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I Publié le Jeudi 22 Septembre 2016 par


Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne,mercredi 14 septembre 2016.


En 2014, lors de l’examen de la loi ferroviaire, j’ai fait partie des parlementaires de gauche qui se sont battus pour mettre la question de la dette ferroviaire sur la table. Comme souvent dans cette situation, le gouvernement nous a concédé à l’article 11 de la loi un rapport.

Deux ans plus tard, le rapport vient d’être déposé devant les commissions parlementaires de l’Assemblée nationale et du Sénat.

Malheureusement, Bercy déploie son argumentation: on ne veut rien faire, on ne peut rien faire, si jamais on pouvait faire quelque chose ça ne servirait rien…

Circulez, il n’y a rien à voir.

Les difficultés sont réelles mais encore une fois on repousse la poussière sous le tapis et on laisse la SNCF avec une guillotine financière. Il ne s’agit pas de valider une fuite en avant dans les déficits mais bien de faire une opération-vérité sur ce qui dans l’immense dette de la SNCF incombe réellement à l’entreprise. Par pragmatisme, la mutualisation de la dette donnerait une chance à la SNCF en la libérant d’une contrainte financière démesurée.

La dette historique de la SNCF aurait dû être cantonnée dès la fin des années 90. La loi ferroviaire a justement pour objet en réunifiant SNCF et RFF de réparer les erreurs commises pendant la libéralisation. Avec ce rapport, le gouvernement refuse d’aller au bout et de vraiment remettre la SNCF d’aplomb.

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I Publié le Jeudi 15 Septembre 2016 par

Mots-clés : europe nucléaire énergie

Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, jeudi 15 septembre 2016.


Le gouvernement anglais vient de donner son feu vert au projet d’EPR à Hinkley Point. J’ai beaucoup de réserves sur la compatibilité entre cet investissement lourd et la situation actuelle d’EDF mais maintenant que la décision est prise entre les trois parties françaises, anglaises et chinoises, il faut s’assurer de la réussite de ce projet important qui concrétise une relance du nucléaire civil en Europe. Le gouvernement français devra surtout s’assurer qu’EDF évolue dans un environnement favorable en France.

Après Taishan et Flammanville, Hinkley Point sera le troisième projet EPR construit par EDF et je ne doute pas de la capacité technique des équipes d’EDF à le mener à bien. J’ai visité le chantier de Flammanville au mois de juin et j’ai vu à l’œuvre le savoir-faire français, trop longtemps laissé en jachère. Il est par contre essentiel que le gouvernement français soit intransigeant sur le prix garanti d’achat de l’électricité produite à Hinkley Point qui assure l’équilibre d’un investissement de 23 milliards d’euros. Ce prix ne devra être ni révisé ni rogné par des dispositions fiscales.

La véritable difficulté d’Hinkley Point, c’est l’environnement dans lequel évolue EDF.

La loi de transition énergétique a mis l’accent sur la montée des renouvelables et la diversification du mix électrique français mais ces politiques n’ont de sens que si la base est assurée. La base, c’est l’électricité nucléaire produite en grande quantité, en haute tension et sans intermittence par nos centrales. Nous devons cesser d’avoir le nucléaire honteux, surtout que le nucléaire est la première énergie sans carbone. Aujourd’hui, le marché européen de l’électricité ne fonctionne pas: on survalorise les renouvelables très bien subventionnés, la faiblesse des prix de gros favorise les énergies carbone. La fermeture idéologique de Fessenheim va handicaper EDF et un gouvernement conséquent devrait y renoncer. La libéralisation des barrages hydroélectriques, différée mais jamais enterrée par le gouvernement sous la pression de Bruxelles, fragiliserait l’entreprise.

L’Etat doit achever la restructuration de la filière nucléaire pour permettre à la France d’assurer le grand carénage, de planifier le renouvellement du parc et aussi de se relancer à l’export. EDF s’est d’autant plus accroché au lancement rapide d'Hinkley Point que c’était son seul projet export…alors que le marché du nucléaire civil a un avenir et la filière française doit prendre sa part.

Pour EDF, l’Etat doit être un actionnaire soucieux du long terme et pas simplement de ses dividendes. L’Etat demande beaucoup à EDF mais l’Etat a aussi la responsabilité de créer un environnement économique et règlementaire qui assure l’indépendance énergétique, la sécurité d’approvisionnement, la compétitivité et le développement durable.

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I Publié le Jeudi 8 Septembre 2016 par

Mots-clés : industrie

Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, jeudi 8 septembre 2016.


De bout en bout du quinquennat, le dossier Alstom aura été synonyme d’abandon et de mensonges.

Lorsque Patrick Kron, l’ancien PDG, a décidé de mutiler Alstom au profit de General Electric, il utilisait un argument: le futur Alstom, recentré sur le transport, conforté financièrement par la vente de ses activités énergie serait un champion industriel.

Avec l’annonce de la fermeture de l’usine de production de Belfort, les masques tombent une fois de plus.

Pour ceux qui pensaient qu’il y avait autre chose que la seule rapacité de l’ancien PDG et des cadres dirigeants derrière l’opération General Electric, il n’y a plus aucun doute. Pour ceux qui pensaient que le départ de M.Kron, sauveur en 2004 devenu fossoyeur en 2014, marquerait un nouveau départ pour l’entreprise, la déception est immense.

La nouvelle équipe dirigeante d’Alstom démontre qu’elle ne comprend pas son entreprise, son histoire, sa richesse et surtout la logique industrielle territoriale construite pendant des décennies. Une entreprise n'est pas hors-sol !

L'annonce de la fermeture de Belfort est d’autant plus sidérante qu’elle suit plusieurs bonnes nouvelles: le contrat américain (même si on sait que le protectionnisme intelligent des Etats-Unis oblige à le construire sur place), le partenariat avec la SNCF sur le TGV du futur. ..

