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Publié le Jeudi 28 Mai 2015

Burn-out : Nous ne voulons pas punir l’entreprise mais agir pour son bien



Marie-Françoise Bechtel, 1ere vice-présidente du MRC et députée de l'Aisne, était l'invitée de l'émission "Les Grandes Gueules" sur RMC, mercredi 27 mai 2015, au sujet du burnout. Elle répondait aux questions d'Alain Marschall et Olivier Truchot.


Burn-out : Nous ne voulons pas punir l’entreprise mais agir pour son bien

burnout_grandes_gueules.mp3 Burnout Grandes Gueules.mp3  (6.77 Mo)


Verbatim express

  • Aujourd’hui on part d’une situation où il est pratiquement impossible de définir le burn out. Il faut arriver à une situation où il faut le définir de manière justifiée.
  • Il faut que la dépression soit reconnue comme liée au travail. Pour cela nous n’avons pas que le médecin du travail, il faut que l’inspection du travail soit également mise « dans le coup » et au délà, il y a un comité régional des maladies professionnelles où siège un certain nombre de personnes qualifiées qui reconnaitra le burn out.
  • Pour l’employeur, directement, il n’y aura aucune conséquence. Aujourd’hui lorsqu’un salarié est reconnu en burn out, ce qui est très difficile, on l’envoie sur un congé maladie. Lorsque le problème est reconnu imputable au travail on en fait une maladie professionnelle, comprise dans le tableau des maladies professionnelles du code du travail. Cela veut dire que la branche accidents du travail / maladies professionnelles (AT/MP) de l’assurance maladie – et non pas directement l’entreprise – prendra en charge le congé maladie du salarié. Cette branche AT/MP, qui est bénéficiaire, est financée principalement par les employeurs.
  • Ici il n’y a aucune inflation de règles ou de normes pour les entreprises puisque nous rentrons dans la procédure existante. Il n’y aura pas de paperasse supplémentaire pour les employeurs, simplement c’est la case maladie professionnelle qui sera cochée sur l’arrêt de travail.
  • 3 millions d’actifs seraient en risque de burn out. Des cabinets sérieux évaluent en termes d’absentéisme ce que ça coûte… et ça coûte extrêmement cher.
  • Je ne cherche pas à punir l’entreprise. Je pense que tout cela doit être fait pour le bien des entreprises. Une entreprise qui sait faire travailler ses salariés, avec une bonne productivité, une entreprise qui n’a pas de petits sous-chefs qui tracassent les salariés, c’est une entreprise qui se porte mieux.

  • Je vais prendre un exemple, un petit patron, qui n’est pas un salarié, il va falloir s’en occuper aussi. Des petits patrons, j’en vois beaucoup dans ma circonscription, dans l’Aisne, où il y a beaucoup de difficultés économiques. Le tout petit patron, sous la pression des banques et quelques fois même des administrations, est lui aussi parfois en burn out. Et je considère que mon combat ne s’arrête pas seulement aux salariés.
  • Je ne veux pas donner l’impression que la France entière est au bord du burn out. Je règle un problème particulier. Le burn out existe. Mais je pense que la valeur travail est une valeur fondamentale pour l’être humain et je pense qu’on est heureux en travaillant. Le problème c’est que dans un certain nombre de cas ça se passe très mal et il faut régler ces cas qui, bien sûr, ne représentent pas l’ensemble.
  • Il y a beaucoup à faire du côté du management. On pourrait citer La Poste, Orange, les banques, la grande distribution, les assurances où pèse une grande pression sur la productivité des salariés avec des objectifs souvent inatteignables. Tous ces secteurs devraient revoir le management. Tout ça est bon s’il y a de la part des entreprises une approche plus humaine, plus moderne de la gestion.
  • Oui, en plus de s’attaquer aux conséquences, il y a aussi un travail nécessaire sur les causes. Mais l’un n’empêche pas l’autre, autour du burn out il faut régler l’amont et l’aval.

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