Communiqué de presse du MRC, jeudi 20 novembre 2008.


Aujourd’hui 20 novembre, les personnels et les syndicats de l’Education nationale ont engagé une grève d’ampleur à laquelle le Mouvement Républicain et Citoyen apporte son plein et entier soutien.

Les suppressions de postes d’enseignants (près de 34.000 pour la période 2007-2009), l’absence de dialogue social, les réformes du collège et du lycée, des concours de recrutement, du statut d’enseignant chercheur et enfin, la remise en cause de la carte scolaire, portent gravement atteinte à l’école, institution majeure de l’Etat républicain.

La politique Sarkozy-Darcos, avance masquée : au delà des mots qui rappellent les grands principes et peuvent parfois être marqués par le bon sens, c’est un grave affaiblissement de l’école républicaine qui est engagé.

Jean-Luc Laurent, Secrétaire national du MRC et maire du Kremlin-Bicêtre exprime sa stupéfaction face aux propos du ministre de l’Education nationale qui juge utile de dénoncer une prétendue culture de la grève chez les enseignants : « Dans le prolongement de la loi sur le service minimum à l’école, il s’en prend désormais frontalement au droit de grève. Xavier Darcos lui fait preuve d’une certaine culture de la provocation. Les enseignants effectuent une tâche quotidienne précieuse. Il est temps de réaffirmer la grandeur de leur mission et de cesser ce type d’allégation coupable. »

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I Publié le Jeudi 20 Novembre 2008 par MRC

Mots-clés : la poste service public

Le MRC, membre du comité national contre la privatisation de la Poste, s’associe pleinement à la mobilisation prévue ce samedi 22 novembre à Paris et en Province.


Il appelle tous ses militants et sympathisants à y participer et à faire signer la pétition pour un référendum sur le service public postal.

La manifestation parisienne partira à 14 h de Nation à Bercy
(parcours envisagé : Bld de Picpus, Bld de Reuilly, Bld de Bercy)

Le MRC assurera une distribution de tracts à partir de 14h30 à l'angle de l’avenue Daumesnil et du Bld de Reuilly (métro Daumesnil)

Venez nombreux avec des badges, des drapeaux …

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I Publié le Jeudi 20 Novembre 2008 par


Communiqué de presse de Catherine Coutard, porte-parole nationale du MRC, 19 novembre 2008. Dans le projet de finances actuellement en discussion, les moyens consacrés à l’Ecole, comme à l’éducation populaire, ou au système de formation en général régressent.


Le Mouvement Républicain et Citoyen s’inquiète tout particulièrement de la baisse des budgets nécessaires au dynamique tissu associatif de l’éducation populaire : Le programme « jeunesse et vie associative » devient dérisoire, l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (Acsé) est dépossédée d’une grande partie de ses maigres crédits, les engagements dans les services civils ne sont pour la plupart pas renouvelés, l’institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (Injep) est promis au démantèlement sans autre forme de procès, les fédérations d’associations se voient contraintes de quémander des subsides compensatoires à la commission européenne (qui tend à imposer partout leur intégration forcée dans des logiques concurrentielles de marché), etc.

Il faut que l’Etat mette un terme aux économies de bout de chandelle sur le dos de la jeunesse française à l’heure où la raison commande pourtant d’investir massivement dans la formation des esprits et l’éducation à la citoyenneté des générations montantes. Démobiliser les très nombreux bénévoles de ce secteur ne fera faire aucune économie à l’Etat, bien au contraire.

Par Sami Naïr, secrétaire national du MRC aux Relations Internationales, 13 novembre 2008. Parmi tous les espoirs que fait naître la victoire d’Obama, il en est un qui mérite une particulière attention : c’est celui du regard qu’il va porter sur le monde et sur l’Amérique elle-même.


