Question de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, à Michel Sapin, ministre de l’économie et des finances, lors de la séance de questions au gouvernement du 19 octobre 2016.


Jean-Luc Laurent
Monsieur le ministre de l’économie et des finances, le premier grand appel pour une taxation des transactions financières date de 1997 : c’était il y aura bientôt vingt ans. Cet appel fondateur d’ATTAC reprenait l’idée déjà ancienne d’un économiste qui n’avait rien d’un négationniste économique : le prix Nobel James Tobin. Cet appel, qui a vingt ans, est toujours d’actualité et, depuis 2012, tous les ans, on nous annonce la taxe sur les transactions financières pour l’année suivante…

Il y a quelques jours, à Luxembourg, en marge de l’Eurogroupe, les ministres des États volontaires pour mettre en place, dans le cadre d’une coopération renforcée, une taxe européenne sur les transactions financières ont tenu une réunion importante et constructive. Dans une Europe qui nous habitue au pire, c’est une bonne nouvelle, même si le processus est extrêmement lent. La Commission européenne est missionnée afin de préparer un projet ; pour s’assurer que Goldman Sachs ne tienne pas le stylo, il vaudrait mieux que les États le rédigent eux-mêmes…

La base de cette taxe serait large, puisqu’elle inclurait les produits dérivés, mais ni son taux ni son affectation ne sont connus. J’aimerais que le Gouvernement nous éclaire sur les conclusions de cette réunion et la suite des événements.

La réunion de Luxembourg est aussi rassurante parce que, depuis le vote du Brexit, les discours sur la main tendue aux traders de la City prolifèrent, y compris à gauche. Les financiers sont peut-être les bienvenus mais leur accueil n’est ni une priorité ni un motif de cadeaux.

D’ailleurs, cette perspective européenne très tardive ne doit pas nous interdire de prendre des initiatives nationales. Plusieurs amendements parlementaires sont en débat dans la discussion budgétaire…

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I Publié le Mercredi 19 Octobre 2016 par


Intervention de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, à la tribune de l'Assemblée nationale dans le cadre du projet de loi de de finances pour 2017, mardi 18 octobre 2016.



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I Publié le Samedi 24 Septembre 2016 par Mouvement Républicain et Citoyen


Paris, 24 sept 2016 (AFP) - Le candidat du Mouvement républicain et citoyen (MRC) à la présidentielle Bastien Faudot a défendu samedi une Ve République "rajeunie" pour contrer l'actuel "rejet de la classe politique", en créant le principe d'un référendum annuel notamment.


[AFP] Candidat chevènementiste, Faudot défend une Ve République "rajeunie"
"Aujourd'hui, le référendum est devenu un tel plébiscite, quel sera le prochain président de la République qui osera utiliser cette arme?", a interrogé le candidat, en meeting à Malakoff (Hauts-de-Seine). Il a défendu, "pour dédramatiser l'usage du référendum", le principe d'un référendum annuel dont les différentes questions seraient posées par le président, le Parlement ou bien les citoyens, via un million de signatures.

"Ça permettra de sortir du drame permanent dans lequel on est sur des sujets comme la loi El Khomri ou la déchéance de nationalité, qui ont excité les passions alors qu'ils auraient pu être réglés en revenant au peuple", a déclaré M. Faudot.

Pour "réactualiser la Ve République", il a également proposé de rétablir le septennat, renouvelable, parce que "sinon, on est en élection permanente".

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I Publié le Vendredi 23 Septembre 2016 par Mouvement Républicain et Citoyen

Mots-clés : école éducation

Par Fatiha Boudjahlat, secrétaire nationale à l'éducation, vendredi 23 septembre 2016.


Mme Vallaud-Belkacem a fait part de sa volonté d’allonger la scolarité obligatoire de trois à 18 ans, contre 6 à 16 ans actuellement. Elle l’a fait dans un tweet. La Ministre 2.0 a préféré 140 signes plutôt que d’en faire part lors de sa conférence de rentrée, au cours de laquelle elle a associé l’école de la IIIe République à la défaite de 1940, pour en montrer les insuffisances. Quel paradoxe que cette ellipse historique pour une Ministre qui refuse d’assumer l’héritage historique que l’on embrasse par les vertus d’une Nation politique et non ethnique. Cette école moquée par la Ministre, c’est celle de Ferry, c’est aussi celle du Front Populaire, c’est l’école laïque, obligatoire et gratuite. Il reste 8 mois de travail à la Ministre, qui préfère déjà se projeter dans la campagne, et surtout dans les promesses de campagne, de celles qui servent de marqueur de gauche à peu de frais, après avoir mené au Ministère de l’Education une politique de droite. La scolarité obligatoire de 3 à 18 ans ? Chiche ! La vraie avancée de gauche aurait été d’exiger que l’école soit obligatoire de 3 à 16 ans, limitant les scolarisations alternatives. La majorité des enfants de 3 ans est scolarisée, ne serait-ce que parce que leurs parents travaillent. Mais ils le sont dans des classes de 32 élèves en moyenne. La Ministre ne parle pas des effectifs par classe, facteur d’échec mais variable coûteuse.

