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Publié le Dimanche 21 Juillet 2013

Commission d’enquête Cahuzac : à quoi joue Charles de Courson ?


Mots-clés : assemblée nationale

Tribune de Marie-Françoise Bechtel, 1ere-vice présidente du MRC, Députée de l'Aisne, membre de la commission d'enquête Cahuzac, parue sur Rue 89, dimanche 21 juillet 2013.


Commission d’enquête Cahuzac : à quoi joue Charles de Courson ?
Revendiquée avec force par l’UDI et votée dans un climat de consensus au lendemain de la démission du ministre du Budget, la commission d’enquête dite Cahuzac [dont Marie-Françoise Bechtel, l’auteure de cette tribune, fait partie, ndlr] avait pour objectif de faire la lumière sur « les éventuels dysfonctionnements des services de l’Etat ».

Or, ce sont surtout les dysfonctionnements de cette commission d’enquête que l’on voit aujourd’hui.

Gesticulations et dialogue de sourds

Alors que les auditions des principaux acteurs – Gonelle, Bruguière, Cahuzac – ainsi que celles des responsables administratifs et judiciaires, de Mediapart et de trois ministres ont déjà eu lieu, deux visions diamétralement opposées semblent se dégager :
  • les uns ne croient pas à l’ignorance des ministres ou des services, ce qui d’ailleurs ne conduit pas à remettre en question la diligence de leurs actions ;
  • les autres s’indignent de ce que, pour une fois que la justice agit sans contrainte, on trouve l’action de l’Etat trop lente.

    Un certain malaise naît déjà de ce dialogue de sourds. Auquel il faut ajouter les gesticulations et tentatives de coups médiatiques de son président Charles de Courson, là où il aurait dû apporter au contraire la garantie d’un cheminement impartial de l’enquête parlementaire.

Tenter de s’illustrer par des accusations de la plus haute fantaisie à l’égard du président de la République, jamais évoquées au sein de la commission : voilà la curieuse conception que monsieur de Courson semble avoir de sa fonction et de la déontologie qui devrait s’y appliquer. Ajoutés à une ignorance parfois gênante de nos principes juridiques les mieux établis, ces débordements obligent à s’interroger.

Un bien curieux « lanceur d’alerte »


Le travail de la commission d’enquête est en outre gêné par des initiatives pour le moins douteuses, lorsque certains députés de la majorité et de l’opposition s’empressent de tenir une conférence de presse pour mettre en valeur un « lanceur d’alerte » entendu par la commission, alors que d’un autre côté, la presse soutient que ce dernier n’avait pu fournir aux juges le moindre élément tangible étayant ses déclarations.

De deux choses l’une :
  • ou cette commission a une utilité et il faut tout faire pour s’assurer qu’elle travaille efficacement au lieu de saboter son travail ;
  • ou elle constitue un prétexte pour une partie de l’opposition, qui y voit le moyen d’apparaître seule pure et insoupçonnable.

    On s’interroge sur ce qui peut motiver monsieur de Courson. Volonté puérile d’exister ? Attaque frontale du Président et du gouvernement de la part d’une opposition qui espérait trouver des munitions qui lui font défaut ? Tentative pour faire oublier les actuels ennuis de monsieur Borloo dans l’affaire Tapie ? Tout cela est en tout cas bien petit.

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    Source : Rue 89

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