Depuis maintenant plusieurs années, l’Amérique officielle voit le monde à travers le prisme déformant du choc des civilisations. Politiquement, cette orientation se traduit par une conception outrancièrement simpliste et unilatérale des relations internationales. Enfermée dans une vision primaire de la « guerre contre le terrorisme », l’attitude de la diplomatie américaine à l’ONU tend à privilégier l’isolationnisme face à la stratégie coopérative des autres grandes nations, y compris de son alliée la Grande Bretagne. Malgré le remplacement de Donald Rumsfeld par Condolezza Rice, sur la plupart des grands sujets de civilisation, les USA se sont opposés au reste du monde : refus de prendre au sérieux le Protocole de Kyoto, accentuation de la course aux armements par la mise en place du bouclier antimissile, refus du contrôle des armes biologiques, poursuite des programmes nucléaires aux USA, délégitimation du rôle de l’ONU dans la gestion des conflits internationaux, absence de respect du droit international et bien d’autres sujets encore. Elaborée par les conseillers et ministres « néo-cons » de Bush, dont il faut ici rappeler les noms parce qu’ils résonneront comme la pire des calamités que l’histoire des Etats-Unis ait connue depuis longtemps - Dick Cheney, Donald Rumsfeld, Paul Wolfovitz, Richard Perle, John Bolton, Zalmy Khalizad, James Woosley, Richard Armitage, Robert Zoellick, Elliot Abrahams, William Kristol, secondés par des idéologues du type de Paul Kegan et d’une pléiade de sous-fifres occupant des positions très importantes dans les grandes administrations américaines - cette conception agressive est entièrement fondée sur le paradigme de la « guerre préventive » face à un monde extérieur conçu comme foncièrement hostile.

Le manichéisme paranoïaque, caractéristique de l’idéologie d’extrême droite, entre le Bien et le Mal, l’Occident et ses ennemis, le Pur et l’Impur, s’est bien sûr focalisé en particulier sur l’Islam à partir du traumatisme crée par les attaques terroristes du 11 septembre. Il a fait un mal considérable au monde, tout en transformant l’Amérique en objet de haine. La vision occidentalo-centriste que l’on trouve chez Bush et ses sbires, reprise par certains de leurs alliés internationaux, a évidemment contribué à apporter de l’eau au moulin des fanatiques intégristes religieux de par le monde, ravis de voir que la politique américaine se plaçait sur le même terrain qu’eux pour faire des conflits d’intérêts et des légitimes revendications des peuples, des oppositions identitaires irréconciliables. Ce regard culturaliste, éthnocentriste et confessionnaliste, a structuré la stratégie américaine de l’époque Bush.

Barrak Obama, dés le début de sa campagne, a clairement manifesté son désir de s’opposer à cette vision. Il a opposé à l’idéologie imbécile de l’ « occidentalo-centrisme », le dialogue des cultures et des civilisations, le respect de la diversité du monde. Et c’est pourquoi l’une de ses premières décisions sera probablement d’adresser un message au monde islamique, pour bien marquer qu’il ne le confond pas avec le fanatisme intégriste des tueurs d’Al Qaida. Ce nouveau regard est indispensable. Et, si Obama tient ses promesses, il favorisera la libération d’immenses énergies d’espoir.

Mais plus fondamentalement encore, Obama va probablement contribuer à changer le regard des Américains sur eux-mêmes. Ceux qui croient que, premier président noir des USA, il va enfin mettre en place la politique « identitaire » dont aurait besoin l’Amérique pour apaiser superficiellement ses citoyens noirs, risquent de déchanter. En fait, tout son discours durant la campagne électorale a clairement montré qu’il ne voulait pas se laisser enfermer dans l’identitarisme de la « différence », si cher aux néoconservateurs et aux idéologues libéraux-libertaires qui les miment en croyant s’opposer à eux.

La posture « communautariste » que certains attendent de lui parce qu’il est noir, Obama sera obligé en réalité de la combattre, s’il veut construire le consensus national dont il a besoin pour affronter les immenses défis sociaux et économiques qui l’attendent. Son regard ne sera pas celui d’un homme politique qui joue avec les déterminations identitaires, mais celui d’un leader dont le rôle historique sera enfin de donner vie à une conception intégrative et citoyenne dans la nation américaine. Précisément parce qu’il refuse le préjugé de la couleur, il va s’efforcer d’être le représentant d’une nation réconciliée avec elle-même par-delà sa diversité ethnique.