L’accord de juin 2014 prévoit que l’Etat monte au capital d’Alstom en rachetant les actions de Bouygues (plus de 20% d'Alstom). Aujourd’hui, l’Etat n’est malheureusement qu’un actionnaire virtuel puisque Bouygues lui prête simplement ses actions et ses droits de vote. Il est urgent que l'Etat devienne comme prévu en 2014 l'actionnaire principal d'Alstom et remette un peu d’intérêt général et de vision sociale dans cette entreprise industrielle.

En février 2016, Michel Sapin et Emmanuel Macron écrivaient dans un communiqué commun: grâce au prêt des actions de Bouygues l'Etat accompagnera le nouvel Alstom dans la "conduite de son projet industriel".

Il va falloir passer de la parole aux actes.

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I Publié le Mardi 30 Août 2016 par Mouvement Républicain et Citoyen

Mots-clés : tafta

FIGAROVOX/TRIBUNE - Le secrétaire d'Etat au Commerce extérieur a annoncé la fin des négociations sur le traité transtlantique. Pour Paul Zurkinden, le TAFTA est enterré pour des raisons économiques. Son caractère anti-démocratique n'a pas motivé cette fin.


Mort du TAFTA : une victoire démocratique qui doit peu aux gouvernants
Le traité transatlantique semble enterré: successivement, le ministre allemand de l'Economie, Sigmar Gabriel, a constaté l'échec des négociations et Matthias Fekl, le secrétaire d'État français en charge du Commerce extérieur a demandé la fin de celles-ci.

Si l'échec de ce traité constitue une victoire pour tous ceux qui considéraient que cet accord commercial ne servait ni l'Europe ni la France, qu'il marquait une régression de la délibération démocratique sans précédent, tant au niveau des modalités prévues dans ce traité que par son mode de négociation opaque, il convient toutefois de tirer les enseignements de ce que fut durant trois ans, une nouvelle tentative de mise sous tutelle de la souveraineté nationale.

Contribution de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, à la commission d'enquête terrorisme.


Les attentats de 2015 appelaient une instance nationale de réflexion et d’évaluation. La mise en échec de notre politique anti-terrorisme et l’explosion d’une menace rendait indispensable un examen complet du dispositif de protection des Français. A la commission d’enquête parlementaire classique, on aurait dû préférer une commission nationale plus ouverte. Par son action terroriste, le djihadisme vise la démoralisation et le découragement des Français, la simple revue de détail des politiques publiques ne répond qu’imparfaitement à cet enjeu psychologique et civique à un moment décisif de notre Histoire où il faut garantir la résilience de la Nation et s’assurer de sa résistance à l’épreuve d’une menace proche, forte et durable.

Organisation des forces de l’ordre

L’organisation de nos forces intérieures segmentées entre forces de maintien de l’ordre, forces de réaction intermédiaire et forces d’élite ne doit pas être remis en cause. Les auditions et l’analyse de l’organisation des forces d’élite ont montré leur efficacité et le travail remarquable de ces agents mais aussi une certaine concurrence et un empilement de services qui appellent un regroupement des unités d’élite sous un commandant unique. Les attentats passés ont également mis en évidence l’entrainement insuffisant des forces légères pour faire face à ces situations : elles ne sont pas entraînées au tir de précision, insuffisamment équipées offensivement comme défensivement et manquent d’expérience des situations extrêmes.

Plusieurs mesures ont été prises par le gouvernement qui sont susceptibles d’améliorer les carences constatées : protocoles d’intervention conjointe entre les forces d’élite, effort d’équipement et d’entrainement des BAC et PSIG-sabre, décloisonnement géographique qui fluidifie les capacités d’intervention des BAC. L’objectif du ministère de l’Intérieur d’être en capacité de projeter des forces d’élite en n’importe quel point du territoire en 20 minutes devra être atteint.

Tribune de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, parue sur le site Huffington Post, mercredi 20 juillet 2016.


Pourquoi j'ai voté contre la prolongation de l'État d'urgence
Au lendemain du terrible attentat de Nice, le Président de la République a annoncé le prolongement de l'état d'urgence, le maintien de l'opération Sentinelle à son plus haut niveau (10 000 hommes) et l'appel à la réserve. Deux de ces mesures venaient directement contredire des annonces du jour même: sortie de l'état d'urgence et abaissement de l'opération Sentinelle. Annonces faites en toute connaissance de cause: risque élevé d'attentats, menaces directes, double assassinat de Magnanville... Il est donc tout à fait concevable de faire face à cette situation très grave sans l'état d'urgence. Comme tous les députés et sénateurs, j'ai dû faire un choix pour articuler l'exigence de sécurité, l'efficacité et le droit. Comme en mars et mai, j'ai choisi de voter contre.

Une utilité de quelques semaines

Cette procédure d'état d'urgence est trompeuse et n'a aucune utilité en matière de lutte contre le terrorisme. En novembre 2015, le premier état d'urgence, que j'ai voté, a permis de frapper fort. Mais son utilité a vite faibli. Dès la fin janvier, le président de la commission des lois a constaté son "essoufflement"... Les mesures de l'état d'urgence relèvent de la police administrative, du maintien de l'ordre et du travail des préfets, alors que la lutte contre le terrorisme appartient à la police judiciaire, au renseignement et aux magistrats antiterroristes.

J'étais membre de la commission d'enquête sur le terrorisme qui vient de rendre son rapport et nos travaux ont bien mis en lumière les limites de la procédure d'état d'urgence, comme de l'opération Sentinelle d'ailleurs, pour lutter contre le terrorisme.
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