catalogne, on le voit avec le pays basque, l'Ecosse, la Flandre ou encore la Corse. 
L'Europe après les Nations ? Elle ne ressemblera pas à des Etats-Unis d'Europe, mais à l'Europe désunie des tribus.

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I Publié le Mardi 3 Octobre 2017 par Mouvement Républicain et Citoyen


Communiqué de Jean-Luc Laurent, Président du MRC, le 03 octobre 2017


L’indépendance qui conduit à la désagrégation des Nations, n’est pas la solution. Cela ne peut justifier une telle violence.
Sans surprise, les séparatistes corses sont présents à Barcelone pour soutenir le référendum catalan.

Il faut donc rappeler que la nation est le cadre de la démocratie ; son démantèlement serait une régression et la porte grande ouverte aux politiques libérales et d’austérité européennes.

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I Publié le Samedi 30 Septembre 2017 par Mouvement Républicain et Citoyen


Communiqué de Jean-Luc Laurent, Président du MRC, le 30 septembre 2017


Depuis le 21 septembre,  le CETA, accord commercial entre l'Union Européenne et le Canada est entré en vigueur sans attendre le vote sur sa ratification (ou non) par l’Assemblée nationale et les 37 autres parlements nationaux ou régionaux de l'Union Européenne. Comme un mauvais film de science fiction, certains technocrates bruxellois, aidés il est vrai par la plupart de nos élites politiques, arriveraient donc à prédire le vote de la représentation nationale et des autres parlements. En fait, en décidant que le CETA entre "provisoirement en vigueur", on cherche à forcer la ratification. C'est la postdémocratie en actes !
 
Le MRC a toujours combattu ce traité dont les bénéficiaires seront les grandes entreprises. Il aura des conséquences désastreuses pour notre économie nationale avec des risques majeurs pour notre agriculture, l'emploi qui sera menacé par la concurrence commerciale, et nos normes, en particulier avec la mise en place des tribunaux arbitraux (ISDS) qui permettront aux entreprises de poursuivre un Etat si une de ses décisions compromet les bénéfices futurs de ces multinationales, bien sûr sans réciprocité.
Il s’agit d’une nouvelle attaque faite à notre souveraineté nationale, base de notre modèle social.
« Un traité de libre-échange au mauvais sens du terme », c’est ainsi que Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique, a récemment décrit le CETA, le Président Macron aura beau sortir autant de tweets « Make the Planet Great Again », qu’il veut, il faudra bien un jour aller au delà des annonces tonitruantes  et agir véritablement.
 
Réelle attaque contre notre souveraineté nationale et notre démocratie, le MRC qui avait demandé un vote du parlement par la voix de ses parlementaires, s’opposera donc naturellement à la ratification de ce traité et appelle toutes les forces progressistes à faire de même.
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