On peut donc s’attendre à ce qu’il relance le projet de melting pot, profondément miné ces dernières années par la montée des identitarismes sur fond d’appauvrissement et d’exclusion d’une grande partie de la population noire. Et il y a également tout à parier que certains représentants de la communauté noire, dés lors que le nouveau président refusera clairement de se laisser enfermer dans le piège de la politique identitaire, se retrouveront face à lui.

C’est un grand moment de vérité pour l’Amérique. Car aussi paradoxal que cela paraisse, la question la plus importante à laquelle il devra faire face, c’est celle de l’intégration sociale et politique des Noirs américains qui, jusqu’à maintenant, avaient peu confiance dans un système politique symbolisant de fait de leur exclusion en raison de leur statut social et de la couleur de leur peau. Les Noirs américains se sont mobilisés en masse pour faire élire Obama. Mais lui, il sait qu’il ne peut répondre à cette attente seulement du point de vue des Noirs américains. En réalité, Barrak Obama sera le premier président américain qui devra tout faire pour ne pas être considéré comme un président communautaire ou de couleur. Vis-à-vis du reste du monde comme par rapport à sa propre société, il devra faire du dialogue pour l’appartenance commune à une même grande civilisation humaine, le creuset du dépassement des différences et des conflits. C’est pour lui le plus grand des défis.

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I Publié le Jeudi 6 Novembre 2008 par MRC

Mots-clés : laïcité éducation

Bulletin de liaison de la commission éducation du Mouvement Républicain et Citoyen, numéro de mai 2008.


Page 1 – De nouveaux programmes pour l’école primaire sont nécessaires – Michel Vignal
Page 3 – Le vrai visage de l’autonomie : une gestion libérale pour une Ecole à deux vitesses – Francis Daspe
Page 4 – Communiqué de presse : Une nouvelle atteinte à la laïcité ! – Koffi Ghyamphy et Michel Vignal
Page 5 – De la lettre aux éducateurs au rapport Pochard : la stratégie du décalage entre propos, intentions et actes – Mathieu Dumoulin
Page 7 – Vers une école duale ? – Jean-Pierre Labosse et Eric Ferrières
Page 10 – Un projet de société en arrière-plan : la réforme de l’enseignement professionnel – Francis Daspe

Le document est téléchargeable au format PDF ci-dessous.

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I Publié le Jeudi 16 Octobre 2008 par MRC


Le projet de RSA intervient dans un contexte de dépression économique, lié notamment à la crise financière, qui se traduira par une montée du chômage, notamment pour les travailleurs les moins qualifiés. Ce contexte rend la solidarité encore plus nécessaire. Le RSA est un progrès par rapport au RMI en ce qu’il encourage la recherche de revenus du travail par rapport aux revenus de l’assistance et en ce qu’il n’est pas limité aux bénéficiaires du RMI, mais est aussi versé aux travailleurs pauvres. Il s’inscrit dans la revalorisation du travail que le MRC appelle de ses vœux.

Il appelle toutefois quelques réserves et quelques conditions, qui n’en font pas une réforme aussi centrale qu’il n’y parait :
- Il n’a de sens que si le système économique produira les emplois nécessaires pour les personnes bénéficiaires. A cet égard, le risque serait de voir se constituer une « poche » de travail à temps partiel dont les bénéficiaires ne sortiraient pas, remplaçant alors la trappe à chômage du RMI par la trappe à sous-emploi du RSA.
- Le RSA s’inscrit dans la lignée du RMI, qui « individualise l’action sociale » risquant de faire des exclus les responsables de leur situation, dont il leur appartiendrait seuls de sortir. La politique de l’emploi et la politique sociale doivent redevenir de grandes politiques de l’Etat.
- La réintroduction d’un double système associant les départements à l’Etat n’est sans doute pas une bonne chose en matière de gestion publique, même si les départements verseront le revenu minimum et l’Etat le complément d’activité.
- Le financement par une taxe sur les revenus de l’épargne n’est pas le plus juste, étant donné le bouclier fiscal qui en exonère les plus riches et la crise financière qui atteint déjà durement l’épargne.
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