Chiche donc. Mais dans une logique de réduction des coûts, de dépréciation des diplômes qui ne sont plus que des certificats de scolarité, comment concrétiser cette promesse ? La massification à coût constant ne peut permettre aux lycées et aux universités de dispenser une formation de qualité préparant à l’entrée dans le monde du travail. Les formations techniques et professionnelles de qualité sont saturées, on leur préfère les formations tertiaires qui absorbent plus d’élèves et coutent moins chères en équipements. Combien d’étudiants n’ont pu accéder à la filière de leurs choix faute de place ? Une université avait même fait le choix du tirage au sort ! Par le refus d’assumer la sélection par le mérite, qui se traduit par la sélection par le milieu familial qui apporte ce que l’école ne garantit plus, par le mensonge de la « même réussite » pour tous, les ambitions des lycéens, des étudiants et de leurs parents finissent par se fracasser sur la réalité, et les plus de 90 % de réussite au baccalauréat général se transforment vite en près de 50 % d’échec en année de licence. Mais la Ministre veut aussi se saisir de ce chantier pour poursuivre la démagogie de la poursuite d’études sans sélection, quitte à provoquer bien des frustrations quand la réalité rattrape les étudiants.

Cette promesse de promesse de campagne est encore un effet d’annonce d’une gauche qui n’est que dans l’apparence et la communication, les préférant au réel.

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I Publié le Jeudi 22 Septembre 2016 par


Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne,mercredi 14 septembre 2016.


En 2014, lors de l’examen de la loi ferroviaire, j’ai fait partie des parlementaires de gauche qui se sont battus pour mettre la question de la dette ferroviaire sur la table. Comme souvent dans cette situation, le gouvernement nous a concédé à l’article 11 de la loi un rapport.

Deux ans plus tard, le rapport vient d’être déposé devant les commissions parlementaires de l’Assemblée nationale et du Sénat.

Malheureusement, Bercy déploie son argumentation: on ne veut rien faire, on ne peut rien faire, si jamais on pouvait faire quelque chose ça ne servirait rien…

Circulez, il n’y a rien à voir.

Les difficultés sont réelles mais encore une fois on repousse la poussière sous le tapis et on laisse la SNCF avec une guillotine financière. Il ne s’agit pas de valider une fuite en avant dans les déficits mais bien de faire une opération-vérité sur ce qui dans l’immense dette de la SNCF incombe réellement à l’entreprise. Par pragmatisme, la mutualisation de la dette donnerait une chance à la SNCF en la libérant d’une contrainte financière démesurée.

La dette historique de la SNCF aurait dû être cantonnée dès la fin des années 90. La loi ferroviaire a justement pour objet en réunifiant SNCF et RFF de réparer les erreurs commises pendant la libéralisation. Avec ce rapport, le gouvernement refuse d’aller au bout et de vraiment remettre la SNCF d’aplomb.

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I Publié le Jeudi 15 Septembre 2016 par

Mots-clés : europe nucléaire énergie

Communiqué de Jean-Luc Laurent, président du MRC et député du Val-de-Marne, jeudi 15 septembre 2016.


Le gouvernement anglais vient de donner son feu vert au projet d’EPR à Hinkley Point. J’ai beaucoup de réserves sur la compatibilité entre cet investissement lourd et la situation actuelle d’EDF mais maintenant que la décision est prise entre les trois parties françaises, anglaises et chinoises, il faut s’assurer de la réussite de ce projet important qui concrétise une relance du nucléaire civil en Europe. Le gouvernement français devra surtout s’assurer qu’EDF évolue dans un environnement favorable en France.

Après Taishan et Flammanville, Hinkley Point sera le troisième projet EPR construit par EDF et je ne doute pas de la capacité technique des équipes d’EDF à le mener à bien. J’ai visité le chantier de Flammanville au mois de juin et j’ai vu à l’œuvre le savoir-faire français, trop longtemps laissé en jachère. Il est par contre essentiel que le gouvernement français soit intransigeant sur le prix garanti d’achat de l’électricité produite à Hinkley Point qui assure l’équilibre d’un investissement de 23 milliards d’euros. Ce prix ne devra être ni révisé ni rogné par des dispositions fiscales.

La véritable difficulté d’Hinkley Point, c’est l’environnement dans lequel évolue EDF.

La loi de transition énergétique a mis l’accent sur la montée des renouvelables et la diversification du mix électrique français mais ces politiques n’ont de sens que si la base est assurée. La base, c’est l’électricité nucléaire produite en grande quantité, en haute tension et sans intermittence par nos centrales. Nous devons cesser d’avoir le nucléaire honteux, surtout que le nucléaire est la première énergie sans carbone. Aujourd’hui, le marché européen de l’électricité ne fonctionne pas: on survalorise les renouvelables très bien subventionnés, la faiblesse des prix de gros favorise les énergies carbone. La fermeture idéologique de Fessenheim va handicaper EDF et un gouvernement conséquent devrait y renoncer. La libéralisation des barrages hydroélectriques, différée mais jamais enterrée par le gouvernement sous la pression de Bruxelles, fragiliserait l’entreprise.

L’Etat doit achever la restructuration de la filière nucléaire pour permettre à la France d’assurer le grand carénage, de planifier le renouvellement du parc et aussi de se relancer à l’export. EDF s’est d’autant plus accroché au lancement rapide d'Hinkley Point que c’était son seul projet export…alors que le marché du nucléaire civil a un avenir et la filière française doit prendre sa part.

Pour EDF, l’Etat doit être un actionnaire soucieux du long terme et pas simplement de ses dividendes. L’Etat demande beaucoup à EDF mais l’Etat a aussi la responsabilité de créer un environnement économique et règlementaire qui assure l’indépendance énergétique, la sécurité d’approvisionnement, la compétitivité et le développement durable.
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